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La Banque mondiale a approuvé, mardi, la troisième tranche de 1,15 milliard $ d’un programme de prêts d’un montant total de 3,15 milliards $, en faveur de l’Egypte, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

Cette troisième tranche, le dernier des décaissements de l’institution dans le cadre de ce programme, vient donner un coup de pouce aux réformes inclusives visant à soutenir l’économie, créer des emplois et réduire la pauvreté.

Le mois dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a conclu un accord avec Le Caire, dans le cadre du décaissement de la troisième tranche de 2 milliards $ d’un programme de prêts triennal de 12 milliards $, approuvé en novembre 2016. Le conseil d’administration de l’institution devrait approuver le décaissement des fonds, d’ici la fin de l’année, précise la même source.

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Les chiffres du taux de croissance viennent de tomber. Ils sont plutôt bons, en tout cas rassurants dans la mesure où ils s’inscrivent sur une courbe ascendante, à de très petites encablures du taux de 2,3% prévu par la Banque centrale de Tunisie, validé par la Banque mondiale. Et si cette progression est maintenue à la cadence qui est actuellement la sienne, il sera très probablement dans l’ordre des choses que les 2,3% seront dépassés.

C’est que la plupart des indicateurs sont au vert qu’il se soit agi des industries manufacturières, des services marchands ou, il est vrai, dans une moindre mesure, des services non marchands. Il s’y joint naturellement les performances de la production agricole avec de bonnes récoltes, notamment celles de l’huile d’olive et des dattes et plus encore du phosphate, alors que la saison touristique est sortie du marasme dans lequel elle était embourbée pour signer une reprise, en divers points annonciatrice d’une vraie envolée.

Evolution du PIB trimestriel durant la période 2016-2017 (%)

Tous indicateurs confondus, on est en présence d’un socle significatif qui rejaillira certainement sur l’année 2018, au terme d’un cycle où l’économie tunisienne n’avait fait qu’aligner les travers allant jusqu’à la récession. Comparativement, l’année 2017 peut prendre rang de millésime sur lequel il va impérativement falloir capitaliser.

En effet, le taux de croissance du PIB s’est établi à 2,1% au troisième trimestre 2017 comparé à la période correspondante de l’année dernière, selon les premiers résultats rendus publics par l’Institut national de la statistique (INS). Rapporté au 2ème trimestre de l’année en cours, la progression de ce taux est de 0,7%.

La valeur ajoutée des industries manufacturières ont enregistré, durant le 3ème trimestre de l’année en cours, une croissance positive dans la plupart du secteur : 3,4% pour l’agroalimentaire, 5,1% pour les industries chimiques, 2,8% pour les industries mécaniques et électriques, 3,2 pour les matériaux de construction, céramique et verre, et autant pour le textile, habillement et chaussures. Ce faisant, le secteur des industries manufacturières affiche une croissance de 2,8% par rapport au 3ème trimestre 2016 et 2.0% comparée au précédent trimestre.

De même, les services marchands ont enregistré, au 3ème trimestre 2017, une croissance positive, en ce sens que leur valeur ajoutée a progressé de 4.0% par rapport à la période correspondante de 2016. Une hausse imputable à celle de la valeur ajoutée de tous les secteurs les composant, tels que ceux des services de transport (+6,4%), des services de l’hôtellerie, de la restauration et des cafés (+7,6%) outre les services financiers et les communications, 7,3% et 2,4% respectivement.

Quant au secteur des services non marchands (ceux de l’Administration essentiellement), il a conservé une légère croissance positive de 0,2% par rapport à ce qu’elle était au 3ème trimestre 2016.

Au regard de tous ces chiffres, c’est par bien des côtés une nouvelle trajectoire qui se met en place. Et elle devra être vigoureusement soutenue sans coup férir, c’est-à-dire par moins de troubles sociaux, davantage d’efforts et de travail, une stabilité politique et fiscale qui draine les investissements qu’ils soient domestiques et étrangers, et surtout une véritable propension à aller de l’avant associant tous les acteurs économiques, sociaux et politiques.

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20 startups africaines du secteur du numérique, comptant parmi les plus prometteuses, intégreront le programme de résidence XL Africa, l’initiative phare de l’accélérateur d’entreprises lancée en avril dans le cadre du programme infoDev du Groupe de la Banque mondiale. Du 6 au 17 novembre, au Cap, les entrepreneurs pourront bénéficier des conseils de leurs mentors et de leurs pairs, améliorer leur visibilité régionale et accéder à des investisseurs et partenaires potentiels.

Cette résidence se clôturera par le salon XL Africa Venture, un événement régional organisé en association avec le Sommet des investisseurs providentiels africains (African Angel Investor Summit), dans le cadre duquel les entrepreneurs auront l’occasion de présenter leur modèle économique à un public choisi de sociétés et d’investisseurs. Avec le soutien de groupes d’investissement africains éminents, XL Africa aidera les startups à attirer des capitaux de départ pour un montant oscillant entre 250 000 et 1,5 million USD.

Ces startups, sélectionnées parmi un ensemble de 900 candidats, sont spécialisées dans les solutions numériques pour le marché africain, dans des secteurs aussi divers que la fintech, les transports, les soins de santé, l’éducation, les ressources humaines et les services B2B. Toutes ces sociétés fournissent des produits ou services numériques actuellement disponibles sur un ou plusieurs marchés africains et présentent un fort potentiel de développement à l’échelle de la région.

« Nous sommes heureux de voir l’intérêt généré en quelques mois par infoDev et XL Africa à travers le continent », a déclaré Klaus Tilmes, directeur de la Trade & Competitiveness Global Practice du Groupe de la Banque mondiale. « XL Africa a attiré des sociétés dotées d’un fort potentiel de croissance, avec souvent une femme comme cofondatrice, et qui ont déjà levé des capitaux de départ et contribué de manière significative à la dynamisation du marché. Le nombre et la qualité des candidatures reçues témoignent clairement de la compétitivité des startups africaines et du rôle clé qu’elles jouent dans la croissance de l’économie numérique en Afrique ».

La sélection pour XL Africa a été réalisée par un groupe d’experts du secteur appartenant à la Société financière internationale (SFI) ; par les partenaires de mise en œuvre IMC Worldwide, Koltai & Co, et Venture Capital for Africa (VC4A) ; ainsi que par des investisseurs de fonds africains de premier plan, notamment Knife Capital, 4Di Capital LLP, Singularity Investments, TLcom Capital LLP, Goodwell Investments, Nest Africa et Africa Tech Ventures.

« Nous avons découvert des sociétés très robustes, en particulier dans les secteurs des transports, des RH et de l’analyse des données », a déclaré Danai Musandu, conseiller en placements chez Goodwell Investments. « Nous avons également détecté des signaux de nombreuses sociétés numériques émergentes hors des points chauds traditionnels du Nigeria, du Kenya et de l’Afrique du Sud. Ce sont de tels entrepreneurs de talent qui vont stimuler l’innovation sur le continent et offrir des opportunités clés pour les investisseurs intéressés par les marchés africains ».

Les startups sélectionnées qui participent à l’événement sont les suivantes :

  • Aerobotics (données, Afrique du Sud)
  • Prepclass (EdTech, Nigeria)
  • Asoko Insight (données, Kenya, Éthiopie, Ghana, Royaume-Uni et Nigeria)
  • Printivo (impression, Nigeria)
  • Coin Afrique (marchés, Sénégal et Bénin)
  • Rasello Company Ltd. (services aux PME, Tanzanie)
  • Edgepoint Digital (Jamii) (FinTech – Assurances, Tanzanie)
  • Rensource (énergie, Nigeria)
  • Electronic Settlement Limited (FinTech, Nigeria)
  • Sendy Ltd. (livraisons, Kenya)
  • Lynk Jobs Ltd. (RH, Kenya)
  • Snapplify (édition, Afrique du Sud et Kenya)
  • MAX (transports, Nigeria)
  • Sokowatch (livraisons, Kenya)
  • ogaVenue (plate-forme de recherche de salles, Nigeria)
  • TalentBase (RH, Nigeria)
  • Ongair (services aux PME, Kenya)
  • Timbuktu (voyages, Afrique du Sud)
  • Pesabaazar.com (FinTech, Kenya)
  • Tizeti Network Ltd. (connectivité, Nigeria)

XL Africa est financé par les gouvernements de Finlande, de Norvège et de Suède et administré par le Groupe de la Banque mondiale avec l’appui d’IMC Worldwide, de VC4A et de Koltai & Co pour la mise en œuvre.

Pour en savoir plus sur le programme et les startups sélectionnées, rendez-vous sur www.XL-Africa.com.

Pour participer au Sommet des investisseurs providentiels africains, rendez-vous sur https://VC4A.com/aais2017/

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La Tunisie a participé aux travaux du « Investment Competitiveness Forum 2017 » organisé par le Groupe Banque Mondiale les 25, 26 et 27 octobre 2017 à Vienne, en Autriche. Ce Forum a pour objectifs de traiter des questions importantes liées à l’investissement et les IDE (Investissement Directs Étrangers) avec les décideurs politiques, les dirigeants des multinationales, les partenaires donateurs, les universitaires et le personnel du Groupe de la Banque mondiale.

Ont pris part aux travaux de ce Forum, Khalil LAABIDI, Président de l’Instance Tunisienne de l’Investissement et Mme Mongia Khemiri, Chef du Pôle de l’Encadrement de l’Investissement au Ministère du Développement, de l’Investissement de la Coopération Internationale. Laabidi a présenté le nouveau cadre juridique et institutionnel de l’investissement et son rôle dans l’amélioration de l’environnement des affaires en Tunisie.

A cette occasion, la Tunisie a été choisie parmi 3 autres pays pour recevoir un certificat de reconnaissance pour les efforts déployés par la Tunisie pour l’amélioration du climat d’investissement. Cette distinction témoigne de la bonne conduite de la réforme relative à l’investissement et vient récompenser les efforts de toutes les parties prenantes y compris la société civile pour la mise en place et la conduite de cette réforme.

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Chedly Ayari Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, en sa qualité de Gouverneur pour la Tunisie au Fonds Monétaire International (FMI), a participé aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale qui se sont tenues à Washington du 13 au 15 octobre 2017. Outre la réunion plénière des Assemblées Annuelles tenue le 13 octobre 2017, le Gouverneur a pris part à la réunion à huis clos organisée par Mme Christine Lagarde pour les Ministres des Finances et les Gouverneurs de la région MOAN. Les discussions y ont permis de faire le bilan sur le programme des réformes engagées par les pays de la région et d’explorer les pistes sur lesquelles le FMI peut appuyer leurs efforts engagés pour booster la croissance inclusive.

Ayari a aussi pris part au débat organisé par Jihad Azour, Directeur du Département MOAC en l’honneur des Gouverneurs des banques centrales des pays qui relèvent du Département Moyen-Orient et Asie Centrale. Cette occasion a permis de déterminer les nouveaux domaines où le FMI pourrait fournir aux banques centrales de la région des conseils, des travaux analytiques et une aide au développement des capacités.

Au cours de cette mission, le Gouverneur de la BCT a eu aussi des échanges fructueux avec les premiers responsables du FMI portant sur l’état des lieux de la coopération financière dans le cadre du « Mécanisme Elargi du Crédit » et a insisté sur la nécessité de poursuivre la coopération avec le Fonds selon le calendrier convenu ce qui permettra de renforcer la stabilité politique, économique et sociale dans le pays durant la période restante du programme.

Le Gouverneur s’est également réuni avec les hauts responsables du Trésor Américain. Au cours de ces réunions, les discussions ont porté sur l’aide américaine à la Tunisie durant la prochaine période et particulièrement l’assistance technique accordée par l’Office de l’Assistance Technique du Trésor américain à la Banque Centrale de Tunisie dans le domaine de la Stabilité Financière et le développement des Systèmes de Paiement.

En marge des assemblées, Chedli Ayari s’est entretenu avec les hauts responsables des banques internationales ainsi que certains de ses homologues Gouverneurs de banques centrales afin de renforcer la coopération technique et financière avec ces différentes institutions. Au terme de sa mission, le Gouverneur a pris part à la Conférence « US-MENA Private Sector Dialogue (PSD) » sur le thème « Combating Terrorism and Enhancing Relations with Correspondent Banks » organisée conjointement par la Federal Reserve (FED) et l’Union des Banques Arabes (UBA) à New York.

Durant son intervention, Monsieur le Gouverneur a mis l’accent sur la nécessité du renforcement de la coopération régionale entre les banques centrales et les cellules d’analyses financières dans leur guerre contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ayari a aussi lancé un appel à la communauté internationale et aux pays développés engagés dans cette guerre à soutenir les capacités des pays de la région dans ce domaine particulièrement par une assistance technique et financière conséquente.

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Les réunions annuelles de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire international (FMI) ont eu lieu du 11 au 15 octobre 2017 à Washington, aux États-Unis. A pris part à cette réunion Zied Laâdhari, le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, en la présence de l’Ambassadeur de Tunisie à Washington. Laâdhari s’est entretenu avec le secrétaire d’Etat adjoint au Trésor des USA, M. Eric Meyer, le secrétaire d’État adjoint du ministre du Commerce américain, Stemard JOHNS, la directrice adjointe de la JICA, Chie MIYAMADA, le directeur exécutif de l’agence internationale du développement américain (USAID), Mark GREEN, la Vice-présidente par intérim chargée du suivi des programmes, Kyeh Kim, et un nombre du conseil américain des affaires.

Le ministre a eu également des rencontres avec des responsables de la Banque islamique du développement (BID), de la Banque Internationale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ainsi que de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Les émissaires de ces institutions financières et établissements de crédit ont réaffirmé, lors de ces rencontres, leur engagement à soutenir la Tunisie et l’accompagner pour réaliser ses objectifs de croissance et de développement.

En marge de ces rencontres, Laâdhari a signé avec Marie Françoise Marie-Nelly, directrice du département Maghreb et Malte à la Banque Mondiale, un accord de financement de 52,7 Millions d’euros. Il s’agit d’un crédit remboursable sur 30 ans à un taux d’intérêt de 1% avec 5 années de grâce. Ce crédit sera consacré à un projet d’intégration économique au profit des jeunes des régions défavorisées dans l’objectif de soutenir leurs initiatives privées. Il va concerner, dans une première étape, les gouvernorats de Jendouba, Kasserine, Kairouan, Siliana et Manouba et dans une deuxième phase Kebili et Sfax.

Le ministre de la Coopération internationale a également signé deux autres accords de financement avec le président du groupe de la BID. La première convention est d’une valeur de 57 Millions d’euros, remboursables sur 20 ans à un taux d’intérêt de 2% et avec 5 années de grâce ; alors que l’autre est sans intérêt et porte sur 15 millions d’euros.

Ces crédits seront alloués à l’achèvement du projet de construction de deux barrages dont l’un à Saida, au Cap Bon et l’autre à El Kalaâ Kebira ainsi qu’à la construction des réseaux pour le transport d’eau. Il s’agit d’un projet destiné à couvrir le déficit de l’eau et pour répondre entre autres aux besoins du Grand-Tunis, du Sahel, du Cap-Bon et de Sfax, jusqu’en 2030.

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La croissance en Tunisie devrait progresser modestement de 2,3% en 2017, sous l’effet de la reprise dans les secteurs de l’agriculture, du phosphate et de l’industrie manufacturière. A moyen terme, la croissance devrait remonter progressivement à 3,5%, en 2019, dans un contexte d’amélioration du climat des affaires, favorisé par des réformes structurelles et le renforcement de la stabilité sociale et de la sécurité“, selon les projections établies par la Banque Mondiale (BM), dans son rapport sur ” Le suivi de la situation économique (octobre 2017)”, publié hier mercredi, sur son site web.
Passant en revue les problèmes de l’économie tunisienne, à savoir la faible croissance, la forte augmentation des dépenses publiques, le maintien des déficits budgétaires et courants à des niveaux élevés, le taux élevé de chômage, la BM a estimé que le gouvernement d’union nationale a trouvé des difficultés pour entreprendre les réformes nécessaires.

En 2016, a rappelé la BM, “le taux de croissance économique a été de 1%, après s’être établi à 1,1% en 2015, soit une croissance anémique pour un pays à revenu intermédiaire. Elle était principalement, tirée par le secteur des services (4%), tandis que la production industrielle s’est contractée de 6,6% et les industries non manufacturières (à l’instar du phosphate et du pétrole) ont reculé de 1,9%, les industries extractives affichant une croissance inférieure aux niveaux historiques en raison des mouvements sociaux dans les régions minières“.

En ce qui concerne la croissance au premier semestre 2017, elle s’est établie à 1,8%, résultant principalement, du secteur agricole et de celui des services, qui ont progressé de 3,8% chacun, tandis que les industries non manufacturières ont enregistré un repli de 2,6%.

Le son de cloche du FMI, pour les voisins aussi

Le Fonds Monétaire International (FMI) a estimé que la croissance économique en Tunisie s’établira à 2,3% à fin 2017, rejoignant en cela les projections faites par la Banque mondiale.
Dans son dernier rapport, “Perspectives et politiques économiques mondiales”, publié le 10 Octobre courant, sur son site web officiel, le FMI prévoit un taux de croissance de 3% en 2018, pour la Tunisie ainsi qu’une légère amélioration au niveau du solde extérieur du pays, lequel passera de -8,7% en 2017 à -8,4% en 2018, alors que le solde était de l’ordre de -9% en 2016.
Même constat pour le chômage, dont le taux devrait atteindre 13% en 2017, et 12% en 2018, contre 14% en 2016.
Par ailleurs, le Fonds s’attend à une stabilisation au niveau de l’inflation, d’ici 2018, avec un taux de 4,5% en 2017 et de 4,4% en 2018.

Il est à noter que le FMI prévoit une croissance économique au Maroc de l’ordre de 4,8% en 2017 et de 3%, en 2018. En ce qui concerne l’Egypte, la croissance serait à hauteur de 4,1%, en 2017, et de 4,5%, en 2018.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laadhari, a présenté, à Washington, lors d’une rencontre avec le directeur exécutif de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), Mark Green, les réformes annoncées en Tunisie pour améliorer le climat des affaires et les mesures incitatives pour attirer les investissements étrangers, notamment les investissements américains.
Selon un communiqué, publié, par le ministère, Laadhari s’est entretenu, également, avec l’adjoint du ministre au commerce américain, Steward Johnson.
L’accent a été mis sur la nécessité de programmer les prochains événements de la Commission économique mixte et d’œuvrer pour activer les négociations relatives à la convention cadre du commerce et de l’investissement, pour les négociations commerciales et d’investissement. Laadhari s’est également entretenu avec M. Amr Bakara, représentant de l’Algérie, de l’Afghanistan, du Ghana, de l’Iran, du Maroc et de la Tunisie à la Banque mondiale (BM). L’entretien a porté sur l’évolution de la situation économique dans le pays et les réformes profondes qu’elle nécessite, outre le soutien des partenaires de la Tunisie.
Le ministre a également rencontré le membre de la commission des crédits au Congrès américain, Robert Sirjer. L’entrevue a, notamment, permis de passer en revue la coopération financière et économique entre la Tunisie et les Etats unis d’Amérique et les moyens de la développer et de la diversifier dans l’intérêt commun.
Ces rencontres se sont tenues dans le cadre de la participation du ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Zied Laadhari, aux réunions annuelles de la BM et du FMI qui se tient du 11 au 15 octobre courant à Washington.

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l est prévu que la Tunisie signera deux accords de financement avec la Banque Mondiale et la Banque islamique de développement (BID) et ce, en marge de sa participation aux assemblées générales d’automne de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI) qui se dérouleront du 11 au 15 octobre courant aux États Unis.

Une délégation tunisienne composée du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari, du ministre des Finances, Ridha Chalghoum et du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari devrait se rendre aujourd’hui à Washington (Etats Unis) pour participer aux travaux de ces assemblées.

La rencontre sera une occasion pour la Tunisie pour exposer ses nouvelles orientations stratégiques ainsi que l’ensemble des réformes engagées par le gouvernement pour relancer la croissance économique, préserver les équilibres budgétaires et améliorer le climat des affaires.

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Une délégation tunisienne composée du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari, du ministre des Finances, Ridha Chalghoum et du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari devrait se rendre à partir de ce mardi 10 octobre 2017 aux États Unis pour participer aux assemblées générales d’automne de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI) qui auront lieu du 11 au 15 octobre courant.

La délégation tunisienne rencontrera des responsables de la BM et un nombre de hauts responsables au FMI. Une source du ministère de la Coopération internationale nous a confié que les discussions avec la Banque Mondiale et le FMI devraient porter sur les grandes réformes engagées par la Tunisie.

Il y a lieu de rappeler à ce propos que les assemblées de l’automne de la BM et du FMI se caractérisent par la tenue du conseil des gouverneurs du groupe de la BM et du FMI auxquels prennent part les gouverneurs des banques centrales, les ministres des finances et du développement, de hauts responsables du secteur privé et des académiciens de plusieurs pays du monde en vue de discuter les questions d’intérêt général, la lutte contre la pauvreté, le développement économique et l’efficience des aides.

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Près de 10 mille jeunes bénéficieront du projet d’inclusion économique des jeunes en Tunisie “Moubadiroun” ou “Initiateurs” qui sera réalisé sur six ans, a affirmé Mohamed Hisham El Shiaty, spécialiste senior du secteur privé au groupe de la Banque Mondiale (BM) et coresponsable du projet.
Intervenant, mercredi, lors d’une rencontre avec les médias, le responsable a ajouté qu’environ 300 petites et moyennes entreprises (PME) et 2300 micro-entreprises seront concernées par ce projet financé par la BM.

Moubadiroun est basé sur une approche intégrée qui essaye de faire le lien entre les défis de l’offre et la demande d’emploi “, a encore expliqué le responsable de la BM. L’objectif recherché, selon lui, est de soutenir des chaines de valeurs spécifiques pour dégager un important effet de levier.
A ce sujet, il a indiqué que la BM a développé, en collaboration avec le gouvernement tunisien, une grille de résultats avec des indicateurs clés d’impact sur le court et le long termes, afin de garantir le suivi des projets qui seront réalisés.
El Shiaty a, par ailleurs, souligné que selon les analyses préliminaires, le retour sur investissement du projet est de 20%, estimant qu’il constitue (projet) ” un bon investissement “.

Carine Clert, spécialiste principale de la protection sociale et du travail à la BM et coresponsable du projet, a, pour sa part, annoncé que son institution apportera son assistance technique et mobilisera des fonds fiduciaires sous formes de dons afin de compléter la réalisation de ce projet réalisé par le gouvernement tunisien.
Elle a rappelé, dans le même contexte, que la BM a donné, mercredi, son accord pour l’octroi au gouvernement tunisien d’un prêt d’investissement de 60 millions de dollars (environ 145 millions de dinars). La durée de remboursement de ce prêt d’investissement a été fixée à 30 ans avec une période de grâce de 5ans et demi.
Carine Clert a indiqué que ” le projet d’inclusion économique des jeunes en Tunisie ciblera la jeunesse défavorisée dans le Centre-Ouest, le Nord-Ouest, le Sud, le gouvernorat de Sfax et le gouvernorat marginalisé de la Manouba, dans le Grand-Tunis “.

La responsable a expliqué que la BM donne des avis techniques, mais c’est le gouvernement tunisien, avec ses partenaires des secteurs privé et associatif et ses partenaires locaux, qui décident sur la base des besoins et des opportunités offertes aux niveaux des secteurs de formation et des chaines de valeur.
Il s’agit d’un projet “ innovateur non seulement en Tunisie mais également en Afrique du Nord “, a-t-elle encore fait savoir.
Et d’ajouter que le projet ne pourra être réalisé qu’après son adoption par l’Assemblée des Représentants du Peuple(ARP).
Clert a indiqué que le gouvernement tunisien dispose d’un document d’évaluation du projet qui
sera supervisé par le ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi et sera exécuté en partenariat avec les ministères de la femme, de la jeunesse et des sports, de l’industrie et des PME et du commerce.
Il sera, également, soutenu par un comité stratégique national de pilotage qui regroupe des hauts responsables des principaux ministères sociaux et productifs (industrie, affaires sociales, jeunes, femme et famille).

Des comités régionaux, conçus comme des plateformes public-privé rassemblant des responsables locaux, des représentants du secteur privé et des organisations de la société civile, seront constitués à l’échelle des gouvernorats pour veiller à la mise en œuvre du projet.
La participation des jeunes femmes est favorisée dans le cadre de ce projet à travers plusieurs stratégies conçues pour lever les entraves spécifiques à leur activité économique. Il s’agit, entre autres, de mettre à leur disposition des ressources pour les soulager de leurs responsabilités domestiques, comme une aide à la prise en charge des enfants et des proches âgés.

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La Banque mondiale a annoncé, ce mercredi 13 septembre 2017, un nouveau projet de 60 millions de dollars pour s’atteler au défi de l’emploi en Tunisie et soutenir les efforts du gouvernement visant à déployer des programmes pour l’emploi mieux ciblés et à offrir des débouchés de qualité. Conçu pour la jeunesse défavorisée, le Projet pour l’inclusion économique des jeunes en Tunisie, ou Moubadiroun (« initiateurs »), investira en parallèle dans les entreprises et l’activité des entrepreneurs pour promouvoir la croissance et la création d’emplois.

Le gouvernement tunisien s’est engagé dans une nouvelle approche intégrée et inclusive du renforcement des opportunités économiques, afin de s’affranchir des programmes pour l’emploi trop souvent mal ciblés et de proposer des services sur mesure, conçus pour lever les obstacles sociaux et économiques spécifiques empêchant les jeunes hommes et femmes d’accéder à des emplois de qualité. Dans le même temps, cette initiative cherche à multiplier les débouchés en soutenant les moteurs de la création d’emplois, à savoir les entreprises et les entrepreneurs. Le projet annoncé aujourd’hui financera cette double approche, en ciblant les jeunes hommes et femmes défavorisés âgés de 18 à 35 ans vivant dans le Centre-Ouest, le Nord-Ouest, le Sud, le gouvernorat de Sfax et le gouvernorat marginalisé de la Manouba, dans le Grand-Tunis.

« Ce projet fournit une possibilité sans précédent de faire le lien entre les volets offre et demande des stratégies pour l’emploi, indique Tony Verheijen,responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie. En plus de proposer des services ciblés aux jeunes les plus découragés et défavorisés, nous devons veiller à ce qu’ils aient accès à des débouchés, en mettant en place un environnement et des incitations permettant aux entreprises et aux entrepreneurs de prospérer et, partant, de créer des emplois. »

Le projet organisera des services de soutien sur mesure face aux obstacles qui empêchent les jeunes d’accéder à des emplois ou d’aller vers des postes de meilleure qualité. Il proposera également aux micro-entrepreneurs en puissance toute une palette de services pour développer et financer leur activité. Soucieux de favoriser la participation des jeunes femmes, le projet adoptera plusieurs stratégies conçues pour lever les entraves spécifiques à leur activité économique : parallèlement à la mise à disposition de ressources pour les soulager de leurs responsabilités domestiques, comme une aide à la prise en charge des enfants et des proches âgées, le projet financera des campagnes en direction des familles, des communautés et des employeurs potentiels pour faire évoluer les mentalités et les comportements bloquant l’accès des femmes au monde du travail.

« Côté demande, le projet s’emploiera à identifier et développer des filières créatrices d’emplois, souligne Mohamed Hisham El-Shiaty, spécialiste senior du secteur privé au Groupe de la Banque mondiale et coresponsable du projet. En permettant aux entreprises locales de toucher les marchés nationaux et internationaux, le projet soutiendra le développement du secteur privé et la croissance et contribuera à la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité sur l’ensemble de la chaîne de valeur. »

Le projet s’attachera à développer ces chaînes de valeur dans les régions couvertes en apportant aux entreprises en activité et aux nouvelles entreprises des investissements et une expertise destinés à les aider à se réorienter pour s’adapter à la demande des marchés intérieurs et internationaux. Dans le même temps, il participera au démantèlement des obstacles pour accéder à ces marchés et investira dans des services collectifs afin de renforcer la compétitivité des entreprises. Des mesures d’incitation spécifiques seront mises en place pour que ces entreprises en croissance embauchent les jeunes défavorisés ciblés par le projet et concrétisent ainsi l’approche duale défendue.

« La Tunisie s’emploie à mettre en place un nouveau système, que nous nous engageons à soutenir, pour redonner de l’espoir aux jeunes, notamment les femmes et les plus défavorisés, et leur ouvrir des perspectives, explique Carine Clert, spécialiste principale de la protection sociale et du travail à la Banque mondiale et coresponsable du projet. Tout aussi important, le projet permettra aux décideurs et aux opérateurs sur le terrain de renforcer leurs capacités, afin de promouvoir l’innovation et la concertation entre les différents organismes publics pour une mise en œuvre des politiques plus efficace. »

Enfin, dans un souci de transparence et de bonne gouvernance, les bénéficiaires du projet pourront faire remonter des informations sur la performance des prestataires de service, à travers des fiches d’évaluation. Le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi supervisera le projet, avec le soutien du comité stratégique national de pilotage, où siégeront de hauts responsables des principaux ministères sociaux et productifs (industrie, affaires sociales, jeunes, femme et famille). Des comités régionaux, conçus comme des plate-formes public-privé rassemblant des responsables locaux, le secteur privé et des organisations de la société civile, seront constitués à l’échelle des gouvernorats pour veiller à la mise en œuvre du projet.

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La Banque mondiale (B.M) vient de donner son accord pour la signature d’une convention de prêt d’un montant de 60 millions de dollars pour la création d’emplois grâce à des microprojets en Tunisie.

C’est ce qu’a révélé Karine Klert, responsable de la protection sociale et de l’emploi à la Banque mondiale lors de son passage ce mercredi sur Express Fm qu’il
s’agit d’un projet, dénommé « Initiateurs », qui est destiné à faire intégrer les jeunes, notamment ceux des régions dites défavorisées, dans le circuit économique en les aidant à se mettre en contact avec les promoteurs et les investisseurs pour la création de microprojets dans certains gouvernorats, en l’occurrence Jendouba, Kasserine, Siliana, Kairouan La Manouba et même Sfax, mais aussi Médenine et Kebili

Il a ajouté que le projet, qui sera fonctionnel dès sa ratification par l’Assemblée des représentants du peuple, offrira des services permettant aux jeunes d’aplanir les difficultés avant d’obtenir des emplois dans le cadre d’un esprit de créativité et d’innovation, sachant que ce projet d’intégration économique des catégories dites « précaires » s’étale sur cinq ans allant de 2018 à 2023 alors que les crédits à allouer sont à un taux fort réduit.

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Si nous pensons aux ressources en eau en tant que compte bancaire, celui de la région MENA est maintenant sérieusement épuisé “, a déclaré Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, cité dans le nouveau rapport de la BM intitulé “Au-dela de la pénurie : la sécurité de l’eau au Moyen-Orient et en Afrique du nord “.
L’extraction de l’eau des rivières et des aquifères plus rapidement qu’ils ne peuvent être reconstitués équivaut à vivre au-dessus de ses moyens, et elle nuit au capital naturel d’un pays, affectant la richesse et la résilience à plus long terme, laisse entendre les experts de la BM dans ce rapport lancé, mardi 29 août, lors d’une session spéciale axée sur la région MENA tenue à Stockholm, en Suède, en marge de la conférence de la Semaine mondiale de l’eau.

Ce rapport, qui offre une analyse complète de l’un des défis les plus importants de la région, se veut, toutefois, optimiste, indiquant qu’une solution existe pour pallier les déficits hydriques et atteindre la sécurité en matière d’approvisionnement en eau. Cette solution réside dans la bonne gestion des ressources moyennant les technologies et le recyclage des eaux usées collectées, dont plus de la moitié des quantités dans la région MENA, est renvoyée dans l’environnement sans traitement.

La Tunisie citée en exemple!

La Tunisie et la Jordanie sont citées en bons exemples dans le domaine du traitement des eaux usées. “Des expériences positives en Jordanie et en Tunisie montrent que les eaux usées peuvent être recyclées en toute sécurité pour l’irrigation et la recharge d’aquifères gérés“, lit-on dans le rapport.
En plus d’une meilleure gestion de l’eau, il est possible d’accroître l’offre grâce à des méthodes non conventionnelles telles que le dessalement et le recyclage“, a déclaré Guangzhe Chen, directeur principal de Global Water Practice de la Banque mondiale.
Heureusement, de nombreux pays ont démontré leur succès dans la mise en œuvre de programmes novateurs visant à réduire la quantité d’eau traitée perdue dans les fuites avant d’atteindre le client, ainsi que la production d’eau non conventionnelle. La rentabilité des technologies utilisées dans ces solutions s’améliore rapidement et offre davantage d’options en matière de gestion de l’eau pour les prochaines générations.

Dans la région MENA, plus de 60 pour cent de la population vit dans des zones où le stress hydrique superficiel est élevé ou très élevé, par rapport à une moyenne mondiale d’environ 35 pour cent. Malgré la pénurie d’eau, la région détient les tarifs les plus bas au monde et détient, à 2%, la plus forte proportion du produit intérieur brut consacrée aux subventions publiques de l’eau alors que les tarifs peu coûteux découragent l’utilisation efficace de l’eau.
L’augmentation des tarifs des services d’eau donnerait un signal sur l’impact matériel de la diminution des ressources et encouragerait l’économie d’eau, selon le rapport.
Ce pas est vraisemblablement sur le point d’être franchi en Tunisie, pays où la situation des ressources en eau devient de plus en plus alarmante avec des stocks dans les barrages inférieurs de 41%, à la moyenne et où les appels à l’augmentation de la facture de l’eau se poursuivent.

L’insuffisance de l’approvisionnement en eau et l’assainissement coûte environ 21 milliards de dollars américains (environ 50,8 milliards de dinars) à la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) en pertes économiques, selon le nouveau rapport de la Banque mondiale. Les mesures visant à améliorer la gestion et la répartition des ressources en eau limitées sont maintenant essentielles pour la croissance et la stabilité de la région.

TAP

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La Banque mondiale a annoncé l’approbation d’un projet de 100 millions de dollars destiné à soutenir une gestion améliorée des forêts, pâturages naturels et terres agricoles dans le Nord-Ouest et le Centre-Ouest de la Tunisie, et à favoriser ainsi une hausse de l’emploi et des revenus dans des régions qui concentrent près de la moitié des populations les plus pauvres du pays. Une gestion intégrée de ces espaces permettrait en effet de lutter contre les conséquences du changement climatique et de protéger des ressources naturelles qui sont essentielles à la préservation des moyens de subsistance locaux, fortement tributaires de l’agriculture, des forêts et des pâturages, mais aussi d’accroître la valeur de leur production, pour la faire passer de 16 à 75 millions de dollars, et de créer quelque 25 000 emplois, indique un communiqué de la Banque Mondiale.

Le Projet de gestion intégrée des paysages dans les régions les moins développées de la Tunisie financera les composantes indispensables à une meilleure gestion des ressources naturelles, à savoir la disponibilité de données plus précises pour prendre des décisions avisées, des lois en faveur d’une gestion améliorée et intégrée, et le renforcement des compétences techniques et managériales des nombreux acteurs de l’agriculture aux niveaux national, régional et local. Il appuiera également l’introduction de pratiques agricoles appropriées dans le contexte de la lutte contre le changement climatique et créera des conditions propices à la croissance économique en promouvant la création d’alliances productives et le développement de chaînes de valeur au niveau des communautés.

« La gestion durable et intégrée des paysages a un rôle important à jouer dans l’amélioration des conditions de vie des habitants des régions rurales défavorisées, affirme Eileen Murray, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie. Le potentiel de croissance est significatif si on aide les communautés locales à se réorienter vers des produits à plus forte valeur ajoutée et vers des marchés mondiaux en expansion. Cette aide profiterait en particulier aux femmes, qui forment plus de la moitié de la main-d’œuvre rurale, voire jusqu’à 80 % dans les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest. »

Les effets conjugués du surpâturage, de la déforestation et du changement climatique représentent une menace importante pour les ressources naturelles et l’agriculture tunisiennes, ainsi que pour le bien-être des populations rurales qui en dépendent. On estime à 14 millions de dollars par an le coût de la déforestation et de la dégradation des forêts, et à 36 millions de dollars par an celui de la dégradation des pâturages naturels et du défrichement. Le projet contribue à lutter contre cette menace conformément à la stratégie nationale dont s’est dotée la Tunisie et qui vise, d’une part, à promouvoir la gestion durable des ressources naturelles et l’économie verte et, d’autre part, à passer d’un processus de décision descendant à une approche ascendante responsabilisant les communautés locales. Le projet comportera également un volet ayant pour objectif spécifique de multiplier et améliorer les possibilités offertes aux femmes, qui forment l’essentiel de la main-d’œuvre rurale dans les deux régions, et aux jeunes.

« La centralisation du processus de décision limite la capacité des communautés locales à gérer et à protéger leur environnement, explique Taoufik Bennouna, spécialiste senior de la gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale. Les choses sont en train de changer, et ce projet a pour objectif de soutenir cette évolution. Les communautés locales, en travaillant de concert avec les institutions nationales et régionales et en s’ouvrant aux marchés mondiaux, joueront un rôle essentiel pour mettre en œuvre des stratégies coordonnées qui, non seulement préservent les paysages pour les générations futures, mais favorisent également les opportunités économiques et la croissance dans les régions sous-développées.

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche sera chargé d’exécuter le projet, en suivant les orientations d’un comité directeur interministériel et de conseils régionaux dans chaque gouvernorat. Des conseils de développement locaux mèneront en outre le processus consultatif en vue de recenser les sous-projets que le projet viendra financer ; ces conseils seront largement représentatifs de la population locale et offriront notamment aux femmes et aux jeunes la possibilité de prendre part aux décisions locales.

L’Algérie est considérée par la Banque mondiale comme un pays ayant une bonne maitrise de la gestion des énergies renouvelables, rapporte radioalgérie.

Dans une étude, publiée mercredi dernier, elle l’a retenue parmi les 45 états leaders mondiaux dotés d’une stratégie énergétique solide, classée dans la catégorie zone verte.

Outre l’Algérie, sur la liste de la Banque mondiale figurent, entre autres, l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Chine, l’Inde et la Malaisie.

L’étude de la Banque mondiale est basée sur des critères prenant en compte l’accès à l’énergie, l’efficacité énergétique et l’usage des énergies renouvelables.

D’après la même source, la BM estime que l’Algérie représente un exemple dont pourraient s’inspirer les pays de l’Afrique subsaharienne, région la moins électrifiée au monde, où près de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité.

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C’est peut-être la crise sur le plan politique en République démocratique du Congo, dont d’ailleurs on ne voit pas encore le bout, mais sur le plan économique, paradoxalement, ça va être l’embellie, à en croire la Banque mondiale, d’après Agenceecofin.com. L’institution de Bretton Woods table sur une envolée du taux de croissance entre 2017 et 2018, jusqu’à 5%, après une année 2016 morose, à peine 2,7%.

D’après un rapport de la Banque mondiale, l’économie du pays va être dopée par une montée des prix des matières premières et par le boom des secteurs de l’agriculture et des services.

A rappeler que la RDC, le plus gros producteur de cuivre du continent, a été frappée de plein fouet, comme le Gabon, l’Angola, le Nigeria, etc., par la fonte des cours des matières premières ces deux dernières années. L’an dernier, le franc congolais a été fortement déprécié, -40% de sa valeur.

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Pour sa première sortie médiatique cette année, la Banque mondiale est optimiste pour la croissance au Maroc. Elle prévoit un taux de 4% en 2017 dans ses perspectives économiques publiées le 10 janvier dernier.

Toujours, selon les prévisions de la BM, la reprise au Maroc devrait être soutenue par la hausse de la production agricole. Le taux devra légèrement baisser en 2018 et 2019 de respectivement 3,5% et 3,6%.

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La Banque Mondiale (BM) vient de prédire un taux de croissance de 3% en 2017 pour la Tunisie. Prévision qui intervient juste après l’annonce de 1,5% de croissance pour 2016. Prévision aussi qui ravira certainement Youssef Chahed et son GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Et s’il le croit, il aura à notre sens tiré trop vite et ferait mieux de rengainer et comparer les prévisions d’une institution dont les chiffres annoncés en début d’année en matière de croissance n’ont presque jamais été conformes à la dure réalité de la Tunisie qu’il dirige.

Il devrait d’abord, ainsi que ses conseillers économiques et financiers, savoir quels seront les moteurs de la croissance capables de la tirer, s’il y en a, vers le haut. Ces «Growth Drivers» pour la Tunisie, comme diraient ces experts dont nous ne sommes pas, c’est d’abord l’exportation. Or, la balance commerciale a terminé l’exercice 2015 avec un déficit inquiétant dépassant toutes les limites. Cela fragilise le secteur extérieur qui était jusque-là l’apanage de la Tunisie, surtout si l’importation n’est pas productive, mais de consommation.
A tout cela il faudra ajouter que pour 2017, l’exportation, dont grande partie est agricole, dépendra de facteurs exogènes comme la météorologie et souffre de quantité, de compétitivité et des conditions de livraison. Il y a aussi la productivité qui participe à 1,5 – 2 % dans la croissance, laquelle productivité est en sérieuse panne depuis 2011, pour ne pas dire qu’elle a disparu.

L’autre «Diver» de croissance est le tourisme, qui participe à 6 ou 7 % dans la croissance. Cela sans oublier le reste des secteurs et leurs 400 mille personnes qu’ils font vivre autour d’eux. Le tourisme et dérivés peinent cependant toujours à se relever pour carburer à une vitesse capable de contribuer aux 3% de croissance que prévoit la BM. A cela il faut ajouter la panne du secteur minier et des énergies et le secteur de l’économie numérique, qui n’a pas encore répondu aux investissements faits.
Certes les IME et le textile résistent à la crise et font de bons taux de croissance. Or, pour réaliser de la croissance, au taux annoncé par la BM, il faudra que tous ces moteurs fonctionnent, tous et en même temps, ce qui n’a jusqu’ici pas été le cas. On peut certes faire de la croissance artificielle, notamment par la consommation, de 3% ou même plus. Elle sera cependant une croissance amorphe et artificielle non créatrice d’emplois.

Sollicité par Africanmanager pour un commentaire sur le chiffre des 3% de la BM, le Gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, affirme que «il est techniquement impossible, maintenant, de prédire ce que sera 2017, même pour la Banque Mondiale avec tout son appareil de statisticiens, d’analystes et de prévisionnistes. Il faut au moins attendre que le 1er trimestre, qui est très indicatif en matière de croissance, se termine. On n’aura donc les chiffres de ce premier trimestre que vers la mi-mai 2017. Tout le reste, c’est de la spéculation et des extrapolations qui sont, certes scientifiquement menées, mais gratuites».
Et le gouverneur de la BCT de nous indiquer que «en admettant que tous ces moteurs de croissance se remettent à fonctionner tous ensemble, sans rupture, ni sociale ni économique, le saut de croissance qu’on pourrait faire, en tout cas en 2017 car en 2018 il pourrait y avoir des reprises intéressantes, ne sera pas énorme et moi je doute des 3%. En tout cas je n’ai rien qui me permette de parler de 3% de croissance pour 2017 et je crois que la BM ne pourra pas me fournir des preuves pour cela».

Dans son «rapport de suivi de la situation économique» fait à l’automne 2016, la Banque Mondiale affirmais que «l’économie [Ndlr : tunisienne] devrait connaître une croissance modeste de 2,0 % en 2016 grâce à une hausse de la consommation publique (de 10,1 %) suite à la négociation d’augmentations de salaires et à l’investissement (en hausse de 4,5 %). A moyen terme, la croissance économique devrait progresser, respectivement, à 3,0 et 3,7 % en 2017 et 2018 dans un scénario qui associerait une accélération des réformes structurelles, une amélioration de la sécurité au niveau national et régional (dont un début de normalisation en Libye notamment), une plus grande stabilité sociale et une augmentation modérée de la demande extérieure». Rien de tout cela ne s’est réalisé, à commencer par la croissance de 2%, qui n’a été qu’à peine de 1,5 % et sans création d’emplois.

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Dans un effort de coordonner l’appui aux réformes et au développement en Tunisie, la Banque Mondiale, la Suisse, le Royaume-Uni, l’UE et la Tunisie ont lancé, aujourd’hui, jeudi 12 janvier 2017, à Tunis, la deuxième phase du Fonds “Moussanada”. Le projet vise à appuyer le gouvernement tunisien dans ses réformes, notamment la modernisation du secteur financier, le renforcement de la gouvernance et l’appui aux collectivités locales pour une mise en place réussie de la décentralisation. Le lancement a eu lieu en présence du ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi.

Lors de cette rencontre, Abdelkefi a indiqué que cette initiative va cibler les grandes réformes engagées dans le secteur des finances publiques et principalement les institutions bancaires publiques.

De son côté, Armelle Lidou, chef de la Coopération de la délégation de l’UE à Tunis, a indiqué que la contribution de l’UE à hauteur de 3 millions d’euros au fonds Moussanada permettra d’accélérer et d’accroître significativement l’appui aux communes tunisiennes, notamment les plus vulnérables, dans le cadre de la mise en œuvre de la décentralisation en Tunisie. L’entrée de l’UE dans ce fonds marque également la volonté commune de l’UE, de la Banque Mondiale et de leurs associés de mieux coordonner les actions des partenaires de la Tunisie dans ce secteur clé pour le développement des finances publiques locales.

Il s’agit d’un fonds d’une valeur de près de 23 millions de dinars, soit 10 millions de dollars, lancé en 2014 sous l’impulsion de la coopération entre la Suisse et la Banque Mondiale. Lors de la deuxième phase de “Moussanada”, le Royaume-Uni et l’UE ont rejoint les autres bailleurs pour coordonner l’appui au développement en Tunisie.  “Moussanada” est une initiative qui fait intervenir de nombreux acteurs et qui, à la demande du gouvernement tunisien, met à disposition leur savoir-faire et leur appui financier au service des réformes décidées et planifiées. Cette initiative est conçue pour répondre de manière dynamique et flexible aux besoins des autorités tunisiennes dans les domaines concernés. Les projets sont ainsi gérés de manière plus coordonnée pour éviter les redondances, tout en mobilisant les meilleurs experts nationaux et internationaux, avec pour objectif d’augmenter l’efficacité, l’impact social et d’assurer ainsi la réussite des projets déjà financés.

La première phase du Fonds, 2014-2016, a financé plusieurs projets d’assistance technique pour un total de près de 6 millions de dinars, soit près de 3 millions de dollars, notamment dans le secteur des banques publiques avec la réforme des conseils d’administration et de la gouvernance avec des projets de renforcement des capacités d’audit interne de l’administration et l’évaluation de la gestion des finances publiques locales. Cette phase avait permis de financer pour un total de près de 3 millions de dollars des projets d’assistance technique en Tunisie, notamment dans le secteur des banques publiques avec la réforme des conseils d’administration, tout en mettant en place des projets de renforcement des capacités d’audit interne de l’administration et de l’évaluation de la gestion des finances publiques.

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