AccueilAfriqueL'Algérie voit grand, une croissance multipliée par 2 en 2018 !

L’Algérie voit grand, une croissance multipliée par 2 en 2018 !

Le gouvernement algérien voit grand en termes de PIB (produit intérieur brut) et de croissance de l’économie pour 2018. En effet le projet de la Loi de finances table sur un taux de croissance multiplié presque par deux l’an prochain, 4%, alors qu’elle ne devrait pas dépasser 2,2% en 2017, rapporte l’agence Reuters.

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Il est dit également, dans le même document, que l’inflation devrait se situer aux alentours de 5,5% en 2018, le même niveau que celle de cette année.

C’est la hausse de 8% du Budget de l’Etat qui va impulser ce rebond très conséquent de la croissance, d’après les prévisions du gouvernement. A noter que le projet de la loi de finances 2018, avalisé mercredi dernier par le Conseil des ministres, a programmé une cagnotte de 6521 milliards de dinars algériens (56,4 milliards $), alors que les dépenses ont été évaluées à 8628 milliards de dinars (74,7 milliards $). Donc il y a un déficit budgétaire, un important même, 9%, mais qui est en net repli par rapport aux 14% de l’exercice 2016. Alors question : Comment récolter le montant manquant quand on sait que l’emprunt sur le marché local ne pourra endosser cela et quand on sait que les autorités s’obstinent à tourner le dos au marché international de la dette ?

C’est toute la question, ou plutôt le casse-tête budgétaire du moment. L’Algérie, qui ne peut plus s’appuyer sur les confortables ressources du pétrole, dont les cours ont fondu, devra très vite trouver des alternatives avant le 1er janvier 2018, date de l’entrée en vigueur de la Loi de finances. La piste du Fonds de régulation des recettes est obstruée, puisque tous les sous ont été aspirés pour perfuser le Trésor public, dont le déficit a tendance à s’installer. Alors il se dit que les autorités songent sérieusement à lâcher les brides de la planche à billets pour financer le Budget. Levée de boucliers des analystes, qui alertent sur les périls qui guettent en cas d’ouverture du robinet.

Ce qu’on sait par ailleurs, c’est que les réserves de change devraient continuer à plonger en 2018, passant de 97 milliards de dollars d’ici fin 2017 à 84,6 milliards $ l’an prochain, à cause justement de la chute des revenus du pétrole qui pèsent très lourd, trop, dans le stock de devises. Tout cela pour dire que la diversification de l’économie, et donc des sources de recettes pour les caisses publiques, qui est déjà dans les petits papiers de l’exécutif algérien, ne sera pas un luxe !

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