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afrique subsaharienne

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Le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a annoncé dans un rapport présenté au Congrès américain, que les échanges entre les Etats-Unis et l’Afrique subsaharienne ont progressé de 5,8% entre 2015 et 2017, relate l’agence Ecofin.

Selon le document, le volume total des échanges commerciaux entre les USA et les pays d’Afrique subsaharienne est passé de 36,9 milliards $ en 2015 à 39 milliards $ en 2017. Le rapport indique que sur la même période, les exportations américaines ont baissé tandis que celles des pays de l’Afrique subsaharienne vers le pays de l’oncle Sam ont connu une nette progression.

Ainsi, en 2017, les Etats-Unis ont exporté pour 14,1 milliards $ de marchandises vers les pays d’Afrique, contre un volume de 18,8 milliards $ en 2015. Selon les auteurs du rapport, cette baisse de 21,6% serait principalement due à celle des ventes d’aéronefs américains envers ces pays.

D’un autre côté, les exportations des pays africains vers les USA ont connu une progression de 32,4%. Ainsi, le volume des marchandises exportés par les pays africains envers les Etats-Unis sont passés de 18,8 milliards $ en 2015 à 24,9 milliards $ en 2017, principalement grâce à une remontée des prix des matières premières.

Les auteurs du rapport ont également indiqué que le volume des exportations des pays de l’Afrique subsaharienne envers les USA, dans le cadre de l’AGOA, s’est établi à 13,8 milliards $, contre 9,3 milliards en 2015.

Selon les experts, cette performance serait due à l’impulsion d’un programme de diversification des produits d’exportations, par les pays africains dans le cadre de l’accord, note la même source.

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Jamais les SSII et les éditeurs tunisiens ne se sont mieux exportées en Afrique Subsaharienne. En effet la Tunisie se positionne de plus en plus comme une plateforme éditrice de logiciels et exportatrice de Services liés aux TIC. Le dernier projet en date a été gagné par la société Arabsoft dirigée par Mohamed TRIKI, qui vient d’être notifiée du marché de Gestion de Ressources Humaines de l’Etat du Niger, pour une valeur avoisinant les 3 millions d’Euros, soit l’équivalent de 9 millions de DT.

Forte de l’arrivée chaque année sur le marché du travail de 12 000 nouveaux ingénieurs, le secteur des TIC est devenu depuis 2010 un secteur de pointe surclassant le secteur de tourisme et ce en réalisant 11 % du PIB, contre 7 % pour le secteur du tourisme.

Cependant, malgré cette envolée, les SSII Tunisiennes se heurtent toujours à un marché local toujours en déprime, où règne la règle du moins disant dans les marchés publics, faisant de la Tunisie un pays attardé technologiquement par rapport au reste de l’Afrique.

En effet plusieurs applications nationales comme celles de la CNSS, la CNRPS, la Gestion des Impôts RAFIC, ou la Gestion du personnel de l’Etat INSAF ont plus de 30 ans d’âge et ont besoin d’être dépoussiérées et rénovées. La Tunisie semble aussi avoir encore du mal à tirer profit de la compétence de ses ingénieurs et de la richesse applicative de ses SSII et Editeurs.

TB

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La société marocaine de production audiovisuelle Videorama souhaite vendre les droits d’émission de jeux télévisés à succès à des clients venus de cinq pays d’Afrique subsaharienne, apprend Telquel.ma.

Videorama braque ses projecteurs sur l’Afrique. La société de production marocaine est actuellement en train de commercialiser un projet de production d’émissions de divertissement auprès de clients venus d’Afrique Subsaharienne.

Nous proposons d’acheter les droits d’émissions comme “Qui veut gagner des millions”, “La Roue de la Fortune” ou “Fort Boyard”, de produire ces émissions et de livrer le produit clé en main,” nous apprend le PDG de l’entreprise, Moulay Ahmed Belghiti.

Les clients prospectés viennent du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Cameroun et du Mali. Le patron de Videorama se dit convaincu que son offre permettra “de mutualiser les coûts” et de faire de Casablanca un “hub” de la production télévisuelle africaine.

L’entreprise réalise en effet déjà la version marocaine de Fort Boyard, “Jazirat Al Kanz“, l’émission aux 7 millions de téléspectateurs sur 2M.

Toujours selon Telquel.ma, dernièrement, Videorama a livré à la chaine de Ain Sebaa l’émission de caméra-cachée sociétale choc  “Wash Hna Houma Hna“.

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Le Maroc n’est pas seulement une destination de choix pour les investisseurs étrangers, il est aussi un gros investisseur à l’extérieur, et de plus en plus. Les entreprises marocaines ont misé 9,3 Milliards de dirhams à l’étranger l’an dernier, c’est trois plus que le montant enregistré en 2013, d’après les dernières données de l’Office des changes (jusqu’à fin septembre 2017) rapportées par Médias24.

Les pays arabes (hors Mauritanie) occupent la première place, avec un volume de financements de 6 Milliards de DH. C’est 37 fois plus que les montants injectés dans la région en 2012 (158 Millions DH) ; tout au mieux on avait dépassé 1 Milliard DH en 2016.
En fait c’est l’acquisition de Barclays Egypte par la banque marocaine Attijariwafa bank qui a dopé la masse de dirhams dans cette partie du monde. On ne sait rien pour le moment du montant exact de la transaction, ce qu’on sait c’est qu’elle monte à plusieurs Milliards DH. D’après la Bourse égyptienne, cette opération, qui a eu lieu le mardi 2 mai 2017, s’est chiffrée à 494,9 Millions de dollars, soit 4,9 Milliards DH à peu près.

L’appétit du Maroc pour l’Egype a grossi depuis 2015, il y a par exemple Saham Group qui a investi dans ECCO Outsourcing S.A.E. à travers sa filiale Saham Services, Diamantine qui grandit dans les pays du Moyen-Orient. Mais l’Afrique subsaharienne reste de loin la terre de prédilection des opérateurs marocains, pas moins de 13,6 Milliards de DH y ont été investis de 2012 à fin septembre 2017 contre seulement 9 Milliards pour l’ensemble des pays arabes. Donc une fois le coup de Barclays Egypte digéré, l’Afrique subsaharienne reprendra ses droits en termes d’investissement…

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La Chine a compté pour 27 % des importations d’armes de l’Afrique subsaharienne entre 2013 et 2017, contre 16% durant la période 2008-2012, relate l’agence Ecofin.

Au total, 22 pays d’Afrique subsaharienne ont importé des armes «made in China» au cours des cinq dernières années.

Les exportations chinoises d’armes vers l’ensemble des pays du continent, ont augmenté de 55% entre 2013 et 2017 comparativement à la période 2008-2012.

La part de l’empire du Milieu dans les importations d’armes par les 54 pays africains, est ainsi passée de 8,4% entre 2008 et 2012 à 17% entre 2013 et 2017.

En Afrique du Nord, la Chine est devenue un important fournisseur de l’Algérie en 2013-17, avec des livraisons comprenant des frégates et de l’artillerie.

La Russie, fournisseur traditionnel de l’Afrique, a compté pour 39% des importations d’armes effectuées par les pays africains sur les cinq dernières années, contre 11% pour les Etats-Unis.

Au total, les importations d’armes par les pays africains ont diminué de 22% durant la période 2013-2017 comparativement à la période 2008-2012.

Deux pays seulement ont trusté près de deux tiers de ces importations sur les cinq dernières années : l’Algérie (52% des importations d’armes africaines) et le Maroc (12%), détaille la même source.

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La cybercriminalité fait perdre aux pays d’Afrique subsaharienne quelque 3 milliards de dollars par an, soit 0,20% du PIB de la région, nous apprend l’agence de presse africaine Ecofin.

La région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA) perd, quant à elle, 5 milliards de dollars par an en raison des cyber-fraudes et des attaques informatiques, selon la même source.

Les plus grosses pertes sont cependant enregistrées dans la région Asie de l’Est & Pacifique (200 milliards de dollars par). Viennent ensuite l’Europe et l’Asie centrale (180 milliards de dollars par an), l’Amérique du Nord (175 milliards), l’Amérique latine et les Caraïbes (30 milliards) et l’Asie du Sud (15 milliards)

A l’échelle mondiale, la cybercriminalité coûte désormais 608 milliards de dollars par an, un chiffre en augmentation en raison de la compétence grandissante des pirates et l’essor des crypto monnaies.

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Un nouveau pas important vient d’être franchi par la société. Le premier cargo acheminant le clinker du cimentier devrait quitter la Tunisie ce vendredi soir vers l’Afrique subsaharienne.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du marché décroché par la compagnie en décembre dernier pour l’exportation de 350.000 tonnes de clinker vers l’Afrique subsaharienne pour l’exercice 2018. Carthage Cement va ainsi pénétrer pour la première fois le marché de cette région qui représentera un point de départ pour un développement des exportations, surtout après la chute vertigineuse en 2017 des exportations tunisiennes du ciment vers l’Algérie estimée à -79%.
Par conséquent, le chiffre d’affaires Export du cimentier a chuté de 80% en 2017 sur un an pour se situer à 4,4 millions de dinars seulement. Il est à rappeler que la société tiendra une communication financière mardi 06 février qui sera animée par son Directeur Général et son Président du Conseil d’administration et portera notamment sur les réalisations de l’exercice 2017 et les perspectives de l’année en cours.

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Le Canada apporte son aide pour répondre aux besoins essentiels de millions de personnes vulnérables en Afrique subsaharienne, y compris des femmes et des enfants qui n’ont pas accès à une quantité suffisante d’aliments sains et nutritifs pour combler leurs besoins quotidiens, en raison des graves sécheresses et des conflits.

Au nom de la ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Marie-Claude Bibeau, l’ambassadeur et représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies, Marc-André Blanchard, a annoncé aujourd’hui un financement additionnel de 19,8 millions de dollars pour permettre d’intervenir à l’égard des niveaux extrêmes d’insécurité alimentaire au Cameroun, en Éthiopie, au Niger, au Nigéria, en Ouganda, au Soudan du Sud et au Tchad.

Dans ces sept pays et les régions voisines, le financement du Canada accordé à des partenaires canadiens et internationaux expérimentés et de confiance permettra de répondre à des besoins humanitaires essentiels. Ces besoins comprennent les nécessités de subsistance, comme les denrées alimentaires d’urgence, l’eau potable, des services d’assainissement adéquats, des soins de santé, des abris et des services de protection.

« Le Canada se réjouit de pouvoir apporter une aide humanitaire pour contrer les effets de la sécheresse et des conflits en Afrique subsaharienne, et pour veiller à ce que l’aide d’urgence parvienne à ceux qui en ont besoin. L’annonce d’aujourd’hui contribuera à sauver des vies et à alléger les souffrances, en plus de soulager les personnes qui ont besoin d’une aide urgente. » – Marc-André Blanchard, représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies

Faits en bref

  • En mars 2017, le Canada a annoncé une aide humanitaire de près de 120 millions de dollars en réponse à de graves crises alimentaires au Nigéria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen.
  • Entre le 17 mars et le 30 juin 2017, les Canadiens ont généreusement donné plus de 21,3 millions de dollars à des organismes de bienfaisance enregistrés canadiens en réponse aux crises humanitaires, dont une famine sans précédent, à l’insécurité alimentaire et aux déplacements provoqués par les conflits qui touchent plus de 55 millions de personnes en Afrique.

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12La Loi de finances 2018 l’a clairement montré : Il ne faudra pas trop compter sur les maigres moyens de la diplomatie pour épauler les hommes d’affaires tunisiens en leur ouvrant la voie sur les marchés africains, alors que, de l’avis unanime, c’est là où se joue en grande partie le décollage économique de la Tunisie. Un handicap très lourd, surtout au regard de ce que la concurrence (France, Maroc, Chine, Turquie) est capable de déployer sur le terrain pour offrir toutes les chances de succès à leurs entreprises dans un continent certes aux opportunités infinies mais également aux subtilités qui le sont tout autant et que seule une diplomatie chevronnée peut affronter. Mais voilà, soit la Tunisie en reste à ce constat là et fait du statu quo en Afrique, autant dire un hara-kiri économique, ou bien elle avance et fait ce qu’elle peut avec les moyens du bord. Et là c’est clairement aux organisations patronales (TABC, UTICA, CONECT) de jouer leurs partitions pour exister sur le continent, en attendant le réveil des autorités tunisiennes. Dans cette optique, les entrepreneurs pourront compter sur le Centre de promotion des exportations (CEPEX). En effet il a présenté un plan d’action dénommé ” Turbo-Africa ” lequel s’articule autour de six axes majeurs touchant à tous les niveaux de la chaine de valeur de la promotion de l’offre tunisienne des biens et services à l’export vers le continent africain, à encourager les petites et moyennes entreprises (PME) à s’y installer, à promouvoir la diplomatie économique et à renforcer le réseau de représentations du Centre en Afrique Sub-saharienne.

Les six axes se reflètent dans les programmes “ Go to Africa 2018 “, le réseau ” 1+2 “, le programme PEMA, le soutien à la diplomatie économique, ” Bonus-Africa ” et enfin un programme intitulé “Un PPP résolument tourné vers l’Afrique”. Ces programmes devraient aider six mille entreprises tunisiennes à s’orienter vers le marché africain. “Turbo-Africa” vient consacrer l’élan national pour faire de l’Afrique un débouché conséquent pour nos exportations et non plus un marché de second plan comme en témoigne, aujourd’hui, la part de ce marché dans le volume global de nos exportations qui se situe autour de 2.2%”, a indique le Centre sur son site électronique.
Ainsi le programme ” Go to Africa 2018 ” vise à organiser des manifestations à même de promouvoir les produits tunisiens sur le marché africain. Ce programme tient compte de la présence géographique des bureaux du CEPEX en Afrique, à savoir en Côte d’Ivoire, au Cameroun et en République Démocratique du Congo. Ces trois pays accueilleront 6 actions sur 9 programmées en 2018, eu égard à leur apport considérable dans la préparation et l’organisation de ce type de manifestations.

Après avoir rappelé que deux nouvelles antennes ont été ouvertes à Douala et Kinshasa, respectivement capitale économique du Cameroun et capitale de la République Démocratique du Congo qui seront opérationnelles dès le début de l’année 2018, le centre précise que de nouveaux bureaux sont ouverts prochainement. Le programme, le réseau ” 1+2 ” viendra ainsi consolider la triple mission des différentes représentations du CEPEX.
Ces missions sont d’informer sur les opportunités d’affaires que recèlent ces marchés, d’accompagner l’appareil exportateur tunisien dans sa quête des marchés africains en facilitant l’organisation du voyage d’affaire en termes de logistique, de promouvoir les produits et services ” made in Tunisia ” auprès des milieux d’affaires et consolider l’image de la Tunisie comme provenance idéale pour des importations best-cost.

Le programme PEMA ou programme pour la promotion des activités d’export impactant l’emploi vers de nouveaux marchés africains, fruit d’une collaboration entre le Cepex et la GIZ (Agence allemande de coopération internationale), a pour objectif de soutenir les PME tunisiennes pour accéder à de nouveaux marchés à l’exportation en Afrique subsaharienne, en renforçant les services d’appui conformes aux besoins, ainsi que les initiatives et consortiums d’export.
Il s’agit, également, d’améliorer l’offre des réseaux publics-privés de promotion de l’exportation vers le marché africain, d’améliorer les offres de services émanant des réseaux de promotion étatiques et privés, de renforcer la compétence du conseil sur l’Afrique du CEPEX et de mettre en place une plateforme d’exportation “Think Africa“, des institutions de promotion publiques et privées réunissant entre autres le CEPEX, les chambres de commerce, les plus importantes associations sectorielles ou entrepreneuriales, les institutions de financement ainsi que des entreprises de conseil spécialisées.

Le programme “soutien à la diplomatie économique” repose sur l’accord conclu entre les ministères des Affaires étrangères et du Commerce ainsi que le Cepex visant à promouvoir les exportations vers le continent africain et l’octroi, dans ce contexte, de dotations à montants variés au profit des 10 représentations diplomatiques tunisiennes résidentes dans les pays d’Afrique subsaharienne afin de leur permettre de procéder à des actions promotionnelles et de networking pour valoriser les produits ” made in Tunisia ” et organiser des rencontres professionnelles au profit des PME tunisiennes sur les marchés de leurs pays d’accréditation.
Bonus Africa” consiste en des incitations, primes et subventions pouvant atteindre 50% et dédiées aux PME exportatrices au titre d’actions promotionnelles qui s’opèrent sur les marchés de l’Afrique subsaharienne.

Le dernier programme dans le cadre du plan d’action “Turbo-Africa” est “Un PPP résolument tourné vers l’Afrique“. A ce titre, le Cepex dispense un appui financier en subventionnant, à travers le Foprodex (Fonds de promotion des exportations), la participation des PME dans des actions promotionnelles se déroulant en Afrique et les communique auprès des entreprises intéressées par le marché africain.

TAP

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La holding familiale Hédi Bouchamaoui Group (HBG) a des envies de diversification, c’est même devenu une obligation vu les déboires croissants du secteur de la production de pétrole en Tunisie depuis la Révolution (grèves, sit-in, revendications diverses et variées, le calme plat au niveau des découvertes de nouveaux gisements…). Alors HBG veut mettre les voiles en direction de l’Afrique subsaharienne pour y investir dans l’agriculture et les services, d’après Jeune Afrique Business.

Le magazine indique que les Bouchamaoui vont miser sur leur expérience et celle de ses partenaires internationaux opérant en Tunisie pour s’implanter dans cette partie du continent. On a également appris que le groupe, qui s’est fait un nom dans le secteur des hydrocarbures depuis les années 70, jusqu’en Libye et en Egypte, veut prendre le virage des énergies renouvelables, plus précisément le solaire et l’éolien. “Le groupe cherche activement en Europe un partenaire-expert pour investir le domaine des énergies renouvelables du solaire et de l’éolien chez lui en Tunisie, soutenu par le gouvernement, du fait de la balance énergétique déficitaire du pays“, indique JA Business.

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Si les produits marocains cartonnent dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, au point de permettre au royaume de dégager un excédent commercial de 7,5 milliards de dirhams (environ 787 millions $) en 2016, qu’est-ce que ce sera une fois que le Maroc aura officiellement rejoint la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ?! D’après le rapport économique et financier joint au projet de loi de finances 2018, le Maroc a toutes les raisons de se frotter les mains, en attendant la manne que va lui apporter l’élimination des barrières douanières avec les pays de la CEDEAO quand l’adhésion à l’organisation sera officialisée, tout au plus dans 2 mois…

D’après ce document, les échanges commerciaux entre le Maroc et les nations de la CEDEAO ont totalisé 9,5 milliards de dirhams (environ 997 millions $) l’an dernier, rapporte l’Agence Ecofin. Le royaume a massivement exporté vers les pays de la communauté ouest-africaine, pour 8,5 milliards de dirhams (environ 892 millions $), les importations en provenance de cette partie du continent paraissent insignifiantes à côté, à peine 1 milliard de dirhams (environ 105 millions $).

La CEDEAO est, et de très loin, le premier partenaire commercial du Maroc en Afrique, avec une part de 58,2% dans le volume global des échanges. Viennent ensuite les communautés de l’Afrique de l’Est (15,5%), de l’Afrique Australe (13,4%) et de l’Afrique Centrale (12,4%).

A signaler que le boom des échanges commerciaux entre le Maroc et la CEDEAO a été enregistré ces 15 dernières années. En 2000, on en était à un chiffre global de 1,5 milliard de dirhams (environ 157 millions $) ; en 2016 la musique est toute autre avec des échanges d’une valeur de 9,5 milliards de dirhams (environ 997 millions $).

De façon générale, les flux commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne ont connu une croissance moyenne de 9,1% par an depuis 2008, pour se situer à 19,2 milliards de dirhams (environ 2 milliards $) en 2016. Ces échanges pèsent 3% dans le volume global du commerce international du Maroc. Quant à l’excédent commercial de ce dernier, il est de 12 milliards de dirhams (environ 1,2 milliard $).

A noter que depuis 2008, les exportations vers l’Afrique subsaharienne n’ont cessé de prendre du poids dans le total des exportations du Maroc : De 3,5% en 2008 elles sont passées à 7% en 2016. Leur valeur a culminé à 15,6 milliards de dirhams (environ 1,6 milliard $) en 2016.

S’agissant des importations en provenance d’Afrique subsaharienne, elles affichent 3,6 milliards de dirhams (environ 378,3 millions $) en 2016. Elles pèsent 0,9% dans le total des importations en 2016, presque la moitié par rapport à 2008, 1.3% exactement.

Quand le roi Mohammed VI disait dernièrement qu’il n’envisageait pas l’avenir de son pays ailleurs qu’en Afrique, il avait de bonnes raisons !

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Le secrétaire général du comité de liaison de la route transsaharienne (CLRT), Mohamed Ayadi, estime que la Tunisie est considérée comme un modèle dans la réalisation du tronçon la concernant  route qui relie six Etats africains, la Tunisie, l’Algérie, le Mali, le Nigéria, le Tchad et le Niger.
Il a ajouté dans une déclaration, à l’agence TAP, lors de la 67ème édition du comité tenu, mercredi, à Tunis, que la Tunisie, l’Algérie et le Mali ont réalisé d’importantes avancées dans la réalisation de ce projet, mais la problématique reste au niveau du Niger, Tchad et Mali, vu l’absence des moyens nécessaires pour réaliser les parties transsahariennes de ces pays, compte tenu des priorités de développement dans ces pays.
La Tunisie participe au projet de la route transsaharienne, dans la partie Tunis-Hizoua (Tozeur), au niveau des frontières algériennes, s’étendant sur 698 km, en passant par le port de Gabès qui est actuellement en cours d’exploitation.
Ayadi a fait remarquer que les travaux de réalisation des parties situées en Tunisie et au Nigeria sont achevées. Une distance de 200 km pour relier l’Algérie au Mali est en cours de réalisation.
Au Tchad, sur un total de 570km, il reste 280km qui sont en cours de réalisation. Concernant le Niger, seulement 278 km sont encore inachevés sur un total de 1886 km.
Le Mali reste encore en retard dans l’avancement des travaux, soit 700 km non revêtus jusqu’aujourd’hui sur un total de 1900 km programmés.

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On savait que le Maroc misait beaucoup sur l’Afrique subsaharienne, le rapport sur “Les relations entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne” nous en donne la mesure, avec des indications chiffrées cette fois. Le document a été présenté récemment à Marrakech par le Conseiller économique en Chef du Premier ministre du Sénégal.

Le rapport indique que la principale terre d’accueil des investissements du Maroc est l’Afrique subsaharienne ; la région capte 62,9% du volume global des investissement directs marocains (IDE) dans le monde, entre 2008-2013, avec une forte poussée de 88,2% en 2010, rapporte l’agence de presse officielle marocaine MAP.

Autre détail intéressant dans le rapport : Pour la période 2008-2014, 2.2% des exportations du Maroc ont atterri en Afrique subsaharienne, notamment au Sénégal (14,2%), en Mauritanie (11,1%), au Nigeria (8,3%), en Côte d’Ivoire (7,8%), au Ghana (7,1%), en Guinée (6,9%) et en Angola (4,6%).
Il faut aussi dire que le Maroc a mis le paquet pour faire prospérer ses IDE en Afrique subsaharienne ; en effet près de 500 accords ont été signés dans ce sens, depuis le début des années 2000 et ce, dans plusieurs secteurs.

Par ailleurs le rapport indique que les opérateurs économiques marocains qui visent les marchés extérieurs ont surfé sur l’assouplissement de la réglementation autour des investissements et sur les facilités offertes par les autorités locales…

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Les efforts se déploient pour étendre la ligne maritime commerciale qui relie la Tunisie à la Russie au continent africain. C’est ce qu’a annoncé Aziza Htira, PDG du Centre de promotion des exportations (Cepex).
Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, la responsable a justifié ces efforts par l’importance du marché africain, très promoteur et considéré comme l’une de solutions à la crise économique qui secoue la Tunisie depuis des années.
Cette annonce vient à un moment où le Cepex s’active pour gagner ce challenge et pour mieux répondre aux attentes et aspirations de plusieurs exportateurs tunisiens désirant se lancer sur ce marché.
Dans ce sens, l’organisme a renforcé son partenariat avec les Allemands et la Tunisie recevra un important don afin de financer la conquête de l’Afrique subsaharienne, dont l’économie est florissante et la croissance solide.
Pour rappel, la ligne maritime commerciale qui relie la Tunisie à la Russie a été lancée le 2 novembre 2016, avec la programmation de voyages réguliers toutes les deux semaines, du port de Sfax jusqu’au port de Novorossisk en Russie. Sur le chemin du retour, les bateaux passeront par le port de Haydarpasha d’Istanbul.
Le lancement de cette ligne entre dans le cadre d’une convention entre le Cepex et la CTN (Compagnie Tunisienne de Navigation).
Une aubaine pour les commerçants et exportateurs tunisiens qui s’attendent à une explosion des volumes, notamment du trafic conteneurisé. D’ailleurs, ils vont bénéficier de plusieurs réductions pour le transport de leurs marchandises dont : 33% de baisse pour les produits alimentaires et agroalimentaire, 25% pour l’artisanat, 50% pour certaines marchandises dépassant les 100 tonnes et pour d’autres types de produits exportés. Il suffira d’atteindre les 50 tonnes pour bénéficier des 50% de réduction du coût du transport.

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C’est la question qu’on peut légitimement se poser à la vue des chiffres de la dernière mouture publiés par la Banque Mondiale hier jeudi 29 septembre 2016. D’après l’institution financière internationale, les pays de l’Afrique subsaharienne réaliseront, au mieux, une croissance de +1,6% cette année, très loin des +2,5% annoncés début juin 2016, qui eux-mêmes sont en-dessous des chiffres avancés précédemment. Bref, même l’honorable institution de Bretton Woods a perdu sa boussole, dans un exercice – la prévision – de plus en plus périlleux tant l’économie mondiale est mouvante…

Avec cette prévision, la Banque Mondiale rejoint exactement la position du Fonds monétaire international (FMI), qui avait réduit très fortement sa prévision à la mi-juillet, et l’avait même carrément divisée par deux, soit 1.6%. Mais de ce point de vue la BM n’est pas mal non plus, puisqu’elle est passée d’une prévision de croissance pour l’Afrique subsaharienne de +4.2%, en janvier 2016, à +3.3% trois mois après, puis +2.5% en juin 2016, et enfin 1.6% ce mois de septembre. On se demande quelle autre tuile va tomber sur la tête des économies africaines dans quelques mois !

Le Nigeria et l’Afrique du Sud pointés du doigt

Pour la Banque Mondiale, les responsables de la morosité continentale, la plus grave depuis 20 ans, sont tout trouvés : Le Nigeria et l’Afrique du Sud. « La dégradation de la conjoncture au Nigeria et en Afrique du Sud, les deux plus importantes économies de la région, qui représentent la moitié de la richesse produite en Afrique » et le net tassement des revenus des pays dont l’économie est fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures ont causé le reflux de la croissance du continent.

Les trains à l’heure

Mais la Banque Mondiale n’est pas seulement une mère fouettarde, elle a également distribué des bons points. Dans cette conjoncture difficile, il y a quand même des pays qui servent de locomotive pour le continent, ce qui leur vaut des brevets de satisfecit. « Un quart des pays sont parvenus à résister aux chocs. La Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus dynamiques de la région, suivis par l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie qui continuent d’afficher des taux de croissance supérieurs à 6 % », dit l’institution dans son communiqué…

La BM a tout de même terminé sur une note positive en prédisant que la reprise sera au rendez-vous en 2017, avec +2,9%, trustée par une remontée des cours du baril de pétrole.

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L’Oréal inaugure ce jeudi 21 juillet 2016 un nouveau centre de Recherche et Innovation dédié aux spécificités de la peau et cheveu africains ainsi qu’aux rituels de beauté et attentes des consommateurs subsahariens. Ce centre sera le 7ème du Groupe dans le monde. Il accueille des équipes de développement de produits, d’évaluation et de recherche avancée avec des scientifiques spécialisés en chimie, ingénierie chimique, physiologie, cosmétologie et biochimie.

Alexandre Popoff, Directeur Général Europe de l’Est et Afrique, Moyen-Orient, a déclaré : « L’Afrique subsaharienne est une des régions en forte croissance pour L’Oréal. Ce nouveau centre va nous permettre d’intensifier nos efforts pour créer les produits de beauté du futur destinés à nos consommateurs africains, tout en puisant notre inspiration dans les rituels de beauté et les besoins très variés de nos consommateurs de ce continent. »

Laurent Attal, Vice-Président, Directeur Général Recherche et Innovation, a déclaré : « L’ouverture de ce centre est un moment historique pour la recherche du Groupe sur le continent africain. Elle illustre notre détermination à aller toujours plus loin dans l’innovation afin de répondre aux attentes du marché africain de la beauté. Les enquêtes que nous réalisons depuis 2010 auprès des consommateurs et les études menées sur la peau et le cheveu depuis les années 2000 forment la base de nos connaissances pour développer des produits sur-mesure pour les consommateurs africains. Nous avons commencé par le cheveu, et notre ambition porte également sur le maquillage, le corps, l’hygiène et la peau.»

Une connaissance approfondie de la beauté africaine

En 2003 L’Oréal ouvre un centre d’évaluation en Afrique du Sud dont la mission est centrée sur l’évaluation des produits et la connaissance du consommateur. Le nouveau centre de Recherche et Innovation a pour objectif de mettre au point, sur la base des attentes des consommateurs en matière de beauté et des connaissances relatives aux spécificités de leur peau et de leurs cheveux, des produits innovants allant des soins capillaires aux produits d’hygiène corporelle, ainsi que les colorations, les défrisants et les gels structurants. Pour évaluer les avantages techniques, fonctionnels et sensoriels des produits, les équipes suivent des protocoles stricts et utilisent au quotidien des instruments de pointe permettant d’observer la surface de la peau, ses spécificités ou encore de mesurer le taux de cassure des cheveux. Les domaines de recherche porteront sur l’uniformité du teint, le sébum, l’acné, la sécheresse, la maîtrise du cheveu, les cuirs chevelus sensibles et le dosage minutieux des parfums.

Le nouveau centre collaborera avec l’écosystème scientifique de la région notamment les universités, les dermatologistes, les centres de biodiversité naturelle ainsi que les coiffeurs.

Innover pour le consommateur africain

L’Oréal a déjà mis au point des innovations clés dans le domaine de la beauté pour les consommateurs africains. L’équipe dédiée aux African Beauty Brands a lancé la technologie « black oil » pour la coloration du cheveu, le défrisage sans danger et les routines d’uniformisation du teint. Les consommateurs subsahariens bénéficient déjà de produits spécifiques, comme des soins nourrissant pour cheveux et une gamme de maquillage parfaitement adaptée à la couleur de leur peau.

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Décidément la croissance en Afrique subsaharienne donne du fil à retordre aux institutions financières internationales. Après la Banque africaine de développement (BAD) qui a dit dernièrement dans son rapport que la croissance en Afrique subsaharienne sera plus forte que les prévisions initiales du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), cette dernière est revenue à la charge en revoyant à la baisse, et de façon drastique, la croissance dans cette partie du continent. A croire que les institutions financières se livrent une vraie bataille à coups de prévisions !

La Banque mondiale a refait ses calculs et parle désormais d’une croissance moyenne de +2,5 % en Afrique subsaharienne en 2016, contre +4,2 % prédits en janvier dernier et +3,3 % en avril 2016. Entre janvier et juin 2016, le chiffre est presque divisé par deux. L’institution de Bretton Woods explique son revirement par « trois facteurs : la faiblesse persistante des prix des produits de base, une activité économique mondiale qui sera sans doute anémique et le durcissement de la conjoncture financière ».  L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient devraient également en pâtir, avec une croissance qui devrait chuter fortement, jusqu’à +2,9 %, prédit la BM, alors qu’on évoquait le chiffre de 5,1% en janvier dernier.

Ces correctifs ont été apportés à l’occasion de la mise à jour du rapport sur les Perspectives économiques mondiales, ce mois de juin. Si la tendance se confirme, c’est assurément une mauvaise nouvelle pour l’Afrique subsaharienne, qui a surfé sur une croissance de +3 % en 2015.

La croissance mondiale va également ramer et affichera un maigre +2,4% en 2016, alors que les dernières prévisions faisaient état de +2,9 %

Ce sont les pays exportateurs de pétrole qui trinquent le plus

« Le ralentissement est particulièrement prononcé dans les pays exportateurs de pétrole », dit la BM dans son rapport. Ainsi le Nigeria, qui est pourtant la 1e économie du continent africain, doit s’attendre, au mieux, à une croissance de +0,8 % en 2016, là où la BM le gratifiait d’un +4,6 % au début de cette année. L’Angola, qui a piqué au Nigeria la place de leader des producteurs de pétrole du continent, est logée à la même enseigne : de +3,3 % prédits en janvier la croissance devrait s’établir à +0,9 % ; idem pour le Gabon (de +5,1 % à +3,9 %).

Les hydrocarbures n’expliquent pas à eux seuls ces mauvais chiffres, il y a également de la casse chez les pays exportateurs de minerais non énergétiques, l’Afrique du Sud en premier, dont la perspective de croissance plonge à +0,6 %, contre +1,4 % annoncés en janvier. Et encore, le pire est peut-être à venir avec la baisse de régime du moteur de l’économie mondiale, la Chine, qui justement absorbait en masse ces matières premières. La Chine est créditée de +6,7 % de croissance en 2016, contre +6,9 % en 2015. Pas catastrophique en soi pour le pays, mais suffisant pour que les pays exportateurs de minerais non énergétiques aient la tête sous l’eau.

Le pétrole baisse, mais attention au surcoût des produit alimentaires

Les pays d’Afrique subsaharienne qui ont fait le choix de diversifier leur économie subissent moins les contrecoups de la fonte des cours du pétrole cette année. « Certains pays importateurs de pétrole (l’Éthiopie, le Rwanda, la Tanzanie et les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine) ont toutefois enregistré une forte croissance “, dit le document de la BM.

Les pays africains importateurs de pétrole devraient également surfer sur une embellie. « Le recul de l’inflation devrait stimuler la consommation des ménages », si elle n’est pas impactée négativement par « le renchérissement des produits alimentaires du fait de la sécheresse, le niveau élevé du chômage et la dépréciation des monnaies », disent les économistes de la Banque mondiale.

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Le rapport semestriel Africa’s Pulse sur la conjoncture et les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne, élaboré par la Banque mondiale, a livré hier lundi 11 avril les tendances de la croissance dans la sous-région pour 2016. Le document table sur un chiffre de 3,3 en 2016, c’est légèrement mieux que l’an dernier où la zone avait réalisé +3 %. Mais le meilleur est à venir, en effet la banque prévoit le retour de l’embellie à partir de 2017-2018 avec 4,5 % de croissance annuelle, soit le rythme soutenu de 2014.

En Afrique subsaharienne, « les prévisions de croissance pour 2016 restent moroses », dit la Banque mondiale. La sous-région est scotchée « bien en-dessous du fort dynamisme que la région a affiché de 2003 à 2008 avec un taux de +6,8 % », ajoute l’institution internationale. Pourtant la précédente édition d’Africa’s Pulse, sortie en octobre 2015, entrevoyait encore une croissance de 3,7 % en 2015, 4,4 % en 2016 et 4,8 % en 2017. Le rapport publié hier est donc loin des dernières estimations. Ce n’est guère mieux pour la région MENA, où la Banque mondiale prédit une croissance “en-dessous de son potentiel”.

L’institution de Bretton Woods explique ce tassement des bons chiffres de 2015 et les correctifs apportés aux prévisions des prochaines années par les contrecoups de « l’effondrement des cours des matières premières » (hydrocarbures et métaux notamment) et « l’atonie de l’économie mondiale surtout du côté des marchés émergents ».

C’est plus perceptible encore au niveau mondial avec un taux de croissance estimé par la Banque mondiale à 2,5 % en 2016, contre 2,4 % en 2015. La fonte des cours des matières premières a « fortement dégradé les termes de l’échange des pays exportateurs », dont le pouvoir d’achat sur les marchés internationaux est évalué à -16 % en 2016, d’après l’institution internationale. Cette dépréciation devrait provoquer « un ralentissement économique dans toute la région de l’ordre de -0,5 % par rapport aux projections [et] déséquilibrer la balance courante et le solde budgétaire de respectivement 4 et 2 points de pourcentage par rapport aux projections initiales ».

Le boulet des difficultés locales

Cependant la Banque mondiale dit son document que des « évolutions domestiques défavorables […] sont venues aggraver les conséquences négatives de la baisse des prix des matières premières » ; elle cite parmi elles les pénuries d’électricité (Nigeria, Afrique du Sud), la sécheresse (Afrique australe), l’instabilité politique et les sérieux risques pour la sécurité nationale (Cameroun, Tchad, Nigeria), du fait notamment des incursions meurtrières de la secte islamiste Boko Haram que rien ne semble pouvoir enrayer….

Par contre il y a des régions où les indicateurs sont au vert, souligne l’institution internationale. « L’embellie économique s’est poursuivie dans d’autres pays qui affichent toujours une croissance robuste », tels que le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie ou encore la Côte d’Ivoire, « qui a bénéficié d’un contexte économique favorable et d’une augmentation des investissements ».
Toutefois Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, est d’avis que si les nations subsahariennes « sont en train de s’adapter à une conjoncture mondiale économique plus difficile […], les gouvernements devront redoubler d’efforts pour mobiliser davantage leurs ressources nationales », lit-on dans un communiqué émis hier lundi.

La grosse marge de progression des villes africaines

La Banque mondiale a mis en relief les retombées très positives d’une exploitation optimale du « potentiel économique de l’urbanisation et des villes africaines ».

Par ailleurs l’institution de Bretton Woods souligne l’effet nocif des disparités de prix de l’immobilier en Afrique subsaharienne, sans aucune corrélation avec les niveaux de revenus des populations. D’après le rapport, les tarifs pratiqués sur les marchés dépassent de 55 % les prix en vigueur dans les pays dont le niveau de développement est comparable, alors que les transports urbains (véhicules et services) sont 42 % plus couteux.

Des villes africaines « abordables, connectées, où il fait bon vivre et qui concentrent l’activité économique » seraient un accélérateur de la croissance et du développement social de la sous-région, martèle la Banque mondiale dans son document.

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Le rapport 2015 du Nielsen’s Africa Prospects Indicators (API) vient de tomber, et ce qu’on pressentait s’est confirmé : La Côte d’Ivoire occupe la première place du classement des pays les plus favorables aux investissements au sud du continent.
Les points forts de la Côte d’Ivoire :  Une inflation stable, des horizons de croissance au vert et un climat socio-politique au beau fixe depuis les élections d’octobre 2015.

Les Ivoiriens ravissent la place de leader aux Nigérians en termes de perspectives d’affaires pour les investisseurs. « La position de la Côte d’Ivoire s’est améliorée en raison de ses perspectives commerciales, et elle continue de bien se positionner en termes de confiance dans le secteur du détail. Malgré qu’elle soit en troisième position en termes de facteurs macro-économiques plus globaux, sa croissance économique et l’inflation stable et les récentes élections favorisent un environnement fertile pour l’investissement », a dit à ce sujet Allen Burch, directeur général de Nielsen Africa.

La 1e puissance du continent à la 9e place !

Le Nigeria a dévissé de la 1e place en Afrique subsaharienne au 4ème rang en termes d’attractivité pour les investissements. Dans le classement général, la première puissance économique d’Afrique décroche une très modeste 9ème place. Elle doit cette très mauvaise performance à la dégradation des indicateurs macro-économiques, à la fonte des prix des matières premières, notamment le pétrole. A cela s’ajoutent le fait que “les indicateurs de consommation et les niveaux de confiance globaux sont très bas” et une inflation qui atteint un seuil critique dans le pays.

Malgré cela les consommateurs nigérians gardent le moral pour les perspectives d’emploi et la bonne tenue des salaires, selon les auteurs du rapport. Le Kenya et la Tanzanie occupent respectivement les 2ème et 3ème places du classement en raison surtout de leurs bons indicateurs sur le plan macro-économique. Un petit bémol pour le climat des affaires au Kenya, où les experts sont plus réservés.

Pour les détenteurs de capitaux propres, la Côte d’Ivoire et le Kenya sont les niches les plus intéressantes en Afrique. Ces deux pays, d’après les spécialistes, tirent les bénéfices des investissements et des réformes majeurs pour tonifier l’économie. « Plus précisément, les investissements dans les infrastructures, l’énergie et d’autres segments qui font baisser les coûts de production et aider la Côte d’Ivoire à devenir plus qu’un exportateur de matières premières, un exportateur de cacao », disent les analystes, qui saluent le virage stratégique pour faire des investissement publics un levier pour la croissance et la mobilisation du secteur privé  dans le développement du pays.

Enfin le rapport dit que pour les douze mois à venir, l’Éthiopie, la Côte d’Ivoire, le Mozambique et le Kenya s’imposent comme les plus pays les plus propices aux investissements. Mais le document souligne que la Côte d’Ivoire devra procéder à certains correctifs macro-économiques pour maintenir sa place de leader…

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