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Entre l’Administration américaine et Saied, « business as usual » malgré les pressions US et autres !

La proclamation de l’état d’exception par le président de la République, Kais Saied, et les mesures y rattachées, aussi  largement décriées, soient-elles à l’intérieur comme à l’extérieur de la Tunisie, ne semblent pas avoir poussé l’administration Biden à  aller au bout d’une logique « punitive » voulue et même exigée par des parlementaires américains. En lieu et place, la Maison blanche et le Département d’Etat optent pour des pressions exclusivement diplomatiques, en dépêchant à Tunisie toutes sortes d’émissaires, investis de la mission d’inciter le chef de l’Etat tunisiens  à mettre fin aux effets induits des décisions du 25 juillet, à savoir le limogeage du chef du gouvernement, pour se hâter de lui trouver un successeur et restaurer la Représentation nationale  dont l’Assemblée de représentants du peuple (ARP) a été suspendue, et les députés congédiés et privés d’immunité.

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Selon toute vraisemblance, c’est le maximum que l’Exécutif américain donne l’impression de vouloir demander. Bien plus, il maintient en l’état ses mécanismes de coopération  à maints égards , surtout par le truchement de ses agences de développement, l’USAID et la MCC ( Millenium  Challenge Corporation).

D’après le site Africa Intelligence, les deux institutions ont continué à mettre en œuvre leurs programmes en Tunisie, imperturbables qu’elles étaient de s’y livrer,  sans se ressentir de la situation politique du pays, ni de l’absence d’un gouvernement constitué. Le 10 septembre, l’USAID a déboursé la somme de 11,5 millions de dollars à son bras séculier en Tunisie Chemonics qui a mission d’administrer les programmes destinés à l’appui  des petites et moyennes entreprises, à la reprise du secteur du tourisme et au soutien aux réformes fiscales et administratives.

Pour sa part, la MCC a décaissé, au cours du mois d’août  denier, la deuxième tranche de financement à Norda Stelo, la société d’ingénierie canadienne qui avait contribué, l’année dernière, à la mise en œuvre du projet de modernisation du Port de Radès. Il s’agit d’une réalisation hautement stratégique du principal port du pays  constamment mis à mal par des problèmes de gouvernance et de querelles politiques et syndicales.

MCC, redressant la barre, envisage d’injecter 330 millions de dollars  aux fins de la modernisation du port, en  posant au titre de son investissement la condition qu’il soit fait appel à un partenaire étranger pour la gestion du port en association avec l’entreprise publique, la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM).

La coopération sécuritaire aussi

La coopération tuniso-américaine n’a pas été interrompue non plus dans le domaine de la sécurité malgré l’absence du ministre de la Défense du côté tunisien, laquelle bloque nombre de commandes d’équipements américains, notamment celles portant sur l’achat  de drones d’observation. Le Département de la Justice s’emploie,  à travers un vieux projet, de fournir de ballons de surveillance captifs, alors que le Département d’Etat poursuit le financement de la construction de l’académie de police d’Enfidha par  l’entreprise turque Bozdemir. S’y ajoute l’annonce, le 1er septembre, d’un contrat portant sur la rénovation de l’académie de la Garde nationale d’Oued Zarga.

Tous ces projets administrent la preuve que l’Administration n’est pas près de céder face aux pressions exercées par de nombreux politiciens américains,  dont  des Démocrates en la personne d’Ilhan Omar et de Chris Murphy, qui s’y emploient avec constance sans arriver à changer la ligne et la politique de l’Exécutif américain. Du moins pour le moment.

On rappelle, à cet égard que des sénateurs américains ont discuté la possibilité d’arrêter de fournir des dons à la Tunisie. Chris Murphy a même  menacé d’arrêter d’accorder des dons à la Tunisie en raison de l’échec du président Kais Saied à former un nouveau gouvernement après le gel du parlement.

« Le président tunisien a déclaré l’état d’exception qui doit prendre fin rapidement », a déclaré Murphy aux journalistes à, l’issue d’une rencontre avec Saïed. « Nous avons passé environ deux heures et demie avec le président à parler des préoccupations des États-Unis concernant la réticence du président à former un nouveau gouvernement et à mettre fin à l’état d’urgence. J’ai fait comprendre au président qu’il est très difficile pour le Congrès des États-Unis de continuer à fournir de l’aide à la Tunisie si cette crise persiste », aurait-il, par ailleurs, indiqué

Murphy rappelle que le Sénat avait approuvé une aide américaine de 197 millions de dollars, proposée par l’administration Biden à la Tunisie. Et ce, à la date du 23 juillet dernier, soit deux jours avant l’annonce de  Saïed de geler l’ARP. Murqhy a rappelé que l’administration de Biden a envoyé une délégation au président Saïed pour le sommer de désigner un chef du gouvernement.

1 COMMENTAIRE

  1. Pourquoi les décisions du 25 juillet du Chef de l’Etat ?
    Réponse : Compte tenu des réclamations du peuple tunsien qui ont manifesté dans les régions, le Chef de l’Etat a constaté que l’ancien chef du gouvernement a montré ses limites dans la gestion des affaires politiques, sociales, économique et de la santé ainsi que sa trahision vis à vis de KS, il a aussi remarqué son laxisme au niveau des corrompus et particulièrement certains députés croompus, opportunistes, criminels se comportant comme des bandits au sein de l’assemblée (Parti El Karama à leut tête Makhlouf Affes,…, filiale du parti Ennahdha,..), une honte pour notre pays, la descente aux enfers de la Tunisie gouvernée par des islamistes depyis plus de 10 ans ayant commis des crimes d’assassinats envers des députés, de la garde nationale, des soldats et des citoyens innocents, et ont envoyés des jeunes pour le Djihed dans les zones de conflits (en Syrie , et à Daiech)après leur formation dans les hauteurs du pays, Ils ont inodé l’administration tunisienne (fonction publique) par des recrutements à la pelle d’Ennahdha n’ayant aucune expérience ni diplômes, le Chef de l’Etat a été obligé suite aux revendications et soulèvement du peuple tunsien dans les régions deprendre les décisions du 25 juillet 2021 pour mettre fin à cette situation qui a duré plus de 10ans et sauver ce qu’il y a à sauver afin d’éviter la guerre civile dans le pays. Une décisio qui a été accepté par la majorité des tunisiens avec applaudissement et joie.
    Maintenant, le Chef de l’Etat KS doit dissoudre le plus vite possible l’assemblée , nomme un chef de gouvernement qui doit choisir son équipe de ministres (gouvernement restreint provisoir), organiser des élections anticipées bien contrôlées pour une future assemblée propre. L’organisatnn des élections anticipées doit tenir compte d’un ensemble de critères d’éligibilité pour mettre un blocage aux corrompus, voleurs et à l’islame politique car les électeurs tunisiens n’ont passuffisemment d’informations sur les candidats et surtout que le journalisme tunsien est encore au stade d’amateuralisme ou corrompu par des partis recevant l’argent de l’extérieur.
    C’est dans ce cadre que le Chef d’Etat doit opérer par étape et rapidement si non l’ennemi traître va et metre en difficulté pour revenir à la situation d’avant le 25 juillet 2021. Ces ennemis ont beaucoup d’argent à l’extérieur et qui sont soumis au service de Erdogan et de Qatar, peut être à d’autres …. influences. Avec l’argent sale, ils peuvent acheter même l’influence des sénateurs américains opportunistes dans le réseau des baileurs de fonds.
    Monsieur le Président, Faites vite votre programme et annone le publiquement selon une feuille de route et un agenda pour calmer l’intérieur et l’extérieur.

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