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La holding familiale Hédi Bouchamaoui Group (HBG) a des envies de diversification, c’est même devenu une obligation vu les déboires croissants du secteur de la production de pétrole en Tunisie depuis la Révolution (grèves, sit-in, revendications diverses et variées, le calme plat au niveau des découvertes de nouveaux gisements…). Alors HBG veut mettre les voiles en direction de l’Afrique subsaharienne pour y investir dans l’agriculture et les services, d’après Jeune Afrique Business.

Le magazine indique que les Bouchamaoui vont miser sur leur expérience et celle de ses partenaires internationaux opérant en Tunisie pour s’implanter dans cette partie du continent. On a également appris que le groupe, qui s’est fait un nom dans le secteur des hydrocarbures depuis les années 70, jusqu’en Libye et en Egypte, veut prendre le virage des énergies renouvelables, plus précisément le solaire et l’éolien. “Le groupe cherche activement en Europe un partenaire-expert pour investir le domaine des énergies renouvelables du solaire et de l’éolien chez lui en Tunisie, soutenu par le gouvernement, du fait de la balance énergétique déficitaire du pays“, indique JA Business.

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Si les produits marocains cartonnent dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, au point de permettre au royaume de dégager un excédent commercial de 7,5 milliards de dirhams (environ 787 millions $) en 2016, qu’est-ce que ce sera une fois que le Maroc aura officiellement rejoint la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ?! D’après le rapport économique et financier joint au projet de loi de finances 2018, le Maroc a toutes les raisons de se frotter les mains, en attendant la manne que va lui apporter l’élimination des barrières douanières avec les pays de la CEDEAO quand l’adhésion à l’organisation sera officialisée, tout au plus dans 2 mois…

D’après ce document, les échanges commerciaux entre le Maroc et les nations de la CEDEAO ont totalisé 9,5 milliards de dirhams (environ 997 millions $) l’an dernier, rapporte l’Agence Ecofin. Le royaume a massivement exporté vers les pays de la communauté ouest-africaine, pour 8,5 milliards de dirhams (environ 892 millions $), les importations en provenance de cette partie du continent paraissent insignifiantes à côté, à peine 1 milliard de dirhams (environ 105 millions $).

La CEDEAO est, et de très loin, le premier partenaire commercial du Maroc en Afrique, avec une part de 58,2% dans le volume global des échanges. Viennent ensuite les communautés de l’Afrique de l’Est (15,5%), de l’Afrique Australe (13,4%) et de l’Afrique Centrale (12,4%).

A signaler que le boom des échanges commerciaux entre le Maroc et la CEDEAO a été enregistré ces 15 dernières années. En 2000, on en était à un chiffre global de 1,5 milliard de dirhams (environ 157 millions $) ; en 2016 la musique est toute autre avec des échanges d’une valeur de 9,5 milliards de dirhams (environ 997 millions $).

De façon générale, les flux commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne ont connu une croissance moyenne de 9,1% par an depuis 2008, pour se situer à 19,2 milliards de dirhams (environ 2 milliards $) en 2016. Ces échanges pèsent 3% dans le volume global du commerce international du Maroc. Quant à l’excédent commercial de ce dernier, il est de 12 milliards de dirhams (environ 1,2 milliard $).

A noter que depuis 2008, les exportations vers l’Afrique subsaharienne n’ont cessé de prendre du poids dans le total des exportations du Maroc : De 3,5% en 2008 elles sont passées à 7% en 2016. Leur valeur a culminé à 15,6 milliards de dirhams (environ 1,6 milliard $) en 2016.

S’agissant des importations en provenance d’Afrique subsaharienne, elles affichent 3,6 milliards de dirhams (environ 378,3 millions $) en 2016. Elles pèsent 0,9% dans le total des importations en 2016, presque la moitié par rapport à 2008, 1.3% exactement.

Quand le roi Mohammed VI disait dernièrement qu’il n’envisageait pas l’avenir de son pays ailleurs qu’en Afrique, il avait de bonnes raisons !

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Le secrétaire général du comité de liaison de la route transsaharienne (CLRT), Mohamed Ayadi, estime que la Tunisie est considérée comme un modèle dans la réalisation du tronçon la concernant  route qui relie six Etats africains, la Tunisie, l’Algérie, le Mali, le Nigéria, le Tchad et le Niger.
Il a ajouté dans une déclaration, à l’agence TAP, lors de la 67ème édition du comité tenu, mercredi, à Tunis, que la Tunisie, l’Algérie et le Mali ont réalisé d’importantes avancées dans la réalisation de ce projet, mais la problématique reste au niveau du Niger, Tchad et Mali, vu l’absence des moyens nécessaires pour réaliser les parties transsahariennes de ces pays, compte tenu des priorités de développement dans ces pays.
La Tunisie participe au projet de la route transsaharienne, dans la partie Tunis-Hizoua (Tozeur), au niveau des frontières algériennes, s’étendant sur 698 km, en passant par le port de Gabès qui est actuellement en cours d’exploitation.
Ayadi a fait remarquer que les travaux de réalisation des parties situées en Tunisie et au Nigeria sont achevées. Une distance de 200 km pour relier l’Algérie au Mali est en cours de réalisation.
Au Tchad, sur un total de 570km, il reste 280km qui sont en cours de réalisation. Concernant le Niger, seulement 278 km sont encore inachevés sur un total de 1886 km.
Le Mali reste encore en retard dans l’avancement des travaux, soit 700 km non revêtus jusqu’aujourd’hui sur un total de 1900 km programmés.

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On savait que le Maroc misait beaucoup sur l’Afrique subsaharienne, le rapport sur “Les relations entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne” nous en donne la mesure, avec des indications chiffrées cette fois. Le document a été présenté récemment à Marrakech par le Conseiller économique en Chef du Premier ministre du Sénégal.

Le rapport indique que la principale terre d’accueil des investissements du Maroc est l’Afrique subsaharienne ; la région capte 62,9% du volume global des investissement directs marocains (IDE) dans le monde, entre 2008-2013, avec une forte poussée de 88,2% en 2010, rapporte l’agence de presse officielle marocaine MAP.

Autre détail intéressant dans le rapport : Pour la période 2008-2014, 2.2% des exportations du Maroc ont atterri en Afrique subsaharienne, notamment au Sénégal (14,2%), en Mauritanie (11,1%), au Nigeria (8,3%), en Côte d’Ivoire (7,8%), au Ghana (7,1%), en Guinée (6,9%) et en Angola (4,6%).
Il faut aussi dire que le Maroc a mis le paquet pour faire prospérer ses IDE en Afrique subsaharienne ; en effet près de 500 accords ont été signés dans ce sens, depuis le début des années 2000 et ce, dans plusieurs secteurs.

Par ailleurs le rapport indique que les opérateurs économiques marocains qui visent les marchés extérieurs ont surfé sur l’assouplissement de la réglementation autour des investissements et sur les facilités offertes par les autorités locales…

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Les efforts se déploient pour étendre la ligne maritime commerciale qui relie la Tunisie à la Russie au continent africain. C’est ce qu’a annoncé Aziza Htira, PDG du Centre de promotion des exportations (Cepex).
Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, la responsable a justifié ces efforts par l’importance du marché africain, très promoteur et considéré comme l’une de solutions à la crise économique qui secoue la Tunisie depuis des années.
Cette annonce vient à un moment où le Cepex s’active pour gagner ce challenge et pour mieux répondre aux attentes et aspirations de plusieurs exportateurs tunisiens désirant se lancer sur ce marché.
Dans ce sens, l’organisme a renforcé son partenariat avec les Allemands et la Tunisie recevra un important don afin de financer la conquête de l’Afrique subsaharienne, dont l’économie est florissante et la croissance solide.
Pour rappel, la ligne maritime commerciale qui relie la Tunisie à la Russie a été lancée le 2 novembre 2016, avec la programmation de voyages réguliers toutes les deux semaines, du port de Sfax jusqu’au port de Novorossisk en Russie. Sur le chemin du retour, les bateaux passeront par le port de Haydarpasha d’Istanbul.
Le lancement de cette ligne entre dans le cadre d’une convention entre le Cepex et la CTN (Compagnie Tunisienne de Navigation).
Une aubaine pour les commerçants et exportateurs tunisiens qui s’attendent à une explosion des volumes, notamment du trafic conteneurisé. D’ailleurs, ils vont bénéficier de plusieurs réductions pour le transport de leurs marchandises dont : 33% de baisse pour les produits alimentaires et agroalimentaire, 25% pour l’artisanat, 50% pour certaines marchandises dépassant les 100 tonnes et pour d’autres types de produits exportés. Il suffira d’atteindre les 50 tonnes pour bénéficier des 50% de réduction du coût du transport.

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C’est la question qu’on peut légitimement se poser à la vue des chiffres de la dernière mouture publiés par la Banque Mondiale hier jeudi 29 septembre 2016. D’après l’institution financière internationale, les pays de l’Afrique subsaharienne réaliseront, au mieux, une croissance de +1,6% cette année, très loin des +2,5% annoncés début juin 2016, qui eux-mêmes sont en-dessous des chiffres avancés précédemment. Bref, même l’honorable institution de Bretton Woods a perdu sa boussole, dans un exercice – la prévision – de plus en plus périlleux tant l’économie mondiale est mouvante…

Avec cette prévision, la Banque Mondiale rejoint exactement la position du Fonds monétaire international (FMI), qui avait réduit très fortement sa prévision à la mi-juillet, et l’avait même carrément divisée par deux, soit 1.6%. Mais de ce point de vue la BM n’est pas mal non plus, puisqu’elle est passée d’une prévision de croissance pour l’Afrique subsaharienne de +4.2%, en janvier 2016, à +3.3% trois mois après, puis +2.5% en juin 2016, et enfin 1.6% ce mois de septembre. On se demande quelle autre tuile va tomber sur la tête des économies africaines dans quelques mois !

Le Nigeria et l’Afrique du Sud pointés du doigt

Pour la Banque Mondiale, les responsables de la morosité continentale, la plus grave depuis 20 ans, sont tout trouvés : Le Nigeria et l’Afrique du Sud. « La dégradation de la conjoncture au Nigeria et en Afrique du Sud, les deux plus importantes économies de la région, qui représentent la moitié de la richesse produite en Afrique » et le net tassement des revenus des pays dont l’économie est fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures ont causé le reflux de la croissance du continent.

Les trains à l’heure

Mais la Banque Mondiale n’est pas seulement une mère fouettarde, elle a également distribué des bons points. Dans cette conjoncture difficile, il y a quand même des pays qui servent de locomotive pour le continent, ce qui leur vaut des brevets de satisfecit. « Un quart des pays sont parvenus à résister aux chocs. La Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus dynamiques de la région, suivis par l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie qui continuent d’afficher des taux de croissance supérieurs à 6 % », dit l’institution dans son communiqué…

La BM a tout de même terminé sur une note positive en prédisant que la reprise sera au rendez-vous en 2017, avec +2,9%, trustée par une remontée des cours du baril de pétrole.

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L’Oréal inaugure ce jeudi 21 juillet 2016 un nouveau centre de Recherche et Innovation dédié aux spécificités de la peau et cheveu africains ainsi qu’aux rituels de beauté et attentes des consommateurs subsahariens. Ce centre sera le 7ème du Groupe dans le monde. Il accueille des équipes de développement de produits, d’évaluation et de recherche avancée avec des scientifiques spécialisés en chimie, ingénierie chimique, physiologie, cosmétologie et biochimie.

Alexandre Popoff, Directeur Général Europe de l’Est et Afrique, Moyen-Orient, a déclaré : « L’Afrique subsaharienne est une des régions en forte croissance pour L’Oréal. Ce nouveau centre va nous permettre d’intensifier nos efforts pour créer les produits de beauté du futur destinés à nos consommateurs africains, tout en puisant notre inspiration dans les rituels de beauté et les besoins très variés de nos consommateurs de ce continent. »

Laurent Attal, Vice-Président, Directeur Général Recherche et Innovation, a déclaré : « L’ouverture de ce centre est un moment historique pour la recherche du Groupe sur le continent africain. Elle illustre notre détermination à aller toujours plus loin dans l’innovation afin de répondre aux attentes du marché africain de la beauté. Les enquêtes que nous réalisons depuis 2010 auprès des consommateurs et les études menées sur la peau et le cheveu depuis les années 2000 forment la base de nos connaissances pour développer des produits sur-mesure pour les consommateurs africains. Nous avons commencé par le cheveu, et notre ambition porte également sur le maquillage, le corps, l’hygiène et la peau.»

Une connaissance approfondie de la beauté africaine

En 2003 L’Oréal ouvre un centre d’évaluation en Afrique du Sud dont la mission est centrée sur l’évaluation des produits et la connaissance du consommateur. Le nouveau centre de Recherche et Innovation a pour objectif de mettre au point, sur la base des attentes des consommateurs en matière de beauté et des connaissances relatives aux spécificités de leur peau et de leurs cheveux, des produits innovants allant des soins capillaires aux produits d’hygiène corporelle, ainsi que les colorations, les défrisants et les gels structurants. Pour évaluer les avantages techniques, fonctionnels et sensoriels des produits, les équipes suivent des protocoles stricts et utilisent au quotidien des instruments de pointe permettant d’observer la surface de la peau, ses spécificités ou encore de mesurer le taux de cassure des cheveux. Les domaines de recherche porteront sur l’uniformité du teint, le sébum, l’acné, la sécheresse, la maîtrise du cheveu, les cuirs chevelus sensibles et le dosage minutieux des parfums.

Le nouveau centre collaborera avec l’écosystème scientifique de la région notamment les universités, les dermatologistes, les centres de biodiversité naturelle ainsi que les coiffeurs.

Innover pour le consommateur africain

L’Oréal a déjà mis au point des innovations clés dans le domaine de la beauté pour les consommateurs africains. L’équipe dédiée aux African Beauty Brands a lancé la technologie « black oil » pour la coloration du cheveu, le défrisage sans danger et les routines d’uniformisation du teint. Les consommateurs subsahariens bénéficient déjà de produits spécifiques, comme des soins nourrissant pour cheveux et une gamme de maquillage parfaitement adaptée à la couleur de leur peau.

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Décidément la croissance en Afrique subsaharienne donne du fil à retordre aux institutions financières internationales. Après la Banque africaine de développement (BAD) qui a dit dernièrement dans son rapport que la croissance en Afrique subsaharienne sera plus forte que les prévisions initiales du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), cette dernière est revenue à la charge en revoyant à la baisse, et de façon drastique, la croissance dans cette partie du continent. A croire que les institutions financières se livrent une vraie bataille à coups de prévisions !

La Banque mondiale a refait ses calculs et parle désormais d’une croissance moyenne de +2,5 % en Afrique subsaharienne en 2016, contre +4,2 % prédits en janvier dernier et +3,3 % en avril 2016. Entre janvier et juin 2016, le chiffre est presque divisé par deux. L’institution de Bretton Woods explique son revirement par « trois facteurs : la faiblesse persistante des prix des produits de base, une activité économique mondiale qui sera sans doute anémique et le durcissement de la conjoncture financière ».  L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient devraient également en pâtir, avec une croissance qui devrait chuter fortement, jusqu’à +2,9 %, prédit la BM, alors qu’on évoquait le chiffre de 5,1% en janvier dernier.

Ces correctifs ont été apportés à l’occasion de la mise à jour du rapport sur les Perspectives économiques mondiales, ce mois de juin. Si la tendance se confirme, c’est assurément une mauvaise nouvelle pour l’Afrique subsaharienne, qui a surfé sur une croissance de +3 % en 2015.

La croissance mondiale va également ramer et affichera un maigre +2,4% en 2016, alors que les dernières prévisions faisaient état de +2,9 %

Ce sont les pays exportateurs de pétrole qui trinquent le plus

« Le ralentissement est particulièrement prononcé dans les pays exportateurs de pétrole », dit la BM dans son rapport. Ainsi le Nigeria, qui est pourtant la 1e économie du continent africain, doit s’attendre, au mieux, à une croissance de +0,8 % en 2016, là où la BM le gratifiait d’un +4,6 % au début de cette année. L’Angola, qui a piqué au Nigeria la place de leader des producteurs de pétrole du continent, est logée à la même enseigne : de +3,3 % prédits en janvier la croissance devrait s’établir à +0,9 % ; idem pour le Gabon (de +5,1 % à +3,9 %).

Les hydrocarbures n’expliquent pas à eux seuls ces mauvais chiffres, il y a également de la casse chez les pays exportateurs de minerais non énergétiques, l’Afrique du Sud en premier, dont la perspective de croissance plonge à +0,6 %, contre +1,4 % annoncés en janvier. Et encore, le pire est peut-être à venir avec la baisse de régime du moteur de l’économie mondiale, la Chine, qui justement absorbait en masse ces matières premières. La Chine est créditée de +6,7 % de croissance en 2016, contre +6,9 % en 2015. Pas catastrophique en soi pour le pays, mais suffisant pour que les pays exportateurs de minerais non énergétiques aient la tête sous l’eau.

Le pétrole baisse, mais attention au surcoût des produit alimentaires

Les pays d’Afrique subsaharienne qui ont fait le choix de diversifier leur économie subissent moins les contrecoups de la fonte des cours du pétrole cette année. « Certains pays importateurs de pétrole (l’Éthiopie, le Rwanda, la Tanzanie et les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine) ont toutefois enregistré une forte croissance “, dit le document de la BM.

Les pays africains importateurs de pétrole devraient également surfer sur une embellie. « Le recul de l’inflation devrait stimuler la consommation des ménages », si elle n’est pas impactée négativement par « le renchérissement des produits alimentaires du fait de la sécheresse, le niveau élevé du chômage et la dépréciation des monnaies », disent les économistes de la Banque mondiale.

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Le rapport semestriel Africa’s Pulse sur la conjoncture et les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne, élaboré par la Banque mondiale, a livré hier lundi 11 avril les tendances de la croissance dans la sous-région pour 2016. Le document table sur un chiffre de 3,3 en 2016, c’est légèrement mieux que l’an dernier où la zone avait réalisé +3 %. Mais le meilleur est à venir, en effet la banque prévoit le retour de l’embellie à partir de 2017-2018 avec 4,5 % de croissance annuelle, soit le rythme soutenu de 2014.

En Afrique subsaharienne, « les prévisions de croissance pour 2016 restent moroses », dit la Banque mondiale. La sous-région est scotchée « bien en-dessous du fort dynamisme que la région a affiché de 2003 à 2008 avec un taux de +6,8 % », ajoute l’institution internationale. Pourtant la précédente édition d’Africa’s Pulse, sortie en octobre 2015, entrevoyait encore une croissance de 3,7 % en 2015, 4,4 % en 2016 et 4,8 % en 2017. Le rapport publié hier est donc loin des dernières estimations. Ce n’est guère mieux pour la région MENA, où la Banque mondiale prédit une croissance “en-dessous de son potentiel”.

L’institution de Bretton Woods explique ce tassement des bons chiffres de 2015 et les correctifs apportés aux prévisions des prochaines années par les contrecoups de « l’effondrement des cours des matières premières » (hydrocarbures et métaux notamment) et « l’atonie de l’économie mondiale surtout du côté des marchés émergents ».

C’est plus perceptible encore au niveau mondial avec un taux de croissance estimé par la Banque mondiale à 2,5 % en 2016, contre 2,4 % en 2015. La fonte des cours des matières premières a « fortement dégradé les termes de l’échange des pays exportateurs », dont le pouvoir d’achat sur les marchés internationaux est évalué à -16 % en 2016, d’après l’institution internationale. Cette dépréciation devrait provoquer « un ralentissement économique dans toute la région de l’ordre de -0,5 % par rapport aux projections [et] déséquilibrer la balance courante et le solde budgétaire de respectivement 4 et 2 points de pourcentage par rapport aux projections initiales ».

Le boulet des difficultés locales

Cependant la Banque mondiale dit son document que des « évolutions domestiques défavorables […] sont venues aggraver les conséquences négatives de la baisse des prix des matières premières » ; elle cite parmi elles les pénuries d’électricité (Nigeria, Afrique du Sud), la sécheresse (Afrique australe), l’instabilité politique et les sérieux risques pour la sécurité nationale (Cameroun, Tchad, Nigeria), du fait notamment des incursions meurtrières de la secte islamiste Boko Haram que rien ne semble pouvoir enrayer….

Par contre il y a des régions où les indicateurs sont au vert, souligne l’institution internationale. « L’embellie économique s’est poursuivie dans d’autres pays qui affichent toujours une croissance robuste », tels que le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie ou encore la Côte d’Ivoire, « qui a bénéficié d’un contexte économique favorable et d’une augmentation des investissements ».
Toutefois Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, est d’avis que si les nations subsahariennes « sont en train de s’adapter à une conjoncture mondiale économique plus difficile […], les gouvernements devront redoubler d’efforts pour mobiliser davantage leurs ressources nationales », lit-on dans un communiqué émis hier lundi.

La grosse marge de progression des villes africaines

La Banque mondiale a mis en relief les retombées très positives d’une exploitation optimale du « potentiel économique de l’urbanisation et des villes africaines ».

Par ailleurs l’institution de Bretton Woods souligne l’effet nocif des disparités de prix de l’immobilier en Afrique subsaharienne, sans aucune corrélation avec les niveaux de revenus des populations. D’après le rapport, les tarifs pratiqués sur les marchés dépassent de 55 % les prix en vigueur dans les pays dont le niveau de développement est comparable, alors que les transports urbains (véhicules et services) sont 42 % plus couteux.

Des villes africaines « abordables, connectées, où il fait bon vivre et qui concentrent l’activité économique » seraient un accélérateur de la croissance et du développement social de la sous-région, martèle la Banque mondiale dans son document.

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Le rapport 2015 du Nielsen’s Africa Prospects Indicators (API) vient de tomber, et ce qu’on pressentait s’est confirmé : La Côte d’Ivoire occupe la première place du classement des pays les plus favorables aux investissements au sud du continent.
Les points forts de la Côte d’Ivoire :  Une inflation stable, des horizons de croissance au vert et un climat socio-politique au beau fixe depuis les élections d’octobre 2015.

Les Ivoiriens ravissent la place de leader aux Nigérians en termes de perspectives d’affaires pour les investisseurs. « La position de la Côte d’Ivoire s’est améliorée en raison de ses perspectives commerciales, et elle continue de bien se positionner en termes de confiance dans le secteur du détail. Malgré qu’elle soit en troisième position en termes de facteurs macro-économiques plus globaux, sa croissance économique et l’inflation stable et les récentes élections favorisent un environnement fertile pour l’investissement », a dit à ce sujet Allen Burch, directeur général de Nielsen Africa.

La 1e puissance du continent à la 9e place !

Le Nigeria a dévissé de la 1e place en Afrique subsaharienne au 4ème rang en termes d’attractivité pour les investissements. Dans le classement général, la première puissance économique d’Afrique décroche une très modeste 9ème place. Elle doit cette très mauvaise performance à la dégradation des indicateurs macro-économiques, à la fonte des prix des matières premières, notamment le pétrole. A cela s’ajoutent le fait que “les indicateurs de consommation et les niveaux de confiance globaux sont très bas” et une inflation qui atteint un seuil critique dans le pays.

Malgré cela les consommateurs nigérians gardent le moral pour les perspectives d’emploi et la bonne tenue des salaires, selon les auteurs du rapport. Le Kenya et la Tanzanie occupent respectivement les 2ème et 3ème places du classement en raison surtout de leurs bons indicateurs sur le plan macro-économique. Un petit bémol pour le climat des affaires au Kenya, où les experts sont plus réservés.

Pour les détenteurs de capitaux propres, la Côte d’Ivoire et le Kenya sont les niches les plus intéressantes en Afrique. Ces deux pays, d’après les spécialistes, tirent les bénéfices des investissements et des réformes majeurs pour tonifier l’économie. « Plus précisément, les investissements dans les infrastructures, l’énergie et d’autres segments qui font baisser les coûts de production et aider la Côte d’Ivoire à devenir plus qu’un exportateur de matières premières, un exportateur de cacao », disent les analystes, qui saluent le virage stratégique pour faire des investissement publics un levier pour la croissance et la mobilisation du secteur privé  dans le développement du pays.

Enfin le rapport dit que pour les douze mois à venir, l’Éthiopie, la Côte d’Ivoire, le Mozambique et le Kenya s’imposent comme les plus pays les plus propices aux investissements. Mais le document souligne que la Côte d’Ivoire devra procéder à certains correctifs macro-économiques pour maintenir sa place de leader…

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