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vendredi 27 novembre 2020
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Monsieur le président, où êtes-vous. Ils ont découvert d’autres formes de vannes

Le chef du gouvernement tunisien a l’oreille dure, et semble même avoir la mémoire courte. Il avait pourtant promis de faire, pour le reste des gouvernorats de la République, ce qu’il avait fait pour El Kamour. Et cela, malgré le très peu de moyens pour un gouvernement qui fait déjà budget à crédit.

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Il avait aussi vu, sinon au moins entendu les cris de ses concitoyens et gouvernés, du Kef, de Kasserine, de Gafsa et de toutes les régions de Tunisie où il y a une quelconque ressource naturelle capable de faire l’objet de pression sur son gouvernement. Voici quelques semaines, il avait envoyé une délégation de négociateurs plénipotentiaires, nantis  des pouvoirs décisionnels et sans besoin de consultation du sommet de l’Etat, pour trouver les solutions. Ces solutions, très fortement critiquées, avaient été trouvées. Elles avaient accordé une sorte d’immunité judiciaire aux négociateurs d’El Kamour, qui parviennent désormais à se soustraire à toute loi, devenant  intouchables par la justice, mais la vanne n’a pas été fermée de nouveau. On se demande toujours qui paiera la facture du manque à gagner en ressource pétrolière, et s’il ne faudra pas désormais migrer vers Tataouine pour devenir intouchable, mais la région est désormais relativement calme pour l’instant.

Or, d’autres régions, tout aussi démunies que Tataouine, sinon davantage, ont découvert le pot-aux-roses. Elles demandent justice, sociale, économique et la parité judiciaire. Elles ont, de plus, découvert d’autres types de vannes à utiliser pour arriver à leurs fins.

A Kasserine, des habitants proches d’un champ pétrolier font désormais du « Stand-Up » pour leurs droits. Des citoyens du bassin minier, un gîte à problèmes sociaux de tous genres depuis le régime de défunt président Ben Ali, se soulèvent et arrêtent la production du phosphate. Un groupe de « chômeurs » bloquent l’accès au Groupe Chimique (GCT). Ils empêchent tout employé d’y accéder et cela impactera même des entreprises privées qui vivent du GCT.

Et on ne voit toujours aucun ordre de mission pour une délégation de négociateurs. Le chef de celle qui avait fait l’accord d’El Kamour avait, pourtant, fait campagne médiatique pour institutionnaliser le modus  operandi d‘El Kamour en véritable « Plan B » pour toute région où des mouvements sociaux viendraient à soulever des demandes d’emploi pour la dignité.

On y est. Où sont-ils ? Où est le chef du gouvernement ? Il est vrai qu’il est depuis quelques semaines, plutôt absorbé par  la tondaison de son budget pour qu’il passe dans le canevas de l’ARP et des bailleurs de fonds, domestiques et étrangers, que d’ essayer de trouver des solutions pour ceux que le développement avait négligés, et les recrutements à la fonction publique avaient oubliés. Bon courage Si Hichem, et Dieu aide tes gouvernés à patienter !

1 COMMENTAIRE

  1. Nous n’en sortirons plus,et personne n’y pourra rien y compris le président de la république lui même,il aurait mieux valu recourir à la force pour lever le sit-in d’el kamour,plutôt que de ceder à des revendications difficiles à satisfaire même avec un accord signé,car d’une part on est entré dans un processus d’affrontement inévitable,avec une population stimulée par des hourras de guerre,ensuite on a légalisé l’impunité puisque à l’avenir chaque accord comprendra des clauses sur la suppression de toutes poursuites judiciaires contre les personnes que les sit-ineurs protègeront,et ce qui s’est passé cette semaine à tataouine illustre bien cette situation,on est entré dans un no man’s land épouvantable.d’autre part il est temps que l’état se ressaisisse et empêche cette série de coup de force,qui finira par achever ce qui subsistera du pays,et là l’intervention du chef de l’état est souhaitée avec son plan de développements des régions,qui consiste à traiter avec les impliqués dans les malversations de l’ancien régime,dans le cadre d’une reconciliation globale,conditionnée par leurs astreintes à prendre en charge chacun en ce qui le concerne tous les besoins de chaque gouvernorat,et d’attribuer tout ce dont ils sont redevables,pour le développement de ces gouvernorats,c’est une solution insolite certes mais qui pourrait être salutaire

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