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Le 52e sommet de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Abuja, au Nigeria, ce samedi 16 décembre, devait être la rencontre de la délivrance pour le Maroc, qui piaffe d’impatience de rejoindre l’organisation. Et bien patatras, le roi Mohammed VI, qui compte pourtant de nombreux et puissants soutiens dans la communauté, devra attendre, au meilleur des cas en 2018, rapporte RFI. Les chefs d’Etat de la région se sont finalement accordé un délai de réflexion, le temps de peser cette décision lourde de conséquences sur une organisation sans doute forte, structurée, mais dont les membres ont leurs problèmes économiques structurels, leurs fragilités. Ils ont sans doute été confortés dans ce recul, ou du moins statu-quo, par les arguments des économistes qui montent au front en ce moment pour exposer les dangers de cette affaire. Il sera justement question ce samedi des retombées de cette intégration, à travers les résultats d’une étude qui sera soumise aux dirigeants ouest-africains.

Pourtant le Maroc tenait le bon bout en juin dernier, quand les chefs d’Etat avaient donné leur accord de principe. Donc la rencontre d’Abuja devait juste être une formalité. Mais voilà, beaucoup de choses se sont passées entre temps, sous les coups de boutoir des experts. Et le charme a été rompu pour enfin jeter un oeil sur les vrais problèmes que pose cette adhésion. On peut déplorer l’insoutenable légèreté des leaders de la CEDEAO, leur indolence, qui s’emballent et s’enflamment pour le royaume chérifien, sans prendre le temps d’étudier cette affaire sous tous ces angles, ce qui a causé ce monumental raté. Officiellement, personne ne ferme la porte au Maroc, mais dans les faits ça parle derrière les murs, et ça aussi il faut le déplorer. Ce sont finalement des analystes qui ont vendu la mèche. Il se dit que le Nigeria voit rouge à l’idée de voir son leadership être bousculé par l’influence marocaine. On murmure également que les milieux d’affaires du Nigeria, mais également du Ghana, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire tremblent à la perspective de voir débouler sur leurs marchés des produits marocains très variés, de qualité supérieure souvent et très compétitifs.

Mais il y a d’autres problèmes de fond. Les Etats de la CEDEAO redoutent que le Maroc débarque dans l’organisation avec ses valises chargées de dossiers lourds et épineux, comme l’affaire Sahara occidental ou les tensions extrêmes avec l’Algérie. Et puis il y a les difficultés intrinsèques de la CEDEAO, dont l’intégration n’est pas encore achevée. Alors si on y ajoute la monnaie unique qui se profile et la problématique de la circulation des biens et personnes avec le Maroc, ça devient vite insoluble. L’économiste Gilles Yabi déplore «l’absence de consultations dans chacun des 15 Etats membres, l’absence d’étude préalable, l’absence de débat». Pape Ibrahima Kane, spécialiste de la CEDEAO, est d’avis que «même s’il est difficile de dire “non” publiquement au roi, ce premier report n’est pas anodin. La partie n’est pas encore perdue pour le Maroc mais elle est loin d’être gagnée».

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L’adhésion du Maroc à la CEDEAO est presque actée. Le royaume chérifien a pris soin de bien bétonner son dossier et d’agiter toutes les carottes qu’il faut sous le nez des dirigeants ouest-africains. Le travail au corps a commencé avec les poids lourds de l’organisation ouest-africaine. D’abord le Sénégal, pays “ami et frère” avec qui le Maroc a déjà d’excellentes rapports, à tous les niveaux et depuis longtemps. Puis la Côte d’Ivoire, avec de solides liens économiques que le roi Mohammed VI et Alassane Ouattara ont tissés au fil du temps. Il y a également le Ghana, avec qui Rabat vient de réchauffer les relations, et les contrats ont tout de suite suivi ! Enfin il y a le Nigeria, avec qui le Maroc va construire un gazoduc, l’un des projets les plus importants du continent. Muhammadu Buhari, à la tête de la première économie du continent, va en fait échanger le gaz contre de l’engrais marocain (le royaume sera bientôt 1er producteur mondial, devant les USA), dont il a cruellement besoin pour nourrir ses 190 millions de concitoyens. Tous ces pays sont autant de soutiens, très forts, du dossier marocain à la CEDEAO. Mais pendant que les chefs d’Etat festoient dans la perspective de cette intégration, les experts s’inquiètent des possibles retombées négatives d’un tel projet. Et ils argumentent. La Tunisie, qui a à peu près le même profil économique que le Maroc et qui file aussi vers la CEDEAO, sera sur le gril prochainement.

«Je ne suis pas pour que le Maroc soit admis dans la CEDEAO. C’est un énorme handicap en tout (…). Nous avons énormément de problème avec ce PIB de 100 milliards. Le PIB du Maroc, c’est la somme du PIB de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Ghana à la fois. Le Sénégal  n’y gagne rien et nous perdons (…). Beaucoup de secteurs vont péricliter. La clémentine sénégalaise, la tomate, les carottes vont disparaître, parce que le Maroc a de meilleures dotations factorielles et une meilleure politique agricole. Le Maroc a plus de 300 barrages. La petite industrie sénégalaise ne pourra pas soutenir cette compétition (…). La compétitivité de l’économie marocaine est plus grande. Je ne vois pas un seul élément où nous pouvons gagner». Ces mots, qu’on n’a pas l’habitude d’entendre, ont été prononcés dans une radio de grande écoute, Sud FM, par le Pr Moustapha Kassé, un éminent économiste sénégalais, par ailleurs membre de l’académie l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques du Maroc. Ces arguments ont été abondamment repris depuis dans des émissions télévisées où des experts ont étalé leur science en la matière, forçant parfois un peu le trait, comme c’est souvent le cas quand il s’agit d’exciter les peurs et flatter la déraison. Cette musique, assurément, va monter à mesure qu’approche l’officialisation de l’adhésion du royaume. Mais il ne faut pas qu’elle nous détourne de la question de fond, à laquelle il faut répondre objectivement : Le Maroc fera-t-il du bien à l’une des communautés économiques les plus structurées et prospères du continent ?

Des enjeux colossaux, pour toutes les parties

Mohammed VI, est parvenu, c’est incontestable, à verrouiller le cadre national – appelez cela protectionnisme si vous voulez – pour laisser le temps aux fleurons locaux d’émerger, grossir et s’imposer dans tous les segments. Au royaume pratiquement dans tous les secteurs clés (BTP, Agroalimentaire, Assurances, Banques, Grande distribution, Hydrocarbures, Transports, etc.), ce sont des sociétés marocaines qui font la loi. A présent les entreprises ont atteint une maturité, un niveau de maitrise, une expertise et une palette d’offres que le marché local de 32 millions de consommateurs n’est plus en mesure d’absorber. Vu que le marché européen s’essouffle, les entreprises du royaume se sont, tout naturellement, tournées vers l’Afrique subsaharienne, avec les succès que l’on sait, adossées sur la puissance financière du ténor continental Attijari Bank. Mais, et là aussi c’est un fait, le Maroc a aussi de gros problèmes, conjoncturels et structurels : Un chômage des jeunes qui monte, notamment dans les villes, des disparités régionales criantes, etc. Le pays a donc besoin de nouveaux marchés pour faire tourner les entreprises, absorber les demandeurs d’emplois et engranger des recettes fiscales pour financer les projets publics.

Le Maroc passera à la vitesse supérieure au niveau de ses exportations, déjà florissantes, une fois membre de la CEDEAO. En effet la disparition des barrières douanières et les accords préférentiels avec les pays ouest-africains permettront à Rabat de damer définitivement le pion à la concurrence : La Chine, la Turquie, la France, l’Italie… Pour le Maroc l’enjeu est donc colossal. Il l’est également pour les nations ouest-africaines…

Un ami qu’il faut surveiller de très près

Si les pays de la CEDEAO ont un tel appétit pour le Maroc, c’est parce qu’ils ont bien perçu le potentiel que représente un plus grand rapprochement avec le royaume. En effet ce sont pour la plupart des pays qui sont dans une belle dynamique de croissance, frôlant très souvent des taux à deux chiffres ; ce sont des pays qui ont des matières premières et ont la confiance des bailleurs de fonds, et donc disposent de capitaux, mais manquent de structures de transformation. Ils ont besoin du coup de main des partenaires, dont le Maroc, pour hausser le niveau de leur industrie, des infrastructures et de leur recherche-développement sans lesquelles aucune économie ne peut véritablement prospérer sur des bases saines. Donc il ne faut pas être effrayé outre mesure par les ambitions marocaines, il faut les voir comme un relais pour le développement de la CEDEAO toute entière. Il faudra juste veiller à ce que le Maroc joue le jeu, sincèrement, pour éviter le syndrome de l’Allemagne au sein de l’Union européenne.

En effet, comme l’Allemagne vis-à-vis de ses partenaires européens, le Maroc est assis sur un gros excédent commercial avec les pays de l’Afrique subsaharienne et est en train de réduire davantage l’espace, déjà minuscule, des produits étrangers sur son marché. Un protectionnisme pour le coup scandaleux sur lequel il va falloir que le Maroc rende des comptes avant d’intégrer la CEDEAO, pour ne pas justement à en arriver à la situation d’une UE dont la croissance est plombée par une Allemagne qui a gigantesques réserves d’argent, du fait des excédents commerciaux, mais qui ne veut pas les injecter dans des méga projets pour relancer la demande dont l’industrie européenne a cruellement besoin. Le Maroc est donc un ami qu’il faut sans doute accueillir dans la famille, mais qu’il faut surveiller de très près…

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C’est un fait : La Tunisie est très en retard en Afrique par rapport à une concurrence qui fait feu de tout bois, depuis des décennies. Cette situation, très préjudiciable à bien des égards, les Tunisiens la doivent à un premier président, Habib Bourguiba, certes visionnaire, là aussi à bien des égards, qui aimait sans nul doute l’Afrique, ses dirigeants, mais avait une relation presque virtuelle avec son continent. Puis est venu Ben Ali, qui avait peur de s’y aventurer. Il avait peur de tout d’ailleurs. La Tunisie paie aussi le prix de son entêtement à entretenir la chimère d’une Union euro-méditerranéenne, boudant ostensiblement l’Afrique et ses opportunités, sa croissance solide – la 2ème la plus forte du monde après l’Asie -, ses chantiers à l’infini, etc. L’Union euro-méditerranéenne n’est jamais venue, surtout à cause de la frilosité et des atermoiements des Européens. Le péril terroriste qui a pris racine au Maghreb a sonné le glas d’un projet mort-né. Et c’est seulement maintenant que la Tunisie regarde vers son prolongement naturel : l’Afrique. Un peu tard !

Entre temps les concurrents, de plus en plus nombreux, ont pris du galon sur le continent. Tunis fait ce qu’elle peut pour se rattraper. On nous annonce une adhésion au COMESA (“Common Market for Eastern and Southern Africa“, composé de 19 pays) pour début 2018. La Tunisie a également frappé à la porte de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, une organisation de 15 nations parmi les lesquelles la première économie du continent, le Nigeria). La volonté est là, indéniablement, mais le pays a-t-il les moyens de ses ambitions ? Çà, c’est beaucoup moins sûr. Le gouvernement tunisien a eu la mauvaise idée de ne pas muscler davantage le budget de sa diplomatie pour 2018, une situation d’ailleurs dont s’est plaint le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui. Une décision lourde de conséquences, quand on sait que la diplomatie s’est imposée comme le bras armé de l’économie.

Condamnée au rôle du figurant ?

La Tunisie, dont les représentations en Afrique et en Asie sont faméliques, pourrait être contrainte de continuer à faire de la figuration, se réduisant à profiter des rencontres internationales pour glaner quelques contrats, contacts ou de vagues promesses. Comme le fait le président de la République, Béji Caïd Essebsi, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en marge du Sommet Union africaine-Union européenne, les 29 et 30 novembre 2017. Son offensive de charme a été bien reçue par le président ivoirien, Alassane Ouattara, dit-on. C’est toujours bon à prendre dans un pays dont le taux de croissance frôle souvent les deux chiffres ces dernières années, la locomotive de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine, regroupant 8 Etats) et qui a des coffres bien remplis (avec les recettes du cacao et du café et la confiance quasiment illimitée des bailleurs de fonds). Mais voilà, il y a la concurrence tout près, et qui ne lâche rien : La Chine, la Turquie, la France, le Maroc… D’ailleurs le roi Mohammed VI a débarqué à Abidjan trois jours avant le Sommet UA-UE, et ce n’est certainement pas pour une simple visite de courtoisie ou pour amener des fleurs à Mme Ouattara ! Le roi est sans doute très sympathique, affable et aime sincèrement ce continent, ses cultures, et l’Afrique le lui rend bien. Mais on connait surtout sa redoutable efficacité quand il s’agit de décrocher des contrats. La Tunisie est loin de pouvoir en dire autant.

Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a fait un voyage (au Soudan en mars 2017) et une tournée en Afrique (Niger, Burkina Faso et Mali, en avril de la même année). Le souci c’est que ce sont ses premières et uniques visites. Les observateurs, aussi bien à Tunis que de l’autre côté du continent, avaient salué chaudement cette virée, escomptant d’autres déplacements. Mais depuis rien. Pas même une bribe d’annonce ou de programme en direction du continent. Faire la tournée des patelins de la Tunisie, comme il l’a fait à Kairouan, c’est bien, personne ne le contestera, mais s’activer sur le continent, qui fait courir l’Italie, l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud, etc., c’est encore mieux ! C’est en Afrique que les choses se passent désormais. La Tunisie l’a bien compris, mais elle peine à embrayer avec les décisions et actes qui s’imposent. Pourtant c’est simplissime : Il suffit de regarder la concurrence et de faire exactement pareil. Certes la Tunisie accuse un gros retard, mais en Afrique il y a à boire et à manger pour tous les convives…

Les businessmen n’attendent pas la diplomatie

Les opérateurs économiques tunisiens s’activent et, heureusement, n’attendent pas la diplomatie. TABC (Tunisia-Africa Business Council) est contraint de mener sa barque en solo et même d’amener dans son sillage les autorités tunisiennes, un faire-valoir qui a son pesant d’or auprès des gouvernements africains, très sensibles, parfois un peu trop, au décorum officiel. L’UTICA (Union Tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat) était au Sommet d’Abidjan pour accorder son violon avec les patronats français et africain. Et la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie) y est allée de son initiative en mettant le cap sur le Sénégal, un pays dans une belle dynamique de croissance et dont le FMI et la Banque Mondiale disent le plus grand bien. Et pour cause : C’est une nation stable, à tous les niveaux, dont l’économie est portée par le PSE (Plan Sénégal Emergent), un ambitieux programme, sans précédent, axé sur 8 grands chantiers financés jusqu’en 2035. A ajouter à la manne du gaz et du pétrole qui va changer le visage du pays dès 2020. Pour la Tunisie, qui a une solide expertise et des offres dans moult segments industriels, et même meilleures que le rival marocain, le Sénégal est un excellent point de chute. Aux dernières nouvelles, le débarquement des hommes d’affaires tunisiens a été très bien accueilli par les organisations patronales sénégalaises.

C’est ainsi que l’économie tunisienne va, un tant soit peu, briller sur le continent, et pas en attendant une diplomatie amorphe et qui manifestement sera hors du coup pour un bon bout de temps, faute de moyens surtout. Et même une fois dans le COMESA et la CEDEAO, l’élimination des barrières douanières et la libre circulation des biens et personnes ne feront pas tomber du ciel les contrats et partenariats, il va falloir aller les chercher. Et c’est justement le rôle, entre autres, des diplomates des temps modernes. Pour la Tunisie une densification des ambassades et consulats sur le continent urge. Sinon le COMESA et la CEDEAO, même avec ses marchés de centaines de millions de consommateurs et ses innombrables niches, resteront des coquilles vides.

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Le porte-parole du mouvement Nidaa Tounès, Mongi Harbaoui, a démenti, vendredi, l’adhésion officielle de six députés de Nidaa Tounes officiellement au nouveau Front parlementaire centriste et progressiste.
Selon Harbaoui, au cas où cette information se confirme, les six députés concernés seront assujettis aux sanctions prévues par le règlement intérieur du parti.
“Prétendre que le mouvement va accorder un certain de temps aux six députés avant de les renvoyer définitivement ne sert qu’à envenimer les relations entre les dirigeants du parti et les membres de son groupe parlementaire”, a-t-il estimé dans une déclaration à l’agence TAP.
Pour rappel, des députés de l’Assemblée des représentants du peuple avaient annoncé, jeudi 9 novembre 2017, la formation d’un Front parlementaire centriste et progressiste, constitué de 43 députés appartenant aux blocs parlementaires de Nidaa Tounes, Afek Tounes, Machrou Tounes et du groupe al-watania, outre des députés indépendants.
Le nouveau Front compte, également, six élus nidaistes, à savoir: Kamel Hamzaoui, Ons Hattab, Zohra Driss, Moncef Sellami, Wafa Makhlouf et Mohamed Hédi Gueddiche.

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La République du Bénin (le Bénin) est devenue le 17e état membre de l’Africa Finance Corporation (AFC – Société financière africaine), la première institution de financement du développement des infrastructures en Afrique.

L’hon. Romuald Wadagni, Ministre de l’économie et des finances, a officiellement adhéré à l’AFC en signant la Lettre d’adhésion le 7 novembre 2017. Le Bénin s’ajoute ainsi à la liste des États africains francophones actuellement membres de l’AFC. Ceux-ci comprennent : le Tchad, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Guinée-Bissau et la Guinée-Conakry.

Ce développement est de bon augure pour la nation côtière pacifique qui sert de passerelle économique vers plusieurs autres économies ouest-africaines. Le Bénin est un pays économiquement stable qui a maintenu le taux de croissance moyen de son PIB à 5% au cours des cinq dernières années. Ces éléments fondamentaux créent un système de soutien naturel à un investissement viable dans les infrastructures.

Andrew Alli, Président et CEO de l’AFC a commenté : « Nous sommes heureux d’accueillir la République du Bénin parmi les membres de l’AFC. Le Bénin bénéficie d’une situation stratégique. Grâce à ce partenariat, nous pensons que le Bénin va être en mesure de réaliser pleinement le potentiel qui est le sien, en tant qu’important couloir propice aux activités économiques en Afrique occidentale. Compte tenu des flux économiques régionaux, une fois pourvu d’une infrastructure adéquate, le pays est bien placé pour desservir tous les pays voisins de manière significative. En tant que membre de l’AFC, le Bénin aura accès à l’expertise technique et aux ressources financières de l’AFC, en matière de développement, de financement et d’exécution de projets d’infrastructure, dans les secteurs du transport, de l’alimentation électrique, des télécommunications, des ressources naturelles et des industries lourdes. »

L’hon. Romuald Wadagni a également commenté l’annonce : « Nous sommes enthousiasmés par les perspectives de partenariat avec l’AFC, qui vont nous permettre de piloter le développement des infrastructures au Bénin et en Afrique occidentale. Comme chacun le sait, il existe un lien direct entre les investissements dans les infrastructures et le développement économique. Notre appartenance à l’AFC laisse présager un avenir prometteur pour le pays, et pour l’ensemble de l’Afrique occidentale. »

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L’homme d’affaires Maher Chaâbane, co-fondateur du groupe Chaâbane et qui est, entre autres, l’artisan de Tunisia Mall, a rejoint Nidaa Tounes, a indiqué un communiqué du parti émis vendredi 27 octobre 2017.
On a également appris que l’universitaire Mongi Kaâbi a intégré la formation mise sur pied par le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, et que pilote actuellement son fils, en tant que directeur exécutif.
A noter que Kaâbi est docteur en lettres et sciences humaines, qu’il a écrit plus de 30 ouvrages et qu’il a siégé à l’Assemblée nationale de 1974 à 1979.

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La chancelière allemande, Angela Merkel, on le sait, est prête à fermer définitivement la porte de l’Union européenne à la Turquie, mais pas le président français, Emmanuel Macron. Ce dernier a défendu, dans un entretien avec le journal grec Kathimerini publié ce jeudi, l’idée de ne pas couper les ponts avec ce partenaire “essentiel“, en dépit de ses sorties de route…

La Turquie s’est objectivement éloignée de l’Union européenne ces derniers mois, avec des dérives préoccupantes qui ne peuvent pas rester sans conséquence, sur le projet concernant l’union douanière par exemple“, indique le chef de l’Etat français. “Mais je souhaite éviter les ruptures car c’est un partenaire essentiel dans de nombreuses crises que nous affrontons ensemble, je pense au défi migratoire ou à la menace terroriste notamment (…). Et je m’y emploie par des contacts très réguliers avec le président Erdogan.

En d’autres termes garder le contact par pur pragmatisme, par intérêt, par crainte qu’Ankara ouvre les vannes et laisse déferler les hordes de migrants sur l’Europe. Le pire cauchemar des chancelleries européennes en ce moment. D’ailleurs le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ne se gêne pas pour tirer sur cette corde. Hier mercredi, suite au tour de vis suggéré par Merkel, Erdogan a mis la pression sur l’UE en lui demandant de faire preuve de “courage” et de stopper la “duplicité“.

L’ambassadeur de Turquie en France, Ismail Hakki Musa, en a rajouté une louche en confiant à des journalistes ceci : “On a l’impression d’être dupes (…). On nous a fait attendre dans l’antichambre, c’est l’Europe qui doit tirer les conclusions“. L’Union européenne “ne veut pas de mariage mais un concubinage (…). Pour le partenariat privilégié, c’est trop tard. L’Europe doit tenir un discours d’honnêteté et de sincérité“, a conclu l’ambassadeur.

Il est vrai que le chemin de la Turquie vers l’UE est incroyablement long et âpre. Depuis l’accord d’association paraphé en 1963, il ne s’est pas passé grand chose entre Ankara et son rêve européen. Le dialogue formel autour de l’adhésion a démarré en 2005, mais il est plombé depuis par plusieurs Etats membres de l’UE, dont Chypre et la France. Le tableau des chapitres négociés est encore plus  parlant, seuls 16 sur un total de 35 ont été ouverts au jour d’aujourd’hui…

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La future monnaie commune de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) comme le sésame de la Tunisie, son graal, comme la fin des tourments, cauchemars et sueurs froides du gouvernement, entre dépréciations et dévaluations du Dinar. Il est permis de le penser, puisque c’est la suite logique du projet tunisien d’intégrer l’organisation ouest-africaine. En effet ambitionner de rejoindre une telle structure c’est en accepter avant tout la charte, les codes, et la monnaie unique sera à terme le poumon de la CEDEAO. Certes pas tout de suite, mais l’affaire est déjà dans les tuyaux. En tout cas le Maroc lui, autre candidat à la CEDEAO, est disposé à enterrer en première classe sa monnaie, le Dirham. Tout un bouleversement pour le royaume, un chamboulement de son économie et de ses finances. Mais une chose est sûre : Rabat ne perdra pas au change. Idem pour la Tunisie, dont l’érosion de la monnaie est, dit-on, inexorable parce que voulue par le FMI. La future monnaie unique de la CEDEAO pourrait très bien être le franc CFA, une monnaie solide que partagent déjà les 8 pays de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), une monnaie garantie par la France. Mais cette fois elle sera garantie par l’Union européenne, ce qui lui donnerait davantage de poids et de stabilité, et permettrait également d’abattre les réticences du Nigeria, du Ghana et du Maroc, à en croire les échos de la dernière rencontre entre les présidents français et ivoirien.

Les Tunisiens méconnaissent tellement leur continent qu’ils parlent des ressortissants de l’Afrique subsaharienne en disant les ‘Africains’, comme si eux, les citoyens tunisiens, appartenaient à une autre entité géographique. Mais cette bizarrerie n’est pas seulement imputable aux Tunisiens, les leaders du pays, de tout temps, ont une grosse responsabilité dans cette affaire. Du temps de Habib Bourguiba, on avait de la partie sud du continent une vision fantasmée, distanciée, au meilleur des cas romancée, et donc forcément fausse. Cela ne permettait pas une interpénétration culturelle, et encore moins le cadre pour bâtir un destin commun. Du temps de Ben Ali, on avait les yeux braqués sur l’Europe et le rêve d’une Union euro-méditerranéenne, une chimère longtemps entretenue par l’ancien ministre des Finances français Dominique Strauss-Kahn. L’idée a fait long feu et le projet a été flingué en plein vol par le péril terroriste qui a gagne l’Afrique du Nord. Le bilan de tous ces errements c’est un paquet d’années perdues par la Tunisie. Autant d’années durant lesquelles le berceau du printemps arabe a snobé son continent, lequel avait entre temps profondément changé, et pas toujours en mal, comme avaient tendance à le dire les afro-pessimistes….

La Tunisie vient à peine de changer son fusil d’épaule et commence à regarder différemment l’Afrique subsaharienne. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a fait quelques virées dans cette partie du continent, des voyages certes trop courts, ramassés, trop mal préparés pour espérer en ramener quelque chose de costaud – des contrats -, mais enfin c’est toujours mieux que le néant qu’on a connu durant des décennies. Par ailleurs c’est un premier pas que Chahed vient de bétonner et même amplifier avec “Tunisian African Empowerment Forum“. Certes la chose n’est pas allée de soi. Chahed, comme tous ses prédécesseurs, n’est pas un “mordu” du continent, sans doute par méconnaissance de son gros potentiel, que pourtant les “étrangers” – les Chinois, les Turcs, les Japonais, et maintenant les Emiratis et les Italiens – connaissent très bien. Alors il a fallu secouer Chahed, par moments lui forcer la main pour l’amener à s’intéresser enfin à ce continent qui peut, et le propos n’est pas exagéré, régler tous les problèmes de la Tunisie. La mayonnaise a vite pris. Jusqu’à donner, à la surprise générale, cette candidature à la CEDEAO.

Les gains pour la Tunisie

Quand le roi du Maroc disait dernièrement qu’il est attaché plus que jamais à ce continent et qu’il ne voyait pas l’avenir de son pays ailleurs qu’en Afrique, il y avait certes derrière cette déclaration enflammée de l’affect, des sentiments, un amour sincère pour ses “amis” africains, mais il y a aussi sans nul doute de la rationalité, de la logique, des intérêts. En effet Mohammed VI est sur un terrain dont il maitrise parfaitement tous les codes, toutes les subtilités et revient de chacun de ses périples africains les valisés bourrées de contrats. Des exploits ? Certainement pas. La chose est aisée dans un continent qui affiche la deuxième croissance la plus forte du monde (après l’Asie), qui regorge de richesses naturelles, et donc de capitaux et où tout est à faire en termes d’équipements industriels, de télécommunications, d’infrastructures routières, de santé, technologiques, etc. C’est sur ce terrain que le Maroc joue, et depuis des décennies. La Tunisie, qui présente les mêmes services et a le même savoir-faire que le Maroc, et même mieux dans certains segments, a tout à gagner en densifiant sa présence en Afrique.

On s’est longtemps demandé pourquoi Chahed, à la tête d’un Etat surendetté et aux finances très mal en point, n’allait pas cueillir l’argent là où se trouve : Son propre continent, où se bousculent les investisseurs du monde entier. Avec l’intégration dans la CEDEAO, la Tunisie ferait un grand bond en avant vers son rayonnement en Afrique. En effet la CEDEAO c’est l’une des organisations les plus solides et les plus prospères du continent, elle regroupe 15 Etats dont des poids lourds tels que le Nigeria, première économie d’Afrique, la Côte d’Ivoire, la championne de l’UEMOA,  le Sénégal, qui a découvert récemment d’énormes quantités de gaz et de pétrole, le Ghana… La CEDEAO c’est un marché de 340 millions de consommateurs. Le fait de commercer et d’échanger avec 15 nations, sans taxes, barrières ou tracasseries administratives, ouvre à la Tunisie, à n’en pas douter, de très larges horizons…

La Tunisie n’a pas encore candidaté à la CEDEAO, mais c’est un dossier qui peut aller très vite. En effet le Maroc a officiellement déposé sa demande le 04 juin 2017 et à peine 6 mois après, en décembre 2017, il aura, officiellement, son agrément. Il n’y a pas de raison de refuser à la Tunisie ce qu’on a accordé au Maroc. Reste à savoir comment le pays du jasmin va se dépatouiller avec son autre dossier du même type : la demande d’adhésion à la COMESA. Il faudra certainement faire un choix entre les deux. Quant à la monnaie commune de la CEDEAO, initialement prévue en 2009, elle a été repoussée à 2020. Aux dernières nouvelles, il faudra attendre encore une dizaine d’années. Cela laisse le temps à la Tunisie de se préparer à cette profonde mutation et aussi d’apprendre de la “science” du Maroc. En effet le roi a soigné sa cote Afrique subsaharienne en régularisant récemment près de 20 000 sans-papiers et en intégrant les immigrés légaux dans son dispositif d’emploi. La Tunisie est-elle prête à suivre ?

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Le point de presse de Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères et de Marcel De Souza, président de la Commission de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), était très attendu. Et pour cause : il y a des rumeurs sur des ratés dans le processus d’intégration du royaume, des bruits qui polluent l’atmosphère alors que le roi du Maroc vient de redire son attachement au continent africain. Bourita et De Souza ont assuré et rassuré, et fait au passage une révélation explosive : Une lettre de Mohammed VI, reprise par De Souza, prend l’engagement formel d’abandonner le cher dirham pour adopter la monnaie unique de la CEDEAO, quand elle verra le jour, rapporte Médias24. Stupeur dans la salle. Effet garanti…

Autre information : Les discussions techniques autour de l’entrée du Maroc seront entamées en décembre 2017, après le sommet de Lomé, au Togo. Par ailleurs le patron de la Commission de la CEDEAO a indiqué ceci : L’adhésion stipule la “libre circulation des biens, des services, des capitaux et… des personnes (…). Si nous décidons qu’il y a libre circulation des personnes“, des Marocains pourront vivre dans chacun des 15 autres pays de l’organisation et vice-versa. “Cela implique un système que nous devrons contrôler, on n’adhère pas à un mariage pour avoir moins, mais plus qu’avant“, a précisé De Souza. Il a ajouté : “Cela signifie des dispositions juridiques et diplomatiques pour compléter le traité et le Maroc deviendra membre part entière.

C’est un mariage sans brexit, sans divorce, il doit être bien préparé.

Le Maroc va adhérer à un marché de 340 millions de consommateurs et à un schéma de libération des échanges ainsi qu’un tarif extérieur commun (douanier). La CEDEAO dispose de 6.000 lignes tarifaires et le Maroc en a 17.800, il faudra harmoniser tout cela dans la durée“.

Bourita a exprimé sa gratitude à la Commission pour l’ambiance très constructive. “Nous sommes très confiants“, a-t-il conclu…

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On le savait, ça se disait derrière les murs des chancellerie occidentales, l’ancien président français Nicolas Sarkozy ne s’en cachait pas d’ailleurs, mais dit par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ça prend une autre dimension. Juncker a déclaré ce mardi 29 août que la Turquie s’éloignait “à pas de géant de l’Europe“. Ce qu’on reproche à Ankara : La même chose depuis que Recep Tayyip Erdogan s’est mis en tête d’installer un régime présidentiel (ce qui est considéré comme un recul dans les démocraties occidentales), de verrouiller le pouvoir, de faire vivre un enfer à ses opposants, de piétiner les droits de l’Homme et les principes de base de la démocratie…

La chancelière allemande Angela Merkel n’y est pas allée par quatre chemins : Pas question d’une union douanière élargie avec la Turquie ou d’un quelconque lien commercial tant que le pays d’Erdogan n’aura pas montré patte blanche en matière d’Etat de droit.
Juncker a souligné qu’il a de “bonnes relations” avec Erdogan, mais qu’il le “soupçonnait” de chercher à amener l’Europe “à dire qu’elle veut mettre un terme aux négociations pour pouvoir charger de la responsabilité la seule Union européenne et non pas la Turquie“.

A noter que les pourparlers autour de l’adhésion de la Turquie à l’UE, entamés en 2005, sont cliniquement morts, pour le moment. Toutefois la majorité des pays européens ne veulent pas aller jusqu’à décréter officiellement le gel des négociations, craignant le courroux du président turc qui pourrait, comme il a menacé de le faire, cesser toute collaboration sur le dossier explosif des migrants et la lutte terroriste, ce qui pourrait déstabiliser tout le continent…

La question est de savoir si nous devons mettre un terme aux négociations avec la Turquie. C’est une question de pure théorie, puisque de toute façon il n’y a pas de négociation pour l’instant“, a asséné le président de la Commission européenne.
Moi, je voudrais que nous nous conduisions de façon à ce que les Turcs remarquent que c’est eux, c’est-à-dire le “système Erdogan”, qui rend impossible l’adhésion de la Turquie à l’UE, au lieu de tomber dans le panneau“, a-t-il ajouté.

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L’ex-chef du gouvernement, Habib Essid, a affirmé dans une interview accordée au journal Al Majhar, publiée dans son édition de ce vendredi 3 mars, qu’il s’apprête à rédiger ses mémoires et a démenti tout projet de rejoindre un parti politique.

Il a ajouté qu’il est satisfait du consensus établi avec l’UGTT, visant à maintenir la stabilité sociale.

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On le sait depuis vendredi 24 février 2017 : Le Maroc a transmis à Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) sa requête pour devenir membre « à part entière » de l’organisation ouest-africaine, « dans la droite ligne de la politique africaine du Souverain, couronnée par le retour du Royaume au sein de l’Union Africaine », dit le document envoyé par Rabat. Donc de ce point de vue, le Maroc, qui n’a d’yeux que pour l’Afrique subsaharienne ces dernières années, a une démarche très logique. On va vous en dire un peu plus sur les enjeux de cette affaire…

Le Maroc lorgne une organisation regroupant 15 Etats, et qui est de fait celle qui marche le mieux et pèse le plus lourd économiquement sur le continent. Le Nigeria, un ténor de l’Afrique et la Côte d’Ivoire, véritable locomotive de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine, qui compte 8 Etats membres), en font partie. A ajouter au Sénégal et au Ghana, dont les institutions financières internationales disent le plus grand bien et auxquels elles prédisent un avenir florissant. La CEDEAO c’est aussi 320 millions d’habitants, la population la plus jeune de la planète, qui occupe 5,1 millions de km2,  affiche un PIB global supérieur à 700 milliards $. La libre circulation des biens et des personnes commence à être une réalité et une monnaie unique est en orbite, pour une entrée en vigueur en 2020. Mais avec le Maroc sur la balance, la CEDEAO serait la 16ème puissance économique mondiale, damant le pion à la Turquie et titillant l’Indonésie en termes de PIB !

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On a une surprise de taille au sommet annuel de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), organisé en ce moment au Madagascar. En effet une délégation de l’Arabie saoudite s’active dans les coulisses pour faire avancer son dossier d’adhésion à l’organisation.

Riyad connaitra son sort ce week-end, lors du sommet des chef d‘État et de gouvernement membres de l’OIF, qui sont les seuls à pouvoir délivrer le précieux sésame à l’Arabie saoudite. Mais pour le moment l’affaire est très mal engagée car le 30 juin 2016, le Conseil permanent de la francophonie (CPF), où siègent les ambassadeurs des pays membres, à Paris, avait émis un jugement négatif, estimant le dossier saoudien incomplet.

Riyad a revu sa copie, qu’il a repassée au Sénégal le 30 septembre dernier. Même punition ce mercredi 23 novembre, à la Conférence ministérielle de la francophonie (CMF). Riyad devra attendre ces samedi 26 et dimanche 27 novembre le verdict définitif, au même titre que la Corée du Sud, l’Argentine et la province canadienne de l’Ontario.

En attendant l’Arabie saoudite bétonne son dossier en arguant les efforts accomplis pour la propagation du français au sein de la société. Elle évoque dans ce sens les coopérations avec des institutions françaises qui ont permis d’introduire l’enseignement du français dans certains établissements. Reste à sauter l’obstacle des accusations de violations des droits de l’homme dont Riyad est régulièrement la cible, à ajouter à l’inégalité homme-femme, des thèmes récurrents dans les sommets de l’OIF. La secrétaire générale de l’organisation, Michaëlle Jean, en a d’ailleurs fait ses chevaux de bataille…

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Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a remporté dimanche

Les parlementaires européens ont invité hier jeudi 24 novembre 2016 “la Commission (européenne) et les États membres à entamer un gel temporaire des négociations d’adhésion en cours avec la Turquie”. Ankara paye ainsi le prix de son intransigeance à opérer des purges massives au sein de l’administration et des universités, à arrêter des journalistes et à fermer des journaux, à piétiner les droits humains suite au coup d’Etat raté du 15 juillet dernier. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a très mal pris ce camouflet du Parlement européen.

Erdogan a menacé ce vendredi d’ouvrir les vannes et de laisser les migrants déferler sur l’Europe, le cauchemar de toutes les chancelleries du continent, si l’Union européenne continue de fermer la porte à la Turquie, rapporte l’agence Reuters. “Si vous allez plus loin, la porte des frontières sera ouverte”, a lâché Erdogan lors d’un congrès à Istanbul. “Ni moi, ni mon peuple ne serons affectés par ces menaces vides. Cela n’aura aucune importance si vous approuvez tous le vote (du Parlement)”, a-t-il ajouté.

Déjà hier soir, le Premier ministre turc, Binali Yildirim, avait chauffé la place en déclarant que l’Europe serait “noyée” sous des hordes de migrants si la Turquie ne jouait plus son rôle de zone tampon. D’après lui, son pays souffrirait beaucoup moins que les Européens si les négociations autour de l’adhésion capotaient.

A signaler que le vote du Parlement européen n’est qu’une recommandation, et qu’il n’a donc pas valeur de décision contraignant les gouvernements du continent à stopper les pourparlers avec la Turquie. Même si l’Autriche milite pour un arrêt définitif du processus, l’Allemagne, la France et la majorité des autres pays membres sont favorables au maintien du cadre de discussion sur l’adhésion. Mais ici il n’est nullement question d’un penchant naturel pour la Turquie, les Européens agissent par pur pragmatisme car le travail que font les Turcs pour bloquer les flux de migrants est devenu vital.

Les Européens sont encore traumatisés par le plus de 1,3 millions de réfugiés qui ont débarqué l’an dernier ; il y a même eu des empoignades entre les pays européens, certains ne voulant pas entendre parler d’accueillir des migrants – notamment les pays de l’Est – alors que d’autres – surtout l’Allemagne et l’Italie – se plaignaient d’en recevoir trop. L’accord signé avec la Turquie a permis de soulager les pays européens en freinant les migrants et en les fixant sur le sol turc. Alors on imagine les dégâts si la Turquie, qui dit être le premier pays d’accueil pour les réfugiés au monde – 2,7 millions de Syriens et 300.000 Irakiens – cessait de coopérer…

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Le président exécutif de l’Unité technique d’Agadir, Fethi Hzaima, a déclaré ce lundi 14 novembre 2016 que deux pays vont rejoindre l’accord d’Agadir : Il s’agit de la Palestine et du Liban.

Dans une déclaration à la presse en marge de sa participation à un atelier qui se tient actuellement à Tunis portant sur l’évaluation de l’accord d’Aghadir, le responsable a précisé que les négociations par rapport à l’adhésion de ces deux pays sont déjà dans la phase finale.
Pour rappel, cet accord qui réunit déjà depuis le 25 février 2004 le Maroc, la Tunisie, l’Égypte et la Jordanie vise à faciliter les accords économiques et les échanges commerciaux entre les pays arabes méditerranéens, avec comme objectif la création d’une zone euro-méditerranéenne de libre-échange.

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Taher Fdhil, ex-député de l’Union Patriotique Libre (UPL), vient de rejoindre le bloc de Nidaa Tounes à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), rapporte Mosaïque FM
Avec cette nouvelle adhésion, le nombre des députés de ce bloc s’élève à 68.
Pour rappel, Taher Fdhil a annoncé en aout dernier sa démission de l’UPL et de son bloc parlementaire à l’ARP et ce, sur fond de soupçons de corruption.

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Membre fondateur de Nidaa Tounes, Nabil Karoui a expliqué, ce mercredi 5 octobre 2016 dans une interview accordée au quotidien Al Chourouk, les raisons du gel de son adhésion et la suspension de toutes ses activités au sein des instances de Nidaa Tounes.

Il a, dans ce contexte, précisé qu’«il est impossible de traiter les conflits qui secouent Nidaa Tounes. Il y a toujours un petit espoir pour que le parti en question puisse emprunter le chemin de la réussite et nous avons consenti des efforts pour réaliser ce succès en signe de respect pour les gens qui avaient voté pour nous et pour éviter qu’ils soient déçus», a-t-il précisé.

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L’ancien directeur général de l’ASBU et ancien ministre du Tourisme, Slaheddine Maaoui, vient de rejoindre le “Mouvement du projet pour la Tunisie”, rapporte le quotidien “Achourouk”. Outre cette adhésion, ce parti annoncera ce week-end l’adhésion d’autres personnalités nationales « de grand calibre ».

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