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Accompagné d’une délégation chinoise de haut niveau, conduite par l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wang Wenbin, le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid, a effectué ce jeudi 18 octobre une visite de travail au gouvernorat de Médenine.

Ce déplacement a pour objectif de suivre le démarrage des études relatives à la réalisation d’un pont reliant Ajim et El Jorf à l’île de Djerba, d’une longueur de 2,5 Km, le développement du pôle économique à Zarzis qui dispose d’une réserve foncière d’environ 1000 hectares ainsi que la construction d’une ligne de chemin de fer reliant Gabès et Médenine au port de Zarzis.

 A noter que cette visite de travail intervient après la signature de conventions entre la Tunisie et la Chine, dans les domaines de l’infrastructure.

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Une impression de chaos flotte dans la capitale. Tunis est paralysé, sa circulation entravée, paralysée par les coulées de boue à cause des fortes pluies, à cause de cet excès d’eau que les canalisations peinent déjà à absorber alors qu’on est qu’en octobre. Bonjour les dégâts en décembre-janvier-février-mars ! Mais à la limite ça ce sont des éléments conjoncturels, auxquels on pourra apporter des réponses pratiques lesquelles certes vont s’étaler dans le temps, le plus préoccupant dans cette affaire c’est cette sinistrose et ce chaos ambiants, orchestrés et amplifiés par des citoyens pour justifier le fait de ne pas aller au boulot, de déserter très tôt l’espace de travail au motif qu’on y sera bloqué par la pluie et la fermeture des routes… Bref, autant d’attitudes qui plombent un pays et son économie, plus que la contrebande, la fraude fiscale, la corruption, les grèves, etc.

Etrange la capitale en ce moment, en prélude à une saison hivernale qui risque de plonger la ville dans une ambiance qu’elle n’a sans doute jamais connue, greffée aux autres soucis post-révolutionnaires. Les Tunisois ont certes de bonnes raisons de râler, de protester contre les autorités, même si tous les torts ne sont pas du côté de la force publique, mais il faut aussi reconnaitre que la capitale a beaucoup moins de problèmes que Kasserine, qui enterre ses morts, que Kef où Mosaïque FM a signalé deux victimes ce jeudi 18 octobre 2018 ou encore Nabeul dont les tourments n’en finissent pas et vont manifestement monter crescendo prochainement. Mais voilà, tout ça les habitants de la capitale n’en ont cure, ce qui compte c’est cette eau qui les envahit et commence à leur pourrir le quotidien – les causeries dans les cafés, les balades à toute heure de la journée, même aux heures de travail, les virées dans les restos, etc. En fait ce qui pose problème c’est le changement forcé des habitudes, ce sont ces désagréments qui troublent un quotidien que même le chaos politique et les difficultés économiques n’ont pas pu terrasser. Que la pluie vienne jouer le trouble-fête, ça c’est insupportable !

L’exemple vient d’ailleurs, comme d’habitude

Il y a ceux qui ont de vrais problèmes, ceux que l’eau a effectivement cloitré à la maison, mais il y a aussi ceux qui alimentent et entretiennent la psychose, consciemment ou inconsciemment, ceux qui guettent le coup de fil de la maitresse ou du directeur d’école, et parfois prennent les devants, pour trouver un prétexte pour filer, au motif qu’il faut aller récupérer le petit qui serait face à je ne sais quel danger mortel qui n’est pour l’instant que dans les têtes dans la capitale. Que dire de ces directeurs d’école qui ferment leurs établissements, pour un rien ou presque ; que dire de ces enseignants qui restent chez eux au motif que s’aventurer dehors c’est risquer sa vie ; que dire de ces garderies qui harcèlent les parents pour venir prendre leurs petits, tout ça pour pouvoir rentrer plus tôt, etc. On est loin de la dignité des gens de l’intérieur du pays, durement frappés par les intempéries mais qu’on n’entend pas broncher, ou si peu. On est loin de la tenue irréprochable des habitants de l’Aude, au Sud de la France, qui viennent d’enterrer une quinzaine de morts, à cause des inondations, mais dont la vie ne s’est pas arrêtée. On peut aussi parler des Indonésiens qui viennent d’être meurtris, pour la énième fois, par de violents séismes suivis de tsunamis, et qui ont compté les victimes par milliers, après le méga tsunami de décembre 2004 et son carnage, 168 000 décès ; pourtant ils repartent toujours, stoïquement. Il y aussi l’esprit samouraï des Japonnais, dans une des régions les plus vulnérables du monde ; et bien là-bas le tremblement de terre on attend tranquillement que ça passe pour reprendre de plus belle ses activités, le moral au zénith, ce qui explique sans doute les succès de la 3ème puissance économique mondiale.

Quand la tête se bloque, ou s’auto-bloque, c’est la paralysie. A grande échelle, c’est tout un pays et son économie qui sont plombés. Avec les ennuis que prédisent à la Tunisie tous les rapports scientifiques sérieux, à cause du réchauffement climatique et avec le niveau de développement qui est le nôtre, nous ne pouvons pas nous payer le luxe d’entretenir le défaitisme, la sinistrose et la flemmardise. Si on continue à filer ce mauvais coton, on aura de vraies raisons de se plaindre dans les années à venir.

SL

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On peut considérer ce qu’a dit Samir Dilou sur les remous actuels (fusion Nidaa Tounes/UPL, bruits sur l’utilisation du fameux article 99 pour dégommer Youssef Chahed, etc.) comme la position du mouvement Ennahdha, qui évite de le crier sur les toits – par un communiqué officiel – pour ne pas exciter son partenaire et non moins adversaire, Nidaa Tounes. Dilou s’en est principalement pris aux agissements, supposés, du chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi (BCE), qui tirerait les ficelles de toutes ces affaires…

Au sujet des rumeurs insistantes sur la main de BCE derrière l’alliance entre Nidaa et l’UPL, pour faire capoter les plans prêtés au chef du gouvernement, le dirigeant d’Ennahdha a déclaré ceci sur Shems FM, mercredi 17 octobre 2018 : “Parmi les raisons du soulèvement populaire, il y a les liaisons dangereuses entre le parti, l’État et la famille. Si on revient à cette promiscuité entre le parti et l’État (…) à travers l’intervention du président de la République dans la vie de son parti (…), on est en dehors des prérogatives fixées par la Constitution”.
Personnellement, cela me pose problème (…). Constitutionnellement, le chef de l’Etat est au-dessus des partis et doit être à distance égale de tous les partis” a-t-il ajouté.

Au sujet de la possibilité de faire usage de l’article 99 de la Constitution pour écarter Chahed, ébruitée par l’ancien responsable de Nidaa Tounes Lazhar Akermi, Dilou a affirmé ceci : “Je ne crois pas tout que le président de la République puisse se présenter devant les députés (…) pour déballer des arguments dans ce sens (…) et prendre le risque que la confiance soit accordée au gouvernement, avec tout ce que cela implique politiquement et symboliquement”.
Le leader d’Ennahdha a ensuite été formel : Son mouvement en reste à la nécessité d’avoir une stabilité gouvernementale, et même le remaniement n’est envisageable qu’après l’adoption de la loi de finances 2019, une position confortée par le nomadisme des députés actuellement à l’ARP. “Qui peut aujourd’hui se prononcer sur le poids effectif des différents blocs parlementaires, à l’exception du bloc d’Ennahdha? Il ne se passe pas une plénière sans que des démissions ou des mouvements au niveau des blocs ne soient signalés” a-t-il conclu.

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Des pluies diluviennes font des dégâts terribles depuis ce matin du mercredi 17 octobre 2018 dans le gouvernorat de Kasserine. Les cours d’eau ont débordé et ont engendré des inondations qui ont tué deux personnes. Selon des données rapportées par les médias tunisiens, les unités de la protection civile dans cette région sont en train de chercher un citoyen qui a été emporté par les eaux de pluie sur l’un des fleuves de la délégation de Laayoune. Un bilan, hélas, provisoire puisqu’on s’attend à une montée exceptionnelle aujourd’hui…

A titre préventif, les autorités locales ont décidé de suspendre les cours dans tous les écoles et lycées du gouvernorat de Kasserine en raison de l’augmentation de la crue de l’eau dans plusieurs délégations et notamment, la délégation de Majel Belabas, Feriana, Aoun. Des écoliers et des lycéens ont été secourus par les unités de l’armée et de la protection civile.

Des photos publiées en ce moment sur les réseaux sociaux, par des habitants du gouvernorat de Kasserine, font état de la gravité de la situation de l’infrastructure, dont l’effondrement d’un pont dans la région de Majel Bel Abess. Les eaux ont également envahi les rues, entrant dans les maisons, les institutions publiques, des points de commerce, des boutiques…

A noter que le ministère de l’Intérieur a publié, ce mercredi, une liste d’une quinzaine de routes sur lesquelles la circulation a été coupée à cause des fortes pluies s’abattant sur le pays.

Pour sa part, la direction générale de la garde nationale a appelé les usagers de la route à faire preuve de circonspection en raison d’importantes chutes de pluies sur plusieurs régions ayant causé la suspension de la circulation sur plusieurs routes.

Elle a également attiré l’attention des usagers de la route sur la nécessité de prendre les précautions nécessaires et de respecter les distances de sécurité et de ne pas prendre de risques dans les cours d’eau, de réduire la vitesse et de respecter les règles du code de la route. Deux numéros ont été mis à disposition pour toute demande d’aide : 71.963.512,  71.960.448.

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Les unités de l’institution militaire, de la protection civile, de la sureté et de la Garde nationale de la ville de Kasserine se sont dépêchées sur l’Avenue Doulab de ladite ville pour dégager les voitures et faciliter la circulation routière, rapporte Express Fm.

Selon la même source, les pluies diluviennes qui se sont abattues dans plusieurs régions du gouvernorat de Kasserine ont causé le renversement d’une voiture dans un oued de la délégation d’El Ayoun ayant à son bord une personne et les crues d’un oued de la région de Skhirat de Fériana ont emportée le cadavre d’une personne.

Les secours se poursuivent dans la région, selon la même source.

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Les Caïd Essebsi ont osé et c’est passé, dans une indifférence générale, ou quasiment, les militants de Nidaa Tounes, enfin le peu qui en reste, étant complètement anesthésiés, groggy, assommés par une cascade de tuiles qui leur tombent sans répit sur la tête depuis que Hafedh Caïd Essebsi (HCE) s’est autoproclamé leader (on n’a toujours pas de date pour le premier Congrès électif). Ils ont osé parachuter un secrétaire général, et pas n’importe qui : Le sulfureux et énigmatique – et ces expressions sont faibles – Slim Riahi, qui fut à la tête d’un UPL (Union patriotique libre) moribond, avant l’électrochoc de la fusion avec les vestiges de Nidaa Tounes. Ils ont osé cette bizarrerie politique, dans cette Tunisie post-révolutionnaire de tous les possibles, de toutes les expérimentations, même les plus improbables. C’est aussi ça, hélas, le dur apprentissage de la démocratie. Le pays est entré dans cette dernière par la mauvaise porte, le régime parlementaire, le nec plus ultra des systèmes politiques auquel peu de nations osent s’essayer; le calvaire de la Tunisie continue avec des recettes qu’on ne voit dans aucune démocratie digne de ce nom. Et maintenant on a ça : Le parachutage du secrétaire général dans un parti, accueilli par le silence des militants et cadres de la première heure, mises à part quelques molles vociférations dans les structures régionales. Une greffe qui a été faite pour de mauvaises raisons, dit-on et qui de toute façon ne prendra pas pour moult raisons.

Le bal des éclopés

Indignez-vous!” recommandait l’ancien résistant français Stéphane Hessel dans son célébrissime ouvrage paru en 2010, manifestement les nidaïstes et les citoyens en général ont perdu cette capacité à s’indigner, à se révolter, malmenés par mille tourments du quotidien. Mais voilà, quand tu ne t’occupes pas de la politique, elle s’occupe de toi. Quand on se détache de la chose commune, quand on s’en détourne et qu’on laisse d’autres, très mal avisés, la piloter à leur guise, ça produit ce montre politique que le directeur exécutif de Nidaa Tounes et sa garde rapprochée viennent d’inventer. On attendait le rapprochement avec Machrou Tounes, lequel présente au moins l’avantage d’avoir un ex-secrétaire de Nidaa Tounes à sa tête, un homme de la maison quoi, mais comme Mohsen Marzouk lambinait, louvoyait, hésitait sur la nature du mariage – il est compliqué aussi le Marzouk! – Slim Riahi l’a doublé. Il est arrivé avec armes et bagages et a tout offert. Lui n’a ni le temps ni les moyens de se payer des atermoiements, il lui fallait une alliance solide – pour combien de temps ? – tout de suite avec toutes les casseroles, judiciaires, qu’il traine, alors c’est allé très vite. L’union avec Nidaa a été scellée très rapidement, la formation bâtie par le chef de l’Etat ayant également besoin de faire une bonne annonce, elle qui n’a qu’un chapelet de mauvaises nouvelles à présenter ces dernières années, avec le départ de plus de la moitié de ses députés, sans parler des militants. Il fallait de toute façon trouver quelqu’un pour tenter de colmater la brèche, devenue béante avec le temps. Ça tombe bien, Riahi “était sur le marché”. Le seul hic c’est que c’est un sacré client.

Rien à gagner, tout à perdre

Il y a de ces faux politiques dont on ne se relève pas. Nidaa Tounes les a enchainés ces derniers temps, et la dernière en date risque de précipiter le naufrage du parti sorti vainqueur de la joute électorale de 2014. Le désespoir mène à tout, décidément, même à penser que s’acoquiner avec Riahi peut permettre de sauver les meubles, une cécité politique que les Essebsi paieront chèrement. Que pourrait-faire de plus l’ex-président du Club Africain, à part précipiter Nidaa dans sa tombe ? Que va-t-il dire de pertinent lors des réunions face à des militants qui ont roulé leurs bosses, qui ont trimé pour leur parti et en ont certainement à apprendre à leur nouveau chef de file ? A part l’opprobre, le déshonneur et la compromission, qu’est-ce que Nidaa va gagner dans cet attelage hétéroclite et contre-nature ? Rien, en réponse aux trois questions. Ce n’est pas la poignée d’élus de Riahi, une quinzaine, qui va faire retrouver aux Essebsi leur lustre d’antan, encore moins changer les rapports de force au Parlement. Ça c’est acté. S’unir à un parti, l’UPL, qui a manifestement atteint son plafond de verre avec son score de 2014 et ne pouvait faire que de la figuration aux prochaines élections est la sortie de route de trop pour Essebsi père et fils. Alors que la solution est là : Youssef Chahed et sa cote auprès des citoyens, et un paquet de députés acquis à sa cause…

A part faire de la politique à la hache, en exhibant grossièrement ses millions – il le fait de moins en moins, juges aux trousses oblige – et épater la galerie avec sa cohorte de voitures de location rutilantes lors des campagnes électorales, Slim Riahi n’a rien fait d’autre depuis qu’il est revenu de la Libye où d’ailleurs personne ne sait ce qu’il faisait exactement. HCE et l’homme d’affaires, sous l’assentiment du papa depuis le palais de Carthage, se sont agrippés, comme on le fait pour une bouée de sauvetage, avec la déraison et les excès qui vont avec l’instinct de survie, l’essentiel étant de sauver sa peau, croit-on. Erreur fatale. Mais comme personne, je parle des cadres de Nidaa Tounes avant tout, ne signale la dangerosité de l’aventure et puisque la sénescence politique a frappé la présidence de la République, manifestement aggravée par l’arrivée de Habib Essid, alors on continue la série de boulettes… jusqu’au crash aux prochaines élections.

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Le budget de l’Etat pour l’exercice 2019 a été préparé sur les hypothèses suivantes:
-Croissance économique: 3,1%
-Prix de référence du baril de pétrole (Brent): 75 dollars
-Déficit budgétaire: 3,9% du PIB
-Taux d’endettement: 70% du PIB
-Augmentation des exportations: 8,1%

Rappelons que les hypothèses trop optimistes du projet du budget 2018, notamment un prix du baril de pétrole exagérément bas malgré les alertes des experts, ont valu bien des déboires au chef du gouvernement. Est-ce encore le cas cette fois ? Les analystes ont la parole…

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Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Mohamed Ennaceur a annoncé, au début de la plénière du mardi 16 octobre 2018, la démission des députés Mohamed Saidane, Lotfi Nabli, Hela Omrane et Samah Bouhawal de Nidaa Tounès et leur adhésion au bloc de la Coalition nationale.

Ainsi, la composition des groupes parlementaires à la date du 16 octobre 2018 est comme suit :

Ennahdha: 68
La Coalition nationale : 51
Nidaa Tounès : 39
Le Front populaire : 15
Al Horra-Machrou Tounès : 14
Le Groupe démocrate : 12
Allégeance à la Patrie : 11
Députés hors groupe : 7

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Chaque année, l’AFD identifie et valorise les entrepreneurs de la révolution numérique en Afrique. Cette édition « l’innovation pour les femmes en Afrique » est dédiée à la promotion de l’égalité femmes-hommes sur le continent africain. Le concours s’adresse aux start-ups du continent africain ainsi qu’aux porteurs de projet issus du monde entier, qui proposent des solutions innovantes agissant en faveur de l’inclusion des femmes en Afrique.

Les startups d’Afrique et du monde entier ont jusqu’au 12 novembre 2018 pour déposer leur candidature en ligne sur http://afddigitalchallenge.afd.fr .
Qui peut participer ?
Tout projet entrepreneurial innovant :

justifiant d’une structure juridique existante et d’une activité avérée sur le continent africain
porté par des femmes et/ou des hommes, et dont l’impact vise précisément l’inclusion des femmes et la réduction des inégalités de genre
utilisant les technologies numériques pour amplifier son impact

Quel est l’objectif de l’appel ?
Valoriser les projets entrepreneuriaux portés par des femmes et/ou des hommes, répondant à un enjeu d’inclusion des femmes et de réduction des inégalités de genre — au sens économique, social, culturel ou encore politique, et utilisant le numérique comme levier de développement.
Quelles sont les récompenses ?
DIGITAL AFRICA INITIATIVE – 15 000€
Récompense deux entreprises en phase d’amorçage, remarquables par leur capacité d’innovation.

DIGITAL AFRICA REUSSITE – 50 000€
Récompense deux entreprises en phase de croissance, remarquables par leur capacité à se développer et à essaimer.

​DIGITAL AFRICA PRIX SPÉCIAL – 20 000€
Récompense une entreprise se distinguant par l’originalité de son approche dans une perspective d’inclusion des femmes.

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La brigade des recherches judiciaires de la Garde Nationale à Siliana a ouvert une enquête pourtant sur une suspicion de corruption dans 4 bureaux de poste de la région, rapporte Mosaïque Fm, citant une source sécuritaire.

Une équipe au service de l’Office National des Postes a observé des échanges de transactions financières entre les 4 bureaux par le biais des comptes postales des clients. L’affaire a été transférée au pôle judiciaire et financier, indique la même source.

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Après le député Karim Helali, c’est au tour de Me Mohamed Mouldi Sabri, avocat tunisien au barreau de Marseille, de charger la barque des employés de la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN). Sur sa page Facebook, le 13 octobre 2018, l’avocat a fait des révélations qui ternissent davantage l’image de la compagnie.
«Au diable le secret professionnel !» a-t-il écrit d’emblée, affirmant que «de nombreux employés de la CTN ont été condamnés à des peines de prison pour des infractions liées à la contrebande de cigarettes (…) Certains avaient regagné leurs postes après en maquillant leur séjour en prison, qu’ils ont fait passer pour un congé maladie et ont été appuyés en cela par le syndicat“, dit-il.

«Un de mes clients a écopé de 3 mois de prison. Il travaille comme serveur au bar du Tanit. Au regard de la loi tunisienne, cette condamnation devait en principe lui valoir un limogeage. Sa sœur avait fait parvenir à la société un certificat médical et le syndicat s’est engagé à le faire réintégrer. Et c’est ce qui s’est passé. Le concerné n’est même pas passé devant le conseil de discipline“. Me Sabri indique qu’un directeur du transport maritime très en vue “a réglé les frais de cette affaire. Une somme en euros qu’il a piochée dans le tiroir de son bureau», a-t-il précisé dans son post, déplorant la situation délétère à la CTN.

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“La Harissa tunisienne s’invite à Paris” est l’évènement qui aura lieu le 23 octobre 2018, à la Maison de Tunisie à Paris (France), en marge de la participation de six entreprises tunisiennes de harissa labellisée au Salon international de l’alimentation (SIAL), organisé du 21 au 25 octobre 2018, à Paris.

Organisée à l’initiative du Groupement des industries de conserves alimentaires (GICA) avec l’appui du projet d’accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir (PAMPAT), en partenariat avec les Toques Blanches France et Tunisie, cette manifestation s’inscrit dans une approche d’internationalisation de la harissa tunisienne en tant qu’ingrédient culinaire, selon un communiqué publié, par “Classe Export Group”.

La harissa avec son nouveau label “Food Quality Label Tunisia” initié pour protéger la harissa tunisienne de qualité supérieure en tant que produit de terroir, des imitations sur les marchés internationaux, a déjà été exposée dans plusieurs salons professionnels en Europe ainsi qu’aux Etats-Unis d’Amérique et en Russie.

Un cooking show tuniso-français et une dégustation de recettes créatives à base de harissa tunisienne, créées spécialement pour l’évènement, seront organisés. Les recettes seront dévoilées après le cooking show sous forme d’un livret qui sera distribué aux invités et aux journalistes culinaires et bloggeurs français conviés à l’évènement.

Participeront à cette manifestation, l’Ambassadeur de Tunisie en France et des personnalités tunisiennes et de l’univers gastronomique français représentant notamment l’Académie Culinaire de France, l’Association des cuisiniers de France, l’Association des Maîtres cuisiniers de France, les disciples Escoffier international, les disciples Escoffier Grand Lyon ainsi que l’international club Les Toques Blanches.

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L’Association Tunisienne d’Assistance aux Malades du Cancer du Sein (ATAMCS) a organisé ce dimanche, au parc du Belvédère à Tunis, la deuxième édition de la “Marche Rose”, dans le cadre de la campagne “Octobre Rose” visant à sensibiliser au dépistage du cancer du sein.

La secrétaire générale de l’association, Raja Soussi a déclaré à l’agence TAP que “l’objectif de cette manifestation est de sensibiliser davantage à l’importance du contrôle régulier et du dépistage précoce du cancer du sein afin d’augmenter les chances de guérison”. Elle a jouté que “les recherches scientifiques ont démontré que le cancer du sein a un rapport avec le surpoids et l’obésité, d’où l’importance de la pratique du sport et de l’activité physique”.

“Sur cette base, nous nous sommes lancés dans l’organisation annuelle de “la Marche Rose” en collaboration avec des associations sportives et de grands champions et nous remercions, à ce propos, la championne olympique Habiba Gheribi pour avoir soutenu nos activités et contribué à la promotion de cette manifestation”.

Souissi a d’aure part ajouté que le programme de l’Octobre Rose comprend une journée de sensiblisation, au complexe sportif et de jeunesse d’El Menzah qui aura lieu le 21 octobre prochain, en présence de médécins spécialistes de l’institut Salah Azaiez qui offriront des consultations gratuites pour le dépistage du cancer du sein.

De son côté, Habiba Gheriba a souligné que sa participation à la marche rose entre dans le cadre de son soutien aux efforts consentis par l’Association Tunisienne d’Assistance aux Malades du Cancer du Sein visant à sensibiliser aux dangers de cette maladie et aux moyens d’y prévenir. Elle a appelé à venir nombreux à la journée de sensibilisation prévue dimanche prochain pour prendre connaissances des dernières nouvelles en matière de dépistage et de lutte contre le cancer du sein.

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La coordination des syndicats des prestataires de services de santé a réitéré dimanche son appel au maintien du système d’assurance maladie et à œuvrer à le développer et à introduire des réformes.

Intervenant dimanche lors du forum national des prestataires de services de santé dans le secteur privé tenu à Tunis sur “l’avenir du système d’assurance maladie”, Mohamed Ayed, coordinateur national de la coordination des syndicats des prestataires de services de santé a précisé que face au blocage des négociations, il a été décidé d’annuler les conventions sectorielles signées avec la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).

Il a appelé l’autorité de tutelle à réviser les conventions et entamer des négociations sérieuses prenant en considération les nouvelles données et indices économiques et sociaux pour l’année 2018.

Les données qui ont formé une base des négociations en 2006 ne sont plus valables, a ajouté la même source, recommandant la nécessité de prendre en considération les nouvelle statistiques.

Le système d’assurance maladie est entré en vigueur en 2007 selon la loi n71 pour l’année 2004 qui détermine la relation entre l’assuré social, les prestataires de service et la CNAM, a-t-il encore rappelé.

Mohamed Ayed a fait part de son regret de l’absence de représentants de l’autorité de tutelle à cette rencontre, qui a-t-il estimé, forme un signe de manque de volonté de relancer des négociations.

Pour sa part la vice-présidente de l’organisation de défense de consommateur (ODC), Thouraya Tabbassi, a indiqué que l’organisation appelle les différentes parties intervenantes à reprendre les négociations pour trouver des solutions radicales et efficaces.

Elle a également appelé le ministère des Affaires sociales et le ministère de la Santé à intervenir en urgence et réviser le système d’assurance maladie en tenant compte des développements économiques et sociaux.

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Pour sortir de la situation économique actuelle, le gouvernement a opté pour des solutions traditionnelles lors de l’élaboration du projet de loi de finances 2019 (PLF) (…). Ce projet (PLF) constitue un budget d’élection, puisque que le pays se prépare aux élections présidentielles et législatives de 2019“, a déclaré Néji Jalloul, DG de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et membre de Nidaa Tounes, rappelons-le. Le sémillant et tonitruant ex-ministre de l’Education nationale, qui avait l’UGTT aux trousses et qui est bien content que son parti l’ait planqué à l’ITES, a recommandé au gouvernement de l’audace et de l’innovation. Des conseils sans doute frappés au coin du bon sens, mais qui surtout ne coûtent rien quant on n’est pas obligé de les mettre en pratique dans un pays devenu quasiment ingouvernable. Mais le patron de l’ITES n’a pas dit que ça lors de cette rencontre sur le PLF 2019, il a asséné que l’équipe de Youssef Chahed “œuvre actuellement à calmer délibérément la situation et à renvoyer toutes les questions importantes aux prochains gouvernements“, rapporte la TAP. Puis est venu le coup de grâce sur ce texte dont on ne connait pas encore tous les secrets et que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, tente de négocier dans un contexte économique âpre : le PLF 2019 ne solutionnera pas les problèmes qui ont alimenté le soulèvement populaire de 2011, notamment le chômage, la dégradation du niveau de vie et la montée de l’endettement, a conclu Jalloul.

Vu la position qui est la sienne, cadre dans un parti dont le directeur exécutif, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), a fait de l’élimination de Chahed l’alpha et l’oméga de son action, il est légitime de se demander si le directeur de l’ITES n’a pas été armé par HCE pour descendre en flammes le PLF 2019. Soit Jalloul fait son travail, strictement, comme il le fait pour les autres grands dossiers, soit il a été mandaté pour casser du Chahed. On ne peut pas exclure complètement la deuxième option car ce n’est un secret pour personne : Nidaa Tounes va très mal et est au bord du précipice. Mais Jalloul, étrangement, n’en parle jamais. En tout cas jamais en public. Sauf si ce n’est pour en dire du bien, comme par exemple lors de sa sortie sur un parti qui fourmille de têtes bien faites et qui sont capables de sortir le pays du trou en à peine 6 mois. Il a dit ça le 6 août 2018. Le parti s’est bien dépeuplé depuis, au point d’afficher moins de la moitié des députés qu’il comptait en 2014 (86 élus). Mais ça l’ex-ministre de l’Education n’en parlera pas non plus. Silence de mort.

Dans un certain sens on le comprend, il a envie d’être tranquille après ses tourments au département de l’Education. Quand on voit la débauche d’énergie de Essebsi junior pour déloger Chahed de la Kasbah, on se dit qu’il vaut mieux ne pas être dans son viseur. Et justement souligner le climat délétère à Nidaa Tounes c’est critiquer son commandant, et critiquer son commandant c’est en faire un ennemi. Chahed l’avait fait publiquement, à la télévision, le moins qu’on puisse dire est que ça n’a pas soigné ses intérêts dans le parti. Bon, c’est peut-être une chance pour lui, pour après, s’il décidait de divorcer et d’amener dans son sillage les nombreux déçus, mais en attendant sa posture belliqueuse contre HCE le dessert, en parasitant son action et en polluant la trajectoire politique du pays. Jalloul n’a pas envie d’être pris par la broyeuse HCE. Mais avec le rang qui est la sien dans le parti, avec le niveau de responsabilité qu’il a dans l’appareil d’Etat et avec sa cote de popularité, selon tous les sondages, se taire devant le naufrage du parti vainqueur des élections de 2014 est un lourd passif qui peut valoir une lourde condamnation au Tribunal de l’Histoire.

Nouri et Ennaiffer s’y mettent aussi !

L’analyste économique Fathi Nouri abonde dans le même sens que Jalloul. Pour cet expert, le PLF est un projet d’élection car il ne prévoit aucune hausse des taxes ou une réforme du système de subvention qui devra cibler les catégories à faible revenus.

S’agissant de l’endettement extérieur, Nouri a souligne que la Tunisie a besoin de mobiliser 10 mille millions de dinars, dont 2300 millions de dinars sur le marché intérieur et 7000 millions de dinars des institutions internationales de crédit, outre 890 millions de dinars des marchés financiers.
Il a, dans ce cadre, rappelé que la Tunisie n’est pas parvenue à mobiliser 1000 millions de dinars budgétisés en 2018 et elle n’est pas encore sortie sur le marché international.
Pour l’expert, la situation politique actuelle qu’il a qualifié de “pourrie” a compliqué davantage la situation en renforçant davantage la dépendance du pays au Fonds monétaire international.

Pour sa part, le président du Centre tunisien de veille et d’intelligence économique, Nafaa Ennaiffer, a estimé que le PLF 2019 mènera le pays vers un danger imminent, critiquant l’approche adoptée lors de l’élaboration de ce projet.
Le gouvernement œuvre à assurer la couverture de certaines dépenses par le biais des taxes ou le recours à l’endettement“, a-t-il encore expliqué.
Il a fait savoir que la masse salariale devra augmenter, au cours de la période 2015/2019, de 50% alors que le service de la dette enregistrera une hausse de 100% pour se situer en 2019, à 9,2 milliards de dinars, contre 4,5 milliards de dinars en 2015.
Ennaiffer a souligné que la situation actuelle de la Tunisie nécessite de la part du gouvernement plus d’audace lors de l’élaboration de la loi de finances.
Et de préciser qu’il faut maitriser les dépenses et stopper l’hémorragie de dépenses des entreprises publiques et les caisses de sécurité sociale.

A mesure que se dévoilent les éléments du PLF 2019, texte le plus important et le plus commenté du moment, mais aussi le plus secret et dont on laisse astucieusement filtrer quelques morceaux, les avis vont se figer – pour, contre… En attendant on se garde bien de sortir du bois. Même ceux dont on dit qu’ils seront relativement choyés par la prochaine Loi de finances, les entrepreneurs, se gardent de pavoiser, et encore moins défendre le PLF. Ils restent sur leurs gardes. Mais l’expert en économie Azzedine Saidane a, semble-t-il, sa petite idée sur la question : le Budget 2019 est taillée pour les dépenses et non l’investissement, et n’apportera donc pas grand chose à l’économie du pays, comme le pensent Jalloul, Nouri et Ennaiffer. On verra bien dans peu de temps. En tout cas une chose est sûre : De sa capacité à négocier les virages pour faire passer le PLF, à y mettre ce qu’il faut pour en même temps régler les problèmes macroéconomiques et ménager le porte-monnaie du citoyen dépend l’avenir politique de Chahed. A moins qu’il opte pour un point de chute doré dans quelque institution internationale, loin du chaudron tunisien qui a la fâcheuse tendance à brûler ses dirigeants, une affaire qui risque de durer, autant que le long temps de l’apprentissage des us et coutumes de la démocratie.

S.L.

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Le vice-président de l’Union tunisienne pour l’agriculture et la pêche (UTAP), Anis Kharbach, a annoncé ce jeudi 12 octobre 2018 que l’UTAP détient des données relevant que 5 mille tonnes de pommes de terre infectées par un virus (sans donner plus de détails sur ce genre de virus) ont été importées au cours du mois de février dernier et ce, pour assurer l’approvisionnement du marché tunisien.

Dans une déclaration accordée à Radiomed, le responsable a précisé qu’il y a une «suspicion de corruption» dans cette affaire, signalant qu’elle a engendré de lourdes conséquences sur la production nationale, notamment avec le début de la saison de la récolte de pommes de terre depuis mars dernier.

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Au cours des neuf premiers mois de 2018, le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est réduit pour se situer au niveau de 284 Millions de Dinars (MD), contre 1107,5 MD enregistrés durant la même période de l’année écoulée, soit une baisse de 73%.
Selon les données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, cette régression est principalement tirée par les exportations de l’huile d’olive.
La balance commerciale alimentaire a enregistré une nette amélioration au niveau de la couverture des importations par les exportations, soit 92,6%, contre 66,8 % pendant la même période de l’année 2017.
Le ministère de l’Agriculture a imputé la réduction de déficit à l’évolution de la valeur des exportations alimentaires, laquelle (valeur) a dépassé celle des importations (65,5% export contre 19,4% import), ajoute la même source.

Au cours des neuf premiers mois de 2018, l’exportation des produits alimentaires ont généré des bénéfices estimés à près de 3695,4 MD, à cause du dédoublement des exportations d’huile d’olive au niveau de la quantité (176,9 mille tonnes, contre 64,7 mille tonnes) et la valeur (1691,8 MD, contre 605,3 MD), outre la hausse de 2% enregistrée au niveau des prix.
Les recettes des produits frais de la pêche et les dattes ont cru respectivement de 33% et 38%, outre l’amélioration de 28% de la valeur des exportations des légumes fraiches ainsi que celle des agrumes (+9% en dépit de la baisse de 22% des quantités exportées) et les conserves de légumes, de fruits et des poissons de 73%.
La valeur des exportations alimentaires, sans compter les revenus de l’huile d’olive, a enregistré une croissance de 23%.
La Tunisie a exporté près de 28 mille tonnes de fruits d’été pour une valeur de 70 MD, soit une hausse de 40% en valeur et en quantités par rapport aux neuf premiers mois de 2017.

A noter que 41% de ces quantités ont été exportés vers les pays du Golfe, 39% vers le marché Libyen, 8% vers la France, 7% vers le marché italien et 3% vers le marché russe.
Le pays a également dépensé 3989,4 MD pour l’importation des produits alimentaires, soit une hausse de 19,4%, par rapport à la même période de l’année 2017.
Cette évolution s’explique par la baisse du taux de change du dinar tunisien par rapport aux monnaies étrangères et l’augmentation de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base, outre la hausse de leurs prix sur le marché international (blé dur +30%), blé tendre (+24%), l’orge (+63%) et les dérivées du lait (+56%).
Les achats de maïs et des huiles végétales ont régressé en valeur respectivement de 9% et de 27%, en raison de la baisse des quantités importées, sachant que les produits alimentaires de base représentent 67 % du total des importations alimentaires, contre 74% en 2017.

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Les gouvernements de la Guinée et de la Guinée Bissau vont bénéficier de 50 millions d’euros, sous forme de dons et de prêt, en financement de la première phase du projet d’aménagement de la route Boké-Québo, corridor routier entre Conakry-Bissau.

Le coût total du projet est estimé à 117,19 millions d’euros. La première phase va coûter 79,94 millions d’euros et la Banque a déjà mobilisé 30 millions d’euros de l’Union européenne.

C’est dans cette perspectives que le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé au profit de la Guinée un don du Fonds d’assistance technique (FAT) de 4,07 millions d’euros ; un don du Fonds africain de  développement (FAD) de 20,49 millions d’euros et un prêt FAD de 6,06 millions d’euros. Pour la Guinée Bissau, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un don du FAT de 1,78 millions d’euros et un don FAD de 16,77 millions d’euros.

Par ailleurs, la Guinée et la Guinée Bissau ont bénéficié respectivement d’un don de la Facilité d’investissement pour l’Afrique (FIAf) de 20,38 millions d’euros et 9,62 millions d’euros.

« Cette route Boké-Québo est très importante pour les deux pays, et fait partie du corridor routier Transafricain N°7 Dakar-Lagos,» a souligné le Directeur général adjoint pour l’Afrique de l’Ouest, Serge-Marie N’Guessan.

Ces interventions du Groupe de la Banque produiront entre autres résultats, l’accroissement des échanges commerciaux entre les deux pays, de 60,46 tonnes de marchandises à 2000 tonnes de 2017 à 2025 ; la réduction du temps de parcours ; la création d’emplois directs durant les trois années de travaux et l’accroissement des revenus des ménages de 15%.

La zone du projet est enclavée mais regorge de potentialités agricoles et minières. Elle fait partie du corridor routier transafricain N°7 Dakar-Lagos, et sa réalisation va contribuer à l’intégration de la région. Il consistera en l’aménagement et le bitumage de 107 km de route dont 86 km en Guinée et 21 km en Guinée Bissau, et permettra également la construction de deux ponts en Guinée d’un linéaire total de 364 ml (Tinguilinta et Cogon) et la reprise des défauts concernant cinq ponts en Guinée-Bissau. En outre, il est aussi prévu de réaliser dans les deux pays des aménagements et mesures connexes constitués d’infrastructures socio-économiques et marchandes, de pistes, de forages et d’appui aux groupements de femmes et des jeunes, notamment pour la valorisation de la noix d’acajou.

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Le coup d’envoi des travaux d’ouverture des terrains expropriés pour le compte du Projet de liaison permanente de Bizerte a été donné, mercredi, dans son premier tronçon, au niveau de la localité de Ben Negro (délégation de Menzel Jemil), pour un coût de 750 millions de dinars. Ces travaux devront se poursuivre durant deux mois.
Les autorités régionales avaient entamé, depuis un an, le règlement des questions foncières. Le dossier d’expropriation des terrains situés sur le tracé du premier tronçon reliant l’autoroute A4 et le Lac a été finalisé, indique le gouverneur de Bizerte, Mohamed Gouider, dans une déclaration à l’agence TAP. Le décret d’expropriation doit paraître, au courant de ce mois d’octobre 2018. Le dossier relatif au deuxième tronçon sera règle avant la fin 2018, assure le gouverneur.
Le ministre de l’équipement, Mohamed Salah Arfaoui, avait annoncé dans une déclaration à l’agence TAP, le 6 octobre 2018, à Bizerte, que l’ouverture des terrains expropriés pour le compte du Projet de liaison permanente est prévue, avant le 15 octobre 2018, et le démarrage des travaux effectifs en 2019, signalant que les expropriations foncières ont atteint un taux d’avancement de 70 %.
Le projet de liaison permanente, s’étendant sur 9 km, est divisé en trois parties, dont la deuxième consiste en un pont fixe de 2,1 km qui remplacera l’actuel Pont mobile de Bizerte.

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« Si nous devons certainement nous attaquer au changement climatique chez nous, nous ne pouvons pas non plus oublier les pays les plus pauvres qui en sont encore davantage victimes. » C’est le message du Ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, et du Directeur d’Enabel, Jean Van Wetter. L’Agence belge de développement Enabel a organisé les 9 et 10 octobre 2018 à Bruxelles une conférence internationale consacrée au climat. Plus de 170 participants, venus de Belgique et du reste du monde, y ont débattu de la manière d’intégrer le changement climatique dans les stratégies de développement déployées dans les villes secondaires, entre autres dans les pays partenaires de la Coopération belge au développement.

Vulnérabilité des zones urbaines

Jean Van Wetter : « À l’heure actuelle, plus de la moitié de la population mondiale vit dans des zones urbaines ; en 2050, ce chiffre atteindra quasiment 70 %. Les villes contribuent fortement au changement climatique via l’émission de gaz à effet de serre. Elles sont en même temps particulièrement vulnérables à ses conséquences, comme les vagues de chaleur, les inondations ou les tempêtes violentes. C’est d’autant plus le cas quand elles se situent dans les pays les moins avancés. »

C’est pour cela qu’Enabel organise une conférence internationale consacrée à la manière de faire face au changement climatique dans les villes secondaires d’Afrique. Ces villes sont largement tributaires de l’agriculture et des ressources naturelles provenant de l’arrière-pays. L’attention est notamment allée à la traduction de plans climatiques nationaux en projets locaux, au développement d’une économie verte et de constructions respectueuses de l’environnement. Les discussions ont aussi débouché sur des recommandations pour les nouveaux programmes de coopération avec le Rwanda, le Bénin et la Tanzanie.

100 millions d’euros par an

Alexander De Croo : « La conférence sur le climat organisée par Enabel vient à point nommé. Non seulement le nouveau rapport sur le climat vient d’être publié, mais cette thématique doit aussi s’inscrire dans notre collaboration avec les pays partenaires. Aujourd’hui, notre pays dépense déjà quelque 100 millions d’euros pour aider les pays les plus pauvres à faire face au changement climatique. C’est nécessaire parce que ce sont précisément ces pays qui sont les plus durement touchés, alors que les moyens de se protéger leur font cruellement défaut. »

La conférence a réuni des experts, des représentants d’agences européennes de développement, de la Commission européenne, d’ONG, d’universités, des représentants de pays partenaires mais aussi des bourgmestres de villes secondaires. Ils ont eu l’opportunité de partager leurs expériences et d’étendre leur réseau professionnel. Cette conférence a été organisée par l’agence belge de développement Enabel en collaboration avec le service Climat du SPF Santé publique, la Direction générale Coopération au développement et la Région de Bruxelles-Capitale.

La Ministre de l’Énergie, de l’Environnement et du Développement durable, Marie-Christine Marghem, a inauguré la conférence en soulignant que « le rapport sur le climat publié hier par le groupe d’experts des Nations Unies sur le climat constitue un avertissement lancé à l’échelon planétaire et met chacun d’entre nous face à ses responsabilités. »

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