Il ne porte pas le nom du dieu grec de la mer pour rien. Poséidon, la prochaine arme nucléaire russe, promet de décimer les villes côtières. Officiellement un UUV (pour unmanned underwater vehicle, autrement dit un drone sous-marin) dans le jargon, il s’agit d’un croisement entre une torpille et un drone. Une fois muni d’ogives nucléaires, Poséidon serait capable de générer des vagues radioactives aux effets catastrophiques, explique Popular Mechanics.
Les analystes estiment que ce drone sous-marin pourrait porter une ogive de deux mégatonnes. Ce qui le rendrait cent fois plus destructeur que les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, qui faisaient respectivement 0,015 et 0,021 mégatonnes. Le président russe Vladimir Poutine avance que Poséidon pourra créer des tsunamis radioactifs. Les experts restent quant à eux divisés sur la puissance réelle de ces vagues.
Poséidon a en tout cas franchi une étape majeure en ce mois d’octobre 2025. Comme le rapporte Reuters, c’est la première fois que le drone-torpille a pu être projeté, dans le cadre d’un test, depuis un sous-marin lanceur d’engins. Vladimir Poutine s’en est vanté lors d’une visite au chevet de soldats russes blessés sur le front ukrainien: il n’y a aucun moyen d’arrêter Poséidon. Cet UUV serait aussi «plus rapide que tous les navires modernes». Selon les experts, il peut atteindre 185 km/h.








