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Qui ne l’aurait pas prévu : El-Kamour ne sera pas une péripétie isolée, unique et sans suite. D’autant moins qu’il s’y est attaché des « acquis » à ce point significatifs qu’ils vont devoir servir de référence à des mouvements de protestation de cet acabit. En signant ce que certains regardent comme une capitulation déguisée et négociée, le gouvernement a ouvert un boulevard devant les légions de contestataires qui s’aviseraient de passer à l’acte et d’accroître la pression sur les pouvoirs publics pour obtenir gain de cause. A peine l’épisode d’El-Kamour a-t-il commencé à se résorber qu’un autre, celui d’El-Argoub, dans le gouvernorat de Kébili, a sonné le tocsin d’un bivouac qui en rééditerait à s’y méprendre la recette et la technique, et sans doute la même issue.

Les campeurs d’El-Argoub sont sur place depuis le début de cette semaine, plus précisément à Oum Chiyah, à 70 km au sud de la ville de Douz où ils ont fermé les deux vannes du gazoduc et du pipeline qui lient plusieurs champs pétrolifères installés au Sahara de Kébili et de Tataouine à la raffinerie de Skhira. Le porte-parole de leur coordination a précisé qu’il s’agit de soutenir les protestataires qui poursuivent, depuis deux mois, leur mouvement près des champs de pétrole, pour revendiquer « la nationalisation des richesses naturelles du pays, ainsi que l’emploi, le développement et le droit de la région de Kébili à une part des richesses du Sahara ». Les protestataires se font un point d’honneur d’avoir fermé les deux vannes « sans le moindre incident » avec les unités de l’Armée nationale déployées sur les lieux. Ils n’en ont pas moins fixé un ultimatum de trois jours aux autorités régionales et centrales pour ouvrir un « dialogue sérieux » sur les revendications, faute de quoi ils fermeront les autres champs pétroliers, a averti leur porte-parole.

On ignore comment le gouvernement entend gérer ce dossier, mais sa ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables, Héla Cheikhrouhou, a confirmé que la production de pétrole et de gaz dans le gouvernorat de Kébili est à l’arrêt depuis le mois de mai, en raison précisément des mouvements sociaux. Comme ceux d’El-Kamour, les campeurs d’El-Argoub ont , au fil des jours, « affiné » leur demandes en y ajoutant d’autres qui devaient faire l’objet de consultations en prélude au marathon des séances de négociations qui auront lieu sous la houlette du chef du gouvernement au cours des semaines à venir pour tenter de trouver des solutions aux revendications des sit-nneurs, « dans la limite des moyens de l’Etat », a déjà prévenu la ministre.

La dragée haute

Il y a fort à parier que les campeurs d’El-Argoub tiendront la dragée haute au gouvernement et aux plénipotentiaires qu’il sera tenu de nommer pour transiger avec les sit-inneurs et à la fin, conclure un accord « négocié » dans l’intérêt bien compris de toutes les parties, autrement dit et essentiellement des protestataires. Les uns et les autres ayant acquis une certaine maîtrise de l’art de négocier, il serait dans l’ordre des choses que l’épilogue intervienne plus tôt qu’à El-Kamour, et sans doute avec des dégâts moindres, même si les pertes ont été estimées à environ 24 millions de dinars par semaine. Il n’empêche qu’elles pèsent de tout leur poids sur le budget de l’Etat pour 2018, la région de Tataouine représentant 30 % des revenus pétroliers du pays, déjà affectés par la chute des prix qui sont aujourd’hui à environ 48 dollars le baril et par la baisse de 40% de la production qui est ne dépasse pas 22 mille barils par jour.

Ce pendant, les revendications portant sur l’emploi et le développement ne doivent en aucun occulter celles exigeant la nationalisation des richesses pétrolières du pays et le droit des régions productrices à un écot sur ces ressources. C’est à ce contexte qu’il faut rattacher la mise en place d’un groupe de travail pour améliorer la transparence et la bonne gouvernance dans le secteur des industries extractives, notamment pétrolières et gazières.

Il aura vocation à superviser l’élaboration de rapports annuels, de renforcer la transparence dans le secteur des industries extractives dans le pays par le biais de programmes visant à améliorer le cadre législatif, réglementaire et fiscal si nécessaire. Ces rapports seront élaborés annuellement et toucheront les domaines du pétrole, du gaz et du phosphate ainsi que toutes les activités minières. Le principe de transparence dans la gestion des recettes dans le secteur des industries extractives stipule l’existence d’une harmonie entre les versements effectués par les sociétés de pétrole, de gaz et de mines au profit du gouvernement et les recettes du gouvernement, le tout spécifié chaque année dans un rapport rendu public, précise la ministre de l’Energie.

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La CONECT International a organisé une réunion de travail avec son excellence M. Geoffrey Onyeama, Ministre des Affaires Etrangères du Nigéria, qui a été accompagné d’une importante délégation, hier le 22 juin 2017 dans ses locaux.

La réunion fut présidée par M. Tarak Cherif, Président de la CONECT, et Mme Monia Essaidi, Présidente de CONECT International et en présence de M. Karim Ben Becher, Directeur Général des Affaires Politiques, Economiques et de la Coopération pour l’Afrique et l’U.A. au M.A.E, de M. Adnen Bouassida, M. Issam Ben Youssef et Mme Mongia Amara, Vice-présidents de la CONECT International.

Des opérateurs économiques tunisiens dans les secteurs agro-alimentaire, énergie & énergie renouvelable, pharmaceutique, bancaire, BTP, immobilier et de la santé ont activement échangé avec son excellence M. le Ministre afin de promouvoir et d’opérationnaliser les échanges commerciaux entre les deux pays.

Son excellence M. le Ministre a présenté les différents atouts du Nigeria et a souligné l’amélioration progressive enregistrée par le pays dans le climat des affaires. En effet la nation la plus peuplée en Afrique, avec 193 millions d’habitants (2017), est également la première économique du continent selon le classement par PIB nominal (2016), le premier producteur africain et cinquième exportateur mondial de pétrole (2016) et le 4ème pays qui a attiré le plus d’investissements directs étrangers en 2014 à hauteur de 4,7 milliards de $.

La réunion de travail a ainsi porté sur les possibilités de coopération entre les deux pays amis et le développement des relations bilatérales dans un cadre propice à l’investissement et aux exportations.

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Le chef du gouvernement Youssef Chahed et son homologue marocain Saâd Eddine Othmani se sont accordés à alléger les procédures douanières entre la Tunisie et le Maroc, qui empêchent le développement des échanges commerciaux dans les deux sens.

Lors d’une conférence de presse commune tenue à Rabat ce lundi 19 juin, les deux parties ont exprimé des points de vues identiques concernant les affaires régionales et internationales.

Selon des informations rapportées par la Tap, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays est estimé à 600 millions de dinars (250 millions de dollars environ), ce qui n’est pas à la hauteur des opportunités et des moyens dont disposent les deux pays, soit un taux qui n’est pas à la hauteur des opportunités et des moyens dont disposent les deux pays.

Un objectif ambitieux a été par ailleurs fixé pour les trois prochaines années avec l’accroissement des échanges commerciaux pour atteindre le chiffre de 500 millions de dollars.

Les représentants du ministère tunisien de l’industrie et du commerce, du centre de promotion des exportations et de l’UTICA ont, à cette occasion, indiqué que les produits tunisiens sont également soumis à des taxes douanières de 63 % dans certains cas alors que certains exportateurs tunisiens ne sont pas considérés comme des exportateurs “nets” de produit d’un commerce international, ce qui est considéré comme une violation des dispositions de l’accord de commerce bilatéral et l’accord de la grande zone franche de commerce arabe ainsi que l’accord d’Agadir établissant une grande zone de commerce libre entre les pays arabes méditerranéens.

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Il y a quelques jours, le Conseil d’administration du FMI (Fonds monétaire international) achevait la première revue du programme économique de la Tunisie appuyé par un accord au titre du Mécanisme Élargi De Crédit (MEDC). L’achèvement de la revue permet aux autorités tunisiennes de tirer l’équivalent de 227.2917 millions de DTS (Droits de tirages spéciaux), qui est l’unité de compte du FMI, mais dont le rendu en USD peut varier, vers le haut ou vers le bas, en fonction du taux de change du dollar américain. Pour cette tranche, déjà encaissée par la BCT, c’est environ 319 millions de dollars, représentant un peu moins de 8 jours d’importation. Le 15 juin, les avoirs nets en devises remontaient ainsi à 102 jours d’importation, contre 94 jours la semaine dernière.

En contrepartie de ce crédit, le gouvernement s’était engagé à faire les réformes nécessaires qui devraient pérenniser les capacités de la Tunisie à rembourser cette dette. Il devait ainsi «réduire le déficit budgétaire pour stabiliser la dette publique en-dessous de 70 % du PIB à l’horizon 2020, tout en augmentant les dépenses d’investissement et les dépenses sociales», comme le rappelle le dernier communiqué du FMI. Mais aussi assurer un «resserrement de la politique monétaire et un assouplissement plus accru du taux de change », des mesures qui «contribueront à contenir l’inflation, améliorer la compétitivité et préserver les réserves internationales».

⦁ Un nouveau calendrier pour les crédits du FMI

Le FMI rappelle aussi que «pour parvenir à un rééquilibrage budgétaire propice à la croissance et soucieux de la dimension sociale, il sera essentiel de mettre en œuvre les mesures fiscales prévues pour 2018 et la nouvelle Direction des Grandes Entreprises, deux initiatives qui auront pour effet de renforcer l’équité fiscale».

Deux mesures fiscales majeures devraient ainsi figurer dans la Loi de Finance 2018 et concerner la TVA et l’impôt sur la plus-value immobilière. On notera par ailleurs que le communiqué du FMI parle déjà de la LF 2018, comme s’il en connaissait déjà le contenu. Au fait, il s’agirait plutôt d’un document qui a été remis au FMI par l’ancienne ministre des Finances, qui retrace les engagements tunisiens et a été mis à jour par l’équipe de négociation.

On lit aussi dans le dernier communiqué du FMI que son Conseil d’administration a «approuvé la demande de dérogations des autorités à l’égard de la non-observation de critères de réalisation sur les réserves internationales nettes, les avoirs intérieurs nets et le déficit budgétaire primaire». Il s’agit en fait de l’accord du FMI à la Tunisie, suite au retard pris par certaines réformes.

⦁ Où iront les 319 MUSD du FMI cet été ?

 Mais le Conseil d’administration du FMI a aussi «approuvé la demande des autorités pour rééchelonner l’accès aux ressources en six versements semestriels». En fait, la tranche de crédit devant être décaissée en octobre 2016 ayant sauté, la Tunisie a demandé à en répartir le montant sur le reste du programme. A partir de mars 2018 donc, les montants semestriels que devra empocher la Tunisie à l’issue de chaque revue augmenteront et seront décaissés, si tout va bien, selon un nouveau calendrier.

Pour la somme qui sera déboursée au cours de ce mois de juin 2017 (319 MUSD représentant 775, 192 MDT au cours de ce jour), précisons d’abord qu’elle sera versée au budget de l’Etat, même si elle pourrait figurer sur le tableau des réserves en devise qu’affiche la BCT.

Nous croyons par ailleurs savoir qu’une partie devrait être «dinarisée», ou convertie en Dinars, pour donner à l’Etat les moyens de lever le pied en matière d’endettement intérieur à travers les BTA (Bons de Trésors assimilables). Une mesure qui ne devrait pas trop plaire aux banquiers, dont certaines profitent de la manne des BTA pour réaliser d’importants bénéfices hors-exploitation. La «dinarisation» ne devrait cependant pas dépasser les 200 MUSD.

Le reste devrait d’abord aller payer deux très importantes factures incontournables : D’abord celle de l’importation des céréales et l’autre pour le gaz. On ne connait pas les montants, mais on nous assure que la seule facture de gaz pour la maison Tunisie pourrait bien «bouffer» large partie du crédit en devises. Des sources évoquent aussi l’imminent remboursement d’un crédit étranger qui pourrait être aussi payé sur les fonds du FMI. A la BCT, on nous assure cependant que le montant de ce remboursement est déjà provisionné et n’aurait donc pas besoin d’être tiré sur le crédit FMI.

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La BIAT vient de signer une convention de partenariat avec B@LABS pour lancer son programme d’incubation de start up innovantes. Initiative unique dans le secteur bancaire tunisien, elle est destinée aux jeunes entrepreneurs détenant des idées innovantes de projets dans des secteurs prometteurs de l’économie tunisienne. La plateforme B@LABS est une initiative responsable et pérenne dont l’objectif est de contribuer au développement de l’économie tunisienne et de servir l’intérêt général et sociétal.

Poursuivant son engagement sociétal pour la promotion de l’entreprenariat, et dans la continuité de la vision de la Fondation BIAT pour la Jeunesse, la BIAT lance B@LABS – qui se prononce BIAT LABS – une plateforme d’incubation dont la mission principale est de prendre en charge les entrepreneurs les plus talentueux et les assister à mettre en place leurs projets.

Le directeur général de la BIAT, Mohamed Agrebi, et le CEO de B@LABS et ancien ministre des Technologies de l’Information et de l’Économie Numérique, Noômane Fehri, ont signé au siège de la BIAT une convention de partenariat entre la BIAT et sa nouvelle filiale B@LABS. La signature du partenariat marque le lancement effectif de la plateforme et l’ouverture des candidatures pour le premier programme d’incubation.

Le premier programme d’incubation démarrera en septembre 2017 et sera structuré en 4 mois pour couvrir :
L’accès à un espace de travail partagé de qualité,
Un Cursus complet et des ateliers thématiques,
Le mentorat et l’accompagnement individuel des promoteurs,
Les services administratifs et juridiques,
L’accès à des clients potentiels et au réseau du groupe BIAT.

A l’issue des 4 mois d’incubation, des entrepreneurs seront sélectionnés pour un accompagnement supplémentaire de 12 mois.

« Pour réussir le programme d’incubation de B@LABS, la BIAT mobilise des partenaires, des experts, des mentors, des équipes internes issus de différents métiers pour mettre à disposition des jeunes promoteurs un environnement de travail propice au développement et à la création de valeur », déclare Ismail Mabrouk, président du conseil d’administration de la BIAT.

« Nous sommes heureux de proposer aux startuppers d’intégrer la première édition du programme d’incubation gratuit de B@LABS pour être accompagnés par nos équipes et partenaires et hébergés dans un nouvel espace de travail prestigieux avec un programme d’accompagnement aux standards internationaux », déclare Noômane Fehri.

Le partenariat avec B@Labs est un nouveau témoignage de l’engagement de la BIAT à contribuer au développement de l’économie tunisienne à travers une initiative citoyenne de taille qui vise à ancrer la pratique entrepreneuriale, à jouer un rôle de catalyseur entre les différentes initiatives en place et à participer activement au développement de la nouvelle économie tunisienne. Le tout s’inscrivant dans une démarche structurée et à long terme.

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Un gigantesque feu de forêt qui faisait rage depuis samedi a fait 58 morts et 54 blessés dans la région de Leiria, dans le centre du Portugal, les victimes ayant pour la plupart été piégées par les flammes dans leurs voitures, rapporte l’AFP citant un dernier bilan officiel.

En milieu de journée, le feu se poursuivait sur quatre fronts, dont deux d’une très grande violence, selon les autorités, et quelque 900 pompiers et près de 300 véhicules étaient toujours mobilisés pour combattre ce sinistre, le plus meurtrier
de l’histoire récente du Portugal.

Sur les collines situées entre les bourgades de Pedrogao Grande, Figueiro do Vinhos et Castanheira de Pera, encore recouvertes d’eucalyptus et de pins 24 heures plus tôt, la dévastation était totale dans les zones où le feu est passé.

De chaque côté de la route nationale IC8, sur au moins 20 km, une épaisse couche de fumée blanche restait suspendue au-dessus des arbres carbonisés et du sol noirci.

Devant quelques maisons abandonnées, partiellement endommagées, une voiture calcinée reposait au bord d’une route secondaire. Plus loin, le cadavre d’un homme recouvert d’un drap blanc gisait, entouré par des gendarmes portant des masques.

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Le Directeur général de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), Samir Bechoual, a appelé à l’institutionnalisation de la campagne d’interpellations et d’arrestations visant un certain nombre d’hommes d’affaires pour être étendue à tous les secteurs.

Il a estimé dans un entretien accordé à Africanmanager que la lutte contre la corruption est un déterminant majeur pour l’attraction des investissements entre pays, car l’élimination des lobbys de la corruption et de la corruption reflète la ferme volonté de l’Etat de combattre ce fléau qui gangrène la plupart de ses compartiments. Interview :

L’année dernière n’était pas brillante pour l’investissement en Tunisie eu égard aux défis qu’elle avait à relever. Comment jugez-vous l’investissement industriel en ce 5ème mois de l’année ?

L’investissement industriel déclaré a enregistré au cours des 5 premiers mois de 2017 une progression de 24,2% pour dépasser les 1777,7 millions de dinars contre 1431,7 millions de dinars, alors que le nombre des projets déclarés a évolué de 1,2%.

Par secteur, les industries chimiques et diverses ont été celles qui ont affiché les hausses les plus importantes, respectivement de 53,4% et de 47%, soit l’équivalent de 180,4MDT et 273 MDT respectivement.

Qu’en est-il des investissements locaux ?

Pour la première fois depuis 2011, les investissements nationaux déclarés enregistrent une remarquable augmentation de 43,5%. Par contre, les investissements étrangers déclarés ont accusé un recul de 29,3%.

Comment expliquez-vous ce regain d’intérêt pour l’investissement local ?

Cette évolution que connaît l’investissement local est l’indice que les Tunisiens ont repris confiance dans le dispositif des investissements eu égard notamment à l’amélioration du cadre législatif et juridique et au lancement d’une série de réformes et de mesures en tête desquelles la nouvelle loi relative à l’investissement et ses textes d’application qui vont porter leurs fruits dans les années à venir outre l’engagement du gouvernement à consacrer dans les faits la gouvernance dans ce domaine.

Pensez-vous que la campagne contre la corruption se traduira par un surcroît d’intérêt pour l’investissement ?

Assurément, la mise en œuvre par le gouvernement actuel de la stratégie de lutte contre la corruption va avoir des effets positifs sur le climat d’investissement et des affaires vu notamment les excellents échos qu’a eue aux plans populaire, national et international, la campagne qui a touché nombre d’hommes d’affaires impliqués dans la corruption et la contrebande y compris l’économie parallèle.

La lutte anticorruption à travers l’élimination de ses symboles est de nature à stimuler les investissements locaux et encouragera les investisseurs à lancer de nouveaux projets, ce qui favorisera le développement de l’économie nationale grâce au climat de transparence et aux garanties fournies à l’investisseur aussi bien tunisien qu’étranger.

Que faudra-t-il faire encore pour encourager les investisseurs ?

Il est nécessaire d’institutionnaliser les interpellations et les arrestations pour en faire une campagne permanente couvrant tous les secteurs, car la lutte contre la corruption compte parmi les principaux déterminants pour l’attraction des investissements entre pays, et aussi parce que l’élimination des lobbys de la corruption et de la contrebande reflète la ferme et sérieuse volonté du gouvernement de combattre ce fléau qui gangrène la plupart des compartiments de l’Etat.

Parmi les mesures qu’il est nécessaire de mettre en place, la mise en œuvre des dispositions mentionnées par la loi relative à l’investissement, notamment l’Instance tunisienne de l’investissement et le Conseil supérieur de l’investissement, et ce en améliorant la coordination entre les différentes structures concernées pour surmonter les difficultés de la période transitoire.

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Le verdict du magazine Forbes, très attendu par les milieux d’affaires et les entreprises du monde entier, est tombé. Mauvaise nouvelle pour la Tunisie : elle ne figure nulle part dans le classement 2017 des 100 plus grandes entreprises du monde arabe. Le berceau du printemps arabes a buté sur une écueil majeur : le magazine a travaillé sur les sociétés cotées en Bourse, et vu la taille de cette dernière en Tunisie, il n’est pas étonnant que les entreprises tunisiennes aient été évincées par leurs consoeurs arabes…

Le voisin marocain s’en tire beaucoup mieux avec quatre groupes dans le classement 2017 : Attijariwafa bank (20ème dans le monde arabe), la Banque centrale populaire (30ème), BMCE BoA (41ème) et le cimentier LafargeHolcim Maroc (89ème).

L’Arabie Saoudite écrase la concurrence avec 36 sociétés dans le Top 100, suivi par le Qatar et les Émirats Arabes Unis, avec respectivement 19 et 17 entreprises. SABIC, une société saoudienne qui s’active dans le secteur de la pétrochimie, est leader du classement, viennent ensuite le QNB et First Abu Dhabi Bank.

Pour élaborer son rapport, le magazine Forbes a pris en compte 4 facteurs : la valeur marchande (au 06 avril 2017), les ventes, les bénéfices nets et les actifs totaux.

A noter que la valeur marchande globale du Top 100 s’est située à 772 milliards de dollars en avril 2017, les ténors arabes pèsent donc plus lourd que l’an dernier, +12%. Par ailleurs près de la moitié de ces groupes (49%) opèrent dans les banques et les services financiers.

La liste complète

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Le porte-parole officiel du Tribunal de première instance de Tunis et du pôle judiciaire économique et financier, Sofien Selliti, a assuré ce vendredi 16 juin sur Mosaïque fm que 400 dossiers de corruption ont été transmis au pôle judiciaire économique et financier.

Selliti a, sur un autre volet, mis l’accent sur l’importance de créer une brigade sécuritaire spécialisée pour enquêter sur les crimes de corruption.

Il a, également, appelé à prendre en compte les compétences et les aptitudes des magistrats du pôle judicIaire financier et d’éviter dans ce cas de les muter.

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Le tribunal de première instance de Gafsa a condamné jeudi 15 juin 7 individus pour leur implication dans l’affaire de la fraude et fuite de l’examen du baccalauréat 2017, rapporte Jawhara fm.

Quatre accusés ont été condamnés à 4 mois de prison avec sursis et à une amende de 200 dinars, 2 autres accusés à 6 mois de prison avec sursis et à une amende de 200 dinars.
Le premier accusé, impliqué dans la fuite de l’examen, a lui été condamné à 8 mois de prison ferme et à une amende de 200 dinars, a ajouté la même source.

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Au moins 18 personnes ont été tuées, jeudi 15 juin, lors de l’attaque de deux restaurants de la capitale de la Somalie, Mogadiscio, a annoncé un porte-parole du gouvernement. Cette
attaque a été revendiquée par les islamistes radicaux Chabab, rapporte l’AFP.

L’attaque a débuté mercredi par l’explosion d’un véhicule suicide et a visé deux restaurants voisins. « L’opération est terminée et les assaillants ont été tués par les forces de
sécurité », a affirmé le porte-parole du ministère de la sécurité, Mohamed Ahmed Arab, en précisant que parmi les dix-huit victimes de l’attaque figurait un Syrien.

« Le kamikaze a fait exploser une voiture pleine d’explosifs dans le bâtiment », a expliqué Ali Mohamed, un policier. Un témoin, Abas Ahmed, a déclaré avoir vu « les cadavres de
plusieurs personnes ».

Des rafales ont ensuite été entendues à l’intérieur. Des hommes habillés en uniforme militaire « ont obligé ceux qui fuyaient le site à aller à l’intérieur », a affirmé à l’agence
de presse AFP.

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Le substitut du Procureur de la République près le tribunal de première instance de Tunis et porte-parole du pôle judiciaire économique et financier, Sofiène Selliti, a déclaré, mardi, que les magistrats ne sont pas responsables de la lenteur de l’examen des affaires de corruption.
Les raisons derrière cette lenteur dépassent les magistrats, a-t-il argué, dans une déclaration à l’agence TAP.
Pour lui, la longueur des procédures judiciaires du Code de procédure pénale, le peu de moyens (financiers et logistiques) et la non activation de la loi organique portant création du pôle sont autant d’obstacles entravant le processus judiciaire. Le pôle judiciaire économique et financier compte seulement sept magistrats chargés de l’examen de milliers de dossiers de corruption en plus des affaires pendantes de droit commun, a-t-il argumenté.
Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a critiqué dans des déclarations médiatiques la lenteur de la justice dans l’examen des dossiers de corruption, pointant du doigt le manque de moyens financiers et logistiques accordés aux instances et structures en charge de la lutte anti-corruption et les faibles budgets alloués à cet effet.

Pour Sofiène Selliti, le système procédural interminable et la complexité des affaires de corruption administrative et financière font que les procédures judiciaires prennent beaucoup de temps et d’effort. Avant d’atteindre la phase du procès, une affaire judiciaire comporte plusieurs étapes, a insisté Selliti.
Les juges sont en charge d’un nombre important d’affaires alors qu’il doivent travailler dans des meilleures conditions en comparaison avec d’autres pays qui ont entrepris des mesures en matière de lutte contre la corruption, a soutenu Selliti, ajoutant que le pôle judiciaire et financier ne répond pas aux conditions élémentaires de travail.
Sofiène Selliti a appelé le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a tenir compte de la compétence des pôles judiciaire et financier en charge des dossiers de corruption et de terrorisme soit en le dotant des ressources humaines nécessaires ou en évitant la mutation des juges qui y sont affectés.
Il s’agit également, selon lui, de réfléchir à la création de la fonction de “magistrat de liaison” à l’instar d’autres pays qui a pour mission de faciliter l’exécution des commissions rogatoires internationales. Les magistrats ont émis une centaine de commissions rogatoires pour récupérer les fonds détournés sans parvenir aux résultats souhaités, a-t-il dit.
Il y a lieu aussi, selon Selliti, d’activer les mécanismes tels qu’énoncés dans la loi organique portant création du pôle judiciaire économique et financier s’agissant notamment du recrutement d’experts. Le juge ne tranche un dossier qu’après la parution des rapports d’experts. Cela peut prendre deux ans. La loi exige 3 experts pour chaque dossier, a-t-il indiqué.

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Plusieurs activistes de la société civile estiment que le gouvernement tunisien n’a pas tous les moyens nécessaires pour contrôler toutes les associations, alors le curseur est mis sur celles soupçonnées de soutenir le terrorisme et de blanchir l’argent sale.

La présidence du gouvernement vient d’annoncer qu’une batterie de mesures fermes ont été prises à l’encontre des des hors-la-loi et ce, en collaboration avec les différentes parties concernées par ce dossier lequel demeure depuis des années une affaire très compliquée et très inquiétante.

C’est dans ce contexte que des sources bien informées ont confirmé à Africanmanager que parmi les 18 mille associations qui ont été créées depuis le 14 janvier 2011, seules 2000 ont remis leurs états financiers à la Cour des compte depuis 2014.

L’argent qatari qui aurait financé les terroristes

Le porte-parole de l’armée libyenne, Ahmed Al-Mesmari, avait déclaré lors d’une conférence de presse que le Qatar a financé les terroristes retranchés en Libye, à travers l’Agence bancaire tunisienne de l’Habitat (BH), sise dans le gouvernorat de Tataouine.

Cette agence, selon ses dires, aurait reçu la somme de 8 millions de dollars, transférés par la suite vers d’autres pays, notamment la Libye.

On rappelle également que le secrétaire général du gouvernement, Ahmed Zarrouk, avait indiqué en 2016 que des suspicions de terrorisme planent sur 157 associations dont 42 groupes non reconnus en tant qu’associations.

Il avait précisé que 95% des dossiers sur les déclarations pour la création d’associations sont incomplets et donc non conformes aux dispositions du décret-loi n°2011-88 portant organisation de ces structures.

Il avait, en outre, souligné que sur les 38 demandes de dissolution une seule a abouti et que 49 décisions de suspension d’activité ont été exécutées sur 150 demandes formulées. Il avait signalé que 703 avertissements ont été adressés à des associations dont le nombre avoisine aujourd’hui 18 558.

Le gouvernement hausse le ton et réagit!

La présidence du gouvernement a appelé dans un communiqué rendu public, lundi 12 juin 2017, toutes les associations légalement constituées à informer le secrétariat général du gouvernement sur leur financement étranger, en précisant sa provenance, son montant et son objet, et ce dans un délai ne dépassant pas un mois à partir de la date d’aujourd’hui.

Elles doivent aussi en informer le public à travers des communiqués qui seront publiés dans la presse écrite. Cette décision a été prise en vertu du décret numéro 88, de la date du 24 septembre 2011 (articles 3, 4, 41 et 44), relatif aux associations tunisiennes.

Sur un autre volet, le gouvernement a appelé toute association ayant bénéficié d’un financement public à fournir à la Cour des comptes un rapport annuel sur ses recettes et dépenses, et ce conformément à l’article 44 de la même loi.

A noter qu’il s’agit d’un avertissement adressé par le gouvernement aux associations financées par des organismes ou des Etats étrangers, qui doivent se conformer aux exigences de la loi, au risque de faire l’objet de poursuites judiciaires.

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Toshiba a annoncé mardi être visé par une plainte d’un groupe d’investisseurs étrangers qui lui réclament 43,9 milliards de yens (355 millions d’euros) de dommages et intérêts en lien avec le scandale comptable qui a fait chuter son cours de Bourse il y a deux ans.

Selon Reuters, le groupe industriel japonais précise qu’il comptabilisera une charge additionnelle sur l’exercice clos fin mars 2018 pour couvrir cette nouvelle procédure judiciaire.

Le conglomérat fait à présent l’objet de 26 plaintes en justice, avec des dommages réclamés de 108,4 milliards de yens au total, depuis qu’il a admis avoir gonflé ses bénéfices sur plusieurs années.

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Le Maroc enverra des avions chargés de produits alimentaires à destination du Qatar, rapporte les médias marocains.

Le ministère des Affaires étrangères marocain a, dans ce contexte,  annoncé dans un communiqué que «sur instruction” du roi Mohammed VI, le Maroc “a décidé d’envoyer des avions chargés de produits alimentaires à destination de l’Etat du Qatar. Cette décision se veut un geste de “solidarité et d’entraide entre peuples islamiques” en ce mois de jeûne du ramadan et elle “n’a aucun lien avec les aspects politiques de la crise entre le Qatar et d’autres pays frères», précise le communiqué.

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Des informations et des rumeurs, plus ou moins vraies quoique pas toujours avérées, refont surface à propos d’un nouveau remaniement ministériel. Des informations, jusque-là «justifiées» par la nécessité pour Youssef Chahed de pourvoir à la vacance de deux portefeuilles dans son gouvernement qui comprend deux ministres par intérim.

Le 30 avril dernier, Chahed renvoyait Lamia Zribi et Neji Jalloul et chargeait Fadhel Abdelkéfi, déjà ministre du Développement économique, du portefeuille des Finances par intérim. Le même jour, le chef du gouvernement tunisien cédait aux sirènes de l’UGTT qui demandait la tête du ministre de l’Education, Néji Jalloul, et chargeait l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur du dossier de l’éducation par intérim. Ce faisant, Chahed évitait d’aller devant l’ARP, mais ne faisait que retarder l’échéance du remaniement.

Depuis l’éclatement de ce qui pourrait s’appeler «l’affaire Qatar», les rumeurs à propos de ce remaniement reviennent de plus belle. Le site d’information français «Maghreb Confidentiel» prête ainsi au chef de l’Etat tunisien «Béji Caïd Essebssi (BCE) et ses plus proches conseillers» l’intention de «réfléchir à l’opportunité d’écarter les six derniers ministres et secrétaires d’Etat membres d’Ennahdha».

Et la même source d’expliquer cela aussi par la conjoncture internationale et de préciser que «le contexte international s’y prête aussi : le Qatar, sponsor d’Ennahdha, vient d’être mis au ban des nations arabes» et que l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis «s’activent pour limiter l’influence de Doha à Tunis». La même source affirme encore que «le prince héritier d’Abu Dhabi Mohamed bin Zayed al-Nahyan a exigé de Béji Caïd Essebssi (BCE) qu’Ennahdha quitte la coalition gouvernementale» et d’ajouter même, que «le prince Al-Nahyan pourra mettre dans la balance la reprise des investissements émiratis, notamment le grandiose projet immobilier Portes de La Méditerranée, qui encombre les tiroirs de Sama Dubaï depuis 2007». Emboitant le pas à cette cabale, nationale mais non officielle, contre le Qatar, des sources médiatiques locales diverses évoquent même la possibilité d’assouplir les conditions de voyage des Tunisiens aux Emirats.

  • Ennahdha aussi mal-aimée que le Qatar

Force est de rappeler que le Qatar n’a jamais eu bonne presse en Tunisie depuis la révolution, à cause notamment de certaines activités journalistiques de sa chaîne Al Jazeera et de son soutien à Ennahdha, depuis sa participation à la Troïka. L’appui que Qatar ne ménage pas aux «frères Musulmans» dont est issu Ennahdha, n’arrangera pas son image malgré ses aides à coups de milliards, regardées comme un soutien financier à Ennahdha, le parti islamiste qui fait peur à toute la Tunisie.

Sous Moncef Marzouki et la Troïka, le Qatar promettait, en avril 2012, un prêt de 1 milliard USD et 20 mille emplois. La même année, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Al Mouallim révélait au journal britannique “The Independent”, que l’Emir du Qatar Hamad Ben Khalifa Al Tahni avait remis au leader du parti islamiste Ennahdha Rached Ghannouchi le montant de 150 MUSD pour le financement de sa campagne électorale lors des élections organisées en Tunisie.

Ennahdha avait bien sûr démenti. Elle ne le fera jamais pour l’excellence de ses relations avec le Qatar qu’elle défendait, dans un communiqué de presse en 2013. Ennahdha au pouvoir, le Qatar accorde une aide financière à la Tunisie de l’ordre de 1,250 milliard de dollars pour soutenir son développement économique. C’était à l’occasion de la Conférence Internationale « Tunisia 2020 ».

1er investisseur arabe en Tunisie (Classement de l’Organisme Arabe de Garantie des Investissements et de Crédit à l’Exportation pour les 10 premiers de l’année 2015), le Qatar est suivi par les Emirats Arabes Unis. C’est dire la position de la Tunisie dans ce «Qatar-Gate» et son dernier choix diplomatique d’appeler à la conciliation face aux appels saoudiens de rompre les relations avec Doha.

Mais c’est tout cela qui résume aussi la position du citoyen tunisien lambda qui n’aime pas Ennahdha, un parti qui n’oublie pas ses convictions islamistes et qui cache bien ses desseins et ses ambitions, puisse-t-il attendre des décennies pour les réaliser et qui pactiserait avec le diable pour y arriver.

Ce même citoyen lambda n’a pas plus confiance en Qatar qu’en l’Arabie Saoudite wahhabite, sans pour autant aller jusqu’à rompre ses relations avec l’un de ses pays. Il ne verrait pourtant pas d’un mauvais œil que cette crise purge le GUN des ministres d’Ennahdha.

Rappelons par ailleurs que le même journal français en ligne avait déjà évoqué un possible départ de Chahed après le mois du Ramadan. Une information qui avait alors fait rire les proches conseillers du chef du gouvernement tunisien, Mehdi Ben Gharbia et Iyed Dahmani qui en parlaient chez Africanmanager. Le site français annonce ainsi que Youssef Chahed ne partira pas après Ramadan et explique ce rétropédalage de BCE (Béji Caïed Essebssi) par le fait que Youssef Chahed a «lancé une très populaire opération mains propres contre la corruption et la contrebande».

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Les derniers chiffres du ministère du Tourisme contiennent une petite surprise, une bonne : Les Chinois raffolent de la Tunisie. Le nombre des visiteurs chinois, du 1er janvier au 30 mai 2017, est à niveau record, 7000, soit une progression de 395%.

Pas mal non plus du côté des marchés dits traditionnels, où l’embellie se confirme, d’après le ministère du Tourisme. Les Français sont plus nombreux que l’an dernier à pareille époque, du 1er janvier au 30 mai 2017, avec plus 44,9%. C’est encore plus frappant sur le marché belge, +83,2%, 13 800 touristes ; le marché allemand affiche une hausse de 21% ; idem pour la Suisse, +20,7%. A noter que 9450 Britanniques ont séjourné en Tunisie, bravant les consignes de leur ministère des Affaires étrangères…

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Le  porte-parole de l’armée libyenne, Ahmed Al-Mesmari, a annoncé lors d’une conférence de presse que le Qatar a financé les terroristes retranchés en Libye, à travers l’agence bancaire tunisienne de l’Habitat (BH) sise dans le gouvernorat de Tataouine.

Cette agence aurait reçu la somme de 8 milliard de dollars pour être transférés par la suite vers d’autres pays, notamment la Libye.

Al-Mesmari a rappelé, dans ce contexte, que, dès le début de la révolution libyenne, le Qatar a envoyé des avions bourrés d’armes qui ont atterri à Benghazi.«Les terroristes ont bénéficié des armes très sophistiquées et c’est ainsi qu’ils ont pu accéder au pouvoir», a-t-il précisé.

A noter que la Banque de l’Habitat n’a pas officiellement confirmé ou démenti les récentes déclarations faites par le haut responsable libyen.

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Le gouvernement tunisien a lancé ce qu’il présente comme une campagne sans précédent contre la corruption, arrêtant huit hommes d’affaires le 23 mai et confisquant leurs biens.

Dans un seul cas, cependant, le gouvernement est allé bien au-delà des accusations de corruption. C’est au sujet de Chafik Jarraya, déféré devant la justice militaire le 26 mai pour trahison, atteinte à la sécurité de l’Etat et intelligence avec une armée étrangère, un crime passible de la peine capitale. L’avocat de Jarraya, Fayçal Jadlaui, a déclaré dans un communiqué le 1er juin que les accusations portées contre son client sont dénuées de tout fondement juridique et peuvent relever des règlements de comptes politiques, écrit Al-Monitor, le site de référence dédié à la couverture et à l’analyse du Moyen-Orient.

Des politiciens et des activistes de la société civile ont apporté leur soutien au gouvernement. Cependant, certains Tunisiens craignent que le gouvernement ait conçu cette campagne uniquement pour s’assurer l’appui de l’opinion publique suite aux mouvements de protestation de Tataouine au cours desquels un jeune homme a été tué, écrasé par un véhicule de la police. Les citoyens protestaient également contre un projet de loi qui accorde l’amnistie aux personnes accusées de corruption sous le régime de l’ex président Zine El Abidine Ben Ali, renversé en 2011.

Un processus sélectif et superficiel !

Abdellatif Haddad, activiste politique et syndical, estime que le moment choisi pour le lancement de la campagne de lutte contre la corruption a pris les Tunisiens au dépourvu. Il a affirmé à Al-Monitor que « le gouvernement capitalise intelligemment sur [ses pouvoirs en vertu de ] l’état d’urgence dans le pays, » qui a été instauré il y a un an et demi à la suite d’un attentat-suicide qui a tué 12 agents de la sécurité présidentielle dans la capitale, Tunis. Le 16 mai, la présidence la République a prolongé l’           état d’urgence pour un autre mois.

L’optimisme au sujet de la campagne de lutte contre la corruption est quelque peu retombé, note Haddad, quand des accusations liées à la sécurité ont été lancées contre Jarraya. La question sécuritaire a occulté la corruption et nourri « la crainte que la campagne puisse devenir un processus sélectif, superficiel ou un règlement de comptes politiques, gardant à l’abri le fantôme de la corruption et de ses cellules toxiques ».

Le gouvernement et le pouvoir judiciaire n’ont fait aucune déclaration officielle au sujet des accusations portées contre les personnes arrêtées, à l’ exception de la brève déclaration faite le 24 mai par le chef du gouvernement Youssef Chahed, qui a affirmé que la corruption impunie voue le pays à la perte et à la ruine. « Il n’y a pas d’autre choix. Soit la corruption soit l’État. Soit la corruption soit la Tunisie. J’ai choisi l’Etat et la Tunisie » a clamé Chahed.

La vague d’arrestations s’est poursuivie, et le 30 mai, elle a touché Saber Ajili, directeur du département de la sécurité touristique au ministère de l’Intérieur et ancien directeur général de l’unité de lutte contre le terrorisme. Les autorités ont affirmé que Saber Ajili est lié à l’affaire Jarraya, mais n’ont donné aucun détail sur la nature des relations entre les hommes.

Abderraouf al-Ayadi, le chef du parti Wafa, a déclaré dans un communiqué qu’il doutait du sérieux du gouvernement de Chahed dans la lutte contre la corruption, affirmant que les arrestations « font partie intégrante du plan du parti au pouvoir Nidaa Tounès pour régler des comptes. »

Cette formation politique est en proie à de graves conflits internes, et certains de ses députés au Parlement soutiennent que les arrestations, notamment celle de Jarraya, sont destinées à exacerber les divisions et à salir la réputation des parlementaires qui lui sont liés.

« Evidente incohérence »

Haddad estime que la pléthore d’explications possibles pour la campagne du gouvernement est due au « manque d’informations officielles crédibles », ajoutant qu’il existe une «  évidente incohérence entre le slogan de la campagne de la guerre contre le terrorisme et l’exercice réel, marqué par deux vagues ».

« La première vague a créé une effervescence en raison de l’arrestation de caïds de la contrebande et de chefs de lobbies de la corruption ; les hommes d’affaires arrêtés ont censément des précédents en matière de contrebande et d’activités économiques illégales », a-t-il dit. « La deuxième vague a pointé quelques figures notoires pour atteinte à la sécurité de l’Etat et espionnage au profit d’une armée étrangère. C’est une dangereuse déviance de l’affaire de corruption, qui devient maintenant une question de Renseignement militaire et de sécurité ».

L’analyste politique indépendant Abdul Sattar al-Ayidi a indiqué à Al-Monitor que « la campagne du gouvernement contre certains hommes d’affaires accusés de corruption révèle un conflit au sein du parti au pouvoir. Un grand nombre des personnes arrêtées sont connues dans les milieux politiques locaux pour être proches d’une faction au sein de Nidaa Tunis, en particulier Jarraya ». Il ajoute que « bien que Chahed soit membre de Nidaa Tounès, il a décidé de régler les différends en arrêtant ces figures, apparemment avec le soutien du président. Ainsi, [Chahed] a réalisé plus d’un objectif: D’une part, il a obtenu un plus grand soutien public et politique de son gouvernement, qui fait face à plusieurs défis économiques et politiques aggravées par des manifestations dans les régions défavorisées. D’autre part, il a tenu la promesse qu’il avait faite de combattre le terrorisme, lorsqu’il a été nommé chef du gouvernement ». « En prime, il a pu affaiblir l’autre faction de Nidaa Tounes ».

Quelles que soient les véritables intentions du gouvernement derrière sa campagne contre ces suspects, il répond manifestement à une demande publique de longue date pour lutter contre la corruption endémique dans le pays.

La campagne intervient alors que le gouvernement a désespérément besoin d’être sauvé des manifestations qui ont éclaté exigeant plus d’opportunités d’emploi dans les champs pétrolifères à Tataouine. Le gouvernement a perdu le soutien politique et de l’opinion publique un an seulement après son entrée en fonction en raison de la situation économique et sociale dans le pays. Cette campagne anti-corruption donnera au gouvernement un coup de pouce supplémentaire pour aller de l’avant, et elle a apparemment accru la popularité de Chahed et pourrait le propulser mettre au-en tête de la liste des candidats à l’élection présidentielle de 2019. Pourtant, la campagne poursuit des objectifs et des intentions vagues, le tout marqué du sceau du secret.

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Le tribunal de première instance de Tunis a décidé de suspendre l’activité du parti “Hizb Ettahrir” pour un mois , a indiqué à l’Agence TAP, le porte-parole de ce tribunal, Sofiène Selliti.
Selliti a précisé que ce verdict vient suite à la plainte déposée par le chargé du contentieux de l’Etat, pour la suspension de l’activité de ce parti, étant donné qu’il prône l’instauration de l’Etat du califat et pratique l’incitation à la haine et ce conformément au Décret-loi n°87-2011 relatif à l’organisation des partis politiques.
A rappeler que “Hizb Ettahrir” a obtenu le visa légal pour exercer de son activité en 2012 et que son idéologie est basée sur l’instauration du califat islamique et l’application de la Chariâ.
Son activisme et les communiqués qu’il publie, ont crée la polémique à plusieurs reprises et les appels se sont multipliés pour arrêter son activité, étant en contradiction avec le caractère civil de l’Etat tunisien, comme mentionné par la constitution ainsi que pour incitation à la haine outre le fait qu’il sème la discorde dans les rangs des tunisiens.

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