AccueilLa UNEElyes Fakhfakh fait un deal et paie cash

Elyes Fakhfakh fait un deal et paie cash

ON l’avait un temps cru l’homme du président Kais Saïed. Le chef du gouvernement s’avère désormais être celui de Rached Ghannouchi. Les choses sont désormais claires et officielles. Ce n’est ni sa compétence, ni son charisme,  encore moins son programme, qui ont amené l’actuel chef de gouvernement Elyes Fakhfakh au pouvoir à la Kasbah. C’est juste un pacte, un deal jusque-là secret, avec le parti islamiste tunisien d’Ennahdha, qui l’y avait amené.

Et c’est ce même parti politique qui a levé le voile, certainement sur une partie seulement de ce pacte, par la voix d’Ali Larayedh [ar]. « C’est lors de la formation du gouvernement [Ndlr : d’Elyes Fakhfakh], qu’il a été convenu avec les partis que le Premier ministre devrait avoir des conseillers des partis formant le gouvernement, mais la crise de l’épidémie de Corona a retardé cela », a ainsi déclaré l’ancien chef de gouvernement d’Ennahdha au site Akher khabar online.

Et on comprendrait de cette déclaration, faite en rapport avec la nomination d’Oussama Ben Salem conseiller avec privilèges de secrétaire d’Etat, et d’Imed Hammami conseiller avec rang et privilèges de ministre, que les deux hommes d’Ennahdha, d’abord que sans cet accord, Fakhfakh n’aurait pas obtenu la confiance du parlement.

  • Déjà dans le gouvernement, Ennahdha met la main sur l’Administration

Des nominations, ou une intention de plusieurs autres nominations, qui sera, a priori contraire à la constitution. En effet, ministres ou secrétaires d’Etat sont d’abord votés par l’ARP, ce qui n’est pas le cas de ces conseillers-ministres, et qui devront prêter serment au service du pays. Et cela non plus ne sera pas le cas, en les mettant en liberté de servir leurs partis et non plus le pays. On comprend ensuite que ces nominations ne seront certainement pas les seules.

On ne s’étonnera pas non plus que l’actuel chef du gouvernement soit même allé jusqu’à déléguer certains de ses pouvoirs au 2ème pilier de son gouvernement qu’est Mohamed Abbou [ar]. Fera-t-il pareil avec les deux autres ministres d’Etat d’Ennahdha ? Quelles autres de ses prérogatives leur déléguera-t-il ? Tout cela aussi faisait-il partie du deal ? Qu’y a-t-il encore dans ce deal ? Combien d’autres ministres, et lesquels, seront-ils ou sont déjà affublés de tels « conseillers » ? Elyes Fakhfakh compte-t-il en parler à ceux qu’il gouverne au nom d’un parti islamiste à qui il n’a jamais fait  complètement confiance ? Son président était-il au courant de ce deal ?

Ces questions se posent non pas par volonté d’éradication à l’encontre d’Ennahdha, comme voudrait le faire croire Ali Larayedh, mais sur la base de chiffres. En effet, selon les résultats du baromètre politique réalisé par Sigma Conseil durant la période du 15 au 18 avril de cette année, le président et fondateur du mouvement islamiste tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi est lanterne rouge en matière de confiance. 63% des Tunisiens affirment qu’ils n’ont aucune confiance dans cette personnalité politique.

Pour Emrhod Consulting qui faisait sondage le 22 avril 2020, Rached Ghannouchi n’aurait eu que 1 % de confiance, et son parti 7,4 %, selon un autre sondage réalisé en février 2020 aussi. Mais pourquoi s’étonner ? Elyes Fakhfakh est lui-même issu d’un parti presque disparu !

Entretemps, et dans la foulée de la crise du Coronavirus, ce dernier n’oublie pas ses « promesses » à son mentor politique et le paie cash, avec pour l’instant 2 conseillers, ministres sans portefeuille, donnant ainsi libre cours à Ennahdha pour  placer ses hommes.

  • Ennahdha, parti mal-aimé mais béni par Fakhfakh, part à la reconquête, transport et santé en premier

Déjà, le ministre du Transport et de la logistique a commencé à placer les hommes d’Ennahdha à la tête de plus d’une entreprise. A l’OMMP, gestionnaire de toutes les entrées maritimes du pays, c’est un ancien amnistié du parti islamiste tunisien. Mahmoud Bouziri travaillait chez l’armateur Maersk, un opérateur danois qui est toujours en bisbille avec justement l’OMMP. A la CTN, s’est aussi un proche d’Ennahdha, et qui avait aussi été directeur financier du même Maersk, avant de devenir le DG de son antenne tunisienne. Des coïncidences, un peu étranges !

On ne sait pas encore qui le ministre mettra à l’ATT dont il vient de déloger le Pdg, ni qui il mettra à l’OACA, à la DG de l’aviation civile, également dans le viseur, tout comme le secrétaire général de Tunisair au Pdg de laquelle il aurait vainement proposé d’autres noms.

Bien avant lui, Abdellatif Mekki, « Covidi-19 superstar », avait déjà éloigné le Docteur Chokri Hammouda, l’homme de la lutte anti-coronavirus et l’avait remplacé par un adepte d’Ennahdha, Mohamed Chaouch qui était chargé du Hajj au ministère de la Santé.

ON l’avait un temps cru l’homme du président Kais Saïed. Le chef du gouvernement s’avère désormais être celui de Rached Ghannouchi. Les choses sont désormais claires et officielles. Ce n’est ni sa compétence, ni son charisme,  encore moins son programme, qui ont amené l’actuel chef de gouvernement Elyes Fakhfakh au pouvoir à la Kasbah. C’est juste un pacte, un deal jusque-là secret, avec le parti islamiste tunisien d’Ennahdha, qui l’y avait amené.

Et c’est ce même parti politique qui a levé le voile, certainement sur une partie seulement de ce pacte, par la voix d’Ali Larayedh [ar]. « C’est lors de la formation du gouvernement [Ndlr : d’Elyes Fakhfakh], qu’il a été convenu avec les partis que le Premier ministre devrait avoir des conseillers des partis formant le gouvernement, mais la crise de l’épidémie de Corona a retardé cela », a ainsi déclaré l’ancien chef de gouvernement d’Ennahdha au site Akher khabar online.

Et on comprendrait de cette déclaration, faite en rapport avec la nomination d’Oussama Ben Salem conseiller avec privilèges de secrétaire d’Etat, et d’Imed Hammami conseiller avec rang et privilèges de ministre, que les deux hommes d’Ennahdha, d’abord que sans cet accord, Fakhfakh n’aurait pas obtenu la confiance du parlement.

  • Déjà dans le gouvernement, Ennahdha met la main sur l’Administration

Des nominations, ou une intention de plusieurs autres nominations, qui sera, a priori contraire à la constitution. En effet, ministres ou secrétaires d’Etat sont d’abord votés par l’ARP, ce qui n’est pas le cas de ces conseillers-ministres, et qui devront prêter serment au service du pays. Et cela non plus ne sera pas le cas, en les mettant en liberté de servir leurs partis et non plus le pays. On comprend ensuite que ces nominations ne seront certainement pas les seules.

On ne s’étonnera pas non plus que l’actuel chef du gouvernement soit même allé jusqu’à déléguer certains de ses pouvoirs au 2ème pilier de son gouvernement qu’est Mohamed Abbou [ar]. Fera-t-il pareil avec les deux autres ministres d’Etat d’Ennahdha ? Quelles autres de ses prérogatives leur déléguera-t-il ? Tout cela aussi faisait-il partie du deal ? Qu’y a-t-il encore dans ce deal ? Combien d’autres ministres, et lesquels, seront-ils ou sont déjà affublés de tels « conseillers » ? Elyes Fakhfakh compte-t-il en parler à ceux qu’il gouverne au nom d’un parti islamiste à qui il n’a jamais fait  complètement confiance ? Son président était-il au courant de ce deal ?

Ces questions se posent non pas par volonté d’éradication à l’encontre d’Ennahdha, comme voudrait le faire croire Ali Larayedh, mais sur la base de chiffres. En effet, selon les résultats du baromètre politique réalisé par Sigma Conseil durant la période du 15 au 18 avril de cette année, le président et fondateur du mouvement islamiste tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi est lanterne rouge en matière de confiance. 63% des Tunisiens affirment qu’ils n’ont aucune confiance dans cette personnalité politique.

Pour Emrhod Consulting qui faisait sondage le 22 avril 2020, Rached Ghannouchi n’aurait eu que 1 % de confiance, et son parti 7,4 %, selon un autre sondage réalisé en février 2020 aussi. Mais pourquoi s’étonner ? Elyes Fakhfakh est lui-même issu d’un parti presque disparu !

Entretemps, et dans la foulée de la crise du Coronavirus, ce dernier n’oublie pas ses « promesses » à son mentor politique et le paie cash, avec pour l’instant 2 conseillers, ministres sans portefeuille, donnant ainsi libre cours à Ennahdha pour  placer ses hommes.

  • Ennahdha, parti mal-aimé mais béni par Fakhfakh, part à la reconquête, transport et santé en premier

Déjà, le ministre du Transport et de la logistique a commencé à placer les hommes d’Ennahdha à la tête de plus d’une entreprise. A l’OMMP, gestionnaire de toutes les entrées maritimes du pays, c’est un ancien amnistié du parti islamiste tunisien. Mahmoud Bouziri travaillait chez l’armateur Maersk, un opérateur danois qui est toujours en bisbille avec justement l’OMMP. A la CTN, s’est aussi un proche d’Ennahdha, et qui avait aussi été directeur financier du même Maersk, avant de devenir le DG de son antenne tunisienne. Des coïncidences, un peu étranges !

On ne sait pas encore qui le ministre mettra à l’ATT dont il vient de déloger le Pdg, ni qui il mettra à l’OACA, à la DG de l’aviation civile, également dans le viseur, tout comme le secrétaire général de Tunisair au Pdg de laquelle il aurait vainement proposé d’autres noms.

Bien avant lui, Abdellatif Mekki, « Covidi-19 superstar », avait déjà éloigné le Docteur Chokri Hammouda, l’homme de la lutte anti-coronavirus et l’avait remplacé par un adepte d’Ennahdha, Mohamed Chaouch qui était chargé du Hajj au ministère de la Santé.

Politiquement diminué lors des dernières législatives, et n’ayant pas pu ajouter l’Exécutif au Législatif, le mouvement Ennahdha tente de prendre le pouvoir par la racine, en prenant en main l’Administration pour en faire l’outil de prise du pouvoir de tout le pays. Le tout, avec la bénédiction du chef du gouvernement !

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