Le président Isaac Herzog pourrait soumettre au Premier ministre Benjamin Netanyahu une proposition d’accord de plaidoyer ou un arrangement conditionnel qui mettrait fin à son procès pour corruption en cours, rapportent les médias hébraïques, après avoir reçu plus tôt dans la journée la demande de grâce du Premier ministre.
Plutôt que d’accepter ou de rejeter catégoriquement la demande de Netanyahu, la chaîne 12 rapporte que Herzog pencherait pour une réponse du type « Oui, mais… » et proposerait au Premier ministre un accord conditionnel, impliquant potentiellement la reconnaissance de fautes, des limitations de l’activité politique future de Netanyahu ou d’autres conditions.
Ce changement intervient alors que des sources décrivent un récent assouplissement de la position de Herzog concernant l’idée de mettre fin au long procès pour corruption par le biais d’un cadre convenu.
Le rapport note qu’il est difficile d’imposer un retrait de la vie politique lorsqu’il s’inscrit dans le cadre d’un accord de plaidoyer, comme l’ont prouvé les dernières années l’accord conclu en 2021 par le chef du parti Shas, Aryeh Deri, qui l’obligeait à reconnaître des infractions fiscales et à démissionner de la Knesset.
Après que la Haute Cour de Justice a statué que Deri ne pouvait pas occuper un poste au sein du cabinet de Netanyahu car il avait donné l’impression au tribunal de première instance de Jérusalem, lors de la négociation de plaidoyer, qu’il se retirait définitivement de la vie publique, le chef du Shas a affirmé qu’il ne l’avait jamais fait.
Pour éviter qu’un problème similaire ne se reproduise, la chaîne 12 indique que Herzog pourrait envisager d’accorder une grâce conditionnelle, ou une grâce qui serait invalidée si le premier ministre en violait les termes.
De même, la chaîne de télévision publique Kan rapporte que, tandis qu’Herzog examine la demande de Netanyahu, il s’efforcera également de relancer les négociations en vue d’un accord de plaidoyer.
Un tel accord exigerait que le Premier ministre plaide coupable, ce qu’il n’a pas manifesté comme étant disposé à faire dans sa demande à Herzog.
Il faudra probablement plusieurs semaines à Herzog pour soumettre sa réponse à Netanyahu sur ce sujet.
Un communiqué publié par la présidence dément ces informations, affirmant que Herzog n’a pas encore abordé la question. Il précise que Herzog sollicite d’abord un avis juridique sur la demande, vraisemblablement auprès du parquet, sans toutefois le préciser.








