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budget 2018

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Le projet de budget consacré à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour l’exercice 2018 a été adopté, aujourd’hui, mercredi 22 novembre 2017 avec 111 voix pour, et 8 contre.

Les députés ont qualifié le budget alloué à l’Assemblée de très maigre et ne correspondant pas aux attentes et aux missions confiées à l’ARP en tant que pouvoir législatif et exécutif.

Il est à rappeler à ce propos que le budget alloué à l’ARP au titre de l’exercice 2018 s’élève à 30,919 MDT contre 29,446 MDT en 2017, enregistrant ainsi une hausse de 1,473 MD (5%). Ces fonds seront répartis comme suit : 29,419 MDT pour les dépenses de gestion et seulement 1,500 MDT pour les dépenses de développement.

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Le budget de développement du ministère de l’éducation a enregistré un déficit de 65 millions de dinars en 2017 qui pourrait augmenter en 2018 en raison de l’indisponibilité des ressources de la part du ministère des Finances“, a souligné jeudi le directeur général des affaires financières au ministère de l’Education, Mounir Haddad.
Présentant le rapport du ministère de l’Education concernant le budget de 2018, lors d’une séance d’audition du ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, par la commission de la jeunesse, des affaires culturelles et de l’éducation sur le budget du ministère de l’Education au titre de l’année 2018, le responsable a indiqué que ce déficit résulte de la consécration de 65 millions de dinars d’un total de 202 millions de dinars du budget de 2017, pour le remboursement des dettes relatives aux anciens budgets.
Ainsi le budget final consacré aux nouveaux projets de 2017 n’a pas dépassé les 137 millions de dinars“, a-t-il précisé.

L’intervenant a indiqué que le ministère propose l’augmentation de 1,3% (63.574 millions de dinars) du budget de 2018, soit 4925.533 millions de dinars contre 4861.959 millions de dinars en 2017.
En 2018, le ministère comblera les postes vacants au niveau des établissements scolaires par les enseignants suppléants à raison de 11839 instituteurs dans les écoles primaires et 1673 enseignants dans les collèges et lycées secondaires, a-t-il ajouté.
Haddad a fait remarquer que 2100 écoles primaires enregistrent un manque au niveau des agents de propreté et de gardiennage, dont 251 écoles n’ont aucun agent de propreté, d’où, a-t-il regretté, la prolifération des épidémies et la hausse des agressions et des actes de pillage et de saccage.
Dans ce contexte, il a signalé que plus de 18 mille cas d’agression ont ciblé durant les cinq dernières années les établissements scolaires, outre l’enregistrement de plus de 17 mille cas de violence physique et verbale.
Selon le directeur des affaires financières, le nombre d’élèves en 2018-2019 devra atteindre 2125526, soit une augmentation de 37560 élèves par rapport à l’année scolaire en cours qui a enregistré 2087966 élèves.

De son côté, le député Ali Bennour s’est félicité de l’audace du ministère de l’Education qui a dévoilé le chiffre réel du déficit financier enregistré, estimant que le budget proposé pour 2018 ne devra pas suffire pour couvrir l’éventuel déficit qui connaitra une augmentation.
“Il convient d’allouer un budget complémentaire au ministère de l’Education pour finaliser les projets non réalisés en 2017 avant de passer au budget de 2018“, a-t-il suggéré.
Bennour a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du Conseil supérieur de l’éducation dans les plus brefs délais, lequel devra optimiser la gestion des programmes et projets du ministère pour parvenir à honorer tous ses engagements précédents et assurer de cette manière la continuité de l’Etat.

Pour sa part, la députée Hayet Amri a indiqué que le ministère a démarré une opération de réforme du système éducatif en 2016 et a dépensé des sommes énormes sans aboutir à un résultat positif, estimant que la situation du système éducatif s’est détériorée davantage.
Dans ce sens, elle a appelé le ministre de l’Education à rechercher d’autres sources de financement, à ne pas compter uniquement sur l’Etat et à impliquer la commission dans toutes les décisions relatives à la réforme éducative.

En réponse aux interventions des députés, le ministre de l’Education a souligné qu’il œuvrera à garantir le principe de la continuité de l’Etat, précisant qu’il ne comptera pas uniquement sur les ressources financières de l’Etat dans la réforme du système éducatif. Il y aura recours aux financements étrangers sous forme de dons, a-t-il affirmé, faisant remarquer qu’il a déjà eu des propositions dans ce sens.
Hatem Ben Salem a mis l’accent sur l’urgence de mettre en œuvre le Conseil supérieur de l’éducation qui contribuera à la garantie d’une vision stratégique claire. Il a souligné, à cette occasion, son engagement à le rendre opérationnel avant de quitter son poste.
Les priorités absolues du ministère de l’Education pour la période à venir sont l’adoption d’une nouvelle approche pour la réforme éducative basée sur quatre points essentiels qui sont le temps scolaire et la réduction des heures de cours, l’élaboration d’une stratégie de formation des cadres de l’éducation, l’intégration des nouvelles technologies dans le système éducatif outre le développement des activités culturelles, sociales et sportives“, a-t-il souligné.

TAP

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Le ministre de la justice, Ghazi Jribi, qui intervenait dans le débat jeudi sur le budget du Conseil supérieur de magistrature (CSM), en butte à des difficultés matérielles, a indiqué que les privilèges sont accordés aux magistrats détachés alors que les magistrats du CSM ne sont pas détachés et exercent normalement leurs fonctions parallèlement avec leur mission au sein du Conseil.
Il a précisé qu’après l’augmentation des salaires des magistrats, certaines catégories d’entre eux à l’instar du magistrat de troisième degré aura un salaire plus élevé que le salaire des magistrats exerçant dans les services de l’Etat, tels le premier président de la cour des comptes et le premier président du tribunal administratif dont les salaires sont assimilés au salaire du secrétaire d’Etat ou du ministre.
Le ministre a indiqué lors de son audition par la commission de législation générale du Parlement que le département de justice a envoyé une correspondance à la présidence du gouvernement à ce sujet pour qu’il n’y ait pas de grand écart entre les salaires des magistrats.

Ghazi Jribi a estimé à cet égard que les difficultés du CSM sont ordinaires au regard de la mise en place des institutions en général, affirmant que le différend avec le CSM est objectif et n’est pas spécifique. “Au moment de l’installation du Conseil, une prime a été décrétée en faveur des magistrats à l’instar du salaire perçu par les juges de l’instance provisoire de la magistrature, évalué à environ 800 dinars”, a-t-il fait savoir.
L’Assemblée des représentants du Peuple (ARP) a discuté jeudi matin le budget du CSM 2018 qui est estimé par le ministère des Finances à 7 millions de dinars, alors que l’Assemblée générale du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a estimé à 11,4 millions de dinars son budget total pour l’année à venir.

Ben Khelifa, président par intérim du CSM, a expliqué qu’en vertu de l’article 113 de la Constitution, le Conseil supérieur de la magistrature est doté de l’autonomie administrative et financière.
” Le conseil assure indépendamment son fonctionnement et établit son projet de budget, qu’il discute devant la commission compétente de l’Assemblée des représentants du peuple”, a-t-il fait valoir.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le président de la commission de législation générale, Taieb Madani, a indiqué de son côté que l’ARP tentera de trouver des compromis entre le ministère des finances, le ministère de la justice et le CSM pour essayer de réduire l’écart entre le projet de budget proposé par le CSM et les estimations du ministère des Finances à cet égard.

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Le gouvernement algérien voit grand en termes de PIB (produit intérieur brut) et de croissance de l’économie pour 2018. En effet le projet de la Loi de finances table sur un taux de croissance multiplié presque par deux l’an prochain, 4%, alors qu’elle ne devrait pas dépasser 2,2% en 2017, rapporte l’agence Reuters.

Il est dit également, dans le même document, que l’inflation devrait se situer aux alentours de 5,5% en 2018, le même niveau que celle de cette année.

C’est la hausse de 8% du Budget de l’Etat qui va impulser ce rebond très conséquent de la croissance, d’après les prévisions du gouvernement. A noter que le projet de la loi de finances 2018, avalisé mercredi dernier par le Conseil des ministres, a programmé une cagnotte de 6521 milliards de dinars algériens (56,4 milliards $), alors que les dépenses ont été évaluées à 8628 milliards de dinars (74,7 milliards $). Donc il y a un déficit budgétaire, un important même, 9%, mais qui est en net repli par rapport aux 14% de l’exercice 2016. Alors question : Comment récolter le montant manquant quand on sait que l’emprunt sur le marché local ne pourra endosser cela et quand on sait que les autorités s’obstinent à tourner le dos au marché international de la dette ?

C’est toute la question, ou plutôt le casse-tête budgétaire du moment. L’Algérie, qui ne peut plus s’appuyer sur les confortables ressources du pétrole, dont les cours ont fondu, devra très vite trouver des alternatives avant le 1er janvier 2018, date de l’entrée en vigueur de la Loi de finances. La piste du Fonds de régulation des recettes est obstruée, puisque tous les sous ont été aspirés pour perfuser le Trésor public, dont le déficit a tendance à s’installer. Alors il se dit que les autorités songent sérieusement à lâcher les brides de la planche à billets pour financer le Budget. Levée de boucliers des analystes, qui alertent sur les périls qui guettent en cas d’ouverture du robinet.

Ce qu’on sait par ailleurs, c’est que les réserves de change devraient continuer à plonger en 2018, passant de 97 milliards de dollars d’ici fin 2017 à 84,6 milliards $ l’an prochain, à cause justement de la chute des revenus du pétrole qui pèsent très lourd, trop, dans le stock de devises. Tout cela pour dire que la diversification de l’économie, et donc des sources de recettes pour les caisses publiques, qui est déjà dans les petits papiers de l’exécutif algérien, ne sera pas un luxe !

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A lire certains communiqués, tous enflammés contre le projet de loi de finances du gouvernement, s’indignant de la hausse des taxes et des prix, refusant toute augmentation quelle qu’elle soit et demandant plus d’incitations, financières, fiscales, économiques et sociales, on se demande bien qui va financer le budget de l’Etat ?

Les patrons sont mécontents, pestent et râlent contre la LF 2018. Ils se plaignent de la pression fiscale dont le chef du gouvernement a pourtant dit qu’elle restera la même et se font fiers de lui rappeler que cela «aura un impact négatif sur la compétitivité des sociétés, sur l’investissement et la création de nouveaux emplois». Les hôteliers aussi râlent et estiment que les «taxes pénalisent tout le secteur et surtout les contribuables qui s’acquittent convenablement de leurs impôts, notamment les salariés et les entreprises organisées». De leur côté, les ouvriers par la voix de l’UGTT, Etat dans l’Etat, ont leurs propres mesures. Et comme pour leur faire échos, plusieurs experts et autres économistes battent le pavé des plateaux TV pour dire tout le mal qu’ils pensent des mesures proposées par le gouvernement de Youssef Chahed pour financer le budget de l’Etat. Et jusque-là en sourdine, avocats, médecins et toutes les professions libérales se mettront bientôt en ordre de bataille pour refuser ces mêmes mesures.

En face, il y a un gouvernement, qu’il soit de Youssef Chahed ou d’un autre, qui propose et indispose, manifestement de manière claire, ceux à qui il propose de financer le budget. Un gouvernement qui tend la sébile comme le mendiant qui dirait «T’as pas cent balles ?» et à qui tous répondent d’aller voir ailleurs. C’est pourtant à ce même gouvernement que tous demandent le développement, un travail, un salaire et une retraite dignes, plus d’hôpitaux et de meilleures écoles.

Et c’est à ce même gouvernement (On avait d’ailleurs fait la même chose à son prédécesseur Habib Essid et on fera la même chose à son successeur) que tous ceux qui connaissent et gueulent leurs droits, s’offusquent de faire leur devoir fiscal qui est, pourtant et pour l’instant, le seul moyen de financer le budget qui leur donnera leurs salaires, leur paiera leurs retraites, leur remboursera leurs soins, construira leurs routes et créera l’emploi pour leur marmaille !

Entre temps, une autre Tunisie s’apprête à dérouler le tapis rouge du faste des JCC, prépare le festival de Carthage et ceux qui tournent dans son giron dans les amphithéâtres de toutes les villes de Tunisie, les Mall s’érigent à tour de bras en bordure des grandes villes, les Hyper florissent partout, les marques étrangères de fastfood s’érigent comme autant de temples de la consommation. Entre temps aussi, les agences de voyages ne chôment pas et envoient les centaines de Tunisiens, pas toujours aussi riches qu’on le croirait, en croisières ou en voyages organisés dans les grandes villes d’Europe et de Navarre. Entre temps enfin, de jeunes Tunisiens désespèrent de leurs gouvernants, de leurs opposants, de toute l’intelligentsia de leur pays et font des Selfies en haute-mer. C’est cela la démocratie à la Tunisienne… et derrière une certaine presse qui en fait ses choux gras !

 

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Le Centre International HEDI NOUIRA de Prospective et d’Etudes pour le Développement (CIPED) émet sur la base des travaux d’un comité ad hoc qu’il a réuni pour examiner « le programme du gouvernement à l’horizon 2020 » dont il a pu obtenir une copie, l’avis suivant :

  1. Le CIPED relève d’abord que le programme proposé retient un certain nombre de réformes ou de mesures devenues aujourd’hui incontournables en raison de la situation actuelle que connait le pays et des accords déjà conclus avec le FMI. Il rappelle que son ouvrage « Eléments de stratégie de sortie de crise » publié au mois de Mars 2017 a fait ressortir l’urgence d’engager ces réformes.
  2. Il relève toutefois l’absence d’une vision globale qui constituerait la trame de fond pour ces réformes. Le programme pêche par ailleurs par la faiblesse de son contenu sectoriel, ainsi que la quasi-absence de la dimension régionale. Quant aux réformes retenues, autant celles relatives à la fiscalité qu’à la sécurité sociale ont été déclinées en mesures concrètes autant les autres sont demeurées au stade de principes et d’orientations générales.

III. Le CIPED comprend la difficulté de l’exercice qui consiste à satisfaire toutes les parties prenantes dans le Gouvernement d’Union Nationale, mais considère que la situation actuelle exige des choix clairs et une détermination à avancer dans les réformes et les politiques à mettre en œuvre, même si elles risquent de ne pas recueillir le consensus de toutes les parties.

Dans l’objectif de faire adhérer les différentes parties à ces réformes, le gouvernement devra s’outiller de simulations sur un horizon de 5 à10 ans, pour faire ressortir le coût de non engagement des réformes : déficit des caisses de sécurité sociale ; gap budgétaire en l’absence d’ajustement ; déficit extérieur en cas de poursuite du modèle actuel de gouvernance économique, niveau de la subvention au titre de la Caisse de compensation en cas de non augmentation des prix de certains produits compensés, etc.

  1. Il constate par ailleurs que la démarche empruntée par le document reste dans la ligne de celle poursuivie depuis 2011 et qu’elle n’apporte pas le rééquilibrage requis au modèle. Les exportations y sont traitées en tant que mesure additionnelle et l’intérêt apporté à l’investissement est tout à fait mineur. Le CIPED rappelle dans ce sillage, que la politique du « Go and Stop » a montré ses limites et a été en grande partie à l’origine des dérapages économiques et financiers que vit la Tunisie. Il considère que l’antagonisme entre relance par la demande et par les exportations n’a pas lieu d’être et que dans le contexte d’un pays ouvert comme la Tunisie où la contrainte extérieure est fondamentale, autant le pays développe les exportations et les IDE, autant il pourra compter sur la demande intérieure en tant que levier de la croissance dans le cadre d’équilibres extérieurs acceptables.
  2. Le CIPED considère par ailleurs que la stabilisation de la situation, l’assainissement des comptes publics et extérieurs et le retour de la confiance constituent un préalable sans lequel aucune politique de relance n’est possible et appelle le gouvernement à établir un « séquencing » cohérent à ce niveau.

Le CIPED constate à cet égard le faible contenu du programme en termes de mesures destinées à améliorer le climat d’affaires et à faire retrouver aux opérateurs la confiance requise en tant que préalable pour faire redémarrer l’investissement et la croissance. Il considère à cet effet que le niveau de la pression fiscale déjà élevé constitue un élément fondamental du climat des affaires et attire l’attention sur la nécessité d’agir d’abord sur les dépenses publiques et sur le recouvrement fiscal. Il rappelle par ailleurs les limites d’une politique de promotion de l’investissement réduite aux encouragements fiscaux et financiers.

  1. Nonobstant l’opportunité ou non de fixer des objectifs à l’horizon 2020 qui relève de considérations plutôt politiques, le CIPED considère que certains objectifs retenus sont hors de portée. C’est notamment le cas de la baisse escomptée du taux de chômage à 12%, qui suppose la création annuelle de 110 mille emplois, de la baisse de la part de la masse salariale dans le PIB de 14,5% à 12,5%, ce qui signifie une stabilisation de la masse salariale à son niveau actuel, un objectif difficile à réaliser à moins d’une réduction substantielle des effectifs de la Fonction publique. L’objectif d’une croissance de 5% est quant à lui difficile à atteindre, à moins d’une conjoncture agricole et touristique exceptionnelle.

VII. Le CIPED considère enfin que le document ne traite pas certains secteurs stratégiques, tels que l’éducation et la formation, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et technologique, la santé, l’agriculture, l’industrie et les services. L’absence du contenu sectoriel confirme d’ailleurs les appréhensions quant à la possibilité de réaliser l’objectif de croissance de 5% en 2020.

En conclusion, le CIPED considère qu’il aurait été plus indiqué dans la situation actuelle d’opter dans un premier temps pour un programme ciblé sur certaines priorités, qui permettrait au pays d’engager l’assainissement de ses comptes, de retrouver la confiance, d’améliorer le climat d’affaires ; un programme centré sur la réforme de l’Administration et l’assainissement des comptes publics, la compensation, la restructuration des entreprises publiques, du secteur bancaire et de la sécurité sociale. Ces réformes sont les seules à même de rendre possible une stratégie de relance basée sur les différentes sources de croissance et en particulier sur l’investissement, y compris les IDE et les exportations. Ce programme d’urgence devrait comprendre des mesures d’accompagnement sous forme d’actions additionnelles pour la promotion de l’emploi dédiées en priorité aux jeunes diplômés et axées sur l’emploi dans les secteurs des services et des nouvelles technologies, et sur des facilités supplémentaires en matière d’installation pour propre compte. Le programme d’urgence devrait également comprendre des mesures d’accompagnement social des réformes et particulièrement, celle de la compensation.

Communiqué

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Le projet du budget de l’Etat pour l’exercice 2018 vise à maitriser le déficit budgétaire de l’Etat et le niveau de l’endettement à la faveur de la limitation de l’évolution du budget au niveau de 4,3% et du déficit budgétaire à hauteur de 4,9%.
Le projet prévoit, selon une copie présentée, au cours d’un conseil ministériel et obtenue par l’Agence TAP, de fournir les ressources nécessaires permettant de faire face aux dépenses liées aux salaires (14751 MD contre 14300 MD en 2017 et 13164 MD en 2016) et de payer le service de la dette (7972 MD, contre 7090 MD en 2017 et 5198 MD en 2016).

Le budget de développement atteindra 5743 MD, contre 5700 MD en 2017, sans compter les projets financés dans le cadre du programme du gouvernement pour l’impulsion de la croissance économique.
Les dépenses de subvention sont estimées à 3520 MD, contre 3500 MD, 2016. Il s’agit de la subvention des produits de base 1570 MD (contre 1500 MD en 2017), des carburants de 1500 MD (contre 1550 MD en 2017) et du transport 450 MD (même montant en 2017).
Le nouveau projet de la loi des finances annonce de nouvelles mesures favorisant l’impulsion de l’investissement, le soutien des secteurs vitaux, la protection du produit national, la maitrise des importations, le développement des ressources propres, outre l’adoption des mesures à caractère social visant la réintégration des artisans et des personnes à revenu non fixe dans le circuit économique.

Hausse des impôts, au nom de l’équilibre du Budget

Le projet comprend en revanche la hausse de plusieurs impôts et la création de nouvelles taxes à même de préserver l’équilibre du budget de l’Etat et de maintenir le déficit au niveau escompté.
Le taux de la TVA augmentera d’un point l’année prochaine (de 6 à 7%, de 12 à 13% et de 18 à 19%) pour procurer à l’Etat des ressources additionnelles estimées à 313 MD.
Le projet propose, en outre, d’augmenter la taxe sur la consommation de certains produits, à l’instar des voitures touristiques, des yachts, de certaines boissons alcoolisées et du marbre, tout en soumettant à la taxe précitée d’autres produits, tels que les parfums, les produits cosmétiques et autres pour mobiliser 220 MD.
La démarche visant le rapprochement entre les régimes forfaitaire des revenus sur le capital et ceux du travail se poursuivra afin de mobiliser 35 MD.

Parmi les autres mesures suggérées, l’augmentation de la taxe unique sur l’assurance de 5% à 6% s’agissant des risques liés à la navigation aérienne et maritime et de 10% à 12% pour ce qui est des autres risques, ce qui permettra de procurer 26 MD.
Il s’agit également de créer une taxe de résidence au profit du budget de l’Etat qui sera appliquée à tout résident dans les unités hôtelières dont l’âge dépasse 12 ans, d’un montant de trois dinars sur toute nuitée, afin de mobiliser 51 MD.
Il sera procédé à la révision du tarif du timbre fiscal appliqué aux services téléphoniques pour le fixer à 0,140 dit sur chaque dinar ou une partie du dinar facturé ou payé au lieu de 0,100 dt atuellement. Ce tarif concernera les services Internet afin d’appliquer le même régime fiscal aux différents services de communication. Cette mesure permettra, selon le document, de lever 129 MD.

TAP

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La commission administrative nationale de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) réunie mardi à Hammamet a rejeté plusieurs mesures programmées dans le cadre du projet de budget de l’Etat 2018, s’agissant en particulier du gel des recrutements dans la fonction publique pour les secteurs de la santé et de l’enseignement.
Dans un communiqué publié mercredi, la commission estime que la réussite de la rentrée scolaire et universitaire reste tributaire de la garantie d’un cadre éducatif suffisant, l’appui aux établissements éducatifs et la maintenance des équipements.
Elle dénonce également la détérioration des prestations au sein des hôpitaux publics en raison du manque d’effectif médical et paramédical, l’absence d’appui financier et les pénuries de médicaments et d’équipements.

La commission appelle le gouvernement à réviser sa politique sanitaire, à reconsidérer le travail participatif dans la réforme du système éducatif et à démarrer la réforme des systèmes sanitaire et universitaire.
S’agissant de la réforme du système de la sécurité sociale, l’UGTT souligne que le comité de protection sociale n’a pas encore terminé ses travaux, invitant, à ce sujet, “à arrêter les déclarations pouvant perturber le bon déroulement des travaux du comité en vue de sauver les caisses sociales”.
L’UGTT appelle par ailleurs les membres du nouveau gouvernement à assumer leur responsabilité dans le traitement des questions économiques et sociales en adoptant un modèle de développement ayant une portée sociale claire.

Les membres de la commission ont tenu à évoquer dans le même document la détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens en raison d’une politique libérale “erronée” et de la dépréciation du dinar. Ils ont à ce sujet exhorté le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour “sauver” le dinar en contrôlant les prix, en optant pour un système fiscal équitable et en luttant contre la contrebande et l’évasion fiscale.
La centrale syndicale dénonce en outre “le refus de certaines chambres syndicales relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) d’accorder aux travailleurs leur droit à la majoration salariale durant des années”, exprimant à cet égard leur solidarité avec les mouvements des fédérations des mines, du transport, de la poste et de la santé.
Elle appelle l’UTICA à respecter ses engagements concernant le démarrage des négociations pour les majorations salariales en avril 2018, invitant également le gouvernement à tenir ses promesses au sujet du lancement des négociations sociales pour la majoration salariale dans la fonction publique et le secteur public au titre de l’année 2018.

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Pourquoi s’arrêter à une victoire, et qui n’a rien de symbolique ? Pourquoi s’arrêter à la main alors qu’on peut prendre tout le bras ? C’est certainement ce qu’a dû se dire le secrétaire général de la toute puissante Union générale tunisienne du travail (UGTT), Houcine Abassi, le poussant à dire que l’organisation syndicale doit être associée “à l’élaboration du projet de budget de l’Etat de 2018”. Certes les arguments d’Abassi, lâchés hier lundi 12 décembre dans un point de presse, sont frappés au coin du bons sens. En effet il vaut mieux associer, en amont, le plus de partenaires sociaux possibles à la dynamique de réforme, à la formulation des propositions pour que ça ne soit pas rejeté par la suite, ruinant des mois d’efforts et paralysant tout un pays. Là on ne peut qu’être d’accord. Le souci c’est ce que cela signifie : Les gouvernants, élus, désignés, dépositaires du mandat du peuple, ne gouvernent pas à 100%, et ont besoin de béquilles pour avancer. C’est toute la logique de la représentation nationale et des institutions qui est faussée !

Par ces mots, le leader de la centrale syndicale entend prolonger l’exception tunisienne, qui a certes valu à la Tunisie de mener à bien le dialogue national, accessoirement de rafler le prix Nobel de la paix, mais c’est une dangereuse exception. En effet les réformes, par essence douloureuses, se font parfois contre des corporations, des pans entiers de la société, comme ce fut le cas avec les tentatives en direction des avocats, des médecins, des pharmaciens… Et en associant tout ce beau monde à la réflexion sur comment l’Etat doit collecter les sous et les dépenser – le budget de l’Etat – il est évident qu’on multiplie par X les facteurs de blocage. Pourquoi le gouvernement tunisien réussirait en empruntant des sentiers que les pouvoirs du monde entier évitent soigneusement ? Le pouvoir ne se dilue pas dans un mode de gouvernement élargi, il s’exerce, parfois dans des cercles restreints, synonymes d’autonomie et d’indépendance pour prendre les décisions douloureuses qui s’imposent parfois.

La Tunisie n’est pas sortie de l’auberge

De fait l’UGTT a un énorme pouvoir, gagné de haute lutte, et dans une démocratie il est saint qu’il y ait des contre-pouvoirs. Abassi n’a pas tort en disant, dans son point de presse, que grâce à l’intervention de l’UGTT, in extremis, le gouvernement a renoncé à hausser de deux points la TVA (taxe sur la valeur ajoutée), de 18 à 20% et à augmenter les prix des produits de base, ce qui aurait directement impacté le budget des classes moyennes et défavorisées. Il n’a pas tort en disant que l’UGTT est parvenue à tordre la main à Youssef Chahed et l’a amené à injecter une bonne dose de justice sociale, en allégeant les charges sur les salaires, généreusement mis à contribution, un peu trop d’ailleurs dans le projet de loi initial. Idem pour l’identifiant fiscal, même tarif pour toutes les professions libérales, là aussi Abassi n’a pas tort, car manifestement le gouvernement était le seul à ne pas voir les anomalies dans son texte, que pourtant tout le monde voyait comme le nez au milieu de la figure. Le souci c’est que la centrale syndicale ne doit pas s’en servir comme d’un trophée pour exiger davantage d’emprise sur la direction des affaires publiques. Chacun à sa place : Les gouvernants gouvernent, seuls, quitte à être sanctionnés – par les urnes – par la suite si les résultats ne sont pas au rendez-vous et les organisations nationales défendent les intérêts de leurs adhérents, en battant le pavé s’il le faut ou en utilisant d’autres moyens que la loi a mis entre leurs mains.

La centrale syndicale vient de faire plier le gouvernement sur les majorations salariales dans le secteur public, par la seule arme de la menace d’une grève générale – d’une journée!-, faisant de la Tunisie la risée de son voisin algérien et la mettant en difficulté face à un FMI auprès duquel le gouvernement s’était engagé à serrer les cordons de la bourse. L’UGTT, une fois de plus, a donc fait la démonstration de sa force, pour le plus grand malheur de l’exécutif tunisien, qui a, qu’on le veuille on non, laissé des plumes dans cette affaire en termes d’image de l’autorité incarnée, de constance dans les résolutions et de capacité de résistance. La mise en place du Conseil du dialogue social, dans les tuyaux de l’Assemblée des représentants du peuple, et que l’UGTT réclame énergiquement, est par conséquent à bien des égards problématique. Il faut y voir, quoi qu’en disent les uns et les autres, une façon pour la centrale syndicale d’asseoir un peu plus son pouvoir dans un pays où peu de choses sont hors de sa portée.

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