Les pays du Grand Maghreb et de l’Afrique du Nord ont une agriculture développée et même ceux qui n’ont pas une autosuffisance peuvent importer les produits de base, a estimé l’universitaire, Hamadi Tizaoui, sur les ondes d’Express fm.
On ne peut pas parler de famine en Tunisie en raison de la possibilité de varier les sources d’approvisionnement, a-t-il affirmé, soulignant que dans l’hypothèse où la guerre se poursuivrait, l’Europe serait contrainte de revoir sa politique agricole.
Quant à la dépendance alimentaire de la Tunisie, Tizaoui a précisé que la moitié des besoins du pays en blé tendre,40% du blé dur ainsi que 60% des besoins du pays en orge sont importés.
La Tunisie est un pays exportateur de l’huile d’olive, de produits maritimes et d’ agrumes. Et pourtant, elle importe des produits de base stratégiques et vitaux comme les céréales.
Et d’ajouter que la Tunisie ne peut pas atteindre l’autosuffisance en céréales pour des raisons climatiques, soulignant que le secteur est résilient et peut faire face à cette crise en dépit des difficultés qu’il traverse.








