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Youssef Chahed serait-il le visionnaire que personne ne croirait ? Le 29 mai 2018, en effet, le chef du gouvernement tunisien affrontait publiquement son ennemi politique du moment et accusait le fils du chef de l’Etat et fondateur de Nidaa Tounes, Hafedh, de détruire le parti.

Il y a trois jours, en effet, l’UPL qui ne remportait qu’un seul siège à l’ANC et 16 sièges à l’ARP, en 2014, annonçait sa fusion avec le second parti de la majorité parlementaire à l’ARP. Théoriquement donc, l’UPL n’existerait plus, bien qu’aucune annonce de dissolution n’ait été faite jusque-là. La fusion absorption, de l’UPL par Nidaa, n’est donc théoriquement pas terminée. Publiquement, le Nidaa des Caïed Essebssi a vécu !

Moins de 24 heures après, Slim Riahi devient secrétaire général de Nidaa Tounes. Ce dernier change ainsi de main, le parti de celui dont le parcours avait été jalonné par les démissions (de l’UPL d’abord et du second Club de Football de la capitale tunisienne) et les démêlées avec la justice, reprenait tout le parti.

Du coup, le nom de Hafedh Caïed Essebssi n’existe plus, dans aucune des structures du nouveau parti qui semble vouloir garder le nom de Nidaa Tounes et n’y aurait qu’un rôle honorifique, tout comme son père qui deviendrait président honoraire de Nidaa. Ce faisant, Le parti des Caïed Essebssi n’est plus, et devient celui de Slim Riahi. Le roi est mort, vive le roi !

  • Dénigrement ou rappel de faits ?

Cela ressemblerait presque à un marché entre Les Caïed Essebssi et Riahi. Lors d’une conférence de presse tenue, samedi 20 octobre, sur fond de rumeurs en lien avec sa situation juridique et financière, Riahi dément tout marché avec BCE. La même semaine aussi, Maghreb confidentiel fait état de «manœuvres» de Riahi avec ses créanciers et notamment l’Amen Bank qui aurait chargé son avocat «d’organiser, le 29 octobre, la mise aux enchères d’un terrain de 44 000 m² de la société situé à l’Ariana, au nord de Tunis », indiquant que Riahi, dont le «bloc parlementaire rejoignait l’alliance soutenant le premier ministre Youssef Chahed, pense que ce dernier est à l’initiative de l’instruction judiciaire. Mais Riahi semble avoir obtenu, depuis, des garanties encore meilleures du président Béji Caïd Essebssi». Slim Riahi nie tout en bloc et dément, dans une très brève discussion sur son compte des réseaux sociaux avec Africanmanager, tout ce qui concerne ses relations avec la banque, affirmant laconiquement que ce n’est que «fausse propagande diffamatoire».

  • Fusion-absorption, et après ? Encore un recours au «vote utile» ?

Tout cela est pour l’instant accessoire par rapport au chamboulement de la scène politique tunisienne, issu du torchon qui brûle toujours entre chef d’Etat et chef de gouvernement. On attendra pour savoir si cette «alliance contre nature» pour certains, portera ses fruits sur l’affaiblissement du gouvernement de Youssef Chahed. Le plus important est de savoir, plutôt deviner l’impact de cette «dispute de tambourineurs, en bisbille le matin pour se réconcilier le soir», comme dirait le dicton tunisien.

La Tunisie est en effet à quelques mois de deux évènements majeurs. Le 1er devrait avoir lieu en janvier prochain, s’il se confirmait. Il s’agirait du 1er congrès constitutif de Nidaa Tounes. Certains de ceux qui sont récemment retournés chez Nidaa, comptent sur cet importante échéance partisane pour restructurer le parti, en chasser définitivement le fils du fondateur, redorer le blason du parti qui tient sa notoriété de son opposition au parti islamiste d’Ennahdha. Restera alors à savoir si Slim Riahi y restera après les élections des congressistes de Nida, s’il va être accepté ou repoussé par les apparatchiks du parti, les partisans de la première heure et les jeunes loups. Mais aussi l’impact de cette fusion-absorption sur les adhérents et ceux qui l’avaient quitté, estimant que Nidaa Tounes avait trahi leur confiance.

La Tunisie est aussi, à quelques mois de l’autre évènement politique majeur, que seront les prochaines législatives et présidentielles de 2019. Pour l’instant, le mouvement Ennahdha est donné vainqueur, presque sans conteste avec tous les changements qui pourraient intervenir au niveau de la société et le «Way of life » de tous les Tunisiens. Il ne fait, non plus, presqu’aucun doute qu’à l’exception d’un nouveau Nidaa Tounes, aucun autre parti ne sera capable de faire face aux islamistes, en l’absence d’un futur Macron tunisien. Il y aurait donc à parier que les Tunisiens pourraient de nouveau être appelés au «vote utile» en 2019.

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Le budget de l’Etat pour l’exercice 2019 a été préparé sur les hypothèses suivantes:
-Croissance économique: 3,1%
-Prix de référence du baril de pétrole (Brent): 75 dollars
-Déficit budgétaire: 3,9% du PIB
-Taux d’endettement: 70% du PIB
-Augmentation des exportations: 8,1%

Rappelons que les hypothèses trop optimistes du projet du budget 2018, notamment un prix du baril de pétrole exagérément bas malgré les alertes des experts, ont valu bien des déboires au chef du gouvernement. Est-ce encore le cas cette fois ? Les analystes ont la parole…

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L’économiste et ex-ministre des Finances, Houcine Dimassi a proposé dimanche à Sousse, la formation d’un gouvernement de compétences non partisan, qui aura pour mission d’élaborer, au cours d’une période qui ne dépasse pas trois ans, un programme de stabilisation pour surmonter la situation économique difficile que connait le pays.

Intervenant lors d’un atelier de travail sur l’avenir politique et le développement organisé les 13 et 14 octobre à Sousse, il a souligné que le programme de stabilisation proposé prévoit, essentiellement, dans une première étape le gel des prix, des salaires et de la fiscalité pour une période d’au moins de trois ans.

Et d’ajouter que ce programme contribuera à enrayer l’inflation, la dépréciation du dinar et le déficit commercial.

Dimassi a avancé que la deuxième phase du programme proposé prévoit la réalisation des réformes structurelles de base, notamment, dans les domaines de la finance publique, du système bancaire, des systèmes de la sécurité sociale, des caisses de compensation et des entreprises publiques.

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Pour sortir de la situation économique actuelle, le gouvernement a opté pour des solutions traditionnelles lors de l’élaboration du projet de loi de finances 2019 (PLF) (…). Ce projet (PLF) constitue un budget d’élection, puisque que le pays se prépare aux élections présidentielles et législatives de 2019“, a déclaré Néji Jalloul, DG de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et membre de Nidaa Tounes, rappelons-le. Le sémillant et tonitruant ex-ministre de l’Education nationale, qui avait l’UGTT aux trousses et qui est bien content que son parti l’ait planqué à l’ITES, a recommandé au gouvernement de l’audace et de l’innovation. Des conseils sans doute frappés au coin du bon sens, mais qui surtout ne coûtent rien quant on n’est pas obligé de les mettre en pratique dans un pays devenu quasiment ingouvernable. Mais le patron de l’ITES n’a pas dit que ça lors de cette rencontre sur le PLF 2019, il a asséné que l’équipe de Youssef Chahed “œuvre actuellement à calmer délibérément la situation et à renvoyer toutes les questions importantes aux prochains gouvernements“, rapporte la TAP. Puis est venu le coup de grâce sur ce texte dont on ne connait pas encore tous les secrets et que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, tente de négocier dans un contexte économique âpre : le PLF 2019 ne solutionnera pas les problèmes qui ont alimenté le soulèvement populaire de 2011, notamment le chômage, la dégradation du niveau de vie et la montée de l’endettement, a conclu Jalloul.

Vu la position qui est la sienne, cadre dans un parti dont le directeur exécutif, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), a fait de l’élimination de Chahed l’alpha et l’oméga de son action, il est légitime de se demander si le directeur de l’ITES n’a pas été armé par HCE pour descendre en flammes le PLF 2019. Soit Jalloul fait son travail, strictement, comme il le fait pour les autres grands dossiers, soit il a été mandaté pour casser du Chahed. On ne peut pas exclure complètement la deuxième option car ce n’est un secret pour personne : Nidaa Tounes va très mal et est au bord du précipice. Mais Jalloul, étrangement, n’en parle jamais. En tout cas jamais en public. Sauf si ce n’est pour en dire du bien, comme par exemple lors de sa sortie sur un parti qui fourmille de têtes bien faites et qui sont capables de sortir le pays du trou en à peine 6 mois. Il a dit ça le 6 août 2018. Le parti s’est bien dépeuplé depuis, au point d’afficher moins de la moitié des députés qu’il comptait en 2014 (86 élus). Mais ça l’ex-ministre de l’Education n’en parlera pas non plus. Silence de mort.

Dans un certain sens on le comprend, il a envie d’être tranquille après ses tourments au département de l’Education. Quand on voit la débauche d’énergie de Essebsi junior pour déloger Chahed de la Kasbah, on se dit qu’il vaut mieux ne pas être dans son viseur. Et justement souligner le climat délétère à Nidaa Tounes c’est critiquer son commandant, et critiquer son commandant c’est en faire un ennemi. Chahed l’avait fait publiquement, à la télévision, le moins qu’on puisse dire est que ça n’a pas soigné ses intérêts dans le parti. Bon, c’est peut-être une chance pour lui, pour après, s’il décidait de divorcer et d’amener dans son sillage les nombreux déçus, mais en attendant sa posture belliqueuse contre HCE le dessert, en parasitant son action et en polluant la trajectoire politique du pays. Jalloul n’a pas envie d’être pris par la broyeuse HCE. Mais avec le rang qui est la sien dans le parti, avec le niveau de responsabilité qu’il a dans l’appareil d’Etat et avec sa cote de popularité, selon tous les sondages, se taire devant le naufrage du parti vainqueur des élections de 2014 est un lourd passif qui peut valoir une lourde condamnation au Tribunal de l’Histoire.

Nouri et Ennaiffer s’y mettent aussi !

L’analyste économique Fathi Nouri abonde dans le même sens que Jalloul. Pour cet expert, le PLF est un projet d’élection car il ne prévoit aucune hausse des taxes ou une réforme du système de subvention qui devra cibler les catégories à faible revenus.

S’agissant de l’endettement extérieur, Nouri a souligne que la Tunisie a besoin de mobiliser 10 mille millions de dinars, dont 2300 millions de dinars sur le marché intérieur et 7000 millions de dinars des institutions internationales de crédit, outre 890 millions de dinars des marchés financiers.
Il a, dans ce cadre, rappelé que la Tunisie n’est pas parvenue à mobiliser 1000 millions de dinars budgétisés en 2018 et elle n’est pas encore sortie sur le marché international.
Pour l’expert, la situation politique actuelle qu’il a qualifié de “pourrie” a compliqué davantage la situation en renforçant davantage la dépendance du pays au Fonds monétaire international.

Pour sa part, le président du Centre tunisien de veille et d’intelligence économique, Nafaa Ennaiffer, a estimé que le PLF 2019 mènera le pays vers un danger imminent, critiquant l’approche adoptée lors de l’élaboration de ce projet.
Le gouvernement œuvre à assurer la couverture de certaines dépenses par le biais des taxes ou le recours à l’endettement“, a-t-il encore expliqué.
Il a fait savoir que la masse salariale devra augmenter, au cours de la période 2015/2019, de 50% alors que le service de la dette enregistrera une hausse de 100% pour se situer en 2019, à 9,2 milliards de dinars, contre 4,5 milliards de dinars en 2015.
Ennaiffer a souligné que la situation actuelle de la Tunisie nécessite de la part du gouvernement plus d’audace lors de l’élaboration de la loi de finances.
Et de préciser qu’il faut maitriser les dépenses et stopper l’hémorragie de dépenses des entreprises publiques et les caisses de sécurité sociale.

A mesure que se dévoilent les éléments du PLF 2019, texte le plus important et le plus commenté du moment, mais aussi le plus secret et dont on laisse astucieusement filtrer quelques morceaux, les avis vont se figer – pour, contre… En attendant on se garde bien de sortir du bois. Même ceux dont on dit qu’ils seront relativement choyés par la prochaine Loi de finances, les entrepreneurs, se gardent de pavoiser, et encore moins défendre le PLF. Ils restent sur leurs gardes. Mais l’expert en économie Azzedine Saidane a, semble-t-il, sa petite idée sur la question : le Budget 2019 est taillée pour les dépenses et non l’investissement, et n’apportera donc pas grand chose à l’économie du pays, comme le pensent Jalloul, Nouri et Ennaiffer. On verra bien dans peu de temps. En tout cas une chose est sûre : De sa capacité à négocier les virages pour faire passer le PLF, à y mettre ce qu’il faut pour en même temps régler les problèmes macroéconomiques et ménager le porte-monnaie du citoyen dépend l’avenir politique de Chahed. A moins qu’il opte pour un point de chute doré dans quelque institution internationale, loin du chaudron tunisien qui a la fâcheuse tendance à brûler ses dirigeants, une affaire qui risque de durer, autant que le long temps de l’apprentissage des us et coutumes de la démocratie.

S.L.

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La rencontre ce vendredi entre le chef du gouvernement, Youssef Chahed , et le secrétaire général de l’UGT, Noureddine Taboubi, a permis d’échanger les vues sur le préavis de grève dans le secteur public, selon un bref communiqué de l’Organisation ouvrière.

Le chef du gouvernement a mis l’accent sur la nécessité de laisser la réunion ouverte, de poursuivre le dialogue et d’approfondir les concertations afin de trouver d’y trouver les solutions adéquates, ajoute la même source.

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Le président du conseil de la Choura du mouvement Ennahdha, Abdelkarim Harouni a indiqué que le mouvement continuera à collaborer avec Youssef Chahed pour préserver la stabilité du gouvernement, ajoutant que cette coopération ne sera pas au détriment d’aucune partie.
Dans une déclaration aux médias à l’issue des travaux du 22ème Conseil de la Choura d’Ennahdha, tenu le weekend à Hammamet, il a souligné que le mouvement va négocier avec le chef du gouvernement plusieurs questions relatives au programme du gouvernement, au remaniement ministériel, au projet de loi des finances et aux élections de 2019.
Harouni a réaffirmé que son parti n’est pas la cause de la crise au sein de Nidaa Tounes ni du conflit qui oppose le président de la République au chef du gouvernement, soulignant qu’Ennahdha œuvre pour élargir la concertation avec toutes les parties, rapprocher les points de vue, chercher la stabilité et maintenir un dialogue positif avec le chef de l’Etat.
Le conseil a insisté, dans sa réunion, sur l’importance du consensus comme choix stratégique pour assurer la stabilité politique et sociale, mener les réformes, lutter contre la corruption et organiser les élections dans les délais prévus et dans les meilleures conditions, a-t-il dit.
Il a dénoncé les allégations proférées par le Front Populaire contre son parti, ajoutant qu’il s’agit de tentatives désespérées pour accuser Ennahdha et l’impliquer dans les assassinats de Belaid et Brahmi.
Harouni a accusé le Front populaire d’œuvrer à travers ce dossier à des fins politiques qui n’ont aucun rapport avec la volonté de dévoiler la vérité de l’assassinat des deux martyrs.
Par ailleurs, il a appelé à réunir les meilleurs facteurs de réussite des conseils municipaux élus en vue de promouvoir la gouvernance locale et améliorer les conditions de vie du citoyen.

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Issam Chebbi: Le gouvernement a échoué dans sa mission et n’est plus capable de redresser le pays

Le Secrétaire général du parti “al-Joumhouri”, Issam Chebbi, a estimé que le gouvernement a échoué dans sa mission et n’est plus capable de redresser le pays face à la situation difficile dans lequel il se trouve.

S’exprimant, dimanche, au cours d’un meeting à Siliana, Issam Chebbi, a déclaré que les fléaux de la corruption et de la contrebande, l’augmentation du chômage, la baisse de la valeur du dinar, l’endettement extérieur de la Tunisie et la chute du niveau des réserves en devises sont derrière l’échec accumulé dans le domaine économique et social.

Il a, par ailleurs, salué les efforts de l’armée et des forces sécuritaires dans la sauvegarde de l’intégrité du pays qui, selon lui, est confronté à des menaces intérieures et extérieures.
Il a appelé les partis politiques patriotes à “un changement responsable” à travers les urnes lors des prochaines élections, prévues fin 2019. D’après lui, les actuels dirigeants tirent profit du pouvoir et ne s’intéressent pas de l’avenir de la Tunisie.

Issam Chebbi a indiqué que son parti prévoit de former des commissions régionales et locales dans les différentes régions du pays pour évaluer la situation économique et sociale et mettre en place un programme de redressement auquel prendront part les militants, les forces vives et les compétences.
Il a affirmé qu’”al-Joumhouri” est prêt à trouver un consensus avec tous les partis qui partagent l’idée de la nécessité de sauver le pays du chaos et de la banqueroute.

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On sait maintenant pourquoi le président du parti Beni Watani et ancien ministre de la Santé, Saïd Aïdi, a été complètement rayé des tablettes ministérielles, malgré ses compétences avérées. Il a déclaré vendredi 5 octobre 2018 dans la soirée, sur la chaîne Attessia, qu’on lui a proposé d’intégrer l’équipe de Youssef Chahed, en tant que ministre du Transport et qu’il a refusé l’offre. «J’ai décidé de ne pas rejoindre le gouvernement actuel. On m’a dit, à l’époque : au département de la Santé, il y a beaucoup de tensions, tu peux te reposer au Transport. Dois-je prendre un portefeuille de ministre pour me reposer ?», a indiqué Aïdi.

Une attitude tellement rare dans le microcosme politique local où les usages veulent qu’on fasse des pieds et des mains pour occuper un poste important, et s’il est proposé en général on dit Oui avant même de savoir ce qu’on va pouvoir apporter de neuf…

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La question de la levée de la subvention sur les produits de base n’est pas encore à l’ordre du jour et rien n’a été communiqué ou décidé sur le sujet jusqu’ici“, a confié, mercredi 3 octobre 2018, une source gouvernementale à Africanmanager, avant d’ajouter : “Le gouvernement actuel n’envisage rien en matière de subvention et n’a rien décidé à propos de la levée totale de la subvention ou progressive“, a-t-il dit.

Nous allons poursuivre la politique de subvention et aucun changement n’aura lieu (…) Aucune orientation dans ce sens ne figure dans la loi de finances pour l’exercice 2019 (…) le gouvernement a déjà décaissé 1,8 Milliards de dinars pour la caisse de compensation“, a précisé notre source, avant de démentir les bruits sur la levée de la compensation sur certains produits dont ceux de base.

S’agissant de la cession des parts minoritaires de l’Etat dans une douzaine de banques de la place, notre source a précisé qu’aucune décision n’a été prise jusque-là et que la stratégie actuelle du gouvernement est l’assainissement, la recapitalisation et la restructuration des banques publiques, à l’instar de la BNA, la BH et la STB.

Notre interlocuteur a également démenti toute intention du gouvernement de vendre les sociétés vitales telles que la STEG, la SONEDE et la SNCFT.

Nous rappelons à ce propos que la commission gouvernementale chargée de l’examen du système de compensation des produits de base a présenté une proposition relative à la levée de la compensation sur trois étapes qui dureraient entre six et neuf mois. La première étape concerne le lait et les huiles végétales, la deuxième le pain (gros pain et baguette), en plus de la farine pâtissière, alors que la troisième étape portera sur le sucre, la semoule, le couscous et les pâtes alimentaires, selon les déclarations de Youssef Trifa, chargé de mission auprès du ministère du Commerce, à la TAP, le 20 septembre 2018.

La même source avait indiqué que l’orientation de la compensation vers ses ayant droits aurait un caractère matériel, à travers la création d’une plateforme regroupant l’ensemble des bénéficiaires du transfert financier.

Les dépenses de compensation des produits de base sont estimées, en 2018, à environ deux milliards de dinars et la Caisse générale de compensation (CGC) compense actuellement les huiles végétales, le lait, les dérivés du blé tendre (pain et farine pâtissière), les dérivés du blé dur (couscous, pâtes alimentaires et semoule), l’orge destiné aux fourrages et le papier servant à la fabrication des livres et cahiers compensés.

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Institutions publiques: L'UGTT prête à s'assoir à la table du dialogue avec le gouvernement

L’UGTT est prête à s’assoir à la table du dialogue avec le gouvernement concernant la réforme des institutions publiques sauf que ce dernier est orienté vers des solutions de facilité comme la cession et la vente de ces établissements“, a déclaré, mercredi, le secrétaire général adjoint de l’organisation ouvrière, Bouali M’barki.

L’UGTT demeure opposée catégoriquement à la cession de ces institutions“, a-t-il martelé lors de l’ouverture du conseil sectoriel des syndicats des mines tenu à Gafsa, soulignant que son organisation dispose de propositions pour redresser ces établissements.

Le responsable syndical a indiqué que si aucun accord n’est trouvé avec le gouvernement au sujet de la réforme des institutions publiques et des augmentations salariales dans le secteur public et la fonction publique, une grève générale sera observée le 24 octobre courant et le 22 novembre prochain.
Selon lui, la grève n’est pas un objectif en soi, précisant que la centrale syndicale ne souhaite que la stabilité du pays mais demeure attachée à la défense des droits des salariés.

Par ailleurs, M’barki a appelé les syndicats du secteur du phosphate à réfléchir sur son avenir, surtout que la production a régressé ces dernières années, soulignant que l’UGTT a toujours été opposée aux mouvements de protestation anarchiques.

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Dans une information, qui lui aurait été confiée par des sources très informées, l’hebdomadaire tunisien Al Moussawir indique ce lundi 1er octobre 2018 que «les ministres et secrétaires d’Etat du gouvernement de Youssef Chahed et qui sont issus du parti Nidaa Tounes ne démissionneront pas“. L’information d’Al Moussawir faisait suite à des déclarations prêtant aux ministres de Chahed l’intention de démissionner en réponse à l’appel de leur parti. On rappelle à cet effet que Raouf Khammassi avait envoyé une lettre ouverte à Chahed lui demandant «renvoyez-nous nos ministres».

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67% des Tunisiens ont déclaré qu’en Tunisie la corruption a augmenté. De plus, le nombre des Tunisiens qui ont affirmé que le niveau de la corruption a “fortement augmenté” est passé de 42% en 2015 à 55% en 2018. C’est ce qui ressort de l’Afro-baromètre politique révélé ce lundi 1er octobre 2018 à Tunis par la société “One to One”.

Les problèmes majeurs auxquels font face les Tunisiens sont la gestion de l’économie nationale (58%), le chômage (37%), la corruption (22%), le crime et la sécurité (21%), l’enseignement (13%), la pauvreté (12%), la santé (9%), l’instabilité (5%), l’infrastructure et les routes (4%), la démocratie et les droits de l’Homme (3%).

De plus, 64% des personnes interrogées estiment que le rendement du gouvernement en matière de lutte contre la corruption est “très mauvais” ou “plus ou moins mauvais“. 67% des interrogés pensent aussi que les efforts du gouvernement dans la lutte contre la corruption sont insuffisants.

Le même sondage conclut que les fonctionnaires de l’Etat (secteur public et administration) et les membres de l’ARP sont les plus corrompus. En effet, 3 sur 10 estiment que la “plupart” ou “tous” les fonctionnaires de l’Etat (secteur public et administration) ainsi que les députés sont les plus impliqués dans la corruption.

En revanche, la perception de la corruption en relation avec les hommes d’affaires a baissé de 19 points par rapport à 2015, passant ainsi de 45% à seulement 28% en 2018.

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La dernière trouvaille pour exploser le gouvernement

Ridha Belhadj, dirigeant de Nidaa Tounes, a déclaré, vendredi, que le mouvement n’a pas encore pris sa décision concernant la question du retrait de ses ministres et secrétaires d’Etat du gouvernement de Youssef Chahed.

Nidaa Tounes n’est plus officiellement représenté au gouvernement, a-t-il toutefois ajouté, précisant que le gouvernement représente désormais “Ennahdha et Youssef Chahed“.

Dans une déclaration à l’agence TAP, Ridha Belhadj a expliqué que Nidaa Tounes n’est plus représenté au gouvernement comme l’attestent les positions officielles du parti s’opposant au gouvernement Chahed, notamment après les concertations menées dans le cadre du Document de Carthage 2 et les déclarations du président de la République, Béji Caïd Essebsi, lors de la dernière interview télévisée.
Cela s’ajoute au fait que Youssef Chahed a tourné le dos à son parti et pris des décisions visant à vider le mouvement de ses membres et de certains de ses dirigeants“, a-t-il dit.

Belhadj a estimé que Nidaa Tounes “n’est désormais plus le parti qui a permis à Chahed d’obtenir la majorité au parlement“, expliquant qu'”avec la fin du consensus et du gouvernement d’union nationale annoncée par le chef de l’Etat, Chahed doit obtenir une nouvelle légitimité“.

Pour lui, les ministres et secrétaires d’Etat de Nidaa Tounes n’ont plus de raison pour rester dans le gouvernement Chahed, précisant que la position du mouvement à ce sujet pourrait être clarifiée au début de la semaine prochaine, lors de la réunion du comité politique.

Le dirigeant au parti Nidaa Tounes, Raouf Khamassi, avait appelé, dans un post sur facebook, le chef du gouvernement à “démettre de leurs fonctions tous les ministres et secrétaires d’Etat de Nidaa Tounes“, estimant que le parti n’est pas concerné par le remaniement ministériel envisagé par Youssef Chahed.

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L’adoption de la loi sur le Partenariat Public-Privé (PPP), la mise en place des réformes sur le plan économique et l’amélioration du climat d’affaires demeurent les principales revendications des investisseurs nationaux et des bailleurs de fonds internationaux qui souhaitent opérer en Tunisie. Après le FMI c’est au tour de la Banque Mondiale de demander une action de la part du gouvernement tunisien pour accélérer le lancement des réformes et se dégager du fardeau financier, la condition pour retrouver la croissance et regagner la confiance des investisseurs locaux et étrangers. Telle a été la principale requête de la Société financière internationale (SFI), représentée par son DG pour la région MENA.

Nous ne lâcherons pas la Tunisie (…) Nous n’allons pas arrêter d’y investir (…) l’IFC est disposée à aider la Tunisie avec tous les moyens“, a déclaré le patron de la SFI dans la région MENA, Mouayed Makhlouf, dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, avant d’ajouter que les objectifs de l’institution dans la région MENA et en Tunisie sont principalement le développement plutôt que l’investissement.

Il a tenu par ailleurs à préciser que la Tunisie est une partie de la SFI, voire de la Banque Mondiale et que le but du Fonds est d’aider le pays à sortir de sa crise économique, à accélérer les réformes, à relancer les investissements étrangers et à améliorer le climat des affaires. Il a fait remarquer que la SFI investit annuellement en Tunisie entre 300 et 500 Millions de dollars.

Le responsable a sous un autre angle d’idées appelé le gouvernement à accélérer les réformes afin d’améliorer le climat des affaires et mettre l’économie en marche, soulignant que la Tunisie se trouve aujourd’hui face à plusieurs difficultés dont principalement la mise en place des réformes économiques. Il a mis en garde contre la non accélération des réformes et son impact sur l’économie tunisienne.

Dans un message adressé au Parlement et au citoyen tunisien, Mouayed Makhlouf a fait remarquer que le gouvernement tunisien ne peut pas supporter le fardeau financier et que l’ARP et le citoyen tunisien sont appelés à comprendre les actions du gouvernement en matière de réformes économiques. “Il faut entamer les réformes pour relancer l’économie et préserver l’emploi“, a-t-il précisé.

Interrogé sur le climat des affaires en Tunisie, le DG de la SFI de la région MENA a déclaré que le cadre actuel n’est pas suffisant et qu’on a besoin toujours de réformes économiques pour pouvoir attirer les investisseurs étrangers, selon ses dires.

Il a en revanche regretté le retard accusé pour adopter la loi sur le PPP, faisant assumer la responsabilité au gouvernement qui doit, selon lui, améliorer le climat des affaires et le rendre favorable aux investissements nationaux et internationaux. “Bien que cela ait été défendu par le chef du gouvernement, la loi sur le PPP tarde encore à voir le jour“, a assuré Mouayed Makhlouf, faisant remarquer que “les investisseurs étrangers s’intéressent encore et toujours à la Tunisie mais il faut accélérer la mise en place de la loi sur le PPP pour pouvoir attirer les gros investisseurs“, a-t-il ajouté.

Un constat partagé par Georges Joseph  Ghorra, le Représentant résident de la SFI en Tunisie, qui a appelé, dans une déclaration récente à Africanmanager, à améliorer l’environnement des affaires qui se présente aujourd’hui comme un handicap majeur pour les investissements étrangers, selon ses dires.

Il a toutefois assuré que l’État tunisien travaille déjà en collaboration avec la SFI et la Banque Mondiale pour voir comment réduire les autorisations exigées aux investisseurs et dont le nombre s’élève actuellement à 350. “Cela va encourager les investisseurs à investir davantage en Tunisie et à réduire les délais d’attente“, a-t-il dit.

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L’ONU, la Banque mondiale (BM) et l’Union européenne (UE) sont disposées à aider la Tunisie suite aux inondations survenues, samedi 22 septembre, dans le gouvernorat de Nabeul.

En effet, l’UE et les institutions internationales sont disposées à “mettre en œuvre un mécanisme d’intervention commune et urgente et à mobiliser une mission d’assistance technique et financière urgente” au profit du gouvernorat sinistré de Nabeul. C’est ce que rapporte le ministère tunisien du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, précisant que cette intervention pourrait se faire à travers “un programme spécifique de coopération avec le gouvernement tunisien et ouvert à tous les partenaires internationaux pour mobiliser l’aide et l’appui nécessaires et réparer les dégâts dans la région de Nabeul, dans les plus brefs délais”.

“Le gouvernement tunisien envisage de lancer un programme d’intervention urgente dans le cadre de la coopération internationale pour assister les zones sinistrées à Nabeul”, a annoncé, mardi 25 septembre, le ministre de la Coopération internationale, Zied Ladhari, qui tenait une réunion avec le Représentant résident à Tunis de la Banque mondiale (BM), Tony Verheijen, la directrice de la coopération de l’Union Européenne, Sophie Vanhavaerbeke et le coordinateur résident du programme de l’ONU à Tunis, Diago Zorella.

“Toutes les données nécessaires seront mise à la disposition des partenaires de la Tunisie, en coordination avec les autorités officielles pour la mise en place d’un plan d’actions dans les plus brefs délais”, a souligné le ministre.

Dans la région de Nabeul, six personnes ont trouvé la mort suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région durant le weekend end.

Les pluviométries ont atteint plus de 200 mm dans la région, provoquant l’arrêt de la circulation et isolant le gouvernorat de Nabeul pendant plus de trois heures. Plusieurs maisons ont été inondées et un grand nombre de voitures et de camions ont été emportés par les puissants courants d’eau.

D’après le ministre de l’Equipement, Mohamed Salah Arfaoui, “les pluies enregistrées au gouvernorat de Nabeul ne surviennent que tous les 300 ans”.

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Peu en odeur de sainteté l’un auprès de l’autre, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, ont finalement pris le parti de se rencontrer. Pour un évènement, c’en fut un après de longs mois hérissés d’abord de coups feutrés, puis d’échanges plus ou moins peu amènes et enfin de diatribes quasi quotidiennes décochées par le patron de la centrale syndicale et ses lieutenants. Une atmosphère si délétère qu’elle interdisait toute discussion sur un large éventail de dossiers urgents et épineux sur fond de situation politique, économique et sociale franchement mauvaise, bien que des canaux de contacts aient été aléatoirement mis en place entre les entourages des deux hommes.

Le bon sens commande que ces retrouvailles soient le prologue à un dialogue débarrassé de cet amas d’a priori, résolument en prise sur la réalité et l’avenir, et dans le droit fil d’une conviction nécessairement commune de trouver un terrain d’entente. C’est à la faveur de cette convergence retrouvée que les problèmes majeurs pourront être abordés avec une diligence dont il va falloir convenir, et surtout dans l’intérêt bien compris des deux parties, et par-delà tout dans celui du pays.

La glace se rompt

En l’absence d’un communiqué signé des deux interlocuteurs, on a senti à travers les quelques propos, laconiques mais lénifiants, tenus par Youssef Chahed qu’un premier pas est en train d’être franchi dans cette direction. La rencontre « positive et franche » a permis un « accord sur la poursuite du dialogue et du consensus pour trouver des solutions pour les différents dossiers ». Le gouvernement a exposé sa position et les pressions des finances publiques auxquelles il fait face, alors que le secrétaire général de l’Organisation ouvrière a présenté son point de vue sur les négociations sociales, la loi des finances et le pouvoir d’achat de la classe moyenne et défavorisée. Surtout, l’UGTT a fait montre de meilleures dispositions à cet égard.

Ce qui est certain, c’est que la barrière psychologique a été en quelque sorte brisée, du moins ébréchée, pouvant donnant lieu à une articulation sur laquelle il faudra capitaliser pour liquider une partie du contentieux où le politique prend le dessus sur le social et le syndical avec le rituel des appels au départ du gouvernement et, à la clé, de virulents réquisitoires descendant en flammes sa politique et ses décisions. C’est sans doute sous cet angle que la glace devra être le plus rompue. L’UGTT gagnerait à se replier vers sa vocation historique et naturelle, celle d’une organisation fédératrice, prête à aller au charbon chaque fois que l’intérêt suprême de la Nation le lui dicte, sans y déroger en s’éternisant dans les sentiers battus de la politique, telle qu’elle est menée par les partis, s’attirant les foudres de l’opinion de l’opinion publique, sa lassitude et parfois sa dérision. Pour faire plus simple, la centrale syndicale se procurerait un crédit plus conséquent si elle se gardait de se mêler, toute la sainte journée, de politique sauf s’il arrive à cette dernière d’avoir des retombées sur le social, l’économique et la condition des travailleurs.

La ressource de tenir son rang

Incontestablement, l’UGTT a rang de partenaire majeur dont la contribution est essentielle non seulement dans l’instauration et le maintien de la paix sociale, mais aussi surtout dans la conception et la mise en œuvre du processus de développement, et elle l’a montré tout au long de son histoire et de son parcours. En parrainant entre autres le Dialogue national, elle s’est parée des plus insignes lauriers et administré la preuve qu’elle est capable d’avoir la ressource de répondre à l’appel du devoir. D’autant mieux qu’en agissant à bon escient et à l’enseigne de la cohésion nationale, elle aura tout loisir de défendre les droits de la classe laborieuse, participer au bien-être général, et tenir son rang en tant que cheville ouvrière de la dynamique de la croissance et l’équitable répartition de ses dividendes.

On ne peut pas soupçonner le gouvernement de ne pas être conscient de l’envergure de ce rôle sauf qu’il est en peine d’en tirer les conséquences qui vaillent, étant régulièrement aux prises avec d’énormes difficultés financières, qu’il met invariablement en avant pour laisser sans suite les revendications sociales que porte l’Organisation ouvrière. En en prenant acte sans dire les comprendre, cette dernière ouvre une petite porte qui pourrait déboucher sur une sorte de gentleman’s agreement fondateur d’une nouvelle page entre le pouvoir et le syndicat. Commencer à en parler, c’est déjà faire bouger les choses !

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Il y a quelques jours à Hammamet, le SG de l’UGTT insultait presque tout le gouvernement qu’il jette, d’un revers de main, dans la fosse aux lions de sa bataille pour sortir Chahed du gouvernement. La centrale syndicale, contre laquelle se retournent de plus en plus de citoyens, qui s’en rend compte et qui crie au complot, semble entrer dans une phase de terre brûlée, jouant son va-tout et s‘attaque à tous ceux qui ne sont pas de son avis ou qui contrediraient ses thèses : presse, gouvernement et tutti quanti, chaque jour plus menaçante, de grève générale, de déballage, de dossiers, faisant feu de tout bois.

C’est à croire qu’elle pète un plomb ou que Youssef Chahed le lui a fait faire. En guerre, le «prix Nobel de la Paix » se transforme, au fil des jours en guerrier, toutes armes dehors, banditisme verbal au bout de chaque mot et position ; elle revendique le patriotisme et la défense des intérêts du pays, comme une exclusivité, mène les entreprises, publiques et privées à la baguette de la grève ou la menace d’en observer. Un véritable empêcheur de tourner en rond comme en dira l’anglais «The Economist» en décembre dernier, en titrant que «les syndicats tunisiens, lauréats du Nobel de la paix, tirent le pays vers l’arrière». Que lui arrive-t-il ?

  • Insultes pour tout le gouvernement traité de destructeur et enfants qui jouent  

Du ministre chargé des Grandes réformes, Noureddine Taboubi dit «ministre de la destruction», en parlant de Taoufik Rajhi. De toute l’action du gouvernement, il dira (لعب ذري) «un jeu d’enfants» et des «gens irresponsables».

Il remâche ensuite, droit dans ses bottes de fervent défenseur de la théorie du complot, l’histoire, invraisemblable et démentie par l’ambassadrice UK elle-même, d’un financement par la Grande-Bretagne d’une campagne de communication contre la population et en faveur du gouvernement et pour diaboliser le secteur public. Il dénonce ainsi ce qu’il appelle «les vendus qui ont reçu de l’argent en paquets, d’intermédiaires et d’acheteurs dans les coins» avec la menace d’en révéler prochainement plus. Selon Taboubi, «la plupart des ministres disent, en aparté, que nous ne faisons rien. Il y a quatre gosses à la présidence du gouvernement qui tracent les programmes et fomentent les dossiers contre tel et un tel ». Et de les vilipender avec un «Dieu vous maudisse, si vous avez des dossiers, sur le SG de l’UGTT ou sur les membres de son BE, et vous ne les publiez pas ! Je vous mets au défi…tous les gouvernements». Il faisait allusion, sans le dire, aux informations ayant circulé faisant état de la convocation d’un de ses SG Adjoints pour enquête judiciaire.

Gonflé à bloc par les applaudissements de ses cadres et s’adressant de nouveau au gouvernement, le SG de l’GTT traite les ministres du gouvernement Chahed, de «catastrophe », de «malheur» et qui «ne savent pas commet gouverner le pays, car vous n’en connaissez pas l’histoire, ni la valeur de ses entreprises et vous étiez terrés, personne ne vous connaît. Je vous mets au défi de prouver que l’un d’eux a même été chef de service dans une administration, car l’expérience vient à partir de là. Selon lui, «l’UGTT restera comme une épine dans vos gorges et le rocher contre lequel se briseront tous les vils complots ». Enfourchant son cheval de bataille du moment, il «jure de cette tribune, que nous ne cèderons aucune partie du secteur public».

  • La langue pendue, l’UGTT menace tout le monde, presse et gouvernement

Toujours aussi remonté contre le gouvernement, l’UGTT organise la campagne média de sa contre-attaque et répartit les rôles. «Je dis à tous ceux qui ont un problème avec l’Union (UGTT), faites attention. La machine de l’Union n’a pas encore bougé. Ceux qui la connaissent, savent que le jour où elle se mettra en branle, elle n’épargnera rien et personne». En prenant soin de dire qu’il ne menace personne, Ali Mbarki s’adressait ainsi sur Nessma à ceux que son organisation, amatrice de la théorie du complot, accuse de comploter contre l’UGTT, qu’il assure d’ailleurs connaître, mais sans les nommer, et connaître même leurs financiers qu’il ne citera pas non plus.

Sur la radio Jawhara, l’autre SG Adjoint de la même UGTT sermonnait tout le gouvernement. «Essayez de privatiser une seule entreprise publique … et que son acheteur tente d’y entrer ! Les choses seront alors transigées sur le terrain. Nous ne permettrons de privatiser aucune entreprise publique». L’UGTT avait pourtant privatisé les siennens propres acquises avec l’argent de ses propres adhérents. La dernière et non l’unique, étant l’assurance AMI dans le capital duquel l’UGTT a fait entrer le symbole même du secteur privé qu’est l’Utica.

  • Privatisation : Chahed est-il tombé dans le piège de Taboubi

Jeudi, l’UGTT publiait un Post sur les réseaux sociaux faisant état de la volonté du gouvernement de privatiser 21 entreprises. L’organisation syndicale avait oublié que la BNA, la STB et même la BH qui ne figurait pas dans cette liste, que le gouvernement démentira le même jour, ont été déjà privatisées. Chez la BNA, l’Etat ne détient plus que 23,49 %. Le flottant en bourse de la STB est actuellement de 22,77 % et l’Etat n’y a rien, de manière directe. Chez la Sotrapil, l’Etat détient moins que 65 %. Chez Tunisair, le flottant en bourse est de 20 % sans oublier les 5,6 % d’Air France. Rien de manière directe pour l’Etat chez la Siphat. Le capital de toutes ces entreprises, dites publiques, est en fait déjà ouvert aux privés à travers la bourse où elles sont cotées. Les autres, toutes les études montrent deux choses : elles perdent toutes de l’argent et ,pour nombre d’entre elles, le total des revenus ne couvre même pas la masse salariale.

En fait, il ne pourrait s’agir que d’une stratégie de communication de l’UGTT, qui aurait pour seul objetif de pousser le gouvernement à démentir afin de lui opposer officiellement ce démenti, le jour où il déciderait réellement de se débarrasser de tous les cadavres au placard qui plombent les finances de tout l’Etat. Cela, même si le porte-parole du gouvernement n’a pas démenti la privatisation, mais simplement l’existence d’une liste des cadavres, comme la Transtu. (Suivre les liens dans les articles pour comprendre les véritables enjeux, chiffrés et prouvés).

Ce qui est sûr, c’est que l’UGTT a usé d’intox sur sa page des réseaux sociaux et que le gouvernement a su choisir les mots dans son démenti. A la guerre comme à la guerre, pourrait-on ainsi dire et à la prochaine !

  • La mère de toutes les batailles, pour le pactole de 13 MDT !

La guerre verbale fait donc rage entre le chef du gouvernement tunisien et l’hégémonique centrale syndicale UGTT, et ce sont les réformes et la situation économique qui en font les frais. Après avoir vainement essayé de le mettre dehors par le biais du chef de l’Etat et son Document de Carthage, elle tente cette fois de faire tomber Chahed en lui mettant les bâtons dans les roues de son projet de grandes réformes, demandées par ses bailleurs de fonds, et dans lequel les entreprises publiques occupent une place centrale.

Cette bataille autour des entreprises publiques déplorant d’énormes pertes financières, est en fait «la mère des batailles » pour Noureddine Taboubi. L’UGTT vit en effet des retenues de cotisations des employés des entreprises publiques, que lui reverse chaque mois le gouvernement et qui étaient de presque 13 MDT en 2016 selon les propres documents comptables de l’UGTT. Rendre ces fonctionnaires employés du privé, impactera gravement les finances de l’UGTT. Cela, au moins par le fait que, contrairement au gouvernement, l’employeur privé ne fera plus de «retenue à la source» des cotisations UGTT et ne lui reversera donc rien. A cela s’ajoute que les 500 mille adhérents de l’UGTT viennent en très grande partie du secteur public. Les transformer en secteur privé, par privatisation des entreprises publiques, portera gravement atteinte à sa représentativité. Représentativité qui lui donne tout son poids, par rapport au reste des organisations syndicales, de partenaire social du gouvernement. Non de moindre importance, il y a aussi, derrière toute cette contestation de l’UGTT, le désir d’améliorer les termes de la négociation avec e gouvernement, notamment sur la question des salaires où le gouvernement subit les pressions de l’UGTT et de ses bailleurs de fonds.

Khaled Boumiza

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C’est le ministre des Affaires sociales qui l’a affirmé ce vendredi : les équilibres financiers des caisses sociales seront rétablis en 2019.

Ce sera particulièrement les cas de la CNRPS, a-t-il précisé, cité par Mosaïque fm, ajoutant que cette dernière n’en aura pas moins besoin du soutien de l’Etat pour être en mesure de tenir ses engagements surtout envers les retraités, le temps que les nouvelles réformes entrent en vigueur, selon ses dires.

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 Quarante-huit projets de loi sont soumis actuellement par le gouvernement à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). La plupart de ces projets ont été soumis à l’examen des Commissions parlementaires.

” Plus de la moitié de ces projets de loi ont été soumis au parlement au cours de l’année parlementaire précédente “, selon un communiqué rendu public mercredi par l’Assemblée des représentants du peuple.
Quarante-et-un projets de loi ont été déposés au bureau de l’ARP au cours des années 2017-2018, alors que les 7 autres ont été soumis au parlement au cours des années 2015 et 2016, précise-t-on dans le communiqué.

Au cours des sessions parlementaires précédentes, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avait adopté 250 projets et propositions de loi, soit plus de 60 projets par session et 6 projets par mois.

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Le 5ème congrès du Parti des Travailleurs, se tiendra du 18 au 22 décembre 2018, a déclaré, dimanche aux médias, le porte-parole officiel du Parti, Jilani Hammami a indiqué, dimanche, aux médias, à l’issue de la tenue du 4ème Congrès du conseil national de son parti.
Il a rappelé que les travaux du conseil ont été consacrés à l’analyse et au diagnostic de la situation politique actuelle, indiquant que ” tout le gouvernement Chahed doit partir et que son maintien pourrait mener le pays à une risquée sur le plan social et sécuritaire”.
Toutefois, Jilani estime que “l’alternative ne réside pas dans la formation d’un nouveau gouvernement, mais dans la conception de nouveaux programmes et visions qui feront sortir le pays de la crise”.
Le Parti des Travailleurs, a-t-il dit, a déjà présenté un ensemble de propositions et de mesures urgentes pour sauver la Tunisie, préserver les richesses du pays et la souveraineté de la décision nationale et aussi répondre aux revendications sociales des citoyens.
En ce qui concerne la situation économique, il a indiqué que le parti a revendiqué la nationalisation des richesses nationales dans le domaine de l’énergie et du pétrole en plus de la distribution des terrains aux petits agriculteurs et aux jeunes sans-emploi pour faire face au phénomène du chômage et réaliser le développement social équitable.
Il a réitéré l’appel du parti à maitriser la hausse des prix et à mener des réformes fiscales pour sauver les petites entreprises et à lutter contre la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen tunisien en plus de la création de projets dans les régions intérieures et la réforme des secteurs des services, de l’éducation et de la santé.
Hammami a souligné l’impératif de ne pas reporter les élections pour réaliser la stabilité politique, sociale et sécuritaire du pays.

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