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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré, mardi, qu’il est possible qu’une réunion avec les parties signataires du document de Carthage soit organisée au cours des prochaines semaines pour évaluer l’action du gouvernement.
Cette réunion permettra de voir dans quelle mesure le gouvernement a-t-il réussi à concrétiser les différentes clauses du document, a-t-il ajouté dans une déclaration accordée aux médias en marge d’un colloque national sur le thème “Emploi et handicap : vers l’activation de la coopération trilatérale entre le secteur public, le secteur privé et la société civile” organisé par le ministère de la Formation et de l’Emploi.

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Le dossier de la corruption ne cesse de faire couler beaucoup d’encre, notamment après la campagne de lutte contre le fléau décrétée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à la fin du mois de mai dernier. Ce mercredi 12 juillet 2017, c’est au tour du centre de l’Islam et de la Démocratie d’ouvrir le débat sur le sujet.

Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), a déclaré, lors d’une rencontre à Tunis, que les gouvernements qui se sont succédé après la Révolution, à l’exception de ceux de 2011 et 2012, ont échoué dans ce combat et ont causé au pays un gros retard en la matière. “Ce sont ces gouvernements là qui devraient assumer la responsabilité parce qu’ils n’ont pas fait preuve de volonté pour lutter contre la corruption“, a-t-il assuré.

Il a dans le même contexte indiqué que la lutte contre la corruption est un dossier national très important et que les choses ont commencé à bouger avec la mise en place du gouvernement d’Union nationale, lequel a placé la lutte contre la corruption à la tête de ses priorités, après la lutte contre le terrorisme.

C’est maintenant que la lutte contre la corruption est mise sur les rails et nous espérons que les choses commencent vraiment à bouger. C’est à partir de l’année 2016 qu’on a commencé à sentir le changement et une volonté politique de lutter contre la corruption“, a-t-il dit.

Chawki Tabib a par ailleurs tenu à préciser que la stratégie de lutte contre la corruption est une décision émanant de l’ancienne Assemblée Nationale Constituante (ANC) en 2012, mais elle avait été gelée pour pendant 4 ans, jusqu’à son approbation à travers un document signé par le gouvernement en décembre 2016.

“Ils m’ont accusé…”

Il a sous un autre angle indiqué que certains ministres l’ont sévèrement critiqué pour avoir lâché des informations sur les affaires en cours, allant jusqu’à l’accuser de faire fuir les investisseurs avec ses déclarations, surtout quand il parle d'”État mafieux”.

Le président de l’INCUCC a par ailleurs indiqué qu’en examinant de près les dossiers parvenus à l’instance, il a été surpris et même choqué par les dépassements qui ont eu lieu. “Certains éléments dans les dossiers de corruption m’ont poussé à agir et à parler, enfreignant le devoir de réserve“, a-t-il dit

Tabib a critiqué les déclarations de certains députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), qui ont reproché à l’instance de ne pas travailler énergiquement. Il a fait remarquer que certains députés ignorent la loi réglementant l’instance en question.

“Chahed conduit une bicyclette sur une autoroute…”

À une interrogation sur la pertinence de la campagne de lutte contre la corruption récemment lancée par Youssef Chahed, Tabib a tenu à préciser qu’il s’agit d’un pas en avant. “L’image qui nous vient présentement est que Youssef Chahed a pris une bicyclette sur une autoroute où il est interdit de reculer, et même de s’arrêter“, a-t-il dit.

Il convient de rappeler à ce propos qu’une campagne d’arrestation d’hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption financière et administrative a été lancée, à la fin du mois de mai dernier, dans le cadre de l’application des dispositions de l’état d’urgence. Parmi eux figurent Chafik Jarraya et Yassine Chennoufi.

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Dans une interview accordée ce lundi 3 juillet à Africanmanager, le président du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), Abderrahman Hédhili, a affirmé que le décret relatif au classement des sites de production et installations vitales en tant que zones militaires interdites ne permettra pas de stopper les protestations dans les régions du sud.

Il a précisé que cette décision sera, sans doute, vouée à l’échec et est même dangereuse pour le pays, affirmant que le manque de communication et de négociation avec les protestataires et le gouvernement explique l’augmentation des mouvements de protestation non seulement au sud tunisien mais aussi dans diverses régions intérieures du pays, comme au bassin minier, à Kasserine et Sidi Bouzid.

Il a, dans ce contexte, appelé le gouvernement d’union nationale et les parties concernées à trouver des solutions urgentes et pertinentes afin de mettre fin aux crises sociales et de soutenir les zones marginalisées depuis des années et ce, à travers le lancement de projets permettant ainsi d’absorber le taux de chômage jugé très élevé dans ces régions.

A noter que le décret a été approuvé par le Conseil de sécurité nationale réuni mercredi au palais présidentiel.Le nombre de sites concernés n’a pas été mentionné, mais il est question d’une vingtaine au total selon la presse tunisienne, les sites pétroliers et ceux du bassin minier de Gafsa notamment.

On signale qu’un groupe de manifestants a décidé de poursuivre le sit-in à El-Kamour, au gouvernorat de Tataouine, jusqu’à la concrétisation des accords signés lors de la dernière réunion avec les représentants du gouvernement. Cette radicalisation intervient dans des conditions météorologiques très difficiles, surtout avec la hausse considérable des températures, d’autant plus que c’est une zone désertique.

On rappelle également qu’un accord a été signé, vendredi 16 juin 2017, entre le représentant du gouvernement, Imed Hammami, ministre de l’Emploi et les émissaires du sit-in d’El Kamour. Cet accord, trouvé grâce à la médiation de Noureddine Taboubi, secrétaire générale de l’UGTT, comportait des clauses sur le recrutement de jeunes au sein des compagnies pétrolières et dans la Société de l’Environnement et de la Plantation ainsi que des fonds pour l’investissement dans la région.

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L’ancien chef du gouvernement Hamadi Jebali a démenti dans un post publié sur sa page sur Facebook, les informations qui circulaient sur les réseaux sociaux et selon lesquelles, il a un lien familial avec les deux hommes d’affaires arrêtés, Kamel et Slaheddine Chamli.

Il convient de rappeler à ce propos que la commission de confiscation des biens a récemment annoncé la confiscation des biens de certaines personnes en relation avec la famille Ben Ali et les Trabelsi.

Il s’agit de Habib Haouas, Kamel Chamli, Sahbi Saâdallah, Slaheddine Chamli, Chokri Berriri, Mabrouk Khachnaoui et Samir Rached.

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Le comité de pilotage de « l’Agenda des affaires nationales », composé de plusieurs membres des organismes du secteur privé (IACE, UTICA, UTAP) ainsi que des membres de la présidence du gouvernement, multiplie ses efforts afin de pondre son rapport définitif, a fait savoir Nejia Gharbi,  directrice générale de ce comité.

Dans une interview accordée à Africanmanager, elle a précisé que ce rapport, qui a été élaboré entre 2015 et 2016, sera essentiellement focalisé sur les diverses problématiques liées au climat des affaires, aux lois et réformes des entreprises tunisiennes.

Toujours selon la responsable, il s’agit d’un document très important qui sera présenté au chef du gouvernement, Youssef Chahed, avant la fin du mois en cours.

Et d’ajouter que les résultats du rapport en question seront dévoilés lors d’une conférence de presse qui sera tenue au cours des Journées de l’entreprise prochainement organisées par l’IACE.

«Ce rapport revêt une grande importance étant donné qu’il instaure le dialogue entre le secteur public et privé, d’autant plus il s’agit d’une initiative propice visant à inciter les investisseurs et les jeunes entrepreneurs à implanter leurs propres projets en Tunisie”, a-t-elle précisé.

Plusieurs projets traités par l’unité centrale

Sur un autre plan, notre interviewée a passé en revue les divers efforts déployés par l’unité centrale de l’encadrement des investisseurs qui œuvre à résoudre tous les problèmes des projets privés et publics , ajoutant que de nombreux facteurs de blocage des projets depuis des années ont été finalement levés.

Chiffre à l’appui, ladite unité avait reçu près de 1000 plaintes et dossiers durant les trois dernières années dont près de 80% de dossiers ont été traités et plusieurs autres sont en cours.

Gharbi a affirmé que les obstacles freinant l’avancement des projets privés et publics sont divers dont notamment des difficultés au niveau de l’octroi des autorisations, des problèmes d’ordre foncier et financier.

On rappelle dans ce contexte que l’économie tunisienne a ainsi perdu 12 places dans le classement Doing Business 2017 en matière de création d’entreprises.

Le nombre de procédures nécessaires pour lancer une affaire en Tunisie (9) dépasse la moyenne enregistrée par la région de l’OCDE (4.8) et par la région MENA (7.8).

Par ailleurs, le coût et le délai des opérations du commerce international (importation et exportation) restent également très importants.

On rappelle aussi qu’en 2016, la hotline “SOS IJRAAT” a été lancée. Fruit d’un partenariat public privé, ce nouveau mécanisme s’inscrit dans le cadre du National Business Agenda ou de l’accord de Carthage.

SOS IJRAAT se veut une plateforme d’échanges entre administration et entreprises privées dont l’objectif principal est d’alléger les procédures administratives qui entravent les investissements et d’améliorer la compétitivité des entreprises tunisiennes.

Le lancement de la nouvelle plateforme dans le cadre du projet NBA est une contribution à la mise en place d’une bonne gouvernance et constitue un mécanisme permanent pour améliorer les relations entre l’administration et les entreprises tunisiennes et hausser le niveau des prestations administratives.

Traduction faite par Nadia Ben Tamansourt

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Il y a quelques jours, le Conseil d’administration du FMI (Fonds monétaire international) achevait la première revue du programme économique de la Tunisie appuyé par un accord au titre du Mécanisme Élargi De Crédit (MEDC). L’achèvement de la revue permet aux autorités tunisiennes de tirer l’équivalent de 227.2917 millions de DTS (Droits de tirages spéciaux), qui est l’unité de compte du FMI, mais dont le rendu en USD peut varier, vers le haut ou vers le bas, en fonction du taux de change du dollar américain. Pour cette tranche, déjà encaissée par la BCT, c’est environ 319 millions de dollars, représentant un peu moins de 8 jours d’importation. Le 15 juin, les avoirs nets en devises remontaient ainsi à 102 jours d’importation, contre 94 jours la semaine dernière.

En contrepartie de ce crédit, le gouvernement s’était engagé à faire les réformes nécessaires qui devraient pérenniser les capacités de la Tunisie à rembourser cette dette. Il devait ainsi «réduire le déficit budgétaire pour stabiliser la dette publique en-dessous de 70 % du PIB à l’horizon 2020, tout en augmentant les dépenses d’investissement et les dépenses sociales», comme le rappelle le dernier communiqué du FMI. Mais aussi assurer un «resserrement de la politique monétaire et un assouplissement plus accru du taux de change », des mesures qui «contribueront à contenir l’inflation, améliorer la compétitivité et préserver les réserves internationales».

⦁ Un nouveau calendrier pour les crédits du FMI

Le FMI rappelle aussi que «pour parvenir à un rééquilibrage budgétaire propice à la croissance et soucieux de la dimension sociale, il sera essentiel de mettre en œuvre les mesures fiscales prévues pour 2018 et la nouvelle Direction des Grandes Entreprises, deux initiatives qui auront pour effet de renforcer l’équité fiscale».

Deux mesures fiscales majeures devraient ainsi figurer dans la Loi de Finance 2018 et concerner la TVA et l’impôt sur la plus-value immobilière. On notera par ailleurs que le communiqué du FMI parle déjà de la LF 2018, comme s’il en connaissait déjà le contenu. Au fait, il s’agirait plutôt d’un document qui a été remis au FMI par l’ancienne ministre des Finances, qui retrace les engagements tunisiens et a été mis à jour par l’équipe de négociation.

On lit aussi dans le dernier communiqué du FMI que son Conseil d’administration a «approuvé la demande de dérogations des autorités à l’égard de la non-observation de critères de réalisation sur les réserves internationales nettes, les avoirs intérieurs nets et le déficit budgétaire primaire». Il s’agit en fait de l’accord du FMI à la Tunisie, suite au retard pris par certaines réformes.

⦁ Où iront les 319 MUSD du FMI cet été ?

 Mais le Conseil d’administration du FMI a aussi «approuvé la demande des autorités pour rééchelonner l’accès aux ressources en six versements semestriels». En fait, la tranche de crédit devant être décaissée en octobre 2016 ayant sauté, la Tunisie a demandé à en répartir le montant sur le reste du programme. A partir de mars 2018 donc, les montants semestriels que devra empocher la Tunisie à l’issue de chaque revue augmenteront et seront décaissés, si tout va bien, selon un nouveau calendrier.

Pour la somme qui sera déboursée au cours de ce mois de juin 2017 (319 MUSD représentant 775, 192 MDT au cours de ce jour), précisons d’abord qu’elle sera versée au budget de l’Etat, même si elle pourrait figurer sur le tableau des réserves en devise qu’affiche la BCT.

Nous croyons par ailleurs savoir qu’une partie devrait être «dinarisée», ou convertie en Dinars, pour donner à l’Etat les moyens de lever le pied en matière d’endettement intérieur à travers les BTA (Bons de Trésors assimilables). Une mesure qui ne devrait pas trop plaire aux banquiers, dont certaines profitent de la manne des BTA pour réaliser d’importants bénéfices hors-exploitation. La «dinarisation» ne devrait cependant pas dépasser les 200 MUSD.

Le reste devrait d’abord aller payer deux très importantes factures incontournables : D’abord celle de l’importation des céréales et l’autre pour le gaz. On ne connait pas les montants, mais on nous assure que la seule facture de gaz pour la maison Tunisie pourrait bien «bouffer» large partie du crédit en devises. Des sources évoquent aussi l’imminent remboursement d’un crédit étranger qui pourrait être aussi payé sur les fonds du FMI. A la BCT, on nous assure cependant que le montant de ce remboursement est déjà provisionné et n’aurait donc pas besoin d’être tiré sur le crédit FMI.

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Le porte-parole des protestataires d’El Kamour a annoncé, ce vendredi 16 juin 2017, que les tentes resteront dans les environs de la station de pompage jusqu’à l’exécution des décisions du gouvernement et le recrutement des sit-inneurs.

On rappelle qu’un accord a été conclu ce matin entre le représentant du gouvernement et ministre de l’Emploi, Imed Hammami, en présence de Noureddine Tabboubi, secrétaire général de l’UGTT et les représentants des sit-inneurs d’El Kamour à Tataouine.

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Plusieurs activistes de la société civile estiment que le gouvernement tunisien n’a pas tous les moyens nécessaires pour contrôler toutes les associations, alors le curseur est mis sur celles soupçonnées de soutenir le terrorisme et de blanchir l’argent sale.

La présidence du gouvernement vient d’annoncer qu’une batterie de mesures fermes ont été prises à l’encontre des des hors-la-loi et ce, en collaboration avec les différentes parties concernées par ce dossier lequel demeure depuis des années une affaire très compliquée et très inquiétante.

C’est dans ce contexte que des sources bien informées ont confirmé à Africanmanager que parmi les 18 mille associations qui ont été créées depuis le 14 janvier 2011, seules 2000 ont remis leurs états financiers à la Cour des compte depuis 2014.

L’argent qatari qui aurait financé les terroristes

Le porte-parole de l’armée libyenne, Ahmed Al-Mesmari, avait déclaré lors d’une conférence de presse que le Qatar a financé les terroristes retranchés en Libye, à travers l’Agence bancaire tunisienne de l’Habitat (BH), sise dans le gouvernorat de Tataouine.

Cette agence, selon ses dires, aurait reçu la somme de 8 millions de dollars, transférés par la suite vers d’autres pays, notamment la Libye.

On rappelle également que le secrétaire général du gouvernement, Ahmed Zarrouk, avait indiqué en 2016 que des suspicions de terrorisme planent sur 157 associations dont 42 groupes non reconnus en tant qu’associations.

Il avait précisé que 95% des dossiers sur les déclarations pour la création d’associations sont incomplets et donc non conformes aux dispositions du décret-loi n°2011-88 portant organisation de ces structures.

Il avait, en outre, souligné que sur les 38 demandes de dissolution une seule a abouti et que 49 décisions de suspension d’activité ont été exécutées sur 150 demandes formulées. Il avait signalé que 703 avertissements ont été adressés à des associations dont le nombre avoisine aujourd’hui 18 558.

Le gouvernement hausse le ton et réagit!

La présidence du gouvernement a appelé dans un communiqué rendu public, lundi 12 juin 2017, toutes les associations légalement constituées à informer le secrétariat général du gouvernement sur leur financement étranger, en précisant sa provenance, son montant et son objet, et ce dans un délai ne dépassant pas un mois à partir de la date d’aujourd’hui.

Elles doivent aussi en informer le public à travers des communiqués qui seront publiés dans la presse écrite. Cette décision a été prise en vertu du décret numéro 88, de la date du 24 septembre 2011 (articles 3, 4, 41 et 44), relatif aux associations tunisiennes.

Sur un autre volet, le gouvernement a appelé toute association ayant bénéficié d’un financement public à fournir à la Cour des comptes un rapport annuel sur ses recettes et dépenses, et ce conformément à l’article 44 de la même loi.

A noter qu’il s’agit d’un avertissement adressé par le gouvernement aux associations financées par des organismes ou des Etats étrangers, qui doivent se conformer aux exigences de la loi, au risque de faire l’objet de poursuites judiciaires.

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Le groupe parlementaire démocrate a formulé une demande auprès de la présidence de l’assemblée des représentants du peuple (ARP) pour la tenue, en urgence, d’une séance plénière consacrée au dialogue avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, conformément aux dispositions de l’article 144 du règlement intérieur du parlement.
Ledit article prévoit l’organisation de séances de dialogue avec le chef du gouvernement sur les orientations générales et les politiques sectorielles une fois par mois et chaque fois que la nécessité l’exige et ce à la demande du Bureau ou de la majorité des membres de l’Assemblée , et ce, une fois par mois et chaque fois que la nécessité l’exige.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le député du bloc démocrate, Ghazi Chaouachi, a formé le souhait de voir cette demande satisfaite dans les plus brefs délais afin de discuter des orientations et de la politique du gouvernement en matière de lutte contre la corruption.
Selon Chaouachi, aucune plénière de dialogue avec le chef du gouvernement n’a été organisée depuis la séance consacrée au vote de confiance accordé à ce dernier.
Le député a, en outre, fait état de flou persistant dans le traitement du dossier de la corruption par le gouvernement, soulignant que la diminution du rythme des arrestations dans les rangs des personnes soupçonnées de corruption atteste de l’absence de toute méthodologie voire politique claire préalablement définie.
“En se restreignant à certains noms et secteurs, la guerre proclamée contre la corruption ne fera office que d’une manœuvre pour détourner l’attention de l’opinion publique”, a-t-il renchéri.
Selon le député, le démantèlement du système de la corruption en Tunisie, requiert une révision de la législation, des mesures efficaces, le soutien des instances constitutionnelles et de contrôle et une ferme volonté politique de sanctionner les corrompus.
Et Ghazi Chaouachi d’ajouter que les tensions marquant le climat général dans le pays, la persistance des mouvements de protestation dans le sud tunisien et le retour des opérations terroristes constituent autant de questions à débattre pour que l’opinion publique soit au courant des orientations du gouvernement d’autant que ces questions sont étroitement liées au dossier de la corruption.

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Le gouvernement tunisien a lancé ce qu’il présente comme une campagne sans précédent contre la corruption, arrêtant huit hommes d’affaires le 23 mai et confisquant leurs biens.

Dans un seul cas, cependant, le gouvernement est allé bien au-delà des accusations de corruption. C’est au sujet de Chafik Jarraya, déféré devant la justice militaire le 26 mai pour trahison, atteinte à la sécurité de l’Etat et intelligence avec une armée étrangère, un crime passible de la peine capitale. L’avocat de Jarraya, Fayçal Jadlaui, a déclaré dans un communiqué le 1er juin que les accusations portées contre son client sont dénuées de tout fondement juridique et peuvent relever des règlements de comptes politiques, écrit Al-Monitor, le site de référence dédié à la couverture et à l’analyse du Moyen-Orient.

Des politiciens et des activistes de la société civile ont apporté leur soutien au gouvernement. Cependant, certains Tunisiens craignent que le gouvernement ait conçu cette campagne uniquement pour s’assurer l’appui de l’opinion publique suite aux mouvements de protestation de Tataouine au cours desquels un jeune homme a été tué, écrasé par un véhicule de la police. Les citoyens protestaient également contre un projet de loi qui accorde l’amnistie aux personnes accusées de corruption sous le régime de l’ex président Zine El Abidine Ben Ali, renversé en 2011.

Un processus sélectif et superficiel !

Abdellatif Haddad, activiste politique et syndical, estime que le moment choisi pour le lancement de la campagne de lutte contre la corruption a pris les Tunisiens au dépourvu. Il a affirmé à Al-Monitor que « le gouvernement capitalise intelligemment sur [ses pouvoirs en vertu de ] l’état d’urgence dans le pays, » qui a été instauré il y a un an et demi à la suite d’un attentat-suicide qui a tué 12 agents de la sécurité présidentielle dans la capitale, Tunis. Le 16 mai, la présidence la République a prolongé l’           état d’urgence pour un autre mois.

L’optimisme au sujet de la campagne de lutte contre la corruption est quelque peu retombé, note Haddad, quand des accusations liées à la sécurité ont été lancées contre Jarraya. La question sécuritaire a occulté la corruption et nourri « la crainte que la campagne puisse devenir un processus sélectif, superficiel ou un règlement de comptes politiques, gardant à l’abri le fantôme de la corruption et de ses cellules toxiques ».

Le gouvernement et le pouvoir judiciaire n’ont fait aucune déclaration officielle au sujet des accusations portées contre les personnes arrêtées, à l’ exception de la brève déclaration faite le 24 mai par le chef du gouvernement Youssef Chahed, qui a affirmé que la corruption impunie voue le pays à la perte et à la ruine. « Il n’y a pas d’autre choix. Soit la corruption soit l’État. Soit la corruption soit la Tunisie. J’ai choisi l’Etat et la Tunisie » a clamé Chahed.

La vague d’arrestations s’est poursuivie, et le 30 mai, elle a touché Saber Ajili, directeur du département de la sécurité touristique au ministère de l’Intérieur et ancien directeur général de l’unité de lutte contre le terrorisme. Les autorités ont affirmé que Saber Ajili est lié à l’affaire Jarraya, mais n’ont donné aucun détail sur la nature des relations entre les hommes.

Abderraouf al-Ayadi, le chef du parti Wafa, a déclaré dans un communiqué qu’il doutait du sérieux du gouvernement de Chahed dans la lutte contre la corruption, affirmant que les arrestations « font partie intégrante du plan du parti au pouvoir Nidaa Tounès pour régler des comptes. »

Cette formation politique est en proie à de graves conflits internes, et certains de ses députés au Parlement soutiennent que les arrestations, notamment celle de Jarraya, sont destinées à exacerber les divisions et à salir la réputation des parlementaires qui lui sont liés.

« Evidente incohérence »

Haddad estime que la pléthore d’explications possibles pour la campagne du gouvernement est due au « manque d’informations officielles crédibles », ajoutant qu’il existe une «  évidente incohérence entre le slogan de la campagne de la guerre contre le terrorisme et l’exercice réel, marqué par deux vagues ».

« La première vague a créé une effervescence en raison de l’arrestation de caïds de la contrebande et de chefs de lobbies de la corruption ; les hommes d’affaires arrêtés ont censément des précédents en matière de contrebande et d’activités économiques illégales », a-t-il dit. « La deuxième vague a pointé quelques figures notoires pour atteinte à la sécurité de l’Etat et espionnage au profit d’une armée étrangère. C’est une dangereuse déviance de l’affaire de corruption, qui devient maintenant une question de Renseignement militaire et de sécurité ».

L’analyste politique indépendant Abdul Sattar al-Ayidi a indiqué à Al-Monitor que « la campagne du gouvernement contre certains hommes d’affaires accusés de corruption révèle un conflit au sein du parti au pouvoir. Un grand nombre des personnes arrêtées sont connues dans les milieux politiques locaux pour être proches d’une faction au sein de Nidaa Tunis, en particulier Jarraya ». Il ajoute que « bien que Chahed soit membre de Nidaa Tounès, il a décidé de régler les différends en arrêtant ces figures, apparemment avec le soutien du président. Ainsi, [Chahed] a réalisé plus d’un objectif: D’une part, il a obtenu un plus grand soutien public et politique de son gouvernement, qui fait face à plusieurs défis économiques et politiques aggravées par des manifestations dans les régions défavorisées. D’autre part, il a tenu la promesse qu’il avait faite de combattre le terrorisme, lorsqu’il a été nommé chef du gouvernement ». « En prime, il a pu affaiblir l’autre faction de Nidaa Tounes ».

Quelles que soient les véritables intentions du gouvernement derrière sa campagne contre ces suspects, il répond manifestement à une demande publique de longue date pour lutter contre la corruption endémique dans le pays.

La campagne intervient alors que le gouvernement a désespérément besoin d’être sauvé des manifestations qui ont éclaté exigeant plus d’opportunités d’emploi dans les champs pétrolifères à Tataouine. Le gouvernement a perdu le soutien politique et de l’opinion publique un an seulement après son entrée en fonction en raison de la situation économique et sociale dans le pays. Cette campagne anti-corruption donnera au gouvernement un coup de pouce supplémentaire pour aller de l’avant, et elle a apparemment accru la popularité de Chahed et pourrait le propulser mettre au-en tête de la liste des candidats à l’élection présidentielle de 2019. Pourtant, la campagne poursuit des objectifs et des intentions vagues, le tout marqué du sceau du secret.

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Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, est revenu à la charge, dans un entretien avec le journal Maghreb street (Acharaa El Magharbi) : Pour la centrale syndicale, un remaniement ministériel s’impose, pour enfin se débarrasser de certains ministres. Qui précisément ? Mystère pour le moment…

Ce qu’on sait pour le moment c’est que l’UGTT n’exige pas le chamboulement de toute l’équipe de Youssef Chahed, mais juste dans quelques ministères. Taboubi a indiqué, dans cette interview, que les désignations dans certains ministères doivent se faire sur la base de certains critères et pas uniquement selon une logique de quota ou en se pliant aux désidératas des partis politiques.

Par ailleurs selon Taboubi, le gouvernement de Chahed n’est pas assez soutenu par les partis de la coalition, alors que ce sont eux qui l’ont mis en place, et pas l’UGTT, ils doivent par conséquent prendre leur responsabilité en lui apportant un appui franc, dit le SG de l’UGTT.

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C’est un Youssef Chahed droit dans ses bottes, sûr de lui-même et décidé comme jamais à nettoyer les écuries d’Augias de la corruption, qu’on a retrouvé ce dimanche sur les colonnes de deux quotidiens de la place, Assabah et La Presse, pour parler de sa croisade contre cette pandémie nationale. Le ton est martial, le projet sans tache, le soutien franc et massif, le chef du gouvernement est à mille lieues de son apparition furtive et au pied levé sur les écrans de télévision, un certain 24 mai au soir, pour annoncer qu’il déclarait la guerre à la corruption et engager les Tunisiens à choisir entre cette dernière et l’Etat. Dilemme cornélien ou choix de Sophie, c’est aux côtés de L’Etat que les Tunisiens ont vite fait de se ranger, fournissant à Chahed l’assise sans laquelle il pulvériserait ses chances de tenir tête et sévir contre les caïds de la corruption, leurs protecteurs, forcément des politiciens, et leurs protégés.

Dans cette campagne, Youssef Chahed qui préfère dire politique d’Etat, compte beaucoup sur les juges           auxquels il a fixé la lutte anticorruption comme la « priorité absolue de notre politique pénale ». D’ailleurs, il précise en avoir parlé avec le ministre de la Justice qui s’est réuni avec les procureurs généraux et les magistrats du parquet pour faire en sorte que la lutte anticorruption soit une priorité.

A la vérité, c’est là l’aune à laquelle sera déterminé le sort de cette expédition contre la corruption, et le chef du gouvernement semble bien prendre soin de ne pas aller aux casse-pipes, car, explique-t-il, « un Etat ne saurait combattre la corruption sans une batterie de mesures législatives. Une stratégie tous azimuts a été adoptée. En premier lieu, nous avons érigé la lutte anticorruption en priorité de la politique pénale de l’Etat. Puis nous avons attaqué le volet législatif avec les lois sur l’origine des biens acquis, la loi sur les informateurs en matière de corruption, la mise en place d’institutions telle que l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) présidée par Me Chawki Tabib, munie de prérogatives inédites, disposant d’agents de police judiciaire et pouvant procéder aux perquisitions et descentes sur le terrain ».

En toute discrétion !

S’y ajoute l’adoption, en décembre 2016, du projet de loi soustrayant au pôle judiciaire financier les affaires de droit commun afin qu’il se concentre sur les affaires de corruption, outre la cooptation de 500 nouveaux magistrats, la création des tribunaux administratifs dans les régions, une première depuis l’indépendance. Un arsenal juridique qui s’est mis en place, Incluant une batterie de mesures législatives, l’adoption de la stratégie nationale de la lutte anticorruption, le renforcement de la magistrature à différents niveaux, les confiscations et les arrestations des coupables ainsi que d’autres actions prévues. Autant d’actions qui ont culminé aux yeux de l’opinion avec l’arrestation des grands chefs de la contrebande. Cela a généré un choc psychologique dans l’opinion, se félicite Youssef Chahed.

Abordant la philosophie et les ressorts de cette guerre anticorruption, le chef du gouvernement affirme qu’ « elle que ne vise aucune personne en particulier mais elle n’excepte aucune personne compromise dans la corruption. Elle ne protègera personne ». Il expliquera que « notre but est de mettre en pièces les systèmes de la corruption et du triptyque terrorisme-corruption-contrebande et évasion fiscale. C’est un système observable partout, notamment dans les régions. Même les protestations sociales sont mises à profit par ce système. Les terroristes aussi en profitent ». Au demeurant, il s’agit de démonter les mécanismes de ce système et ce n’est guère sélectif, précise Chahed car les huit personnes arrêtées jusqu’ici ne sont guère des enfants de chœur mais de grosses pointures de la contrebande.

On retiendra enfin des déclarations de Youssef Chahed que la machine mise en place pour détricoter la galaxie de la corruption ne l’a pas été en deux temps trois mouvements. «  Pour l’ensemble des arrestations, les enquêtes préliminaires ont pris des mois. J’y présidais et nous y avons travaillé en totale discrétion, dans le secret le plus absolu», a-t-il confié.

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Fadhel Abdelkefi, ministre des Finances par intérim et Mme Héla Cheikhrouhou, ministre de l’Energie et des Mines, se sont réunis le 1er juin 2017 avec les représentants des sociétés pétrolières tunisiennes et étrangères.

Abdelkefi a souligné que le dossier de la production de pétrole est traité en priorité au sein du gouvernement et que celui-ci est en situation de négociation continue avec toutes les parties prenantes afin d’absorber la tension sociale et trouver toutes les solutions possibles pour débloquer les sites pétroliers.

Il a également précisé que la situation est difficile, mais qu’elle ne sera bien gérée que dans la concertation et le dialogue.

Il a, en outre, souligné que la Tunisie étant dans un processus de transition démocratique, appelle ses amis et partenaires à avoir conscience de cette situation exceptionnelle pour laquelle il faudrait un traitement exceptionnel.

De son côté, la ministre de l’Energie a donné un aperçu de la production pétrolière en Tunisie et les difficultés que connait actuellement ce secteur, précisant que le gouvernement tient à adopter une stratégie basée sur la transparence afin d’éviter les spéculations.

Les représentants des sociétés pétrolières ont présenté de leur côté les contraintes auxquelles leurs entreprises sont confrontées suite à la suspension de la production dans plusieurs champs pétroliers tunisiens.

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Les membres du bureau exécutif de l’UTICA ont réitéré leur soutien au gouvernement dans sa guerre contre la corruption, affirmant, lors d’une réunion périodique du Bureau exécutif (BE), tenue mercredi au siège de l’Union, que l’organisation patronale ne défend que les chefs d’entreprises qui respectent la loi, et refuse la diabolisation de ces derniers et toute confusion entre eux et ceux qui violent la loi.
Les membres du BE ont également considéré que la lutte contre la contrebande et le commerce parallèle est de nature à renforcer l’économie structurée et partant la création de l’emploi et à rapporter des revenus au profit de l’Etat.
Les membres réunis ont aussi passé en revue la conjoncture économique et sociale générale dans le pays et l’état d’approvisionnement du marché en produits de consommation, plaidant pour une concertation des efforts afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens et s’assurer du respect des conditions d’hygiène et de sécurité.
Ils ont par ailleurs pris connaissance de l’état d’avancement de l’opération de renouvellement des structures régionales de l’Union en prévision du prochain congrès de l’organisation.

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La présidence du gouvernement a démenti, lundi 29 Mai 2017, tout accord partisan ou politique visant la protection d’individus suspectés de corruption en allusion aux informations relayées à ce sujet.
” Toute intervention au profit de ces individus ou des personnes arrêtées, récemment, dans le cadre de l’opération anti-corruption, expose son auteur à des poursuites judicaires “, a indiqué à la TAP une source auprès de la présidence du gouvernement.
Des arrestations ont touché, depuis mardi dernier, plusieurs personnes suspectées de corruption, de contrebande et d’implication dans des réseaux de l’économie parallèle.
Des décisions d’assignation à résidence ont été prises à leur encontre sur la base “d’indications prouvant leur implication dans des infractions susceptibles de menacer dangereusement la sécurité et l’ordre public”, avait précisé, le ministère de l’Intérieur.
Dans une brève déclaration, le chef du gouvernement Youssef Chahed avait souligné : ” Dans la guerre contre la corruption, il n’y a pas d’alternative. C’est ou la corruption ou l’Etat, c’est ou la corruption ou la Tunisie. Moi, comme tous les Tunisiens, j’ai choisi l’Etat, j’ai choisi la Tunisie. Je veux rassurer tous les Tunisiens, le gouvernement prend toutes ses responsabilités, il mène la guerre contre la corruption jusqu’au bout. Je demande aux Tunisiens de rester unis dans cette bataille et de rester debout pour la Tunisie. “

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Le conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, Ridha Saidi, a déclaré jeudi 25 mai sur Express fm que la plateforme nationale “Injaz” a été lancée conjointement par le Centre National Informatique et la présidence du gouvernement.

Il a affirmé que ce projet vise à assurer le suivi de l’exécution des projets publics et des programmes régionaux. «Le suivi se fait à travers une plateforme informatisée contenant des indices relatifs aux projets publics. Un tableau de bord de suivi a été également élaboré pour mettre en œuvre les interventions nécessaires pour améliorer le service», a-t-il précisé.

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Dans un communiqué rendu public mercredi 24 mai 2017, le mouvement Ennahdha affirme son soutien aux efforts menés par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la corruption, qui demeure l’une des principales revendications de la Révolution, du gouvernement d’union nationale et de l’Accord de Carthage.

Le parti a, dans ce contexte, appelé à fournir tous les moyens nécessaires – administratifs, judiciaires et sécuritaires – aux appareils de l’Etat et de les renforcer par des initiatives législatives afin de réussir la campagne nationale contre la corruption.

Toutefois le mouvement a déclaré que la campagne de lutte contre la corruption devra se faire dans le respect de la Constitution, des lois et des droits de l’homme.

Le parti islamiste incite et encourage tous les acteurs politiques et sociaux à soutenir les efforts du gouvernement afin de poursuivre cette campagne jusqu’au bout et faire en sorte qu’elle ne soit ni contextuelle, ni sélective. Et de dire sa confiance en la capacité de l’Etat de relever le défi de la lutte contre la corruption, lit-on dans ledit communiqué.

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Le mouvement Nidaa Tounes a affirmé son soutien aux efforts déployés par le gouvernement dans la lutte contre la corruption, “un point essentiel dans le Document de Carthage et le programme du gouvernement d’union nationale”, selon le parti.
Dans le cadre de la campagne d’arrestation menée, depuis mardi, contre un certain nombre de personnes impliquées dans des affaires de corruption, le parti a souligné, mercredi, dans un communiqué, son adhésion au processus des grandes réformes nationales dont la lutte contre la corruption.
Le parti a dit, dans ce contexte, soutenir toute initiative législative visant à développer le système judiciaire dans ce domaine, ajoutant que Nidaa Tounes œuvrera à présenter une initiative législative sur la transparence de la vie publique et l’organisation de l’espace public.
Une campagne d’arrestation d’hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption financière et administrative a été lancée, mardi soir, dans le cadre de l’application des dispositions de l’état d’urgence, a précisé une source de la présidence du gouvernement. Parmi eux, figurent les hommes d’affaires Chafik Jarraya et Yassine Chennoufi.
D’autres noms ont été relayés par certains médias, notamment Kheireddine Meddeb et Néjib Ben Ismail sans que leur éventuelle arrestation soit confirmée ou infirmée par une partie officielle.

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Le secrétaire d’Etat aux Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid, a affirmé mardi 24 mai 2017 qu’une instance indépendante sera bientôt mise en place pour évaluer les richesses nationales, rapporte Jawhara fm.

Lors d’une conférence de presse, Korchid a indiqué que cette structure sera composée de représentants des différentes parties dont des membres de l’UGTT mais également des experts et des juristes. Et d’ajouter que le gouvernement d’union nationale tient à garantir la transparence.

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« L’UGTT n’appellera pas à la chute du gouvernement Chahed, même si tous ceux qui l’ont précédé n’ont pas apporté des solution à la situation en constante détérioration », a affirmé le secrétaire général de l’Organisation ouvrière, Noureddine Taboubi, dans une interview à « Al-Arab al-youm », ajoutant qu’il réclame des réformes sérieuses, la Tunisie ne pouvant pas demeurer un laboratoire d’expériences pour les gouvernements qui s’y sont succédé.

Il a souligné que sa centrale syndicale appelle à la correction du dysfonctionnement et non au renversement des gouvernements et exhorte les partis politiques à assumer totalement leurs responsabilités vis-à-vis de la situation que la Tunisie traverse actuellement, une situation inacceptable pour le peuple devenu victime des tiraillements politiques et autres luttes et désaccords.

Noureddine Taboubi a indiqué qu’il appellera les organisations nationales, principalement l’UTICA et l’UTAP, à présenter des solutions et des approches et à assumer leur responsabilité historique pour sauver le pays, expliquant que la Tunisie n’a pas besoin aujourd’hui de slogans mais d’action et de solutions.

Evoquant l’initiative que l’UGTT s’apprête à lancer, il a précisé qu’elle sera annoncée sitôt réunies les conditions de son succès. Il s’agit, a-t-il dit, de solutions et d’alternatives réalistes et réalisables, tenant compte des possibilités du pays et des particularismes de la situation dans les régions. L’initiative prendra une nouvelle forme incluant des « notes de travail » relatives à la situation économique et sociale, et proposant des solutions en prise sur la réalité, affirmant que la Tunisie a besoin de grandes réformes dans tous les domaines et avertissant que le maintien en l’état de la situation ne servira l’intérêt de nulle partie.

Il a enfin souligné la nécessité de trouver des solutions pour les régions défavorisées et marginalisées, gavées, depuis la Révolution, de promesses sans lendemain, réaffirmant le soutien de l’UGTT à toutes les revendications légitimes et les mouvements de protestation pacifiques, car l’UGTT est une organisation nationale qui assume son rôle national en toute responsabilité, a-t-il souligné.

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