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La Tunisie, partenaire vert de l’Union Européenne ?

Le « Green Deal » européen est comme le définissent les experts la feuille de route de l’Union européenne pour rendre l’UE  neutre sur le plan climatique d’ici 2050. Il définit la manière dont l’UE prévoit de transformer les défis climatiques et environnementaux en opportunités dans tous les domaines politiques, et comment elle garantira que la transition verte soit juste et inclusive pour tous. Les objectifs du « Green Deal » sont notamment de réduire les émissions de carbone, de rendre l’industrie et les transports durables, d’utiliser les technologies vertes pour stimuler l’économie européenne et de dissocier la croissance économique de l’utilisation des ressources. Un autre objectif important et explicite du « Green Deal » européen est de renforcer le leadership mondial de l’UE. L’un des moyens d’y parvenir est d’établir des partenariats en matière d’environnement, d’énergie et de climat avec les États du voisinage méridional de l’UE.

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La Tunisie et  le Maroc sont deux des pays qui ont historiquement entretenu les relations les plus étroites avec les États membres de l’UE – chaque pays s’est déjà engagé, dans une plus ou moins grande mesure, dans la transition verte, en cherchant à investir dans les énergies renouvelables, souligne le site EU Bulletin . À cette fin, l’UE a la possibilité d’accroître son influence dans son voisinage méridional grâce au « Green Deal ». L’UE peut y parvenir en menant des actions politiques clés qui pourraient être collectivement intégrées dans la « diplomatie du Green Deal ». En particulier, l’UE devrait exploiter les possibilités de poursuivre ses intérêts stratégiques et de contribuer positivement à la transition vers l’énergie verte au Maroc et en Tunisie.

Une alliance avec des partenaires égaux

Le voisinage méridional présente une série de défis dans les relations bilatérales entre les pays d’Afrique du Nord et l’UE, allant de la poursuite de la neutralité climatique et de la gestion des migrations à la promotion de la résilience économique et à la nécessité de répondre à la concurrence économique de la Chine. Si une approche intégrée de ces questions serait sans aucun doute bénéfique pour assurer le succès de la diplomatie du Green Deal, une telle approche intensifiée de l’UE doit également gagner l’approbation des homologues tunisiens et marocains es Européens. Ils interpréteront toute approche qui s’appuie sur la conditionnalité européenne comme une promotion unilatérale des intérêts de l’UE plutôt que comme la recherche d’une alliance avec des partenaires égaux sur un programme commun de transition verte. Une telle dépendance pourrait provoquer des frictions et des tensions dans les relations diplomatiques entre les parties, et les amener à se tourner vers la Chine.

La Tunisie et le Maroc ont clairement exprimé leur ambition de travailler en étroite collaboration avec l’UE sur la transition verte, note EU Bulletin. Parallèlement, l’UE souhaite poursuivre la dimension de leadership mondial du « Green Deal » européen. Dans cette optique, il existe une possibilité évidente de renforcer la coopération avec les deux pays, et l’UE peut maintenant prendre une série de mesures pour faire avancer ce programme, notamment l’attribution de la désignation de « partenaire vert », la création d’une communauté méditerranéenne pour les énergies renouvelables, l’utilisation du mécanisme de financement EFSD+, l’importation d’hydrogène vert du Maroc et de la Tunisie, la construction de nouvelles interconnexions électriques vertes en Méditerranée afin d’accroître l’interdépendance énergétique, l’augmentation de l’assistance technique et du renforcement des capacités des principaux acteurs tunisiens du secteur de l’énergie et, enfin et surtout, le ciblage du « Green Deal » européen sur la création d’emplois dans les zones fragiles du Maroc et de la Tunisie.

L’UE et ses États membres ont la possibilité de s’appuyer sur la dimension internationale du « Green Deal » européen pour consolider le leadership et l’influence de l’Europe dans leur voisinage méridional. La décarbonisation de l’énergie est une priorité politique de plus en plus importante des deux côtés de la Méditerranée. Sans elle, l’UE ne pourra pas réaliser les ambitions qu’elle a définies dans sa politique climatique et les engagements pris par les États membres et les pays d’Afrique du Nord dans le cadre de l’accord de Paris. Si les responsables politiques européens mettent rapidement en œuvre les actions recommandées dans ce document en étroite coordination avec les autorités marocaines et tunisiennes, l’UE, le Maroc et la Tunisie en bénéficieront. Ces actions renforceront la position de l’UE sur la scène mondiale, accroîtront son influence dans une partie essentielle de son voisinage et l’aideront à repousser les efforts d’empiètement d’autres puissances mondiales dans la région.

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