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mercredi 15 juillet 2020
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COVID-19 : Amnesty International appelle à arrêter les poursuites contre les blogueurs

L’Organisation Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à abandonner immédiatement les poursuites judiciaires engagées contre deux blogueurs ayant critiqué le gouvernement dans la gestion de la crise liée au Covid-19.

 » Les autorités tunisiennes doivent abandonner immédiatement les poursuites engagées contre un blogueur et une blogueuse qui ont osé critiquer la manière dont le gouvernement gère la pandémie de ovid-19 », a déclaré Amnesty International, mardi 21 avril 2020.

Anis Mabrouki, qui a publié, le 13 avril dernier sur sa page Facebook une vidéo montrant une foule rassemblée devant la municipalité fermée de Tebourba pour réclamer l’aide sociale promise par le gouvernement, a reçu des autorités une lettre de convocation après que le maire eut porté plainte contre lui.

 » Selon son avocat, Mohammed Ali Bouchiba, qui l’a accompagné au tribunal, Anis Mabrouki a comparu devant le procureur le 15 avril et a été inculpé de s’être « rendu coupable de bruit ou tapage de nature à troubler la tranquillité des habitants  » et d’avoir  » imputé à un fonctionnaire public des faits illégaux en rapport avec ses fonctions, sans en établir la véracité  ».

La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de La Manouba a rejeté la demande de remise en liberté dans l’attente de son procès déposée par ses avocats, et a fixé la date de la prochaine audience au 30 avril, précise Amnesty International.

 » La blogueuse et militante politique, Hajer Aouadi, a publié, quant à elle, le 12 avril sur sa page Facebook une vidéo dans laquelle elle relatait des informations qu’elle avait recueillies sur la corruption des autorités et la distribution insuffisante de denrées alimentaires de base au Kef. Dans sa vidéo, elle affirmait également qu’elle et son oncle avaient été agressés et menacés d’arrestation par la police locale quand ils étaient allés se plaindre de la corruption  », ajoute l’ONG. Ils encourent jusqu’à un an d’emprisonnement et une amende.

Amnesty dénonce le fait que Mohammed Ali Bouchiba et Hajer Aouadi soient sous le coup de plusieurs chefs d’accusation et rappelle que ces deux dernières années, les autorités ont engagé un certain nombre de poursuites pénales pour des motifs liés à la liberté d’expression.

 

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