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Leila Elgolli fait un petit coup de Pub, détruit un hôtel, et puis s’en va !

Maire de la ville balnéaire de Hammam-Sousse, dont la station El Kantaoui, Leila Elgolli est d’El Moubadara et elle a pris l’initiative, mais de défigurer la plage qui assure le plus important de ses revenus, à travers les hôtels de la région. Jeune et certainement mal conseillée, la Maire de la station touristique d’El Kantaoui a dernièrement décidé sur un coup de tête de rappeler les habitants de la région au bon respect des règles de DPM (Domaine Public Maritime).

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Il est vrai que cette grosse problématique, qui fait que les riverains grignotent chaque année plus sur la plage et y construisent de manière illégale, n’est pas nouvelle. En 2015, l’Apal (Agence de protection et d’aménagement du littoral), qui est théoriquement la seule agence habilitée à sévir, avait identifié 432 infractions, dont de nombreuses sur le littoral de Hammam-Sousse, comme le montre cette photo issue d’une étude de l’Apal.

A El Kantaoui, c’est la Mairie, conduite par Leila Elgolli, qui prend le taureau par les cornes, et sévit. Une campagne lui a ainsi été orchestrée et des photos de cette campagneont été publiées, un peu partout, pour faire de la Pub à la jeune Maire. Quelques murs «pieds dans l’eau» en ont fait les frais et la campagne s’arrête (Nos informations sur place datent du dimanche 26 mai 2019).

Deux constructions, essentiellement, ont fait les frais de la campagne Pub de Mme La Maire. D’abord un hôtel, vieux presqu’autant que l’ancienne résidence de Feu Ali Mhenni et dont les plans initiaux montrent clairement le respect des règles de la DPM. Effets climatiques connus, la mer a avancé, les digues du port d’El Kantaoui aidant et l’hôtel se retrouve sur la route des bulldozers de la Maire. Cette dernière ordonne de casser toute l’enceinte de l’hôtel en bordure de mer, entasse tous les détritus de son intervention sur le côté et s’en va. Officieusement, la municipalité n’avait pas les moyens de sa politique et donc l’argent pour convoyer les détritus en dehors de la plage. Pourquoi alors être si pressée pour casser un hôtel ? Ledit hôtel passe par des difficultés financières et serait à vendre par les créanciers. Le détruire aidera-t-il les créanciers à récupérer leur argent ? L’Administrateur judiciaire (comme le montre la vidéo) avait essayé de faire arrêter la décision de destruction, mais la Maire ne l’entendra pas.  Le résultat est une intervention qui a défiguré encore plus une des plus belles plages de la région. René Trabelsi, ministre du Tourisme, visitait début mai 2019 El Kantaoui. Il ne s’y était guère intéressé !

Deuxième construction cible de Mme La Maire : l’ancienne villa du couple (le premier) des Ben Ali (Zine El Abidine et Naïma). Là encore, on casse et on laisse tout sur place. Un peu plus loin, des villas font plus que grignoter la DPM et appartiennent à des dignitaires de la région. Elles la bouffent carrément et empêchent les baigneurs d’accéder à la mer. Le courroux de la Maire et sa volonté de faire respecter la loi n’y toucheront pas. La loi est certes la loi et doit être appliquée, mais de façon égalitaire pour toutes les infractions quels que soient ceux qui les ont commises ! A tracer une ligne droite, à partir de l’allée en terre creusée à force de bulldozers dans l’hôtel, il y aurait eu une dizaine d’autres infractions à la DPM. Les services de Mme la Maire ne les verront pas. il y a pourtant un certain nombre de dignitaires de Sousse, dont dans le domaine sportif et des affaires, tout aussi concernés par les décisions de destruction et dont les maisons pieds-dans-l’eau. De tout cela La Maire ne verra rien.

Ils ne verront pas, non plus, les tonnes d’algues marines, de plastic, bouteilles d’alcool, canettes de bière, de couches bébé et même des aiguilles de toxicomanes, qui jonchent la même plage et que la municipalité ne prend même pas la peine de ramasser ou de contacter les charbonniers qui pourraient l’utiliser en guise de combustible, pour lever ces détritus.

Des riverains avaient essayé de lever eux-mêmes les tonnes de détritus sur la plage que la municipalité de Hammam-Sousse refuse de passer au crible et de nettoyer. Mieux, les services municipaux leur dresseront même des PV !Ne rien faire et ne pas laisser faire. Telle semble être la devise de cette Maire d’Al Moubadara, le parti du ministre de la fonction publique !!

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