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L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) s’investit du mieux qu’elle peut pour assurer le recrutement des jeunes Tunisiens à l’étranger, dans le cadre de la législation en vigueur, en leur permettant de bénéficier de tous leurs droits et avantages. Le directeur général de l’ATCT, Borni Salhi, a affirmé que l’agence a reçu 24 mille demandes d’emploi à l’étranger, notant que de nombreux marchés sont ouverts, avec des besoins dans les secteurs de la santé, l’éducation, la mécanique et ce, en Arabie Saoudite, au Qatar, au Canada. Dans une déclaration faite ce jeudi 19 avril 2018 à la Radio nationale, Salhi a affirmé que le Qatar a accordé la priorité aux employés tunisiens et a demandé 5000 travailleurs (des diplômés de la formation professionnelle, des cadres…). Et d’ajouter que l’agence vise à placer 3000 Tunisiens à l’étranger et ce, durant l’année en cours.

Selon les données relatives à la dernière note de l’ATCT, au 31 mars de cette année, 507 coopérants tunisiens ont été placés contre 413 au 31 mars 2017, enregistrant ainsi une augmentation de 22,8% par rapport à la même période de l’année écoulée, ce qui fait un nombre total de 17.916 coopérants. Ces recrutements ont touché essentiellement le domaine de l’éducation et de l’enseignement avec 168 coopérants dont 78 enseignants universitaires, ce qui représente 33% des placements réalisés ; le domaine de la santé s’illustre également, avec 158 recrutés, soit l’équivalent de 31% des placements.

A noter que l’Agence poursuit l’objectif de mettre en place des mesures rapides et efficaces capables de juguler le fléau du chômage en Tunisie. Elle fournit des services qui visent à offrir l’opportunité aux experts et compétences tunisiens de travailler à l’étranger et auprès des institutions internationales, avec le souci d’assurer la meilleure adéquation entre les spécialités disponibles et les demandes de recrutement exprimées.

8500 compétences scientifiques ont tourné le dos à la Tunisie !

Reste que le phénomène de la fuite des cerveaux en Tunisie est marqué ces dernières années par le nombre croissant de cadres tunisiens partis à l’étranger. Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Slim Khalbous, a récemment affirmé  que 8500 compétences scientifiques ont quitté la Tunisie, dont 1500 professeurs universitaires, des médecins, des pharmaciens et des ingénieurs. L’ATCT est certes une solution mais c’est aussi un problème, et pas des moindres…

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La Tunisie prend la tête des politiques publiques pour la croissance des startups en Afrique à la faveur d’une nouvelle législation de grande portée malgré l’absence d’un environnement favorable. C’est une loi qui couronne deux années de discussions avec le pouvoir législatif en association avec les entrepreneurs, la société civile et les investisseurs, pour mettre la science et la technologie au cœur de la transformation économique de la Tunisie plutôt que les secteurs traditionnels comme le tourisme et l’agriculture.

Dans ses dispositions, la loi soutient les startups en matière de financement, leur accorde des exemptions d’impôt sur les sociétés, autorise les salariés d’entreprises    publiques ou privées qui lancent leurs startups à bénéficier d’un congé d’une année, et aide les entreprises à déposer des brevets internationaux.

Elle définit rigoureusement ceux habilités à appeler leur entreprise une «startup», enjoignant aux développeurs de postuler à un «label» après avoir rempli cinq critères principaux. Parmi ces critères, ceux stipulant que la société n’a pas existé pendant huit ans, que le nombre de ses employés ne doit pas être supérieur à 100 et que plus des deux tiers de ses actionnaires sont des fondateurs, des investisseurs providentiels ou des fonds de couverture. En outre, ils doivent se prévaloir d’un modèle d’affaires innovateur, de préférence basé sur la technologie et dont les activités contribuent de manière significative à la croissance économique. Bien que la loi n’exige pas que la «start-up soit une entreprise purement technologique », elle précise que ses activités impliquent «l’utilisation de nouvelles technologies».

Freiner l’exode des cerveaux

Cité par le site d’actualité économique Quartz Africa, Houssem Eddine chargé des partenariats internationaux chez « Tunisian Startups » qui a fait campagne pour l’adoption de la loi, espère que « le nouveau cadre juridique, outre l’amélioration du processus administratif, contribuera à freiner l’exode des compétences vers de plus grands hubs, aidera à combler les énormes déficits de financement et incitera «plus de gens à croire en leurs rêves et lancer leurs entreprises, les exploiter et les développer à l’échelle mondiale ».

Après l’adoption du projet de loi, le chef du gouvernement, Youssef Chahed a estimé dans un tweet qu’il s’agit «d’un pas de plus pour ancrer notre économie dans l’ère numérique». Cette mesure est devenue nécessaire car une croissance économique faible, un chômage élevé et des taux de pauvreté menacent la Tunisie, berceau du printemps.

Faire les bons choix

Les spécialistes du secteur reconnaissent que l’adoption de la nouvelle législation ne va pas être une panacée pour tous les problèmes rencontrés par les startups tunisiennes. S’inspirant des meilleures pratiques, ils ont lancé un indice qui mesurera l’impact des startups et assurera leur effet sur l’économie locale.

Wafa Ben-Hassine, conseillère pour l’Afrique du Nord à l’association Access Now, affirme que le gouvernement devra également renforcer la protection des données personnelles et raboter l’étendue de la surveillance. Freedom House, le groupe de défense basé aux Etats-Unis, considère la Tunisie comme ” partiellement libre ” en ce qui concerne la liberté de l’internet. «Pour que les start-ups ou toute entreprise puissent vraiment bien fonctionner, un environnement libre, à la fois en ligne et hors ligne, est crucial», explique Ben Hassine.

Il y a aussi le risque que les fondateurs des startups cèdent au chant des sirènes de la rente plutôt que de s’investir dans la véritable innovation et se servent de cette politique pour augmenter leurs propres profits. Chiheb Ghazouani, professeur de droit et conseiller juridique des startups à Tunis, affirme cependant qu’il existe des garanties contre ces dérapages , notamment les différents instances publiques qui approuvent un «label de startup», outre les objectifs stricts «définis par décret» que les startups doivent réaliser pendant les opérations .

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Habib Essid n’était pas très loquace et flamboyant quand il avait en charge les affaires du pays, alors que dire maintenant qu’il savoure sa retraite. L’ex-chef du gouvernement, qui avait bien encaissé sa disgrâce le 30 juillet 2016 et même remercié ses bourreaux, en plein Parlement, a accepté d’évoquer, avec Akher Khabar Online, quelques morceaux de sa vie d’homme d’Etat.

Pour commencer, il est revenu sur sa désignation au poste de ministre de l’Intérieur, dans le gouvernement de Béji Caid Essebsi, en mars 2011 ; puis conseiller chargé des affaires sécuritaires de Hamadi Jebali, en octobre 2011. Il a dit que cette nomination n’était pas du tout du goût de l’ancien président de la République, ce dernier est même allé jusqu’à mettre son propre départ sur la table, ne supportant pas l’idée de côtoyer un symbole de l’ancien régime, d’après Essid.
Au sujet des raisons de sa démission de l’équipe de Jebali, l’ex-chef du gouvernement l’explique par une mésentente sur la méthode de travail. Il a également révélé que des mesures prises par le Conseil supérieur de la sécurité nationale étaient bloquées et que plusieurs d’entre elles ne sont toujours pas appliquées.

Par ailleurs Essid a parlé de ses liens avec Chokri Belaïd, leader du Front Populaire, abattu le 6 février 2013. Il a dit que ce meurtre l’a choqué, car il ne pensait pas que des assassinats politiques puissent se produire en Tunisie. Il a indiqué qu’il a vu Belaïd quelques jours avant sa rencontre fatale avec les terroristes
Il a ajouté que son équipe a été prise dans la tempête, avec des attentats successifs. À chaque fois que son gouvernement s’apprêtait à entreprendre des réformes, une attaque terroriste se produisait. “Le combat contre le terrorisme était notre priorité absolue” a-t-il indiqué.

Enfin, preuve qu’il nourrit encore, tout de même, quelques rancœurs suite à son limogeage 18 mois après son installation, Essid a déclaré que le chef du gouvernement ne doit pas à lui seul endosser la responsabilité de l’échec de son équipe, et que toutes les parties doivent assumer. “Il faut éviter la politique du bouc émissaire” a-t-il lâché….

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photomontage
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A la fin du mois de février 2018, le total des recettes de l’Etat a été de 5,971 Milliards DT. Les revenus de l’Etat ont ainsi augmenté de 23 % par rapport à la même période de 2017. Dans ces recettes, on trouve 3,749 Milliards DT de recettes fiscales, en hausse aussi de 9,2% par rapport à 2017. Tout ce qui a été récolté, en recettes fiscales et non-fiscales, ressources d’emprunts et de trésorerie a été déjà dépensé pendant la même période.

Remarquons, en parlant de fiscalité, que l’impôt sur le revenu (IR), bénéfices et gains en capital, a rapporté jusqu’à fin février dernier la somme de 1,493 Milliards DT, que les taxes sur la propriété ou impôts sur le patrimoine ont rapporté à l’Etat la somme de 88,4 MDT, sans oublier les 1,676 Milliard DT en impôts sur les biens et services.

En face, les dépenses de gestion ont totalisé, à la fin février 2018, la somme de 3,261 Milliards DT, dont 2,755 Milliards DT de salaires et rémunérations pour les deux premiers mois de l’année en cours, sans compter les autres salaires, sous forme de crédit d’impôts et de crédit CNSS.

On remarquera que ces rémunérations changent d’un mois à l’autre, selon le même document. Ils sont de 1,545 Milliard DT en janvier et deviennent 2,755 Milliards DT sans qu’on explique comment, lorsqu’on les multiplie par deux à fin février. Pourtant, pour toute l’année en cours, la LF 2018 parle de 14,751 Milliards DT. Passons !

Toujours dans la rubrique des dépenses de gestion, les dépenses en biens & services de l’administration ont totalisé 236,1 MDT, auxquels il faudra ajouter les 269,3 MDT d’autres interventions et transferts. Et entre le total des recettes et dons (3,297 Milliards DT) et le total des dépenses & prêts, le solde budgétaire des deux premiers mois de l’année en cours se trouve déjà déficitaire de 985,1 MDT, un déficit qui a doublé par rapport à janvier 2018, où il n’était que de 489,1 MDT. Ce déficit ne devrait pourtant terminer 2018, qu’avec un total de 5,216 Milliards DT représentant 4,9 % du PIB, contre 6,1 % l’année dernière !

Dans le total des dépenses, 77,1 % ont été des dépenses de gestion courante. Les dépenses de développement, dites aussi dépenses en capital, n’ont été que de 22,9 % ou un total de 794,7 MDT, dont seulement 489,3 MDT en investissements directs. C’est donc un budget 2018 qui donne toujours la part belle dans ses dépenses à celles à caractère social et très peu à l’investissement, seul capable de créer les emplois dont il reste redevable. Un début d’année budgétaire donc presque dans la même lignée que celui de 2017, même avec quelques petites baisses. On ne sait pas encore, avec tout cela, si le gouvernement va pouvoir tenir les engagements auprès de ses bailleurs de fonds.

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Force est de reconnaître que ce qui se passe depuis quelques semaines, entre Noureddine Taboubi et Youssef Chahed, la centrale syndicale UGTT et le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), n’est plus un bras de fer, mais désormais une guerre pure et simple qui devient destructive. Cela, d’autant que l’UGTT y utilise désormais les armes de destruction massive, celles de l’économique et des finances pour tenter de le faire tomber. Une guerre qui fait des dégâts de plusieurs millions de dinars.

  • Au début, un différend administratif…

Dernière victime de cette guerre Chahed-Taboubi, la société dont la cotation en bourse est suspendue depuis le 4 avril 2018, Carthage Cement. L’affaire avait commencé le 14 mars, lorsqu’un ouvrier de la société sous-traitante danoise NLS (filiale de Flsmidth Cement qui est l’entreprise qui a la charge de la production de Carthage Cement), s’absente de son poste de travail et, répondant à un questionnaire, affirme que c’est le syndicat qui l’a autorisé à s’absenter.

Sanctionnés et refusant la mesure disciplinaire, les membres du syndicat montent au créneau et prennent en otage l’outil de production, dont ils interdisent l’accès au reste des travailleurs. A la dizaine de squatteurs syndicalistes mécontents, s’ajoutent leurs fans, leurs amis et leurs familles, pour se constituer en groupe qui se prend en photos aux cris de «le syndicat et la plus grande force du pays».

Par mesure de sécurité, la société a arrêté le four et fait sortir son personnel. Les syndicalistes y sont restés sur plus pendant 3 semaines sans quitter. Ils refusent les sanctions. La société exige de traduire en justice les criminels et engage des poursuites judiciaires contre une dizaine de squatteurs. Des bagarres éclatent entre personnels squatteurs de l’usine et ouvriers voulant reprendre le travail. La tension monte et va jusqu’à asperger un directeur d’essence et des violences physiques contre une directrice RH. La violence touche même un directeur danois qui se verra poser une dizaine de points de suture et qui pourrait transformer l’agression en incident diplomatique.

…. le soutien de l’UGTT se transforme en agressions physiques

Appuyés par l’UGTT, ils refusent de quitter l’usine, forts du soutien du syndicat. Le 12 avril 2018, en effet, un communiqué de la centrale syndicale (BE élargi de l’UR de Ben Arous), met les autorités en garde contre toute tentative de lever le squat et invoque, en guise de prétexte, «notre total refus de vendre Carthage Cement et toutes les entreprises publiques».

Le lendemain, 13 avril, ce sont le reste des ouvriers qui publient un communiqué où ils dénoncent la réunion du BE de l’UGTT Ben Arous qui «met en danger leurs emplois et les sources de revenus de 1.300 personnes, consacre la politique de l’impunité et implique Carthage Cement dans un différend qui n’est pas le sien» disaient les dizaines d’ouvriers signataires qui se sentaient floués par le syndicat. Les non «grévistes» iront plus tard manifester, avec des mots durs, contre le SG de l’UGTT l’accusant de soutenir des gens qui font barrage à la liberté du travail.

  • Le laxisme du Gouverneur et du gouvernement pourrissent l’affaire

Les autorités tunisiennes, manifestement en accord avec l’UGTT qui pose ses conditions sur qui pourrait être sorti de l’usine et qui ne le doit pas, ne se décident à intervenir que le 14 avril. La Garde nationale fait alors évacuer tout le monde, sauf le 1er responsable du noyau dur syndical dans cette affaire qui serait un cadre syndicaliste. Le travail reprend, mais ce n’est que pour quelques heures. Voyant que l’UGTT ne le soutient plus, ledit responsable syndical fait appel à quelques sbires de la région. Ils interdisent depuis hier tout accès à l’usine et toute reprise du travail de Carthage Cement.

On notera ici le laxisme du Gouverneur de la région qui disait chaque fois aux responsables de l’usine, attendre les directives de sa hiérarchie et une prétendue autorisation juridique, nominative des personnes à évacuer de l’usine qui est, jusqu’à notre mise en ligne, en arrêt car les Danois de Flsmidth refusent ce qu’ils appellent le «risque opérationnel». Un risque qui demeurait vivace, ce dimanche 15 avril 2018 et qui risque de s’aggraver demain lundi, lorsque les ouvriers tenteront de reprendre le travail face au syndicaliste et ses sbires.

On notera aussi que tout ce qui s’est passé et se passe à Carthage Cement, est loin d’être une grève, mais une affaire politico-économique et le pendant social d’un différend politique entre UGTT et gouvernement autour de la question des entreprises publiques dont Noureddine Taboubi fait le cheval de bataille contre Youssef Chahed. Une bataille qui coûte 800.000 DT de chiffre d’affaires en moins par jour pour Carthage Cement. Qui paiera ces dégâts causés tant à l’Etat qu’aux épargnants qui croyaient en l’avenir d’une entreprise cotée en bourse ? Sûrement pas le syndicaliste. Il jouit de l’immunité syndicale, une nouveauté de ladite révolution !

Khaled Boumiza

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La Chine a longtemps joué les seconds couteaux en Afrique, se rangeant sagement derrière les ténors (la France surtout, la Turquie, le Maroc…). C’est fini cette époque. Renversement total de la situation, à la faveur des ambitions démesurées de Pékin mais dont il a les moyens, et c’est toute la différence avec une Europe qui sort à peine d’années de récession. Des moyens Pékin en a tellement qu’il tient tête au président américain, dans une guerre commerciale où ils ne se font aucun cadeau. Mais pour l’Afrique, c’est une toute autre affaire, la Chine en a fait une amie, une partenaire de premier plan, à tel point qu’en très peu de temps elle est devenue le 1er investisseur étranger en terre africaine. La montée en puissance des Chinois au Maroc, 1e destination des investissements étrangers sur le continent et en Côte d’Ivoire, la championne de la croissance dans la zone UEMOA, l’illustrent parfaitement. Bonne nouvelle pour la Tunisie : Elle est aussi sur l’agenda de la superpuissance. On a vu les Chinois faire une descente dernièrement à Médenine, et pas pour faire du tourisme ; le numéro 1 du ciment en Chine est déjà sur les starting-blocks ; le constructeur automobile chinois Dongfeng s’est déjà installé, plus d’autres projets en vue… Bref, Pékin veut aller beaucoup plus loin avec Tunis, et vient de le faire savoir.

Les responsables du Conseil Chinois pour le Développement du Commerce International (CCPIT) et de la Chambre Chinoise de Commerce International (CCOIC) ont souligné, lors de la première réunion du Conseil des affaires tuniso-chinois tenue, vendredi 13 avril 2018, à Pékin, leur disposition à diversifier davantage les opportunités de coopération et de partenariat entre les entreprises chinoises et tunisiennes, pour l’élargir à de nouveaux secteurs à haute valeur ajoutée.

Selon un communiqué de l’ambassade de Tunisie à Pékin, la réunion s’inscrit dans le cadre d’un mémorandum d’entente signé en 2014, entre l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et le Conseil chinois pour le développement du commerce international.

Les deux parties ont convenu d’approfondir les relations, d’intensifier les visites des délégations et de maintenir les réunions périodiques du Conseil des affaires. La réunion a rassemblé des entreprises tunisiennes et chinoises opérant dans les secteurs de l’agroalimentaire, des TIC, du textile, des industries chimiques et de l’ingénierie, de l’emballage, des services financiers, bancaires et des consultations ainsi que de l’infrastructure.

A cette occasion, l’ambassadeur de la Tunisie à Pékin, Dhia Khaled, a souligné le développement important des relations économiques et commerciales tuniso-chinoises et les perspectives prometteuses de leur évolution, notamment à la lumière de l’intensification des visites de haut niveau, précisant que la 9ème édition de la Commission mixte s’est tenue en février 2018 à Tunis.

La réunion a permis de passer en revue le climat d’investissement en Tunisie et les réformes inscrites dans la nouvelle loi sur l’investissement. Elle a été marquée, également, par l’organisation de réunions bilatérales de partenariat entre les entreprises des deux pays et la délimitation des nouvelles opportunités de partenariat et d’écoulement du produit tunisien en Chine.

Par ailleurs, l’ambassade tunisienne a organisé, en coopération avec la Banque industrielle et commerciale de Chine (une des plus grandes banques publiques chinoises) et la Chambre de commerce chinoise pour l’importation et l’exportation de ressources agricoles et animales, un forum d’affaires et de rencontres entre la délégation tunisienne et des entreprises des provinces de Zhejiang et de Hunan ayant un poids économique important en Chine et œuvrant pour une plus grande ouverture aux espaces extérieurs, dont les pays arabes et africains.

Mais tout ça c’est la charrue avant les boeufs. La Tunisie, en premier son vrai chef, d’après la Constitution, Youssef Chahed – mais ce chef qu’il ne veut pas, ou ne peut pas, être – devra faire le ménage chez elle pour se donner une chance de surfer sur la perche que lui tend la Chine. La première bataille à gagner est celle de la reprise de la production, une vraie reprise, forte, massive, et un arrêt de cette agitation sociale permanente mortifère pour l’économie du pays. Mais autant vous le dire tout de suite : L’affaire est très mal embarquée, avec ce sentiment, et plus que ça d’ailleurs, que la parole publique (il y en a trop d’ailleurs, et pas assez d’actes ; Chahed s’est tapé deux Conférences nationales en à peine 24 heures, pour ressasser des choses qu’ils avait déjà dites pour la plupart) ne pèse pas un gramme et que l’autorité de l’Etat reste plus que jamais un voeu pieux dans la post-révolution. Les Chinois, qui n’ont pas pour habitude d’écouter les mauvais bruits qui viennent d’ailleurs (les journaux, etc.) donneront une chance à la Tunisie, jusqu’au bout. Mais pas indéfiniment. Le désordre, les grèves en permanence, la surenchère des syndicats et autres chantages, la Chine ne connait pas, c’est d’ailleurs le cas de toutes les nations asiatiques. Alors la Tunisie aura le bénéfice du doute, mais la patience de Pékin aura des limites. D’autant plus que les candidats ne manquent pas en Afrique !

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Le ministre des Affaires étrangères Khémaies Jhinaoui a conduit, jeudi, la délégation tunisienne aux réunions préparatoires du 29e sommet de la Ligue arabe qui se tient le 15 avril dans la capitale saoudienne Ryadh.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Jhinaoui a eu, en marge de sa participation à ces réunions, une série d’entretien avec ses homologues libyen, palestinien, irakien ainsi qu’avec le secrétaire général de la Ligue des Etats arabes Ahmed Aboul Gheit.
Les réunions ont donné lieu à l’examen des projets de résolutions qui seront soumis à la réunion du Sommet arabe.

D’après la même source, ces projets de résolutions portent sur des dossiers politiques, dont en premier lieu, la cause palestinienne, les développements survenus en Libye, en Syrie eu au Yémen outre la lutte antiterroriste et la réforme de la Ligue des Etats arabes.

” Les projets de résolutions économiques et sociales qui seront inclus à l’ordre du jour du 29ème Sommet de la Ligue arabe ont été également examinés “, apprend-on de même source.

Au cours de ces entretiens avec ses homologues arabes, Jhinaoui a souligné la nécessité d’identifier les moyens nécessaires pour promouvoir la coopération bilatérale et diversifier ses domaines.

Le développement de l’action arabe commune à travers la conclusion de nombreux accords et les moyens d’apaiser la tension dans certains pays arabes ont été à l’ordre du jour de ces entrevues.

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Voici, en théorie (Photo du bas), ce à quoi devrait ressembler la gente féminine capable de voter pour le parti islamiste Ennahdha, lors des prochaines municipales. Des femmes généralement enturbannées de foulards, et ne laissant paraître de leurs corps que les mains et le visage, en application d’une version modernisée de la Chariaa. Des femmes qui croient encore qu’Ennahdha est le parti de Dieu et qu’il est fait d’hommes qui ont peur de Dieu, dans un lectorat fait essentiellement de petites gens, pieuses et croyant suivre ainsi les préceptes de l’Islam.

Costard chic bleu marine, et cravate rose parée d’un pin à l’effigie du drapeau tunisien et micro à la main, le chef d’Ennahdha change de look et part à la pêche aux nouvelles ouailles féminines qui changeraient le look de tout son parti aussi. Des femmes modernes, librement vêtues, certes croyantes, mais loin de suivre les préceptes d’un Islam à la Nahdha.

Faute d’adhérentes directes, qui atténueraient l’âpreté d’une image faite d’anciens prisonniers avec leurs années de braise creusées dans les traits de leurs visages, barbus et tamponnés au front, comme un symbole de piété qui les ferait reconnaître le jour du jugement dernier et leur donnerait accès direct au paradis et ses “houris”, ce que cherche désormais le Cheikh c’est une nouvelle race de fans au féminin.

L’objectif de cette nouvelle stratégie de communication visuelle a aussi amené le parti islamiste à s’ouvrir sur ce qu’il appelle les «indépendants». Des candidats, et surtout des candidates qu’aucun autre parti ne courrait, tant les places sont déjà distribuées entre coquins et copains. Des candidats auxquels Ennahdha offre l’opportunité de faire la une de ses nouvelles listes électorales pour les prochaines municipales. Des candidats et surtout candidates qui confirmeraient qu’Ennahdha n’est pas faite que de Nahdhaouis, mais s’ouvre à tout le monde. Nous avons contacté les services de communication du parti Ennahdha pour connaître le taux de présence des femmes sur les listes de ce parti pour les municipales, ainsi que celui des «indépendants». On attend toujours la réponse !

Mais le véritable enjeu de cette «ouverture», ce sont les femmes dont le vote a été déterminant lors des législatives et des présidentielles de 2014. Les femmes dont le rôle a aussi été déterminant dans la lutte de la société civile contre les tentatives du parti islamiste au sein de la Troïka en 2011 et jusqu’à 2013 de changement du modèle sociétal de la Tunisie. Tête de pont de cette nouvelle Ennahdha dont le vieux leader tente de colorier l’image, Rached Kheriji s’engage désormais dans une tentative de hold-up sur les «femmes de Béji Caïed Essebssi», des femmes qui avaient fait la réussite de BCE et de son parti. Cela, d’autant qu’il semble désormais être «tendance» de se prendre en «Selfie» aux côtés de celui qu’on dessine comme l’homme fort de Tunisie et ce dernier n’y rechigne pas, se laisse faire et publie même ces images sur sa page fb officielle.

Il faut se rendre à l’évidence. Une partie des Tunisiennes, comme les Tunisiens, semblent avoir la mémoire courte. Elles semblent avoir déjà pardonné, bien avant le Tribunal Administratif qui a effacé tout de leurs anciens casiers judiciaires, à celui qui a le pied dans l’étrier du pouvoir, plus vite que celui qui en a été descendu. Des femmes qui ont vite fait d’oublier son livre «Entre le Coran et la réalité des musulmans» où Rached Kheriji parle longuement de la femme comme d’un objet sexuel et dont il faisait même la promotion, le 7 mars 2015 sur sa page facebook officielle. Elles semblent aussi avoir oublié l’enquête parlementaire sur les réseaux d’envoi d’enfants tunisiens dans les zones de guerre, qui n’a pas encore donné ses résultats. Elles ont aussi oublié Le Bardo et d’autres lieux de manifestations contre le parti islamiste, conduites par des femmes. Mais cela est une autre histoire !

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Un plan promotionnel national visant à promouvoir 76 produits médaillés de la 1ère édition du concours tunisien des produits du terroir (décembre 2017) a été présenté, mercredi 11 avril 2018, à Tunis.

L’expert monitoring et communication à l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), Marouane Chikhaoui, a indiqué, à l’Agence TAP, à l’occasion d’un séminaire, tenu, à l’initiative de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), que ce plan vise à assurer la pérennité du concours, conformément aux règles y afférent, et à offrir aux gagnants la possibilité d’améliorer la commercialisation de leurs produits. Il prévoit des actions d’appui dans quatre axes, à savoir l’appui à la commercialisation des produits du terroir médaillés, la promotion de l’agrotourisme et la gastronomie, l’amélioration technique des produits et la promotion de la communication autour des produits du terroir.

Une centaine de représentants des secteurs public et privé ainsi que de la société civile ont planifié, au cours des dernières semaines, la tenue d’actions dans le cadre de ce plan.

L’expert a rappelé que la première édition du concours tunisien des produits du terroir, organisée par l’APIA avec l’appui du projet d’accès aux marchés des produits Agroalimentaires et du Terroir (PAMPAT), relevant de l’ONUDI, vise à promouvoir l’image de marque de ces produits aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger, à encourager l’amélioration de la qualité conformément aux attentes du marché et à valoriser le savoir-faire traditionnel des différentes régions de la Tunisie.

Les produits médaillés du concours mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et cofinancé par le Secrétariat d’Etat Suisse à l’Economie (SECO) ont concerné cinq catégories de produits agroalimentaires transformés, à savoir les olives à huile, les fruits et plantes aromatiques, les miels, les fromages, les légumes et produits de la pêche.

De son côté, le représentant du cabinet AZ Consulting, Houcem Belhaj, a fait savoir qu’une première enquête réalisée en mars 2018 auprès d’un échantillon de 21 producteurs gagnants a montré que les produits médaillés ont pu enregistrer une augmentation entre 30% et 50% de leurs ventes, grâce au grand intérêt que suscitent les produits du terroir auprès des consommateurs tunisiens.

Les enquêtés ont confirmé, également, que le grand potentiel de commercialisation des meilleurs produits de la Tunisie semble loin d’être exploité.

Belhaj a, en outre, souligné que 30% des médaillés réfléchissent à la participation à des concours à l’échelle internationale.

Il a indiqué que l’instabilité de l’approvisionnement en matières premières, le manque d’encadrement, le non respect des normes d’emballage et l’absence de programmes de promotion et de communication sur les produits sont les principales entraves enregistrées par les médaillés.

TAP

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Un an après l’octroi de licences à cinq banques pour la mise en place de filiales de finance islamique, en partenariat avec des banques spécialisées en la matière, le Maroc prépare désormais l’émission des sukuk via les circuits de ces banques, relate le site  Bloomberg.

Le directeur du secteur des finances au département du Trésor Hicham Talby, a affirmé que le ministère de l’Economie et des finances prévoit en 2018 quatre émissions de sukuk, libellées en dirham.

Ces mécanismes d’obligation auprès des créanciers se déclinent en quatre formules différentes : Ijara, Wakala, Musharaka et Murabaha.

Afin d’harmoniser la logique d’obligation financière, conformément admise auprès des banques conventionnelles, à celle des circuits islamiques, ces derniers contournent le principe du taux d’intérêt en liant les rendements aux actifs, précise la même source.

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi, en séance plénière, un projet de loi relatif à l’approbation d’un accord de crédit conclu le 5 octobre 2017, entre la Tunisie et l’Agence française de développement (AFD), d’un montant de 60 millions d’euros pour financer le programme d’impulsion de l’investissement et de modernisation des exploitations agricoles.

Le coût de ce projet est de près de 874 millions de dinars (300,4 millions d’euros) qui sera financé en partie, à travers la contribution de l’AFD (crédit et don), à savoir un crédit de 60 millions d’euros et un don de 2 millions d’euros.

Ce projet vise à mettre à niveau et moderniser les exploitations agricoles et les organisations professionnelles agricoles par l’accompagnement d’environ 6000 exploitations par an.

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Plusieurs ouvriers à Carthage Cement se sont rassemblés, mardi après-midi, devant l’usine pour protester contre l’arrêt de la production depuis environ 25 jours.

Les protestataires ont affirmé qu’un différend entre NLS (société sous-traitante de l’exploitation de l’usine de ciment) et son personnel est à l’origine de l’arrêt de la production du clinker et d’une suspension partielle de l’activité.

Ils appellent les autorités de tutelle à intervenir pour leur permettre de rependre le travail loin des différends entre l’administration et le personnel de la société sous-traitante, surtout qu’ils sont les premiers qui ont été endommagés à cause du non versement des salaires.

Le gouverneur de Ben Arous Abdellatif Missaoui a souligné que plusieurs réunions de conciliation avaient été organisées au siège du gouvernorat entre NLS et les représentants syndicaux sans aboutir à un accord face au maintien de chaque partie de sa position.

Il a rappelé que le différend entre les deux parties est d’ordre social après que NSL a décidé de limoger 10 ouvriers et de traduire 20 autres devant le conseil de discipline, une mesure rejetée par le syndicat de base.

Le 4 avril 2018, la Direction générale de la société NLS a lancé un préavis de lock-out de deux mois. A cet effet, l’usine de la cimenterie restera fermée pendant 60 jours et les employés ne seront pas rémunérés.

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La Tunisie abrite du 24 au 25 avril 2018 le Forum économique africain avec la présence de 38 États africains et la participation de 800 invités (des experts, hommes d’affaires, hauts responsables de nationalités africaines…).

Intervenant au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 10 avril 2018 au Cepex, le ministre du Commerce, Omar El Behi, a déclaré qu’il s’agit d’un événement très important et qui a pour objectif de renforcer les domaines de partenariats stratégiques entre la Tunisie et le continent Africain.

Le ministre a ajouté que ce forum s’inscrit dans le cadre de la stratégie du gouvernement visant à permettre aux entreprises tunisiennes d’accéder aux marchés africains afin d’exposer leurs produits et impulser les investissements, affirmant que la Tunisie compte beaucoup sur les pays africains afin de redynamiser son économie.

En effet, le ministre a souligné les efforts consentis par le gouvernement visant à faciliter les opérations d’exportation vers les pays africains à travers l’assouplissement de la loi de change. Et d’affirmer que plusieurs mesures ont été prises et relatives à l’octroi d’avantages préférentiels aux entreprises désirant accéder aux grands marchés africains.

Sur un autre volet, El Behi a évoqué les divers obstacles qui freinent les activités d’une grande majorité des entreprises dont notamment la problématique de la logistique et le manque de financement, surtout les PME. Le ministre a dans ce contexte rappelé que le gouvernement œuvre davantage afin de résoudre ces problèmes.

Et d’affirmer que les entreprises tunisiennes ont intérêt à conquérir le continent africain et ce, à travers la consolidation des échanges commerciaux avec les pays africains et l’impulsion des domaines de partenariats fructueux.

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La rémunération et avantages accordés au Président du Conseil d’Administration d’Attijari Bank sont fixés par décision du comité de rémunération issu du Conseil d’Administration en date du 08/03/2007. Outre la rémunération annuelle brut de 340.534 DT, le Président du Conseil d’Administration, qui est de nationalité tunisienne, bénéficie d’une voiture de fonction et de la prise en charge des frais de téléphone. La rémunération et avantages accordés au Directeur Général, le Marocain Hicham Seffa, est de 1,328.226 MDT. Elle est composée d’une indemnité fixe et d’un bonus annuel variable selon la réalisation des objectifs. Par ailleurs, le Directeur Général bénéficie d’une voiture de fonction avec la prise en charge des frais d’utilité, des frais de téléphone, des frais de scolarité, des frais de logement et de billets d’avions.

Pour les deux DGA, de nationalité marocaine, c’est un total de 1,451.251 MDT. La rémunération du DGA chargé des activités de support se compose d’une indemnité fixe et d’un bonus annuel selon la réalisation des objectifs. Il bénéficie d’une voiture de fonction avec la prise en charge des frais d’utilité et de la prise en charge des frais de logement et de billets d’avions. Le salaire du DGA chargé de la banque de détail se compose d’une indemnité fixe et d’un bonus annuel selon la réalisation des objectifs. Il bénéficie aussi d’une voiture de fonction avec la prise en charge des frais d’utilité et de la prise en charge des frais de téléphone.

Les membres du Conseil d’Administration (12 personnes dont 6 Marocains), les membres du Comité Permanent d’audit (Trois personnes), les membres du comité exécutif de crédits et les membres du comité des risques (Quatre personnes) sont rémunérés par des jetons de présence proposés annuellement par le Conseil d’Administration et soumis à l’approbation de l’Assemblée Générale Ordinaire. Leur rémunération globale annuelle est de 90.000 DT.

 

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Le port de Radès occupe une place importante dans la chaîne de transport national de par sa spécialisation dans le trafic de conteneurs et unités roulantes (essentiellement le trafic des remorques). Ainsi le port de Radès assure 21% du trafic global, 79% du tonnage des marchandises conteneurisées, 76% du tonnage des marchandises chargées dans des unités roulantes, 76% du trafic de conteneurs en EVP, 80% du trafic des unités roulantes et 18% du trafic de navires enregistré dans l’ensemble des ports de commerce tunisiens. Et ce port, fait encore parler de lui.

Les photos-satellite, affichées en temps réel par un site international spécialisé dans le Tracking des bateaux, il est vrai sans distinction, en mer dans tous les aéroports du monde, montraient 16 bateaux en rade, dans l’attente de débarquer leurs marchandises sur le quai du port tunisien de Radès, le mercredi 4 avril 2018 à 18 heures. La photo a été prise, 3 jours après la grève, inattendue et étrange par ses mobiles, du personnel de la Stam (Société tunisienne d’acconage et de manutention) qui a le monopole sur ce port, et dont le syndicat demande une augmentation de 20 % des prix de l’entreprise.

Ces données sont cependant démenties par Farhat Zouaghi, PDG de la Stam. Selon lui, le «nombre de bateaux en rade à Radès 12, avec un séjour moyen de 20 jours ;le vendredi 6 avril, on n’était même qu’à 17 jours de séjour en rade. Ceux qui parlent d’un délai de 30 jours en rade, parlent certainement d’un délai maximal et la moyenne reste de 20 jours», disait-il à Africanmanager.

Un port aussi, avec une moyenne de 15 jours pour les opérations à quai. Des délais qui font exploser le coût pour les professionnels du transport maritime et leur occasionne des surcoûts, estimés par certains professionnels tunisiens contactés par Africanmanager, à plus de 1,5 milliards DT et font perdre environ 700 MDT par an à l’Etat tunisien. Zouaghi affirme ne pas disposer de tels chiffres. Pour les opérations sur quais ou l’enlèvement, le PDG de la Stam indique que «depuis la suspension de la grève, on a fait un rendement très médiocre en enlèvement. Le 3 et le 4 avril 2018, on a fait en enlèvement 12 conteneurs par heure. J’ai dit, depuis la fin 2017, que 2018 sera une année difficile, car nous sommes engagés dans d’importants travaux, sans compter les travaux de réfection des quais de l’office des ports. Novembre 2018, tout devrait rentrer dans l’ordre».

Prise le même jour du 4 avril, la seconde photographie du même port donnait une idée sur le désordre et la gabegie qui régnait dans la partie de stationnement des milliers de conteneurs, toujours stockés dans un indescriptible désordre et parfois empilés pendant des années. Selon le 1er responsable du port de Radès, le «nombre des conteneurs à port, dépasse les 10 mille. Importateurs et même parfois les exportateurs, utilisent le port de Radès comme magasin de stockage, sous bonne garde et avec l’assurance de dommage s’il y en a. Cela leur coûte moins cher que de construire leurs propres hangars de stockage, puisqu’ils ne paient que 1,5 DT de frais de gardiennage par jour », explique-t-il. Et d’ajouter que «chez la douane, il y aurait 1.000 conteneurs dont le délai de stockage aurait dépassé les 365 jours et ont en tout cas dépassé les délais réglementaires ».

  • La colère des patrons

La Fédération tunisienne du textile et de l’habillement estime que cette grève est une prise en otage implicite des opérateurs économiques directement concernés par l’activité d’import-export et que ses aboutissants risquent de pénaliser gravement et durablement l’activité des entreprises et de handicaper l’effort de redressement des finances publiques du pays ». Selon le président de la Connect, Tarak Cherif, «en 2016, et pour ne prendre que cet exemple, la Tunisie a perdu 900 millions de dinars à cause de la longue attente des navires qui accostent dans nos ports. Nous reculons dans l’indifférence générale». Kais Khanfir, pour sa part, estime que «le retards occasionnés par la Stam provoquent un décalage de nos ventes/export d’un mois voire plus, parfois l’annulation des commandes. Qui dit décalage de ventes d’un mois, dit décalage des encaissements aussi de un mois, donc une grande difficulté d’honorer nos engagements avec nos fournisseurs. Nous risquons de perdre des contrats de partenariats. C’est pour cette raison qu’il faut considérer ces conséquences en chaîne comme une destruction méthodique l’économie tunisienne, d’où la nécessité de décréter l’état d’urgence économique».

  • La réponse du PDG de la Stam

A tous ces griefs, Farhat Zouaghi, par ailleurs originaire de Kerkennah et un navigant de métier et issu de l’académie navale, répond que «nous reconnaissons nos défaillances. Sans pour autant donner raison aux grévistes, l’objet de la dernière grève est, par ailleurs, l’un des points majeurs de notre programme de restructuration de la Stam. En tant que direction de l’entreprise, notre programme d’investissement jusqu’à 2020 repose sur une augmentation de 20 % des prix de nos services. Comment y arriver et à quelle date, cela fait encore l’objet de négociations. Les autorités de tutelle ont proposé 10 % et le syndicat a refusé et, selon le syndicat, un retour à la grève n’est pas exclu», chose qu’il n’espère pas. Cela ne l’empêchera par d’affirmer que «certains croyaient, peut-être, que la Stam allait s’écrouler. Mais lorsqu’ils ont vu qu’elle réagissait, se remettait à investir et faisait programme de 2 nouveaux quais, le 8 et le 9, ils se sont engagés dans une campagne contre la société». Et d’accuser même quelques hommes d’affaires, dont il ne citera pas les noms, de vouloir mettre la main sur la Stam, avant de terminer que «ceux qui croient que je suis venu pour vendre la Stam, se trompent d’adresse».

Pour son PDG qui affirme haut et fort que l’Etat ne donne aucune subvention à l’entreprise, «la Stam fait un chiffre d’affaires de 130 à 140 MDT, un déficit de 3 à 4 MDT ce n’est rien du tout, car c’est récupérable, malgré l’impact de la dévaluation du DT qu’on pourrait évaluer à 13 MDT pour la Stam. Le port n’a pas changé et rien n’y a été investi depuis 1986. A mon arrivée, j’ai trouvé des dossiers en sommeil. J’ai travaillé et je réalise, et vous n’avez que venir voir le résultat».

  • Les promesses de Farhat Zouaghi

Et Farhat Zouaghi d’affirmer, tout aussi sûr de lui-même que «en 2019, nous serons dans une situation plus que normale, et le port changera radicalement d’image». Pour cela, il évoque longuement le programme d’amélioration des conditions de travail dans le port de Radès. «Ce qui est en cours, depuis 2016, c’est un investissement global de 85 MDT, essentiellement pour moderniser la gestion du port. On va ainsi vers l’informatisation et l’introduction de nouvelles technologies, notamment par une localisation des conteneurs par TOS (Terminal Operating System) en utilisant le GPS, l’introduction du RTG qui permettra d’augmenter la capacité de stockage du port. Introduction aussi de l’Automate-Gate pour contrôler l’entrée et la sortie des conteneurs, sans compter l’application de paiement à distance. Tout cela devait désormais permettre, par exemple, à l’opérateur de connaître avec exactitude, le lieu de stockage de son conteneur, d’éviter qu’un opérateur prenne le tour d’un autre dans l’enlèvement qui sera contrôlé par ordre informatisé. Contractuellement, tout cela devrait devenir possible en août 2018, l’aménagement du terrain et la mise en place des travées pour le RTG devant se terminer en juillet prochain, Wifi généralisé, serveurs mis en place, personnel formé et salle de commande prête à l’emploi». Et à ceux qui se plaignent de la corruption, Farhat Zouaghi leur demande de refuser et de prendre directement contact avec lui et donne même sa propre explication. «Ce qui se passe, tel qu’on me le rapporte, c’est que ce sont certains opérateurs qui le font pour avoir le tour d’autres opérateurs et accélérer ainsi l’enlèvement de leurs marchandises. De tout cela, nous n’avons aucune preuve». Et lorsqu’on lui demande s’il n’y a pas de caméras de contrôle, il affirme qu’elles sont chez la Douane et qu’il n’y a pas accès et annonce qu’il va procéder à l’installation de ses propres caméras de surveillance.

Khaled Boumiza

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La seule chose dont on est à peu près sûr à ce jour, c’est que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, va garder sa place, au moins dans les mois qui viennent, et probablement jusqu’aux prochaines élections générales de 2019. Non pas parce qu’il soit le meilleur Premier ministre – ça colle mieux avec ses vraies prérogatives – que la Tunisie post-révolutionnaire ait jamais eu, mais parce que tout simplement le pays n’a plus les moyens et le temps de se payer la crise politique qu’engendrerait un énième changement de chef de gouvernement (il serait le 8ème en 7 ans). La Tunisie a déjà plus qu’usé les nerfs de ses amis et soutiens, avec des bifurcations intempestives qui ne lui ont amené ni sursaut économique ni salut politique, à peine des bribes de programme pour relever le pays, et lesquels d’ailleurs attendent d’être concrétisés. Chahed est conscient du fait que cette situation délétère est son meilleur ennemi mais en même temps, paradoxalement, son meilleur ami. C’est ce qui explique son assurance quand il a fait face aux députés le 23 mars 2018. La scène politique aussi le sait, ce qui explique qu’ils soient de moins de moins à demander sa tête, même les irréductibles du Front populaire se sont calmés sur la question. Quant à l’UGTT, de départ du chef du gouvernement on est passé à une simple exigence de sang neuf pour donner du tonus à l’équipe de Chahed. Et les autres protagonistes de la scène politique ? Et bien chacun fait ses petits calculs, sa petite cuisine où très souvent la patrie et l’intérêt général n’ont que peu de place.

On peut faire le pari que si le poulain du chef de l’Etat met la veilleuse sur les privatisations, la centrale patronale n’ira plus lui chercher des noises. Ou très peu, à part les revendications habituelles – du genre négociations sociales… pour gonfler les salaires. Et oui, les demandes autour du remaniement sont devenues une arme que l’UGTT agite en fonction de l’intensité des incursions des ministres sur le terrain de la privatisation de certaines entreprises publiques. Et pour le moment ça fonctionne plutôt bien puisque le chef du gouvernement et ses ministres en parlent de moins en moins, et même n’en parlent plus. Mais il n’y a pas que Noureddine Taboubi et les siens qui tirent sur la corde du remaniement, Rached Ghannouchi aussi. Le président du mouvement Ennahdha, véritable maitre du jeu au Parlement depuis que Hafedh Caïd Essebsi a eu la bonne idée de faire le vide autour de Nidaa Tounes, joue aussi à merveille sa partition. Il a redit dimanche 8 avril 2018 qu’il n’y aura pas de remaniement ministériel avant les municipales du 6 mai prochain. En voilà un qui au moins est fidèle à sa ligne car cela fait un bail qu’il soutient ça, et il y a une bonne raison derrière.

La foire aux stratégies

Ghannouchi et les siens tablent sur de bons résultats aux municipales, et ils peuvent se l’autoriser vu presque les conclusions de tous les sondages. Bon, tout cela est relativiser car son score et celui de Nidaa Tounes seront à priori très faibles, jetant l’opprobre sur leur représentativité, voire leur légitimité, mais que voulez-vous il faut bien qu’on déclare un ou des vainqueurs au terme du scrutin. Il faut bien qu’il y ait des gens pour tenir les municipalités. Et les islamistes attendant cette échéance pour exiger une réévaluation des forces politiques et par conséquent une reconfiguration des rapports de force dans le gouvernement. Cela fait belle lurette que Ghannouchi et compagnie crient sur tous les toits que leur poids dans l’équipe de Chahed ne reflète pas leur envergure à l’ARP et sur la scène politique. Jusqu’ici leur allié de circonstance, Nidaa Tounes, a pu repousser les velléités d’Ennahdha en arguant que la composition du gouvernement doit avant tout être calquée sur les résultats des élections législatives de 2014. La formation pilotée par le fils du président de la République pourra difficilement tenir cette position si les islamistes brillent le 6 mai 2018.

L’autre qu’on a entendu hier dimanche, c’est le président du parti Al-Moubadara, Kamel Morjane. Il nous a ressorti son plan de salut national lequel, enfin, permettra à l’intérêt général de prendre le dessus sur les calculs partisans, de requinquer le moral des Tunisiens et de faire repartir l’économie du pays. Morjane a lui aussi au moins le mérite d’être constant dans ce qu’il professe, ils ne sont pas nombreux sur la cène politique à pouvoir en dire autant. Sauf que les lumières de l’ancien patron de la diplomatie tunisienne, très respecté et un des rares rescapés de l’ère Ben Ali, ne pourront pas masquer ses calculs – et oui, même lui ! – et sa tragédie plus personnelle, on va dire. Voilà un personnage à qui on présidait le plus brillant des destins, dans les sondages aux dernières élections, mais in fine la mayonnaise n’a pas pris. Le missile Morjane a même explosé en plein vol, et a été supplanté par Abir Moussi, qui à défaut de provoquer une lame de fond occupe au moins le terrain, médiatiquement, notamment avec ses propositions sur une nouvelle Constitution, une musique que les partisans de Morjane, et bien d’autres, peuvent entendre. Bref, le numéro 1 du président d’Al-Moubadara, c’est avant tout Abir Moussi.

C’est à peu près tout ce qu’on retient pour ce lundi 9 avril. Du bruit, mais pas tant que ça en fait, à l’image d’une société et de ses citoyens qui attendent des choses qui tardent à venir. Certaines, hélas, ne viendront jamais, pas de sitôt en tout cas. La démobilisation est palpable et le pessimisme n’a jamais été aussi prégnant, nourri par le piètre spectacle servi par nos représentants, au Parlement et ailleurs. La Tunisie a du vague à l’âme. Même l’imminence des municipales n’arrive pas à sortir les Tunisiens de leur torpeur. Peut-être que la coupe du Monde y arrivera. On en revient aux fondamentaux de toujours : Le sport comme opium d’un peuple que 7 chefs de gouvernement n’ont pas pu emballer. Révolution vous avez dit ? Pour le moment on en reste au stade de la révolte, du soulèvement populaire. Pour le reste, on verra…

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Le représentant officiel de la Tunisie au Forum annuel des investissements de Dubaï, Sarhane Nasri, a indiqué, ce jeudi 5 avril 2018 sur Express FM, que la Tunisie participera à cette 7e édition, qui se tiendra au Centre international du Commerce de Dubaï, et ce du 9 au 11 avril courant sous l’intitulé «La technologue pour un développement durable et une croissance globale».

 Il a précisé, en outre, que ledit Forum réunira près de 20 mille hommes d’affaires, plus de mille experts dans les domaines de l’investissement, de la technologie et du développement.

Sarhane considère que ce Forum constitue une opportunité idoine pour rencontrer les spécialistes du monde de l’investissement et bénéficier de leurs expériences.

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La Tunisie a signé jeudi 05 avril 2018, avec le groupe de la BID, un document de partenariat stratégique pour la période 2018-2020, et cinq accords de crédit portant sur des projets de transport de l’électricité, de construction de deux hôpitaux régionaux, de financement du commerce extérieur et de garantie de l’investissement, outre un don au profit des régions frontalières de la Tunisie.
Zied Ladhari, ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale a indiqué dans une déclaration à la presse, à l’issue de la signature de ces accords, que le document de partenariat stratégique entre la Tunisie et la Banque Islamique de Développement (BID) résume les principaux axes de travail, qui seront développés avec le groupe, au cours des trois prochaines années ainsi que les projets qui seront programmés et réalisés avec la banque islamique.

Le ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a précisé que la Tunisie a obtenu, en vertu de l’accord de transport de l’électricité, un financement d’une valeur de 121 millions d’euros (environ 360 MD) qui va contribuer avec l’autofinancement apporté par la STEG, à renforcer le réseau de transport de l’électricité de la société.
Le ministre a fait savoir que les études relatives à ce projet sont prêtes et que les travaux vont démarrer dans les plus brefs délais pour couvrir 30 stations, soulignant que cet accord va renforcer la stratégie énergétique de la Tunisie à court et long termes.

Le ministre de la santé, Imed Hammami a indiqué que le 2ème accord concerne le projet de création de deux hôpitaux régionaux à Thala (gouvernorat de Kasserine) et Dahmani (gouvernorat du Kef) pour un montant de 90 MD. Ces financements vont concerner les travaux de construction et les équipements.
Le ministre a relevé que les études sont fin prêtes et que tous les problèmes fonciers ont été résolus, annonçant que les travaux vont démarrer avant la fin de 2018, alors qu’ils avaient pris du retard depuis 2012.
De même, un accord de don d’une valeur de 280 mille dollars a été signé pour la mise en place d’un programme et l’élaboration d’une étude de faisabilité, dans l’objectif d’améliorer l’inclusion économique et sociale des catégories marginalisées dans les régions frontalières de la Tunisie.

Ladhari a affirmé que la Tunisie a encore signé un accord cadre avec la Société internationale islamique de financement du commerce (SIFC), d’une valeur de 1,5 milliard de dollar (3 750 MD), pour le financement des besoins de la Tunisie dans les domaines du commerce extérieur et le financement des importations de marchandises stratégiques, par les entreprises publiques.
Enfin, un mémorandum d’entente a été signé avec la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE), portant sur la coopération dans l’exécution des programmes,visant à relever le rythme des investissements directs extérieurs en Tunisie.
La signature de ces accords intervient dans le cadre de la clôture des travaux de la 43ème édition des Réunions annuelles du groupe de la BID qui se sont déroulés du 1er au 5 avril 2018, à Gammarth, dans la banlieue Nord de Tunis.

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Le rapport de la cour des comptes rendu public ce mercredi 4 avril 2018 montre que 873 mille dinars du budget de l’Etat de 2013 sont introuvables, relate Mosaïque fm.

Le membre de la Commission de finances Mongi Harbaoui a indiqué qu’une enquête a été ouverte sur le sujet en mars 2016 par l’instance générale de contrôle financier du ministère des Finances. Les résultats de ces investigations ? On attend encore…

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La cession de 49% du capital de la Tunisian Foreign Bank (TFBank), la seule banque tunisienne de droit français, n’a pas pu être concrétisée. C’est ce qu’ont confirmé à Africanmanager des sources sûres proches du dossier.

Il semblerait que le premier appel d’offre lancé en novembre 2017 n’aurait attiré que deux offres. La 1ère est celle d’un investisseur chinois et qui a été disqualifié car n’ayant pas versé la garantie nécessaire exigible dans la procédure.

La seconde offre aurait été faite par la société «Asel Télécom» de l’homme d’affaire Anis Bouajina, qui est par ailleurs partenaire de «Laycamobile» à l’international. Avec Bouajina dans cette offre, il avait aussi deux autres partenaires tunisiens. Il s’agit d’abord de la société CERI (Compagnie Eurafricaine de Réalisations Industrielle) du groupe Ben Nasr dont le fondateur est Abdelaziz Ben Nasr. Il y a ensuite Madame Sonia El Khéchine qui, selon nos informations, n’aurait aucun lien avec la société concessionnaire automobile de la famille du même nom. Le groupe Poulina avait auparavant démenti toute intention de racheter la TFBank, comme il est rapporté par des sites étrangers.

Selon nos sources, l’appel d’offre a été fait dans la transparence la plus complète et dans le respect des instructions initiales de la Carep de ne céder que 49%.

Rappelons aussi qu’une fois le processus de l’appel d’offre finalisé, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui est l’autorité de régulation bancaire en France, aura son mot à dire sur les critères d’éligibilité pour le rachat de la banque.

Force est ainsi de se demander quel est l’avenir d’une banque qui perd chaque année plus d’argent et qui pourrait perdre une opportunité de sauver sa peau, et celle des finances de l’Etat tunisien, en s’obstinant dans son option pour un partenaire étranger difficile à trouver au lieu d’un partenaire qui pourrait apporter les capacités financières qui pourraient permettre à la banque de changer de modèle de développement économique.

En effet, selon son rapport financier pour l’exercice 2015 (sur son site Internet on n’a pas trouvé mieux), le résultat d’exploitation était déficitaire de 12,473 M€ et le résultat net était déficitaire de 12,797 M€, malgré un PNB en progression de 4,5 %.

Les autorités tunisiennes, qui espéraient un partenaire stratégique étranger pour la TFBank, pourraient aussi, selon nos sources, être amenées à revoir le pourcentage de capital offert à la vente, pour essayer de rendre cette vente plus attractive. Pour l’instant aucune annonce officielle.

En tout état de cause, le TFBank reste sous le contrôle de l’ACPR. Tout retard dans le choix d’un futur partenaire stratégique pourrait face à la situation financière de la banque l’amener à retirer l’agrément de la banque à la Tunisie. Il reste à espérer enfin que le cas TFBank ne devienne pas un cas BFT !

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