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lundi 25 janvier 2021
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Le déficit énergétique s’est creusé à autant que 55% en 2019 !

A vrai dire, la Tunisie avance à grands pas dans le domaine du développement des énergies renouvelables et envisage ainsi d’atteindre une production de l’électricité de 12% à partir de ces dernières en 2020, 22% en 2022 et 30% à l’horizon 2030, conformément à la stratégie nationale en la matière.

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C’est dans ce contexte que le gouvernent a mis en place un ambitieux programme pour le mix énergétique à cause du creusement du déficit énergétique, passant de 0,6 million de tonnes en 2010, à 4,2 millions de tonnes en 2016, soit plus de 45% des besoins en énergie primaire.

Et à l’instar de nombreuses économies de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord et Turquie, la Tunisie a confirmé qu’elle chercherait à accroître les investissements étrangers dans le secteur des énergies renouvelables, car elle envisage de renouveler son paysage énergétique au cours des prochaines années.

Un  déficit énergétique de 55% en 2019

Le ministre de l’Energie, des Mines et de la Transition énergétique, Mongi Marzouk, a affirmé que la réussite de la transition énergétique est tributaire de la qualité du réseau du transport de l’électricité, de la fourniture du stockage électrique et du développement de son raccordement au niveau régional, en plus de l’adoption des générateurs thermiques ayant une plus grande flexibilité pour atteindre un équilibre automatique entre la production et la consommation.

 Le déficit énergétique s’est aggravé entre les années 2010-2019, passant de 10% en 2010 à 55% en 2019. Et il est prévu qu’il atteigne 85% en 2030.
Face à cette situation, le ministère  compte porter  la part  des énergies renouvelables à 30% dans la production de l’électricité à l’horizon de 2030, a précisé le ministre qui intervenait jeudi, lors d’un atelier de travail organisé par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) sur le plan de la réforme du secteur de l’énergie en Tunisie, dans le cadre de la consultation nationale sur les stratégies de développement des énergies renouvelables en Tunisie.

Marzouk a  souligné que la réalisation de ce taux en mixte énergétique à l’horizon de 2030 n’est pas facile, mais elle  est possible, si le ministère lance les projets de concession à 500 mégawatts en énergie solaire, dont les conventions sont en cours d’élaboration. « La Tunisie occupe la 19ème position mondiale en matière d’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, grâce au cadre régulateur avancé dont elle dispose dans ce domaine », a-t-il fait savoir.

Le ministre a rappelé que les priorités de la Tunisie en énergies renouvelables sont l’amélioration de la sécurité énergétique et la protection de l’environnement, la lutte contre les émissions de l’énergie fossile et la maîtrise du coût de production.
A rappeler que les énergies renouvelables en Tunisie ne représentent que 3% de la production énergétique malgré le grand potentiel que cette filière présente, permettant de couvrir les besoins du pays et même d’exporter. Ce taux pourrait être renforcé pour atteindre 30% en 2030.

La transition énergétique en Tunisie demeure une nécessité impérative imposée par le changement climatique et les exigences économiques, sans compter les opportunités que l’investissement dans ce domaine procure en matière d’employabilité, à l’instar des expériences menées au Maroc et en Italie.

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