Une enquête dans le cadre de Tunis Forum 2023, a été réalisée par l’IACE, sur les perceptions au sujet des relations internationales de la Tunisie.
Elle a été menée auprès d’un échantillon de 825 personnes, représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus, selon le statut professionnel, les tranches d’âges, et le genre.
Près de 70 % des répondants considèrent que l’avenir des relations internationales du pays est inquiétant, dont 63,67% d’hommes et 76,73% de femmes.
En outre, à la question des pays qui s’en sortiront le mieux, 50 % des répondants trouvent que ceux dans ce cas sont les nations qui vont plus coopérer avec les autres pays quitte à faire des concessions sur leurs propres intérêts.
Il est estimé que la Tunisie parviendra à acquérir un véritable poids sur la scène internationale seulement si elle renforce ses accords avec l’Union européenne (63,8), et la Chine (55,4).
79.10 % des répondants considèrent, en réalité, que la Tunisie doit développer davantage des échanges (commerce, partenariat, soutien financier) avec l’Union européenne, puis en 2ème lieu, la Chine avec 77.14%.
La Chine, les USA et ’Algérie, 3 pays les plus cités
Hommes et femmes, tous âges et statuts sociaux confondus, trouvent que la Chine, l’USA, et l’Algérie sont les pays avec lesquels la Tunisie devrait avoir partie liée dans les années à venir.
D’abord, la Chine, depuis une vingtaine d’années, est considérée comme n pays d’accueil de l’investissement international.
La balance commerciale tunisienne souffre d’un déficit chronique, ce déficit qui a atteint 6475 MD durant les cinq premiers mois de 2017 a été multiplié par quatre entre 2005 et 2014. Les 4/5èmes de ce déficit sont concentrés sur dix pays, avec en peloton de tête, constitué par la Chine, la Russie et la Turquie, qui sont à l’origine de 52% du déficit. Tous les secteurs ont vu leurs déficits se creuser, excepté ceux des mines, phosphates et dérivés, textile, habillement et cuir.
Avec la Chine, les échanges ont donné lieu, en 2015, à un déficit de l’ordre de 3263 MD, représentant près du tiers du déficit commercial tunisien. Les exportations vers la Chine représentent 0.2% des exportations tunisiennes, alors que les importations tunisiennes en provenance de la Chine ont dominé, représentant 8.4% des importations totales de la Tunisie.
Il y a ensuite l’Algérie avec la quelle la Tunisie entretient t depuis longtemps des relations fraternelles sur le plan politique, et que les deux pays aujourd’hui à renforcer économiquement.
En termes d’implantation économique, environ 763 sociétés tunisiennes sont actives actuellement en Algérie dans des domaines très variés (industrie, services, ingénierie, TIC, distribution, communication).
Pour ce qui est enfin des Etats-Unis d’Amérique, leurs relations ont connu une nouvelle dynamique depuis le déclenchement de la révolution tunisienne en 2011. Une nouvelle approche de la coopération bilatérale a dès lors été instaurée entre les deux pays, basée sur la concertation et un partenariat stratégique.
En outre, 71 % des répondants, tous âges et statuts sociaux confondus, considèrent que les relations financières de la Tunisie avec certains partenaires ont un impact sur ses relations économiques avec d’autres.








