Karim Krifa, membre du comité de défense de Abir Moussi, a indiqué que cette dernière a été condamnée à 16 mois de prison suite à une plainte déposée par l’Instance électorale, en vertu du décret 54, précisant que la durée de la peine est désormais purgée.
Il a précisé, au micro de Midi Express, mardi 27 mai 2025, que tous les mandats de dépôt émis à son encontre dans les différentes affaires ont expiré, ce qui signifie qu’Abir Moussi aurait dû être libérée hier à minuit.
Il a estimé que Moussi est actuellement détenue de manière arbitraire.
Et d’ajouter que l’objectif est d’écarter Abir Moussi de la vie politique et de l’empêcher de participer aux prochaines échéances électorales… Abir Moussi est innocente de toutes les accusations portées contre elle. »
Il a aussi mentionné l’existence d’une autre affaire avec l’Instance électorale, regrettant l’absence d’unification de la jurisprudence, ajoutant : « Nous attendions depuis le début son acquittement… ».
Krifa a précisé que plusieurs correspondances ont été envoyées à différentes parties pour les alerter sur le fait qu’une femme tunisienne, présidente de parti, est détenue à la prison de Mornaguia, en attente de sa libération. Il a averti que le maintien de cette situation nuit à l’image de la Tunisie, de la justice et des institutions de l’État.
Et d’ajouter qu’il n’y a aucune réponse officielle concernant la situation d’Abir Moussi en prison, sa santé est très fragile, et en cas de complication, qui en portera la responsabilité ?








