Le gouvernement israélien divisé est tombé tôt mercredi, ouvrant la voie aux quatrièmes élections du pays en moins de deux ans et soulevant une menace sans précédent au long règne du premier ministre Benyamin Nétanyahou.
Ce dernier, qui a l’habitude de présenter ses opposants comme de faibles gauchistes, se retrouve confronté à un trio d’anciens collaborateurs mécontents, eux aussi des tenants de la ligne dure, qui sont dirigés par un législateur populaire ayant récemment claqué la porte du Likoud, le parti du premier ministre.
Que Nétanyahou réussisse ou non à repousser ces adversaires, Israël est presque certain d’être dirigé par un politicien de droite opposé aux concessions à l’égard des Palestiniens, ce qui amenuise les espoirs d’une relance des pourparlers de paix sous l’égide de l’administration de Joe Biden aux États-Unis.
Les perspectives du bloc de centre gauche semblent pires que lors des précédentes élections en raison de la désastreuse alliance de son leader, le ministre de la Défense Benny Gantz, avec Nétanyahou. Gantz a perdu le soutien d’une grande partie de sa base et le bloc s’est retrouvé sans dirigeant.








