Le syndicat de base des professionnels du taxi individuel a tenu, ce lundi 19 mai, une grève des taxis dans les gouvernorats du Grand Tunis.
Nader Kazdaghli, président du syndicat, a précisé, au micro d’Expresso, que le mouvement bénéficie du soutien de l’Union tunisienne du taxi individuel, du Syndicat national pour la défense du taxi individuel, ainsi que du Syndicat général du taxi individuel.
Il a expliqué que cette grève intervient en réaction à l’absence de réponse du ministère du Transport aux revendications du secteur, notamment l’augmentation du tarif du compteur, la prise en compte du bulletin n°3 lors du renouvellement des documents administratifs, ainsi que la participation du syndicat à la mise à jour de la loi n°33, relative au transport public régulier et irrégulier.
Il a également évoqué la nécessité de réguler l’usage des applications mobiles, soulignant que l’orientation vers ces plateformes s’est faite tardivement, et que la priorité reste le compteur.
Il a précisé que le recours de nombreux chauffeurs à ces applications découle de la faiblesse des tarifs du compteur, et a proposé la réalisation d’une étude visant une revalorisation tarifaire structurée plutôt que des hausses arbitraires. Il a suggéré que ces augmentations soient périodiques, tous les deux ou trois ans, afin d’éviter les déséquilibres.
Il a regretté que les augmentations du tarif ne soient appliquées qu’après des protestations, et a détaillé les difficultés rencontrées par les chauffeurs de taxi face à la hausse des coûts et au coût de la vie, allant jusqu’à dire que certains sont allés en prison ou ont renoncé au mariage.
Kazdaghli a qualifié le taxi individuel de secteur marginalisé et déficitaire, notant que la grève a démarré avec un fort taux de participation.








