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L’officier de la garde nationale Taieb Amimi, condamné à 8 ans de prison par le tribunal militaire, a bénéficié d’une libération conditionnelle pour le reste de sa peine et n’a pas bénéficié d’une grâce présidentielle, a précisé la direction des affaires pénales au ministère de la Justice dans un communiqué rendu public jeudi soir.

La libération conditionnelle a été accordée à cette personne conformément aux critères et conditions fixées par la commission chargée d’examiner les demandes de libération conditionnelle, dans le strict respect de l’égalité entre les autres prisonniers et après l’approbation de la commission régionale“, a indiqué la direction.

Les familles des martyrs et blessés de la révolution à Deguech (gouvernorat de Tozeur) ont dénoncé, mercredi, la libération du “meurtrier” de leurs trois fils, tombés en martyr lors des événements liés à la révolution du 14 janvier 2011, rappelle-t-on.

L’assassin” a bénéficié de la grâce présidentielle décidée le 12 janvier 2018 par le président de la République, Béji Caid Essebsi et accordée à 1389 détenus, à l’occasion du 7ème anniversaire de la révolution, ont affirmé les familles des martyrs dans un communiqué publié mercredi dernier.

Ali Mekki, frère de l’un des martyrs, a rappelé que “l’assassin” a passé 6 ans en prison alors qu’il a été condamné à 8 ans de prison ferme. Sa peine a été commuée de 15 à 8 ans en 2012.

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Participant mercredi 17 janvier 2018 au panel de la conférence économique de la Biat, Noureddine Hajji, d’Ernest & Young, a évoqué la publication du prochain baromètre des entreprises.

Révélant, en avant-première, quelques-uns de ses résultats, il a indiqué que 3/5 des entreprises sondées, pour les besoins de ce baromètre, ont déclaré avoir fait de la croissance en 2017 malgré la crise.

4/5 estimaient être capables d’en faire au cours de l’exercice 2018 et 40% maintiennent leurs investissement programmés pour 2018.

Hajji a aussi révélé que 90% des entreprises questionnées jugent négatif l’environnement de l’investissement en Tunisie. Et le représentant d’Ernest & Young d’en tirer la conclusion que «les entreprises tunisiennes restent optimistes et continuent de faire leur boulot malgré la crise».

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” Quelque 50 fiches de projets seront présentées lors des journées de promotion de l’investissement dans les régions du Sud de la Tunisie qui auront lieu du 12 au 16 mars prochain dans cinq villes françaises “, a déclaré, jeudi après-midi, le président directeur général du pôle industriel et technologique de Gabès ” Pol.i.tech Gabès “, Mohamed Razak Jeday lors d’une réunion à Paris.

Organisée par le consulat général de Tunisie à Paris, la réunion s’inscrit dans le cadre de la préparation de la campagne de promotion du Sud de la Tunisie dans les villes de Lille, Dijon, Nancy, Montpellier et Paris.

L’ambassadeur de Tunisie en France, Abdelaziz Rassâa, a souligné que les régions tunisiennes seront un élément de développement économique important en partenariat avec des régions françaises. Et de préciser : ” il existe des opportunités d’investissements dans les énergies renouvelables, la gestion des déchets et l’agriculture biologique “.

Le consul Naoufel Zayadi a indiqué que l’objectif de cette campagne de promotion est d’établir des partenariats gagnant-gagnant entre les hommes d’affaires tunisiens et français ainsi qu’entre les entreprises et les établissements des deux pays.

Auparavant, le PDG de” Pol.i.tech Gabès ” a présenté les opportunités d’investissement dans la région de Gabès et du Sud Est qui sont d’après lui ” un gisement économique “. Jeday souligne que ” 60 % du minerai du phosphate sont transformés à Gabès en acide phosphorique et en engrais chimiques en plus de 25% de la production nationale d’électricité “. ” La ville de Gabès se caractérise par la richesse de la nappe géothermale “, a ajouté le PDG de ” Pol.i.tech de Gabès “.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé lors de la tenue du 16e congrès de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) une série de réformes :

  • Un délai de 60 jours pour les autorisations (au-delà de ce délai l’absence de réponse de la part de l’administration est considérée comme une autorisation).
  • La publication de la liste des activités non autorisées avant les six premiers mois de l’année afin de garantir la liberté de l’investissement.
  • La réduction des procédures administratives pour la création d’une entreprise (de 9 à 5 procédures) permettant ainsi de lancer une entreprise entre 48 et 72 heures.
  • La réduction des procédures administratives pour le permis de construction (de 18 à 12).
  • La réduction des procédures pour être relié au réseau électrique (de 3 mois à 60 jours).
  • La réduction des délais de transfert de propriété (de 40 à 10 jours).
  • La révision du système des procédures afin de réduire les délais de contrôle douanier dans les ports maritimes tunisiens, notamment le Port de Rades.

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En visite d’inspection au groupement des forces spéciales de Bizerte au 61e groupement de génie de Menzel Jamil, le ministre de la Défense nationale, Abdelkarim Zbidi a appelé les militaires à la plus haute vigilance sur fond des mouvements sociaux de protestation qui, a-t-il prévenu, risquent d’être exploités par les terroristes pour exécuter des actes terroristes.

Au cours de cette visite, Zbidi a tenu à souligner l’importance et la particularité des missions confiées à ces deux groupements qui, a-t-il précisé, sont au premier des forces de lutte anti-terroriste.

” Ces deux groupements sont les plus exposés aux dangers et aux risques de mort pendant les opérations “, a-t-il indiqué, saluant, à ce propos, les efforts déployés pour accroître leurs capacités combatives et opérationnelles.
Selon Abdelkarim Zbidi, le département va doter les deux groupements de toutes les ressources humaines, matérielles et logistiques nécessaires pour mener à bien leurs missions.
Dans le même contexte, le ministre a annoncé le démarrage, à partir du deuxième semestre de l’année 2018, des travaux de construction à Aïn Meriem (Bizerte) des unités d’habitation, catégorie économique, au profit des militaires

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Il est connu que les derniers soubresauts des mécontents de la révolution de 2011 avaient pris l’augmentation des prix comme alibi. Il se trouve d’abord que ce soulèvement, s’il est vrai qu’il soit spontané, est bâti sur des anticipations d’augmentations de prix sur la base des mesures prises dans la loi de finances 2018. Le ministre chargé des réformes majeurs, Taoufik Rajhi, démontrera d’ailleurs par le chiffre le peu d’impact de ces mesures sur le pouvoir d’achat du citoyen tunisien. Il se trouve ensuite, pour 2018 et depuis belle lurette, que l’Administration et le gouvernement en général ont très peu de marge, soit pour augmenter soit pour baisser les prix, la très grande partie des produits de consommation étant des produits libres.

Les prix des produits alimentaires de base en Tunisie sont soit homologués et fixés par les pouvoirs publics, soit sont libres. De manière générale, selon un tableau qui a été fourni par l’INS (Institut national de la statistique) à Africanmanager, l’indice des prix à la consommation pour les produits de base et qui font objet de compensation par le budget de l’Etat n’ont pratiquement pas augmenté en depuis 2016, à l’exception de la semoule de blé (+2,3 % en 2017) et des cafés en poudre qui figurent bizarrement sur la liste des produits de base et compensés, (+2,5 % en 2017). Idem pour le thé, un produit importé par l’Office du commerce et qui est aussi homologué par l’Etat, mais dont l’indice des prix n’a pas bougé d’un iota depuis 2016.

Le contrôle de l’Etat sur les prix ne concerne pas que les produits alimentaires de base. Une autre liste comporte des produits de plusieurs secteurs, comme les carburants, la santé, le transport ou l’éducation.

Sur les 14 produits qui forment cette liste des produits non-alimentaires et homologués par l’Etat qui en fixe les prix, quatre seulement ont augmenté. Il s’agit des médicaments, des carburants (essence, gasoil, normal et 50, et carburants pour motocycles). Des hausses, surtout pour les carburants, qui se font sur la base de l’augmentation du cours international. Des prix qui peuvent augmenter comme baisser, comme en juillet 2016. Pour le reste des produits, tel que le GPL, pourtant fortement utilisé par le petit commerce notamment de restauration, l’indice des prix n’a pas bougé depuis 2016. Idem pour le pétrole dit lampant, utilisé pour le chauffage domestique (mais pas que !) et considéré comme un produit de première nécessité.

Peu de choses ont donc augmenté, dans la liste des produits homologués où il reste en général du pouvoir de l’Etat, même de ne pas impacter la hausse des prix des carburants sur les produits homologués. Le reste, ce sont des produits aux prix libres et c’est là qu’on retrouvera l’impact aussi bien de la dépréciation de la monnaie locale par rapport aux principales devises d’importation, ainsi que l’impact des prix internationaux des carburants.

Etant une économie libre, comme voudrait le changer des partis politiques tunisiens comme le Front Populaire, la manifestation contre l’Etat se révèle pour le moins inefficace et pour le plus relevant du domaine de la manipulation et d’autres forces et lobbies, comme l’ont constaté des observateurs étrangers.

Là, ce sont plutôt des armes, plus efficaces certainement et qui ont déjà fait leurs preuves, comme le boycott qu’il faudrait utiliser pour contraindre les nouveaux circuits de distribution, comme les super et les hyper-surfaces, à baisser leurs marges et à modérer leurs prix. Et c’est là qu’il devient évident que l’alibi des hausses des prix n’a rien à voir avec les «raisins de la colère» de ceux qui se cachent derrière le «#fechtestanaw».

Il faudrait aussi que le Tunisien change son ancien mode de vie, dans une toute ancienne conjoncture politique et sociale où l’autorité de l’Etat était la plus forte, de vouloir consommer des produits hors-saison avec les mêmes prix des produits de saison. Mais ça, c’est toute une autre histoire !

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Le déficit de la balance commerciale est surveillé comme du lait sur le feu, et pour cause : Elle est une des sources des tourments de l’économie tunisienne ces dernières années. Alors quand l’homme à la tête d’un des pays “responsables” de cette situation passe en Tunisie, les autorités ne le loupent pas. C’était le cas lors de la visite du président turc, Recep Tayyip Erdoğan, les 26 et 27 décembre 2017. Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, avait dit ses vérités face à un Erdogan qui avait paru bien encaisser la chose. Chahed avait proposé, pour rééquilibrer un tant soit peu le partenariat entre les deux pays, que les investisseurs turcs débarquent massivement en Tunisie. Il faut croire que son appel a été entendu…

La Tunisie bénéficie d’un ensemble d’avantages, tels que sa position géographique stratégique et les compétences dont elle dispose, outre un tissu industriel développé capable d’offrir la valeur ajoutée escomptée par l’investisseur turc dans plusieurs secteurs, à l’instar de la confection de prêt-à-porter, notamment la production de petites séries, la câblerie, les composants électroniques…
Les professionnels du secteur du textile ont appelé, à cet effet,  les investisseurs turcs à réaliser leurs projets en Tunisie, dans le cadre d’une approche visant à trouver des solutions au déficit de la balance commerciale avec la Turquie (1500 millions de dinars).
C’est dans ce contexte que la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement, l’ambassade de Turquie en Tunisie et l’Union des exportateurs de textile et de matières premières d’Istanbul ont organisé ce lundi 15 janvier 2018 un séminaire tuniso-turc sur “les opportunités d’investissement dans le textile et l’habillement”.

Intervenant lors de ce forum, l’ambassadeur de Turquie en Tunisie, Omar Faruk Dogan, a affirmé que les domaines de coopération entre la Tunisie et la Turquie sont diverses avec un gros potentiel. Il a annoncé qu’une banque turque débloquera 20 millions de dollars pour renforcer le secteur du textile et habillement tuniso-turc, ce qui permettra par la suite de créer environ 20 milles emplois.
Et d’ajouter qu’à travers ce financement, la Tunisie aura la chance de reprendre sa place de cinquième exportateur vers l’Union Européenne en matière de textile.

Pour sa part, Ismail Gulle, président de l’Union des Exportateurs de Textile et de Matières Premières d’Istanbul, a affirmé que les professionnels turcs du textile veulent investir davantage en Tunisie. “Nous voulons collaborer avec les professionnels tunisiens et nous tenons à être présents en masse lors de notre première délégation programmée pour l’année 2018 en Tunisie“, a-t-il dit.

A noter que la Tunisie a enregistré un déficit commercial avec la Turquie d’une valeur de 1,853 milliard de dinars à la fin du mois de décembre 2017.
En 2016, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays était de l’ordre d’un milliard de dollars dont 240 millions de dollars sous forme d’exportations tunisiennes et 760 millions de dollars pour les exportations turques.
La Turquie est le 3ème fournisseur de la Tunisie pour le secteur textile/habillement avec une part de 8,3 % des importations totales du secteur.

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L’Etat tunisien et Bina Corp S.A (les « Cédants »), actionnaires majoritaires de la société Carthage Cement S.A ont décidé de procéder à la cession d’un bloc d’actions représentant 50,52% du capital social de Carthage Cement S.A (les « Participations ») et ont, le 15 décembre 2017, publié l’Appel à manifestation d’intérêt International à la recherche d’un investisseur stratégique et /ou financier qui aura la capacité de gérer et de développer le Société. Le Consortium ECC Mazars / IEG Tunisia – Corporate Advisory / Cabinet Mrabet Avocats a été retenu par Al Karama Holding comme conseiller exclusif pour l’assister dans la réalisation de l’opération de cession.
Carthage Cement, société anonyme cotée sur la bourse des valeurs mobilières de Tunis, est spécialisée dans la production du ciment, d’agrégats et de béton. La cimenterie, équipée par le leader mondial des constructeurs de cimenteries, est située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Tunis, au pied de Djebel Ressas, un affleurement de calcaire de la période jurassique. La société exploite une carrière en propriété juxtaposée à l’usine pour s’approvisionner en matière première. Une présentation plus détaillée de la société est disponible dans le dossier de pré-qualification.
Le processus de cession comprend une phase de pré-qualification des candidats suivie d’une phase d’offres financières ouverte à tous les candidats pré-qualifiés.

Les investisseurs intéressés sont invités à retirer, depuis le mardi 19 décembre 2017 à 10h00 au siège de Al Karama Holding, sis à la Rue du Lac d’Annecy, passage du Lac Malawi – Les Berges du Lac, Tunis, un dossier de pré-qualification, relatif à la Société, qui définit le processus et les critères de pré-qualification.
Le retrait est conditionné par la signature, par un représentant légal du candidat, d’un engagement de confidentialité téléchargeable sur le site de Al Karama Holding et par le paiement d’un montant non restituable de quatre mille cinq cent dinars tunisiens (4 500 DT) payable en espèces, par virement bancaire ou par chèque certifié libellé au nom de la société Al Karama Holding.
L’investisseur de nationalité Tunisienne ou Etrangère désirant participer à ce processus devra être (i) une personne morale ou (ii) un consortium dirigé par un chef de file qui devra être une personne morale. Al Karama Holding se réserve le droit, à tout moment du processus, de ne pas retenir un ou plusieurs investisseurs pour participer au processus de cession, en cas de non-respect par le/les Investisseur(s) intéressé(s) des dispositions du dossier de pré-qualification, de la règlementation en vigueur ou des règles d’ordre public.

Les investisseurs intéressés devront faire parvenir leurs dossiers de Manifestation d’Intérêt directement par porteur contre décharge ou par courrier express (le cachet du bureau d’ordre ou celui de la poste faisant foi) et ce au plus tard le Vendredi 16 février 2018 à 17h à Al Karama. Les candidats pré-qualifiés seront notifiés au plus tard le 2 mars 2018 et pourront alors retirer un dossier d’appel d’offres composé du règlement de l’appel d’offres, d’un mémorandum d’information et (iii) de projets d’actes de cession. Les Candidats pré-qualifiés auront accès à une Data Room pour effectuer les travaux de Due Diligence. Ils pourront visiter les locaux de la société, rencontrer son management, poser leurs questions par écrit et proposer des amendements aux projets d’actes de cession selon un calendrier et des modalités définies dans le dossier d’Appel d’Offres.

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L’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, a convié la presse dans sa résidence de la Marsa, hier mardi 09 janvier dans la soirée, pour lui présenter ses voeux. L’ambassadeur, qui évite les sentiers glissants de la politique, a tout de même tenu à souligner la place très spéciale de la Tunisie sur l’agenda, politique, de la France.

Il a affirmé que la France est de retour sur la scène internationale, portée par le dynamisme et les fulgurances de son jeune président, Emmanuel Macron, et que cela est déjà nettement perceptible, au moment où ça tangue chez les autres ténors européens (en Allemagne, en Italie et en Espagne surtout, à ajouter au Brexit). Il a souligné que la Tunisie, qui a une communauté de destin avec la France à tous les niveaux (sécurité, économie, culture…), est une des priorités de Macron, et que cela a commencé bien avant même qu’il se déclare candidat à la présidentielle, avec sa visite en novembre 2016. C’est la raison pour laquelle le président français a programmé une visite d’Etat de deux jours en Tunisie, les 31 janvier et 1er février 2018, sa toute première au Maghreb et la deuxième du mandat de Macron juste après la Chine. Il a affirmé que le mot d’ordre qui a été donné au ministère des Affaires étrangères est de classer la Tunisie parmi les pays “sensibles” et dont il faut s’occuper prioritairement…

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Le porte parole du ministère de l’Intérieur, Khalifa Chibani, a fait savoir dans une déclaration à la radio Shems FM ce matin du 10 janvier 2018 qu’un individu a été arrêté pendant la soirée écoulée à la cité Zouhour à Kasserine.

Selon Chibani, l’individu conduisait une voiture administrative, était en état d’ivresse et avait un montant de 2000 dinars.

Le porte parole estime que l’individu était en train de distribuer des sommes d’argent aux manifestants dans la région.

Rappelons que les actions de pillage et de braquage nocturnes se sont poursuivies dans différentes régions.

La partie syndicale est contre l’augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens“, a souligné mardi Abdelkader Jelassi, secrétaire général de la fédération générale de l’électricité et du gaz relevant de l’union générale tunisienne du travail (UGTT).
Dans une déclaration à l’agence TAP, le responsable syndical a indiqué que le budget de l’Etat au titre de l’année 2018 a prévu un réajustement des tarifs de l’électricité et du gaz dont l’effet financier est estimé à 358 millions de dinars faisant observer que l’augmentation de la tarification paraîtra bientôt sur les factures.

Jelassi a appelé le gouvernement à honorer ses engagements envers la société tunisienne d’électricité et du gaz (STEG) et à lui garantir l’appui financier nécessaire, signalant que les fonds alloués ne permettent pas de réaliser l’équilibre financier de la société.
Il a, en outre, indiqué qu’une séance de réconciliation a eu lieu lundi entre la partie syndicale d’une part et le ministère de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables et la direction de la STEG d’autre part aux termes de laquelle il a été décidé de reporter la grève prévue les 9 et 10 janvier 2018 au 17 et 18 du même mois.
Le responsable syndical a précisé que le report de la grève permettra à l’autorité de tutelle de présenter de nouvelles solutions qui répondent aux attentes des agents de la STEG dont essentiellement la préservation de la pérennité du service public et le recouvrement des dettes de la STEG à travers le paiement des factures d’électricité des ministères et des institutions publiques.

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Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a démenti toute augmentation dans les produits de base subventionnés par l’État. “Nous allons continuer à subventionner ces produits et rien ne vas changer“, a-t-il assuré.

Lors d’une rencontre qui se tient actuellement à Tunis sur la loi de finances 2018, le ministre a par ailleurs expliqué que les augmentations qui ont eu lieu aujourd’hui et telles qu’elles ont été constatées par les citoyens n’ont touché que près de 8% des produits destinés au marché local et que cela a été fait dans le cadre de la révision des tarifs douaniers afin de réduire les importations.

Il a par ailleurs mis en garde contre la hausse du déficit commercial qui a atteint, selon lui, 9% suite à l’augmentation des importations (19%), un déficit qui devrait être financé par l’endettement extérieur et le recours au marché international, selon ses dires.

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Le ministre de l’Équipement, Mohamed Salah Arfaoui, a révélé, lors de son passage, ce jeudi 4 janvier 2018 sur les ondes d’Express Fm, que son département annoncera, dans les deux premiers mois de l’année 2018, la programmation de la réalisation de 4500 logements sociaux.

Le ministre a dans le même cadre assuré que 30 plans d’aménagement ont été enregistrés au cours de l’année 2017 contre 16 seulement en 2016, tout en précisant que le ministère de l’Équipement a alloué une enveloppe de 400 millions de dinars à des projets d’infrastructure de base au cours de cette année 2018.

Il a sous un autre angle indiqué que son département a clos l’année 2017 avec un respect total des engagements pris concernant les dépenses relatives aux projets d’infrastructure de base à hauteur de 94%, soit l’équivalent de 2500 MD, pour une enveloppe globale de 2800 MD.

Selon ses déclarations, trois mille chantiers sont en cours d’exécution pour une valeur de 5200 millions de dinars alors que 3600 MD supplémentaires seront octroyés pour la réalisation d’autres chantiers au cours de cette année 2018.

Le ministre a ajouté que la deuxième tranche de l’autoroute Tunis-Soliman sera fin prête en avril 2018 alors que les travaux de la route près de l’aéroport Tunis-Carthage seront achevés dans six mois.

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L’année 2017 a fini sur une note inquiétante pour l’avenir du pays, il faut bien le reconnaitre, quelle que soit notre propension pour la méthode Coué et le besoin impérieux d’entretenir une lueur d’optimisme pour pouvoir continuer à avancer. Pour le coup, nous ferons l’impasse sur la situation économique et ses périls, que les experts ont abondamment dépeints et nous nous bornerons au contexte politique lequel, tout de même, imprime la direction de la Tunisie, à tous les niveaux. Pêle-mêle, l’année a fini avec l’élection du trublion Yassine Ayari, que rien, pas même les recours judiciaires contre le choix d’une poignée d’électeurs, n’empêchera de siéger à l’ARP. Il y a aussi les dissonances au sein de l’UPL, dont le patron, Slim Riahi, a jeté l’éponge, un départ, dit-on, bloqué par les cadres de son parti. Et puis il y a Nidaa Tounes, avec ses bruits autour de l’éviction imminente de Hafedh Caïd Essebsi pour rebondir et regagner une crédibilité qui s’est sérieusement érodée. Enfin il y a le Pacte de Carthage, presque déclaré cliniquement mort, au point que Kamel Morjane et l’UGTT ont proposé leurs services : L’un pour le réanimer l’autre pour le supplanter, s’il le faut. La confusion est telle que le président de la République, Béji Caid Essebsi, encore lui, est obligé de monter au front, à 91 ans, pour tenter de sauver les meubles et tirer d’affaire une classe politique dont l’incompétence est devenue notoire.

D’abord le premier parti politique du pays, selon les résultats des dernières législatives : Nidaa Tounes. Les nombreux détracteurs de HCE, au sein même de la formation ou en dehors, ont exulté quand ils ont appris que celui qui a brillé par sa capacité à faire le vide autour de lui (que ce soit pour la flopée de dirigeants qui sont partis ou les électeurs qui ont boudé les législatives partielles de la circonscription d’Allemagne) allait être éjecté. Mais depuis plus rien. Manifestement la direction du parti, ou plutôt ce qui se présente comme tel (nous rappelons qu’il n’y a toujours pas de date pour le Congrès électif), hésite à mettre fin à la plus grande imposture et au plus grand hold-up politiques de l’après-révolution… parce que justement l’intéressé s’appelle Essebsi et que l’ombre du père continue de planer et tient encore, quoi qu’on en dise, la dragée haute à ses collègues de la scène politique.

Il y a aussi l’UPL (Union patriotique libre), qui est rentré dernièrement au bercail – Pacte de Carthage -, pour mieux l’agiter avec la démission surprise de son chef de file. Le climat politique, auquel rien n’est épargné en ce moment, pouvait se passer de cette énième secousse. Aux dernières nouvelles, Slim Riahi a été empêché par les siens de claquer la porte. Mais on n’en a pas la confirmation depuis, le devoir d’informer les citoyens-électeurs étant le cadet des soucis des états-majors des partis. In fine, Riahi partira, partira pas ? Mystère le plus absolu pour le moment. Un suspense mortifère pour un Pacte de Carthage que BCE se propose de sauver, à défaut de l’élever de plusieurs crans.

Autre curiosité du moment : Afek Tounes. Les compagnons de Yassine Brahim ont, très officiellement, quitté le navire – Pacte de Carthage et gouvernement – le 16 décembre 2017, pour cause de désaccords très profonds avec les orientations économiques de Youssef Chahed (la Loi de finances 2018). Sauf que, patatras, deux jours après, le 18 décembre 2017, des cadres du parti, dont des membres du bureau exécutif, du bureau politique et du conseil national, pondent un communiqué pour dire haut et fort leur attachement au Pacte de Carthage et leur appui au gouvernement. D’ailleurs les quatre ministres d’Afek Tounes, que Brahim et compagnie avaient sommé de quitter l’équipe de Youssef Chahed, y sont encore. Au jour d’aujourd’hui, personne n’est pas capable de dessiner le futur de ce parti de grosses têtes qui était pourtant promis à un bel avenir.

Nous ferons l’impasse sur Ennahdha qui, pour le moment, parvient à mettre le couvert sur ses dissensions à la faveur de sa discipline militaire qui tient à la personne de Rached Ghannouchi. Mais quid après sa disparition de la scène politique ? Les islamistes n’ont pas anticipé et mettent la tête dans le sable pour tenter de conjurer ce qui va sans doute sonner le glas de la légendaire unité du mouvement. Nidaa Tounes est a été laminé par la même affaire, quand BCE s’en est, formellement du moins, lavé les mains. Ennahdha ne sera pas épargné…

La Tunisie n’a que l’ombre tutélaire du chef de l’Etat à se mettre sous la dent. Même Chahed, sur qui pourtant tous les regards sont tournés, lui cédera la priorité et même l’appuiera, dit-il, si BCE décide de rempiler au scrutin de 2019. Même le chef du gouvernement est obligé de se ranger derrière le vieux briscard de 91 ans, comme si la Tunisie n’avait pas droit à son ‘Emmanuel Macron’. Assurément Chahed n’a pas rendu service à la nation en confortant l’idée qu’après le président de la République ce sera le déluge, alors qu’il se doit, lui, le plus populaire des dirigeants de la place, de bâtir ici et maintenant son avenir et celui du pays…

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Dans une récente étude, intitulée «Le rééquilibrage de la balance commerciale en Tunisie» et faite par Jean-Louis Guigou, président de l’IPEMED, Mariem Brahim, Chargée d’études au sein de l’IPEMED et sous la direction de Noureddine Hajji, Président d’IPEMED Tunisie, quatre solutions, jugées efficaces par ces experts, et pouvant permettre un rétablissement de l’équilibre de la balance commerciale tunisienne, et de faire des échanges com­merciaux un catalyseur de la relance de l’économie en Tunisie, ont été avancées. Cette étude conclut ainsi à quatre propositions, qui s’adressent essentiellement au chef du gouvernement, Youssef Chahed, chef d’orchestre de la stratégie économique.

  1. Négocier avec la Chine, la Turquie et la Russie

Pour le 1er point, l’Ipemed rappelle d’abord que 85% du commerce extérieur se réalise avec les pays de l’UE, et estime équilibré ce commerce Nord/Sud. Il estime ensuite, comme beaucoup d’autres experts, que «le déficit avec la Chine, la Turquie et la Russie est colossal» et qu’il est «urgent de rationaliser les importations de la Tunisie dans le respect de ses engagements internationaux. Il en va de même de certaines des activités en Tunisie».

Les experts de l’observatoire de l’économie méditerranéenne proposent, pour la Chine, l’établissement de «nouvelles relations dans la perspective d’attirer des investissements chinois en Tunisie pour développer des plateformes d’opérations sur l’Europe et l’Afrique». Pour la Turquie, il faudrait «revoir la convention d’échanges commerciaux entre les deux pays pour limiter les importations jugées improductives et réduire les importations de luxe». Le gouvernement de Youssef Chahed s’est certes engagé dans cette voie, mais pas entièrement, refusant la révision de la convention et se limitant à durcir les conditions financières d’importation de certains produits et en rétablissant les DD sur la Turquie. Reste la Russie. Selon l’observatoire, «il devient indispensable de développer et diversifier les exportations à destination de ce pays». Peut-être que le chef du gouvernement tunisien s’y attardera, jeudi 3 janvier 2018, lors de la réunion du Conseil supérieur de l’exportation.

  1. Moderniser les filières importatrices qui sont à l’origine du déficit commercial

Pour sa seconde proposition au gouvernement tunisien, pour réduire son déficit commercial qui creuse à son tour le déficit de la balance des paiements, l’Ipemed constate d’abord que les filières qui sont à l’origine de 79% du déficit com­mercial sont la filière agroalimentaire (13% du total du déficit commercial), la filière chimique (19%), la filière métallurgie – sidérurgie (18%), la filière bois et papiers (6%) et la filière énergétique (23%).

Pour y remédier, deux axes lui paraissent prioritaires. D’abord «Rapatrier et développer en Tunisie les activités de transformation en prolongement des importations des produits alimentaires et de la production agricole et ne plus se limiter à des exportations de produits non transformés». L’exemple type, à ce sujet, est celui de l’huile d’olive, jusqu’ici en grande majorité exportée en vrac, alors que les possibilités de conditionnement et de packaging pourraient en transformer les perspectives. C’est ensuite, selon les experts méditerranéens, «concentrer les IDE sur l’ensemble de ces 5 filières et internationaliser la production». Or, jusqu’ici, la Tunisie subit les IDE et n’arrive toujours pas à les canaliser.

  1. Renforcer les filières exportatrices

L’Ipemed constate, pour la 3ème proposition de remède aux problèmes des déficits des balances, commerciale et de paiement, que «les filières qui sont fortement exportatrices et qui ont encore un fort potentiel de croissance sont la filière textile, habillement, cuir et chaussures». Il propose à ce sujet «le renforcement de la chaine de valeur et la diversification de la production» qu’il juge «nécessaire et possible», notamment par la coproduction avec les industriels européens.

Pour la filière mécanique et électrique, Guigou, Hajji et Brahim suggèrent que «la restauration et le renforce­ment de la compétitivité sont nécessaires avec l’attraction d’opérateurs d’envergure comme, à la fois, cibles et moteurs de la dynamique qu’elle doit connaitre». Il est vrai que différentes entreprises industrielles, étatiques, nécessiteraient l’entrée de partenaires stratégiques et que le syndicat ouvrier tunisien, UGTT, s’y oppose !

  1. Restaurer la compétitivité du tissu industriel tunisien

L’étude, dont l’Ipemed a donné un résumé, a mis en relief selon ses auteurs «des secteurs et des filières, pas ou trop peu exploités» et mis en exergue «la nécessaire reconfiguration et dynami­sation de quelques secteurs vers une production à forte valeur» et pointé du doigt la nécessité de «réponses claires au travers d’une politique affirmée par des actions concrètes sur le terrain».

Guigou, Hajji et Brahim citent en exemple «les secteurs et filières automobile, aéronautique, textile, habillement, cuir, chaussures, chimique, agroalimentaire, énergies renouvelables et le digital [qui] regorgent d’opportunités d’investissement » et proposent, comme levier de développement, le recours à une politique de «coproduction avec des partenaires européens et non européens».

Reste à savoir, d’abord, si les ministres des différents secteurs de l’économie tunisienne étaient au courant de cette étude, réalisée depuis août dernier et si le chef du gouvernement lui-même l’était et l’aurait lue. A tous ses critiques et détracteurs, Chahed demandait des solutions. En veux-tu en voilà !

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Le ministère du Commerce a démenti, dans un communiqué rendu public, ce mercredi 3 janvier 2018, toute augmentation dans les prix des produits subventionnés, soulignant que le budget consacré à la subvention des produits de base a été fixé dans le budget de 2018 à 3520 Millions de dinars, soit le même niveau que celui de l’année dernière.

Le ministère a par ailleurs rappelé que les prix pratiqués actuellement sur le marché sont comme suit :- Gros pain (400 grammes) : 230 Millimes
– Baguette (220 grammes) : 190 Millimes
– Pâte alimentaire (Spaghetti) : 805 Millimes le Kg
– Couscous : 795 Millimes le Kg
– Lait : 1120 Millimes le litre
– Huile végétale : 900 Millimes le litre
– Sucre : 970 Millimes le Kg
– Semoule : 450 Millimes le Kg

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Le chef de cabinet du ministre du Commerce, Mohamed Lassaâd Laâbidi, a annoncé, lors de son passage, mardi 2 janvier 2018 sur les ondes de Mosaïque Fm, que les prix de certains produits vont augmenter dont notamment les tarifs du thé et du café.

Selon ses déclarations, le tarif d’un paquet de café va augmenter de 15 millimes contre 25 millimes pour le paquet de thé de 250 grammes. Cette hausse concerne également le thé et le café importés.

Il est à rappeler à ce propos que les prix de plusieurs autres produits ont également connu une hausse par rapport à l’année passée.

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L’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda estime que le niveau de croissance qui devrait être réalisé, cette année, est loin de suffire pour avancer dans la transition économique. Dans une interview accordée à l’agence TAP, il est revenu sur le bilan économique de 2017, soulignant que l’année 2018 sera cruciale pour éviter l’enlisement dans la crise.

Quelle évaluation faites-vous du bilan économique de l’année 2017 ?

Certes, l’année 2017 a connu une amélioration de la croissance économique qui devrait se situer autour de 2%. Mais, cette performance est insuffisante et ne permet pas d’avancer dans la transition économique et encore moins de faire renaître l’espoir dans notre pays et particulièrement auprès des jeunes.
Je crois qu’il faut mentionner qu’à partir de 2015, l’économie nationale a connu une grande fragilisation de la situation économique. La croissance était en berne et n’a pas dépassé 1%. Et, même si on a connu une légère reprise au cours de cette année, la croissance reste faible et en deçà des attentes.

Par ailleurs, la conjoncture est marquée par une dégradation des grands équilibres macroéconomiques du pays avec une crise sans précédent des finances publiques et un déficit historique de la Balance courante. Il faut également noter les difficultés à mettre en œuvre les réformes et les retards enregistrés dans ce domaine en plus de la question du chômage qui est resté à des niveaux très élevés.
Ainsi, la reprise de la croissance, la stabilisation macroéconomique, l’accélération des réformes et la lutte contre le chômage restent les plus grands défis à soulever. Certes, nous avons réalisé des avancées dans la transition politique, mais la transition économique reste incertaine.

Quels commentaires vous inspire le niveau actuel des principaux indicateurs financiers et économiques ?

Je pense que le pays traverse la plus grave crise de son histoire des finances publiques avec un déséquilibre structurel des finances publiques se traduisant par une augmentation rapide des dépenses et une évolution moins rapide des recettes. Cette situation a créé un déficit abyssal des finances publiques depuis la révolution et a été à l’origine de la montée de l’endettement interne et externe. La situation des finances publiques en Tunisie est centrale et de sa maîtrise dépendra largement la transition économique.

Les déséquilibres macroéconomiques ne se limitent pas aux finances publiques. Ils ont également touché les équilibres externes avec un déficit de la balance commerciale, que les mouvements de capitaux ne sont plus en mesure de combler. Nous enregistrons aujourd’hui une importante crise du compte courant.
Le déficit des finances publiques et celui du compte courant expliquent l’urgence d’une stabilisation du cadre macroéconomique. Mais stabilisation ne signifie pas des politiques d’austérité. Au contraire nous devons poursuivre notre effort de relance afin de soutenir la croissance et de rétablir les équilibres de notre économie.

L’année 2017 a connu l’adoption, au mois d’avril, du plan quinquennal de développement (2016/2020). Quelle analyse faites-vous de ce plan ? Porte-t-il une vision économique claire ?

Notre pays a souffert de l’absence d’une vision économique claire et d’un projet économique cohérent depuis la révolution. L’élaboration d’une vision économique était nécessaire afin de donner la cohérence aux politiques économiques. Cependant, ce plan souffre de deux difficultés majeures. La première concerne l’inadéquation des plans quinquennaux avec la politique économique. Ceux-ci sont plutôt dépassés et ne représentent plus le cadre de formulation des politiques économiques.

Aujourd’hui, les pays penchent plus vers des visions stratégiques à long terme sur dix ou quinze ans et définissent après des budgets glissants sur trois ans. Or, notre grand paradoxe en Tunisie, c’est que nous avons opté pour les budgets glissants dans le cadre de la réforme de la Loi organique du Budget qui sera discuté au sein de l’Assemblée prochainement alors que nous nous accrochons au concept du plan quinquennal. Un paradoxe que nous devons régler.

La deuxième difficulté pour ce plan c’est qu’il n’est plus dans l’actualité de l’action publique. C’est comme si c’était le plan du gouvernement Habib Essid et qui a disparu avec lui. Ni la loi de Finances 2017, encore moins celle de 2018 n’ont fait référence à ce plan de développement.
Je crois que nous devons nous mettre dans le temps du monde et sortir de l’anachronisme et nous doter d’une vision stratégique à long terme, qui sera traduite dans un budget glissant sur trois ans.

L’année 2017 a aussi été marquée par plusieurs mouvements sociaux, notamment ceux qui ont eu lieu dans les champs pétroliers du sud. Quelle lecture faites-vous de la donne sociale dans le pays durant l’année 2017 ?

Ces mobilisations ont pesé sur la situation économique du pays. Mais, il faut dire aussi que ces mouvements sont l’expression d’une certaine lassitude après autant de promesses de prendre en compte les réalités des régions de l’intérieur et qui ne se sont pas réalisées. De véritables projets doivent être mis en place, pour répondre aux revendications de ces régions.

Au vu de tout ce que vous venez de mentionner, comment s’annonce l’année 2018 ?

L’année 2008 sera, de mon point de vue, cruciale. Il faut éviter la perspective de l’enlisement dans la crise économique par une plus grande audace dans l’action publique et dans les politiques économiques.

Quels sont les dossiers prioritaires que le gouvernement devrait engager dès le début de l’année 2018 pour espérer une amélioration de la donne économique ?

Trois dossiers prioritaires doivent retenir l’attention du gouvernement. D’abord la stabilisation macroéconomique. Ensuite, la relance de l’investissement et de la croissance. Enfin, l’accélération du rythme des réformes.

La loi de fiances 2018 est-elle de nature à favoriser la relance ?

La Loi des finances 2018 a suscité beaucoup de critiques de la part des experts et des grandes institutions nationales comme l’UTICA. Pour ma part je considère que les hypothèses retenues pour cette loi de finances sont trop optimistes et on sera certainement amené à envisager une loi de finances complémentaires avant la fin de l’année.

TAP

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Au moins neuf personnes sont mortes vendredi 29 décembre dans l’attaque d’une église par un homme armé, au sud du Caire, en Egypte, a annoncé un responsable du ministère de la santé égyptien. L’assaillant a été abattu, rapporte Le Monde.

L’individu a ouvert le feu à l’extérieur de l’église, blessant également cinq gardes de sécurité, et tenté de donner l’assaut au bâtiment avant d’être abattu par la police.

Les chrétiens d’Egypte, les coptes, ont été visés par plusieurs attaques cette année, la plupart revendiquées par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI).

Le 11 décembre 2016, au Caire, un attentat-suicide contre l’église copte Saint-Pierre-et-Saint-Paul avait fait 29 morts. L’attentat, qui avait eu lieu en pleine célébration, avait été revendiqué par l’EI.

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Les relations de coopération et d’amitié entre la Tunisie et la Turquie et les moyens de les consolider ont été au centre de l’entretien, mercredi 27 décembre au palais de Carthage, entre le chef du gouvernement, Youssef Chahed et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en présence des délégations de hauts responsables des deux pays, indique la présidence du gouvernement dans un communiqué.

Le chef du gouvernement a souligné à cette occasion “la nécessité d’œuvrer à rééquilibrer les échanges commerciaux entre les deux pays et d’ouvrir des perspectives aux exportations tunisiennes sur les marchés turcs“, précise le communiqué.

Youssef Chahed a réaffirmé également “la nécessité d’impulser les investissements turcs en Tunisie et de leur offrir des conditions propices sur la base du bénéfice réciproque“.

Le chef de l’Etat turc achève mercredi une visite de deux jours en Tunisie, à l’invitation du président de la République, Beji Caid Essebsi.

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