Le « Tunisia Africa Business Council » a été lancé. C’était au cours d’une cérémonie organisée, vendredi, en présence de plusieurs personnalités politiques tels que Ali Laârayedh, ancien chef du gouvernement, Ridha Saïdi, ancien ministre auprès de Hamadi Jebali chargé des affaires économiques et de nombre d’ambassadeurs africains.
Bassem Loukil président de « TABC » a affirmé que le conseil joue un rôle très important à travers le rassemblement de tous les acteurs institutionnels, opérateurs économique privés et organisations professionnelles , afin de mettre en place une nouvelle vision de la Tunisie sur le continrent africain, qui vise à pousser les investisseurs tunisiens à accentuer leur présence sur les marchés africains et leurs encadrement quant aux risques, en fournissant des informations fiables et précise sur le climat des affaires dans tous les pays d’Afrique, et à travers la présence massive dans les forum, les expositions et les salons sur le contient…
Le Conseil d’affaires tuniso-africain qui fait office d’une interface entre les hommes d’affaires tunisiens et africains, va sélectionner les secteurs les plus adaptés à la situation économique des pays africains pour l’implantation d’entreprises tunisiennes. Il s’agit notamment des secteurs de la médecine, de l’enseignement privé, des produits alimentaires, de l’ingénierie, de l’informatique et des services de télécommunications, ainsi que de l’énergie. Loukil a cité l’exemple de la STEG Internationale qui a entamé, il y a quelques années, une expérience réussie, dans le cadre du partenariat public-privé, en installant des filiales dans certains pays africains comme Rwanda.
Il a sur un autre volet, affirmé que, le continent africain possède de gisements très énormes essentiellement pour les 50 prochaines années. Et d’ajouter que l’Afrique représente 14% des réserves mondiales de pétrole et de gaz, 36% des ressources mondiales en hydroélectricité, 60% de la surface mondiale de terres arables non cultivées….
Pour sa part, Jalloul Ayed, président d’honneur du conseil, a précisé que cette organisation non-gouvernementale constituée de 10 membres fondateurs, s’assigne pour objectif de fournir les informations et les conseils aux entreprises tunisiennes qui ciblent le marché africain, d’élaborer une la stratégie de positionnement sur le marché africain et de renforcer la présence des opérateurs économiques tunisiens sur la scène africaine, à travers les salons, les foires et les forums.
Le conseil d’affaires tuniso-africain veille à augmenter la visibilité de la Tunisie en Afrique et proposer des politiques publiques en matière d’accès au marché africain et à s’intégrer dans des réseaux d’affaires africains. Il a, également, pour mission d’analyser les obstacles et d’identifier les solutions pour faciliter le commerce et l’investissement en Afrique, notamment pour les entreprises tunisiennes.
Touhami Abdouli, secrétaire d’Etat chargé des Affaires arabes et africaines a, de son côté, passé en revue l’importance du rôle du conseil pour soutenir l’Etat dans ses efforts d’ouverture sur le marché africain et de diversifier ses partenaires avec le continent.
Il a souligné que cette initiative privée est fortement encouragée par l’Etat, afin que le conseil puisse s’acquitter efficacement de sa mission auprès des hommes d’affaires tunisiens désirant s’installer en Afrique, affirmant que le Conseil va travailler en synergie avec les entreprises publiques et privées pour aboutir à des meilleurs résultats, puisque « nous sommes appelés à multiplier nos échanges économiques avec les pays africains dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant ».
Il convient de noter que « Tunisia Africa Business Council » a pour mission d’augmenter la visibilité de la Tunisie en Afrique et proposer des politiques publiques en matière d’accès au marché africain.
Il vise également de favoriser l’investissement africain et de mettre en relations les entrepreneurs et investisseurs potentiels autour des projets structurants et novateurs à même d’impacter durablement les économique s africaines. De même, il s’emploie à accompagner la mise en œuvre des politiques gouvernementales pour améliorer les échanges entre la Tunisie et les pays africains, moyennant une réglementation plus souple, des réformes et un climat d’affaires approprié.








