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La SNMVT, qui gère l’enseigne Monoprix, a fait savoir que la société va mieux. Son Conseil d’Administration a passé à la loupe le vendredi 20 avril 2018 les résultats de l’an dernier et a établi le financier. Il y est dit que début 2017 a été rude, mais que le programme de réformes a permis à l’entreprise de boucler l’année avec un résultat net de 4,4 millions de dinars et un bénéfice de l’ensemble consolidé de 312.620 dinars.

On a également appris que le chiffre d’affaires HT individuel est de 556,5 millions de dinars, soit une hausse de 4,46 % en comparaison avec 2016. Mais mauvaise nouvelle pour les actionnaires : Ils ne toucheront pas un dinar, à titre de dividende, comme l’an dernier, indique le communiqué de la société. L’Assemblée Générale Ordinaire programmée le jeudi 24 mai 2018 risque d’être agitée….

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En 2017, l’Union internationale de banque (UIB) a réalisé des résultats et financiers record avec un résultat net atteignant les 90 Millions de dinars (MTND). Le produit Net bancaire (PNB) a enregistré une progression notable de +17,1% et a atteint 290,1 MTND au titre de l’année 2017. Cette hausse s’explique par la progression de composants du PNB, de la marge d’intérêt (159,4 MTND), une hausse de +13,4% des revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement (38,9MTND, hausse de 54,9%). Cette croissance soutenue par des revenus permet à l’UIB de renforcer sa position de 4e banque privée du pays par le PNB.

L’encours de dépôts chez la banque UIB s’élève à 4 143,8 MDT au 31 mars 2018 vs 3 638,6 MDT une année auparavant. Cette hausse des dépôts de +13,9% – correspondant à +505,2 MDT – résulte de la bonne tenue des dépôts à vue (+133,5 MTND), des dépôts d’épargne (+153,1 MDT), des dépôts à terme et certificats de dépôt (+188,1 MDT), ainsi que de l’augmentation des Autres Dépôts et Avoirs de la clientèle (+30,5 MDT). L’encours net des crédits à la clientèle affiche, également, une augmentation de +18 % au 31 mars 2018 correspondant à un additionnel de +739,9 MDT, pour atteindre un encours de 4 839,3 MDT vs 4 099,5 MDT une année auparavant. L’encours des emprunts et ressources spéciales atteint 427,7 MDT au 31 mars 2018 vs 346,7 MDT à fin mars 2017. L’additionnel de 81 MDT est expliqué par, (1) la contraction d’un emprunt auprès de la BERD de 40 MEUR (montant en CV de 117,5 MTND à fin mars 2018), (2) des remboursements d’emprunts obligataires de 35,9 MTND (3) la baisse de 0,4 MTND des ressources spéciales et enfin (4) la diminution de l’encours des dettes rattachées de 0,2 MDT.. Cette progression positionne l’UIB en tant que 2e banque privée par le volume additionnel de financement de l’économie en 2017. Le Ratio crédits/Dépôts s’établit à 107,9% à fin 2017, en tenant compte des emprunts de la structure de financement de la banque.

Les produits d’exploitation bancaire, présentés nets des agios réservés, affichent une progression de +28,1% pour atteindre 128,3 MTND au 31 mars 2018 vs 100,2 MTND à fin mars 2017. La marge d’intérêt a atteint 43,2 MDT au 31 mars 2018 vs 35,6 MTND à fin mars 2017, soit une progression de + 21,5%.  La marge sur les commissions affiche une baisse de -6% pour atteindre 21,4 MDT au 31 mars 2018 vs 22,78 MDT à fin mars 2017. Cette baisse est engendrée par la prise en compte à fin mars 2018 de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts prévue par le décret gouvernemental numéro 2017-268 du 1er février 2017, qui s’élève à 2 872 mille DT au titre du 1er trimestre 2018. Si l’on neutralise l’effet de cette prime pour les besoins de la comparabilité, l’évolution de la marge sur commissions serait de +6,6%. Les revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement enregistrent une progression de 51,8% pour atteindre 11,3 MDT au 31 mars 2018 vs 7,5 MDT à fin mars 2017. Cette évolution provient principalement de l’activité de change qui a généré des revenus de +8.5 MDT à fin mars 2018 vs 4.5 MTND une année auparavant.

Le Produit Net Bancaire progresse de +15,4% pour atteindre 76 MDT au 31 mars 2018 vs 65,8 MDT à fin mars 2017. Compte non tenu de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts prévue par le décret gouvernemental numéro 2017-268 du 1er février 2017 (2872 mille DT à fin mars 2018), le Produit Net Bancaire évolue de +19,8%. Les frais de personnel augmentent de +14,1% au 31 mars 2018 pour atteindre 27,1 MDT vs 23,7 MDT au 31 mars 2017. Les frais de personnel arrêtés à fin mars 2018 prennent en considération les effets anticipés des augmentations salariales conventionnelles à venir au titre du 1er trimestre 2018. Les charges opératoires évoluent de +13,3% à fin mars 2018 vs fin mars 2017. Le Résultat Brut d’Exploitation est en hausse de +17.5%, et s’élève à 39,6 MTND au 31 mars 2018 vs 33.7 MDT à fin mars 2017. Compte non tenu de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts prévue par le décret gouvernemental numéro 2017-268 du 1er février 2017 (2872 mille DT à fin mars 2018), le RBE évolue de +26%. Le coefficient d’exploitation s’établit à 48% au 31 mars 2018 vs 48,9% à fin mars 2017. Compte non tenu de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts, le coefficient d’exploitation s’établit à 46,2% au 31 mars 2018.

La stratégie 2018/2020 de l’UIB s’articule autour de nombreux axes dont notamment un résultat de 121 MTND en 2020, avec une augmentation annuelle de 13%. Le résultat avant impôt atteindrait en 2018 les 187 MTND. Le coût du risque évoluait de 8% par an pour atteindre 34 MTND pour un coefficient d’exploitation de 44,9%, gagnant 1,7 point sur trois ans. La banque table aussi sur un PNB de 401 MTND en 2018, soit une progression de 11,6% par an. Les dépôts atteindraient 5504 MTND pour des crédits de plus 6500 MTND. L’UIB mise également sur la formation de son personnel, la digitalisation de ses services, le développement de son réseau afin de mieux servir ses clients.

 

 

 

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Le flux des investissements étrangers a atteint 565,4 millions de dinars(MD), à la fin du mois de mars 2018, en augmentation de 25,2% par rapport à la même période de 2017, selon le Bilan de l´investissement étranger durant les trois premiers mois de l´année 2018, publié par l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA).

Ce flux est réparti en investissements directs étrangers (IDE) de 559,2 MD (+27%) et en investissements en portefeuille de 6,1MD (-45,6%) .

S’agissant de la répartition sectorielle des investissements étrangers, le secteur de l’industrie se positionne à la première place avec un montant de 185,3 MD, en hausse de 45,2% par rapport à l’année 2017 alors que celui des services passe en deuxième position avec une progression 76,2% à 116,2 MD.
L’investissement extérieur dans l’énergie a enregistré, également, une augmentation de 2,1% à 252 MD.
Quant au secteur agricole, il a drainé, à la fin du mois de mars 2018, un montant de 5,7MD.

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Les indicateurs d’activité relatifs au premier trimestre 2018, font apparaître des revenus en légère progression de 1% pour s’élever à 74,6 MD, contre 73,7 MD, à fin mars 2017. Ce chiffre d’affaires trimestriel représente 27% de l’objectif annuel prévu au niveau du business plan 2013-2019 de la société (273,9 MD).

La production, quant à elle, a enregistré une variation proportionnelle à la variation des revenus pour s’établir à 71,7 MD, contre 70,8 MD une année auparavant.

Les investissements au premier trimestre 2018 s’élèvent à 2,58 MD, contre 760 mille dinars pour la même période 2017. Ils correspondent essentiellement à l’acquisition de matériels industriels et de matériels de transport.

A fin mars 2018, l’endettement s’est élevé à 123,3 MD, contre 76,4 MD, à la même date l’année dernière, enregistrant ainsi une augmentation de 46,9 MD, provenant, notamment, de l’augmentation des crédits de gestion, suite à l’accroissement de l’activité et la constitution d’un stock relatif au nouveau lancement décidé en 2018.

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La société MODERN LEASING vient d’annoncer que son Conseil d’Administration, réuni le mardi 13 mars 2018, a passé en revue l’activité de la société au cours de l’exercice 2017 et a arrêté les états financiers relatifs à l’exercice 2017. Ainsi, il en ressort que la société a réalisé un bénéfice net de 3,1 MTND enregistrant une croissance de 29% par rapport à 2016. La société annonce également que les mises en force ont augmenté de 28,7% pour atteindre 174 MTND tandis que les engagements clients ont cru de 23,6% atteignant 380 MTND. En outre, le résultat avant impôts ainsi dégagé est de 4,6 MTND contre 3,4 millions au 31/12/2016, soit une augmentation de 33%. L’exercice 2017 a été également marqué par l’amélioration du taux des créances classées passant de 9,44% en 2016 à 8,9% en 2017. Par ailleurs, le Conseil d’administration de la société a décidé de convoquer une Assemblée Générale Ordinaire pour le 17 avril 2018 à 10h30 au siège la Banque de l’Habitat et de proposer la distribution d’un dividende de 0,250 dinar par action.

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Incontestablement, ce qu’a déballé Faouzi Elloumi, membre du comité politique et chargé des grandes réformes économiques et financières de Nidaa Tounes, le jeudi 1er mars 2018, et pas en prenant des gants, est un marqueur qu’il faut bien retenir pour les prochains mois, les prochaines échéances électorales. Peu de gens ont tiqué là-dessus, mais ces critiques acerbes sur l’absence de vrais programmes du chef du gouvernement, Youssef Chahed, son manque de vision et le pilotage en vue qu’il pratique, ajoutés à sa paralysie du fait des divergences de vues, et d’intérêts, au sein de son équipe préfigurent un sauve-qui-peut au sein du parti de Chahed, Nidaa Tounes, le laissant seul se dépêtrer avec un bilan dont les siens, manifestement, ont déjà anticipé les mauvais résultats. Bon, il y a longtemps qu’on avait compris que la Tunisie n’est pas une démocratie comme les autres, qu’il lui faudra beaucoup de temps pour qu’elle en prenne le chemin, mais tout de même cette sortie au vitriol de Elloumi contre un des siens, commanditée, on peut en être certain, par le directeur exécutif du parti, Hafedh Caïd Essebsi (qui l’a été trop longtemps, en fuyant comme la peste un Congrès électif !), nous fait dire que le parti sorti vainqueur des législatives de 2014 vient de faire deux pas en arrière par rapport aux moeurs politiques dans les démocraties qui se respectent. Nidaa Tounes a commencé à faire de la politique politicienne, sur ce qu’il aurait déjà qualifié de dépouille du chef du gouvernement, et il y a des raisons à cela, dont chacun jugera de l’objectivité… ou non.

Quand la musique des bisbilles entre HCE et le poulain de son papa, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a commencé à monter, les deux intéressés sont montés au front pour tenter de vite éteindre l’incendie qui avait commencé à prendre sur la place publique. On a même vu passer une photo où les deux protagonistes, flanqués de Sofiene Toubel, s’affichaient, tout sourires. On avait donc cru que la hache de guerre était définitivement enterrée, avec de bonnes raisons de le croire puisque depuis les assurances du fils de BCE quant à un soutien sans réserves de la politique de Chahed, il n’y a pas eu de coup de canif au pacte tacite. Jusqu’à cette intervention musclée de Faouzi Elloumi. Mais entre temps beaucoup de choses se sont passées, et pas à l’avantage du chef du gouvernement. La croissance, qu’il avait prédite au-delà de 2% en 2017, s’est finalement arrêtée à 1,9%. Ce ne sera pas suffisant pour rogner sérieusement le taux de chômage, très haut, trop haut, plus de 15%. Et puis il y a cette crise d’autorité, prégnante. Nous allons faire l’économie des incivilités qui foisonnent impunément, et juste évoquer le cas de la Compagnie de Phosphate de Gafsa (CPG), où rien n’a pas pu calmer les protestataires, malgré le déversement d’avantages et d’emplois, dont d’ailleurs la compagnie n’a pas besoin. Même l’UGTT a fini par jeter l’éponge, face aux exigences folles des sit-ineurs, après les 7000 recrutements promis. Etrangement, et malgré les appels de toutes parts, surtout l’UTICA, le chef du gouvernement tremble à la perspective d’appliquer la loi, quoiqu’en dise son ministre des Mines.

Si Chahed tombe, ils tomberont aussi

A un plus d’un an des élections, ça ne sent pas bon pour le chef du gouvernement. Le bilan économique pour le moment est maigrichon, et il a très peu de temps, de moyens et surtout ne dispose pas d’un appui franc et massif de son camp pour pouvoir inverser la tendance. Et cela, bien entendu, n’a pas échappé aux requins, même au sein de son parti, qui ont flairé l’odeur du sang. Chahed se drapait jusqu’ici avec la gloire que lui a conférée sa lutte très volontariste contre ce qu’il appelle la grosse corruption. Mais depuis les arrestations spectaculaires d’il y a quelques mois, pas grand chose. La corruption, la grosse comme la petite, court toujours. Ce qui d’ailleurs a valu à la Tunisie la mauvaise note de Transparency international dans son dernier rapport… en plus des plaintes et récriminations du président de l’INLUCC, Chawki Tabib. La mauvaise santé des réserves en devises, qui fondent comme neige au soleil, est venue s’ajouter aux déboires du chef du gouvernement. On nous dit que les recettes du tourisme, des dattes et de l’huile d’olive vont tout régler, comme si on pouvait sérieusement miser sur des secteurs aussi aléatoires et faire l’économie d’une ambition dans les produits à haute valeur ajoutée, comme tous les pays qui ont décollé économiquement. C’est peut-être aussi cela le manque de vision que dénonçait Elloumi…

Mais les cadres de Nidaa Tounes ont tort de penser qu’ils pourront se désolidariser aussi promptement du bilan de Chahed. Celui dont ils disaient il y a quelques mois qu’il était sur la bonne voie, dont ils revendiquaient même les avancées et qu’ils défendaient publiquement ne peut pas être, subitement, ce type sans aucun talent que l’homme d’affaires vient de dépeindre. La ficelle est trop grosse pour être gobée par les électeurs transis de la formation bâtie par le chef de l’Etat. Et même si Chahed était devenu ce qu’ils disent, ils n’ont aucune crédibilité pour le dire. Idem pour BCE. Lui aussi ne pourra pas prendre ses distances avec la copie que va rendre Chahed, car c’est lui, faut-il le rappeler, qui nous l’a amené, et presque imposé après l’exécution en règle de Habib Essid, à qui lui et ses députés avaient collé tous les maux de la Tunisie. Le temps nous a démontré que les choses sont beaucoup plus compliquées que ce qu’on a tenté de nous imprimer dans le crane. Si Chahed tombe, les siens tomberont aussi. Et d’ailleurs l’érosion sans précédent de la popularité de son parti montre que le processus a déjà commencé, malgré les fanfaronnades des dirigeants qui crient déjà, sans que rien ne les y autorise, à la victoire de Nidaa Tounes aux municipales de mai 2018…

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Pour la quatrième année consécutive, le bilan annuel de victimes civiles afghanes de conflits a franchi en 2017 la barre des 10.000 personnes, a indiqué la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA).

Dans un rapport publié jeudi, la MANUA a recensé 10.453 victimes civiles (3.438 morts et 7.015 blessés) sur le territoire afghan en 2017. Un chiffre en baisse de 9% par rapport à 2016, principalement en raison du recul des affrontements directs entre insurgés et forces pro-gouvernementales.

Les deux tiers des civils tués ou blessés l’an dernier l’ont été par des forces antigouvernementales (42% par des Talibans et 10% par des djihadistes du groupe Etat islamique). Les forces pro-gouvernementales sont responsables d’un cinquième des victimes civiles (près de 13% par des forces gouvernementales et 2% par forces internationales).

La MANUA attribue 1.000 victimes civiles (399 morts et 601 blessés) et 119 enlèvements à Daech. « Le groupe a principalement visé les civils en 2017 mais a également mené des attaques aveugles et disproportionnées contre les forces de sécurité dans les zones civiles », indique la mission onusienne dans son rapport.

En outre, le rapport constate une augmentation du nombre de frappes aériennes menées par les forces militaires afghanes et internationales. Avec l’augmentation des raids aériens aussi bien afghans qu’américains contre des positions des Talibans et celles de l’Etat islamique, les victimes de ces frappes (295 morts et 336 blessés) sont en hausse de 7% en comparaison à 2016, soit le bilan annuel le plus lourd des opérations aériennes depuis 2009. Un bilan particulièrement lourd et en augmentation pour les femmes (+22%) et les enfants (+33%).

« Les chiffres effrayants de ce rapport fournissent des données crédibles sur l’impact de la guerre, mais ces statistiques ne peuvent à elles seules rendre compte des souffrances humaines effroyables infligées aux personnes ordinaires, notamment aux femmes et aux enfants », a fait remarquer Tadamichi Yamamoto, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afghanistan.

Augmentation des pertes civiles causées par les attentats-suicides

M. Yamamoto, qui dirige également la MANUA, a également exprimé sa profonde préoccupation face à l’augmentation des pertes civiles causées par les attentats-suicides.

« Je suis particulièrement consterné par la poursuite de l’utilisation aveugle et illégale d’engins explosifs improvisés tels que des bombes humaines dans des zones habitées par des civils. C’est honteux », a déclaré le Représentant spécial.

Au total, 57 attaques suicides et autres formes d’attentats ont fait 605 morts et 1.690 blessés (+17% en un an), devenant avec les mines et autres engins explosifs la première cause de mortalité et de blessures dues au conflit, devant les combats terrestres, précise la MANUA.

« Les gens sont tués pendant leurs activités quotidiennes, quand ils voyagent en bus, prient à la mosquée ou simplement parce qu’ils passent à côté du bâtiment visé », a relevé le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein.

Le rapport de la MANUA salue toutefois les mesures prises par le gouvernement afghan et les forces de sécurité pro-gouvernementales en 2017 pour protéger les communautés dont une politique nationale de prévention des victimes civiles. La Mission onusienne a souligné une réduction de 23% des pertes civiles attribuées aux forces pro-gouvernementales.

Parmi ses recommandations, l’ONU exhorte les parties au conflit à prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civils et les installations civiles. Il appelle les éléments antigouvernementaux à cesser de cibler délibérément les civils et les biens de caractère civil et à faire un usage inconsidéré et disproportionné de tous les engins non explosés.

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L’année 2017 a été caractérisée par une succession de crises qui a entraîné une augmentation des besoins humanitaires, sans précédent depuis 2014. Cette hausse a été la conséquence de la résurgence de la violence et de la multiplication des foyers de tension à travers le pays. Le nombre de déplacés est passé de 402 240 en janvier à 688 700 au 31 décembre 2017, soit plus qu’en août 2014 au plus fort de la crise. Malgré un contexte difficile, la communauté humanitaire a prouvé qu’elle pouvait faire beaucoup, avec des moyens limités comparés à l’ampleur des besoins. Plus d’1,3 millions de personnes ont reçu une assistance vitale dans divers secteurs.

A l’occasion d’une conférence de presse, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, est revenue sur les réalisations majeures obtenues en 2017 et « qui n’auraient jamais été possibles sans l’appui de la communauté internationale ».
Le Plan de réponse humanitaire a été financée à hauteur de 39%.

Dans une crise humanitaire, l’assistance alimentaire est souvent le besoin le plus urgent.
Lors des crises qui sont survenues en 2017, dès les premières heures, la communauté humanitaire s’est mobilisée afin d’acheminer le plus vite possible une aide alimentaire d’urgence vers les foyers de tension. Plus de 630 000 personnes en ont bénéficié.

Avec les puits, sources et forages aménagés ou réhabilités par la communauté humanitaire, plus 1 300 000 personnes ont pu bénéficier d’un approvisionnement d’urgence en eau potable. Le manque d’eau ou une eau impropre à la consommation sont des facteurs aggravants lors des crises et participent à la propagation de maladies.

En 2017, les partenaires humanitaires ont pris en charge dans les programmes nutritionnels thérapeutiques plus de 26 000 enfants de 6 à 59 mois atteints de malnutrition aiguë sévère (MAS). Les enfants et les femmes sont des groupes particulièrement vulnérables dans les situations de conflits.

Afin d’éviter la rupture scolaire aux enfants déplacés, 56 673 enfants ont intégré des espaces temporaires d’apprentissage et de protection de l’enfance (ETAPEs) dans les sites de déplacement et les communautés hôtes. Près de 3 000 enfants ont été séparés des groupes armés et 2 189 ont été réintégrés.

Plus de 55 000 ménages ont bénéficié d’abris d’urgence, ce qui représente près de 126% des prévisions annuelles. Parallèlement, des articles non alimentaires ont été distribués à près de 51 000 ménages.

L’insertion économique reste un moyen efficace pour rompre le cycle de la violence et éviter que des jeunes aient recours à la violence. Ainsi, plus de 44 000 de jeunes (filles et garçons) ont été intégrés dans des projets de Travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO). Individuellement ou collectivement, près de 56 600 personnes ont reçu un appui pour préserver ou reconstituer leurs activités génératrices de revenus.

Cette assistance dans les foyers de tension n’aurait pas été possible sans un appui logistique solide. Dans un pays où seul 3% des routes sont bitumées, 8 800 tonnes de cargo d’articles divers ont été acheminées dans les zones de crise.

Pour l’exercice 2018, avec un budget de 515,6 millions de dollars américains, la communauté humanitaire prévoit de répondre aux besoins de 1,9 millions de personnes.
Ses priorités principales demeureront la protection des civils, l’amélioration des conditions pour la fourniture d’une réponse humanitaire rapide et efficace ainsi que la mobilisation des ressources.

« J’appelle la communauté internationale, ainsi que toutes les bonnes volontés, à renouveler leur engagement auprès de la RCA afin de nous permettre de continuer à sauver des vies. Il y a certes encore quelques ombres au tableau mais les réalisations que j’ai citées montrent qu’ensemble nous pouvons faire de grandes choses » a conclu Najat Rochdi.

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A la fin de l’année en cours, Youssef Chahed aura passé 16 mois (27 août 2016-31 décembre 2017) à la tête du 5ème gouvernement de la Tunisie de l’après Ben Ali et du 2ème gouvernement de la seconde République. Avec cette durée, il aura fait mieux que les deux chefs de gouvernement de la 1ère Troïka (Hammadi Jbali avec 14 mois et Ali Larayedh avec 10 mois) et 2 mois moins que son prédécesseur à La Kasbah, Habib Essid.

Tout comme ce dernier, les appels du pied commencent à se faire sentir pour qu’il laisse le fauteuil. Beaucoup d’encre a coulé sur ses relations avec son parti, Nida Tounes, et le fondateur de ce parti, le chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi. Chahed est tellement tancé à ce propos qu’il se croit obligé à chaque sortie médiatique de répéter qu’il ne sera pas candidat à l’héritage de BCE. Ce qu’il ne fait pas alors qu’il devrait et la manière dont il fait ce qu’il fait alors qu’il ne devrait pas sont pourtant ceux de quelqu’un qui se ménage.

Toujours est-il que Youssef Chahed tient encore en place, malgré les pressions. Tous s’accordent cependant à dire que l’année 2018 qui s’approche à pas hésitants pourrait lui être fatale. 2018 sera en effet une année charnière dans la stabilité politique dont a besoin la Tunisie. Pleine de «mauvaises surprises», économiques et fiscales surtout, elle débutera avec un mois de janvier connu à travers l’histoire contemporaine tunisienne comme le mois de tous les dangers pour tout pouvoir politique en place. C’est en plus, dès le début de ce fameux mois de janvier, que les consommateurs tunisiens devraient ressentir les premiers impacts de la loi de finances 2018, notamment ceux de la TVA, sur leurs portefeuilles et leur pouvoir d’achat. Et c’est à la fin de ce même fameux de janvier que les salariés, du public et du privé, devraient ressentir les effets pécuniaires des différentes mesures de la loi de finances 2018, pour faire face aux difficultés dont souffrent les caisses sociales notamment, avec la nouvelle taxe de la CSS (Contribution sociale solidaire) de 1% de tous les revenus.

  • Les 3 Top du chef du GUN

Le chef du GUN (Gouvernement d’union nationale) n’a pourtant pas trop démérité. A son actif, on pourrait au moins lui trouver trois réalisations. D’abord, la reprise de la croissance à 2%. Une croissance, qui plus est, de meilleure qualité, même si elle reste peu créatrice d’emplois. Le taux de chômage n’est pas encore descendu sous la barre des 15 %. Un chômage qui reste le talon d’Achille de l’Etat de la 2ème république et une épine dans le pied de tous gouvernements de cette nouvelle République.

Dans ce qu’on pourrait aussi appeler «les 3 top» du GUN, on pourrait aussi compter les deux revues du FMI, en mai et octobre 2017, qui devraient permettre d’assurer le financement du budget, alors que personne n’y croyait. Et enfin l’adoption du CSS pour la réforme de la retraite, qui plus est, une reforme faite avec l’accord du syndicat ouvrier. Même si les effets de cette réforme sur le pouvoir d’achat des citoyens tunisiens ne se feront sentir qu’à partir de janvier 2018. Une réforme qui pourrait aussi ne pas être comprise que dans «Black-Side» et faire oublier ses effets sur les caisses de retraite et sur la CNAM (Caisse d’assurance maladie).

  • Les 3 flops de Youssef Chahed

Au Box-office des échecs du gouvernement Youssef Chahed semblent cependant peser plus lourd dans la balance. Il y a bien sûr la black-liste des paradis fiscaux. Une erreur, de jugement et de timing et même de langue (la réponse aurait en effet été écrite en langue arabe et adressée en tant que telle à l’UE), de l’administration financière tunisienne dans sa réponse aux demandes, d’éclaircissements et d’engagements, de l’Union Européenne, qui en dit assez long sur la gestion des crises par ce gouvernement. Une commission parlementaire avait été constituée pour déterminer les responsabilités dans cette affaire. Vainement. On avait aussi beaucoup parlé du «point focal», comme du responsable direct de cette erreur. Aucune sanction n’a pour autant été prise

La gestion de la crise de Kamour. Ce qu’a écrit le Ciped de l’ancien Gouverneur de la BCT Taoufik Baccar à ce propos est affligeant de vérité. «L’Accord d’El Kamour, conclu entre le gouvernement et des ressortissants tunisiens, personnes physiques, s’explique mais ne se justifie pas. Outre qu’il crée le précédent et rend légitime la répétition, ses conséquences sur les fondements de l’organisation politique choisie par la Tunisie, sont d’une ampleur insoupçonnable, comme au voisinage, sur l’autorité juridique et morale de l’Etat et sa capacité à pouvoir gérer à l’avenir, les affaires publiques. Ses signataires ne sont, ni compétents (le gouvernement), ni habilités (les citoyens) à cet effet. Outre que «la cause» de ce contrat (cessation de faits délictueux) est illicite, ce qui le rend au plan du Droit, nul et de nul effet». Mais il y avait déjà l’exemple de l’accord de Kerkennah !

Le glissement du dinar. Le dinar tunisien n’arrête pas de s’effriter face aux devises européenne et américaine. Depuis la fin de 2016 et jusqu’au 15 décembre 2017, le dinar a perdu 17,3% et 6,1% de sa valeur vis-à-vis de l’euro et du dollar américain, respectivement, a constaté la BCT dans sa dernière note sur les évolutions économiques et financières. Le Dinar valait, en août 2016 qui est la date de nomination de Youssef Chahed à la tête du GUN, l’équivalent de 2,4755 Euros. A fin décembre 2017, il est à 2,9552 euros. Une dégringolade qui n’est pas sans effets sur l’inflation dont une partie est importée.

Source : BCT. Déc. 2017

 Inflation, exportation, gros salaires et petite production et autres points perdus !

On passera sur les avoirs nets en devises, qui étaient de 111 jours en décembre 2016 et qui ne sont plus que de 90 jours à fin 2017. On passera aussi les prix que les ministres successifs du commerce du gouvernement Chahed n’arrivent toujours pas à domestiquer avec les 6,3 % d’inflation de novembre 2017. On passera encore sur la hausse des importations qu’il n’arrive toujours pas à juguler (45,3 Milliards DT contre 38 Milliards DT en novembre 2016), les exportations qu’il n’arrive pas encore à suffisamment booster, la hausse de la masse salariale (12,1 Milliards DT sur les 17,6 Milliards de ressources propres du budget), qu’il n’arrive toujours pas à arrêter et la production industrielle, qu’il n’arrive pas à remonter au-dessus du 0,2% pour toute l’année en septembre dernier. On ne commentera pas non plus les 3 points perdus sur l’indice de la compétitivité globale et les 11 points perdus sur l’indice de la facilité de faire des affaires, entre 2016 et 2017.

Un an et 4 mois après son entrée à La Kasbah, c’est ainsi que s’établit par le chiffre le bilan de Youssef Chahed. Tout va bien Madame la Marquise !

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La saison des grandes cultures a avancé de 76% jusqu’au 27 décembre 2017 puisque 1 million 67 mille hectares de céréales ont été semés contre 1057 mille ha au cours de la même période de la saison dernière.
Ces espaces se répartissent selon la nature des cultures : 473 mille ha de blé dur, 79 mille ha de blé souple, 501 mille ha d’orge et 13,6 mille ha de triticale, selon des données de la direction générale de la production agricole au ministère de l’agriculture.
En ce qui concerne l’avancement de l’opération d’approvisionnement en semences sélectionnées, les mêmes données ont montré que près de 213 mille quintaux de semences sélectionnées ont été mis à la disposition des agriculteurs dans le cadre d’un programme global visant à fournir près de 247 mille quintaux de semences subventionnées.
Les quantités des semences cultivées non subventionnées et distribuées aux agriculteurs ont atteint environ 40 mille qa.
Le total des semences sélectionnées (subventionnées ou non subventionnées) distribuées dans les régions ont atteint, jusqu’au 27 décembre 2017, environ 287 mille qa dont la majorité des semences de blé dur.
Pour ce qui est des semences destinées à la multiplication, environ 36 mille qa ont été mis à la disposition des semenciers par les sociétés coopératives et les sociétés privées.
La direction générale de la production agricole a indiqué qu’une baisse importante a été enregistrée dans la demande des semences sélectionnées des céréales et ce à partir de la deuxième semaine du mois de décembre, précisant que les coopératives de multiplication de semences disposent encore de quantités qui n’ont pas été commandées jusqu’à présent dont environ 23 mille qa qui ont été traitées.
Les quantités de semences sélectionnées restantes ont atteint 15530 qa.

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L’agence de notation des compagnies d’assurances A.M.Best

Les états financiers intermédiaires de l’assureur tunisien Tunis Re, au 30 juin 2017, font apparaître un total net de bilan de 566 430 223 Dinars et un bénéfice net d’impôt de 11 198 550 Dinars, dégageant un taux de 11,20% de rentabilité du capital social. Le résultat net du 1er semestre 2017 était aussi en augmentation de 1,539 MDT et représentait 11,20% du capital social.

A noter que, depuis sa création, Tunis Re s’est penchée sur le développement du marché de réassurance en Tunisie répondant au besoin du marché local en réassurance en créant un courant d’affaires avec l’étranger. Par ailleurs, elle s’est vue assignée, depuis sa création, plusieurs missions au niveau national et international notamment, comme réduire les flux de transfert de la réassurance à l’étranger pour alléger les charges du poste « Assurances » de la balance des paiements, favoriser l’exportation des services et contribuer à la mise en place et au développement des Pools de Réassurance nationaux dont la finalité est d’augmenter la rétention du marché.

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La société Cellcom a réalisé une légère augmentation de 4,2% des revenus durant le quatrième trimestre de l’année 2016. En revanche, le chiffre d’affaires global de 2016 est en régression, de -16,3%, pour s’établir à 45,3 millions de dinars (MD) contre 54,1 MD un an plus tôt.

La marge brute de 2016 s’est établie à 9,8 MD contre 12,5 MD en 2015, soit un taux de marge brute de 22% pour l’année 2016. Cellcom a procédé à l’ouverture de deux nouveaux Brand shop situés à El Manar et à la Route de la Soukra, ce qui fait au total 11 points de vente à fin décembre dernier.

Par ailleurs, au cours de l’année 2016, les charges financières de Cellcom ont atteint 1,2 MD contre 0,9 MD en 2015.

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Plus de 90 opérations de contrebande déjouées, plusieurs arrestations ainsi qu’une quantité de marchandises, d’armes et de stupéfiants saisie, tel est le bilan de la campagne sécuritaire, menée par les unités de la garde nationale, entre le 18 et le 24 février courant.
Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur indique que 97 opérations de contrebande d’une valeur totale de près de 2.5 millions de dinars ont été mises en échec.
La campagne s’est, également, soldée par l’interpellation de deux membres présumés d’organisation terroriste recherchés par la police et de 25 autres soupçonnés d’appartenance à une organisation terroriste.
Dans un autre registre, 512 comprimés psychotropes, 15 grammes de cocaïne, un fusil de chasse, deux revolvers, 33 cartouches de différents calibres et 99 véhicules recherchés ont été saisis au cours de la même campagne.
Selon le communiqué, plusieurs tentatives de franchissement illicite des frontières terrestres et maritimes auraient, également, été déjouées ce qui a permis l’arrestation de 50 individus.

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Le ministre des TIC, Anouar Maârouf, tient aujourd’hui, jeudi 2 février 2017, une conférence de presse pour présenter, «en petit comité », l’évolution de la Stratégie Nationale Numérique qui a été présentée et approuvée, hier, mercredi, par le Conseil Ministériel et le Chef du Gouvernement.

«Anouar Maârouf dressera un état des lieux du PNS, son bilan mitigé et présentera la voie nouvelle que devra emprunter la Tunisie pour faire aboutir tous ses projets et entrer dans l’ère numérique essentielle à son épanouissement économique, social et administratif ».

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Le 21 décembre 2016, Béji Caïed Essebssi aura passé deux années jour pour jour à la tête de l’une des deux têtes de l’exécutif, la présidence de la République tunisienne. Le 31 décembre au soir, il profitait de l’allocution de souhaits pour la nouvelle année 2017 pour faire ce qu’on pourrait appeler son bilan. Il l’avouera lui-même dans ce bilan «doux-amer», la Tunisie n’aura «pas réussi à réaliser les résultats économiques attendus. Le chômage, la pauvreté et la marginalisation des régions intérieures demeurent».
C’est un fait, mais BCE préfère ne pas trop s’y attarder. «Nous avons aussi réalisé des choses importantes. En premier lieu, nous avons gagné une bataille contre le terrorisme, celle de Ben Guerdane grâce aux sacrifices des habitants de la région et le courage de nos forces de sécurité. A défaut, nous aurions maintenant un Emirat Salafiste à Ben Guerdane, sur nos terres», dit-il à juste titre, surtout en parlant de bataille et non de guerre.
Il mettra aussi dans «notre» crédit l’accord de Carthage et le GUN qui en est issu, sans oublier à son habitude d’écorcher les partis qui ne reconnaissent pas ce document, en les comparant à une pierre jetée dans la mer. Il mettra aussi dans la case des réussites, la tenue de «Tunisia 2020» et ses promesses de 34 Milliards DT, sans oublier d’écorcher cette fois la presse qui mettait en doute la réalisation de ces promesses, en annonçant que «la moitié [Ndlr : des 34 Milliards DT] sera réalisée (…) et ce n’est pas peu de chose». Attendons quand même de le voir, même si par cela, nous risquons d’être classés parmi «ceux qui hurlent en dehors de la meute», comme il n’a pas manqué de le dire !

⦁ La belle médaille et son revers moins reluisant !

BCE reste tout de même «optimiste, malgré les difficultés». Il en veut pour preuve «le retour à la production» et donne le secteur du phosphate en exemple. Il serait certainement le seul et les chiffres de l’INS sur l’indice de production le confirment. BCE donne aussi l’exemple du tourisme qui aurait repris, sans oublier de dire «et même en provenance d’Allemagne», comme s’il voulait répondre aux cassandres qui prédisent un reflux des touristes allemands en réponse à l’attentat de Berlin. Le chef de l’Etat se félicite enfin de l’aide divine apportée à la Tunisie, par des pluies dans toutes les régions. Dieu aurait-il, sans qu’on le sache, voté BCE ?

Toujours est-il que le bilan de ces deux années de présidence BCE, c’est aussi et d’abord un ancien candidat qui a trahi ses électeurs. Arrivé à Carthage par un «vote utile» sous l’enseigne du parti anti-Ennahdha et avant le «Pacte de Carthage», il débute son mandat par le «Pacte de Paris». Une rencontre avec le chef des Islamistes tunisiens qui marquera le début d’un règne à deux, alors que Nidaa devait être le parti gouvernant, comme il est d’usage dans les démocraties les plus anciennes.
Deux années à Carthage, c’est aussi deux gouvernements et une instabilité politique dont BCE était à l’origine, puisqu’il était le 1er à appeler à la démission du gouvernement Habib Essid. Une instabilité politique qui est certainement derrière le peu ou prou de résultats économiques et sociaux.
Deux années où BCE s’était senti à l’étroit dans ses habits d’un chef de l’Etat qui n’avait presque pas de prérogatives et qui n’avait de cesse d’essayer de se faire de se faire plus de place dans cette chaise à deux qu’est constitutionnellement l’exécutif tunisien.

⦁ BCE-Médias : «Je t’aime, moi non plus» !

Mais le bilan de 2 années BCE doit aussi être dressé sur le plan de la communication. En effet, les relations du chef de l’Etat avec la presse tunisienne n’ont jamais été au beau fixe, mais plutôt du genre «je t’aime … moi non plus», avec un zeste d’aversion, presque du dédain.
Déjà Premier ministre du second gouvernement de l’après révolution, il s’en prenait à une journaliste de la télévision qui lui faisait remarquer que «la séance de questions au gouvernement s’était transformée en un procès », en lui demandant, moqueur, sans en avoir l’air et sous le rire brouillant d’Iyadh Ben Achour, «quel âge as-tu» ?. Une remarque qui pouvait sembler désobligeante pour une Dame, qui ne manque pas de le lui faire élégamment remarquer. Et BCE de lui rétorquer avec un «Dieu te vienne en aide. Il faut que tu grandisses … et il serait mieux que tu changes de politique», en référence à la nature de sa question qui semble l’avoir fortement dérangé.

En novembre 2014, devenu président, c’est par une réaction qui rappellerait presque le fameux «Bonté divine» d’un certain Moncef Marzouki que BCE s’illustre. Dans une réaction de colère manifeste, devant une journaliste qui interrompait sa citation d’un verset du Coran en l’interpellant sur la nomination du chef du gouvernement, il se retourne avec un regard révolver et tonne en arabe dialectal «Rouh Rahhiz», un mot presqu’une insulte, qui pourrait signifier «va te faire …[Ndlr : Voir chez les Grecs]». Retrouvant ses esprits, il s’explique par un reproche. «De quel chef de gouvernement parles-tu. Tu ne vois pas que je récite le coran ? Tu n’as pas honte ?».
A un autre journaliste il rétorquait «Qui es-tu ? Un journaliste toi ?». Et de poursuivre, devant le journaliste qui déclinait son identité professionnelle, «qu’ils soient maudits s’ils sont comme toi» les journalistes.
Une autre fois, face à un journaliste de l’émission télévisée «Merci de votre présence », il lui jette carrément ses notes au visage, lorsque l’animateur lui dit que «Rached Ghannouchi dit que vous vous présentez souvent comme étant aux premières loges» du pouvoir.
La dernière sortie de ses gonds face aux journalistes, du chef de l’Etat tunisien, a eu lieu lorsque ce dernier rendait visite aux blessés de l’accident routier entre un train et un véhicule de transport. Et lorsque le journaliste d’Attassia (Chaîne TV La 9) lui demande quelles mesures comptait-il prendre, il réagit d’abord, en protégeant ses yeux des torches des caméras, en demandant «qui m’a posé une question ?». Et devant le journaliste qui déclinait le nom de sa chaîne, il lui répond dans un sarcasme colérique et sous les rires de Noureddine Bhiri : «Tu ne devrais pas être ici … ni 9ème, ni 8ème, ni 5ème ».

⦁ «Foutez-nous la paix quand même !»

Et lorsque un second journaliste insistant lui repose la question sur les décisions à prendre pour endiguer le fléau des accidents de la route, il répond tout aussi sarcastique «vous ne m’avez donc pas compris. Ou est-ce que vous êtes là pour que je vous le redise… si vous n’avez pas compris, ce n’est pas la peine [Ndlr : que je le dise]», avant de s’en prendre carrément à toute la presse en l’interpellant par un «Honte à vous. Dès que vous parlez, vous perturbez l’opinion publique».
Avant cela, c’est cet écart présidentiel devant un journaliste français qui tentait de s’approcher de François Hollande venu à Tunis en mars 2015 à l’occasion de l’attentat du Bardo. Remarquant le journaliste, BCE lui propose d’abord ironiquement : «Vous voulez venir avec nous ?», avant d’enchaîner avec un «Foutez-nous la paix quand même, merde», ce qui amusera le chef de l’Etat français et Bertrand Delanoë, présents à côté de lui
Manifestement, le chef de l’Etat qui n’arrive pas à être le président de tous les journalistes, n’aime pas trop la presse, ou n’en aimerait qu’un certain genre, et n’arrive pas encore à se faire au ton libéré de cette presse issue de l’après révolution et qu’il n’avait pas connue ainsi lorsqu’il n’était encore que ministre de Bourguiba. Dans son entourage en tout cas, ne pivote qu’un nombre, restreint et choisis, de journalistes et de médias.
Côté communication, l’ancien candidat de Nidaa Tounes pour les présidentielles ne semble plus aimer les meetings populaires et leurs discours enflammés. Mais peut-être n’y a-t-il plus rien qui l’enflamme lui-même après avoir pris la citadelle de Carthage. Devenu chef d’Etat, BCE se fait aussi rare sur les plateaux TV. Mais peut-être ne voudrait-il plus prendre le risque du direct pour éviter de se mettre en rogne, ou peut-être s’en prendre encore à la presse. BCE préfère désormais, au moins avec la presse locale, les interviews «arrangées» pour éviter ses coups de tête ou «montées» comme ce fut le cas de son allocution de fin d’année.
En deux ans à Carthage, BCE n’arrive toujours pas à endosser tout l’habit de son premier locataire, Habib Bourguiba, et à s’inspirer de son véritable don et art de la communication !

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Les Tunisiens ne se sont pas mis sur leur trente-et-un (décembre) pour joindre deux années, 2016 qu’ils avaient hâte et à cœur d’oublier et 2017 dont ils craignent qu’elle soit au mieux l’exacte réplique de la précédente. Des appréhensions qui tirent leur essence d’une situation économique si mauvaise qu’elle est tenue en l’état par une autre, politique, qui empoisonne la vie à un peuple qui peine à voir le bout du tunnel, bientôt six ans après une révolution dont il a célébré la survenance pour retomber presqu’aussitôt dans la désillusion.

2016 a été, économiquement parlant, une année affligeante sous tous les rapports, qui a vu quasiment l’ensemble des paramètres cligner au rouge, pour ne pas dire pire. Une croissance au plus bas, un chômage au plus haut, des déficits qui se creusent à vue d’œil, un endettement exponentiel, un investissement léthargique, avec, en filigrane, l’improvisation érigée en système de gouvernement. La tentation serait forte d’attribuer la responsabilité de ce sombre tableau à l’Etat, qui cherche encore l’introuvable vision qui lui permette de tracer une voie claire pour reprendre les choses en main pour affirmer son autorité partout où elle est bafouée, mais autant à ses partenaires sociaux pris des démons que l’on sait, et plus encore aux Tunisiens eux-mêmes qui n’ont pas pris la vraie mesure des défis qui les assaillent.

Avec un dérisoire taux de croissance de 1,5% au lieu des 2,5% prévus, il tiendrait mathématiquement du miracle de faire grand-chose et de ne pas échapper à la rituelle loi des finances complémentaire pour combler un trou de 3,3 milliards de dinars et bien davantage en 2017. Un exercice dont les gouvernements de l’après-Révolution sont invariablement coutumiers pour s’être heurtés en chemin à des « imprévus » dont le financement est d’autant plus inapproprié qu’il se répercutera sur l’exercice suivant, précipitant les caisses de l’Etat dans une spirale sans fin. C’est assurément dévastateur pour le chômage dont le taux de 15,5% demeure une plaie qu’il sera difficile de résorber alors que les universités déversent chaque année sur le marché du travail des centaines de milliers de diplômés qui ne trouvent pas acquéreur. Un écueil social de moins en moins gérable en raison de ses répercussions de divers ordres, notamment sécuritaire et sociétal.

S’y greffe un déficit budgétaire de 5,7% du PIB alors que la norme convenue est de 3% , nourri par un taux d’endettement public de 63,9% du PIB en 2016, soit 10 points de plus qu’en 2015, sans parler de l’endettement extérieur qui devrait grimper à 66,2% du PIB, un taux sans aucune mesure avec celui attendu en 2017, pas moins de 70%, avec les remboursements du service de la dette, ce qui pourrait placer la Tunisie dans la posture du pays tenu de demander le rééchelonnement de sa dette, une première dans son histoire.

L’inflation est de retour

Des tourments aussi avec le retour de l’inflation qui, après une parenthèse massivement saluée sous le gouvernement Essid, est en train de faire une inquiétante réapparition, atteignant 4% en novembre 2016, un symptôme patent de la dégradation du pouvoir d’achat, qui devrait abonder dans ce sens cette année avec le retour presqu’acquis des tensions inflationnistes et ipso facto de la flambée des prix.

2016, c’était aussi la dégringolade de la production pétrolière et du phosphate. Le bassin minier a toujours aussi mauvaise mine avec une crise qui dure depuis cinq années consécutives, occasionnant aux caisses de l’Etat des pertes de 5 milliards de dinars pour cause d’une chute de la production de 60%. Et ce qui s’y passe ne semble présager de rien de bon, avec des arrêts de travail récurrents, des grèves qui s’enchaînent, le plus souvent pour des causes obscures, notamment à l’occasion de la proclamation des résultats de concours de recrutement ou tout simplement de retard dans le paiement de primes. Une hémorragie qui n’est pas près d’être stoppée malgré les « gestes de bonne volonté » du gouvernement. S’agissant du pétrole et du gaz, la production n’est pas logée à meilleure enseigne avec une production qui s’amenuise pour une raison ou pour une autre, comme ce fut le cas de Petrofac qui n’arrive pas à se relever des graves convulsions qui n’ont de cesse de la secouer au point que la compagnie envisage sérieusement de quitter définitivement le pays dont la production gazière se trouvera, ce faisant, amputée de 12%.

La funeste question du Dinar

Plus grave encore est la situation dans le secteur du tourisme qui croule sous les effets des attentats terroristes de 2015, et dont les recettes sont en constante chute due aux interdictions de voyage décrétées par nombre de pays émetteurs, notamment la Grande-Bretagne. L’attaque de Berlin, dont l’auteur présumé est un ressortissant tunisien, n’est pas pour arranger les choses, même si un léger redressement est constaté suite aux flux, il est vrai épisodiques, des Russes et des Algériens.

Enfin, il y a la funeste question du Dinar et de sa descente aux enfers. Au 29 décembre, il s’est déprécié de -14,1% par rapport au dollar contre une régression de – 7,6% en 2015, de – 11,5% en 2014 et de -6,1% en 2013, selon les derniers chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Et il y a fort à parier que la tendance ne sera pas près de s’arrêter là au regard de l’ordonnance générale de l’économie tunisienne toujours suspendue aux appréciations des agences notation qui enchaînent les dégradations souveraines.

2017 sera-t-elle moins mauvaise ? Le président de la République et le gouvernement sont affirmatifs : l’économie ira mieux et l’année qui s’ouvre sera celle du décollage économique, soutiennent-ils sans autre forme de procès. Ils invoquent en chœur et sans ambages les résultats de la conférence internationale pour l’investissement Tunisie 2020, les engagements financiers qui y ont été pris et les promesses faites. Attendons voir !

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L’économiste Ezzedine Saidane, après avoir fait le bilan de 2016, sombre, comme vous pouvez l’imaginer, prédit une année 2017 aussi rude.
Dans un entretien avec l’Economiste Maghrébin, paru hier vendredi 30 décembre, Saidane a affirmé que le remboursement de la dette publique va continuer à grever les finances du pays.
Il a souligné que les autorités en reportant à 2018 une partie des ennuis de 2017 n’ont fait que différer le problème, qu’il faudra tôt ou tard affronter. L’économiste fait allusion à la hausse des salaires dans la fonction publique, qui était programmée en 2017 et qui a été finalement ajournée jusqu’à 2018. «Un problème reporté dans le temps n’est pas un problème résolu», lâche-t-il.

Mais pour Saidane il est possible d’entrevoir le bout du tunnel si le gouvernement consent à prendre les décisions courageuses pour corriger des années de mauvaise gestion de l’économie tunisienne et des finances publiques – depuis 2011. «Il nous reste encore, peut-être, une petite fenêtre de quelques mois pour engager une véritable opération de sauvetage et assurer le retour de l’économie à ses trois fonctions essentielles, telles que la croissance, la création d’emplois et la création de richesse additionnelle”, a-t-il déclaré. Mais cela dépend de trois chantiers : Un débat général pour s’accorder sur le vrai diagnostic, l’élaboration d’un plan de sauvetage de l’économie nationale – un plan d’ajustement structurel rigoureux et global – et l’exécution de cette stratégie sur 18 à 24 mois, en lançant les grandes réformes.

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Le ministère de l’intérieur a annoncé dans un communiqué que l’accident que l’accident survenu mercredi 27 septembre au niveau de la route nationale numéro 4 dans la région d’Amayem à El Fahs dans le gouvernorat de Zaghouan, a fait trois morts et 50 blessés dont deux nourrissons.

Le MI a ajouté dans le même communiqué que tous les moyens de l’Office National de la Protection civile ont été mobilisés pour transporter et secourir les blessés.

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Le bilan du puissant séisme – de magnitude 6.0 – qui s’est produit ce mercredi 24 août au centre de l’Italie s’est alourdi. La protection civile évoque désormais 73 morts, un chiffre qui pourrait être revu à la hausse vu qu’il y a de nombreux disparus, a précisé Mme Immacolata Postiglione, chef du département urgences de la protection civile italienne.

Pour rappel, le tremblement de terre a démoli au moins trois villages dans une région montagneuse au nord-est de Rome. Les premières images des villages frappés donnent une idée de l’ampleur des dégâts. Des immeubles se sont carrément effondrés et des secouristes en étaient réduits à prospecter les décombres à mains nues dans l’optique de trouver des rescapés.

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De la rencontre entre le président de la République, Béji Caïd Essebsi et la presse, hier mercredi 27 juillet au palais de Carthage, nous avons surtout retenu une déclaration choc de BCE, qui sonne comme le début de l’entreprise de démolition du chef du gouvernement, Habib Essid, ou plutôt de son bilan : Le nom de Essid avait été proposé au départ pour le ministère de l’Intérieur. C’est par la suite qu’il a été convenu de le placer à la tête du gouvernement.

Nous comprenons par là que ceux qui ont installé Essid au palais de la Kasbah, dont le chef de l’Etat, n’avaient pas vu en lui au départ l’étoffe d’un chef de gouvernement. Le concerné appréciera…

Néanmoins Essebsi a déclaré qu’il endosse la responsabilité de la nomination d’Essid, alors qu’une frange de Nidaa Tounes avait manifesté sa désapprobation.

Le président a décoché d’autres flèches en direction du chef du gouvernement, pour réfréner ses ardeurs au cas où Essid aurait des envies de bagarre et de déballage au Parlement ce samedi. BCE a déclaré que les indicateurs économiques et financiers sont mauvais, et c’est à cause du manque d’audace du gouvernement. Il a enfoncé le clou en pointant du doigt la lenteur du gouvernement pour trouver des remèdes à la crise. Il a aussi dénoncé les penchants du gouvernement pour l’endettement, une solution de facilité qui a valu à la Tunisie 20 emprunts rien que cette année.

Par ailleurs le président de la République a affirmé qu’il a préféré ne pas informer Habib Essid de son projet de formation d’un gouvernement d’union nationale. Par contre il a dit formellement qu’il n’a jamais invité Essid à démissionner et qu’il est favorable à sa décision d’aller à l’Assemblée des représentants du peuple pour solliciter un vote de confiance.

Essebsi a déclaré que le prochain chef du gouvernement ne sortira pas nécessairement des rangs de Nidaa Tounes mais aura probablement des accointances avec le parti. Pour Essebsi l’essentiel est qu’il soit audacieux pour prendre les décisions qu’il faut.

Enfin sachez que le président de la République a programmé trois rencontres avec la presse, dont celle d’hier mercredi. Pas de doute, Essebsi a l’intention de chasser sur les terres du prochain gouvernement…

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