Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), a déclaré, jeudi, sur les ondes de Radio Express Fm, que la dévaluation du dinar n’est pas à l’ordre du jour.
Evoquant le glissement de la monnaie nationale au début de ce mois (6-8 mai 2013), il l’a imputé à une forte demande de devises par plusieurs entreprises (Tunisiana, Steg…) laquelle demande a favorisé un déséquilibre entre l’offre et la demande, rappelant que le trend baissier de la monnaie nationale ne date pas, d’aujourd’hui et remonte à une dizaine d’années.
Il a ajouté qu’à court terme, la BCT, à défaut de recettes d’exportation significatives et de décaissement de crédits, est intervenue pour injecter des devises dans le marché et pour le stabiliser, vers le 10 mai.
A moyen et long termes, il s’agit, selon lui, de mettre en place un système de change flexible et incitatif aux exportations. L’ultime objectif étant de migrer vers la valeur réelle du Dinar, d’améliorer sa compétitivité de manière structurelle et de le mettre au service de l’économie.








