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La LTDH craint un retour en arrière en matière de droits et libertés

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La Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) s’est félicitée des acquis enregistrés, en Tunisie, en matière de droits et libertés, mais a dit craindre, en contrepartie, un retour en arrière vu le nombre important de violations des libertés publiques et individuelles.
Dans un texte publié, lundi, en célébration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la LTDH a indiqué avoir noté la multiplication des cas de torture et des pratiques inhumaines qui portent atteinte à la dignité humaine.
Elle invite les autorités concernées à assumer leurs responsabilités et à respecter leurs engagements nationaux et internationaux dans ce sens.
La LTDH a ajouté avoir observé une recrudescence des agressions contre les journalistes lors de l’exercice de leur mission et des violences contre les manifestants en usant de la force, ainsi que des atteintes au droit de rassemblement et de manifestation pacifiques.
Elle a, dans ce sens, mis en garde contre l’amendement du décret-loi portant organisation des associations qui, selon elle, porterait atteinte à la liberté d’organisation et de création d’association.
La LTDH a, en outre, exprimé son inquiétude envers les atteintes enregistrés contre les homosexuels et des poursuites judiciaires dont ils font l’objet en vertu de l’article 230 du Code pénal qui criminalise l’homosexualité, appelant au retrait de cet article et à l’annulation de la pratique du test anal.
Elle a appelé les autorités à garantir les droits économiques et sociaux stipulés dans la Constitution, dont en premier le droit syndical et le droit à la grève, et à mettre en place des textes de loi en harmonie avec la Constitution et les pactes et conventions internationaux.
Ces textes doivent respecter les droits humains et les libertés et lutter contre l’impunité des auteurs de violations des droits de l’Homme.
La LTDH a appelé à hâter la mise en place des instances constitutionnelles indépendantes, dont la Cour constitutionnelle, et à choisir leurs membres loin des tiraillements politiques et des quotas partisans.
D’autre part, la LTDH a appelé au retrait du projet de loi relatif à la répression des agressions contre les forces porteuses d’armes.
Elle a insisté sur la nécessité de soutenir le processus de justice transitionnelle.
La Ligue des droits de l’Homme a, par ailleurs, appelé à traiter avec le plus grand sérieux avec les nouvelles données présentées par le collectif de défense des martyrs Belaid et Brahmi.
Pour leur part, les services de la Relation avec les Instances constitutionnelles et la Société civile et des Droits de l’Homme auprès de la Présidence du gouvernement ont publié une déclaration dans laquelle ils soulignent que la Tunisie est déterminée à renforcer le dispositif des droits de l’Homme, tant sur le plan législatif et que dans la pratique, et à consolider les mécanismes de protection et de défense des droits humains.
Il s’agit aussi de lutter contre toutes les formes de discrimination, d’exclusion et de marginalisation, lit-on dans le texte de la déclaration signée par le ministre chargé de la Relation avec les Instances constitutionnelles et la Société civile et des Droits de l’Homme, Mohamed Fadhel Mahfoudh.

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