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Les unités de la protection civile à Bizerte ont réussi, en collaboration avec les équipes de la direction des forêts, à circonscrire l’incendie qui s’est déclaré, mercredi soir, à Sejnana.
L’incendie, qui s’est déclenché dans la zone forestière de Zouahria dans la délégation de Sejnane (gouvernorat de Bizerte), a ravagé près de 2,5 ha d’arbres forestiers, a indiqué le directeur régional de la protection civile à Bizerte Khemais Ben Ali.
Une enquête a été ouverte par les unités de la garde nationale dans la région pour déterminer les causes de l’incendie, a ajouté la même source au correspondant de la TAP.

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Lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’ARP, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a indiqué que la guerre contre la corruption dans laquelle s’est lancé le gouvernement depuis plus d’un mois n’est pas une campagne provisoire, mais plutôt une politique d’État et une vison basée sur des reformes profondes.

C’est aussi, selon lui, une politique engagée pour rétablir la confiance entre le citoyen et les institutions de l’État. “Les Tunisiens n’ont pas confiance en l’Etat parce qu’ils sentent qu’ils ne sont pas égaux devant la loi“, a-t-il dit.

Il a par ailleurs démenti les informations et les accusations lancées par certaines personnes et selon lesquelles la campagne de lutte contre la corruption est sélective et calculée, estimant à ce propos que certaines parties voulaient à travers ces accusations protéger les corrompus.

Le chef du gouvernement a en outre indiqué que si certains hommes d’affaires sont en prison c’est parce qu’ils ont commis des crimes et que des sommes colossales en devises ont été saisies chez eux.

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La commission des finances, de la planification et du développement à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé mercredi 19 juillet 2017, un accord de crédit entre la Tunisie et la Banque Mondiale (BM), d’une valeur de 457,2 Millions d’euros (environ 1 249 Millions de Dinars), pour financer un programme de promotion du climat de l’investissement et l’entrepreneuriat.

Ce crédit sera remboursé sur une période de 28 ans, avec un délai de grâce de cinq ans et cinq mois et un taux d’intérêt variable de 1,2%. Cet accord prévoit également, la possibilité de bénéficier des différents instruments de couverture disponibles, au cours de la période de remboursement du crédit, soit en fixant le taux d’intérêt, soit en changeant la devise dans laquelle est libellé le crédit.

Ce crédit, objet d’un accord signé en juin 2017, à Washington, sera consacré au financement du budget de l’Etat pour renforcer le programme de réformes dans les domaines de l’amélioration du climat de l’investissement, du renforcement de l’entrepreneuriat et des opportunités d’accès au financement, dans le cadre de la promotion de l’activité économique.

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Né à Tunis au début des cinq glorieuses de Hédi Nouira, Youssef Chahed a poursuivi des études d’ingénieur agronome à l’INAT (Institut National Agronomique de Tunis). Major de sa promotion, il intègre l’INAT en France où il obtient en 1999 un DEA en 2003 et un doctorat en agroéconomie. Il sera aussi professeur en agroéconomie à l’INSA français et professeur visiteur dans de nombreuses universités dans le monde (Tokyo, Sao Paolo, …). De 2003 à 2015, il est expert International auprès, notamment de l’U.S.D.A et la Commission Européenne. Polyglotte, il parle couramment l’arabe, le français, l’anglais et l’italien, ce qui a été fortement apprécié lors de ses passages sur les TV étrangères. Grand et baraqué avec un visage angélique, il est presque le gendre idéal.

Cité par Jeune Afrique, l’homme d’affaires Khaled Abdeljaoued affirme que «Youssef Chahed était pragmatique (…). Et avait une vraie sensibilité sociale. Idéologiquement parlant, son ancrage au sein du Pôle n’avait rien d’aberrant. Les allégations d’ultralibéralisme distillées à son encontre par certains milieux de la pseudo-mouvance révolutionnaire, sont tout simplement absurdes».

JA cite aussi «une de ses camarades, qui a milité à ses côtés à Al-Joumhouri en 2012-2013 » et qui «se souvient d’une personnalité pragmatique et assez consensuelle : « Youssef Chahed était libéral sur les questions de société, mais pas en économie. Ce n’était pas un doctrinaire, mais il avait à cœur de défendre la singularité tunisienne, qu’il estimait menacée par Ennahdha et ses alliés du Congrès pour la République (CPR)».

Issu d’une famille aisée, nous dit-on. «Ndhif» ou propre, comme disent les Tunisien, moralement et matériellement, affirment ses proches. De son père, on sait peu de choses, sauf qu’il a été étudiant à Sciences-Po à Paris. Sa mère est Prof universitaire et sa grand-mère n’est autre que la grande militante Radhia Haddad. Marié à une jeune fille de la région de Msaken au Sahel tunisien, de la famille Zahouani, matériellement nantie aussi, nous dit-on. Tout cela, fait à première vue de lui un homme au-dessus de toute tentative de corruption et l’homme idéal pour lutter contre.

JA l’appelait «l’équilibriste». Bien avant Chahed, le magazine d’information avait aussi utilisé ce qualificatif usité pour diverses autres personnalités. On aurait aussi pu l’appeler en grec le protagoniste qui est cet acteur qui devait jouer le premier rôle pour lequel le public est souvent censé éprouver de l’empathie ou encore le Christ, tant il est à chaque fois et inlassablement crucifié par ses opposants et ses alliés.

  • Chahed gagne ses galons d’Elliot Ness

Nous, on l’appellera désormais l’incorruptible ou cet Eliot Ness de la seconde République, pour ne pas dire ce «Don Quichotte» de la guerre contre la corruption qu’il mène tambour battant depuis le mois de mai 2017.

Au crépuscule du 24 mai, il se décidait enfin à lancer sa campagne, dont on dira, en juillet, que les Américains sont contents. «Ou c’est l’Etat, ou c’est la corruption. Moi, j’ai choisi l’Etat», avait-il alors dit d’un ton grave. Un choix qui l’élèvera en quelques minutes au rang de véritable homme d’Etat et propulsera sa popularité au firmament. Entendre alors une personnalité politique, comme le tonitruant Mohamed Abbou, approuver un chef de gouvernement que sa femme vouait quelques jours auparavant aux gémonies, était inattendu. Depuis, d’ailleurs, Abbou ne sortira plus en public pour s’attaquer au GUN (Gouvernement d’Union Nationale).

La veille, Chahed avait déjà ordonné l’arrestation et le placement en résidence surveillée de Chafik Jarraya, considéré comme le plus gros poisson de sa prise qui se déploiera en plusieurs vagues, suivies par la confiscation des biens de la quinzaine de personnalités économiques du pays.

Il a beaucoup hésité ou a-t-il pris son temps pour réfléchir, car il mesurait le risque qu’il prendrait en déclenchant cette guerre. Il aurait même confié à l’un de ses proches qu’il remettrait sa démission si la plus importante proie de sa campagne anti-corruption et prévarication venait à être remise en liberté.

  • L’Elliot Ness leur fout la trouille !

Quelques couacs ont certes émaillé cette campagne d’arrestations, comme lorsqu’un juge refuse de nommer un administrateur judiciaire sur les biens d’un des interpellés ou lorsqu’un autre relâche un autre inculpé avant qu’il ne soit remis en détention préventive. Mais la campagne anti-corruption de Chahed se poursuit globalement sans accros et ce dernier jure ses grands dieux, à partir de Washington, qu’elle se poursuivra et n’épargnera personne. Et c’est peut-être là le hic !

Tout le monde, sauf leurs avocats, avaient applaudi aux interpellations. Tous sans exception. Ceux qui n’avaient pas applaudi dans leurs communiqués, s’étaient tus. L’heure et la circonstance étaient en effet graves, d’autant qu’ils n’y avaient que certains médias, proches de Chahed lui-même, qui distillaient les informations, dans un silence assourdissant du Parquet. De manière non-officielle, certains milieux d’affaires avaient évoqué leurs craintes que les vagues d’interpellations ne fassent écrouler un édifice économique, encore fragile après la révolution.

La torpeur frappera tout le monde, lorsque les interpellations touchent la Douane, charnière vitale pour tous les grands et petits trafics. Côté public, c’est la satisfaction, presque la joie de voir enfin tomber les noms que tout le monde connaissait mais que personne ne dénonçait, tant la chaîne de bénéfice de cette activité illégale touchait de monde.

La fulgurance de la campagne et son étendue, bien que certains parlent encore de «petits poissons» et de «seconds couteaux», fait peur et fout même la trouille, tant dans les milieux d’affaires que dans les milieux politiques. Certains avancent, en constatant les liens, parfois évidents, entre un des partis au pouvoir et certaines interpellations, que Chahed aurait commencé par «balayer devant sa porte» pour se donner les moyens de balayer ailleurs. Suivez son regard. Il pourrait lorgner du côté de Montplaisir !

  • Et si Ness se muait en Don Quichotte ?

Par hypocrisie ou par réelle sympathie, le public en demande encore et pousse Chahed à aller plus loin. Mais le peut-il ? Le doit-il ? Jusqu’où ira-t-il ? Et où s’arrêtera-t-il ? Il aurait, selon certains médias, bien préparé «son coup», mais Chahed savait-il déjà où il devait s’arrêter avant de commencer ? Le conçoit-il et l’a-t-il déjà imaginé ? Autant de questions qui se posent, dans un silence de La Kasbah, que l’on pourrait comprendre.

Force est ainsi de constater que Youssef Chahed et sa campagne anti-corruption font peur. Pas seulement à ceux qui auraient quelque chose à se reprocher et qui s’y prépareraient. Mais aussi et surtout à tous ceux qui ont cru trouver en Chahed le Zorro des temps modernes et l’Eliot Ness de la 2ème République. C’est surtout ceux-là qui se demandent si Chahed va continuer à résister aux pressions, et il doit en avoir un tas, ou finira-t-il pas céder aux sirènes d’un pouvoir auquel manifestement il se préparerait.

Ecrivain, journaliste et homme politique français, Léon Daudet disait déjà en 1924 que « (…) on se dit que mieux vaudrait jouer, tous les quatre ans, le sort de ce pays à pile ou face. Il y aurait plus de chances heureuses. Celles-ci sont éliminées, sauf incident des élections législatives, par la pression d’une machine administrative asservie aux intérêts les plus immédiats et aux passions les plus viles. C’est la lie qui remonte automatiquement dans la bouteille et qui, une fois remontée, fait la loi, fait les lois».

Et si Youssef Chahed décidait contre vents et marées d’y aller à fond. Le laissera-t-on faire ? Et s’il ne le faisait pas et se révélait n’être qu’un Don Quichotte, aux louables intentions et aux piètres résultats, qu’adviendrait-il des espoirs de millions de personnes et de leur mode de vie qui irait vers le pire, vers une société, politique et économique, qui serait menée à la baguette par la contrebande ?

  • «Ceux qui jouent avec des chats, doivent s’attendre à être griffés». (M. De Cervantès. Don Quichotte)

Sans vouloir défendre ou enfoncer qui que ce soit, cela n’étant pas notre rôle, reste enfin à évoquer les griffures que reçoit déjà le chef du gouvernement tunisien. Même si elles donnent parfois l’image d’affaires un peu tirées par les cheveux, elles n’en écornent pas moins l’image «Eliot Ness» qui colle à Chahed et la presse commence déjà à y bêcher. En premier lieu, cette affaire du contrat du ministre de l’Environnement Riadh Mouakhar qui a dû aller s’expliquer devant la justice. Le 21 juin dernier, il déclarait sur une radio privée que «je démissionnerais si les choses devenaient sérieuses». Elles ne le sont manifestement pas.

Ensuite, toutes ces rumeurs d’affaires concernant le ministre en charge des relations avec la société civile, Mehdi Ben Gharbia, par ailleurs ancien homme d’affaires dans le domaine du fret des marchandises notamment. Le vendredi 23 juin 2017, il affirme que «les informations relayées à son sujet sont infondées» et évoque des « campagnes douteuses » qui cherchent à induire en erreur l’opinion publique. Le même jour, le porte-parole du gouvernement a affirmé, au cours d’un point de presse que «toutes les investigations entreprises pour vérifier les informations relayées sur une éventuelle implication de Mehdi Ben Gharbia le disculpent et prouvent qu’il n’est concerné par aucune affaire».

Enfin, cette affaire de plainte d’une entreprise contre l’ancien secrétaire d’Etat à l’Agriculture et la pêche qu’était alors l’actuel chef de gouvernement. Outre le fait que dans tout ministère, le secrétaire d’Etat n’est pas l’ordonnateur, «il s’agit d’une manœuvre politicienne contre la campagne mains propres» selon des «proches du pouvoir» cités par le quotidien français Le Figaro dans son édition du 15 juillet 2017. Un proverbe chinois dit que «il ne faut pas employer ceux qu’on soupçonne, ni soupçonner ceux qu’on emploie».

 

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Les gardes nationaux algériens ont abattu trois terroristes qui avaient fui vers l’Algérie après des échanges de tirs, mardi dernier, avec des unités de la Garde nationale près du poste-frontière de Bouderias, dans le gouvernorat de Kasserine.
C’est ce qu’a indiqué le colonel Khelifa Chibani, porte-parole de la Garde nationale, dimanche 16 juillet 2017 à l’agence TAP.
Les autorités algériennes ont informé leurs homologues tunisiens de cette opération, a-t-il ajouté, précisant que des analyses ADN ont été effectuées pour identifier ces éléments terroristes.
Dans un communiqué publié, mardi dernier, le ministère de l’Intérieur avait indiqué que suite à des informations parvenues sur la présence d’un groupe de terroristes qui épiait le local de la brigade des frontières terrestres de Bouderias, les gardes nationaux se sont dépêchés sur les lieux situés à la proximité de la frontière tuniso-algérienne et à trois kilomètres du poste frontalier.
Les trois terroristes ont, alors, commencer à tirer, de loin, des coups de feu sur la patrouille de la Garde nationale, sans faire de victimes. Les gardes nationaux ont riposté et les ont pourchassés. Les terroristes ont réussi à prendre la fuite en direction du territoire algérien, ajoute la même source.
Selon le ministère de l’Intérieur, “trois étrangers barbus” observaient le local de la brigade des frontières terrestres de Bouderias et les postes avancés qui en relèvent depuis un site forestier dominant les routes et sentiers menant à ces unités de la Garde nationale.

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Selon les indicateurs du mois de Juin 2017 de Tunisair, le trafic, toutes activités confondues, est passé de 200.217 à 252.356 passagers. Le trafic régulier a augmenté de 11.9 %, passant de 186.944 à 209.104 passagers et le trafic supplémentaire a augmenté de 699 à 1.134 passagers. Quant à l’activité charter, elle a enregistré une croissance remarquable de 12.574 à 42.118 passagers et ce grâce à la reprise du trafic touristique. Le coefficient de remplissage des avions de Tunisair était aussi  en progression de 4.5 points pour atteindre 65% en Juin 2017.

Sur le plan des principaux marchés de Tunisair, selon le découpage géographique et en matière de trafic régulier, on remarque que les pays européens, cumulant une part de trafic passagers de 73.9 %, ont enregistré une augmentation de 12.7 %. Les pays africains, cumulant une part de trafic passagers de 12.8 %, ont enregistré une amélioration de 9.5%. De leur côté, les pays du Moyen Orient, dont la part de trafic passagers est de 11.8 %, ont enregistré une progression de 3.4%. L’Amérique du Nord (Montréal) n’arrive toujours pas à décoller et n’a donc enregistré qu’un trafic de 3.154 passagers durant le mois de Juin 2017.

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Ses produits d’exploitation cumulaient en 2016 presque 16,9 MDT, en hausse de presqu’un million DT par rapport à 2015. Son PNB de 15,3 MDT augmentait d’un peu plus de 2 MDT par rapport à l’exercice 2015 et son résultat net suivait la même trajectoire, passant de 5,2 MDT à 7,7 MDT à fin 2016. En consolidé, pour la même année, cela fait un bilan de 12,5 MUSD (30,8 MDT). Elle, c’est la TIB (Tunis International Bank), une filiale du Kipco Group (Kuwait Projects Compagny) et de la Burgan Bank, créée en juin 1982 et opérant essentiellement avec les non-résidents et dont l’ensemble des avantages accordés à ses dirigeants dépassait en 2016 les 1,7 MDT. Moins connue que la branche offshore de l’américaine CitiBank de Tunis, elle fait mieux en matière de résultat (6,9 MDT pour la Citi en 2015) et encore mieux qu’ABC Tunisie (un RN de 3,098 MDT en 2016).

 Comparée à la plus grosse des banques privées qu’est la Biat (un PNB de plus de 532 MDT et un RN de plus de 190 MDT) et dont la charge salariale de l’ensemble des dirigeants (y compris les administrateurs) était de 2,895 MDT, la TIB est pour ainsi dire une «petite banque», bien qu’avec d’importants salaires libellés en USD.

Et pourtant ! «La TIB a une part de marché, dans le secteur offshore en Tunisie, qui varie entre 25 et 27 %. Beaucoup ne le savent peut-être pas, mais ce secteur est très important en Tunisie. Il représente plus de 400 mille emplois et même 600 mille, directs et indirects et la TIB y a une part importante au niveau du financement et de l’exploitation. La TIB a aussi été derrière l’installation de beaucoup d’investisseurs tunisiens en Algérie, à travers l’Algeria Gulf Bank où nous détenons 30 % du capital. Grâce aux facilités d’investissements que nous avions mises à leur disposition, au moins une dizaine de groupes tunisiens ont pu se développer en Algérie et y devenir de grands groupes. Il y a 3 ans, Jall Group était en difficulté en Tunisie. Nous avions ramené un de nos clients, dans le cadre de notre activité de prospection et de recherche d’investisseurs, italiens exerçant dans le secteur du cuir et les chaussures de sécurité et l’avons encouragé à reprendre Jal Group, avons fait le montage financier de cette opération qui était de l’ordre de 25 MDT et avons ainsi sauvé 2,5 mille emplois en Tunisie. Voilà un exemple de l’apport de la TIB à l’économie tunisienne». Ainsi parlait Mohamed Fekih, PDG de la TIB, à Africanmanager, qui s’interrogeait sur l’apport d’une institution et ce qu’elle pourrait apporter à l’économie tunisienne, à part les petits résultats qu’elle réalise chaque année.

 –          Une banque qui créé, rafistole et investit

Mais cette «petite banque» ne fait manifestement pas que le métier de banque. Elle investit aussi. «Nous avons en effet, en tant que groupe, des investissements en Tunisie», affirme encore Mohamed Fekih. Il cite ainsi et non sans fierté l’exemple de la société Sacem qui emploie 600 personnes, avec un chiffre d’affaires de 60 MDT dont plus que 50 % à l’export. Il rappelle aussi que le groupe avait 50 % de Tunisiana avant son rachat par Ooredoo, non sans rappeler aussi qu’elle «avait beaucoup participé au développement de l’économie tunisienne». Fekih se rappelle ensuite que son groupe a aussi une petite société d’Asset Management, d’un capital de 3 MDT, «qui emploie 25 personnes et gère un portefeuille qui dépasse les 120 MDT, qui encourage les Start-up et y a déjà investi une enveloppe de 30 MDT et créé ainsi 1500 nouveaux emplois. Notre portefeuille devrait monter, à terme, à 500 MDT avec plus d’investissements et de créations d’emploi à la clé». Et comme il se rend compte que nous découvrons le travail de cette «petite banque» par sa taille sur le marché tunisien, il ne se prive pas du plaisir d’ajouter : «nous un portefeuille de 55 MUSD, en obligations et dépôts auprès de la Banque Centrale de Tunisie». Et le PDG de la TIB de terminer, toujours aussi fier : «nous sommes un groupe qui réalise et parle peu».

 –          Ce qu’il pense du Dinar tunisien

Société offshore, nous lui demandons ce qu’il pense de la crise de change que vit la monnaie tunisienne ainsi que ses prévisions, en tant qu’entité qui exerce uniquement en devises. «Je crois que toutes les mesures ont été maintenant prises pour juguler ce risque et contrôler la dépréciation du Dinar. Il n’en demeure pas moins que la valeur réelle di Dinar ne peut être appréciable et positive, qu’avec des indicateurs économiques qui sont vers la hausse, avec plus d’investissement et une meilleure balance commerciale et de paiement et une plus grande croissance». Et lorsqu’on parle d’investissement, le PDG de banque refait surface et devient un tantinet critique. «Pour cela, il faudra un cadre, beaucoup plus flexible pour l’investissement extérieur qui est la seule voie pour endiguer la croissance de la dette extérieure». Pour l’expert monétaire qu’il est, il «penche, beaucoup plus vers une stabilité des taux aux niveaux actuels. Mais avec plus d’ouverture de l’économie tunisienne et de stabilité, juridique et fiscale, il y a des chances de reprise du taux de change du Dinar».

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Après avoir encensé le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et disqualifié tous les autres depuis 2012, le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a donné son avis sur la version de la loi fondamentale sur les dispositions communes entre les instances constitutionnelles indépendantes, récemment approuvée. Il a affirmé que les changements et les révisions essentielles apportées à la version originale de la loi fondamentale l’ont vidée de son contenu, lui ont fait perdre son utilité et l’ont dévié des objectifs.

Dans un communiqué publié ce jeudi 13 juillet 2017 par l’Instance et dont une copie est parvenue à Africanmanager, Tabib a mis en garde contre l’existence de certaines dispositions, lesquelles, sont, selon lui, contradictoires avec les principes de la Constitution.

Outre ces dispositions problématiques, Tabib a alerté sur l’impact de cette loi fondamentale sur les projets de loi relatifs à chaque instance constitutionnelle, notamment le texte organisant l’Instance de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, en vertu du fait que cet organe devrait avoir un degré élevé d’autonomie, conformément à l’esprit de la Constitution. Il appelle aussi à le doter de pouvoirs larges afin que son action soit efficace, appelant à ne pas revenir sur ce qui a été inclus dans ce domaine en termes de compétences et les mécanismes du décret 120 de l’année 2011, portant création de l’INLUCC.

Il a également appelé les députés à la vigilance face aux restrictions et lacunes causées par les dispositions de la loi fondamentale relative aux dispositions communes des organes constitutionnels indépendants, en attendant de statuer dans les plus brefs délais sur le projet de loi fondamentale relatif à l’INLUCC.

Chawki Chahed a par ailleurs appelé tous les acteurs de la société civile, des médias et toutes les forces vives à se mobiliser dans cette conjoncture sensible pour obtenir la promulgation de la loi fondamentale établissant un organisme indépendant pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption avec un mandat, des tâches bien définies et de vraies armes pour créer un réel équilibre entre les autorités.

Il a, en outre, indiqué que vu la propagation de la corruption administrative et financière, la Tunisie a besoin d’un organisme en charge de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, doté de compétences claires, s’appuyant sur des mécanismes solides, des ressources humaines, logistiques et matérielles lui permettant d’agir rapidement et la capacité réelle de lutter efficacement contre la corruption dans les secteurs public et privé, sans pressions, entraves ou restrictions.

Chawki Tabib a, à ce propos, rappelé que parmi les priorités de son instance figure le maintien des acquis constitutionnels et grâce auxquels elle pourrait redonner de la crédibilité aux institutions de l’État dans la lutte contre la corruption.

Il a mis l’accent sur la nécessité de ne pas revenir sur les acquis avec la promulgation d’autres textes organisant les organes constitutionnels indépendants et a appelé l’Assemblée des représentants du peuple à approuver dans les prochains jours les textes décisifs, dans le cadre de l’activation de la partie VI de la Constitution.

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Le juge Sergio Moro a condamné mercredi 12 juillet l’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, âgé de 71 ans, à neuf ans et six mois de prison pour blanchiment d’argent et corruption. Une immense défaite pour l’icône de la gauche, qui nourrissait de sérieuses ambitions pour l’élection présidentielle de 2018, rapporte Lemonde.fr.

C’est la première fois de l’histoire du Brésil qu’un ancien chef d’Etat est condamné pour corruption. Sur décision du juge Moro, l’ancien syndicaliste, au pouvoir de 2003 à 2010, reste néanmoins libre en attendant la décision du tribunal fédéral régional de Porto Alegre en appel. « Comme l’emprisonnement d’un ex-président de la République représente un certain traumatisme (…) il est plus prudent d’attendre le jugement de la cour d’appel », rapporte la même source citant le magistrat dans sa décision de 218 pages.

Lula a confirmé par l’intermédiaire de ses avocats son intention de faire appel contre un procès qu’il a qualifié de « farce » par le passé. « Nous prouverons son innocence devant toutes les cours impartiales, y compris aux Nations unies », ont indiqué ses avocats à l’AFP.

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Des échanges de tirs entre les forces de la garde nationale et un groupe terroriste ont eu lieu mardi prés du poste frontalier de la garde nationale dans la localité de Boudarias dans la délégation de Foussana (gouvernorat de Kasserine), a indiqué le ministère de l’intérieur dans un communiqué, précisant que le groupe terroriste a pris la fuite vers les montagnes en direction du territoire algérien.

Selon la même source, le groupe terroriste était entrain d’observer le pote des gardes frontières de Boudarias ainsi que les postes frontaliers proches à partir d’un lieu forestier en hauteur dominant les routes et les sentiers menant vers les unités sécuritaires.
Sur la base de renseignements faisant état de la présence de trois étrangers barbus à côté du poste frontalier, les agents de la garde nationale se sont dépêchés sur les lieux situés à la proximité de la frontière tuniso-algérienne et à 3 kilomètres du poste frontalier Boudarias. Avant l’arrivée des forces de sécurité, trois éléments terroristes portant des barbes et vêtus de l’habit confessionnel ont tiré de loin des coups de feu en direction de la patrouille de la garde nationale.

“Des échanges de tir ont eu lieu entre les unités sécuritaires et les terroristes qui ont été pourchassés avant de prendre la fuite en direction du territoire algérien”, précise le communiqué.
Aucun blessé n’a été enregistré dans les rangs des unités de la garde nationale, a souligné le ministère en précisant que les opérations de ratissage se poursuivent et que des renforts de la garde nationale de Kasserine et de l’armée nationale ont été dépêchés sur les lieux.

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La Holding El Karama a récemment publié la liste des candidats pré-qualifiés pour la cession de la participation publique, directe et indirecte dans le capital de la société SDA Zitouna. L’entreprise, ancienne propriété de Sakher El Materi, créée en 1996 et confisquée après la révolution de 2011, a pour activité «la propriété, la location, l’exploitation et la mise en valeur de toute propriété agricole, la commercialisation et la distribution de la production» à Zaghouan.

Dans la liste des pré-qualifiés, on retrouve des sociétés connues et moins connues. L’une des plus connues est la société «Cristal Tunisie», déjà productrice d’huile végétale en Tunisie, en consortium avec «la société Avril». Notons que «le Groupe Avril» est l’acteur industriel et financier des filières françaises des huiles et protéines végétales (marques Lesieur, Puget, Matines, Sanders…). Non moins connue, la société «Petroleum and Industrial Realisation Contractors, Pireco d’Abdessalem Ben Ayed, qui opère plus dans le domaine pétrolier que dans l’agriculture, en consortium avec L’Arab Authority for Agricultural Investment and development (AAAID).

Dans le registre des candidats moins connus, on retrouve la société de négoce international Isma de la bizertine Sihem Bouhlila, en consortium avec la société Prima, la société Phoenicia Olive Oil en consortium avec le portugais Sovena et la société Sun Agriculture en consortium notamment avec le chinois Sichuan Pengshan National Granary Trading Company.

Ahmed Ouyahia, le directeur de cabinet du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a fait une très mauvaise publicité à son pays avec ses propos fracassants sur les immigrants illégaux. Il a déclaré ceci le samedi 8 juillet 2017 sur la chaîne privée Ennahar : «Les étrangers en séjour irrégulier amènent le crime, la drogue et plusieurs autres fléaux», rapporte Jeune Afrique. Une sortie d’une violence inouïe qui rappelle le tristement célèbre discours du président américain, Donald Trump, sur les Mexicains et qui contraste surtout avec la politique de la main tendue du roi du Maroc, Mohammed VI…

«Ces gens-là sont venus de manière illégale […] On ne dit pas aux autorités «Jetez ces migrants à la mer ou au-delà des déserts», mais le séjour en Algérie doit obéir à des règles», a dit le collaborateur de Bouteflika, également à la tête du Rassemblement national démocratique (RND), deuxième formation politique du pays et allié du Front de libération nationale (FLN), du président Bouteflika.

Les défenseurs des droits de l’Homme en Algérie sont montés au front hier dimanche pour descendre en flammes Ouyahia. Ces «déclarations […] dignes des discours de l’extrême-droite européenne» portent un rude coup «au discours équilibré du nouveau Premier ministre sur le sujet», a commenté Abdelmoumene Khelil, le secrétaire général de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH).
Même son de cloche chez Amnesty International, qui a qualifié de «choquants» et «scandaleux» les propos de Ouyahia. «De tels propos alimentent le racisme et favorisent la discrimination et le rejet de ces personnes  […]. Il est de notre responsabilité de les accueillir, conformément aux textes internationaux signés et ratifiés par l’Algérie», a indiqué l’ONG dans un communiqué.

Pourtant le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune avait fait son petit effet en promettant de mettre un terme au vide législatif en matière de droit d’asile en Algérie. Il avait même impulsé un élan compassionnel en évoquant «le devoir moral et humain qui nous impose de prêter assistance à nos frères contraints de fuir leurs terres en raison de la pauvreté et des affres de la guerre». Les propos de Ouyahia sont donc assurément une fausse note dans ce tableau. Et pire, ils alimentent la déferlante sur les réseaux sociaux contre les migrants subsahariens. On a vu dernièrement défiler des tweets haineux dont certains appelaient carrément à l’assassinat des migrants subsahariens, sous le hashtag « #لا_للافارقه_في_الجزاير » (#Non aux Africains en Algérie»). Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, avait été contraint de faire une mise au point pour stopper le torrent de haine : «l’Algérie considère ces réfugiés, venant de pays en butte à des conditions difficiles, comme étant des invités qu’il faut prendre en charge au plan médical, social et psychologique, individuellement et en groupes».

L’Algérie, qui regarde de plus en plus vers les marchés subsahariens pour tonifier une économie durement frappée par la fonte des cours du pétrole, a intérêt à clarifier au plus vite son rapport avec la partie sud du continent. On ne peut pas lorgner les juteux contrats avec les pays africains et en même temps refuser de prendre en charge une petite partie de la misère de ces nations. Rabat l’a très bien compris et joue à merveille sa partition, Alger devra en prendre de la graine…

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, entame ce dimanche une visite de travail et d’amitié de           trois jours à Washington. Outre sa dimension historique coïncidant avec la célébration du 220ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et les Etats-Unis d’Amérique, cette visite « essentiellement à caractère politique » comme le souligne la Primature, permettra de « relancer les concertations sur les moyens de consolider davantage la coopération et le partenariat Tunisie-USA ».

Dans une déclaration-plaidoyer destinée visiblement à l‘establishment américain, reproduite par l’agence UPI, Youssef Chahed, a dressé un état des lieux de la situation en Tunisie qui servirait sans doute d’argumentaire pour convaincre les vis-à-vis américains de la nécessité de se tenir fermement aux côtés de «  la jeune démocratie tunisienne dont les avocats de la démocratie au Moyen-Orient et en Afrique du nord doivent tirer de nombreux enseignements utiles, encourageants et donnant à réfléchir ».

La démocratie tunisienne n’est pas dictée de l’étranger

L’enseignement encourageant, explique-t-il, c’est que l’expérience de la Tunisie apporte la démonstration que la démocratie est un objectif réalisable dans un pays arabe. Et dès lors qu’un petit pays comme la Tunisie, aux ressources naturelles limitées, peut la mener à bien, d’autres le peuvent aussi, a-t-il assuré, soulignant que la jeune démocratie tunisienne est fondée sur le propre héritage du pays avec des réformes et un pragmatisme datant du 19ème siècle. À bien des égards, la démocratie tunisienne s’accorde avec l’évolution naturelle de la société, et n’est pas dictée de l’étranger.

L’enseignement qui donne à réfléchir, c’est que les bâtisseurs de la démocratie doivent garder les pieds sur terre. « Lorsque j’ai été chargé de former un gouvernement d’union nationale il y a un an, je ne pouvais pas -et je m’y suis refusé- faire des promesses en l’air. Les défis de notre pays n’autorisent pas des solutions rapides et faciles. L’avenir de la démocratie, comme je l’ai noté, dépendait moins de nobles idéaux et de promesses impossibles à tenir que de la capacité de répondre à la panoplie de défis redoutables qui pourraient menacer de bouleverser le processus démocratique », a expliqué Youssef Chahed.

Et de préciser           que « la démocratie ne peut être construite sur le vide. Elle exige croissance économique, stabilité et sécurité. Elle requiert que l’on garde l’espoir et que l’on démontre sans relâche au peuple que la démocratie est la meilleure façon de répondre à ses attentes ».

« Je savais que la paix sociale resterait difficile à instaurer tant que le chômage demeurait chevillé à plus de 15%. Une situation qui a donné l’impression que les gouvernements précédents étaient sourds aux revendications légitimes de nos jeunes sans emploi qui ont dirigé la révolution de 2011. Mais il est un fait têtu que la création d’emplois dépend de la croissance économique; et pour les six dernières années, la croissance de la Tunisie n’a pas dépassé en moyenne le taux de 1% par an », a dit Chahed, affirmant que les dépenses publiques et les recrutements dans la fonction publique ne sont pas la solution. Le déficit budgétaire du pays, qui était à environ 6% du PNB, ne pouvait évidemment pas être maintenu.

Trop tôt pour crier victoire !

En plus de l’instabilité sociale, la démocratie en Tunisie a été menacée par l’insécurité due aux bouleversements régionaux – en particulier en Libye voisine – ainsi que par les menaces planétaires de terrorisme et de radicalisation. Les attaques djihadistes de 2015 ont mis en danger notre tourisme, un secteur économiquement vital, et nous ont forcés à allouer des ressources précieuses pour renforcer nos programmes de sécurité.

« A l’instar des défis auxquels nous sommes confrontés, nos efforts devaient être multidirectionnels. Nous avons dû ancrer notre jeune démocratie tout en œuvrant en vue de vaincre le terrorisme, réaliser le redressement économique et établir l’Etat de droit. Il est trop tôt, aujourd’hui, de crier victoire sur tous les fronts. Mais il n’est pas prématuré de prétendre que nous faisons de sérieux progrès.

« Nous avons repris l’initiative dans la lutte contre le terrorisme. Grâce à la vigilance et la détermination de nos forces de sécurité et leur collaboration plus étroite avec les partenaires internationaux de notre pays, dont les États-Unis, nos forces de sécurité ont gagné en efficacité, en anticipant et en déjouant des attaques majeures ».

« Nous commençons à déceler de meilleures perspectives de croissance économique. Le tourisme se rétablit, à l’égal d’un certain nombre d’autres secteurs. Pour accélérer le rythme de la croissance économique et créer davantage d’opportunités d’emploi, nous avons lancé une série de réformes visant à créer un climat des affaires plus favorable pour les investisseurs tunisiens et internationaux ».

La lutte contre la corruption sur la bonne voie

« Nous avons également lancé une lutte déterminée contre la corruption, qui est non seulement une condition préalable pour l’instauration de l’égalité des chances entre les citoyens, mais aussi essentielle pour maintenir la confiance dans nos institutions démocratiques et renforcer la confiance des entreprises et la croissance économique. Le puissant soutien populaire que nous avons reçu dans cette lutte nous a convaincus que nous sommes sur la bonne voie ».

« Tout en allant de l’avant dans son expérience démocratique, la Tunisie aspire à devenir une puissance économique et une force pour la paix et la stabilité en Méditerranée et en Afrique. Nous espérons pouvoir compter sur le soutien constant de nos partenaires stratégiques aux États-Unis. Nos deux pays étaient des alliés et partenaires pendant la guerre froide, quand la Tunisie s’est rangée avec fierté du côté du leader du monde libre. Aujourd’hui, la Tunisie en fait autant avec la démocratie. Pour l’Amérique et toutes les nations qui ont un intérêt à ce que l’expérience démocratique réussisse en Tunisie, parier sur la Tunisie, c’est prendre le parti de l’Histoire », a conclu le chef du gouvernement.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, va prendre son bâton de pèlerin et mettre le cap sur Washington, le 09 juillet 2017. Il y restera jusqu’au 12 de ce même mois. Ce ne sera pas de trop pour travailler au corps un Donald Trump aux yeux de qui très peu de sujets trouvent grâce. C’est un républicain, un vrai. Rien à voir avec le très accommodant Barack Obama, que les Africains, mais pas que, pleurent beaucoup. Officiellement, du côté du palais de la Kasbah, cette visite, non moins officielle, se fait suite à l’invitation de l’administration de Donald Trump. Mais personne n’est dupe, le cabinet de Chahed a dû faire des pieds et des mains pour décrocher cette place dans l’agende archi chargé de la Maison Blanche. Trump, on le sait, dont le slogan de campagne était “America first”, n’a pas un grand appétit pour les problèmes et demandes qui viennent de l’étranger. Et il l’a prouvé, très rapidement. Or des soucis, le berceau du printemps arabe en a, à revendre même. Le président américain est-il prêt à les écouter, voire même revenir sur sa décision de s’asseoir sur une grosse partie de l’aide – maigrelette par rapport à l’Union européenne – accordée à la Tunisie ? Rien n’est moins sûr…

Chahed va avoir affaire à un os très dur, qui ne s’embarrasse pas de scrupules et qui a déjà, en quelques mois de gouvernance, un tableau de chasse long comme le bras. Il y a quelques mois il a étrillé ses partenaires de l’OTAN, alliance pourtant ô combien solide, en les traitant de radins et de profiteurs, qui refusent de mettre la main à la poche pour financer leur sécurité et se reposent sur les Américains. Après cela il a “déchiré” l”Accord de Paris” sur le climat, que pourtant Obama s’était fait une joie de signer, portant un coup très sévère à la Tunisie qui attend beaucoup de cette convention. Sans parler de ses décrets anti-immigration et de ses attaques anti-musulmanes, de son acharnement à démolir la politique de santé de son prédécesseur, censée pourtant protéger les plus pauvres. Pas plus tard qu’hier jeudi 07 juillet 2017, il a mis un coup de froid au sommet du G20 en qualifiant son “pote” Poutine de catastrophe pour l’humanité, ou presque, le même Poutine qu’il arrosait de compliments il y a quelques mois et à qui il promettait un rapprochement russo-américain sans précédent. Bref, tout cela pour dire que Chahed va rencontrer un type très coriace, retors, franc du collier, au caractère bien trempé et sur qui les larmoiements ont très peu de prise.

Pourtant sur le papier le chef du gouvernement a toutes ses chances. En tout cas il pourra au moins défendre la cause de la Tunisie devant le gratin du pouvoir politique et économique américain. Il va commencer les réjouissances avec le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, le secrétaire d’Etat à la défense, James Mattis, et le secrétaire d’Etat au trésor, Steven Mnuchin. Au menu également des entretiens avec les dirigeants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, notamment son directeur général adjoint, David Lipton. Il faudra au moins ça pour tenter de tempérer les signaux négatifs que la Tunisie émet en ce moment et essayer de “vendre” de nouveau la fraicheur du jasmin.

Le berceau du printemps arabe a morflé

Quand la Tunisie a ameuté les investisseurs du monde entier – Tunisia 2020 -, son visage n’était certes pas resplendissant, mais elle avait le bénéfice du doute. Les bailleurs de fonds pouvaient s’autoriser à parier sur son avenir et à miser gros. Depuis les traits de la Révolution se sont un peu ridés. Economiquement ça va mal, enfin moins bien que prévu, comme le démontre le dernier rapport de la Banque Centrale de Tunisie. L’Etat continue de filer du mauvais coton en empruntant, massivement, pour ses dépenses de fonctionnement, notamment pour entretenir une fonction obèse et plus budgétivore que jamais ; la croissance est plus molle que ce qui avait été prédit ; le tourisme, même s’il va mieux, est loin du niveau d’avant-Révolution ; les demandes sociales explosent, de partout ; l’économie informelle prospère plus que jamais, idem pour l’évasion fiscale ; les compagnies pétrolières sont asphyxiées par les exigences folles des citoyens, si elles ne sont pas paralysées par les sit-in… Pour faire court, le tableau est sombre, quoi qu’on en dise…

Ce n’est guère mieux sur le plan politique. Le parti sorti majoritaire des législatives de 2014 a perdu son lustre d’antan et s’étiole chaque jour un peu plus, perdant presque 30 députés au Parlement en 3 ans de contorsions et psychodrames internes mortifères pour la formation du président de la République. Résultat des courses : on a un paysage complètement atomisé, où aucun des prétendants n’est capable de décrocher une majorité absolue au prochain scrutin, ce qui nous mène tout droit vers une coalition gouvernementale, comme l’actuelle, et qui figera encore le pays, l’empêchera de prendre résolument une direction salutaire par la faute d’un sacro-saint consensus, ce qui n’a pas l’air de troubler outre mesure la classe politique puisque chaque partie et parti est à peu près sûr d’avoir un bout du gâteau. Cela s’appelle l’instabilité politique institutionnalisée. Il n’ y a pas d’autre expression pour le qualifier. Et c’est mortel pour une République, surtout quand son personnel politique est aussi immature.

La Tunisie, c’est presque acté, va se payer un remaniement ministériel dans peu de temps. L’UGTT, qui rue dans les brancards depuis l’éviction de son poulain, Abid Briki, du ministère de la Fonction publique, va enfin obtenir ce qu’elle réclamait. Depuis quelques jours, ses dirigeants, à commencer par le premier d’entre eux, Noureddine Taboubi, donnent de la voix pour dire que la valse des ministres est imminente. Ce qui donne l’impression que c’est la centrale syndicale qui tient la barre, et non le chef du gouvernement. Là aussi c’est un gros souci pour le pays, et par ailleurs un cas unique à l’échelle du globe. Un pouvoir dilué, émietté et ventilé entre le chef de l’Etat, celui du gouvernement, le Parlement, les organisations nationales, le Pacte de Carthage et bientôt le Conseil national du dialogue social ne peut pas faire de miracle en termes de cohérence et de lisibilité de l’action publique. Si les Tunisiens avaient inventé un modèle de gouvernement capable de supplanter, par son efficacité, les autres systèmes politiques de par le monde, cela se saurait. Les difficultés actuelles du pays, à tous les niveaux, prouvent bien que ce n’est pas le cas et que ce qui se passe ici, par la volonté du microcosme politique et, il faut le reconnaître, du vote des citoyens, n’est pas normal et est assurément destructeur.

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Les difficultés d’obtention de financement par les PME, les problématiques relatives au manque d’eau dans le secteur agricole, la faiblesse des mécanismes de maîtrise du marché et les difficultés au niveau du marché de l’emploi sont les principaux problèmes de développement en Tunisie, selon des études préparées par un groupe de travail du programme “compact” de l’entreprise américaine “le défi du millénaire”.
Les études, dont les résultats préliminaires ont été présentées à l’occasion d’un atelier de travail organisé jeudi 06 juillet 2017, à Tunis, “soulignent la nécessite de mettre en place des stratégies et d’instituer des réformes à même de contribuer à la relance de la croissance économique et d’assurer l’essor social”, selon un communiqué du ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale.

L’élaboration de ces études relatives à la détermination des entraves au développement en Tunisie s’inscrit dans le cadre d’un programme d’action cohérent visant à fixer un ensemble de projets de développement qui permettraient à la Tunisie de lutter contre la pauvreté, de créer de nouvelles opportunités au profit des catégories défavorisées en les aidant à créer des petits projets et à adhérer à des systèmes de production, l’objectif étant de réaliser une plus grande inclusion sociale.
Ces études ont été réalisées dans le cadre d’une approche participative avec la contribution de toutes les structures concernées par le développement et des experts dans le domaine du développement et de l’institution américaine “le défi du millénaire” ainsi que des représentants de la société civile et du secteur privé dans les différentes régions.
Ces résultats devraient permettre de démarrer la seconde étape du programme laquelle fixera les projets à financer par l’institution “le défi du millénaire”.

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Mohamed Fadhel Abdelkefi, a fait savoir que la présentation des résultats de ces études dans les délais impartis prouve la volonté et l’engagement des parties tunisienne et américaine à exécuter et faire réussir le programme, au plan qualitatif et dans les temps voulus.
Il a indiqué que ce projet est conforme aux orientations du gouvernement visant à créer davantage d’opportunités au profit des catégories défavorisées et des régions les moins développées, outre le renforcement des mécanismes de promotion de l’économie sociale et solidaire et l’offre de conditions favorisant une inclusion sociale plus large et pérenne.

Le directeur du programme “le défi du millénaire” à Tunis, Oliver Pierson, a exprimé la satisfaction du groupe de travail quant aux résultats enregistrés pendant la première phase d’exécution du programme et de la coopération fructueuse avec les parties tunisiennes participantes. Il a souligné le souci de toutes les parties de poursuivre l’action avec la coordination requise s’agissant des prochaines étapes du programme et la réalisation des projets qui permettront de conférer une dynamique de développement dont profiteront les catégories et les régions ciblées.

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Une convention a été signée, jeudi 06 juillet 2017, entre le ministère des Finances et 13 banques locales, en vue de la mobilisation de ressources financières en devises pour le financement du budget de l’Etat 2017. Première du genre en Tunisie, cette opération permettra de faire profiter l’Etat d’un crédit regroupé à hauteur de 250 millions d’euros, soit l’équivalent de 695,8 millions de dinars (MD), lequel sera remboursé sur une période de 3 ans.
Certaines de ces banques ont opté pour un remboursement (en devises) par tranches annuelles avec un taux d’intérêt de 2%, alors que d’autres ont préféré un remboursement sous forme d’une tranche unique (en bloc) avec un taux de l’ordre de 2,25%.
A cette occasion, le ministre des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, a exprimé sa satisfaction quant à l’engagement des banques tunisiennes à soutenir la finance publique de l’Etat.
Il a fait savoir qu’outre ce crédit regroupé, l’Etat fera recours également à la mobilisation de bons du trésor et aussi à l’endettement extérieur afin de boucler le financement du budget de l’Etat 2017, dont les besoins sont estimés à 8,5 milliards de dinars.
Abdelkefi a souligné, par ailleurs, que son département se penche déjà sur la conception du budget de l’Etat 2018 et sur les modalités de son financement.

De son côté, le directeur général de la gestion des réserves et des marchés à la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Béchir Trabelsi, a valorisé cette initiative, qui servira comme alternative au recours aux financements sur le marché international.
C’est une façon de diversifier les ressources de financement du budget de l’Etat, mais surtout cela nous permet d’épargner des fonds supplémentaires en devises, étant donné que le coût global de l’opération sur le marché local est très compétitif et avantageux pour la trésorerie publique, en comparaison avec les opérations similaires effectuées sur le marché international, dont le taux d’intérêt exigé dépasse 4%, voire 5%“, a-t-il ajouté.
Le directeur général a ainsi expliqué que l’action précitée et mobilisée moyennant un taux d’intérêt de l’ordre de 2% permettra d’épargner au moins 15,7 millions d’euros (43,7 MD) par an.

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La réunion de la commission de législation générale qui examine le projet de loi de réconciliation a connu ce jeudi 6 juillet 2017 des retraits de plusieurs députés.

Selon Mosaïque Fm, des députés ont exprimé leur refus de ce projet qui ne vise, selon eux, qu’à légaliser le blanchiment de la corruption.

Le député Hajer Ben Cheikh Ahmed a décidé de se retirer. Elle a été suivie par le député indépendant au bloc du mouvement Ennahdha Nadhir Ben Ammou. Par la suite les députés du Front populaire et du Courant démocrate ont aussi boycotté cette réunion. Les députés des blocs d’Ennahdha et de Nidaa Tounes ont toutefois continué leur réunion.

De son côté Hajer Ben Cheikh Ahmed, a annoncé qu’elle se retire d’une façon définitive de l’examen du projet de loi de réconciliation, soulignant que cette loi ne sert qu’à blanchir les corrompus.

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L’affaire n’a pas fait les gros titres, et pour cause, le principal intéressé n’avait pas annoncé sa venue, mais le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, était bien hier mardi 04 juillet 2017 au sommet de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba, rapporte Jeune Afrique. Et il était très actif dans les coulisses, pour rallier les diplomates du continent africain à la cause de Riyad, qui croise le fer actuellement avec son “petit” et puissant voisin, le Qatar, accusé de tous les maux (soutien au terrorisme, alliance avec l’ennemi traditionnel, l’Iran, etc.). Après le Sénégal, pays “ami”, qui a suivi aveuglément l’Arabie saoudite dans sa croisade, ce qui lui a valu des représailles (Doha ne donne plus de visa aux citoyens sénégalais, entre autres mesures de rétorsion), Riyad s’active pour renforcer son camp en Afrique…

D’après plusieurs sources, al-Jubeir a eu un entretien avec le président de l’UA, le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, qui avait proposé ses services pour recoller les morceaux dans le Golfe. Le chef de la diplomatie saoudienne a également rencontré les délégations de l’Éthiopie, de la Somalie, du Bénin, de la Sierra Leone et du Liberia. Bref, il n’a pas perdu son temps !

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Malgré les signes positifs émis par le gouvernement, le risque du dérapage économique demeure encore très élevé au point que certains ministres ont évoqué une politique d’austérité en 2018. Une des dernières déclarations en date est celle du ministre du Développement et des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, qui a parlé de deux options : La première consiste à retrouver, en 2018, une croissance supérieure à 3% et la deuxième est l’adoption d’une politique d’austérité. Deux voies pour réduire la pression sur les finances publiques, selon le ministre. Une déclaration qui n’a pas plu à un certain nombre d’experts.

Dans une déclaration ce mardi 04 juillet 2017 à Africanmanager, l’expert en économie et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a reproché à certains ministres et responsables d’alarmer l’opinion publique avec une politique d’austérité alors qu’on y est déjà. Il a cité l’exemple des augmentations qui ont lieu récemment et qui ont concerné les prix du tabac et des carburants : “Si ce n’est pas l’austérité, dans quel cadre s’inscrivent ces augmentations!“, s’est-t-il exclamé.  “La vérité est qu’on est en train d’appliquer une politique d’austérité mais sans la déclarer officiellement“, a-t-il dit.

Il a par ailleurs indiqué qu’il n’est pas contre cette politique d’austérité et qu’il a été parmi ceux qui l’ont soutenue : “L’austérité devient plus qu’obligatoire et elle aurait dû même être appliquée depuis l’année 2011, mais il faut avant tout poser la question Pourquoi faire?. L’austérité doit corriger, réformer et rectifier les tirs. Il faut bien profiter de cette austérité et non pas imposer des taxes pour couvrir les dépenses de la consommation et la charge de la masse salariale“, a-t-il expliqué.

Houcine Dimassi a, dans le même contexte, indiqué qu’une politique d’austérité non étudiée et anarchique ne peut que compliquer les choses et aggraver encore la situation. “Il ne faut pas continuer dans les mêmes erreurs des 5 ou 6 dernières années“, a-t-il précisé, soulignant que ces messages ne concernent pas seulement le gouvernement mais aussi les syndicats qui se sont attachés aux augmentations salariales et qui sont actuellement en train de les payer sous forme de taxes, selon ses dires.

Il convient de rappeler à ce propos que le ministre de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, a affirmé, lors d’une journée d’étude, lundi 3 juillet 2017, sur “le principe de discrimination positive : les concepts et les mécanismes”, que l’année 2018 sera une année difficile en raison de l’augmentation de la pression sur les finances publiques.

Abdelkefi a évoqué “l’existence de difficultés pour l’élaboration du budget pour l’exercice 2018 fixé à 36 milliards de dinars, soit une hausse d’environ 4 milliards de dinars par rapport au budget 2017”. Et d’ajouter que cette situation est expliquée par la hausse de la masse salariale et l’augmentation des subventions énergétiques qui ont atteint 1,4 milliard de dinars contre 650 millions de dinars actuellement.

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Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a reçu le 30 juin 2017 à Yaoundé, Jay Ireland, président Afrique du groupe américain General Electric, rapporte l’agence Ecofin.

Au sortir de cet entretien qui a duré près d’une heure, Jay Ireland a déclaré à la presse que les échanges avec le chef de l’Etat avaient trait aux projets d’investissement que se propose de mettre en œuvre le groupe américain au Cameroun, notamment dans le secteur du chemin de fer et l’industrie aéronautique.

Les détails sur lesdits projets n’ont pas été communiqués. Néanmoins, Jay Ireland a rappelé que General Electric est présent au Cameroun depuis six ans, et travaille au développement de ses activités, principalement dans les secteurs de l’énergie électrique, de l’eau, de la santé et du transport.

Certains de ces projets, a indiqué le haut responsable de la firme américaine, seront effectifs dans les deux prochaines années.

Le groupe américain a à son actif un projet d’adduction d’eau potable, dont la production à travers la société Cameroon Water Utilities (Camewater) est estimée à 55 000 mètres cube par jour.

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