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Il n’y a pas que les Chinois, les Turcs, les Français et les Italiens qui s’activent en Afrique, il y a aussi les Japonais, les Sud-Coréens, les Indiens et même les Allemands. Et oui, l’Allemagne, première économie d’Europe et qui énerve ses voisins par ses excédents commerciaux que rien ne semble pouvoir freiner. L’Allemagne avec sa puissante industrie, ses technologies avancées et sûres, ses voitures qui ont conquis le monde entier, etc. C’est elle qui s’intéresse à notre continent. La chancelière allemande, Angela Merkel, qui s’apprête à mettre un terme à sa longue et florissante carrière politique, a déjà jeté les bases de cette affaire depuis 2017. Et Berlin est prêt à casser sa tirelire pour s’installer et prospérer sur le continent africain. La Banque allemande de développement (KFW) est disposée à financer de grands projets d’investissement en Tunisie, dans le secteur de la formation professionnelle et le développement des compétences, dans le cadre de l’initiative “Compétences pour l’Afrique“, initiée par la Commission de l’Union Africaine (CUA) et soutenue par le gouvernement allemand.

Cette initiative connue sous l’acronyme “SIFA“, ou “Skills Initiative for Africa“, est mise en œuvre par l’Agence de développement de l’Union africaine et financée à travers la KFW.
Elle cible, actuellement, 6 pays africains, en plus de la Tunisie : l’Afrique du Sud, le Cameroun, l’Ethiopie, le Kenya, le Nigeria et le Togo, selon le site https://skillsafrica.org/fr/.

Des appels à proposition seront lancés par les pays concernés et ensuite, des subventions de 1 à 1,5 millions d’euros ( de 3,4 à 5,1 millions de dinars tunisiens) seront accordées aux projets sélectionnés.
Les soumissionnaires gagnants devront apporter une contrepartie de 10% du coût total du projet. Ils devront être des entités locales ou nationales publiques ou privées habilitées à donner des formations, qui pourraient durer de 24 à 30 mois.

L’Initiative “Compétences pour l’Afrique” a pour objectif de renforcer les perspectives d’emploi des jeunes, des femmes et des personnes vulnérables en Afrique.

Elle contribue à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine qui vise à transformer le système d’éducation et de formation pour qu’il soit adapté aux normes de qualité internationales et contribue à l’amélioration de l’employabilité des jeunes dans les secteurs économiques prioritaires.
En Tunisie, le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 25 ans est estimé à 15,3%. La population âgée de moins de 25 ans est estimée à 39% pour 11,4 millions d’habitants.

En plus des énergies renouvelables, de la câblerie automobile et d’autres niches à forte valeur ajoutée, voilà un levier de plus pour la Tunisie, grâce à l’Allemagne, un partenaire énergique, qui a de la suite dans les idées et qui plus est a les moyens de ses ambitions. La Tunisie, qui n’est pas au meilleur de sa forme depuis le fameux 14 janvier 2011, a intérêt à prouver qu’elle est à la hauteur de manière à convaincre Berlin d’abord de la maintenir dans le dispositif “Compétences pour l’Afrique”, et ensuite d’aller au-delà avec des projets et aides à la mesure de ses gros besoins.

LS

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Le PDG de Tunisair, Elyes Mnakbi, a fait savoir ce vendredi 18 janvier 2019 à l’agence TAP que suite à la grève générale observée hier dans le secteur et la fonction publics, les pertes de la compagnie nationale sont estimées à environ 2 millions de dinars, dont 900 mille dinars de salaires pour une journée de travail. Il a ajouté que la reprise des vols a été assurée normalement à partir de jeudi à minuit, conformément à la programmation de la compagnie aérienne.
Et de rappeler que les passagers ayant réservé des vols, jeudi 17 janvier, auront la possibilité de modifier les horaires de leurs vols dans un délai d’une semaine et sans frais de modification.

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Walid Jalled, député de la Coalition nationale, a fait le point sur la formation politique en gestation, autour de son bloc parlementaire, pour laquelle s’active Slim Azzabi, un proche du chef du gouvernement, Youssef Chahed. L’élu a affirmé ce vendredi 18 janvier 2019, sur Jawhara FM, que des tractations sont en cours en ce moment avec des responsables tels que Mohsen Marzouk, Mondher Zenaïdi ou encore Mehdi Jomâa.

Au sujet du dispatching des postes, Jalled a confié qu’ils vont éviter les erreurs de Nidaa Tounes et que toutes les décisions seront prises collégialement par les organes du nouveau parti.

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Le président de la Conect (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), Tarek Cherif, est revenu sur un de ses thèmes de prédilection : Le nombre pléthorique d’agents de la fonction publique et son énorme coût pour le pays. Il a déclaré qu’à l’avenir il sera impossible pour l’Etat tunisien de porter sur son dos près de 700 mille fonctionnaires. «La Tunisie peut marcher avec 350 ou 400 mille fonctionnaires, tout le monde l’affirme !», a indiqué le président de la Conect ce vendredi 18 janvier 2019 sur Express FM. Il a même sa petite idée sur le paquet d’agents que l’Etat mettrait sur la touche : Une somme d’argent assez conséquente pour que ces fonctionnaires puissent se reconvertir dans autre chose.

Cherif a fait cette sortie au lendemain de la démonstration de force de l’UGTT, qui doit jubiler en ce moment même après le coup qu’elle a porté au gouvernement, et à l’économie du pays, avec la grève générale. Cette attaque de l’entrepreneur, alors que tous les autres évitent soigneusement de se frotter à la centrale syndicale, détonne. Mais il n’en est pas à sa première, et le fait que personne ne réplique à ses assauts est peut-être la preuve que son argumentaire est solide…

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Les augmentations salariales représentent une solution ponctuelle. Le climat social va se tendre de nouveau, car la solution réelle pour la crise actuelle réside dans l’appui aux systèmes de production”, a affirmé jeudi l’UTAP.

Dans un communiqué publié sur la grève générale, l’organisation agricole a considéré que cet appui à la production “contribuera à la réduction des coûts et permettra de maîtriser les prix et l’inflation.”

Tout en soutenant le droit de toutes les catégories sociales à “exercer leur droit constitutionnel à la grève”, elle a appelé à mettre en place “des politiques et des réformes en mesure d’assurer l’équilibre entre les exigences de la préservation de la pérennité des systèmes de production et la protection du pouvoir d’achat du citoyen tunisien“.

L’Union a souligné l’impératif de lancer un dialogue économique et social, afin d’élaborer une feuille de route, dont la finalité n’est autre que concevoir un modèle de développement alternatif, lequel répondra aux aspirations et attentes du peuple tunisien.

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Nous apprenons, de sources officielles, que la participation à la grève générale de la fonction publique a été faible. En effet, selon nos sources, cette participation n’aurait pas dépassé les 37.000 agents de la fonction publique et des entreprises publiques. On sait par ailleurs que la fonction publique en Tunisie contient un peu plus de 650.000 agents. Nos sources font aussi état de la dispersion déjà de toutes les manifestations, un peu partout dans le pays.

Nous apprenons aussi que la participation à la grève de l’UGTT n’a pas dépassé les 6000 personnes à Sfax, 7000 à Tunis, autant à Sousse, 2000 à Béja et une moyenne de 1000 fonctionnaires et agents des entreprises publiques dans le reste des gouvernorats…

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Les dirigeants nidaïstes, manifestement, s’apprêtent à adouber le fondateur du parti, le président de la République, Béji Caïd Essebsi (BCE), pour les élections de 2019, même contre sa volonté. Ridha Belhaj, qui ne semble être revenu à Nidaa Tounes que pour ça – et aussi pour flinguer le chef du gouvernement, Youssef Chahed -, a été le premier à sortir du bois. Le chargé de la communication de Nidaa, Mongi Garbaoui, vient de lui emboiter le pas, avec des propos qui cachent mal la menace en direction de Chahed. Mais en réalité les leaders de Nidaa n’auront tout simplement pas le choix : Face à l’absence criante de présidentiables au sein du parti, BCE, malgré ses 92 ans, pourrait être contraint de rempiler. Si on part du principe que les carottes des législatives sont quasiment cuites, du fait de la plongée de la cote de popularité de Hafedh Caïd Essebsi et compagnie, et que le Congrès électif du parti ne pourra rien y changer dans ce court laps de temps, le vieux briscard pourrait être la seule carte pour empêcher que l’alliance stratégique Ennahdha-Chahed rafle toute la mise. Et de ce point de vue la démonstration de force lors du vote de confiance du 3ème gouvernement de Chahed est un sacré épouvantail.

Il n’a pas droit à la retraite

Ce serait donc ça la tragédie personnelle du chef de l’Etat : Ne pas avoir le droit d’aller à la retraite après tous les services qu’il a rendus au pays, notamment après le bouillonnement qui a suivi le départ précipité de Ben Ali. Etre obligé de ferrailler encore au scrutin de 2019, pour éviter que son parti soit rayé des tablettes, bouté hors de l’exécutif, c’est effectivement un sort très peu enviable à cet âge là. Mais il faut dire aussi que le vieux briscard n’a rien fait pour s’offrir une retraite tranquille, où il s’assoirait pour admirer son oeuvre, la voir évoluer, gagner des combats et présider aux destinées du pays. Ces choses là se préparent, se travaillent. Or le président de la République a laissé dériver le parti, l’a regardé couler, sous le magistère de son fils, qu’il a refusé jusqu’au bout de stopper. Et maintenant on en est là : le parti s’est vidé de son sang, pire, il a perdu le feu sacré qui a fait triompher BCE aux élections de 2014. Et pour finir Essebsi fils et sa bande ont sabré les fils ténus qui les reliaient à Chahed, qui était sans doute le plus apte, au regard de sa popularité attestée par les sondages, à reprendre le flambeau.

Mais la contrainte n’est pas la seule explication de ce qui se mijote actuellement autour du chef de l’Etat, il y a aussi cet appétit naturel pour le pouvoir, lequel crée une accoutumance et une dépendance dont on ne se remet jamais. Quand on voit la délectation manifeste de BCE quand il épate la galerie à chacune de ses sorties médiatiques et quand on voit le malin plaisir qu’il prend à cogner sur son ex-protégé, Youssef Chahed, on se dit qu’il est taillé pour le job. Un job très bien payé, couvert d’honneurs et de gloire, et où on se contente de parader aux quatre coins du monde, de dire son mot de temps en temps sur les affaires du pays… Il y a effectivement plus difficile dans la vie ! Mais si cette planque dorée fait les affaires de son occupant, il faut se demander ce qu’il en est pour la Tunisie.

Glavany avait raison

L’homme politique et ancien ministre français Jean Glavany avait provoqué un tollé en 2017 en évoquant l’avenir problématique du Maghreb arabe, à cause de ses dirigeants vieux et malades. La polémique est retombée depuis, certes, mais le problème reste entier. L’Algérie traine toujours le boulet de l’ère Bouteflika, une parenthèse que le pays ne veut toujours pas fermer. Bon, les citoyens, traumatisés par les années de plomb, se détournent des questions liées au pouvoir, mais ils savent tous que c’est le frère du président et les patrons de l’armée qui tirent toutes les ficelles. En Tunisie aussi les citoyens se désintéressent de plus en plus de la chose politique, mais ce n’est pas une raison pour leur imposer des directions opposées aux intérêts suprêmes de la nation. Envisager un second mandat à 92 ans, même si on a une forme étincelante, est une manière de boucher les horizons du pays, de confisquer les choix des citoyens pour un renouvellement immédiat qui parierait sur l’avenir. Et personne, pas même celui qui a sauvé le pays en février 2011, n’a le droit de faire ça à sa patrie.

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Dans un pays où les indicateurs économiques sont au rouge, «la puissante» centrale syndicale, UGTT, a embarqué ce jeudi 17 janvier 2019 tous ses affiliés dans une grève générale sur toute la République, paralysant ainsi tous les services à l’instar des transports, l’éducation, les hôpitaux, les administrations. La centrale syndicale ne s’est pas gênée pour mettre des bâtons dans les roues du chef du gouvernement, Youssef Chahed, en raison de son entêtement à serrer les cordons de la bourse.

Tout le monde connait la robustesse et le poids de l’UGTT dans le pays, et par là même sa capacité de nuisance. Elle est l’une des rares centrales syndicales au monde à s’asseoir à la table des gouvernants, et même à parler très souvent plus fort que ces derniers. Une spécificité bien tunisienne !

Depuis des années, la centrale syndicale a fait usage de ce pouvoir à mauvais escient, en bloquant par exemple la relance du pays à coups de grèves intempestives, de revendications salariales déraisonnables compte tenu de l’état des finances publiques. Les syndicats forment un véritable groupe de pression qui conduit chaque jour un peu plus le pays à sa perte. Alors question : Est-il concevable de se mettre à genoux devant des personnes qui veulent détruire coûte que coûte un pays qui agonise déjà ? Décidément, les habitudes sont têtues !

Des experts tunisiens ont tiré la sonnette d’alarme sur l’impact de cette grève sur l’économie du pays, notamment pour le secteur et la fonction publics. Elle concerne d’ailleurs plus de 166 institutions et administrations, 24 ministères ainsi que 42 entreprises étatiques.

De même elle ne touchera pas seulement le secteur public mais aussi toutes les entreprises privées qui ont des opérations quotidiennes avec l’administration. Ils estiment que le coût de la non grève, c’est-à-dire la majoration salariale, va aggraver l’inflation et la dépréciation du dinar.

D’ailleurs Houcine Dimasi, un ancien ministre des Finances et ancien conseiller économique de l’UGTT, a mis en garde contre ce mouvement de protestation, affirmant que la grève générale de la fonction publique coûtera à l’Etat 400 millions de dinars.

La Tunisie est malheureusement asséchée jusqu’à la moelle depuis l’ère de la Troïka et affaiblie économiquement par trop de grèves et blocages de centres de production fondamentaux pour ses équilibres économiques et budgétaires; elle est aujourd’hui incapable d’honorer ses engagements envers une population des plus vulnérables : les pauvres, les chômeurs… Huit ans après la révolution, les gouvernants n’ont toujours pas apporté de réponse stratégique et structurelle aux véritables racines de l’instabilité du pays, qui est pris dans un cercle vicieux et peine à en sortir !

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Le campus de l’Université Lyon-I à Villeurbanne a pris feu jeudi 17 janvier. L’incendie a été suivi de fortes explosions.

Selon les données rapportées par Sputnik News, les explosions seraient d’«origine accidentelle».

L’Universitė Claude Bernard Lyon-I a fait état d’au moins trois blessés suite à l’accident. Le feu a été maitrisé environ une heure plus tard.

Le toit de la Bibliothèque des sciences sur le campus de la Doua à Lyon a été frappé par de fortes explosions et un incendie jeudi peu après 9 heures, détaille encore la même source.

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Le gouverneur de Médenine, Habib Chouatt a annoncé, mardi, le démarrage des projets de la 3ème tranche du programme de développement intégré dans les délégations de Djerba Midoun, Houmet Souk, Ajim, Zarzis, Ben Guerdane et Médenine.
Doté d’un budget de 60 millions de dinars, ce programme porte sur la réalisation de divers projets d’infrastructure, d’équipements collectifs ainsi que des projets individuels.
Parmi ces projets, 108 à caractère collectif (42 MD) et 27 d’infrastructure liée à l’aménagement d’une zone industrielle, des lots de terrains industriels, des espaces d’artisanat et des salles d’exposition ainsi que des marchés locaux et municipaux et des centres de travail à distance.
En matière d’équipements collectifs, Oussama Ellefi, coordinateur régional du programme, a souligné que les projets concernent la création de stades, l’aménagement de maisons de culture, de parcs de loisirs, de jardins d’enfants, des clubs pour enfants et un espace de théâtre ainsi que la sauvegarde de sites archéologiques.
Egalement 64 projets d’infrastructure seront réalisés dans le cadre de ce programme, ayant trait au bitumage de routes, l’électrification publique, l’extension du réseau d’assainissement et l’aménagement des plages.
Le programme de développement urbain intégré vise à créer une dynamique commerciale locale et à renforcer le taux d’employabilité dans les régions et améliorer les indicateurs du développement humain pour assurer une meilleure qualité de vie.

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Des mesures et dispositions ont été prises en vue de garantir un seuil minimum des services de transports terrestre, maritime et aérien soumis à la tutelle du ministère du transport, suite à l’annonce de la grève générale dans la fonction publique et le secteur public pour le 17 janvier 2019.
Le département du transport a indiqué mercredi dans un communiqué, que cette décision vise à assurer la continuité du secteur public, sans que cela ne touche au droit à la grève.
De son côté, la SNCFT a indiqué qu’un service minimum sera assuré demain, jeudi 17 janvier 2019.
Ainsi, certaines dessertes vont être assurées selon les dispositions réglementaires en vigueur.
– 9 dessertes pour toutes les grandes lignes.
– 31 dessertes sur les lignes de la banlieue de Tunis (une moyenne d’une desserte chaque heure dans les deux sens).
– 17 dessertes sur les lignes de la banlieue du sahel (7 dessertes le matin et 10 au cours d’après-midi dans les deux sens).

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Les cours et examens seront suspendus jeudi dans tous les établissements éducatifs, universitaires et de formation et reprendront vendredi, annoncent les ministères de l’Education et de l’Enseignement supérieur et de recherche scientifique, de la formation professionnelle et de l’emploi, dans un communiqué commun rendu public mercredi.
“La suspension des cours est conforme à la décision du Conseil des ministres de mercredi afin de garantir la sécurité des élèves et des étudiants et compte tenu des circonstances exceptionnelles et des difficultés liées au transport”, ajoute le communiqué.
Les fonctionnaires et les employés du secteur public observeront jeudi une grève à l’appel de l’Union générale tunisienne du travail pour exiger une augmentation des salaires des fonctionnaires après l’échec d’une série de négociations entre le syndicat et le gouvernement.
La grève commence à minuit dans la nuit de mercredi à jeudi et se poursuivra jusqu’à minuit jeudi 17 janvier. Elle touchera les hôpitaux publics, les transports publics, l’éducation, les administrations régionales et locales, les bureaux de poste, les municipalités, les recettes, les fonds sociaux et les banques publiques.

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Le ministère tunisien des Finances, Ridha Chalghoum, a déclaré mercredi que l’Arabie saoudite avait accepté de faire prêt de 500 millions de dollars américains pour le déficit de son budget. C’est ce que rapporte l’agence de presse chinoise citant un communiqué du ministère des Finances dont nous n’avons pas reçu copie. Selon la même source, Ridha Chalghoum a signé l’accord avec son homologue saoudien, Mohammed al-Jadaan, lors d’une réunion à Riyad.

Selon le communiqué, Chalghoum a rencontré le ministre saoudien du Commerce et des Investissements, Majid bin Abdullah al-Qasabi, pour discuter d’investissements conjoints et d’un partenariat entre les deux Etats arabes, ainsi que pour stimuler les investissements saoudiens en Tunisie.

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Le président du parti Afek Tounes, Yassine Ibrahim, a mis en garde mercredi contre une explosion sociale qui compromettrait la sécurité et la stabilité du pays en l’absence de véritables solutions à court terme. S’exprimant à Tunis lors d’une conférence de presse, le dirigeant d’Afek Tounes a encore indiqué que la situation sociale risque d’exploser à tout moment en raison de l’aggravation de la crise économique, dénonçant un effondrement catastrophique du pouvoir d’achat, une dépréciation continue du dinar tunisien, une inflation galopante, un déficit de la balance commerciale et une hausse considérable de la dette publique.
Selon Ibrahim, les gouvernements qui se sont succédé ont opté pour un choix économique ” inefficace ” et ” défaillant ” et n’ont pas tiré profit des expériences réussies d’autres pays.
Le schéma de développement économique a prouvé son inefficacité “, a averti Yassine Ibrahim, appelant à la révision de la politique de subvention de l’Etat et à l’ouverture sur la privatisation.
Et d’ajouter : “ e dossier de la privatisation des services publics demeure une ligne rouge non franchissable pour certains partis politiques, alors que le pays est plus que jamais appelé à s’ouvrir à la concurrence”.
Dans le même ordre d’idées, le président d’Afek Tounes a affirmé que la Tunisie dispose aujourd’hui d’un climat favorable à l’investissement et à la création de la richesse à la lumière de l’amélioration de la situation sécuritaire ces dernières années et de la maitrise du phénomène du terrorisme.

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Depuis bientôt une semaine – ils ont commencé le vendredi 11 janvier 2019 -, un groupe d’enseignants universitaires a installé ses quartiers au ministère de l’Enseignement supérieur. C’est le tout premier sit-in de ce genre dans l’histoire de ces cadres qui se faisaient plutôt discrets dans leurs revendications, privilégiant le dialogue qui sied plus à leur statut d’intellectuels. Cette façon de faire, loin des coups d’éclat des enseignants du primaire et du secondaire, explique sans doute que leurs dossiers aient longtemps séjourné dans les tiroirs des ministres qui se sont succédé ces dernières années. Les universitaires viennent de siffler la fin de la diplomatie feutrée et stérile, place aux méthodes un peu plus musclées pour se faire entendre, toutes proportions gardées évidemment.

Une quinzaine d’enseignants chercheurs campent en ce moment même dans les locaux du ministère, et y dorment, dans un confort spartiate, agrémenté par des repas et collations que rapportent les collègues. Dans la journée ils sont une cinquantaine à se relayer. Bon, on vient de loin quand même car au départ les agents du ministère avaient reçu pour instruction de leur barrer l’accès et de les confiner dans la courette, avec le froid de canard qu’il fait dehors. Heureusement que les responsables du Département sont revenus à de meilleurs sentiments, et leur ont ouvert une salle, un minimum pour accueillir l’élite de ce pays, tout de même ! Mais l’essentiel est ailleurs, il est dans ce combat inédit face à des autorités qui sont parvenues jusqu’ici à mettre le couvert sur les doléances des universitaires, sans trop de dégâts. Eh oui, puisqu’ils ne bloquaient pas les examens et ne retenaient pas en otage leurs étudiants, cela pouvait encore se gérer. Les choses viennent de changer.

Un combat plus légitime que les autres ?

Des personnalités, hommes de culture, artistes, responsables et les collègues de l’INP (Institut National du Patrimoine) défilent pour apporter leur soutien aux sit-inneurs. Mais pas de trace du ministre de l’Enseignement supérieur, Slim Khalbous. Ce dernier, un collègue des protestataires, faut-il le rappeler, est aux abonnés absents pour de bonnes raisons (des ennuis de santé, dit-on). Alors Houcine Boujarra et la compagnie se montrent cléments, patients, mais n’en attendent pas moins de pied ferme leur ministre. Ce dernier a tenté de déminer le terrain en proposant d’envoyer son staff pour négocier avec les enseignants. Refus catégorique de la part des sit-inneurs, qui savent que de toute façon à part parlementer et soigner, un peu, le moral des plaignants, rien de consistant n’en sortirait. Khalbous a proposé une brève rencontre, d’une demi-heure, pour mettre sur la table quelques gros dossiers. Là aussi fin de non recevoir. Ce sera une discussion digne de ce nom ou rien.

Le syndicat de l’enseignement secondaire a apporté son appui au mouvement des universitaires, et a même dépêché des émissaires sur place. Il s’agit aussi pour Lassaad Yacoubi et sa bande, très impopulaires auprès de l’opinion publique à cause de leurs méthodes radicales, de s’afficher avec des universitaires qui ont plutôt bonne presse et réputés plus raisonnables. Donc il ne faut pas s’y tromper : Les exigences des universitaires ne sont pas les mêmes que celles des profs du secondaire. Certes les universitaires ont aussi des doléances d’ordre financier – qui n’en a pas avec cette inflation galopante ? -, mais ils ont aussi des demandes liées à leur statut, aux grades, aux conditions dans lesquelles ils font de la recherche, au sort de l’université tunisienne qui descend dans les bas fonds dans les classements internationaux, aux réformes indispensables pour réveiller l’enseignement supérieur, etc. A ce qu’on sache, les profs du secondaire se braquent surtout à cause des primes et du refus des autorités de leur accorder la retraite à 55 ans. Bien entendu ils enrobent cela avec des exigences de réformes, mais personne n’est dupe…

S.L.

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Comme on ne croit pas qu’ils se soient, comme auraient pu faire «deux têtes dans la Chechia» d’un même Etat, donné le mot ou se soient concertés, les deux têtes de l’Exécutif tunisien avaient célébré, chacun à sa manière, la fête de ladite révolution. Deux façons qui appellent quelques remarques, à partir de la sémantique et de la syntaxe des images.

  • Le choix du passé et de l’histoire

Béji Caïed Essebssi (BCE), l’un des deux plus âgés chefs d’Etat du monde, s’en est allé au temple de l’histoire, le Musée du Bardo, pour célébrer le temps passé et qu’on essaie de fixer, soit pour le regretter, soit pour en tirer les conclusions. Il est vrai que c’est cette même histoire qui l’avait ramené du passé et l’avait injecté dans un présent qu’il n’a pas pu, ou su, changer. Il serait presque, toutes proportions gardées, le 2ème président qui n’aura pas su être le chef de tout un Etat.

Il est tout aussi vrai que BCE a toujours été l’homme des histoires dont il ponctue ses discours, l’homme de l’histoire qui constitue sa principale référence dans ses discours aussi, et partant, dans sa vision d’une démocratie monarchique où l’on privilégie le parti sur la patrie. La vision qui prévalait chez presque tous les dirigeants de Rome et de Carthage dont il ne reste que des statues de marbre. Mais aussi vision d’une histoire assez lointaine, celle des Beys de Tunis, que le premier des chefs d’Etat tunisien avait fini par écarter. Même sans le vouloir, il semble que le choix d’un Musée pour célébrer une révolution qui se voulait reconstructrice de l’histoire pour un avenir meilleur n’était pas le bon choix. L’avenir, qui est le symbole de la jeunesse qui avait réellement fait la révolution que BCE célébrait, était de plus affiché en noir, un choix graphique de deuil et de tristesse, qui contraste encore plus avec le vrai sens de toute révolution, théoriquement initiatrice d’une nouvelle ère faite de lumière.

  • Le choix de l’avenir et de la jeunesse

Seconde tête du même Exécutif, le chef du gouvernement avait choisi de célébrer la révolution à travers sa jeunesse. Celle-là même qui l’avait payée de sang, sans en tirer le moindre profit. Dès le départ de l’ancien président, ce sont en effet d’anciens prisonniers, en exil doré dans des pays européens, qui avaient monté le pouvoir et se sont partagés, en compensations diverses et variées, le maigre butin trouvé dans les caisses d’un pays où l’équilibre annuel du budget ne laissait jamais aucune cagnotte. La troïka d’Ennahdha et du CPR (Congrès pour la République) avait tout pris de l’argent et laissé toute la jeunesse sur sa faim et dans le chômage pour lequel elle avait fait la révolution.

Quadra, Youssef Chahed recevait ce lundi 14 janvier 2014 autour de la table des conseils de ministres où tout se décidait chaque jour presque ses semblables, des jeunes de trente ans et moins. Des jeunes n’appartenant à aucun parti et faisant corps avec la société civile qui avait été un temps déterminante dans le virage du modèle sociétal que voulait imposer le parti islamiste tunisien.

Entre jeunes, le chef du gouvernement avait parlé de renforcement de la participation des jeunes dans la vie politique, d’intégration de la jeunesse dans la vie sociale et professionnelle, de renforcement des capacités créatives de la jeunesse. Bref, de l’avenir, autre que celui de la Harga ou immigration clandestine, de création d’entreprises pour se prendre en main, d’ouverture, d’équilibre et de protection contre les dangers de l’extrémisme.

Deux endroits, Le Bardo des épitaphes et La Kasbah des inaugurations, deux genres de célébration, celle de l’histoire et celle de l’avenir, deux catégories différentes de célébrés, les premiers morts et les seconds vivants, deux langages tenus, celui des souvenirs et celui de l’avenir.

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Les associations, ONG (organisations non gouvernementales), organisations nationales et la tentation du pouvoir. C’est une spécificité bien tunisienne, parmi d’autres, surtout depuis le 14 janvier 2011, date à laquelle toutes les cartes ont été rebattues, et redistribuées. Et pas toujours pour le salut de la nation d’ailleurs. Mais on en est là, et ce sera ainsi pour un paquet d’années encore. Le fait que le pouvoir tangue depuis la Révolution a donné l’occasion aux organisations nationales, notamment l’UTICA (Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat ) et l’UGTT (Union générale tunisienne du travail) de briller et même de se glisser dans les cercles de décision. Cela a parfois rendu de grands services au pays, comme ce fut le cas lors de la paralysie presque totale, politique et sociale, de 2013 quand la convergence de vues du Quartet a donné à la Tunisie un gouvernement d’union nationale. Et un Prix Nobel de la Paix au passage. Cela revigore,  et donne un sentiment de puissance, parfois même de toute-puissance. Il n’y qu’à voir le ballet des puissants de la Tunisie et d’ailleurs aux sièges des organisations nationales pour se rendre compte qu’elles sont dépositaires d’un morceau du pouvoir dans le pays, et pas un petit, et qu’elles sont de fait incontournables. A voir la sollicitude qui entoure en ce moment le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, pour éviter au pays une grève générale, on se rend compte que les centres de décision ne sont pas nécessairement ceux que nous dit notre belle Constitution, et que les rapports effectifs de force dictent leur loi. Cet état de fait, manifestement, donne des ailes à l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT).

A qui la faute ?

On a appris, par la TAP, ce mardi 15 janvier 2019, que l’UNFT lancera bientôt une série de négociations avec l’UGTT et d’autres organisations pour monter une alliance électorale qui prendra part aux joutes électorales élections de cette année. Il ne manquait plus que ça, diront certains ! Des associations et organisations nationales qui se muent en formations politiques, et chassent sur les terres des partis traditionnels. Mais si du reste la chose peut paraitre quelque peu ubuesque et même surréaliste, elle colle toutefois aux réalités locales. Il ne faut jamais oublier que c’est l’actuel président de la République, Béji Caïd Essebsi, qui est allé chercher l’UGTT, l’UTICA et l’UTAP dans leurs coins pour leur demander de dire leur mot dans la direction des affaires du pays, dans le cadre du Pacte de Carthage, un document enterré depuis. L’appétit est venu aux organisations en mangeant.

S’asseoir à la table des décideurs, de l’exécutif, ça crée des habitudes, des accoutumances. Et ça donne aussi des idées aux autres convives potentiels. Alors il ne faut pas s’étonner que l’UNFT tire la conséquence de cette configuration très particulière en concluant qu’il fallait directement aller à l’essentiel en disputant les places aux hommes et femmes dont c’est le “métier”, aux prochaines élections.

Qui s’y frotte s’y pique

Sur le papier, il est question de regrouper les différentes organisations professionnelles, dont l’UTICA, l’UGTT et d’autres organisation de la société civile afin de prendre part aux prochaines élections dans des listes de coalition, qui intègrent des indépendants a indiqué la présidente de l’UNFT, Radhia Jerbi. Et l’affichage est tout ce qu’il y a de plus attrayant, au risque de rendre jaloux les autres partis politiques : Donner la possibilité aux citoyens d’opérer d’autres choix qui répondent mieux à leurs attentes.
Et l’UNFT va ratisser large pour embarquer le plus d’organisations dans ce projet : l’Ordre des ingénieurs, celui des avocats, etc.

Si les organisations ont résisté jusqu’ici à la tentation de se jeter dans le bain politique, pour régler elles-mêmes leurs problèmes (‘on n’est jamais mieux servi que par soi-même’), c’est parce qu’il y a toujours la crainte d’avoir une posture partisane, avec le risque d’être lâché par une partie de ses troupes qui ne se retrouverait pas dans les clivages. Une organisation nationale est censée défendre des intérêts transversaux, impartiaux et par définition apolitiques, prétendre entrer dans l’arène politique pour mieux les défendre est assurément une grosse prise de risque. Le risque de se perdre dans son propre combat, de s’aliéner ses soutiens et même de se damner. Car le microcosme politique a ses codes, ses tics, ses pratiques qui ne sont pas ceux des associations et organisations. L’UGTT, très tentée par l’affaire et qui à chaque échéance électorale se trouve obligée de marteler qu’elle ne participe pas et ne soutient aucune liste partisane, pourrait en rester à cette tentation, idem pour l’UTICA et les autres, comme un rêve qu’on caresse mais auquel on ne se frotte jamais au risque de s’y piquer.

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Après 7 ans de détention, pour crimes contre l’humanité, l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, est finalement acquitté par la Cour pénale internationale (CPI). Il est désormais libre.

La Chambre fait droit aux demandes d’acquittement présentées par Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé (ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes, fidèles à M. Gbagbo) concernant l’ensemble des charges” retenues contre eux et “ordonne la mise en liberté immédiate des deux accusés”, a dit le juge président Cuno Tarfusser, rapporte l’AFP.
Le juge a indiqué que la décision a été prise à l’unanimité car “l’accusation ne s’est pas acquittée de la charge de la preuve conformément aux critères requis” par la justice internationale.

En Côte d’Ivoire, les partisans de l’ex-président, après la fausse joie du 14 décembre 2018, ont accueilli la nouvelle avec exaltation. “Je suis content. Il n’a rien fait de mal et il a fait 7 ans de prison. C’est important qu’il soit libéré, c’est notre leader”, a confié l’un d’eux.
A noter que Gbagbo a été le premier chef d’État à avoir avoir affaire à la CPI, et par pour des bricoles. Après des élections dont il contesta les résultats, il refuse de céder son fauteuil au vainqueur, Alassane Ouattara. S’en suivit un bras de fer qui déboucha sur une guerre civile qui firent plus de 3000 décès en 5 mois. Après sa chute, en 2011, Gbagbo et son acolyte Blé Goudé furent remis à la CPI et inculpés pour crimes contre l’humanité : assassinats, viols, exactions et autres actes barbares, que les prévenus ont toujours rejetés…

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Alors que la communauté se réjouissait d’une alternance pacifique en République démocratique du Congo (RDC) et de l’arrivée au pouvoir d’une majorité capable de sortir le pays de la crise politique, les choses se compliquent. En effet le pays file vers un scénario inédit, et très complexe : Une cohabitation entre un président appartenant à l’opposition, Félix Tshisekedi et les partis alliés au pouvoir sortant qui gardent le contrôle de l’Assemblée nationale. Ce qui veut dire que le chef de l’Etat sortant, Joseph Kabila, n’est pas complètement éjecté du jeu politique. C’est ce que laissent entendre les résultats des législatives dévoilés par la Commission électorale (Céni), rapportés par l’AFP et Jeune Afrique ce samedi 12 janvier 2019.

Concrètement le président Tshisekedi devra s’accommoder d’un Premier ministre pioché dans les rangs des forces acquises à la cause de son prédécesseur et qui ont la majorité parlementaire, donc de fait un régime semi-présidentiel. La Céni crédite les formations favorables au président sortant, Kabila, de plus de 250 sièges au Parlement sur 500 au total. L’AFP a pu établir les couleurs politiques de 429 députés parmi les 485 dont on connait les résultats (les 15 restants appartiennent aux trois régions où le scrutin a été reporté, Beni, Butembo et Yumbi) : entre 261 et 288 élus appartiennent au camp de Kabila, le Front commun pour le Congo (FCC).

L’opposant Martin Fayulu, arrivé officiellement 2ème à la présidentielle avec 34,8% des suffrages, mais qui revendique la victoire, dénonce un «putsch électoral » fomenté par Kabila, avec Tshisekedi « totalement complice». « Si Félix Tshisekedi devient le président, c’est sur un strapontin qu’il va s’asseoir. Il sera le faire-valoir de Kabila qui continuera à tirer les ficelles », a déclaré Fayulu, avant d’ajouter que «Félix Tshisekedi et le président discutent depuis 2015 !». En tout cas les propos du nouveau chef de l’Etat corroborent les allégations de Fayulu, et troublent encore plus le jeu politique : « Je rends hommage au président Joseph Kabila. Aujourd’hui, nous ne devons plus le considérer comme un adversaire mais cas plutôt comme un partenaire de l’alternance démocratique dans notre pays », a dit Tshisekedi après son élection. Une chose est sûre : le pays est loin d’être tiré d’affaire avec ce schéma qui a pris tout le monde de court et qui prolonge une dangereuse instabilité politique…

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Tout le monde en a peur comme du loup blanc, ou comme si la terre allait s’arrêter de tourner, le 17 janvier en Tunisie. Ce sera pourtant certainement la seconde fois que la fonction publique fait grève, après celle du jeudi 22 novembre 2018, et ce ne sera pas la dernière. Cela fait en effet plusieurs années que tout le bassin minier fait grève de production, l’arrêtant de manière cyclique. Les effets financiers de la grève déguisée de la CPG sont énormes. L’économie tunisienne n’en tournera pas moins.

Le coût financier de la prochaine grève de la fonction publique, estimé par certains experts à 200 MDT de manière directe, n’égalera jamais les milliards DT de pertes en exportation de phosphate, sous les effets de la grève déguisée qui bloque ce secteur depuis le début de ladite révolution qui n’a réussi qu’à allumer l’ardeur des grévistes de tous genres. Il n’égalera pas, non plus, les 2 Milliards DT d’augmentations demandées par l’UGTT pour les seuls fonctionnaires.

Le plus gros des agents de la fonction publique est au ministère de l’Education nationale (198 mille en 2016). Des enseignants qui font depuis des mois déjà des grèves de zèle de tous genres et au service irrégulier auquel toute la Tunisie est déjà habituée. Des enseignants qui menacent déjà aussi de faire leurs propres grèves, d’examens, de remise de notes et demanderont d’autres augmentations salariales. Et ils ne seront pas les seuls à le faire.

  • Les vérités sur les salaires, que cache l’UGTT

«En 2016, le salaire brut moyen s’établit à 1580,7 dinars mensuel en hausse de 13,8 % par rapport à 2015, soit un écart de 191,8 dinars, entre 2015 et 2016. La hausse importante du salaire brut moyen en 2016 est due, d’une part, à des augmentations des salaires allouées aux agents de la fonction publique par décret gouvernemental n° 2016-1 du 5 Janvier 2016 publié dans le journal officiel au titre de l’année 2016. Ces augmentations sont réparties entre augmentation générale et augmentation spécifique». C’est ce qu’affirme l’INS, dans une récente étude détaillée sur l’évolution du salaire brut mensuel moyen.

Et l’INS de préciser encore que «D’autre part, la modification de la structure en grade et fonction de la population salariée dans la fonction publique a contribué à l’augmentation du salaire brut moyen. En effet, un agent en 2016 perçoit en moyenne 11,9% de plus qu’un agent en 2015 de mêmes grade et fonction. Soit une contribution de 1,9 % du taux d’accroissement global. En 2016, la part des agents ayant une promotion de grade ou de fonction (structure modifiée) est de 42 % par rapport à l’ensemble des agents de la fonction publique, contre seulement 26% en 2015».

De plus, les augmentations salariales de cette catégorie d’employés de l’Etat ont toujours compensé les augmentations de l’inflation. Les chiffres, toujours de l’INS, confirmant ainsi qu’entre 2010 et 2018 le taux de l’inflation a haussé de 47,7 % alors que la moyenne globale de la hausse des salaires NETS a augmenté de 65,1% (Voir notre tableau ci-dessous), ce qui détruit l’alibi de l’UGTT, car le but de ses revendications dont elle sait incapable les capacités de l’Etat est à chercher ailleurs que dans une augmentation pour réparer le pouvoir d’achat. En bref, tous ceux qui ont eu un taux de croissance de leurs salaires NETS, au-dessus de 47,7 %, ont réellement gagné en pouvoir d’achat.

  • Et si on les laissait faire grève ?

Il est vrai que cette fois, la grève devrait toucher la fonction et les entreprises publiques. Et si chez une administration qui ne réalisait, au terme du 3ème trimestre de 2018, que 0,2 de valeur ajoutée, la journée de grève pourrait être assimilée à une journée de congé payé, le mixe fonction et administrations publiques pourrait quelque peu perturber, pour un jour, les affaires du secteur privé. Ceux qui la feront n’en récolteront pas que les bons sentiments et les bonnes prières de tous ceux qui verraient leurs intérêts menacés, et ils sont nombreux.

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