Des chiffres, dont beaucoup de pays rêveraient

Des chiffres, dont beaucoup de pays rêveraient

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Une équipe du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Luc Eyraud, s’est rendue à Cotonou du 24 octobre au 5 novembre 2019 pour discuter de la cinquième revue du programme économique et financier triennal soutenu par le FMI dans le cadre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) avec la République du Bénin. Le programme du Bénin soutenu par la FEC a été approuvé par le Conseil d’Administration du FMI en avril 2017. La FEC est un accord de prêt qui prévoit un engagement soutenu du programme à moyen et long terme en cas de problèmes prolongés de la balance des paiements.

À la fin de la mission, M. Eyraud a souligné que «les performances économiques récentes du Bénin restent bonnes en dépit d’un environnement extérieur moins favorable et de la fermeture de la frontière avec le Nigeria ». Ainsi, selon le FMI, le PIB réel devrait croître de 6,4 % en 2019, sous l’impulsion notamment des secteurs de l’agriculture et du transport. La croissance devrait s’accélérer en 2020 et rester soutenue à moyen terme, tirée par le dynamisme de la production cotonnière, des BTP et des activités portuaires. L’inflation des prix à la consommation, affectée par la forte production agricole, a suivi une tendance à la baisse de 1,4 % au cours des neuf premiers mois de 2019, par rapport à la même période un an auparavant. «On s’attend à ce qu’elle demeure bien en deçà du plafond régional de 3,0 % en 2019 et 2020. Le déficit budgétaire pour 2019 est estimé à 2,3 % du PIB », précise encore le communiqué du FMI.

Luc Fayard estime que «Les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par le FMI ont été très satisfaisants jusqu’à présent. Tous les critères quantitatifs de performance à fin juin 2019 et le repère structurel du programme à fin septembre ont été respectés ».

Les autorités béninoises et la mission du FMI se sont accordées sur les mesures du projet de budget 2020 afin d’atteindre les objectifs clés du programme. «Ces mesures devraient permettre au déficit budgétaire projeté de rester nettement inférieur à 3,0 % du PIB l’an prochain, conformément au critère régional ». Le FMI s’est même félicité des efforts prévus dans le budget pour mobiliser les recettes intérieures, ce qui permettra d’allouer davantage de ressources aux programmes de développement et de promouvoir une croissance inclusive.

Toujours satisfait du développement de la situation économique de ce pays de l’Afrique de l’Ouest, où les opérateurs tunisiens hésitent encore à s’y installer, il est vrai pas du tout encouragés par des autorités qui rechignent à le visiter, les «services du FMI ont noté avec satisfaction que le ratio de la dette publique se stabiliserait cette année et diminuerait en 2020, en raison de la discipline budgétaire soutenue et de la forte croissance économique. Le reprofilage de la dette en 2018 et l’émission d’euro-obligations en 2019 ont permis de réduire les coûts d’emprunt, de diversifier la structure de financement et d’allonger la maturité de la dette ». Puis le FMI d’alerter que «ces opérations peuvent aussi créer de nouvelles vulnérabilités qu’il est nécessaire de prendre en compte. Dans ce cadre, les services du FMI ont encouragé les autorités à continuer de renforcer leur cadre de gestion de la dette et se sont félicités de leur décision de mettre à jour la stratégie de gestion de la dette à moyen terme ».

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