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jeudi 13 août 2020
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Le redressement économique sera lent et le coronavirus a porté le coup de grâce au modèle de développement

Trois ministres étaient réunis, ce lundi, pour faire cause commune et le point sur la situation économique et financière de la Tunisie au sortir d’un confinement qui sérieusement malmené les indicateurs du pays. D’ailleurs, le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Slim Azzabi, a d’emblée affirmé que le redressement de l’économie nationale sera lent durant le second semestre 2020, avec un taux de croissance en régression pour atteindre -6,5%.
Il a expliqué cette perspective par la baisse de la consommation, la suspension de la demande extérieure surtout celle des partenaires européens de la Tunisie et les pressions sur le budget dues à la chute baisse des ressources et à l’augmentation des dépenses sociales et économiques suite à la pandémie du coronavirus.
Pour y remédier un tant soit peu, la Tunisie a engagé des négociations avec l’Arabie Saoudite, Qatar, la France et l’Italie à l’effet de surseoir au remboursement de prêts venant à échéance cette année, a révélé Slim Azzabi, cité par Reuters, ajoutant que la Tunisie s’attend à un déficit budgétaire équivalent à 7 % du produit intérieur brut en raison de la crise du coronavirus.
La crise du Covid-19 a porté le coup de grâce à l’ancien modèle de développement économique, a indiqué le ministre, soulignant que la Tunisie a essayé au cours des dernières années, de réformer ce modèle de développement. La crise du Covid-19 a permis de bannir la politique de patchwork et d’engager des réformes majeures, a-t-il encore souligné.
Un nouveau concept de souveraineté nationale
Et d’ajouter qu’en Tunisie, la pandémie a causé une crise qui pourra être exploitée en tant qu’opportunités afin de mettre en place de nouvelles visions des secteurs stratégiques et identifier un nouveau concept de souveraineté nationale. Ce système sera principalement lié aux secteurs de l’énergie, de la santé, de la technologie et des industries alimentaires avec le rétablissement du rôle social de l’Etat, a indiqué le ministre.
Et d’ajouter que pendant la crise de Covid-19 de nombreux points positifs ont été révélés et sur lesquels l’Etat peut axer son travail pour assurer la reprise économique dans les plus brefs délais. Il s’agit notamment des secteurs des industries pharmaceutiques, les services basés sur la numérisation et la technologie, outre la préservation du positionnement de la Tunisie et des relations diplomatiques. Il a souligné que la stratégie du gouvernement reposera sur quatre grands axes ; à savoir la stratégie de sauvetage, les mesures financières, la loi de finances et le nouveau modèle de développement.
Une relance en 50 mesures
S’exprimant à son tour lors d’une conférence de presse tenue à la Kasbah, conjointement avec le ministre Slim Abassi ainsi que la ministre chargée des Grands projets, Lobna Jribi, le ministre des Finances, Nizar Yaiche, a annoncé que le gouvernement avait approuvé 50 mesures fiscales et financières, dans le cadre du plan de sauvetage économique et social, lequel sera mis en place dans les prochains jours.
Il a précisé que ces mesures englobent 8 principaux axes, à savoir l’impulsion de l’investissement, le soutien des start-up, l’appui social et la lutte contre la pauvreté, la modernisation de l’administration fiscale, l’intégration économique, la lutte contre l’évasion fiscale…
Il a fait savoir, qu’une autre conférence de presse sera organisée, dans les prochains jours, pour donner plus d’éclairages sur l’ensemble de ces mesures, réitérant l’impératif de s’engager à continuer à aider les familles nécessiteuses, et d’œuvrer à éviter l’augmentation de la pression fiscale et la réduction du budget alloué au développement.
D’après Yaiche, d’autres priorités doivent, aussi, être prises en considération, durant cette conjoncture, dont le fait d’éviter le recours à l’endettement extérieur.
Le ministre des Finances a révélé, également, que son département se penche actuellement sur le conception de nouvelles mesures financières, à même de drainer des recettes financières au budget de l’Etat de l’ordre de 1,1 milliard de dinars.
Par ailleurs, il a fait savoir que la dernière mise à jour de l’hypothèse du prix du baril de pétrole avait été fixée sur la base de 45 dollars, contre 65 dollars dans la loi de finances initiale pour l’année 2020.
Pour ce qui est du taux d’endettement, il devrait atteindre, selon Yaiche, les 88%, avec un taux d’endettement extérieur ne dépassant pas le niveau de 61%.
Le ministre a affirmé, aussi, que la Tunisie veillera à honorer tous ses engagements, aux délais, et qu’elle n’optera pas à la réduction des salaires des employés.

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