Au 30 Juin 2024S, et selon le rapport des commissaires aux comptes sur ses états financiers semestriels, la Société Tunisienne des Marchés de Gros possède 42 chambres froides. Mais au lieu que ces chambres soient exploitées dans son objectif principal, elles ont été louées en tant que boxe d’emballages.
Les travaux de rapprochement ont cependant signalé l’absence de quelques équipements totalement amorties se rattachant aux chambres froides tel que condenseur avec deux ventilateurs, 12 motos compresseurs, réservoir de liquide, 42 caches, une armoire électrique, trois Bac d’eau et 14 ventilateurs. Où sont allés ces équipements, et pourquoi la Sotumag n’utilise-t-elle pas ses équipements pour les objets pour lesquels ils ont été créés par cette société qui gère le plus gros marché d’utilité publique ?
Les Commissaires aux comptes, disent ne pas pouvoir exprimer opinion au sujet de ces équipements manquant, certainement faute d’information données par le management de l’entreprise, dont les bénéfices ne sont pas sans impact direct sur le coût de la vie du consommateur tunisien, par le biais des redevances imposées sur tout ce qui passe dans ce marché.
Aucune information n’est, non plus, donnée auxcommissaires aux comptes sur la rubrique « Pharmacies et laboratoires conventionnés »,qui accusait au 30 juin 2024 un solde créditeur de 108 681 DT, et englobe pourtant plusieurs soldes non justifiés surtout en ce qui concerne les pharmacies.
- Plus de 20 ans après la confiscation, la Sotumag est toujours en justice
La Société continue d’engager les procédures légales nécessaires au recouvrement des créances dues par trois mandataires de vente figurant parmi les personnes concernées par la procédure de confiscation prévue par le décret-loi n° 2011-13 du 14 Mars 2011 portant confiscation d’avoirs et de biens meubles et immeubles. Ces créances s’élavent à 909 175 DT dont 851 251 DT non comptabilisées et ne sont pas par conséquent provisionnées.
La Société a entamé depuis l’année 2010 des travaux de construction d’une station de traitement et de valorisation de déchets. Toutefois, ces travaux figurant à l’actif pour une valeur de 2 899 416 DT sont suspendus et la station n’est pas encore entrée en exploitation. La subvention d’investissement versée par le ministère de l’environnement et d’autres organismes sous sa tutelle au profit de la Société pour une valeur de 1 946 500 DT figure parmi les capitaux propres, et n’a pas encore subi d’amortissement. Le 3 décembre 2019 un expert judiciaire a été désigné, après requête adressée au président du tribunal de première instance, pour effectuer le diagnostic de l’état actuel de cette station. Le rapport d’expertise a été communiqué au cours de l’exercice 2020.
La Sotumag a notifié en date du 13 Novembre 2020 la résiliation du contrat au représentant légal de la société chargée du projet et a demandé de mettre la station en sa possession. Cette dernière a notifié à la Sotumag une ordonnance de paiement et a entamé une action en justice devant le tribunal administratif pour l’annulation de la décision de résiliation.
En date du 24 Février 2022, le tribunal de première instance de Ben Arous a annoncé un jugement commercial qui met en cause l’ordonnance de paiement réclamé par la société chargée du projet. Ce jugement a été notifié pour cette dernière en date du 14 Juin 2022 qui a fait projeter l’affaire devant la cours d’appel. Suite au rapport envoyé par l’administrateur délégué en date du 30 Juin 2022, le gouverneur de Ben Arous a ordonné la société chargée du projet de quitter l’espace revenant à la Sotumag et occupé par cette dernière illégalement. Cette décision a été appliqué en date du 4 juillet 2022 et la Sotumag a récupéré définitivement la station. Le conseil d’administration estime que le coût de ce projet sera récupéré par les avantages économiques attendus de son exploitation.









Ce n’est pas un marché de gros, en 2024 ya pas mal de travaux à faire tout d’abord pourquoi chaque carré dois avoir son propre chambre froide pour mintenir ses produits agricoles, changer les chariot manuel par des chariots électriques, prendre +suin de la propreté du marché sanitairement le marché de gros est pourri