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Education-Budget 2017: Réforme éducative et protestations contre le ministre au centre des discussions

La réforme du système éducatif et les récents mouvements de protestation contre le ministre de l’Education ont été au centre des interventions des députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), lors de la plénière de jeudi consacrée à la discussion du projet de budget du ministère de l’Education pour l’exercice 2017.
S’agissant de la dernière manifestation des enseignants, mercredi dernier, contre Neji Jalloul qu’ils ont appelé à démissionner en raison, ont-il dit, de ses déclarations humiliantes à leur encontre et de leur rejet de la réforme engagée, les députés étaient partagés entre détracteurs et défenseurs.
Certains députés ont estimé que « Jalloul a réussi à s’attirer les foudres de tous les syndicats et a sciemment abusé les professeurs suppléants ».
Les défenseurs ont en revanche considéré que les enseignants protestaient uniquement contre le projet de réforme engagé par Jalloul, appelant, dans ce sens, à bien délimiter les champs de l’action syndicale afin qu’elle ne piètine pas les prérogatives du ministre, rappelant que l’appel à la démission d’un ministre ne relève aucunement de la mission d’un syndicat.
Ils ont, en outre, affirmé que les enseignants n’ont aucun lien avec les slogans scandés lors des manifestations qui « ne font que porter atteinte à la famille éducative et alimenter davantage les conflits politiques et idéologiques ».
« D’autres parties orchestrent ces manifestations », ont-ils affirmé, mettant l’accent sur la nécessité de tenir les élèves à l’écart des conflits.
S’agissant du volet de la réforme éducative, les députés ont été unanimes à souligner que ce projet reste « tributaire d’un consensus entre toutes les composantes de la société », appelant ainsi le ministre à associer davantage toutes les parties prenantes, à respecter la loi d’orientation et à adopter de nouvelles méthodologies dans ce plan de réforme.
Alors que certains députés ont salué les mesures entreprises par Jaloul depuis son ascension à la tête du ministère de l’éducation, d’autres ont estimé que ce projet de réforme est un échec en raison d’une « approche inadaptée », appelant, dans ce sens, à la nécessité d’accorder plus d’espace aux comités responsables de cette réforme.
Ils ont reproché au ministre une certaine « précipitation » dans la prise de décision, concernant notamment la réforme du système d’évaluation et du calendrier des vacances et des examens, ce qui a, selon eux, succité une polémique chez les élèves et parents.
D’autres intervenants ont, par ailleurs, appelé à la nécessité de réviser les programmes avant d’engager la réforme de l’horaire scolaire, ainsi qu’à revoir l’orientation scolaire et à mettre en oeuvre la loi d’orientation de 2002.
Des élus ont considéré que les moyens alloués au ministère de l’Education sont insuffisants pour engager les réformes nécessaires, tandis que d’autres députés ont exigé que la corruption financière au sein du département soit révélée.
Des membres du parlement ont, par ailleurs, évoqué la situation « carastrophique » de nombre d’établissements éducatifs. Une élue a parlé d’infrastructure délabrée dans plusieurs écoles à Nabeul, notamment le collège de Hammam-Laghzez dont le problème foncier reste irrésolu, ou encore des problèmes majeurs de gestion à l’école Habib Karma, appelant le ministre de l’Education à examiner ce dossier sans délai.
Une autre élue a mis l’accent sur l’absence d’eau potable et de sanitaires dans la majorité des établissements éducatifs du gouvernorat de Kasserine. Elle a, également, relevé le manque cruel de salles de classe dans les délégations marginalisées.
Une élue de Gafsa a jeté la lumière sur les difficultés rencontrées par les écoliers des régions reculées, en particulier le problème de transport qui cause un taux d’absentéisme important des élèves et des enseignants, appelant dans ce sens à assurer un tranpsort scolaire rural gratuit.
Une députée a accusé le ministre de « népotisme » et a exigé son départ pour avoir, selon elle, nommé son frère, Romdhane Jalloul, comme responsable du projet de l’école numérique, sans passer par un concours.

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