La Tunisie possède tous les atouts nécessaires pour devenir une porte d’entrée économique vers le continent africain, a assuré le président du Conseil d’affaires tuniso-africain, Anis Jaziri, soulignant toutefois souligner que plusieurs problèmes structurels continuent d’entacher la réalisation de cet objectif, notamment la faiblesse du système logistique et la nécessité de réformer le code des taux de change.
Intervenant sur Express Fm, il a insisté sur le fait que les entreprises tunisiennes bénéficient d’une expertise et de compétences reconnues internationalement, comme en témoigne leur présence croissante sur les marchés africains. Actuellement, plus de 160 entreprises tunisiennes sont implantées en Côte d’Ivoire. Elles participent également régulièrement à des salons économiques et commerciaux dans plusieurs pays africains afin de promouvoir les produits tunisiens, notamment dans les secteurs de l’artisanat traditionnel et des services.
Le président du Conseil d’affaires tuniso-africain a expliqué qu’il est impossible d’attirer des investissements majeurs sur le continent africain sans des liaisons aériennes et maritimes régulières et efficaces. Il a souligné l’importance d’accélérer la réalisation de grands projets stratégiques, tels que le port en eau profonde d’Enfidha, le développement de l’aéroport d’Enfidha et la route transsaharienne reliant la Tunisie, la Libye et le Niger, compte tenu du rôle crucial que jouent ces projets pour connecter la Tunisie à son arrière-pays africain et la transformer en un hub régional pour le commerce et l’investissement.
Enfin, Anis Jaziri a insisté sur le fait que la réforme du Code des changes est une condition préalable pour encourager les investisseurs tunisiens à s’implanter en Afrique, ainsi que pour attirer les investisseurs étrangers souhaitant utiliser la Tunisie comme plateforme de transit vers le continent africain.








