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Union Européenne

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Le ministre français de l’Intérieur, Gerard Collomb, est attendu en Tunisie le lundi 24 juillet 2017, pour prendre part à une réunion des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée centrale. Ces messieurs sécurité vont plancher sur le fonds fiduciaire d’urgence mis en place par l’Union européenne pour tarir la source de la migration irrégulière en finançant l’emploi et la réintégration des personnes qui rentrent dans leurs pays.
Collomb a indiqué dans un entretien avec le journal Ouest-France que 98 000 migrants ont débarqué en Italie ces derniers mois et 800 000 seraient bloqués sur les côtes libyennes. En Italie, des «hotspots» ont été créés avec l’appui de l’UE afin de faire le tri entre ceux qui ont droit à l’asile et ceux qui sont déboutés et donc raccompagnés dans leurs pays d’origine. “Nous prenons par ailleurs, avec nos voisins européens et du sud de la Méditerranée, des mesures pour mieux contrôler un certain nombre de routes de migration irrégulière qui transitent par le Niger, le Tchad, la Libye“, a ajouté le ministre français…

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Le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Imed Hammemi a déclaré, mardi, que les bénéficiaires du programme pilote “Emploi et handicap” dont le nombre s’élève à 500 personnes, ont fait preuve d’excellence et de sérieux dans leur travail.
S’exprimant lors d’une conférence nationale tenue au palais des congrès sur le thème “Emploi et handicap: vers un partenariat tripartite entre les secteurs public et privé et la société civile”, Hammemi a indiqué que ce programme a pour objectif de permettre à cette catégorie de bénéficier des attributs du travail décent.
Et d’ajouter: “Ce programme œuvre à les intégrer dans les différents secteurs sans restriction, à améliorer les services d’accompagnement destinés aux étudiants parmi les personnes porteuses de handicap et à renforcer le partenariat entre les institutions professionnelles, les universités et les établissements de formation”.
Le ministre a, par ailleurs, souligné que des consignes ont été adressées aux différentes structures d’emploi afin d’accorder à cette catégorie la prise en charge nécessaire qui leur permettra d’intégrer la vie économique.

De son côté, le Président de la délégation tunisienne de Handicap International, Sami Ben Jomâa, a indiqué que ce programme qui a démarré en 2014 pour se poursuivre jusqu’à 2018 a réussi à faire augmenter de 17% (2014) à 34% (2017) le nombre de jeunes inscrits aux bureaux de l’emploi de Gafsa, Gabès et de Ben Arous.

Pour sa part, la Présidente de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Wided Bouchamaoui, a souligné la prédisposition de son organisation à promouvoir, à travers ce programme, l’insertion socio-économique des personnes à besoins spécifiques.
Lancé par l’Agence Nationale de l’Emploi et du Travail Indépendant (ANETI) en collaboration avec Handicap International Tunisie, ce programme est financé par l’Union européenne et l’Agence Française de développement et la Fondation Drosos. Il rassemble les secteurs publics et privés et les composantes de la société civile.

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Une délégation composée de représentants de l’Agence Française de Développement (AFD), de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et de l’Union Européenne a effectué, jeudi, une visite aux quartiers populaires de Menzel Ismail et Borj Jebari dans la délégation de Bizerte sud (gouvernorat de Bizerte).
Au cours de cette visite, qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs d’élaboration du 2ème Programme de Réhabilitation et d’Intégration des Quartiers Populaires, les membres de la délégation ont pris connaissance des conditions de logement et d’habitation dans ces cités.
“Cette visite a pour objectif d’inspecter les cités qui vont bénéficier des interventions de ce programme, financé par ces trois institutions européennes”, a précisé le directeur de l’Agence de Réhabilitation et de Rénovation Urbaine (ARRU) à Bizerte, Abdelmajid Mathlouthi.
“Outre les quartiers de Menzel Ismail et Borj Jebari, d’autres cités populaires bénéficieront également de ce programme à l’avenir” a-t-il ajouté.
Lors du premier programme de Réhabilitation et d’Intégration des quartiers populaires, une enveloppe de 22 millions de dinars a été allouée à la réhabilitation des quartiers de Ennajeh, Oued Roumine, Nakhla et El Jalaâ à Bizerte.

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Un centre de formation aux métiers de l’artisanat sera, bientôt, créé par l’Association de Sauvegarde la Médina de Kébili.
Le président de l’Association, Maher Sghairoun, a indiqué à la TAP que ce projet, qui devrait entrer en service au mois de septembre prochain, est financé par l’Union Européenne et l’organisation ” Handicap International “, dans le cadre du programme de développement intégré relatif à la délégation de Kébili-nord.
Il a ajouté que l’objectif est de faire acquérir aux jeunes de la région les compétences nécessaires pour gérer leurs propres projets en matière de valorisation des déchets des oasis et de restauration des maisons traditionnelles.
Le centre est, essentiellement, destiné aux jeunes et aux personnes aux besoins spécifiques pour une meilleure insertion professionnelle dans les domaines de l’artisanat et de la restauration des villages oasiens. Il sera, également, ouvert à toutes les catégories d’âges et à tous les niveaux d’instruction.

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Le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de l’immigration et des Tunisiens à l’étranger, Radhouane Ayara, a affirmé que la Tunisie n’est pas un pays de transit pour l’immigration clandestine, appelant à l’adoption d’une approche globale en matière de gestion consensuelle de la question de la migration afin de traiter ses véritables causes.
Ayara, qui participait à une conférence ministérielle sur les migrations organisée les 5 et 6 juillet 2017 à Rome par le ministère italien des Affaires étrangère et de la Coopération internationale et intitulée “une responsabilité partagée pour un objectif commun : solidarité et sécurité”, a passé en revue les contours de la stratégie nationale 2015/2020 dans le domaine de l’immigration et de l’encadrement des Tunisiens à l’étranger, inspirée du plan d’action issu du sommet de la Valette sur la migration (novembre 2015).
Le traitement des causes de l’immigration clandestine nécessite, selon le secrétaire d’Etat, le soutien au développement et à l’investissement dans les régions les moins avancées exportatrices de migrants clandestins. Il a appelé la partie européenne à s’inspirer des conventions bilatérales que la Tunisie a conclues avec la France, la Suisse, l’Italie et l’Allemagne et qui ont largement contribué à lutter contre le phénomène de l’immigration clandestine.

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Le Bureau d’Exécution Stratégique (BES) de la Primature de la République de Guinée, le Ministère de l’Agriculture et les principaux acteurs du secteur ont fixé un objectif d’exportation aérienne de 100 tonnes d’ananas frais vers les marchés internationaux d’ici la fin du mois de janvier 2018.

Afin d’atteindre cet objectif et d’éliminer les principaux goulots d’étranglement de la chaîne de valeur, un partenariat a été signé entre le gouvernement, les producteurs d’ananas de la Basse-Guinée et l’importateur français VB International. Le BES a contribué à lever un goulot d’étranglement clé en fournissant des engrais spécifiques à la culture de l’ananas et en développant des facilités de paiement pour les agriculteurs. VB International s’est engagée à acheter 100 tonnes d’ananas de qualité provenant de producteurs guinéens qui respectent les normes du marché européen, entre octobre 2017 et janvier 2018.

« Ce partenariat marque une étape clé pour initier le retour de l’ananas de Guinée sur les marchés internationaux, » a dit Mamady Youla, Premier Ministre de la République de Guinée.

Exportateur de premier rang jusque dans les années 1970s et reconnue pour la qualité de ses variétés – y compris la Cayenne Lisse, la Baronne de Rothschild et la Queen Victoria – la Guinée a été absente des principaux marchés de consommation d’ananas frais ces dernières années. Ce partenariat permettra à une vingtaine de producteurs de Forécariah et de Kindia de bénéficier de l’encadrement technique de la Coopérative Burquiah, une coopérative ayant une expérience importante dans l’exportation d’ananas vers l’Union Européenne, ainsi que de celui de la Fédération des Planteurs Fruitiers de Basse-Guinée, qui s’est engagée à fournir un suivi rapproché de l’ensemble des producteurs concernés.

Un producteur d’ananas de Basse-Guinée participant au pilote a dit : « Grâce à ce partenariat, nous bénéficions d’un encadrement technique qui nous permet de produire des fruits de qualité qui sont conformes aux exigences du marché européen. »

Le BES a pour objectif d’accélérer la mise en œuvre d’initiatives phares du gouvernement par le développement et l’incubation d’approches de mise en œuvre et de gouvernance efficaces, durables et axées sur les résultats. Les projets pilotes du BES sont axés sur l’agriculture, les mines et le développement du leadership. Dans le secteur de l’agriculture, les interventions du BES, en collaboration avec le Ministère de l’Agriculture et le Ministère du Commerce, se concentrent sur la revitalisation de l’industrie de l’ananas et sur le soutien de la Guinée dans la reprise de sa position de leader sur les marchés internationaux. Trois interventions prioritaires sont :

  • Appuyer l’aménagement et l’extension des terres, et la préparation des terrains afin de doubler les superficies dédiées à la culture de l’ananas (de 400 à 800 hectares).
  • Renforcer l’accès aux intrants pour améliorer la productivité de 70% (de 30t/ha à 50t/ha).
  • Développer de nouveaux canaux commerciaux pour exporter 2,500 tonnes par an en 2020.

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Le Centre intermédiaire de santé à Tozeur est entré, mercredi, en service. Financé par un don européen de 570 mille dinars, le centre devra contribuer à alléger la pression sur l’hôpital régional, affirme à la presse le directeur régional de la santé, Nabih Thabet.
L’établissement, qui travaille de jour, assure des consultations (2 à 3 par semaine) en gynécologie obstétrique et médecine dentaire. Des consultations en ophtalmologie seront fournies, prochainement, et plus tard en ORL.
Le centre dispose d’un laboratoire d’analyse et de radiologie

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La société civile, acteur-clé des changements politiques récents au Burkina Faso, s’est montrée avant-gardiste, porteuse d’initiatives de veille citoyenne et force de propositions. La nécessité de capitaliser les bonnes pratiques observées, de consolider l’Etat de Droit et de maintenir le cap de la veille citoyenne pour pérenniser les changements acquis, ont généré la mise en place d’un programme dénommé le Présimètre [1].

Porté par Diakonia, le programme PRESIMETRE vise le renforcement du contrôle citoyen des politiques publiques. Il a délibérément choisi parmi diverses approches d’influence des politiques publiques, celle du suivi participatif ou Citoyen. Ce mécanisme diffère du Contrôle de l’action publique classique, par l’utilisation des techniques du plaidoyer et du dialogue pour amener les décideurs à mieux prendre en compte les préoccupations citoyennes et à y apporter des solutions idoines.

Ce 4 juillet, à l’occasion de la visite de M. Stavros Lambrinidis, Représentant Spécial de l’Union européenne pour les Droits Humains, l’Union européenne et Diakonia ont signé au Centre de Presse Norbert Zongo une convention de financement pour le “Présimètre” pour un montant de 1,9 millions EUR (1,2 milliards FCFA), en présence des représentants de la société civile et du gouvernement.  Ce programme est mis en œuvre par l’ONG suédoise Diakonia, en partenariat entre autre avec l’Institut FREE AFRIK, l’AMR, le MBDDH, le CGD et la CODEL. La contribution de l’Union européenne au Présimètre complète celle de la Suède et de la Suisse.

Cet appui fait partie d’un engagement fort et continu de l’EU envers la société civile avec toute une série d’autres appuis en cours ou en phase de lancement dans le domaine des droits humains, la justice, la résilience et la veille citoyenne au niveau du secteur de la santé et la sécurité alimentaire. Il répond aussi à la stratégie de l’EU envers la société civile au Burkina qui ambitionne à renforcer la société civile locale et en particulier la mise en réseau de cette société civile pour une veille citoyenne renforcé.

Les appuis et le dialogue continu entre l’Union européenne et la société civile burkinabè confirment la reconnaissance et la valorisation du rôle majeur des organisations de la société civile dans la consolidation de la gouvernance démocratique au Burkina Faso.

[1] Il  a été  dénommé le « Prési-mètre » (contraction de Président et de mètre – unité de mesure) parce que bâti  autour du référentiel qu’est le projet de société du président du Faso, ainsi que du PNDES, et parce qu’utilisant des indicateurs de mesure de la cadence de son implémentation et de ses performances. Le Présimètre désigne le nom du programme mais s’appuie dans un second temps, sur  une plateforme technologique présimetre[point]bf connue également sous le nom de Présimètre. Le Présimètre sert donc en même temps  comme trame du programme de redevabilité et comme outil de mesure des performances de mise en œuvre des politiques publiques.

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«Le chômage des jeunes devrait figurer au cœur de toutes les stratégies destinées à relever les défis économiques et démographiques inhérents au continent africain», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, depuis le siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture qui servait de cadre à une réunion conjointe entre l’Union européenne et l’Union africaine.

En 2014, près de 11 millions de jeunes africains ont fait leur entrée sur le marché du travail. Nombre d’entre eux ne voient pourtant que très peu d’opportunités dans le secteur agricole et sont limités par le manque de compétences, les faibles salaires et un accès restreint à la terre et aux services financiers. Tous ces éléments tendent à favoriser l’exode rural.

«Favoriser l’agriculture durable et le développement rural est essentiel afin d’absorber ces millions de jeunes à la recherche d’un travail», a indiqué M. José Graziano da Silva. «C’est en impliquant totalement les jeunes que nous serons en mesure de parvenir à un monde durable. Ils doivent se sentir intégrés et croire en la possibilité d’un monde pacifique et prospère», a-t-il ajouté.

La réunion, qui se déroule sur une journée, a été co-organisée par la Commission de l’Union africaine, la Commission européenne et la Présidence estonienne du Conseil européen. Plusieurs ministres de l’agriculture des Etats membres de l’Union africaine et de l’Union européenne y ont assistés.

L’objectif était d’élaborer une stratégie commune afin de générer des emplois durables et inclusifs pour la jeunesse africaine dans le secteur rural.

Une solution en cinq étapes

Le Directeur général de la FAO a présenté cinq étapes qui permettront d’impliquer la jeunesse dans l’agriculture et dans le processus de développement rural. Il s’agira tout d’abord d’améliorer la participation des jeunes et leur encadrement au sein des organisations de producteurs et des autres institutions rurales afin de les autonomiser et de les faire davantage participer au dialogue politique.

Il sera ensuite question de stimuler les investissements dans le secteur privé afin de créer un secteur agricole moderne et dynamique et des chaînes de valeur, mais aussi de construire les infrastructures nécessaires aux investissements agricoles. S’en suivra la nécessité de fournir aux zones rurales de meilleurs services tels que l’électricité, l’éducation et la santé.

La quatrième étape consistera à renforcer les liens physiques, économiques, sociaux et politiques entre les petits centres urbains et les zones rurales environnantes. Enfin, il s’agira d’investir davantage dans les Technologies de l’information et de la communication (TIC), en mesure d’améliorer l’efficacité de certains travaux agricoles et de faciliter l’accès aux marchés, aux informations et aux opportunités commerciales.

Le travail de la FAO en faveur des jeunes

La FAO soutient la mise en œuvre de nombreux programmes ciblant les jeunes en milieu rural. L’Ouganda, par exemple, a adopté la méthode des Ecoles pratiques d’agriculture et de vie pour les jeunes de la FAO, financées par la Norvège, la Suède et la Belgique. Ce programme, simple mais efficace, enseigne aux enfants vulnérables et aux jeunes les rudiments de l’agriculture et des techniques de gestion.

Au Nigéria, la FAO contribue à l’élaboration d’un plan appelé Programme national pour l’emploi des jeunes dans l’agriculture, tandis que l’Organisation et le NEPAD ont uni leurs forces en vue d’accroître les opportunités commerciales et d’emploi pour les jeunes en milieu rural, au Bénin, au Cameroun, au Malawi, et au Niger, grâce à une subvention de 4 millions de dollars octroyée par le Fonds fiduciaire de solidarité africain.

Les conclusions de la rencontre seront présentées lors du Sommet Afrique-UE, en novembre, et permettront d’orienter les prochains travaux de la Commission européenne et de la Commission de l’Union africaine.

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Ce 29 juin 2017, au Ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso, a été signé un Accord pour la mise en œuvre du Programme d’appui à la gestion intégrée des frontières (PROGEF).

Ce programme vise au renforcement de la présence de l’Etat Burkinabè et des services sociaux de base, avec pour but l’amélioration des conditions de vie des populations frontalières, la stabilisation du pays et la prévention de la radicalisation dans les espaces frontaliers du Burkina Faso avec le Mali et le Niger.

La collaboration transfrontalière avec ces deux pays, tout en mettant la protection des droits humains et des standards démocratique au premier plan, fait partie des objectifs majeurs de ce programme mis en œuvre par la GIZ (coopération allemande).

Le programme est financé par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique (“Trust Fund“) pour un montant de 25 millions EUR (environ 16,4 milliards FCFA), avec un appui spécifique de l’Allemagne de 5 millions EUR (3,2 milliards FCFA).

Les partenaires de mise en œuvre du PROGEF sont, du côté burkinabé, le Ministère de la Sécurité Intérieure, le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, la Commission Nationale des Frontières, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, le Ministère des Affaires Etrangères et des Burkinabè de l’Extérieur du Burkina Faso.

Du côté européen, la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso et l’Allemagne (GIZ, Coopération allemande), participent à ce programme qui se concentre autant sur la sécurité et que le développement.

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L’argent du FMI a été versé dans le compte de trésor de l’Etat et commence déjà à être dépensé. Ce qui est sûr, c’est que cela augmente les réserves en devises du pays, déjà passées à 102 jours. Autrement, lorsque le ministre conseiller de Youssef Chahed commente, il estime que «cela donne aussi de l’aisance au marché ». Et Taoufik Rajhi d’ajouter «on est bien parti, avec la seconde revue j’espère, pour le déblocage de la seconde tranche du prêt du FMI, la Banque Mondiale devrait bientôt débloquer une aide de 500 MUSD, 400 Millions d’euros de l’Union Européenne, 100 Millions d’euros de l’AFD, 150 Millions d’euros de l’Allemagne, 250 MUSD de la BAD. Tout cela va alléger la pression sur le Dinar tunisien et rassurer le marché».

Pour que cela se réalise, il faudrait au GUN rempir les 7 critères de mise en place des réformes demandées par le FMI. Force est de faire noter que ce n’est pas le FMI qui voulait donner crédit à la Tunisie, mais que c’est la Tunisie qui est allée le demander, lorsque s’étaient taries chez elle toutes les autres sources de ressources. Il est tout aussi bon de rappeler que les réformes demandées par le FMI et même posées comme conditions sont les mêmes que le pays devait mettre en œuvre depuis 2011 et n’y est pas arrivé. Ce sont aussi les seules conditions capables de redresser l’économie de la Tunisie, la rendant capable de générer de la croissance et rembourser ses dettes.

Beaucoup de choses ont été faites, dans le public comme dans le privé, comme cette inspection sur site des fondamentaux de 5 banques privées réalisée par la Banque Centrale, pour s’assurer de la stabilité générale du système bancaire tunisien et dont les résultats ont été positifs. D’autres choses doivent être faites, en prévision de la prochaine revue de l’évolution des réformes en Tunisie, par le FMI en octobre 2017. Beaucoup aussi de ce qui reste à faire n’est plus du ressort du gouvernement.

«Trois lois, par exemple, sont encore et toujours à l’ARP dont l’une, celle de la loi organique du budget, depuis 2015, mais aussi celle de la haute instance de lutte contre la corruption et celle sur l’intérêt excessif. Chez le ministère des Affaires sociales, le repère de l’identifiant unique social, pièce maîtresse pour le ciblage des compensations, traîne depuis 2013», précisait le ministre conseiller Taoufik Rajhi dans une interview exclusive accordée à Africanmanager. Il avertit même que «les 3 lois qui sont encore dans les tiroirs de l’ARP doivent être adoptées et publiées sur le Jort avant le 18 octobre, date de la prochaine revue du FMI».

Et lorsqu’on sait aussi que cette question cruciale de ciblage de la compensation est prise en otage par des enquêteurs du ministère des Affaires sociales, qui demandent une augmentation salariale de 500 DT, on se rend compte de la difficulté parfois d’apporter de l’argent au budget de l’Etat, par la faute même de ses propres citoyens !

Auprès du ministre conseiller, on apprend qu’il n’y aura aucun nouveau recrutement en 2018 dans la fonction publique, à l’exception d’un taux de remplacement de 25 % des départs à la retraite. «L’année prochaine devrait aussi voir commencer le redéploiement des fonctionnaires, lequel sera fait par décret en voie de finalisation. Ce redéploiement ne concernera que les 649 milles fonctionnaires publics et non les entreprises publiques», précise l’homme qui veille à ce que les engagements de la Tunisie avec ses bailleurs de fonds soient tenus, pour assurer que leur soutien continue.

2018 devrait être aussi l’année de la maîtrise de la masse salariale, question cruciale dans la relation FMI-GUN. Et Rajhi d’expliquer que cela suppose d’arrêter la politique populiste de recrutement, un programme de départ volontaire à la retraite, un programme de départ négocié à la retraite. Mais le plus important sera de «rationaliser les négociations salariales», dit le ministre conseiller qui va plus loin et explique que «il faut désormais que les augmentations soient liées à la productivité, l’inflation et autre». Cela est pour l’instant, il l’admet, la politique du GUN. On ne connait pas encore l’avis et la réaction de l’UGTT, avec qui des négociations seront à ce propos certainement menées.

2018 ce devrait aussi être une plus grande pression des services fiscaux pour plus de recouvrement. Le GUN table déjà sur un surplus de 300 MDT en recouvrement des arriérés de dettes fiscales, «estimées à 7 Milliards DT dont 50 % resteront irrécupérables et dont 1 Milliard DT chez les entreprises confisquées», précise l’homme de tous les chiffres et de toutes les douloureuses qu’il devient de plus en plus difficile de retarder. Le GUN ne s’oublie pas et planche sur un rabotage de ses dépenses. «On a ainsi stabilisé les dépenses des Biens et Services au même niveau que celui de 2017», indique Rajhi.

Bonnes nouvelles, «on ne peut plus toucher le barème de l’impôt qu’on venait juste de revisiter et l’alléger, hors de question de toucher l’impôt sur l’investissement et la contribution conjoncturelle de 7,5 % ne sera pas reconduite en 2018».

Mauvaise nouvelle par contre pour le consommateur, car «il devrait y avoir deux points de croissance de la TVA, dont un ira aux caisses sociales, l’augmentation des droits de consommation sur un ensemble de produits» prédit encore le grand manitou de l’économie chez Chahed. Mais ce n’est pas tout. 2018, sera, c’est sûr, l’année de l’augmentation des prix du carburant. Rajhi rappelle à cet effet que le système d’ajustement automatique, mis en place depuis 2016 n’avait était appliqué qu’une seule fois. Deux augmentation devaient être faites et ne l’ont pas été. En 2018, elles le seront. Bonjour les dégâts sur les bourses des citoyens !

 

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Aujourd’hui, l’UE a adopté des conclusions sur le Mali et la région du Sahel, rappelant son approche solide et intégrée, sur la base de la stratégie pour le Sahel et de son plan d’action régional, afin de contribuer à la stabilisation de la région. Cette approche mobilise l’ensemble des instruments appropriés dans les domaines de la diplomatie, de la coopération au développement à long terme, du soutien au respect des droits de l’homme, des efforts de stabilisation, du développement des capacités de résilience, des migrations et de la sécurité, y compris les missions PSDC.

Le Conseil condamne vivement l’attentat terroriste perpétré hier à Bamako.

Le Conseil réitère son plein soutien à la mise en œuvre rapide et complète de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, avec la pleine participation de la société civile, y compris des femmes et des jeunes, seul moyen de rétablir la paix et la sécurité dans le pays. La participation de la Haute représentante à la réunion du Comité de suivi de l’accord de paix (CSA), tenue le 5 juin 2017 à Bamako, confirme que l’UE est résolument attachée à cet accord.

L’UE salue le rôle politique de premier plan des pays du G5 Sahel, de la CEDEAO et de l’Union africaine dans le contexte des efforts qu’ils déploient pour soutenir la sécurité, le développement et la réconciliation dans la région. L’UE salue l’initiative des chefs d’État du G5 Sahel concernant la création de la force conjointe G5 Sahel. L’UE a été la première à annoncer une contribution financière en faveur de cette initiative, un montant de 50 millions d’euros ayant été envisagé à cette fin.

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Le 8 juin 2017, à Bruxelles le Commissaire européen pour la Coopération et le Développement International, M. Neven MIMICA et M. Moustapha Mamy DIABY, Ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie numérique de la République de Guinée, ainsi que Mme Brigitte COLLET, Ambassadrice pour les énergies renouvelables et la prévention des risques climatiques, représentant la République française, ont signé une déclaration conjointe pour une coopération renforcée dans le domaine de l’énergie durable. La cérémonie de signature a eu lieu dans le cadre des Journées Européennes du Développement à Bruxelles, un évènement qui réunit chaque année de nombreux pays et acteurs partenaires de l’Europe dans un but commun de développement et de coopération.

La déclaration conjointe vise à établir une plateforme pour le renforcement du dialogue politique et la coordination des acteurs afin d’accélérer l’accès des citoyens et des entreprises à des services modernes d’approvisionnement en énergie abordable, fiable et durable.

Par cet engagement (dans une coopération renforcée) la Guinée, la France et l’Union européenne souhaitent travailler étroitement pour relever les défis actuels du secteur de l’énergie que sont la mise en œuvre des réformes, la création d’un environnement favorable pour les investissements du secteur privé et la promotion de l’électrification rurale décentralisée. L’objectif est de rendre accessible au plus grand nombre une énergie moderne, de promouvoir un usage efficient des ressources d’énergie durable de la Guinée au premier rang desquelles son potentiel hydroélectrique et en encourageant l’utilisation de technologies modernes en milieu rural. L’augmentation des investissements et le transfert de savoir-faire à travers la participation du secteur privé seront au centre de cette coopération multilatérale.

Pendant la cérémonie de signature, le Ministre Diaby  a dit : « La République de Guinée est engagée dans la promotion de l’énergie durable pour ses citoyens, nous nous sommes engagés sur ce chemin en ratifiant avec d’autres pays africains l’accord de Paris sur le changement climatique. Nous espérons que beaucoup d’autres nous rejoindront sur ce chemin. Nous accueillons chaleureusement l’appui renouvelé des partenaires européens et nous gageons qu’en mettant en commun nos forces, nous serons capable de satisfaire les besoins grandissants en énergie des citoyens guinéens ainsi que des entreprises avec des services d’énergie propres, fiables et au meilleur coût. C’est notre engagement ferme. »

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La liste des personnalités congolaises sanctionnées par l’Union européenne s’allonge. Le lundi 29 mai 2017, l’UE a officiellement mis 9 responsables de plus dans le panier des personnes déclarées pas fréquentables et à qui on interdit le sol européen.

Le communiqué publié par le Conseil européen mentionne l’actuel ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Ramazani Shadari. Son prédécesseur, Evariste Boshab, a lui aussi été épinglé. Lambert Mende, ministre des Communications et porte-parole du gouvernement, Kalev Mutond, chef de l’Agence nationale du renseignement, figurent aussi sur cette liste noire ainsi que Muhindo Akili Mundos, commandant de la 31ème brigade de l’armée congolaise, Eric Ruhorimbere, chef des opérations militaires dans la région du Kasai central, Jean-Claude Kazembe Musonda, ex-gouverneur du Haut-Katanga, Alex Kandé Mupompa, gouverneur du Kasaï central et enfin le chef milicien Gideon Kyungu Mutanga, présentement en résidence surveillée…

La mesure stipule que ces personnes sont privées de voyage en Europe et que les avoirs qu’ils y ont sont gelés. Ces sanctions ont été avalisées par les ambassadeurs européens le 27 mai 2017. Ce qui a pesé lourd dans le réquisitoire des diplomates européens, ce sont les épisodes sanglants dans le Kasaï et toutes les violations des droits de l’homme qui foisonnent en République Démocratique du Congo, des faits que ces responsables politiques et militaires auraient orchestré ou amplifié.

La crise dans la province du Kasaï a atteint un niveau exceptionnel en termes sécuritaire, humanitaire et en matière de droits de l’homme. Tout en condamnant fermement tous les actes de violence indépendamment de leur origine, l’UE est préoccupée par les rapports d’utilisation disproportionnée de la force par les organes de l‘État, en particulier les forces de sécurité, dans la gestion de la crise“, a dit le communiqué de l’UE.

Pour rappel, cette dernière avait déjà émis fin 2016 une liste de 7 personnalités congolaises sous le coup de sanctions. L’Europe justifie son ardeur par la volonté d’accompagner l’assainissement du climat politique et social en RDC…

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PASC-Tunisie (Programme d’Appui à la Société Civile) financé par l’union européenne, en partenariat avec la direction générale des associations et des partis politiques relevant de la présidence du gouvernement ont réussi à régulariser la situation de 1101 associations des 24 gouvernorats en seulement un mois.

Durant tout le mois d’avril 2017, une grande campagne a été menée dans tout le territoire tunisien pour régulariser les situations des associations encore en attente de validation depuis des années afin de pouvoir travailler légalement et en toute transparence, sachant qu’en 2017, 1853 associations avaient encore une situation administrative non encore officialisée au J.O.R.T.

Intitulée « Nofslouha » (Qu’on en finisse), cette campagne avait pour objectif de leur permettre finalement de bénéficier d’une publication officielle induisant à la reconnaissance administrative. Elle a débuté le 1er avril au bureau du PASC de Médenine et a pris fin le 30 du mois au centre IFEDA à Tunis.
Déployée dans tous les gouvernorats, l’équipe du PASC s’est mobilisée pour identifier, trouver les coordonnées et contacter ces associations afin de les informer de la dite campagne et de les inviter à se présenter le jour J munies de leurs dossiers selon un calendrier bien défini. Du côté de la direction générale des associations et des partis politiques, une équipe mobile à sa tête le directeur général s’est déplacée d’un gouvernorat à l’autre pour traiter les dossiers séance tenante avec l’appui de l’équipe du PASC. Les sessions ont eu lieu dans les locaux du PASC ou les municipalités du gouvernorat en question et au siège d’IFEDA à Tunis, facilitant la tâche aux associations des régions qui autrefois, étaient contraintes de se déplacer à la capitale pour tenter de régulariser leurs situations administratives. Les statistiques enregistrées par gouvernorat se présentent comme suit :

Médenine : 94
Tataouine : 45
Gabès : 57
Kairouan : 24
Mahdia : 32
Sousse : 61
Monastir : 34
Sfax : 103
Gafsa : 67
Kébili : 33
Tozeur : 17
Kasserine : 60
Sidi Bouzid : 69
Le Kef : 18
Siliana : 19
Jendouba: 13
Béja: 13
Nabeul: 34
Zaghouan: 8
Manouba: 9
Bizerte: 37
Ariana: 52
Ben Arous: 18
Tunis: 184

Cette initiative rentre dans le cadre de l’appui et de la promotion de la gouvernance ouverte (OpenGov) et de la décentralisation et la consolidation de l’approche participative dans la relation de la société civile avec les autorités publiques.
Ainsi, 1101 associations ont pu bénéficier de ce travail de proximité sans avoir à se déplacer des kilomètres ni à attendre une réponse par courrier qui tarderait à venir.

Résultats :

1) Plusieurs associations qui étaient en déliquescence ont pu être ranimées
2) La flamme de l’engagement citoyen des acteurs associatifs a été ravivée après des mois voire des années d’attente et de désespoir.
La réussite de la campagne « Nofslouha » a été très révélatrice car elle a donné une image concrète de ce que peut être une administration décentralisée, proche du citoyen mais également  une administration qui aille dans le même flux de progrès que ne l’est la société civile : ce nouveau mode de gouvernance, qui est un mode d’action et une vision stratégique de la gestion des affaires publiques et locales.
Il n’est point de démocratie, sans une cohésion sociale et l’émergence de points de consensus sur toutes les thématiques et tous les axes de réflexion pour un modèle de développement meilleur. Or, il n’est point de développement sans un Modus Operandi de développement local basé sur la transparence, l’efficacité et l’efficience de l’administration publique locale.

« Nofslouha » a prouvé que la Tunisie, doit franchir le pas en matière de réformes administratives basée sur la décentralisation, sans oublier le rôle prépondérant de la société civile qui constitue le garde-fou contre toute dérive.
Il est à espérer que les initiatives du type « Nofslouha » seront renouvelées, car l’impact escompté est non seulement perceptible localement, mais cela constitue une dynamique très forte afin d’inculquer une culture nouvelle de relations concertées.

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En réponse à l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola déclarée en République démocratique du Congo (RDC) le 12 mai, la Commission européenne a mis à disposition un financement initial humanitaire de 100 000 EUR pour permettre à la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) de fournir un soutien essentiel dans les zones touchées.

Ce financement devra permettre à 150 volontaires de la Croix-Rouge congolaise de mener une campagne de sensibilisation porte-à-porte ciblant près de 6 000 personnes dans le district le plus touché; de tracer tous les contacts des personnes infectées; et de mener des enterrements dignes de victimes répondant aux normes de sécurité.

Les fonds de l’UE aideront également la Croix-Rouge à fournir un soutien psychosocial et économique aux victimes, aux survivants et aux familles des personnes décédées. Ces activités ont fait leurs preuves lors d’épidémies antérieures et contribueront grandement à la détection précoce des cas et au contrôle de l’épidémie.

Ce financement fait partie de la contribution globale de l’UE au ‘Disaster Relief Emergency Fund (DREF) de la FICR. L’UE s’engage à fournir un soutien supplémentaire lorsque cela s’avère nécessaire pour contenir l’épidémie.

Contexte

L’Union européenne et ses États membres sont les principaux donateurs de l’aide humanitaire au monde. L’aide humanitaire est une expression de la solidarité européenne envers les personnes dans le besoin à travers le monde entier. Il vise à sauver des vies, à prévenir et à atténuer les souffrances humaines et à préserver l’intégrité et la dignité humaine des populations touchées par des catastrophes naturelles ou crises provoquées par l’homme. Chaque année, à travers ses programmes humanitaires, la Commission fournit de l’aide à plus de 120 millions de victimes de conflits et de catastrophes. Pour plus d’informations, visitez http://ec.europa.eu/echo.

Le “Fonds de Secours d’Urgence” (DREF) de la Croix-Rouge a été mis en place par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) en 1985 afin d’apporter un support financier immédiats aux sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, leur permettant d’assurer leur rôle unique de premiers secours après une catastrophe. La Commission européenne, par l’intermédiaire de son service d’Aide humanitaire est un donateur clé du DREF.

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«La commission européenne est en train de négocier la mise en place d’un plan d’investissement externe pour les pays du voisinage de Sud et ceux de l’Est», a annoncé Eider Gardiazabal, coordinatrice et rapporteuse de cette commission.

L’annonce a été faite lors d’un point de presse organisée ce mercredi 24 mai, au siège de la commission, à l’occasion de la visite de cinq parlementaires européens de la commission du budget.

Selon la rapporteuse, ce nouveau plan semblable à celui de l’Europe aurait pour objectif de remédier aux défaillances du marché en mobilisant des investissements privés. «Ce plan soutiendrait les investissements dans des domaines clés comme l’éducation, la santé, l’innovation et les énergies renouvelables», a-t-elle assuré.

Un atout pour la Tunisie

La Tunisie pourrait bénéficier de ce plan et ce, par le biais d’un fonds de garantie doté de 1.5 milliard d’euros qui serait octroyé à des institutions financières telles que la Banque Européenne de l’Investissement (BEI) et la Banque européenne de développement. Ajoutons à cela la mobilisation d’une somme variant entre 40 et 50 Milliards d’euros.

C’est important pour la Tunisie, en pleine transition et qui a bénéficié déjà d’un renforcement du soutien financier européen, a encore dit Gardiazabal. Chiffre à l’appui, l’aide accordée à la Tunisie s’est élevée à 2 milliards d’euros dont 1.2 milliard d’euros de don et 800 millions d’euros de prêts.

Un appui qui confirme encore une fois l’engagement de l’UE à soutenir le berceau du printemps arabe dans son processus de démocratisation et à encourager aussi les réformes décidées par les autorités tunisiennes pour assurer la relance économique.

Un plan d’investissement externe dès septembre!

Eider Gardiazabal a d’autre part ajouté : «nous sommes en train de travailler dans les détails de ce projet et les négociations se poursuivent pour atteindre cet objectif».

Avec ces négociations, elle s’attend à une approbation officielle de cette initiative en septembre prochain, une fois qu’un accord politique sera paraphé avant l’été.

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Plusieurs programmes financés par l’Union européenne (UE) et mis en œuvre par la FAO[1], le PAM[2] et la Croix Rouge pour un montant global de 20 millions d’euros ciblent les secteurs de la nutrition et de la sécurité alimentaire, priorités de l’UE pour le pays. Les projets agricoles de la FAO pour l’UE doivent permettre d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de presque 200 000 personnes vulnérables dans les zones les plus affectées. De même, le PAM et l’UE œuvrent depuis le début de cette année à la prévention de la malnutrition auprès de 20 000 femmes et enfants en bas-âge par des interventions ciblées en zones sensibles. Ceci vient s’ajouter à des actions assurant des repas aux enfants scolarisés dans les écoles primaires. Le programme que la Croix Rouge vient d’initier pour l’UE vise plus spécialement l’éducation des ménages à la nutrition et l’hygiène avec des volets spécifiques sur l’assainissement.

De l’ensemble de ces 20 millions d’euros consacrés à la sécurité alimentaire, 4,4 millions[3] sont plus particulièrement destinés à une contribution au Plan de Réponse Humanitaire 2017 pour le Burundi élaboré par les partenaires avec la facilitation du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA)[4]. Les données disponibles indiquent que 3 millions de personnes se trouvent en insécurité alimentaire au Burundi et parmi celles-ci, près de 900 000 seraient en insécurité alimentaire sévère. Face à cette situation préoccupante, le Plan de Réponse Humanitaire présenté en janvier 2017, prend en compte les besoins d’aide pour personnes en situation d’urgence, le soutien aux services de base, l’appui aux populations pour renforcer leur résilience et la collecte des données permettant l’intervention. Il cible plus spécialement 1 million de personnes considérées comme les plus vulnérables et doit servir d’outil de référence en fournissant des lignes directrice pour l’action auprès de ces populations. Le Plan chiffre à près de 70 millions d’euros les besoins urgents.

Dans les mois à venir, l’UE prévoit d’autres interventions dans ces secteurs. Elle prendra naturellement en compte les interventions et les zones considérées comme prioritaires dans le Plan de Réponse Humanitaire afin de répondre au mieux aux besoins des populations du Burundi.

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Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui a rencontré, mercredi, au siège de la Commission européenne, en prélude de la 13ème session du Conseil d’Association Tunisie-Union européenne, Mme Federica Mogherini, Haute Représentante de l’UE pour les Affaires Etrangères et la Politique de Sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne.
Selon un communiqué du département des Affaires étrangères, l’entretien a été l’occasion de mettre l’accent sur la dynamique positive que connaissent les relations entre la Tunisie et l’Union européenne, notamment suite au premier Sommet Tunisie-UE et le discours prononcé le président de la République, Béji Caïd Essebsi, en séance solennelle au Parlement européen (1er décembre 2016).
La Haute Représentante de l’UE a réitéré l’engagement résolu de l’UE à accompagner davantage la Tunisie dans son processus de consolidation démocratique et de réformes socio-économiques, souligne le communiqué.
M. Jhinaoui et Mme Mogherini ont eu un échange de vues sur les principaux dossiers de coopération ayant trait aux volets sécuritaire et de lutte contre le terrorisme, à l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA), au Partenariat pour la Mobilité, à la jeunesse et à la culture.
Ils ont convenu d’entamer des consultations au sujet du cadre futur des relations liant la Tunisie et l’UE. Le prochain cadre devrait refléter la densité des relations politiques, économiques et sociales liant les deux partenaires. Il sera, ainsi, en adéquation avec les ambitions des deux parties pour un rapprochement plus étroit et à la hauteur des défis multiples auxquels la Tunisie est confrontée, souligne la même source.
Le ministre des Affaires étrangères et la Haute Représentante de l’UE ont, par ailleurs, évoqué les questions régionales d’intérêt commun dont notamment la situation en Libye, soulignant la nécessité de fédérer tous les efforts en faveur d’une solution politique et pacifique à la crise libyenne.

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La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente ont présenté aujourd’hui les priorités politiques et les propositions concrètes de l’UE en vue de renforcer le partenariat stratégique avec l’Afrique.

La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente de la Commission européenne présentent aujourd’hui un cadre d’action commun redynamisé visant à renforcer le partenariat stratégique entre l’Europe et l’Afrique pour plus de prospérité et de stabilité sur les deux continents. La communication contient des propositions innovantes dans un certain nombre de domaines clés – tels que la paix et la sécurité, les migrations, la création d’emplois ou l’énergie – s’appuyant sur les priorités définies par les pays africains et approfondissant la coopération fructueuse existante entre les deux continents. Elle s’inscrit dans la perspective du sommet Afrique-UE qui se tiendra en novembre de cette année et mettra un accent particulier sur la jeunesse.

À cette occasion, la haute représentante/vice-présidente, Mme Federica Mogherini, a déclaré à ce sujet: «2017 sera l’année d’un nouvel élan pour le partenariat entre l’Europe et l’Afrique: chaque obstacle auquel nous pourrons être confrontés constitue un défi commun, et l’espoir de l’Afrique est notre espoir. La solidité de l’Afrique est importante pour l’Europe tout comme notre amitié l’est pour nos populations. Ce n’est qu’en conjuguant nos forces et en travaillant en partenariat que nous pourrons offrir à nos jeunes un avenir plus prometteur et pacifique. Aujourd’hui, nous ne cherchons pas simplement ce que nous pouvons faire pour l’Afrique mais ce que nous pouvons faire ensemble avec l’Afrique».

M. Neven Mimica, commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, a ajouté ce qui suit: «Nous proposons plusieurs idées ainsi que des mesures concrètes pour traduire en actions nos priorités pour les années à venir, afin, notamment, de favoriser la croissance et de créer davantage d’emplois, en particulier pour les jeunes. Nous avons mis sur la table une offre solide que nous souhaitons maintenant approfondir avec les États membres de l’UE et nos partenaires africains afin que cette offre se matérialise en un projet concret et visible. Plus que jamais, les citoyens des deux rives de la Méditerranée ont besoin de voir que le partenariat stratégique Afrique-Europe est une réalité qui va au-delà des discours.»

La proposition présentée aujourd’hui fixe trois objectifs en vue de créer une alliance UE-Afrique permettant de relever en commun les défis mondiaux et régionaux:  – un renforcement de l’engagement mutuel et une coopération accrue au niveau bilatéral et sur la scène internationale, sur la base de valeurs et d’intérêts communs; – la sécurité, sur terre et en mer, et la lutte contre les menaces transnationales; – un développement économique durable et inclusif en Afrique, l’objectif étant de créer les emplois dont le continent a besoin.

Des actions concrètes sont proposées autour de deux grands volets.

Le premier volet vise à bâtir des États et des sociétés plus résilients grâce à une coopération plus étroite et à des mesures destinées à prévenir les conflits, à améliorer la gestion des conflits, à renforcer la gouvernance des systèmes et à gérer les migrations et la mobilité.

Le second volet vise à créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les jeunes. Il contient des propositions concrètes pour attirer des investissements responsables et durables, notamment au moyen du plan d’investissement extérieur proposé récemment, qui devrait mobiliser jusqu’à 44 milliards d’euros d’investissements privés. D’autres propositions concernent la coopération dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture, de l’agro-industrie et de l’économie bleue ainsi que du développement des connaissances et des compétences. La Commission propose par exemple de lancer une facilité en faveur de la jeunesse africaine, qui étendra le champ d’application du programme Erasmus+, ou de soutenir les innovations numériques en Afrique.

La communication conjointe va à présent être soumise au Conseil et au Parlement européen.

Aujourd’hui, la Commission a également présenté son approche Digital4Development, exposant des pistes sur la manière de promouvoir les technologies de l’information et de la communication dans les pays en développement et d’intégrer la numérisation dans la politique de développement de l’UE.

INTERVIEW

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