La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a fixé mardi pour objectif la fin des inégalités salariales entre les hommes et les femmes en 2022, un plan pour y parvenir devant être élaboré dans les deux mois avec les partenaires sociaux, relate Reuters.
“A plus court terme, c‘est-à-dire à cinq ans, on est résolus à ce qu‘on n‘accepte plus cette chose qui est injuste, inégalitaire, contraire à la loi et mauvaise pour l‘économie qui est 9% d‘écart sur le même poste”, a-t-elle déclaré sur CNews.
Muriel Pénicaud, qui se dit prête à changer “deux ou trois choses” dans la loi, estime que le chantier doit s‘étendre au-delà de la sphère législative.
“Il y a une loi depuis 35 ans, si la loi suffisait, ça se saurait”, a-t-elle dit. “Il faut que le dialogue social s‘en empare, il faut que tout le monde s‘en empare.”
Elle assure qu‘elle travaillera avec les partenaires sociaux pour élaborer “un plan” d‘ici deux mois.
La secrétaire d‘Etat chargé de l‘Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avait annoncé au début du mois la présentation prochaine d‘un plan “dur et très concret” sur le sujet.
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a remis mardi des résolutions au gouvernement pour enrayer les inégalités salariales, qui étaient de 24% tous postes confondus en 2014 (derniers chiffres en date), selon le gouvernement, et de 9% “à poste égal”, selon Muriel Pénicaud.
“Les femmes pourtant plus diplômées que les hommes occupent toujours en majorité des emplois plus précaires, moins qualifiés, moins rémunérés et davantage à temps partiel”, écrit le CESE dans son rapport.








