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Le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a rappelé mardi les conditions dans lesquelles l’Agence continuait de s’acquitter de sa tâche d’inspection et vérification des installations nucléaires iraniennes dans le cadre de l’Accord international sur le nucléaire iranien.

Dans un communiqué, M. Amano a d’abord souligné que « le travail de l’Agence concernant la vérification des activités nucléaires est et doit toujours être impartial, factuel et professionnel ». « L’indépendance de l’Agence dans le domaine de l’exécution de ses tâches de vérification est de la plus haute importance, afin qu’elle conserve sa crédibilité », a-t-il ajouté,

« Les activités de vérification de l’Agence en Iran sont menées à bien sur la base de l’Accord global de garantie conclu avec l’Iran et du protocole additionnel que l’Iran met provisoirement en œuvre », a-t-il encore dit.

« En outre, l’Agence effectue également la surveillance et la vérification des engagements pris par l’Iran en matière nucléaire dans le cadre du Plan d’action global commun » (nom officiel de l’Accord international sur le nucléaire iranien), a-t-il ajouté. « Ces activités vont se poursuivre selon qu’il conviendra, dans les conditions prévues par les décisions et résolutions pertinentes du Conseil des gouverneurs de l’AIEA et du Conseil de sécurité de l’ONU ».

« Les évaluations concernant l’absence de matériel et d’activités nucléaires non déclarés sont toujours en cours. L’Agence continue d’évaluer les déclarations de l’Iran aux termes du Protocole additionnel et s’est procuré un accès complémentaire, également aux termes de ce protocole, à tous les sites et lieux qu’elle avait besoin de visiter en Iran », conclut le communiqué.

Par cette déclaration, M. Amano répondait indirectement au Premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahu, qui, de la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, a accusé jeudi dernier l’Iran de n’avoir pas renoncé à acquérir l’arme nucléaire, affirmant pour la première fois en public que l’Iran disposait de deux entrepôts atomiques secrets à Téhéran.

M. Netanyahu avait accusé l’AIEA d’« inaction » après qu’Israël eut partagé avec elle des preuves concernant des plans de l’Iran pour mettre au point des armes nucléaires. Et il avait appelé M. Amano à faire rapidement inspecter les nouveaux sites prétendument découverts, avant que l’Iran ne fasse place nette.

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L’Iran, qui a de gros problèmes avec les USA à cause de ses missiles balistiques, a aggravé son cas en en livrant à des milices chiites alliées qui opèrent en Irak ; il se dit même, d’après une exclusivité de l’agence Reuters, que Téhéran grossit sur place sa logistique pour monter en gamme et parer à d’éventuels assauts de ses ennemis dans la région, ont confié des sources occidentales, irakiennes et iraniennes. Les engins évoqués – Zalzal, Fateh-110 et Zolfaghar – peuvent atteindre des cibles à 200-700 kilomètres, donc toucher la capitale saoudienne, Ryad ou Tel Aviv, en Israël, mais également les troupes américaines installées dans la région, s’ils sont balancés depuis les bases dans l’ouest ou le sud de l’Irak.
Si les Iraniens vont au bout de cette affaire, ils compliqueront la tâche à leurs amis européens qui tentent de faire revenir le président américain, Donald Trump, à de meilleurs sentiments sur l’Accord nucléaire entre Téhéran et les puissances occidentales, paraphé en 2015 à Vienne.

Ce que reproche Trump aux Iraniens, c’est justement ça : Livrer des missiles et technologies d’armement à des milices chiites qui s’activent en Syrie, pour épauler le régime de Bachar Al Assad, aux rebelles Houthis au Yémen et au Hezbollah libanais. Même la France, qui était jusqu’ici du côté de Téhéran dans son bras de fer avec les Etats-Unis, commence à flancher sur la question, et soutient maintenant que l’Iran devra rendre des comptes sur l’affaire des missiles (en plus de garanties sur l’avenir de son nucléaire après l’expiration de l’Accord de Vienne, en 2025 et des engagements fermes sur l’arrêt du soutien à des milices chiites dans des théâtres de guerre). Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, suggère à l’Iran d'”éviter cette tentation hégémonique qu’il manifeste“.

Téhéran continue d’arguer que ses activités balistiques sont totalement défensives. L’agence de presse britannique a tenté de recueillir les réactions des responsables iraniens sur la question, ils n’ont pas souhaité s’exprimer officiellement. Même refus de la part du gouvernement et de l’armée irakiens.
Une source occidentale confirme les dizaines de missiles convoyés vers l’Irak, une manière, selon elle, d’effrayer les Américains et leurs alliés, et d’éviter que les Israéliens s’en prennent encore à des installations iraniennes en Syrie…

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Réponse du berger à la bergère : le président américain, Donald Trump, en dépit des foudres qu’il promet à l’Iran et à ses partenaires, n’empêchera pas Téhéran d’exporter son pétrole. C’est la réplique cinglante du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, rapportée par l’AFP ce mercredi 08 août 2018. “Si les Américains veulent garder en tête cette idée simpliste et impossible, ils devraient également en connaître les conséquences”, a dit Zarif. “Ils ne peuvent pas penser que l’Iran n’exportera pas de pétrole et que d’autres exporteront“, a-t-il ajouté.

Rappelons que  Washington ne cesse de déclarer dernièrement qu’il fera en sorte de faire tomber à zéro les exportations de pétrole de l’Iran. Le but de la manoeuvre : Tordre le bras à la République islamique pour qu’elle renégocie un nouvel accord nucléaire, qu’elle enterre définitivement tout ce qui a trait au nucléaire et aux missiles et qu’elle arrête ses immixtions dans les conflits régionaux en Syrie et en Irak.

Rappelons que les Etats-Unis ont réactivé les sanctions contre l’Iran suite à leur retrait de l’accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien – paraphé par l’Iran, les membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie) et l’Allemagne.

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Le président américain, Donald Trump, ne se contente pas de faire vivre l’enfer aux Iraniens en rétablissant les sanctions qu’on espérait enterrer, il menace maintenant les pays qui soulagent l’Iran en commerçant avec lui. Ce mardi 07 août 2018, l’imprévisible Trump a émis une mise en garde en direction de ceux qui le défieraient en continuant d’échanger avec Téhéran, rapporte l’AFP. Il est sur l’affaire depuis quelques mois, et n’a manifestement pas l’intention d’arrêter…

Ces sanctions, que le locataire de la Maison Blanche qualifie lui-même de  mesures les “plus dures jamais” imposées, ont été décidées unilatéralement, après le retrait en mai dernier, tout aussi unilatéral, de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien paraphé en 2015 avec les grandes puissances, les USA en tête après d’âpres négociations conduites par Barack Obama.

Le président iranien, Hassan Rohani, a manifesté lundi soir sa colère et parle d’une “guerre psychologique“, tout en fermant la porte à tout dialogue sur un nouvel accord, ce qu’exige l’administration Trump. La Russie est également très remontée contre Trump et affirme qu’elle ferait “tout le nécessaire” pour la survie de l’accord nucléaire. “La communauté internationale ne doit pas accepter que des réussites importantes d’une diplomatie multilatérale soient sacrifiées par les ambitions américaines concernant un règlement de comptes avec l’Iran“, a lâché Moscou.
Même tonalité chez les Européens, qui avaient affirmé depuis le début de l’offensive de Trump qu’ils allaient “protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l’Iran“. D’ailleurs un arsenal législatif sera activé ce mardi, pourtant l’allemand Daimler a flanché devant la menace américaine et a décidé de tout stopper en Iran.

Trump a promis de remettre un gros coup en novembre et a réaffirmé que “Quiconque faisant des affaires avec l’Iran ne fera PAS d’affaires avec les Etats-Unis. Je demande la PAIX MONDIALE, rien de moins“, a-t-il ajouté.
A noter que les sanctions comprennent des freins sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures rudes sur les achats dans l’automobile et l’aviation commerciale.

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A défaut d’avoir fait capoter l’Accord sur le nucléaire iranien de 2015 et d’avoir pu convaincre la communauté internationale de le suivre dans son projet d’asphyxier Téhéran, à travers une batterie de nouvelles sanctions économiques, le président américain, Donald Trump, a une autre idée, machiavélique. En effet Washington veut inciter, par des pressions diverses, les pays qui achètent du pétrole iranien à cesser d’en importer, a confié jeudi 28 juin 2018 un responsable du département d’Etat à Reuters. “Notre préoccupation est de travailler avec les pays qui importent du pétrole d’Iran afin que le plus grand nombre possible d’entre eux ramènent leurs importations de pétrole iranien à zéro d’ici le 4 novembre“, a-t-il dit. “Nous sommes disposés à travailler au cas par cas avec les pays qui réduisent leurs importations“, a-t-il ajouté.

Dans cette optique, des émissaires de l’administration Trump ont débarqué dans des pays européens cette semaine et iront au Moyen-Orient et en Asie. Washington cherche à faire plier Téhéran pour le forcer à négocier un nouvel accord sur son programme nucléaire. Les USA sont “sincères concernant leurs efforts pour faire pression sur l’Iran afin qu’il change son comportement menaçant“, a indiqué ce responsable.
Washington veut également pousser les producteurs de pétrole du Golfe à en faire plus pour prendre la place de l’Iran sur le marché mondial, à partir de novembre.
Reste à convaincre les Chinois et les Indiens, deux des plus gros clients de l’Iran, de les suivre dans cette folle aventure. Il y a aussi la Turquie et l’Irak…

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Les engagements liés au nucléaire sont mis en œuvre par l’Iran, a affirmé mercredi le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, au lendemain de l’annonce du retrait américain de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

« À ce jour, l’AIEA peut confirmer que les engagements liés au nucléaire sont mis en œuvre par l’Iran », a déclaré Yukiya Amano dans une déclaration à la presse.

Selon lui, l’Iran est soumis au régime de vérification nucléaire « le plus robuste au monde» dans le cadre du Plan d’action global conjoint (PAGC), ce qui représente « un gain de vérification significatif ».

Dans cette déclaration, M. Amano a précisé que l’AIEA vérifie et surveille la mise en œuvre par l’Iran de ses engagements dans le domaine nucléaire dans le cadre du PAGC, tel que demandé par le Conseil de sécurité des Nations Unies et autorisé par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA en 2015.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est déclaré mardi profondément préoccupé par l’annonce des Etats-Unis qu’ils allaient se retirer de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien (PAGC) et qu’ils allaient commencer à rétablir les sanctions américaines à l’égard de l’Iran.

L’accord sur le nucléaire iranien a été signé à Vienne, en Autriche, en juillet 2015, par huit parties prenantes : les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), l’Allemagne, l’Union européenne et l’Iran. L’accord a pour but de faire cesser le programme nucléaire iranien et d’obtenir la levée des sanctions économiques.

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Menace pour menace. Le président iranien, Hassan Rohani, requinqué pas ses succès en Syrie, aux côtés de la Russie, ne s’est pas dégonflé face aux bruits de botte du président américain. Ce lundi 09 avril 2018, il a déclaré à propos de l’Accord nucléaire que le président Barack Obama a eu tant de mal à faire signer : “Nous ne serons pas les premiers à violer l’accord mais ils (les États-Unis, NDLR) doivent impérativement savoir qu’ils le regretteront s’ils le violent“, a lâché Rohani dans une allocution à l’occasion de la Journée nationale de la technologie nucléaire.
Nous sommes bien plus préparés qu’ils ne le pensent, et ils verront que s’ils violent cet accord, en une semaine, en moins d’une semaine, ils en verront le résultat“, a-t-il ajouté, rapporte l’AFP.

Si les États-Unis “se retirent (de l’accord), cela signifiera qu’ils ne tiennent pas parole. Cela ternirait leur réputation et leur dignité sur la scène internationale“, a encore indiqué le président iranien. Et il n’a pas tort, vu la cote de popularité de Trump dans le monde.
Cela fait 15 mois que ce monsieur, arrivé au pouvoir en Amérique, lance des allégations“, a affirmé Rohani, mais “les bases (de l’accord nucléaire) sont restées solides pendant ses 15 mois de pression“. Il est vrai que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé début mars que Téhéran “remplit ses engagements“. Ce n’est pas la première fois que l’AIEA le dit du reste, mais Trump est complètement fermé aux arguments des inspecteurs de l’ONU et s’en tient à sa promesse d’avoir le peau de “l’Accord d’Obama”…

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L’Union européenne a choisi son camp : celui de l’accord international (signé par les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, la Russie et l’Iran) sur le nucléaire iranien, qui tient depuis 2015 et que le président américain, Donald Trump, s’est juré de démolir. La patronne de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, aux côtés des ministres des Affaires étrangères français, allemand et britannique, l’a clairement dit ce jeudi 11 janvier 2018 à Bruxelles, en présence du ministre iranien des Affaires étrangères. Selon le MAE français, Jean-Yves Le Drian , “cet accord de non-prolifération est essentiel et il n’y a pas d’alternative. Il est important que l’ensemble des parties prenantes respectent cet engagement commun et, en conséquence, que nos alliés américains le respectent aussi“, rapporte Euronews.

Les diplomates européens, qui viennent de faire une fleur à Téhéran en défiant ouvertement Washington, demandent en retour que les autorités iraniennes s’activent pour ramener un peu de calme au Proche-Orient. “En parallèle nous devrions nous concentrer sur ce que l’Iran peut faire pour résoudre la crise au Yémen, pour favoriser la paix en Syrie et pour aider à résoudre d’autres questions dans la région“, indique le patron de la diplomatie britannique, Boris Johnson. Par contre, deuxième fleur faite à l’Iran : les Européens se sont abstenus de critiquer publiquement Téhéran pour la répression des dernières manifs qui a fait 21 morts…

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Retrouvailles au sommet entre deux des meilleurs ennemis des Etats-Unis : La Russie et l’Iran. Ce mercredi 1er novembre 2017, Vladimir Poutine est allé voir, à Téhéran, le gratin des dirigeants de la République islamique pour des dossiers clés : la Syrie, l’accord sur le nucléaire iranien et la consolidation des liens économique entre les deux pays, rapporte l’AFP.

La Russie est un pays ami […] et le partenaire stratégique de l’Iran“, a affirmé le président iranien, Hassan Rohani, au terme de son entretien avec Poutine.
Repris par un communiqué de la présidence iranienne, Rohani a invité à “un renforcement de la coopération bilatérale” entre Moscou et Téhéran. En Syrie, “la coopération de l’Iran et de la Russie a eu un grand effet dans la lutte contre le terrorisme” a-t-il indiqué.
D’après Rohani, l’homme fort de la Russie, et même au-delà, a garanti à l’Iran son appui pour tenir tête au président américain, Donald Trump, qui a menacé de déchirer l’accord sur le nucléaire, paraphé en 2015 au bout d’âpres négociations.

Ce qu’on sait, pour le moment, c’est que cette visite a permis au ténor russe des hydrocarbures, Rosneft (une entreprise semi-publique), de signer un accord avec la société publique pétrolière iranienne Nioc. Il est question d’une “feuille de route” pour monter des projets communs dans le secteur de la production de pétrole et de gaz en Iran.
Le patron de Rosneft, Igor Setchine, a affirmé, d’après l’agence Interfax, que “toute une série” de gisements seront exploités avec des partenaires iraniens pour un “investissement total” pouvant atteindre “30 milliards de dollars“…

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L’Iran va recevoir mardi, 7 février 2017, le dernier chargement de 149 tonnes de concentré d’uranium, fourni par la Russie, dans le cadre de l’accord nucléaire avec les grandes puissances, rapporte France 24.

On rappelle que l’Iran a conclu en juillet 2015 un accord nucléaire avec les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie et Allemagne) mettant fin à plusieurs années de crises.

Avec cet accord, Téhéran a accepté de limiter son programme nucléaire, y compris son stock d’uranium faiblement enrichi à 300 kg, durant une période d’environ 10 ans en contrepartie de la levée d’une partie des sanctions internationales.

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Quand l’ayatollah Ali Khamenei s’exprime, on l’écoute avec attention. Et pour cause, il est le guide suprême de la République islamique d’Iran, et donc de fait le plus haut dignitaire de l’État. Sa dernière bataille en date : L’accord nucléaire que son pays a ratifié avec les membres du Conseil de sécurité de l’Onu, l’Allemagne et l’Union européenne. Hier mardi 02 août, l’ayatollah a tout bonnement accusé les USA de ne pas honorer leurs engagements et a asséné que cet accord est une illustration de “la futilité des négociations avec les Américains.” Certes pour le moment le guide suprême n’a pas formellement rejeté l’accord, mais ça en prend le chemin. Par ailleurs ce n’est pas la première fois qu’il s’en prend aux Américains sur cette affaire, donc sa récente attaque fragilise encore un peu plus un accord qu’on a mis des dizaines d’années à concocter et lequel surtout apporte un peu de stabilité dans cette partie du monde très agitée.

Les médias officiels iraniens ont fait leurs choux gras de la diatribe de l’ayatollah. “Aujourd’hui, même les responsables diplomatiques et ceux qui était présents aux négociations réitèrent le fait que les États-Unis ne tiennent pas leur promesse ; malgré des paroles douces et sucrées, les États-Unis s’affairent à endommager et frustrer les relations économiques de l’Iran avec d’autres pays”, a déclaré le guide. D’après lui, l’accord a “encore une fois démontré […] la nécessité de ne pas faire confiance aux promesses des États-Unis.” Il ne s’est pas arrêté là, il a menacé indirectement la communauté internationale en évoquant le partenariat avec les États-Unis sur des conflits régionaux. Il pensait sans doute à la Syrie et au Yémen. En d’autres termes, Téhéran pourrait tout bonnement stopper tout effort pour pacifier ces deux pays si les Américains continuent de ne pas jouer le jeu, ce qui serait une catastrophe.

Khamenei a de bonnes raisons de s’énerver

L’ayatollah est sorti de ses gonds parce que les bénéfices économiques liés à la levée des sanctions de l’ONU tardent à venir, et les Iraniens s’impatientent. Certes le pays a réussi à monter le niveau de ses ventes de pétrole, mais il n’est toujours pas raccordé au système financier international. Les sanctions en rapport avec le programme nucléaire iranien ont effectivement sauté, mais celles relatives aux violations des droits de l’homme sont maintenues, ce qui barre la route du système financier américain et des grandes banques européennes à l’Iran. Les établissements européens sont également tenues par les réglementations américaines, et ne veulent pas braver Washington en collaborant avec l’Iran. Ce sont ces questions épineuses qui ont plombé l’acquisition par Iran Air de 200 avions de ligne Boeing et Airbus, alors que justement l’accord nucléaire a donné le feu vert à ce contrat.

Ce qui est à craindre maintenant, c’est que les sorties de plus en violentes de l’ayatollah Khamenei apportent de l’eau au moulin de la frange la plus conservatrice de l’appareil étatique iranien, qui a toujours été défavorable à l’accord nucléaire, mais avait mis en veilleuse ses critiques histoire de voir dans quel sens allait tourner le vent. S’il s’avère que l’économie iranienne est toujours bridée par les sanctions, la position officielle du régime pourrait muer, et là il y aurait danger. Grand danger même…

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Le guide suprême de la révolution iranienne

Certes le pic des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran a été dépassé, à la faveur de la signature de l’accord autour du nucléaire iranien qui a permis à Téhéran d’être de nouveau fréquentable, mais la hache de guerre entre les deux vieux ennemis n’a pas été enterrée pour autant. Hier vendredi 03 juin 2016, le chef suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, s’est fendu d’une diatribe anti-américaine dont il a le secret. Morceaux choisis : “Si une force politique fait confiance aux Etats-Unis, elle commettra une grave erreur et recevra une gifle” de leur part, a déclaré l’homme fort du pays.

D’après lui, “les Etats-Unis, la Grande-Bretagne maléfique et le régime sioniste sinistre et cancéreux (…) sont les principaux ennemis” de l’Iran, et il est impossible de se fier à eux. En fait ce qui a fait sortir Khamenei de ses gonds, c’est, à ses yeux, le peu de volonté que les Américains mettent dans le respect de leurs engagements suite à l’accord nucléaire, alors que Téhéran a fait sa part du chemin, des gestes qui du reste ont été reconnus par Washington.

Certes l’accord sur le nucléaire iranien a permis de lever une grosse part des sanctions de l’Onu, des Etats-Unis et de l’Union européenne, mais les Américains et les Européens ne veulent toujours pas mettre fin aux sanctions liées au programme balistique de l’Iran, aux droits de l’Homme et à l’appui à des organisations telles que le Hezbollah libanais, classé terroriste par les Etats-Unis. Et ça ça irrite au plus haut point Téhéran

L’ayatollah a fait cette déclaration à l’occasion d’une cérémonie consacrée au 27e anniversaire du décès du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Ruhollah Khomeini. La cérémonie a eu lieu au mausolée de Khomeini dans le sud de Téhéran, et de hauts dignitaires iraniens ainsi que des diplomates étrangers ont fait le déplacement. Ce qui a offert à Ali Khamenei une tribune de choix pour tirer en direction des Américains…

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Les Américains n’ont pas l’intention d’être spectateurs et de laisser l’Iran violer allègrement l’accord sur le nucléaire, qui a replacé Téhéran dans le concert mondial des nations. Le vice-président des USA, Joe Biden, a affirmé hier dimanche 20 mars que les Etats-Unis ne quittent pas l’Iran des yeux et “agiraient” si Téhéran ne reste pas dans le cadre fixé par l’accord sur le nucléaire.

“Les éléments d’incitation sont en place pour que l’Iran respecte sa part de l’accord”, a déclaré Biden. “Nous surveillons l’Iran de très près” car “aux termes de cet accord, l’Iran ne sera jamais autorisé à poursuivre un programme d’armement nucléaire, jamais, jamais, jamais, jamais”, a martelé le vice-président américain devant la conférence annuelle du lobby pro-israélien (Aipac). “Si l’Iran viole l’accord, les Etats-Unis agiront”, a souligné Biden.

Pour rappel, les termes de l’accord stipulent que les sanctions seront automatiquement réactivées en cas de franchissement des lignes rouges

Dans la journée d’hier dimanche, il y a eu une poussée de fièvre côté iranien, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ayant taxé les Américains d'”ennemi”, qui ne respectent pas les engagements pris lors de la signature de l’accord nucléaire. “Dans l’accord nucléaire (…) les Américains n’ont pas respecté leurs engagements, ils n’ont pas fait ce qu’ils devaient faire”, a affirmé le guide dans un discours fleuve à Machhad (nord-est) à l’occasion du nouvel an perse.

Les USA ont fait sauter les sanctions “sur le papier, mais par des voies détournées, ils empêchent la République islamique d’atteindre ses objectifs”,  a ajouté Khamenei. “Ils ont dit avoir levé les sanctions (…) mais dans les faits, ils font en sorte que les effets de la levée des sanctions ne se voient pas”, a conclu le guide.

Tout faire pour rassurer l’ami israélien

Il ne faut pas se leurrer, cette gesticulation de la Maison Blanche  a certainement aussi pour but de rassurer les juifs américains, et au-delà Israël, que les velléités des Iraniens empêchent de dormir. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n’a pas économisé son énergie pour tenter de torpiller l’accord historique paraphé en juillet 2015 par les grandes puissances – dont les USA – et l’Iran pour encadrer le programme nucléaire de Téhéran. In fine, cet accord a permis à l’Iran de faire sauter la chape de plomb des sanctions internationales sur son économie, au grand dam de tous les ennemis de la République islamique (Israël, l’Arabie saoudite…).

Mais l’administration américaine n’en oublie pas pour autant de cajoler l’ami israélien. Il ne faut pas perdre de vue le fait que les juifs sont de gros contributeurs financiers dans toutes les échéances électorales, la présidentielle qui se profile ne dérogera pas à la règle. Sans parler du fait que le lobby juif pèse lourd au Congrès américain. C’est tout cela qui explique le voyage de Biden en Israël dernièrement, avec de gros cadeaux dans sa valise, malgré des relations personnelles très mauvaises entre le président américain, Barack Obama et Netanyahu. Biden a déclaré que l’appui militaire des USA en faveur d’Israël prochainement sera “sans aucun doute le paquet de sécurité le plus généreux de l’histoire des Etats-Unis”. Il a ajouté : “Israël pourrait ne pas recevoir tout ce qu’il demande, mais il recevra tout ce dont il a besoin”.

L’amitié américano-israélien est à ce prix, même si ce n’est pas demain que les USA vont démolir le rapprochement avec l’Iran, qu’ils considèrent comme une grosse victoire diplomatique, au même titre que le rétablissement des liens avec Cuba…

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