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La Tunisie met le cap sur l’énergie solaire dans les bâtiments et édifices publics

Les dépenses de  développement dans la loi de finances pour 2022  sont estimées à 229 MDT et seront affectées au soutien des secteurs industriel et énergétique, selon le rapport sur le budget de l’Etat pour l’année 2022 dans le domaine de l’industrie, de l’énergie et des mines.

D’après le  même document, la Tunisie s’attellera en 2022 à adopter un programme d’utilisation de l’énergie photovoltaïque dans les bâtiments et édifices publics, un  projet qui s’inscrit dans le cadre du processus d’encouragement à la production nationale d’énergie électrique par l’adoption de l’énergie solaire dans les bâtiments  appartenant à des établissements publics, notamment des établissements publics de santé et des établissements universitaires, en les connectant  au réseau. 

Ceci est de nature à réduire la demande de ces structures en énergie électrique auprès de la Société Tunisienne d’Electricité et de Gaz, dégraissant ainsi  leur facture de consommation d’énergie électrique.

Les besoins des paiements proposés pour l’année 2022 sont estimés à 9,7 MDT  à financer par un prêt extérieur accordé par la Banque Allemande de Développement au titre de  la première tranche du coût total du projet estimé à environ 112 MDT.

Dans le rapport sur le budget de l’Etat 2022 , le gouvernement a révélé ses prévisions en matière de production d’hydrocarbures, indiquant que celle-ci atteindra 2,222 millions de tonnes de pétrole brut et 2,268 millions de tonnes de gaz équivalent  pétrole, tandis que le volume de consommation de pétrole  et de  gaz naturel s’élèvera à 5,778 millions de tonnes, soit 1,6 % de plus que prévu.

Le rapport indique également que la consommation de produits pétroliers finis évoluera d’environ 0,7% en 2022 par rapport aux estimations prévues pour l’année 2021, tandis que la Tunisie importera 2,944 millions de tonnes de produits pétroliers prêts à l’emploi, contre 2,905 millions de tonnes pour l’année 2021.

D’autre part, l’approvisionnement en gaz algérien augmentera de 7,6% en 2022 pour atteindre 2,696 millions de tonnes, en plus du paiement d’un prêt saoudien de 120 millions de dinars à Aramco en échange de l’achat de produits pétroliers et du rachat de 100 millions de dinars de  produits de la Société tunisienne des industries de raffinage au titre de la subvention complémentaire d’appui au titre de l’année 2018.

L’Etat a alloué 2,8 milliards de dinars à décaisser sous la forme d’une subvention de 1,2 milliard de dinars à la Société tunisienne des industries de raffinage et 1,6 milliard de dinars à la Société tunisienne d’électricité et de gaz.

Une manière d’éponger les dettes de la  STEG !

En effet, la Société Tunisienne d’Electricité et de Gaz (entreprise publique) se trouve dans une situation critique, en proie à des déséquilibres financiers dus à l’accumulation de ses dettes ces dernières années, s’élevant à environ 2470 millions de dinars, dont 1100 millions de dinars appartiennent à des clients ordinaires, avec un taux variant entre 40 et 45 % du total des dettes.

Le reste des dettes de la  STEG se répartit entre 90 millions de dinars auprès des industriels, plus de 200 millions de dinars auprès des communes, auxquels s’ajoutent 539 millions de dinars auprès des établissements publics et 370 millions de dinars auprès des ministères, établissements et autres institutions de l’Etat, jusqu’au fin octobre 2021.

Il est à noter que le rapport budgétaire de la Tunisie pour 2022 a estimé les besoins de financement nécessaires pour le système des hydrocarbures, de l’électricité et du gaz en 2022 à 5,1 milliards de dinars tunisiens.

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1 COMMENTAIRE

  1. C’est une bonne nouvelle. Cependant la Tunisie a formé d’excellents experts en efficacité énergétique (Architectes et Ingénieurs) pour intervenir par leurs audits et conseiller l’administration publique sur la réduction du besoin de l’énergie avant sa production et sa consommation.
    Ces experts, très mal utilisés par leur pays, constituent un investissement mal rentabilisé et une importante énergie humaine renouvelable gaspillée.
    Les appels d’offres des moins disant, fait perdre à la collectivité les meilleurs prestataires de service.
    Les compétences humaines sont à recycler et à mettre régulièrement à jour pour assurer la meilleure qualité des services en réduisant le temps et donc les honoraires des prestations.
    Avant d’installer des capteurs, il faut d’abord auditer énergétiquement les bâtiments, travailler l’intégration urbaine et architecturale des équipements à mettre sur les toits.
    Un travail d’intégration urbaine et architecturales est à chercher et des systèmes d’isolation thermique et d’étanchéité à l’air et à l’eau sont à concevoir puis à exécuter.
    Il est à remarquer que l’usage de l’enduit de plâtre à l’intérieur est plus efficace que celui de ciment et permet d’avoir un espace chauffé un peu plus rapidement. Ce matériau en abondance en Tunisie demande une température de cuisson entre 150°c et 400°c alors qu’elle est de 1000 °c pour la chaux vive et de 1450°c pour le ciment.
    Nous avons en Tunisie une Agence Nationale pour la Maitrise de l’Energie qui a vu le jour aux années 70-80 (sous d’autres appellations). Elle est énergétique et peu énergivore. Elle compte un nombre d’ingénieurs bosseurs et compétents (malheureusement pas d’architectes parmi eux). Cependant, il est temps que parmi les énergies renouvelables disponibles en Tunisie, il est vraiment temps de prendre au sérieux les gisements des énergies humaines. En effets, nous avons d’énormes quantités de têtes pleines qu’il faut bien faire (remodeler et adapter) pour les mettre au service du pays. Donc leur maintenance par le recyclage et la mise à haut niveau international est une impérative pour assurer la sécurité intégrale du pays.
    Les précieux conseils des experts, neutres, compétents et honnêtes, peuvent prévenir les dérapages et garantir le bien-être et la sécurité de leurs peuples. Le cap sur l’énergie solaire doit développer nos industries et faire travailler les jeunes et moins Tunisiens pour concevoir, améliorer, fabriquer, vendre et recycler les capteurs solaires pour l’ECS et pour les photovoltaïques.
    Une Bonne gérance de nos ressources est en elle-même une efficacité dans l’usage de nos énergies classiques et renouvelables.

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