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L’amendement de la loi électorale tunisienne fait du bruit, jusqu’en France. Vendredi 14 juin 2019, Jean-Christophe Lagarde, député français et président de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), s’est fendu d’un commentaire sur le sujet, sur Twitter. “Ce qui se passe en Tunisie est préoccupant. Triturer la loi électorale à quelques semaines d’un scrutin présidentiel pour empêcher des candidats de se présenter est un signe de faiblesse. Et jamais bon pour la démocratie” a-t-il écrit…

Même tonalité chez M’jid El Guerrab, député de la 9ème circonscription des Français installés à l’étranger. “Sans vouloir faire de l’ingérence dans les affaires intérieures de ce grand pays qu’est la #Tunisie, je voudrais dire toute mon inquiétude sur la situation pol. actuelle. #élections #démocratie“, a-t-il mentionné sur le même réseau social.

Il est évident que ces réactions chez le premier partenaire de la Tunisie n’en sont qu’à leur début, si le Parlement tunisien va au bout de cette affaire, les autorités françaises, jusqu’aux plus hautes, ne pourront pas s’exonérer de commentaires, même petits, même très diplomatiques…

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Ça s’agite sur la scène politique locale. Dans quel sens ? Nul ne le sait pour le moment, pas même les premiers acteurs de cette affaire. Dernier rebondissement en date, toujours autour de la tornade Nabil Karoui : Nidaa Tounes, du moins le morceau animé par Hafedh Caïd Essebsi (HCE) – communément appelé clan Monastir – pourrait adouber le patron de Nessma TV pour la présidentielle. Celui qui a été désigné secrétaire général de la faction de Monastir, Néji Jelloul, l’a confié vendredi 14 juin 2019, en prenant le soin d’ajouter qu’en définitive Karoui reste un dirigeant de Nidaa Tounes. Si on y ajoute le fait que Selma Elloumi, à la tête du clan Hammamet, n’a pas fermé la porte, alors Karoui pourrait avoir du monde autour de lui dans sa “folle” aventure…

Jelloul a tout de même précisé, sur Mosaïque FM, que «certaines formations sont certes plus en phase avec Nidaa que Nabil Karoui, telles Al Badil, Tahya Tounes, Machrouû Tounes, mais si le bureau politique prend la décision d’appuyer sa candidature, on s’exécutera. D’ailleurs c’est cela l’apport des organes démocratiques, ils permettent de prendre des décisions collégiales».

Au sujet des bruits autour de l’amendement taillé pour torpiller Karoui, dit-on, le directeur de l’ITES dit ceci : «personnellement, je suis opposé au principe d’exclusion, c’est un coup porté à la démocratie, n’empêche il faut combattre toute récupération politique de la part des associations et structures caritatives, médiatiques et religieuses. Les résultats des sondages reflètent la réalité et traduisent le dégoût des citoyens pour toute la classe politique qu’ils considèrent responsable de la détérioration de la situation socio-économique”.

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La Directrice Générale Adjointe de la Banque pour l’Afrique de l’Est, Nwabufo Nnenna, et le Ministre des Finances et du Budget des Comores, Saïd-Ali-Saïd Chayhane, ont signé, jeudi, un accord de financement supplémentaire de 8,63 millions d’euros, en marge des Assemblées annuelles de la Banque à Malabo, en Guinée équatoriale.

Grâce à ce financement de la Banque, le gouvernement des Comores sera en mesure de poursuivre ses réformes dans le secteur de l’énergie, entamées en 2014, dans le cadre du Projet d’appui au secteur de l’énergie (PASEC).

« Nous voulons saluer les efforts déployés par la Banque pour le développement de notre pays. Ce financement supplémentaire pour le secteur de l’énergie va permettre à notre pays de résoudre les difficultés liées en la matière », s’est réjoui Saïd-Ali-Saïd.

Nwabufo Nnenna a assuré le Ministre comorien de la disponibilité de la Banque à « toujours accompagner l’Union des Comores » et promis que « tous les efforts seraient déployés pour la réussite de l’ensemble des projets ».

« Cette année, nous préparons trois projets pour les Comores, dont un dans le secteur routier et un autre pour l’appui à l’administration générale du pays. Nous espérons, d’ici à la fin de 2019, lancer le projet pour le fonds spécial de soutien. Des discussions vont bientôt débuter pour finaliser tous ces projets », a indiqué la dirigeante de la Banque.

Le soutien de la Banque au Projet d’appui au secteur de l’énergie aux Comores s’inscrit dans le cadre des priorités définies dans le document de stratégie-pays des Comores, du Nouveau Pacte pour l’énergie en Afrique et de la stratégie de croissance accélérée et de développement durable des Comores (SCA2D) pour la période 2018-2021.

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Lançant dernièrement une invitation presse pour un de ses évènements, le concessionnaire tunisien de la marque d’automobile française Peugeot signait cette invitation du nom d’une nouvelle société, appelée «Stafim Opel» et avec l’image de la marque française en guise de logo de la nouvelle société qui sera en charge de la nouvelle offre du concessionnaire que dirige Abderrahim Zouari.

Stafim est jusque-là un concessionnaire uni-marque. A fin avril 2019, il immatriculait 635 véhicules particuliers (En baisse de 14 % par rapport à avril 2018) et 343 véhicules utilitaires (En baisse de 41 % par rapport à la même période de 2018), loin derrière les 1.836 Isuzu, qui tient le haut du pavé.

La marque au lion était entre les mains d’un ancien membre de la famille de Zine El Abidine Ben Ali à travers la société «Azur Holding» qui avait alors forcé son propriétaire initial, la Biat, qui en avait confié la direction à Moncef Jarraya, à lui vendre ses actionnaires.

Ce n’est finalement qu’en 2013 que les 65,98 % de la Banque internationale arabe de Tunisie seront revendus au groupe El Khéchine, pour la somme de 166 MDT. Deux années auparavant, en 2011, la Stafim qui détenait 14 % de parts de marché réalisait un total bilan de plus de 119,097 MDT et un résultat net de plus de 6,770 MDT.

Il semblerait, selon nos informations, que la Stafim aurait réussi des négociations de reprise de la concession d’Opel en Tunisie, après que Peugeot la française a réussi à racheter le germano-américain Opel en mars 2017 pour 1,3 Milliard d’euros, estimant que cela lui revenait de droit.

De fait, Opel aurait décidé de rompre ses relations avec le groupe tunisien Atrous, qui en était le concessionnaire, à côté de la Chevrolet du même MGM qui avait Opel dans son portefeuille, avant mars 2017.

  • Stafim et Afrique-Auto, à couteaux tirés et en silence

Ce rachat aurait dû faire de la Stafim le concessionnaire des trois marques de Peugeot (le Groupe PSA, acronyme de Peugeot société anonyme, est un constructeur automobile français qui exploite les marques automobiles Citroën, DS Automobiles, Peugeot ainsi que Vauxhall et Opel depuis le rachat de la division européenne de l’américain General Motors en mars 2017), comme l’est en Tunisie Ennakl qui vend toutes les marques du constructeur allemand Volkswagen.

Le contrexemple, en Tunisie toujours, existe cependant bien. Du même groupe français PSA, les voitures particulières de marques Peugeot, Citroën et DS ont des concessionnaires différents. Le premier est le groupe El Khéchine et le deuxième est le groupe Loukil.

De plus, le groupe El Khéchine, qui est à la tête de la concession Peugeot, n’aurait cependant pas réussi à se faire transférer par les autorités commerciales tunisiennes la carte de concessionnaire Opel. Cela a été confirmé à Africanmanager par l’ancienne directrice du commerce, au ministère du même titre. Cela, d’autant plus qu’ils seraient nombreux les chasseurs de cartes automobiles en Tunisie qui courent cette affaire.

Ce qui complique encore plus les choses pour le groupe El Khéchine et pour l’ancien ministre du Transport Abderrahim Zouari, c’est que le groupe Atrous se serait déjà plaint au Conseil de la concurrence qui lui aurait donné raison, estimant notamment, selon nos sources, que la carte Opel donnerait accès à Stafim à une PDM de 30 % dans le marché tunisien des automobiles et le mettrait en situation de domination du marché, ce que réfute Stafim-Opel.

Ce n’est pas confirmé par Tahar Atrous, contacté par Africanmanager et qui a préféré ne pas en parler au téléphone dit-il, mais ce dernier a entamé des poursuites judiciaires pour rupture abusive de contrat. De son côté Stafim, qui préfère attendre avant de parler, comme nous l’a indiqué Abderrahim Zouari lorsque nous l’avions contacté au téléphone, aurait fait appel auprès du tribunal administratif, contre la décision du Conseil tunisien de la concurrence.

L’affaire est donc loin d’être close, sous le regard silencieux du reste du secteur en Tunisie, qui subit le jeu des reprises entre marques étrangères au niveau international. Un jeu aux lourds enjeux financiers pour les concessionnaires tunisiens.

  • Les PDM par concessionnaire

En attendant, Stafim-Opel ne vend toujours pas encore de voitures Opel. Elle n’assure que le service après-vente de la marque. Au mois d’avril 2019, l’ancienne marque de l’américain MGM ne figurait pas dans les tablettes de l’ATTT qui rend publiques chaque mois les statistiques des immatriculations automobiles en Tunisie.

Selon les chiffres ATTT du mois d’avril 2019, Afrique-Auto du groupe Al Atrous représenterait une PDM (Part De Marché) de 14,09% avec 2056 véhicules immatriculés. Avec seulement 978 véhicules immatriculés à fin avril 2019, Stafim ne représenterait qu’une PDM de 6,7 %.

En Tunisie, ils sont désormais 25 concessionnaires de véhicules automobiles de toutes les marques européennes, japonaises et chinoises. Ils se sont partagés jusqu’au mois d’avril dernier un marché de 14.587 immatriculations de véhicules neufs. Cela, sans compter les 3.588 voitures particulières du marché parallèle.

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Les agents de la protection civile à Siliana ont réussi à maîtriser un incendie qui s’est déclaré, jeudi, à Douar Lahmama (localité de Larab) dans la délégation de Siliana-nord.
Le feu, qui s’est déclenché par une étincelle provenant de la botteleuse, a ravagé 15 hectares de la récolte céréalière, a indiqué Adel Laabidi, directeur régional de la protection civile à Siliana.
Il a ajouté que les saveurs-pompiers ont redoublé d’efforts pour éviter que le feu n’atteigne pas les superficies emblavées avoisinantes estimées à 600 hectares, surtout face à la hausse des températures avec des coups de sirocco.
Estimée à 3,3 millions de quintaux, le coup d’envoi de la récolte céréalière à Siliana a été donné, hier mercredi.
Le rendement s’élèvera à 21 quintaux par hectare en baisse à cause des incendies qui ont ravagé environ 250 hectares cette saison, selon les prévisions du commissariat régional au développement agricole à Siliana.

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La première tranche de la turbine à gaz de la centrale électrique de Borj El Amri-Mornaguia dont le coût s’élève à 660 millions de dinars (MD) est entrée, jeudi, en activité, avec une capacité de production de 312 mégawatts (MG). .
Cette centrale dont la deuxième tranche sera achevée en 2020 a une capacité globale de 624 MG, a indiqué aux médias, à cette occasion, le chef du gouvernement, Youssef Chahed.
Réalisé par des compétences tunisiennes en un laps de temps réduit (11 mois), a-t-il dit, ce projet permettra de générer 11% de la production nationale disponible en électricité, soulignant qu’il s’inscrit dans le droit fil des projets gouvernementaux visant à assurer la sécurité énergétique en Tunisie.
Et d’ajouter que le projet sera en mesure, avec la centrale électrique à cycle combiné de Radès “C” qui entrera, à son tour, en service la semaine prochaine avec une capacité de 457 MG et moyennant une enveloppe de 815 millions de dinars, d’éviter les coupures d’électricité que certaines régions ont connu l’année dernière.
Youssef Chahed a précisé que d’autres projets de ce type seront prochainement achevés, évoquant, à ce titre, celui de Nawara situé dans la zone industrielle de Ghannouch, à Gabès, et dont la première tranche entrera en exploitation en juillet prochain et la deuxième en octobre 2019.
Une série de mesures en faveur du secteur de l’énergie et des mines ont été prises, vendredi dernier, à l’issue d’un conseil ministériel restreint, présidé par Chahed. Ces mesures concernent la sécurité énergétique, la rationalisation de l’énergie et la gouvernance du secteur.

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Dans une Algérie qui ne sait toujours pas dans quelle direction elle va, dans un pays où les jeunes ne savent toujours pas à quelle sauce ils seront mangés par un morceau de l’ancien régime qui se cramponne au pouvoir, avec l’appui de l’Armée, le système de Bouteflika se retourne contre les siens. La justice a lancé une traque implacable contre ceux-là même qui lui donnaient des ordres il y a peu, dans une tentative de laver plus blanc que blanc, de se délester de son passé encombrant et de prendre le virage du changement. L’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia a été le premier à faire les frais de cette chasse aux sorcières qui suit systématiquement tout déboulonnement de régime, Abdelmalek Sellal vient de s’ajouter à la liste qui pourrait être longue…

Sellal est tombé pour soupçon de corruption, nous apprend la télévision publique algérienne.
Un juge de la Cour suprême a décidé ce jeudi 13 juin de placer en détention provisoire celui qui a piloté le gouvernement de 2012 à 2017 et qui faisait partie de la garde rapprochée de Bouteflika, il a même dirigé à plusieurs reprises ses campagnes électorales. Il rejoint donc Ouyahia, derrière les barreaux depuis hier, épinglé pour gaspillage de l’argent public, abus de pouvoir et des droits que même son rang de Premier ministre ne justifie pas…

Abdelghani Zaalane, l’ancien ministre des Travaux publics et des Transports, a lui aussi de gros ennuis; un juge de la Cour suprême lui a retiré son passeport et l’a mis sous contrôle judiciaire. Il est contraint de se présenter à la Cour une fois par mois, indique la télévision algérienne…

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Plus de 150 hommes d’affaires de Tunisie, Algérie, Libye et Italie sont attendus, vendredi, au Parc d’activités économiques de Zarzis, à l’occasion de la journée tuniso-italienne d’investissement.

Cet événement, le premier du genre, fait suite à la signature, en janvier 2019, du mémorandum d’entente, entre le Parc d’activités économiques de Zarzis et la Confédération patronale de Florence (Italie).

Les hommes d’affaires participeront, lors de cette journée, à des rencontres B2B. Ils s’informeront des opportunités d’investissement dans les domaines de l’industrie et des TIC, au Parc d’activités économiques de Zarzis où un technopôle de 4000 m2 est en cours de construction et devrait être prêt en novembre 2019, selon le directeur général de l’espace, Chaouki Friaa.

Selon ses organisateurs, cet événement devrait contribuer à impulser l’investissement, dans la région, et à créer des projets de partenariat, entre les hommes d’affaires italiens et leurs homologues tunisiens, libyens et algériens.

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Le ministre tunisien de l’Industrie et de l’Energie, Slim Feriani, a annoncé mercredi 12 juin 2019 que la Tunisie sélectionnera les gagnants de son contrat de concession d’énergie solaire de 500 mégawatts (MW) d’ici septembre, dans le but d’attirer davantage d’investissements étrangers dans les énergies renouvelables.

Les 16 candidats retenus soumettront leurs offres finales au gouvernement le mois prochain, a déclaré le ministre en marge du Forum sur l’énergie en Afrique, à Lisbonne, au Portugal.

Les investisseurs intéressés viennent principalement d’Europe, mais aussi d’Amérique du Nord et d’Asie, selon Reuters.

Décrivant l’appel d’offres comme ambitieux, Feriani a déclaré qu’il s’attendait à ce que les gagnants commencent à produire de l’énergie solaire dans les 12 à 18 mois suivant l’annonce.

L’appel d’offres changera la donne, car nous allons stimuler la production d’énergie en Tunisie grâce à une énergie respectueuse de l’environnement…C’est comme ça que le monde va“, a déclaré le ministre..

L’appel d’offres de 500 MW s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste lancé par le gouvernement tunisien, qui prévoit d’atteindre 3 500 MW d’énergie renouvelable, solaire et éolienne d’ici 2030, couvrant 30% des besoins en électricité du pays.

Le ministre de l’industrie estime maintenant que le pays peut faire un pas de plus dans cette transition énergétique.“Lorsque nous nous sommes fixés l’objectif de 3 500 MW, nous avons été prudents, mais aujourd’hui, étant donné la vitesse à laquelle les choses évoluent, nous avons constaté une accélération du rythme“, a-t-il déclaré.

Si nous continuons à pousser, nous pouvons faire beaucoup plus… nous pensons que les 3 500 MW pourront être atteints beaucoup plus rapidement que 2030“, a-t-il ajouté.

Au cours des 20 dernières années, la Tunisie n’a été en mesure de produire qu’environ 300 MW d’énergie renouvelable, principalement éolienne et hydroélectrique, selon S. Feriani.

Malgré de nombreux problèmes économiques, tels que l’inflation et le chômage élevés, restant à résoudre, le ministre a indiqué que depuis la transition démocratique de la Tunisie en 2011, le pays a été en mesure de rétablir la confiance des investisseurs dans divers secteurs économiques, au-delà du tourisme traditionnel.

Le monde démocratique souhaite ardemment voir la Tunisie comme une réussite dans cette partie du monde“, a-t-il déclaré. “L’économie est une question de confiance, nous avons besoin de la confiance des consommateurs mais aussi de celle des investisseurs.”

Interrogé sur le fait que le conflit en Libye, un pays voisin, pourrait avoir un impact négatif sur le secteur énergétique tunisien, S. Feriani a reconnu “qu’il existe certains problèmes“, tout en précisant que la Tunisie devait “continuer à avancer” et était “ouverte aux affaires“.

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Jean-Pierre Raffarin, ex-sénateur français et ancien Premier ministre de Jacques Chirac, séjourne actuellement en Tunisie. L’occasion de prendre le pouls de la jeune démocratie et d’aborder, avec les autorités tunisiennes, quelques sujets clés du partenariat avec l’Union européenne. L’occasion aussi d’aborder sans détour les ratés de cette coopération. «Aujourd’hui, il n’y a pas beaucoup de bonnes nouvelles. De mon point de vue, il y a deux bonnes nouvelles. D’abord le consensus sur le fait que les femmes ont un rôle important à jouer et ça c’est l’exemple tunisien. Je pense qu’il y a un exemple tunisien à reprendre : l’émergence des femmes non seulement dans le débat politique mais aussi dans le débat social. Ensuite, il y a aussi l’importance de protéger la planète. On est tous en charge d’une planète qui s’abîme», a dit Raffarin ce jeudi 13 juin sur Express FM.

Au sujet du plan Juncker, le sénateur est très clair : Il n’y a pas de partenariat Union européenne (UE)-Tunisie dans ce dispositif, et ça pose problème. Selon lui la Tunisie n’est pas assez présente dans l’agenda des Européens et il faut corriger ça. Rappelons que le plan Juncker, dénommé aussi «Plan d’investissement pour l’Europe», a trois axes : Faire sauter les freins à l’investissement, rendre les projets d’investissement plus visibles et accroître l’assistance technique, mieux gérer les ressources financières.

Enfin Raffarin a dit ceci : «Je crois beaucoup en l’avenir de la Tunisie qui a des atouts considérables. Il est clair que l’avenir de la Tunisie dépend de l’avenir de l’Algérie et de la Libye. Je reviendrai au mois de  juillet pour une action très importante que nous avons engagée sur les questions de formation professionnelle pour aider les jeunes Tunisiens. La Tunisie n’est pas un petit pays qui se cherche. C’est plutôt un pays qui cherche à valoriser ses ambitions».

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Le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Mokhtar Hammami, a annoncé, mercredi, le lancement, durant le mois de juin courant, des préparatifs pour la mise en place des projets dans le domaine de la valorisation des déchets et de la résolution de plusieurs problématiques afférentes, au moment où la décharge de Borj Chakir, près de la capitale, est ravagée par les flammes.
Intervenant lors d’une séance plénière tenue à l’ARP pour examiner l’accord de garantie conclu, le 8 janvier 2019, entre la Tunisie et la Banque Africaine de Développement (BAD), relatif à l’octroi d’un prêt de 75 millions d’euros à l’Office National de l’Assainissement (ONAS), pour financer le programme d’assainissement des municipalités dotées d’une population inférieure à 10 mille habitants, Hammami a avoué l’existence de plusieurs dépassements dus à la non application de la loi.L’accord de garantie a été adopté avec 118 voix pour, 3 voix contre et 8 abstentions.

Les députés ont évoqué, lors de cette séance plénière, plusieurs dossiers environnementaux, en l’occurrence le raccordement d’un nombre de régions au réseau d’assainissement et aux décharges officielles, ainsi que le phénomène de démission de certains conseils municipaux.
Répondant à une question posée par la députée Samia Abbou, concernant la poursuite, depuis six jours, de l’incendie déclenchée à la décharge de Borj Chakir, le ministre a fait savoir que son département avait mobilisé tous les moyens disponibles pour contribuer à son extinction, dont la mobilisation d’un avion appartenant au ministère de la Défense nationale.

Il a souligné, sur un autre plan, ” nous examinerons les possibilités d’assurer une exploitation optimale de ces décharges “, ajoutant qu’il s’attend, actuellement, au parachèvement des enquêtes ” pour prouver qu’il y a eu des abus au niveau de ces installations “.
Pour ce qui est du phénomène de démission de certains conseils municipaux, il l’a expliqué par les tiraillements politiques et les campagnes électorales lancées prématurément.
Par ailleurs, Hamami a annoncé que son ministère envisage d’organiser un dialogue national sur l’environnement avant la fin de 2019.

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Phénomène politique du moment, incontestablement, Nabil Karoui ne pouvait pas être absent de l’entretien qu’a eu African Manager avec Selma Elloumi, ex-ministre du Tourisme et ex-patronne du cabinet du président de la République. Celle qui a quitté le palais de Carthage pour mettre la main dans le cambouis du parti bâti par le chef de l’Etat, Nidaa Tounes, a sa petite idée sur les facteurs qui ont favorisé l’ascension fulgurante du patron de Nessma TV…

A la question de savoir ce qu’il pense de la dernière livraison sur les intentions de vote aux législatives d’octobre 2019, notamment la percée de Nabil Karoui, Elloumi l’attribue au désamour vis-à-vis de la chose politique, même si le bon bilan de la campagne d’inscription sur les listes électorales donne de bonnes raisons d’espérer. La présidente de Nidaa Tounes, plus précisément la faction dite de Hammamet, ajoute toutefois que les politiciens qui s’étripent sur les plateaux de télévision et qui n’ont aucune solution viable pour le pays font de sacrés dégâts et expliquent en partie le succès de Karoui. A ajouter au fait qu’il a pendant 2 ans établi un lien fort avec des populations dont personne ne se souciait…

Quant au fait de savoir si un rapprochement avec celui qui fut un des bâtisseurs de Nidaa est dans ses petits papiers, Elloumi rétorque ceci : “Je ne peux donc pas me prononcer sur Nabil Karoui, ce n’est pas encore le moment !“…

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Le solde de la balance commerciale tunisienne était, à la fin des cinq premiers mois de l’année en cours, selon les chiffres de l’INS, déficitaire de 8106 MDT suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-2497,7 MD), l’Italie (-1360,9 MDT), l’Algérie )-1348,3 MDT), la Turquie (-1156,2 MDT) et la Russie (-700 MDT).

En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement la France de 2095 MDT, la Libye de 577 MDT et le Maroc de 243,7 MDT. Les échanges commerciaux sont déficitaires sous le régime général de 13502,7 MD (-10851 MD durant la même période de l’année 2018); en revanche ils sont excédentaires sous le régime offshore de 5396,7 MD (+4226,5 MD durant la même période de l’année 2018).

Hors énergie le déficit de la balance commerciale se réduit à 4973,4 MD. Le déficit de la balance énergétique s’établit à 3132,6 MD (38,6% du déficit total) contre 2054 MD durant la même période en 2018.

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Depuis 2017, ANIMA Investment Network et ses partenaires met en œuvre son programme DiafrikInvest qui mobilise les talents de la diaspora marocaine, tunisienne et sénégalaise (mentors et entrepreneurs), renforce la coordination des acteurs et des programmes afin de favoriser le lien entre projets de développement locaux et projets d’investissement, mais également assure une meilleure coordination ainsi qu’une plus grande efficacité des dispositifs d’accompagnement de l’investissement de la diaspora en orientant les investisseurs vers les structures compétentes.

Ainsi, pour la deuxième année consécutive, ANIMA est grand partenaire du Forum des diasporas Africaines, dont les intérêts conjoints tendent à apporter une plus-value à la valorisation de la diaspora et son implication dans le développement du continent. En effet, le réseau ANIMA a rendu centrale la question des diasporas dans la promotion économique des pays en accompagnant la mise en place de nombreuses initiatives afin de mobiliser les talents de l’étranger au service du développement des pays de la Méditerranée, tout d’abord au Maroc, en Egypte, en Jordanie, puis au Liban et en Palestine, réunissant à présent 75 organisations dans 18 pays d’Europe, de Méditerranée et d’Afrique.

ANIMA au FDDA2019 : au cœur de la mobilisation des diasporas méditerranéennes et africaines

Avec DiafrikInvest, le réseau ANIMA accompagne le développement de projets d’entrepreneurs de la diaspora. Le 21 juin 2019, nous vous donnons donc rendez-vous au Forum des diasporas Africaines au cours duquel Abdelkader Betari, directeur du pôle coopération internationale et promotion économique de l’Agence de l’Oriental (Maroc) et président d’ANIMA interviendra lors de l’atelier Doing business in Morocco, ainsi qu’Emmanuel Noutary, délégué général d’ANIMA qui interviendra lors de la plénière d’ouverture.

Un forum dédié, tourné vers l’échange et la mise en place de solutions concrètes

Avec 36 millions d’africains vivant en dehors de leur continent, dont 3.6 millions en France, les diasporas font partie des acteurs majeurs du développement en l’Afrique. Tout comme le réseau ANIMA, le Forum des diasporas Africaines est résolument tourné vers l’apport de solutions concrètes et la promotion d’initiatives structurantes pour aider la diaspora à entreprendre et accompagner toute personne souhaitant développer une activité en lien avec l’Afrique, et tend à apporter des réponses à ces problématiques à travers quatre objectifs : valoriser le rôle des diasporas, créer un réseau, proposer des solutions concrètes, mais surtout construire un avenir commun, en imaginant des projets innovants et inclusifs, capables de mobiliser les énergies et de progresser ensemble vers une vision commune de long terme.

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Le recul de la production de pétrole en Tunisie a commencé depuis 2001, l’épuisement des champs en est la principale cause, a déclaré le directeur général des hydrocarbures, Hazem Yahyaoui, à African Manager.

Le responsable a ajouté qu’il est techniquement impossible de découvrir un champ pétrolier avec la même productivité que celui d’El Borma, lequel avait contribué au développement du secteur de l’industrie tunisienne dans les années 70 et 80. La Tunisie produisait entre 150 mille et 200 mille baril par jour grâce à El Borma, actuellement elle ne produit que 38 mille barils par jour.

H.Yahyaoui a indiqué que le nombre des autorisations d’exploration attribué par l’Etat a chuté de 52 en 2010 à 21 en 2018. Les permis atteindront 30 d’ici la fin de l’année 2019.

« Huit compagnies pétrolières importantes ont quitté a Tunisie à cause de la législation, en effet le code des hydrocarbures de 1999 n’est pas adapté à l’évolution du secteur et n’encourage pas les investisseurs étrangers à venir en Tunisie… La présence des grandes firmes comme Shell ou ENI est primordiale pour le pays et pour son image » a estimé le directeur général des hydrocarbures.

Il a ajouté dans ce sens qu’une commission du ministère de l’Industrie travaille actuellement sur la révision du code des hydrocarbures, l’objectif est de faciliter la tâche aux investisseurs et de garantir la transparence du secteur.

Selon lui, une cinquantaine de concessions de production d’hydrocarbures sont inoccupées; le ministère élabore une politique pour faire du marketing et attirer l’investisseur étrangère grâce notamment à la diplomatie économique et à l’organisation de journées de promotion des concessions à l’étranger.

Hazem Yahyaoui a souligné que le ministère de l’Industrie vise en outre à investir dans les services pétroliers en lançant prochainement un centre de formation aux métiers du pétrole et du gaz à Tataouine. Ce centre sera le fruit d’une collaboration entre les secteurs public et privé, son objectif est de former et encadrer les professionnels du forage et du transport. Il sera ouvert aux étudiants étrangers.

« Cinq entreprises opèrent en Tunisie à travers leurs 850 stations-services réparties dans le pays, le transport des hydrocarbures est assuré par une logistique incluant le transport maritime, les services de stockage et le transport terrestre » a-t-il rappelé, tout en estimant que le lancement d’une nouvelle centrale de stockage dans le centre du pays est impératif pour réduire la pression sur les centrales de Bizerte, Radès et Skhira.

Concernant les grèves des transporteurs de carburants, la même source a indiqué que les autorités ont satisfait les demandes de la partie syndicale, et qu’elles ont appelé les compagnies productrices de pétrole à acquérir des camions pour éviter la paralysie de leur activité durant les grèves.

Yahyaoui a enfin confié que les prix ne seront pas augmentés cet été, tout en indiquant que leur hausse est due à la chute de la valeur du dinar.

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Les hôtels de Yasmine Hammamet et de Hammamet-nord affichent complets pour les mois de juillet et aout 2019. Avec un taux de réservation de 100%, le retour des touristes français, italiens, espagnols et britanniques est la principale cause de ce résultat.

En plus du dispositif sécuritaire de la ville de Hammamet, un renfort sécuritaire d’envergure sera déployé dans les différentes zones de la ville pour sécuriser au mieux la saison touristique.

Source : Shems FM

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Deux fois ministre des Finances, un ministère où il avait auparavant été directeur de cabinet, directeur général des avantages fiscaux et financiers et directeur de l’épargne et du marché financier, Ridha Chalghoum en connaît théoriquement tous les arcanes.

De ce haut fonctionnaire de l’Etat, on nous raconte cette anecdote véridique [par recoupements], d’une de ses proches connaissances à Gafsa qui est sa ville natale, qui aurait fait achat d’un bureau dans un immeuble de la région. Après enregistrement, il se fait contrôler par le fisc et écope d’un redressement de 300 mille DT. Essayant de faire intervenir le ministre des Finances, ce dernier ne lui aurait offert qu’une simple facilité de règlement.

Véritable «Colbert», dépensant un travail quotidien et acharné pour en trouver les ressources, l’homme n’a qu’une idée en tête : ramener le déficit budgétaire sous la barre des 4 % et s’y donne les moyens par l’optimisation des recettes et le recouvrement, quel que soit le contribuable.

Ce déficit, qui obsèderait presque le ministre, était à 6,1 % du PIB en 2016, ramené une année plus tard à 4,9 %, puis baisse à 4,8 % seulement en 2018. Chalghoum y arrive en maximisant, chaque année un peu plus, le recouvrement des ressources de l’Etat et il y arrive.

  • Le fisc tourne à plein régime et l’argent rentre plus

En effet, à la fin de l’exercice 2018, les ressources de l’Etat avaient grimpé de 17 % et augmenté de 4,051 Milliards DT, permettant à l’occasion, de réduire de 5,7 % le recours à la dette et à aux avances du trésor. C’est ce qui ressort du document récapitulant les résultats de l’exécution du budget de l’Etat pour l’année 2018. La nette amélioration des ressources est d’abord issue d’un meilleur recouvrement fiscal.

Les recettes fiscales perçues en 2018 ont en effet enregistré une hausse de 15,6 % et augmenté de 3,317 Milliards DT, pour atteindre les 24,503 Milliards DT, dont 6,359 Milliards DT en IR et 2,706 Milliards DT en IS et le reste en impôts directs, comme les 7,424 Milliards DT en TVA qui étaient en hausse de 21,9 % par rapport à 2017.

On retiendra donc que les services fiscaux du ministère des Finances ont carburé à plein régime en 2018 et qu’on ne pourra plus objecter à Ridha Chalghoum qu’il ne fait pas assez pour ramasser l’argent de l’Etat et le dénicher là il se cache. Mieux encore, le trend haussier des ressources semble se confirmer.

A fin mars 2019, les ressources de l’Etat ont augmenté de 17,1 % et de 1,177 Milliard DT par rapport à la même période de 2018. Une hausse, disent les services du ministère des Finances, qui s’explique par la hausse de 22,1 % des recettes fiscales perçues. En seulement trois mois de l’exercice 2019, les recettes fiscales ont déjà fait entrer 7,324 Milliards DT, une somme en hausse de 1,324 Milliard DT par rapport à la même période de 2018.

Les services du fisc tunisien carburent à plein régime et font entrer davantage d’argent dans les caisses (+1060 MDT en impôts directs, +758 MDT en IR, +273 MDT en impôts sur les sociétés non-pétrolières et +237 MDT en TVA). Les services du fisc ont aussi plus pioché chez le régime résident (+1087 %) que chez le régime offshore (+24,5 %).

  • Maîtriser le déficit budgétaire, c’est bien. Mais faire aussi attention aux taux et aux totaux

Pour l’instant, l’objectif principal de Ridha Chalghoum reste la réduction du déficit budgétaire. Ce dernier était à 6,1 % en 2016 et 2017. Il a été ramené à 4,8 % en 2018 et le ministre Chalghoum prend sur lui de terminer 2019 avec un déficit de 3,9 % et voudrait même viser les 3 % pour 2020 dans le budget à proposer à l’ARP. Le risque reste pourtant réel que «les taux tuent les totaux» et qu’à force de tirer sur l’ambulance (particuliers et entreprises), le médecin ne finisse par tuer le malade.

Il faut en effet, désormais, se poser les bonnes questions. D’abord sur les dépenses, dans la mesure où par exemple, la cagnotte fiscale de 2018 n’avait presque servi qu’à financer les augmentations salariales. Sur les 23,680 Milliards DT alloués en 2018 aux dépenses, celles consacrées au développement n’ont été que de 5,943 Milliards DT. Les 75 % autres vont aux salaires, à la compensation (4,9 Milliards DT) et autres interventions de l’Etat. Ce dernier dépense ainsi beaucoup, mais très peu pour créer de l’emploi et des richesses à redistribuer.

Il faudra aussi se poser les bonnes questions sur les entreprises publiques (presque toutes déficitaires), la croissance et la relance. Avec un taux d’investissement de seulement 18 % des recettes de l’Etat et un taux d’épargne de 9,5 %, la croissance restera problématique et aucun gouvernement ne pourra faire redémarrer l’économie tunisienne.

Il faut aussi se pencher sur la question du déficit énergétique, fluidifier les accords pour les concessions de recherche pétrolière afin d’en augmenter le nombre. Peu d’économistes le disent. Mais le déficit énergétique sera moins tenable, si la croissance redémarrait réellement et que la production nationale repartait à la hausse, traînant derrière elle la consommation en électricité et autres carburants. Le risque énergétique demeure brûlant.

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La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a critiqué ce vendredi 7 juin 2019 l’inexistence d’une stratégie nationale et régionale pour affronter l’afflux de migrants en Tunisie, tout en signalant une probable crise d’immigration à Medenine.

Le bureau régional de la ligue à Medenine a appelé le gouvernement à intervenir pour prévenir cette crise et à faire son devoir : Veiller sur les frontières et combattre les trafiquants de migrants.

Il a également signalé que plusieurs migrants se trouvent dans un état critique, comme les migrants bloqués dans le bateau égyptien près de Zarzis.

La ligue a réclamé l’ouverture d’autres centres d’accueil pour éviter l’encombrement du centre de Medenine, qui a atteint le maximum de sa capacité.

Cette charge vient après celle de MSF (Médecins sans frontières), qui avait asséné récemment que la Tunisie ne pouvait pas être classée parmi les pays suffisamment sûrs pour les migrants et les réfugiés…

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L’Afrique, on en parle beaucoup et de plus en plus en Tunisie. Il est unanimement admis, ou presque, que l’avenir du pays du jasmin se jouera aussi sur son continent, son prolongement naturel aux innombrables opportunités et ressources. Du côté de Tunis on l’a d’ailleurs très bien compris, ce qui explique que les autorités se soient empressées de parapher l’accord de la mise en place de la ZLEC (Zone de Libre-échange continentale). Mais il ne suffit pas de signer un document, aussi important soit-il, pour rompre avec des décennies d’immobilisme, de léthargie diplomatique et même de dédain pour un continent qui ne faisait les gros titres que pour ses guerres, ses maladies, ses présidents à vie, sa corruption endémique, son sous-développement chronique, sa misère persistante en dépit de ses immenses richesses, etc. Le fait que le Parlement tunisien traine les pieds pour ratifier l’accord de la ZLEC, en total décalage avec le gouvernement, est bien la preuve qu’il faudra du temps pour dégeler les mentalités. Faire le grand saut ne se déclame pas, ça se travaille ! Toutefois il y a, tout de même, quelques bonnes nouvelles, l’adhésion au méga marché du COMESA en est une, la dernière initiative du FONDS TASDIR+ et de TASTE TUNISIA en est une autre.

Le patronat tunisien, notamment TABC, piloté par Bassem Loukil, se plaint régulièrement de la mollesse des autorités tunisiennes sur le continent africain quand les Marocains filent à 300 km/h,  même les puissances étrangères s’y battent et les chefs de ces Etats n’hésitent pas à mouiller eux-mêmes la chemise (le président chinois Xi Jinping, le président turc Recep Tayyip Erdoğan, la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron…). En Tunisie aussi on se mobilise, avec les maigres moyens à disposition, mais tout de même. Une opération commune très intéressante est montée actuellement, par le FONDS TASDIR+ et TASTE TUNISIA, pour propulser la filière Agriculture-Agroalimentaire et les secteurs qui leur sont liés en Afrique. Mais là pour le coup la Tunisie a bien travaillé son affaire en ciblant 5 grands marchés sub-sahariens : le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya et le Nigeria, annonce le CEPEX.

Des poids lourds, des vrais

Le Cameroun a certes de gros problèmes politiques en ce moment, et la rébellion des régions anglophones gronde avec son lot d’accrochages sanglants avec l’armée; mais c’est aussi un pays qui a du pétrole et un énorme potentiel agricole avec son climat exceptionnel. Ce gros producteur de cacao a aussi un gros souci de transformation de ses produits, l’industrie agroalimentaire tunisien a donc une belle carte à jouer.

La Côte d’Ivoire est également un morceau très intéressant. Ce poids lourd ouest-africain, dont le taux de croissance flirte régulièrement avec les 10% ces dernières années, offre moult possibilités aux opérateurs et industriels tunisiens. En effet la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao et troisième pour le café, présente les mêmes tares structurelles que le Cameroun : Le manque criant de structures de transformation des produits agricoles. C’est une bataille que les autorités ivoiriennes, adossées sur la confortable trésorerie de l’Etat, ont déjà engagé et la Tunisie, en vertu de son offre très variée, y a toute sa place. C’est pas pour rien que le groupe Ben Yedder – les Cafés Bondin – a pris racine en Côte d’Ivoire depuis 2017 et entend y rester, y prospérer.

La RDC vaut le détour aussi. C’est un pays dont la stabilité politique est régulièrement mise à l’épreuve, mais des atouts il en a. Son sous-sol cache toutes sortes de richesses très peu ou très mal exploitées. Le nouveau président a de grandes ambitions, il aura sans grandes difficultés tous les financements dont il a besoin pour ses chantiers mais il lui faudra des alliés qui ont du savoir-faire pour exécuter les programmes. C’est ce qui explique l’appétit du groupe Loukil pour ce pays. Les autres groupes tunisiens ont intérêt à tirer sur le fil…

Enfin il y a le Kenya et le Nigeria, que la Tunisie a très peu prospectés économiquement mais ça va changer vu que le Kenya est un ténor du COMESA, que la Tunisie vient de rejoindre. Le Kenya a une solide croissance économique et ses startups se portent comme un charme. Là aussi la Tunisie a une grande marge de progression. Quant au Nigeria, il est certes la première puissance économique du continent, grâce à ses immenses ressources pétrolière mais c’est aussi l’un des pays d’Afrique les plus mal lotis pour l’industrialisation et les technologies. Vu que la Tunisie est membre observateur de la CEDEAO, à laquelle appartient le Nigeria, les deux nations ont beaucoup de choses à se dire et à faire. Cela dépendra surtout de la capacité des autorités tunisiennes à aller vite et bien pour transformer l’essai. Donc une affaire à suivre, de très près, car elle peut changer des tas de choses pour une Tunisie qui cherche un second souffle depuis le 14 janvier 2011.

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Les voyageurs ayant besoin d’un visa Schengen devront s’acquitter de frais de visa plus élevés à compter de janvier 2020. Les changements interviennent après que le Conseil de l’Union européenne a donné son accord final à la mise à jour du code de visa Schengen, ce vendredi 7 juin 2019..

Selon un communiqué de presse du Conseil de l’UE, les frais de visa Schengen augmenteront de 33,3%, passant de 60 euros à 80 euros, une fois que le règlement modifié entrera en vigueur.

«Pour que les États membres puissent mieux couvrir les coûts de traitement des visas sans constituer un élément dissuasif pour les demandeurs de visa, les frais de visa seront augmentés à 80 euros. Le règlement introduit également un mécanisme permettant de vérifier tous les trois ans si les frais de visa doivent être modifiés», selon le communiqué de presse.

Après l’adoption finale par le Conseil de l’UE aujourd’hui, le nouveau règlement sur les visas de l’UE sera publié au Journal officiel de l’Union européenne. Six mois après, il entrera en vigueur et commencera à s’appliquer à tous les ressortissants de pays tiers ayant besoin d’un visa pour entrer dans la zone Schengen.

Si le texte final est publié d’ici la fin du mois, en janvier 2020, les ressortissants de pays tiers ayant besoin d’un visa devront débourser 80 euros pour pouvoir présenter une demande.

Le nouveau règlement prévoit également d’autres modifications. Les amendements avaient été proposés l’année dernière par la Commission européenne dans le but de faciliter les déplacements des voyageurs assidus vers les pays de l’espace Schengen.

Les nouvelles règles permettent également aux demandes d’être soumises pendant un maximum de 6 mois et au plus tard 15 jours avant le voyage. Jusqu’à présent, la période maximale a été de 3 mois. En outre, l’UE a l’intention d’introduire une approche harmonisée pour la délivrance de visas à entrées multiples aux voyageurs réguliers ayant des antécédents de visa positifs pour une période allant progressivement de 1 à 5 ans.

Un autre élément important du nouveau code est qu’il entend également contribuer à la coopération des pays tiers en matière de réadmission en introduisant un nouveau mécanisme permettant d’utiliser le traitement des visas comme levier.

Grâce à ce mécanisme, les pays tiers seront évalués en permanence en ce qui concerne la coopération en matière de réadmission. Les pays non coopérants peuvent être soumis à des mesures de visa restrictives telles que le traitement des visas et les frais de visa. Alors que les pays coopérants peuvent bénéficier de frais de visa réduits ou d’une prolongation de la durée de validité des visas à entrées multiples.

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