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Banque Mondiale

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La commission des finances, de la planification et du développement à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé mercredi 19 juillet 2017, un accord de crédit entre la Tunisie et la Banque Mondiale (BM), d’une valeur de 457,2 Millions d’euros (environ 1 249 Millions de Dinars), pour financer un programme de promotion du climat de l’investissement et l’entrepreneuriat.

Ce crédit sera remboursé sur une période de 28 ans, avec un délai de grâce de cinq ans et cinq mois et un taux d’intérêt variable de 1,2%. Cet accord prévoit également, la possibilité de bénéficier des différents instruments de couverture disponibles, au cours de la période de remboursement du crédit, soit en fixant le taux d’intérêt, soit en changeant la devise dans laquelle est libellé le crédit.

Ce crédit, objet d’un accord signé en juin 2017, à Washington, sera consacré au financement du budget de l’Etat pour renforcer le programme de réformes dans les domaines de l’amélioration du climat de l’investissement, du renforcement de l’entrepreneuriat et des opportunités d’accès au financement, dans le cadre de la promotion de l’activité économique.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, entame ce dimanche une visite de travail et d’amitié de trois jours (du 10 au 12 juillet) à Washington.
Cette visite qui coïncide avec la célébration du 220e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et les Etats-Unis d’Amérique, permettra de “relancer les concertations sur les moyens de consolider davantage la coopération et le partenariat Tunisie-USA”, souligne un communiqué de la présidence du gouvernement.
“Essentiellement à caractère politique”, selon le communiqué, la visite sera l’occasion pour le chef du gouvernement de rencontrer de hauts responsables de la nouvelle administration Trump. Il rencontrera, à cet égard, le vice-président américain, Michael R. Pence et des membres du Congrès américain.
Youssef Chahed aura également des entretiens avec le secrétaire d’Etat à la défense, James Mattis, le secrétaire d’Etat au trésor, Steven Mnuchin et le secrétaire d’Etat au commerce, Wilbur Ross.
Il rencontrera aussi les dirigeants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), notamment, le directeur général adjoint, David Lipton.
La visite sera, en outre, l’occasion d’examiner les moyens de renforcer les mécanismes de concertation et de coordination politique, économique et sécuritaire, à travers notamment, la tenue de la 2e session de la commission économique mixte, prévue respectivement aux Etats-Unis et à Tunis avant fin 2017.
Cette échéance devra permettre, selon le communiqué de la présidence du gouvernement, d’ouvrir de nouvelles perspectives à l’écoulement des produits tunisiens et d’être présents sur le marché américain et garantir la participation de la Tunisie aux foires et salons commerciaux aux USA.
La délégation tunisienne est composée de conseillers du chef du gouvernement, notamment de Taoufik Rajhi, ministre conseiller chargé du suivi des réformes économiques, Fayçal Hafiane, conseiller, Lotfi Ben Sassi, conseiller chargé de l’investissement et Tarak Ben Salem, conseiller diplomatique, ainsi que du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Sabri Bachtobji.

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L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a adopté, mardi 21 juin 2017, en séance plénière, le projet de loi relatif à l’approbation de l’accord de crédit conclu, en avril 2017, entre la Tunisie et la Banque Mondiale pour financer le projet de gestion intégrée des paysages dans les régions les moins développées, avec 110 voix pour, 23 contre et 10 abstentions.
La valeur du crédit s’élève à environ 93,100 millions d’euros, soit l’équivalent de 242 millions de dinars (MD), il permettra de contribuer au financement du projet, dont le coût global est de l’ordre de 269 MD. Le remboursement du crédit se fera sur une période de 32,5 ans, avec une période de grâce de 6 ans.
Le projet de gestion intégrée des paysages dans les régions les moins développées, qui concerne 8 gouvernorats (Bizerte, Béja, Jendouba, Siliana, Kasserine, Sidi Bouzid, le Kef et Kairouan), vise à améliorer la gestion intégrée dans les espaces naturels et à offrir des opportunités économiques, aux sociétés rurales ciblées dans les régions du nord-ouest de la Tunisie.
Il permettra, également, d’améliorer la productivité agricole, de renforcer la biodiversité, et de contribuer à alléger les impacts du changement climatique ainsi qu’à assurer la qualité des eaux.
Le Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Mohamed Fadhel Abdelkefi a indiqué que son département réalise en collaboration avec le ministère de l’agriculture un projet de gestion intégrée dans les zones défavorisées.
Dans sa réponse aux interrogations des députés, Abdelkefi a précisé que son département a participé aux négociations avec la banque mondiale (BM) pour l’octroi de ce crédit, excluant “toute possibilité de le mobiliser pour alimenter la trésorerie de l’Etat, sous prétexte de réaliser des projets de développement “.
Il a relevé qu’il y aura recours à la mobilisation des ressources financières de l’Etat à travers des crédits directs pour financer le budget, si nécessaire, sans recourir à une autre source.
Il a ajouté que la réalisation du projet de gestion intégrée vise à renforcer la décentralisation et la réalisation du développement dans les régions les moins favorisées, indiquant qu’il comporte 8 gouvernorats, avec une moyenne de deux délégations par gouvernorat. Il est prévu de planter dans le cadre de ce projet, 20 mille hectares d’oliviers.

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L’assistance financière des bailleurs de fonds internationaux devient de plus en plus importante par les temps qui courent. L’acceptation par le conseil d’administration du FMI de débloquer la 2e tranche du prêt promis à la Tunisie, qui est estimée à 900 millions de dinars, a donné le Top départ à d’autres institutions financières internationales pour venir en aide à la Tunisie. Après le FMI, c’est au tour de la Banque Mondiale d’approuver un prêt en faveur de la Tunisie. Ce crédit va appuyer les politiques de développement axées sur l’environnement des affaires et l’entrepreneuriat. L’objectif est d’accompagner les efforts du gouvernement tunisien pour promouvoir une croissance plus soutenue et solidaire et la création d’emplois dans le secteur privé, en particulier pour les jeunes et les femmes et dans les régions à la traîne sur le plan économique. Ce prêt de 500 millions de dollars soutient des réformes essentielles pour améliorer le cadre de l’activité économique et renforcer la confiance des investisseurs, tout en stimulant l’esprit d’entreprise et en élargissant l’accès aux financements.

«S’il s’est intensifié depuis quelques années, l’élan en faveur des réformes doit impérativement être maintenu et suivi d’effets concrets“, souligne Marie-Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte dans un communiqué. “La Tunisie a un grand vivier de jeunes talents prêts à se lancer, mais ce dont ont besoin ces hommes et ces femmes, c’est d’un environnement propice, et notamment d’un accès aux financements”…

Le financement à l’appui des politiques de développement axées sur l’environnement des affaires et l’entrepreneuriat entend soutenir les cinq piliers du plan de développement quinquennal 2016- 2020 du gouvernement tunisien, qui vise à faire du secteur privé le moteur principal de la croissance et de la création d’emplois, instaurer un système équitable de concurrence et faciliter l’accès des jeunes et des entrepreneurs aux financements. Alors que le ministère du Développement et de la Coopération internationale supervise le déploiement et la coordination des réformes, le ministère des Finances et le cabinet du Premier ministre sont également fortement impliqués dans le processus, cette collaboration tripartite garantissant un suivi précis des résultats.

«En plus de soutenir la mise en œuvre des nouvelles lois sur la concurrence et l’investissement, ce prêt à l’appui des politiques de développement aidera le gouvernement à améliorer l’efficacité des investissements publics et à mobiliser le secteur privé à travers, notamment, des partenariats public-privé“, analyse Abdoulaye Sy, économiste senior pour la Tunisie et chef d’équipe du programme à la Banque mondiale. “Cette opération permettra également au gouvernement de stimuler les financements d’amorçage et par capitaux propres pour les jeunes entreprises et les entrepreneurs, grâce à la simplification du cadre réglementaire en vigueur, et d’améliorer l’accès au crédit et aux prêts hypothécaires avec l’adoption d’une loi instituant une centrale des risques privée et la révision des critères d’éligibilité au FOPROLOS, le fonds de promotion du logement pour les salariés», ajoute-t-il.

Le nouveau programme s’inscrit dans le vaste portefeuille d’activités de la Banque mondiale en Tunisie qui sont destinées à stimuler l’esprit d’entreprise et améliorer les débouchés économiques des jeunes hommes et femmes, en particulier dans l’intérieur du pays. La Banque mondiale vient de soutenir une série de « hackhatons » organisés dans tout le pays et qui ont permis aux jeunes Tunisiens d’exploiter leurs talents en matière de technologie et leur créativité pour concevoir des solutions informatiques propices à l’émancipation économique des femmes. Elle finance également le renforcement des chaînes de valeur à travers plusieurs projets visant à rapprocher les entrepreneurs tunisiens des marchés mondiaux grâce à des produits plus haut de gamme mais également à favoriser l’insertion économique des femmes et des jeunes pauvres et vulnérables dans les régions sous-développées.

Mise à part la Banque mondiale et le FMI, un accord bilatéral vient d’être signé avec la Tunisie en vertu duquel l’Allemagne accorde un montant de 300 millions d’euros en guise d’appui au développement économique en Tunisie et pour particulièrement mobiliser l’investissement national et international et stimuler l’emploi. Une information qui a été confirmée par Andreas Reinicke ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, dans une déclaration à une des radios privées.

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« Je dois dire qu’hier c’était un grand événement à la banque mondiale, le conseil d’administration de la banque a approuvé un appui à la Tunisie de 500 millions de dollars » a affirmé Eileen Murray, directrice générale du Bureau de la Banque mondiale à Tunis, lors de son passage, ce mercredi 14 juin 2017 sur Express Fm.

Elle a par ailleurs ajouté que cet accord a été validé à l’unanimité par les administrateurs de la banque, ayant tous parlé à l’occasion en faveur de la Tunisie et de sa nouvelle démocratie.

En effet, ce prêt est accordé en guise d’une volonté d’appui de la part de communauté internationale pour les réformes économiques structurelles prévues par le gouvernement Tunisien. « les jeunes et l’emploi sont au centre de l’activité économique en Tunisie » ajoute Eileen Murray, cet appui vise essentiellement d’aider à relancer les investissements, d’encourager les jeunes entrepreneurs à travers l’amélioration de l’accès aux crédits et à l’information, dans un objectif global de renforcement de la croissance économique et de stimulation de l’emploi.

Le prêt de la banque mondiale est accordé à un taux d’intérêt de 1% avec une période de grâce de 5 ans, et annonce de bons signaux pour l’économie Tunisienne et la continuité de sa transition. « Très émue de voir à quel point la communauté internationale appui la Tunisie et veut que la transition démocratique et la transition économique réussissent en Tunisie », a ajouté à la même source.

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Le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) sur l’économie marocaine en 2017 ne passe toujours pas. Après avoir provoqué une levée de boucliers chez le gouvernement, le document enflamme le milieu des économistes. Ses conclusions, très sévères, notamment le fait que le modèle économique du royaume soit à bout de souffle, ont été énergiquement débattues lors d’une table ronde organisée par le Centre de réflexion Aziz Belal (CERAB) et l’Association des économistes du Maroc (AEM) le week-end dernier, rapporte le journal L’Economiste dans son édition de ce mardi 13 juin.

L’affaire a tellement enflé que les membres du CERAB et de l’AEM ont jugé utile de sonner la riposte avec un contre-rapport pour dire tout le mal qu’ils pensent du travail de la BM et tout le bien qu’ils pensent de l’économie de leur pays. Certains des participants à cette rencontre n’ont pas hésité à parler du “vide à l’origine de la situation qui a poussé les experts de la Banque mondiale à jouer le rôle de commentateurs au lieu de prendre l’initiative“.
D’autres ont tout de même admis que tout n’est pas contestable dans ce rapport, mais que “les hypothèses de la Banque mondiale sont erronées, ne reflètent pas la réalité et que les recommandations sont biaisées“. Tout ce beau monde a finalement jeté la pierre dans le jardin de l’institution de Bretton Woods, qui aurait, selon eux, échoué lamentablement dans sa tentative d’instaurer un modèle économique fondé sur la demande externe.

Cependant l’Economiste a tempéré les ardeurs des détracteurs du rapport de la BM en leur rappelant que même les partis politiques ont évoqué l’essoufflement du modèle économique marocain, sans pour autant avancer des correctifs. A cette objection le cercle des économistes rétorque : “Nous devons être les locomotives des idées et non commenter ce qu’écrivent les autres“. Alors on les prend au mot et on attend la publication de leur document censé donner des éclairages, et surtout des pistes pour donner un coup de fouet à l’économie du royaume…

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En marge du sommet G20 – Afrique qui se déroule actuellement en Allemagne, Fadhel Abdelkefi, ministre de l’Investissement, du Développement et de la Coopération internationale et des Finances par intérim a confié à Mosaïque fm que la Banque mondiale va accorder un crédit de 500 millions de dollars à la Tunisie pour soutenir son budget.

Il a ajouté que des négociations ont eu lieu avec les représentants de la banque à Berlin. La décision a été prise juste après le feu vert du FMI pour débloquer la seconde tranche des 2,9 milliards de dollars prêtés à la Tunisie.

Abdelkefi a également précisé qu’il aura aujourd’hui des rencontres importantes avec les représentants de la BAD et du BEI.

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Le Conseil d’administration du Fond Monétaire International (FMI) se réunira, aujourd’hui, lundi 12 juin 2017, pour décider du versement de la deuxième tranche du crédit qui a été accordé à la Tunisie. Le montant de cette tranche est estimé à 900 millions de dinars. La décision du FMI sera rendue publique le même jour vers 16H.

Il est également attendu qu’une troisième tranche, du même montant, soit versée à la Tunisie durant le mois d’octobre.

D’autres tranches de crédit devraient suivre, de la part d’autres bailleurs de fonds comme la Banque mondiale (BM) ou encore la Banque africaine de développement (BAD), ce qui rapportera à l’État plus de 4 milliards de dinars au total.

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Le modèle économique de la Tunisie a été couronné de résultats positifs et a aidé le pays à mettre en place les éléments de base d’une économie saine et productive, mais il n’a pas inclus de larges segments de la société, en particulier les jeunes, les femmes et les citoyens des régions intérieures. C’est le constat posé par le vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Hafez Ghanem.

Dans une interview à Oxford Business Group, il a expliqué que la réalisation de la croissance inclusive nécessitera une action sur trois fronts. Tout d’ abord, la réforme de l’éducation est très importante pour faire en sorte que les jeunes soient prêts à saisir les opportunités économiques et la concurrence sur un marché du 21e siècle. La Tunisie, comme d’autres pays de la région, a considérablement élargi l’accès à l’éducation, ce qui est louable. Cependant, la qualité de l’éducation n’a pas été améliorée parallèlement à cette scolarisation. Il est nécessaire de renforcer l’enseignement des mathématiques et des sciences, et de revoir les méthodes d’enseignement en mettant l’accent sur les compétences du 21e siècle comme la résolution de problèmes, la créativité et le travail en équipe.

L’autre priorité soulignée par le vice-président de la Banque mondiale concerne l’amélioration du climat d’investissement et l’encouragement des petites et moyennes entreprises pour en faire un moteur de croissance et de création d’emplois. Engager la Tunisie sur la voie de la croissance inclusive requiert, entre autres, un environnement des affaires qui soit ouvert et qui favorise l’émergence d’un secteur privé dynamique. Uniformiser les règles du jeu favoriserait la concurrence nécessaire pour générer de la croissance et de l’emploi, ce qui permettra également d’éviter l’accaparement des ressources par les élites créant ainsi des opportunités pour le plus grand nombre plutôt que pour quelques-uns.

Troisièmement, la Tunisie a besoin de moderniser son système de protection sociale. Cela signifie une rupture avec les subventions et la mise en place d’un système de protection sociale fondé sur les transferts de fonds qui ciblent ceux qui en ont vraiment besoin. Telle est l’approche utilisée partout dans le monde. C’est l’approche du 21e siècle et, elle a vocation non seulement à promouvoir l’équité, mais à permettre une utilisation beaucoup plus efficace des ressources.

Femmes : le paradoxe tunisien

Interrogé par OBG sur le rôle des femmes dans cette configuration, le vice-président de la BM a trouvé « surprenant de constater que, eu égard à tous les progrès réalisés par les femmes tunisiennes, leur taux de participation dans la population active est si faible, se situant dans une fourchette de 20-25% ». Il est plus faible que dans la plupart des pays d’Afrique sub-saharienne en dépit du système d’éducation et du cadre juridique et légal très progressiste. Non seulement la Tunisie a réussi à atteindre la parité en matière d’éducation, mais elle compte plus de femmes que d’hommes ayant achevé le cursus universitaire. Pourtant, a-t-il regretté, nous voyons que les femmes ne participent pas à la vie active, et quand elles le font, leur taux de chômage est beaucoup plus élevé que celui des hommes, et leurs salaires sont beaucoup plus bas.

Tout cela pose problème, et pour trois raisons. La première raison, qui est la plus évidente, est que nous n’utilisons pas les capacités de toutes les femmes diplômées de l’enseignement supérieur. La deuxième raison et probablement la plus importante, a trait à l’inclusion, notamment l’inclusion économique qui se décline dans l’expansion de la classe moyenne. Comment peut-on élargir la classe moyenne, s’est-il demandé en citant les familles appartenant à la classe moyenne en Grande-Bretagne, en France ou au Japon, qui, toutes, ont ceci de commun qu’elles comptent deux adultes qui travaillent. On ne peut pas créer une classe moyenne, ni promouvoir l’inclusion, dans des sociétés où les familles n’ont qu’un seul adulte qui travaille. Ainsi constituées, les sociétés ne pourront jamais atteindre le même niveau de revenu et de consommation que celui des pays dont les familles ont deux adultes qui travaillent.

Enfin, un autre facteur important est la participation des femmes dans la vie publique. Dans ce domaine, la Tunisie est créditée de quelques acquis importants, en particulier en ce qui concerne le nombre de femmes au Parlement aujourd’hui. Un tiers des parlementaires est constitué de femmes. « Ceci est important pour le développement social en général, et j’espère que la présence et le rôle des femmes sur la scène politique finiront par mener à l’émancipation économique des femmes. Ce sera essentiel pour assurer une croissance plus rapide et plus forte en Tunisie et, tout aussi important, une croissance plus inclusive avec une classe moyenne plus large », souligne le vice-président de la BM pour la région MENA.

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La réalisation de deux projets d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation a été au centre de la séance de travail organisée, jeudi, entre le ministre de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche et une délégation de la Banque Mondiale (BM) qui effectue, actuellement, une mission à Tunis du 8 au 12 mai 2017.
Le ministre de l’agriculture, Samir Taeib, a déclaré, à cette occasion, que cette réunion vise à examiner deux projets pour garantir l’approvisionnement en eau potable des centres urbains et en eau d’irrigation concernant les zones et périmètres irrigués, lesquels projets seront financés par la BM.
Mosbah Helali, PDG de la Société Nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), a indiqué que cette séance de travail s’inscrit dans le cadre du partenariat dans le domaine de l’eau entre la BM et la Tunisie.
Il a souligné que le premier projet qui fait partie du programme national de sécurisation et de renforcement de l’alimentation en eau potable consiste à créer un complexe au niveau de Bejaoua. L’objectif est de renforcer les ressources en eau dans le Grand Tunis, le Cap Bon et Sfax et de satisfaire la demande en eau jusqu’à l’échéance 2030.
De son côté, le directeur général du génie rural et de l’exploitation des eaux au ministère de l’agriculture Ridha Gabouj a précisé que le deuxième projet, examiné lors de la réunion, assurera l’approvisionnement en eau d’irrigation dans les zones et périmètres d’irrigation.
Ce projet dont le coût est estimé à 285 millions de dinars (MD) vise à améliorer l’infrastructure de base des réseaux hydrauliques dans cinq gouvernorats, à savoir Bizerte, Beja, Siliana, Jendouba et Nabeul ainsi que la bonne gestion de l’eau dans les grands périmètres d’irrigation, outre la valorisation des produits agricoles.

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La Banque mondiale (BM) s’est penchée sur les sommes envoyées vers leurs pays d’origine par les travailleurs qui ont émigré. Les chiffres ont été publiés dans la dernière édition de la note d’information de la banque sur les migrations et le développement, émise vendredi 21 avril 2017 à Washington, en marge des Réunions du printemps…

Premier constat : La masse d’argent envoyée par les expatriés a été moins importante en 2016 pour la deuxième année d’affilée, un fait sans précédent durant ces trois dernières décennies. La BM évalue à 429 milliards de dollars le volume des sous officiellement enregistrés en 2016 à destination des pays en développement, soit un repli de 2,4% en comparaison avec 2015, où le total était plus de 440 milliards.

S’agissant de la Tunisie, les fonds rapatriés par les émigrés se sont situés à 1,8 milliard de dollars en 2016, un recul de 22% par rapport au chiffre de 2015 (2,3 milliards de dollars). A signaler que ce montant a pesé 4,2% dans le PIB de la Tunisie l’an dernier, indique la BM.

Certes cette somme est conséquente, mais à côté des montants transférés par d’autres diasporas du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), la Tunisie fait pâle figure. Les Marocains de l’extérieur affichent 7 milliards de dollars, les Libanais 7.3 ; et que dire des Egyptiens avec leurs 16,6 milliards de dollars !

A noter que la BM a dit dans son rapport que des pays d’immigration de masse lorgnent ces sommes colossales qui leur filent sous le nez et songent très sérieusement à taxer ces transferts. Mais il y a un hic : Une telle mesure pourrait faire exploser les envois en dehors des canaux bancaires officiels…

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Le Groupe de la Banque mondiale a lancé XL Africa (www.XL-Africa.com), un programme d’accélération commerciale de cinq mois conçu pour soutenir les 20 startups numériques les plus prometteuses d’Afrique subsaharienne. Les startups recevront un mentorat de la part d’experts internationaux et locaux, évolueront à travers un programme d’apprentissage sur mesure, amélioreront leur visibilité régionale et accéderont à des investisseurs et partenaires potentiels. Avec le soutien de groupes d’investissement africains éminents, XL Africa aidera les 20 startups sélectionnées à attirer des capitaux de départ pour un montant oscillant entre 250 000 USD et 1,5 million USD.

« Les startups numériques sont des moteurs importants de l’innovation en Afrique », a indiqué Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique. « Pour multiplier et diffuser les nouveaux services et technologies au-delà des frontières, elles ont besoin d’un écosystème intégré qui fournisse un accès aux marchés régionaux et aux investissements mondiaux ; les initiatives panafricaines telles que XL Africa jouent un rôle essentiel en liant à l’échelle du continent les startups locales et les sociétés et investisseurs. »

Le programme est lancé dans un contexte d’intérêt croissant envers le secteur numérique africain. Selon un récent rapport de Disrupt Africa, en 2016, le nombre de startups technologiques ayant obtenu un financement a augmenté de 16,8 % par rapport à 2015.

« XL Africa vise à mettre en lumière l’économie numérique du continent en pleine croissance en recherchant et en soutenant les startups technologiques les plus innovantes », a déclaré Klaus Tilmes, directeur de la Trade & Competitiveness Global Practice du Groupe de la Banque mondiale. « Le succès de ces entreprises produira un effet de démonstration qui permettra d’attirer d’autres investissements indispensables dans le secteur et de catalyser le développement des entreprises transnationales dans la région. »

L’activité phare du programme comprend une résidence de deux semaines au Cap, en Afrique du Sud, où les entreprises auront la possibilité d’interagir avec et d’apprendre auprès de leurs mentors, pairs et partenaires locaux. Cette résidence au Cap se clôturera par le salon Venture, qui est un événement régional dans le cadre duquel les entrepreneurs auront l’occasion de présenter leurs modèles d’entreprise à un public choisi de sociétés et d’investisseurs.

« La combinaison unique de mentorat ciblé et d’accès aux investisseurs offerte par le programme représente une ressource vitale pour les entreprises numériques prêtes à se développer », a indiqué Lexi Novitske, chef des investissements chez Singularity Investments, un groupe d’entreprises basé à Lagos (Nigeria). « En faisant le lien entre les idées d’affaires novatrices et les connaissances et ressources disponibles dans l’écosystème, XL Africa donnera lieu à un pipeline d’entreprises prêtes au financement et facilitera ainsi les opportunités d’investissement pour les investisseurs régionaux et mondiaux ».

Le programme travaillera en collaboration avec d’éminents groupes d’investissement africains tels que le réseau African Business Angel Network (ABAN), AngelHub Ventures, Goodwell Investments, Knife Capital, Nest Africa, Silvertree Capital, Singularity Investments, South African Business Angel Network (SABAN), TLcom Capital, Zephyr Acorn et 4Di Capital, et des partenaires commerciaux tels que Orange, .Eco, Ringier et Thomson Reuters.

Les entreprises intéressées peuvent postuler en ligne sur le site Internet de XL Africa www.XL-Africa.com avant le lundi 12 juin 2017.

XL Africa est financé par les gouvernements de Finlande, de Norvège et de Suède et administré par le Groupe de la Banque mondiale avec l’appui d’IMC Worlwide, de VC4A et de Koltai & Co pour la mise en œuvre.

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Après le Fonds monétaire international (FMI), qui vient de lever l’épée de Damoclès sur la Tunisie en acceptant, enfin, après moult tractations, de décaisser la deuxième tranche du prêt de 2,8 milliards de dollars, c’est au tour du groupe de la Banque moniale de donner un peu de baume au coeur de cette Tunisie meurtrie par la morosité post-révolutionnaire. Dans son rapport de suivi de la  conjoncture économique dans la région MENA, intitulé “L’économie de la reconstruction d’après guerre dans la région MENA”, la Banque Mondiale (BM) donne des raisons d’espérer, en pariant sur des éclaircies économiques dans la région dès 2018, pour amorcer une vraie relance de la croissance en 2019, jusqu’à 4%. Pas mal du tout…

“La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), en proie à la guerre et à la violence, et dans un contexte marqué par les faibles cours du pétrole, verra son taux de croissance fléchir de 3,5 % en 2016 à 2,6 % en 2017, selon le Rapport semestriel de suivi de la situation économique dans la région MENA. Cependant, après 2017, sous l’impulsion des réformes en cours, la situation devrait s’améliorer légèrement, et la croissance pourrait dépasser 3 % en 2018 et en 2019”, dit la BM.

Pour la Tunisie, ce sera 2.3% en 2017

C’est un fait, la Tunisie est loin d’entrevoir la fin de sa transition économique, toutefois les rédacteurs l’affirment : Elle “avance à grands pas dans son programme de transition politique, mais les résultats concrets sur le plan économique prennent plus de temps que prévu, la croissance étant trop faible pour peser réellement sur le chômage dans un contexte d’élargissement du déficit budgétaire ainsi que du déficit du compte courant”.

A niveau des perspectives de croissance, la BM crédite le pays d’un taux de 2,3% en 2017 et 2,8% en 2018. La banque explique son optimisme, comme du reste le FMI, par une amélioration du climat des affaires, couplée à des réformes structurelles, à la consolidation de la stabilité sociale et de la sécurité.

La banque parie également sur la relance des secteurs stratégiques tels que le primaire, l’industrie manufacturière et la production du phosphate pour doper la croissance, sans pour autant éluder le boulet du déficit budgétaire. L’institution financière le situe à un niveau très haut, 5.9% du PIB en 2017 ; même tendance pour l’inflation, qui devrait monter jusqu’à 4.9% à la fin de l’exercice en cours…

Pour plus de recettes fiscales

Au niveau de la thérapie préconisée par la BM, on note l’oxygénation des finances publiques. Et là, comme exactement l’a dit et même dicté le FMI, on ne pourra pas faire l’économie d’un tassement de la masse salariale dans la fonction publique. Il est suggéré également d’élargir l’assiette fiscale. S’y ajoute une somme de recommandations pour la sécurité et des réformes en profondeur pour doper la croissance du secteur privé et la création d’emplois. Enfin cap sur les facteurs d’incitation à l’investissement. Le document propose à la Tunisie “d’adopter et d’appliquer des réglementations qui améliorent les conditions d’accès aux marchés et donnent concrètement suite à la conférence Tunisie 2020 ; d’élaborer et d’appliquer une stratégie globale de réforme de la fonction publique et des entreprises à capitaux publics ; d’améliorer la gouvernance, notamment la lutte contre la corruption et la mainmise des élites ; et d’instaurer un dialogue en vue de déterminer les origines du malaise social et d’y apporter des solutions, en particulier avec les syndicats”.

Communiqué

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La Commission européenne et des institutions financières internationales de premier plan (BEI, BERD, Banque Mondiale, FMI) sont en mission conjointe à Tunis, pour convenir avec le gouvernement tunisien de stratégies prioritaires et de solutions d’investissements durables à l’appui des politiques et projets d’efficacité énergétique en Tunisie.
Cette mission, présentée vendredi 07 avril 2017, lors d’une conférence de presse organisée par la Commission européenne, vise à soutenir des initiatives en matière d’efficacité énergétique et d’investissements dans ce domaine dans des bâtiments situés dans les pays relevant de la politique européenne en matière d’élargissement. Quatre pays pilotes ont été sélectionnés : la Tunisie, la Géorgie, l’Ukraine et la Serbie.
Ont pris part à cette conférence, outre la directrice générale adjointe de la Commission européenne en charge des négociations relatives aux politiques de voisinage et d’élargissement, Katarina Mathernova, en visite à Tunis, les 6 et 7 avril 2017, les partenaires à cette initiative, le directeur de la BEI responsable des opérations dans les pays voisins de l’UE, Heinz Olbers, le directeur associé de l’efficacité énergétique et du changement climatique à la BERD, Remon Zakaria et Ezzedine Khalfallah, consultant à la Banque mondiale.

Cette initiative dans le domaine de l’efficacité énergétique entend reléguer les projets individuels au second plan, pour se concentrer sur une approche globale qui soutient des mesures stratégiques concrètes et favorise une intensification des investissements durables. Lorsqu’elles auront conclu leurs missions dans tous les pays sélectionnés, la Commission européenne et les institutions financières internationales concernées identifieront les mesures favorisant l’efficacité énergétique qu’il conviendra de soutenir dans les bâtiments publics et privés.
Dans son intervention, Katarina Mathernova a affirmé : “nous mettons l’accent aujourd’hui sur l’efficacité énergétique car il s’agit d’un secteur clé du développement durable et de la croissance inclusive qui peut avoir un impact considérable sur l’économie et favoriser la création d’emplois. Le focus étant fait sur le domaine des bâtiments, parce qu’en Tunisie, 50% de l’énergie est consommée dans les bâtiments publics et privés“.
Et de poursuivre : “l’énergie la moins chère, c’est celle qu’on ne consomme pas. Investir dans l’efficacité énergétique est une politique sans regrets qui contribuerait à améliorer sensiblement l’efficacité énergétique des bâtiments et, partant, les conditions de vie des Tunisiens et l’économie du pays

Mathernova a en outre précisé que “cette mission conjointe intervient en soutien des stratégies d’efficacité énergétique déjà mises en place par les autorités tunisiennes. Nous souhaitons travailler à la fois avec le gouvernement et les acteurs privés actifs dans le domaine de l’efficacité énergétique. L’objectif étant d’apporter des incitations pratiques et financières mais aussi et surtout d’aider à faire changer les comportements vers un plus grand respect des législations existantes et des normes en vigueur“.
Et d’ajouter “c’est un peu prématuré de parler d’une enveloppe précise pour cette initiative. L’apport de cette mission conjointe consistera en dons octroyés par la commission européenne, en prêts accordés par les institutions partenaires, mais également en campagnes de sensibilisation quant à l’importance de la question“.

De son côté, Heinz Olbers a souligné que “la BEI est honorée d’être choisie comme l’institution, chef de file de ce dossier en Tunisie qui a toujours était un pays clé pour la banque. Notre coopération est vieille de plus de 40 ans, durant lesquels 6 milliards d’euros de prêts ont été accordés à la Tunisie. L’année dernière un mémorandum d’entente a été signé entre la BEI et la Tunisie qui porte le montant de ces investissements à 2,5 milliards d’euros pour la période 2016-2020“.
Et de poursuivre “Pour revenir à la problématique de l’efficacité énergétique, je pense que c’est le bon moment d’entreprendre une telle initiative surtout que la BEI s’est engagé, lors de la Cop 21 à consacrer 35% du total de son portefeuille d’intervention aux projets liés aux changements climatiques. Et de ce fait, 35% des 2,5 milliards d’euros consacrés à la Tunisie (2016-2020) devront être orientés aux projets liés aux changements climatiques“.

Olbers a aussi noté que “l’efficacité énergétique constitue l’un des moyens les plus rentables de renforcer la sécurité de l’approvisionnement tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et d’autres polluants. La BEI appuie la transition vers une économie à faible intensité de carbone, respectueuse de l’environnement et à l’épreuve des changements climatiques. Elle consacre au moins 25 % de son portefeuille de prêt à la croissance à faible intensité de carbone et à l’épreuve des changements climatiques. Rien qu’en matière d’efficacité énergétique, le volume des prêts a plus que triplé au cours des cinq dernières années pour atteindre 3,6 milliards d’EUR en 2016. L’année dernière, la Banque a prêté 46,5 millions d’EUR à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz à l’appui de l’extension du réseau de distribution d’électricité actuel et du renforcement de l’efficacité de ses installations. Et la BEI espère financer avantage de projets en Tunisie“.
Toujours selon lui, “la BEI étudie également d’autres formes d’investissement en matière d’efficacité énergétique en Tunisie, visant notamment à améliorer la liquidité des banques locales et à mettre en place un mécanisme de partage des risques avec les banques locales engagées dans le domaine de l’efficacité énergétique. Des discussions sont également engagées avec le gouvernement Tunisien pour un prêt qui se focaliserait sur l’efficacité énergétique des municipalités et qui porterait à la fois sur les bâtiments et les mécanismes d’éclairage public“.

Pour sa part, Ulrich H. Brunnhuber, Chef du Bureau de représentation BEI à Tunis, a affirmé que “l’investissement dans les régions est un axe principal des interventions de la banque en Tunisie et qu’une ligne de crédits au profit de municipalités dans les zones défavorisées est en cours de mise en place et elle vise précisément à soutenir les projets d’efficacité énergétique de municipalités concernées“.

Intervenant, Remon Zakaria a précisé que “pour ce qui de la BERD, l’efficacité énergétique est uns secteur clé au profit duquel elle a investi plus de 21 milliards d’euros. D’ici 2020 l’objectif c’est de consacrer 40% de ses investissent à ce secteur.
L’un des objectifs importants de cette mission conjointe c’est d’identifier les barrières à l’investissement énergétique dans les pays concernés pour pouvoir mobiliser les instruments spécifiques de chaque institution au profit de cette initiative“.

Ezzedine Khalfallah a affirmé, de son côté, que “le renforcement des capacités des différents intervenants de l’efficacité énergétique (municipalités, architectes, entreprises…) figure parmi les priorités de la banque mondiale“, mettant en garde contre les dérapages enregistrés en Tunisie en matière de contrôle des normes et contre l’ampleur prise par le marché parallèle qui favorise l’entrée sur le marché d’équipements énergivores.
Toujours selon lui, “La Banque Mondiale a joué depuis 2005, un rôle majeur dans le domaine de l’efficacité énergétique en Tunisie en mettant un place un projet d’efficacité énergétique dans l’industrie, et elle est disposée à jouer un rôle beaucoup plus soutenu dans le cadre de cette initiative et en matière d’assistance technique et de mise en place de mécanismes innovants de financement“.

TAP

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La Banque mondiale a annoncé l’approbation d’un projet de 100 millions de dollars destiné à soutenir une gestion améliorée des forêts, pâturages naturels et terres agricoles dans le Nord-Ouest et le Centre-Ouest de la Tunisie, et à favoriser ainsi une hausse de l’emploi et des revenus dans des régions qui concentrent près de la moitié des populations les plus pauvres du pays. Une gestion intégrée de ces espaces permettrait en effet de lutter contre les conséquences du changement climatique et de protéger des ressources naturelles qui sont essentielles à la préservation des moyens de subsistance locaux, fortement tributaires de l’agriculture, des forêts et des pâturages, mais aussi d’accroître la valeur de leur production, pour la faire passer de 16 à 75 millions de dollars, et de créer quelque 25 000 emplois, indique un communiqué de la Banque Mondiale.

Le Projet de gestion intégrée des paysages dans les régions les moins développées de la Tunisie financera les composantes indispensables à une meilleure gestion des ressources naturelles, à savoir la disponibilité de données plus précises pour prendre des décisions avisées, des lois en faveur d’une gestion améliorée et intégrée, et le renforcement des compétences techniques et managériales des nombreux acteurs de l’agriculture aux niveaux national, régional et local. Il appuiera également l’introduction de pratiques agricoles appropriées dans le contexte de la lutte contre le changement climatique et créera des conditions propices à la croissance économique en promouvant la création d’alliances productives et le développement de chaînes de valeur au niveau des communautés.

« La gestion durable et intégrée des paysages a un rôle important à jouer dans l’amélioration des conditions de vie des habitants des régions rurales défavorisées, affirme Eileen Murray, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie. Le potentiel de croissance est significatif si on aide les communautés locales à se réorienter vers des produits à plus forte valeur ajoutée et vers des marchés mondiaux en expansion. Cette aide profiterait en particulier aux femmes, qui forment plus de la moitié de la main-d’œuvre rurale, voire jusqu’à 80 % dans les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest. »

Les effets conjugués du surpâturage, de la déforestation et du changement climatique représentent une menace importante pour les ressources naturelles et l’agriculture tunisiennes, ainsi que pour le bien-être des populations rurales qui en dépendent. On estime à 14 millions de dollars par an le coût de la déforestation et de la dégradation des forêts, et à 36 millions de dollars par an celui de la dégradation des pâturages naturels et du défrichement. Le projet contribue à lutter contre cette menace conformément à la stratégie nationale dont s’est dotée la Tunisie et qui vise, d’une part, à promouvoir la gestion durable des ressources naturelles et l’économie verte et, d’autre part, à passer d’un processus de décision descendant à une approche ascendante responsabilisant les communautés locales. Le projet comportera également un volet ayant pour objectif spécifique de multiplier et améliorer les possibilités offertes aux femmes, qui forment l’essentiel de la main-d’œuvre rurale dans les deux régions, et aux jeunes.

« La centralisation du processus de décision limite la capacité des communautés locales à gérer et à protéger leur environnement, explique Taoufik Bennouna, spécialiste senior de la gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale. Les choses sont en train de changer, et ce projet a pour objectif de soutenir cette évolution. Les communautés locales, en travaillant de concert avec les institutions nationales et régionales et en s’ouvrant aux marchés mondiaux, joueront un rôle essentiel pour mettre en œuvre des stratégies coordonnées qui, non seulement préservent les paysages pour les générations futures, mais favorisent également les opportunités économiques et la croissance dans les régions sous-développées.

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche sera chargé d’exécuter le projet, en suivant les orientations d’un comité directeur interministériel et de conseils régionaux dans chaque gouvernorat. Des conseils de développement locaux mèneront en outre le processus consultatif en vue de recenser les sous-projets que le projet viendra financer ; ces conseils seront largement représentatifs de la population locale et offriront notamment aux femmes et aux jeunes la possibilité de prendre part aux décisions locales.

L’Algérie est considérée par la Banque mondiale comme un pays ayant une bonne maitrise de la gestion des énergies renouvelables, rapporte radioalgérie.

Dans une étude, publiée mercredi dernier, elle l’a retenue parmi les 45 états leaders mondiaux dotés d’une stratégie énergétique solide, classée dans la catégorie zone verte.

Outre l’Algérie, sur la liste de la Banque mondiale figurent, entre autres, l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Chine, l’Inde et la Malaisie.

L’étude de la Banque mondiale est basée sur des critères prenant en compte l’accès à l’énergie, l’efficacité énergétique et l’usage des énergies renouvelables.

D’après la même source, la BM estime que l’Algérie représente un exemple dont pourraient s’inspirer les pays de l’Afrique subsaharienne, région la moins électrifiée au monde, où près de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité.

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C’est peut-être la crise sur le plan politique en République démocratique du Congo, dont d’ailleurs on ne voit pas encore le bout, mais sur le plan économique, paradoxalement, ça va être l’embellie, à en croire la Banque mondiale, d’après Agenceecofin.com. L’institution de Bretton Woods table sur une envolée du taux de croissance entre 2017 et 2018, jusqu’à 5%, après une année 2016 morose, à peine 2,7%.

D’après un rapport de la Banque mondiale, l’économie du pays va être dopée par une montée des prix des matières premières et par le boom des secteurs de l’agriculture et des services.

A rappeler que la RDC, le plus gros producteur de cuivre du continent, a été frappée de plein fouet, comme le Gabon, l’Angola, le Nigeria, etc., par la fonte des cours des matières premières ces deux dernières années. L’an dernier, le franc congolais a été fortement déprécié, -40% de sa valeur.

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Pour sa première sortie médiatique cette année, la Banque mondiale est optimiste pour la croissance au Maroc. Elle prévoit un taux de 4% en 2017 dans ses perspectives économiques publiées le 10 janvier dernier.

Toujours, selon les prévisions de la BM, la reprise au Maroc devrait être soutenue par la hausse de la production agricole. Le taux devra légèrement baisser en 2018 et 2019 de respectivement 3,5% et 3,6%.

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La Banque Mondiale (BM) vient de prédire un taux de croissance de 3% en 2017 pour la Tunisie. Prévision qui intervient juste après l’annonce de 1,5% de croissance pour 2016. Prévision aussi qui ravira certainement Youssef Chahed et son GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Et s’il le croit, il aura à notre sens tiré trop vite et ferait mieux de rengainer et comparer les prévisions d’une institution dont les chiffres annoncés en début d’année en matière de croissance n’ont presque jamais été conformes à la dure réalité de la Tunisie qu’il dirige.

Il devrait d’abord, ainsi que ses conseillers économiques et financiers, savoir quels seront les moteurs de la croissance capables de la tirer, s’il y en a, vers le haut. Ces «Growth Drivers» pour la Tunisie, comme diraient ces experts dont nous ne sommes pas, c’est d’abord l’exportation. Or, la balance commerciale a terminé l’exercice 2015 avec un déficit inquiétant dépassant toutes les limites. Cela fragilise le secteur extérieur qui était jusque-là l’apanage de la Tunisie, surtout si l’importation n’est pas productive, mais de consommation.
A tout cela il faudra ajouter que pour 2017, l’exportation, dont grande partie est agricole, dépendra de facteurs exogènes comme la météorologie et souffre de quantité, de compétitivité et des conditions de livraison. Il y a aussi la productivité qui participe à 1,5 – 2 % dans la croissance, laquelle productivité est en sérieuse panne depuis 2011, pour ne pas dire qu’elle a disparu.

L’autre «Diver» de croissance est le tourisme, qui participe à 6 ou 7 % dans la croissance. Cela sans oublier le reste des secteurs et leurs 400 mille personnes qu’ils font vivre autour d’eux. Le tourisme et dérivés peinent cependant toujours à se relever pour carburer à une vitesse capable de contribuer aux 3% de croissance que prévoit la BM. A cela il faut ajouter la panne du secteur minier et des énergies et le secteur de l’économie numérique, qui n’a pas encore répondu aux investissements faits.
Certes les IME et le textile résistent à la crise et font de bons taux de croissance. Or, pour réaliser de la croissance, au taux annoncé par la BM, il faudra que tous ces moteurs fonctionnent, tous et en même temps, ce qui n’a jusqu’ici pas été le cas. On peut certes faire de la croissance artificielle, notamment par la consommation, de 3% ou même plus. Elle sera cependant une croissance amorphe et artificielle non créatrice d’emplois.

Sollicité par Africanmanager pour un commentaire sur le chiffre des 3% de la BM, le Gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, affirme que «il est techniquement impossible, maintenant, de prédire ce que sera 2017, même pour la Banque Mondiale avec tout son appareil de statisticiens, d’analystes et de prévisionnistes. Il faut au moins attendre que le 1er trimestre, qui est très indicatif en matière de croissance, se termine. On n’aura donc les chiffres de ce premier trimestre que vers la mi-mai 2017. Tout le reste, c’est de la spéculation et des extrapolations qui sont, certes scientifiquement menées, mais gratuites».
Et le gouverneur de la BCT de nous indiquer que «en admettant que tous ces moteurs de croissance se remettent à fonctionner tous ensemble, sans rupture, ni sociale ni économique, le saut de croissance qu’on pourrait faire, en tout cas en 2017 car en 2018 il pourrait y avoir des reprises intéressantes, ne sera pas énorme et moi je doute des 3%. En tout cas je n’ai rien qui me permette de parler de 3% de croissance pour 2017 et je crois que la BM ne pourra pas me fournir des preuves pour cela».

Dans son «rapport de suivi de la situation économique» fait à l’automne 2016, la Banque Mondiale affirmais que «l’économie [Ndlr : tunisienne] devrait connaître une croissance modeste de 2,0 % en 2016 grâce à une hausse de la consommation publique (de 10,1 %) suite à la négociation d’augmentations de salaires et à l’investissement (en hausse de 4,5 %). A moyen terme, la croissance économique devrait progresser, respectivement, à 3,0 et 3,7 % en 2017 et 2018 dans un scénario qui associerait une accélération des réformes structurelles, une amélioration de la sécurité au niveau national et régional (dont un début de normalisation en Libye notamment), une plus grande stabilité sociale et une augmentation modérée de la demande extérieure». Rien de tout cela ne s’est réalisé, à commencer par la croissance de 2%, qui n’a été qu’à peine de 1,5 % et sans création d’emplois.

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Dans un effort de coordonner l’appui aux réformes et au développement en Tunisie, la Banque Mondiale, la Suisse, le Royaume-Uni, l’UE et la Tunisie ont lancé, aujourd’hui, jeudi 12 janvier 2017, à Tunis, la deuxième phase du Fonds “Moussanada”. Le projet vise à appuyer le gouvernement tunisien dans ses réformes, notamment la modernisation du secteur financier, le renforcement de la gouvernance et l’appui aux collectivités locales pour une mise en place réussie de la décentralisation. Le lancement a eu lieu en présence du ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi.

Lors de cette rencontre, Abdelkefi a indiqué que cette initiative va cibler les grandes réformes engagées dans le secteur des finances publiques et principalement les institutions bancaires publiques.

De son côté, Armelle Lidou, chef de la Coopération de la délégation de l’UE à Tunis, a indiqué que la contribution de l’UE à hauteur de 3 millions d’euros au fonds Moussanada permettra d’accélérer et d’accroître significativement l’appui aux communes tunisiennes, notamment les plus vulnérables, dans le cadre de la mise en œuvre de la décentralisation en Tunisie. L’entrée de l’UE dans ce fonds marque également la volonté commune de l’UE, de la Banque Mondiale et de leurs associés de mieux coordonner les actions des partenaires de la Tunisie dans ce secteur clé pour le développement des finances publiques locales.

Il s’agit d’un fonds d’une valeur de près de 23 millions de dinars, soit 10 millions de dollars, lancé en 2014 sous l’impulsion de la coopération entre la Suisse et la Banque Mondiale. Lors de la deuxième phase de “Moussanada”, le Royaume-Uni et l’UE ont rejoint les autres bailleurs pour coordonner l’appui au développement en Tunisie.  “Moussanada” est une initiative qui fait intervenir de nombreux acteurs et qui, à la demande du gouvernement tunisien, met à disposition leur savoir-faire et leur appui financier au service des réformes décidées et planifiées. Cette initiative est conçue pour répondre de manière dynamique et flexible aux besoins des autorités tunisiennes dans les domaines concernés. Les projets sont ainsi gérés de manière plus coordonnée pour éviter les redondances, tout en mobilisant les meilleurs experts nationaux et internationaux, avec pour objectif d’augmenter l’efficacité, l’impact social et d’assurer ainsi la réussite des projets déjà financés.

La première phase du Fonds, 2014-2016, a financé plusieurs projets d’assistance technique pour un total de près de 6 millions de dinars, soit près de 3 millions de dollars, notamment dans le secteur des banques publiques avec la réforme des conseils d’administration et de la gouvernance avec des projets de renforcement des capacités d’audit interne de l’administration et l’évaluation de la gestion des finances publiques locales. Cette phase avait permis de financer pour un total de près de 3 millions de dollars des projets d’assistance technique en Tunisie, notamment dans le secteur des banques publiques avec la réforme des conseils d’administration, tout en mettant en place des projets de renforcement des capacités d’audit interne de l’administration et de l’évaluation de la gestion des finances publiques.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

Les exportations de l'Algérie ont nettement augmenté à 18,141 milliards de dollars (mds usd) sur la première moitié de l'année 2017 contre 13,323 mds...

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