Le secteur du cuir et de la chaussure traverse actuellement une phase de transition délicate, mais porteuse d’indicateurs positifs et de perspectives prometteuses pour retrouver sa place historique au sein du tissu économique national, a déclaré le directeur général du Centre national du cuir et de la chaussure, Riadh Benrjeb.
S’exprimant sur les ondes d’Express Fm, Il a souligné que le Centre s’efforce actuellement de suivre le rythme des transformations liées à la numérisation et à l’intelligence artificielle, notamment par l’intégration de machines intelligentes et d’équipements numériques aux différentes étapes de la production.
Il a fait remarquer que l’industrie traditionnelle du cuir et de la chaussure ne repose plus uniquement sur le savoir-faire artisanal, comme c’était le cas par le passé. Le secteur exige désormais de nouvelles compétences techniques, les fabricants recherchant des techniciens spécialisés dans l’utilisation d’équipements numériques et le pilotage de lignes de production intelligentes. Face à cette évolution, le centre met en place des programmes de formation et de qualification adaptés.
Le directeur général du Centre national du cuir et de la chaussure a révélé que le secteur continue d’enregistrer d’excellents résultats à l’exportation. Celles-ci ont atteint environ 2,1 milliards de dinars en 2025, soit un taux de couverture des importations de près de 167 %. Les produits tunisiens sont également bien présents sur les principaux marchés européens, tels que la France, l’Allemagne et l’Italie.
Il a ajouté que les premiers mois de 2026 ont également affiché des indicateurs positifs, permettant potentiellement d’atteindre près de 2,4 milliards de dinars d’exportations d’ici la fin de l’année. Il a souligné que de nombreux investisseurs étrangers, notamment italiens, considèrent toujours la Tunisie comme un pôle industriel majeur dans le secteur du cuir et de la chaussure, grâce à la qualité de la main-d’œuvre et à l’expertise accumulée au sein de l’industrie.








