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Tunisie-Mouvement des gouverneurs : Le Comment du Pourquoi

Un mouvement partiel a été opéré, hier soir, dans le corps des gouverneurs. Deux choses attiraient l’attention dans ce mini-remaniement d’un corps administratif qui est la représentation régionale de l’autorité de l’Etat. Un remaniement où le seul départ a été celui du gouverneur de Tunis, Omar Mansour. D’abord, le fait qu’il en avait été fait communiqué officiel vers 22 heures du soir (heure d’arrivée, par message fb à Africanmanager envoyé par les services de communication de La Kasbah). Un timing qui laissait transparaitre une sorte d’urgence dans le fait de le faire savoir. En fait, selon nos sources, le remaniement aurait été préparé depuis la semaine dernière et ne devait être rendu public que la semaine prochaine.

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L’urgence aurait été rendue nécessaire par le désir des services du chef du gouvernement de ne pas manquer le coup de rebondir sur un autre fait qui avait beaucoup fait réagir les réseaux sociaux et de marquer un coup médiatique qui montrerait que le chef du gouvernement était à l’écoute et réagissait à la rencontre du gouverneur de Tunis avec la persona non grata d’Imed Dghij, leader de la dissoute Ligue de protection de la révolution (LPR). Cette rencontre d’Omar Mansour avec le sulfureux Imed Dghij ne serait cependant pas l’unique cause de son départ, l’ancien gouverneur de l’Ariana et ancien ministre de la Justice. L’homme, qui s’était pourtant illustré, tant à l’Ariana qu’à Tunis, par plusieurs faits d’armes en matière de lutte contre les étals anarchiques et le commerce parallèle, n’aurait pas, selon nos sources, que des amis tant à La Kasbah qu’au siège du MI (Ministère de l’intérieur) et sa rencontre à La Goulette avec le leader des LPR n’aurait été que la goutte qui aurait fait déborder le vase.

L’autre élément qui n’a pas manqué de retenir l’attention dans ce mouvement de «chaises musicales», c’est le fait qu’il ait été officiellement rapporté en tant que décision du nouveau ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem. Cela avait donné à certains matière à penser que le nouveau ministre aurait repris ce département en main, comme du temps de l’ancien régime où le ministre de l’Intérieur était le « Boss » des gouverneurs. Or, selon nos informations, le dernier mouvement dans le corps des gouverneurs aurait été fait à La Kasbah, aurait été soumis à l’avis du chef de l’Etat à Carthage qui en aurait juste pris acte, alors que le premier parti au pouvoir, Nidaa Tounes, tempêterait encore ce lundi 30 octobre 2017 de voir l’information devenir publique avant son accord.

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