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Les trois rapports sont présentés lors de l’atelier régional sur le commerce électronique organisé conjointement par la CNUCED et la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) du 9 au 10 octobre 2018 à Ouagadougou, Burkina Faso.

« C’est pour les aider que nous sommes là », a expliqué la Secrétaire générale adjointe de la CNUCED en route pour Ouagadougou. Pour Isabelle Durant, « c’est une stratégie gagnants-gagnants, que l’on doit poursuivre car le commerce électronique est aujourd’hui une porte d’accès incontournable aux marchés extérieurs ».

En attendant, les évaluations ont mis en lumière certains obstacles dans les 3 pays. Aussi bien à Ouaga, Dakar et Lomé, les experts de la CNUCED font état d’une absence de stratégie e-commerce.

« Bien qu’engagés dans la construction d’un écosystème numérique, aucun n’a pour le moment de stratégie dédiée au commerce électronique », fait remarquer l’Agence onusienne basée à Genève. Autre défi pour ces trois pays, des « solutions de paiement limitées, avec un paiement en ligne marginal ».

« Le paiement à la livraison reste le moyen le plus utilisé », ajoute le document qui insiste également sur les difficultés d’accès au financement. Selon la CNUCED, le coût du financement bancaire classique reste prohibitif dans des pays à très faible niveau de bancarisation.

La feuille de route du Burkina pour accélérer la numérisation du pays

Outre les problèmes de Logistique et de facilitation du commerce insuffisants, les entraves que rencontrent les opérateurs du commerce électronique sont aussi liées à la « faiblesse de l’infrastructure et des services des technologies de l’information et des communications (TIC) ». L’autre défi qui pèse sur le secteur du commerce électronique, c’est le cadre juridique et réglementaire incomplet et surtout les compétences spécifiques au commerce électronique. « L’enseignement est encore trop orienté vers le commerce traditionnel et ne prend pas suffisamment en compte l’économie numérique », déplore la CNUCED qui note « l’écart important entre les besoins des entreprises et les connaissances des diplômés du troisième cycle ».

Dans ces conditions, l’objectif pour la CNUCED, est d’ouvrir de nouveaux horizons en mettant le commerce électronique au service de la création d’emplois et du développement des échanges. A noter que le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo sont les trois derniers pays parmi les moins avancés à bénéficier d’une évaluation rapide par la CNUCED de l’état de préparation de leur économie au commerce électronique.

Pour le Burkina Faso, l’expansion du secteur du commerce électronique passe par l’économie informelle, via les sites de petites annonces de particuliers et les réseaux sociaux. Un nombre restreint d’opérateurs professionnels a développé des plateformes couvrant des secteurs tels que l’agroalimentaire, l’habillement, l’informatique et électroménager.

« Le Burkina Faso doit capitaliser sur les atouts relevés par l’étude : le processus vers la digitalisation des services publics, un secteur des télécommunications concurrentiel, le développement d’une infrastructure Internet haut-débit, d’une technopole et des start-ups dynamiques. La feuille de route proposée nous permettra d’accélérer la numérisation du pays », s’est félicité le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso Harouna Kabore.

Si Dakar est devenu un laboratoire de start-ups, le commerce électronique est cantonné dans l’économie informelle

Mais du côté du Sénégal, la CNUCED rappelle que « Dakar est devenu un laboratoire de start-ups et de jeunes entreprises qui ont fait des TIC un atout clé de leur épanouissement ». Le secteur du commerce électronique au Sénégal est relativement dynamique, par rapport à celui d’un grand nombre de ses voisins d’Afrique de l’ouest. Des acteurs de renom international, tels que Jumia, y ont établi une présence forte en s’appuyant sur le marché local et sur la diaspora sénégalaise à l’étranger. D’autres, à plus petite échelle, tentent de se faire une place sur un marché destiné à croître.

Cependant, cette réalité ne peut cacher le fait qu’à l’exception d’un nombre restreint d’opérateurs, le commerce électronique se développe surtout dans l’économie informelle, à travers les petites annonces de particuliers, sur les sites agrégateurs et sur les réseaux sociaux.

« C’est pourquoi, grâce à l’évaluation de la CNUCED sur l’état de préparation du Sénégal au commerce électronique, les efforts seront davantage orientés vers la mobilisation des acteurs, état, secteur privé, partenaires eTrade for all », s’est félicitée la Ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices, Khoudia MBAYE. L’objectif à Dakar est de lever les obstacles logistiques, amplifier la facilitation du commerce électronique et lever les fonds nécessaires au financement de la croissance des opérateurs du secteur.

Au Togo par contre, « le potentiel pour le développement du commerce électronique au Togo est limité », en raison du faible raccordement à l’Internet, des paiements en ligne limités, des livraisons difficiles hors de Lomé. Les obstacles les plus importants concernent les paiements électroniques, la logistique et l’encadrement des modes de livraison ainsi que la cybersécurité et la protection du consommateur.

Pour autant, la CNUCED note que les start-ups technologiques débordent de solutions innovantes qui permettent de contourner les problèmes existants. « Mon Ministère est fortement engagé pour faire du commerce électronique un puissant moteur de croissance économique, de commerce inclusif et de création d’emplois au Togo », a déclaré la Ministre du Commerce et de la Promotion du secteur privé, Essossimna Legzim-Balouki.

Ces trois évaluations ont été financées par le Gouvernement allemand, contributeur majeur au Programme d’évaluation mis en place par l’initiative.  Cette initiative propose aux pays des solutions de renforcement des capacités en matière de commerce électronique et d’optimisation des synergies entre les différents partenaires. Elle compte 29 partenaires dont sept participeront à l’atelier de Ouagadougou : Banque mondiale, Banque africaine de développement, Commission économique pour l’Afrique, Centre du commerce international, Organisation mondiale du commerce, Union portale universelle, ACSIS).

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« Dix ans après la crise financière de 2008, l’économie mondiale reste chancelante », avertit la CNUCED lors de la publication ce mercredi de son Rapport sur le commerce et le développement 2018 intitulé « Pouvoir, plateformes et l’illusion du libre-échange ».

Pour cet organe onusien basé à Genève, même si l’économie mondiale s’est ressaisie depuis le début de 2017, la croissance reste tout de même spasmodique, alors que le niveau d’activité économique dans de nombreux pays reste inférieur à son potentiel. « Il est peu probable qu’un changement de braquet ait lieu cette année », met en garde la CNUCED.

Selon le rapport, les grands pays émergents ont de meilleurs résultats cette année et les exportateurs de produits de base peuvent s’attendre à une amélioration, les prix restant fermes. À l’exception de la Fédération de Russie, la croissance est fortement tributaire de la demande intérieure dans les quatre autres pays du groupe des BRICS − le Brésil, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.

Toutefois, cela n’est pas le cas pour de nombreux autres pays émergents.

Les auteurs du rapport voient le ciel économique s’assombrir car les risques de dégradation s’aggravent et les failles financières se creusent dans plusieurs pays. Le stock de la dette, qui atteint aujourd’hui 250.000 milliards de dollars − soit 50 % de plus que lors de la crise − représente trois fois la taille de l’économie mondiale.

« L’aggravation de l’endettement observé dans le monde est intimement liée à la montée des inégalités », selon le principal auteur du rapport, Richard Kozul-Wright. « Le lien entre ces deux éléments est le poids croissant et l’influence grandissante des marchés financiers, qui est une caractéristique inhérente à l’hypermondialisation. »

Une guerre commerciale tarifaire pourrait avoir davantage de conséquences préjudiciables à moyen terme

Par ailleurs, la CNUCED s’est préoccupé des conséquences de cette « guerre » sur les droits de douane entre les deux premières puissances économiques mondiales. « Qu’ils donnent lieu ou non à une guerre commerciale, les épisodes récents de hausse des droits de douane ne manqueront pas de perturber un système commercial de plus en plus organisé autour des chaînes de valeur même si, en 2018, la croissance du commerce devrait être comparable à celle affichée en 2017 », avertit la CNUCED.

Si « l’économie mondiale est de nouveau sous tension », la CNUCED trouve que « les guerres commerciales » sont « le symptôme d’un malaise plus profond ». « À court terme, ce sont la hausse des droits de douane et l’instabilité des flux financiers qui inquiètent, mais derrière ces menaces à la stabilité mondiale, il y a plus largement l’impuissance − depuis 2008 − à corriger les inégalités et les déséquilibres créés par l’hypermondialisation », a déclaré le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi

En attendant, il reste que toute grave escalade, se traduisant par une plus grande incertitude et une réduction de l’investissement, pourrait avoir davantage de conséquences préjudiciables à moyen terme, selon le rapport. Ces conséquences pourraient être particulièrement lourdes pour les pays déjà en proie à des difficultés financières. « Il serait tragique de tomber dans l’autre extrême − à savoir une guerre commerciale tarifaire − au lieu d’envisager ce que les gouvernements pourraient faire, en coordonnant leurs politiques au niveau mondial, pour éviter la poursuite de la détérioration de la répartition des revenus et de l’emploi qui est à l’origine des crises économiques les plus récentes ».

La CNUCED propose de revenir à la Charte de La Havane de 1948

Dans tous les cas, la CNUCED soutient que dans le monde réel, les guerres commerciales sont le symptôme d’une dégradation du système économique et de l’architecture multilatérale, c’est-à-dire d’une maladie qui prend la forme d’un cercle vicieux liant les entreprises et la sphère politique et accroissant les inégalités, dans lequel l’argent sert à acquérir du pouvoir politique et le pouvoir politique sert à faire de l’argent.

« D’anciennes et de nouvelles tensions pèsent sur le multilatéralisme », selon Mukhisa Kituyi. « Dans notre monde interdépendant, les solutions de repli sur soi ne permettent pas d’aller de l’avant ; l’enjeu consiste à trouver des moyens de rendre le multilatéralisme opérationnel. »

Afin de ne pas répéter les erreurs des années 1930, la CNUCED propose de revenir à la Charte de La Havane, qui était la première tentative d’établir un système commercial multilatéral réglementé. À cette fin, une véritable coopération internationale sera indispensable pour surmonter les nombreux nouveaux obstacles − que ne connaissaient pas les signataires de la Charte en 1948.

Selon la CNUCED, il faudrait, au minimum, instaurer trois priorités : lier les discussions commerciales à un engagement en faveur du plein emploi et de la hausse des salaires, réglementer les pratiques abusives des entreprises et garantir une marge d’action suffisante pour s’assurer que les pays peuvent gérer leur intégration conformément aux objectifs de développement durable.

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Le taux de chômage dans le Territoire palestinien occupé a atteint plus de 27% − le plus élevé au monde − et, dans le même temps, le revenu par habitant a diminué et la production agricole a reculé de 11% en raison de la détérioration de la situation socioéconomique au cours de l’année écoulée, selon un rapport des Nations Unies.

Ce rapport publié par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) indique également que les conditions difficiles liées à l’occupation israélienne touchent de manière disproportionnée les femmes et les jeunes et que la baisse du soutien des donateurs, le gel des activités de reconstruction à Gaza et une consommation des secteurs public et privé non viable financée par le crédit ne présagent rien de bon pour l’économie palestinienne. Les perspectives de croissance sont également assombries par la confiscation de terres et de ressources naturelles opérée Israël.

« En vertu du droit international, Israël comme la communauté internationale sont tenus non seulement d’éviter toute action qui entraverait le développement dans le Territoire palestinien occupé mais aussi de prendre des mesures en faveur du développement dans le Territoire palestinien occupé », a déclaré dans un communiqué de presse Mahmoud Elkhafif, Coordonnateur du groupe de la CNUCED chargé de l’assistance au peuple palestinien.

Toutefois, Israël n’a pas assoupli les restrictions imposées et le soutien des donateurs a fortement diminué pour ne plus représenter qu’un tiers de ce qu’il était en 2008. En outre, en 2017 et au début de 2018, la construction de colonies de peuplement s’est accélérée, note le rapport.

Une réfugiée palestinienne reçoit de l’aide alimentaire dans un centre de distribution de l’UNRWA à Gaza. Les Etats-Unis ont annoncé le 31 août la cessation de son financement à l’UNRWA. Une décision regrettée par l’ONU.
A Gaza, la dépendance à l’égard de l’aide

A Gaza, alors que le blocus dure depuis plus de dix ans, la régression du développement s’accélère et la situation est caractérisée par la dépendance à l’égard de l’aide.

La capacité de production de Gaza a été réduite à néant par trois grandes opérations militaires et un blocus aérien, maritime et terrestre dévastateur. L’opération militaire israélienne de 2008-2009 a provoqué la destruction de plus de 60% du stock total de capital productif, et la grève de 2014 a détruit 85% de ce qui en restait. Les actifs productifs détruits étaient notamment des routes, des centrales électriques, des établissements industriels et commerciaux et des terres agricoles.

Les efforts déployés en faveur d’une amélioration de la situation sont minimes et sont axés sur l’aide humanitaire. Il ne reste donc que peu de ressources pour développer et relancer l’économie productive. Aujourd’hui, le revenu réel par habitant à Gaza est inférieur de 30% à ce qu’il était au début du siècle.

En outre, la crise de l’électricité qui perdure à Gaza s’est aggravée. Au début de 2018, les ménages ne disposaient de l’électricité que pendant deux heures par jour en moyenne. Les coupures d’électricité continuent d’avoir de graves répercussions sur la vie quotidienne car elles paralysent les activités productives et entravent la prestation des services de base.

La CNUCED estime que pour assurer une reprise durable, Israël doit lever le blocus, Gaza et la Cisjordanie doivent être réunifiées sur le plan économique et il faut en priorité s’attacher à surmonter la crise de l’énergie, notamment en permettant à l’Autorité nationale palestinienne d’exploiter les gisements sous-marins de gaz naturel découverts dans les années 1990 en mer Méditerranée.
Restrictions au commerce palestinien

La CNUCED indique également que les restrictions imposées par Israël au commerce palestinien ont un coût économique élevé et exacerbent les conflits et l’instabilité politique parce qu’elles portent atteinte à l’emploi, aux salaires et aux moyens de subsistance du peuple palestinien.

Le rapport précise que la levée de ces restrictions pourrait se traduire à elle seule par une croissance de 10% de l’économie du Territoire, alors que si la situation reste telle qu’elle est, le taux de chômage, dont le niveau est caractéristique d’une économie en dépression, et l’extrême pauvreté ne pourront que persister.

La CNUCED souligne les effets néfastes de l’union douanière créée en 1967, qui établit un libre-échange entre Israël et le Territoire palestinien occupé et au titre duquel les deux économies appliquent les mêmes tarifs extérieurs au commerce avec le reste du monde.

L’union douanière est fondamentalement déséquilibrée en raison des différences structurelles qui existent entre les deux économies et de leurs niveaux de développement très inégaux. À cela vient s’ajouter l’absence de coopération et l’application sélectives et unilatérales des conditions par Israël. De fait, selon le rapport, le Territoire palestinien occupé est isolé des marchés mondiaux plus concurrentiels, en conséquence de quoi une part extrêmement élevée du commerce est détournée vers Israël.

Pour rompre le cycle de la dépossession et de la régression du développement, la CNUCED recommande dans son rapport de remplacer l’union douanière obsolète par un nouveau cadre qui garantirait à l’Autorité nationale palestinienne le plein contrôle de son territoire douanier, de ses frontières et de ses politiques commerciales et industrielles.

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Les flux des IDE vers l’Afrique ont chuté de 21% pour s’établir à 42 milliards de dollars en 2017, contre 52,5 milliards, en 2016 à cause de la baisse des prix du pétrole et le fléchissement des matières premières, en particulier dans les grandes économies exportatrices, selon le rapport de la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), publié jeudi 07 juin 2018.

La CNUCED a estimé qu’un rétablissement des prix des produits de base et des progrès de la coopération interrégionale grâce à la signature de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) pourraient encourager des flux d’IDE plus importants en 2018, à condition que l’environnement politique mondial reste favorable.

Les flux des IDE vers l’Afrique du Nord ont diminué de 4% pour atteindre 13 milliards de dollars et l’investissement en Egypte a enregistré une baisse, mais le pays a continué d’être le principal bénéficiaire en Afrique, tandis les IDE au Maroc ont cru de 23% pour atteindre 2,7 milliards de dollars, notamment grâce à des investissements importants dans le secteur automobile.

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Les flux mondiaux d’investissements directs étrangers (IDE) ont diminué de 23%, en 2017, pour atteindre 1,43 billion de dollars, contre 1,43 billion de dollars, en 2016, selon le rapport de la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), publié jeudi 07 juin 2018.
Les flux des IDE ont baissé dans les économies développées et en transition, tandis que ceux vers les économies en développement sont restés stables. En conséquence, les économies en développement représentaient une part croissante des entrées mondiales des IDE en 2017, absorbant 47% du total, contre 36% en 2016.
Les perspectives restent muettes et les projections pour les IDE mondiaux en 2018 montrent une croissance fragile. Les flux mondiaux devraient augmenter légèrement, jusqu’à 10%, mais rester inférieurs à la moyenne au cours des 10 dernières années.

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Produit immémorial, la gomme arabique n’est pas seulement une marchandise exotique ; elle est aussi un moyen de stimuler le développement des nations africaines qui la produisent et dont certaines figurent parmi les pays les plus pauvres au monde.

Dans un numéro spécial de la série Coup d’œil sur les produits de base consacré à la gomme arabique, la CNUCED, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement attire l’attention sur le fait que la transformation de ce produit de base aux fins de son exportation a un potentiel considérable pour ce qui est de l’augmentation des recettes.

Produit naturel issu de la sève d’acacia solidifiée récoltée dans la région du Sahel, en Afrique, la gomme arabique est principalement utilisée dans l’industrie alimentaire.

En passant de la simple production à des activités qui génèrent davantage de revenus, les pays peuvent non seulement promouvoir leur développement économique, mais aussi garantir les moyens de subsistance en milieu rural, autonomiser les groupes vulnérables, dont les femmes, et favoriser les synergies avec les activités de gestion des ressources naturelles et d’atténuation des effets des changements climatiques.

« Dans un secteur qui est fortement concentré, la CNUCED propose des réformes aussi bien au niveau microéconomique qu’au niveau national. L’objectif est de s’assurer que toutes les parties prenantes obtiennent une part équitable de la valeur totale créée le long de la chaîne de valeur mondiale pour la gomme arabique », explique Mario Jales, économiste au Service des produits de base de la CNUCED.

Selon l’étude publiée aujourd’hui, les avantages d’une telle approche devraient permettre l’amélioration des compétences des travailleurs, une plus large palettes de produits et l’augmentation de la valeur ajoutée. Elle vise également à améliorer les options de commercialisation et de financement, de même qu’au renforcement de la stabilité politique.
Gomme à tout faire

Compte tenu de ses nombreuses propriétés, de son innocuité et de son origine naturelle, la gomme arabique est, parmi les gommes végétales d’origine exsudative, celle qui a la plus forte valeur commerciale. Elle est utilisée comme stabilisant, liant, émulsifiant ou agent de viscosité dans l’élaboration de produits alimentaires (confiserie, boissons gazeuses, vin, liqueurs ou fibres alimentaires) mais aussi dans la fabrication de produits non alimentaires (produits pharmaceutiques, cosmétiques, imprimerie, céramique, produits chimiques photosensibles, textiles, papier, encre, peintures ou adhésifs).

Les exportations de gomme arabique non transformée et semi-transformée ont presque triplé au cours des vingt-cinq dernières années, passant d’une moyenne annuelle de 35 000 tonnes en 1992-1994 à 102 000 tonnes en 2014-2016. Les exportations de gomme arabique transformée ont, pour leur part, plus que triplé, grimpant de 17 000 tonnes à 53 000 tonnes durant la même période.

Dans la période 2014-2016, les trois plus gros exportateurs de gomme arabique brute étaient le Soudan (66 %), le Tchad (13 %) et le Nigéria (8,5 %).

« Paradoxalement, de nombreux pays africains qui exportent de la gomme arabique brute à bas prix réimportent de la gomme transformée à des prix nettement plus élevés pour répondre à la demande des entreprises locales », explique M. Jales.
Produit prometteur

Le rapport de la CNUCED montre que la gomme arabique est un produit prometteur pour les pays producteurs car elle est un moyen d’obtenir des devises étrangères, de promouvoir une agriculture et une sylviculture durables, d’assurer la sécurité alimentaire et de lutter contre la désertification et les changements climatiques.

La quasi-totalité de la gomme arabique brute commercialisée dans le monde est produite dans la « ceinture de la gomme » : les vastes savanes boisées arides d’Afrique subsaharienne qui s’étendent de la Mauritanie et du Sénégal, à l’ouest, au Soudan, à l’Érythrée, à la Somalie, au Kenya et à la République-Unie de Tanzanie, à l’est. La gomme arabique brute est également produite en plus petites quantités en Asie du Sud et dans la péninsule arabique.

Depuis les années 2000, le Nigéria, le Sénégal et le Soudan produisent une gomme arabique de haute qualité dans des usines de transformation locales.

Les recettes d’exportation de la gomme arabique brute sont passées d’une moyenne annuelle de 95,4 millions de dollars en 1992-1994 à une moyenne annuelle de 150,3 millions de dollars en 2014-2016. Au cours de la même période, les recettes d’exportation de la gomme arabique transformée sont passées de 74,4 millions de dollars à 192 millions de dollars, dont 90 % sont allés aux pays exportateurs d’Europe.
Le Soudan, premier producteur

Il existe d’importantes différences entre les pays producteurs. Le Soudan est depuis toujours le numéro un du secteur. Le Tchad a fait des progrès significatifs au cours des dernières décennies, tant sur le plan des quantités produites que de la qualité. Le Nigéria a été freiné dans son avancée à cause de problèmes de qualité, de la mauvaise organisation du marché et des perturbations de la production dues à l’insurrection de Boko Haram.

Au Cameroun, au Mali et au Sénégal, les exportations ont commencé à rebondir après des décennies de déclin et de stagnation. Dans de nombreux autres pays de la ceinture africaine de la gomme, les ressources demeurent sous-exploitées, ainsi que dans certaines parties de l’Éthiopie, du Kenya et du Soudan du Sud.

Globalement, la France et l’Inde importent les trois quarts de la gomme arabique brute. La France exporte à elle seule les deux tiers de la gomme transformée. Il est à noter que le fabricant européen Nexira détiendrait à lui seul 50 % du marché mondial.

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Les changements apportés au régime d’imposition des sociétés aux Etats-Unis auront une incidence importante sur les investissements aux États-Unis et sur les placements des entreprises américaines à l’étranger, selon la revue ‘Tendances mondiales des investissements’ de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Près de la moitié du stock mondial d’investissement se trouve aux États-Unis ou appartient à des multinationales américaines. « L’expérience du dernier allégement fiscal sur le rapatriement du capital en 2005 indiquerait que les multinationales pourraient ramener près de 2.000 milliards de dollars, entraînant ainsi de fortes réductions des stocks mondiaux d’IED (investissements étrangers directs) », a déclaré James Zhan, Directeur de la Division des investissements de la CNUCED.

Le changement le plus important de cette réforme adoptée en décembre dernier, reste le passage d’un système mondial du régime fiscal des multinationales (taxation du revenu mondial) à un système territorial (ne taxant que le revenu gagné à la maison). Sous l’ancien régime, les obligations fiscales sur le revenu étranger ne sont devenues exigibles qu’au moment du rapatriement des fonds vers les États-Unis.

Parmi les mesures de cette réforme fiscale, il y a cette taxe unique sur les revenus accumulés à l’étranger, libérant ainsi les fonds à rapatrier. Les bénéfices non répartis à l’étranger des multinationales américaines s’élèvent à environ 3.200 milliards de dollars. Selon la CNUCED, une autre réforme d’allégement fiscal (« Homeland Investment Act »), avait conduit en 2005 les entreprises américaines à rapatrier les deux tiers de leurs bénéfices non répartis de l’étranger. Les fonds disponibles pour le rapatriement sont aujourd’hui sept fois plus importants qu’en 2005.

Ces rapatriements pourraient entraîner une forte baisse des stocks des IED sortant des États-Unis. La CNUCED souligne que les IED passeraient de 6.400 milliards de dollars actuellement à probablement 4.500 milliards de dollars, avec des conséquences inverses pour les stocks d’IED entrant dans d’autres pays. Environ un quart des IED des États-Unis est situé dans des pays en développement.

« L’impact sur l’investissement dans le monde en développement reste à voir. Cependant, les pays en développement ont besoin de réels investissements dans les actifs productifs, et non d’argent liquide à l’étranger », a fait remarquer le secrétaire génélar de la CNUCED, Mukhisa Kituyi.

A cet égard, la CNUCED rappelle, à titre d’exemple, que cinq entreprises de haute technologie (Apple, Microsoft, Cisco, Alphabet et Oracle) détiennent ensemble à elles-seules plus de 530 milliards de dollars de trésorerie à l’étranger – un quart du total estimé des liquidités disponibles pour le rapatriement.

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Le rapport 2017 sur le transport maritime de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) place le Maroc au sommet du continent, détrônant l’Egypte. Le royaume est désormais le mieux loti en termes de liaisons maritimes avec les autres pays d’Afrique, très loin devant les ténors économiques du continent – le trio de tête pour le PIB -, le Nigeria, l’Afrique du Sud et le pays des pharaons, indique le rapport de la CNUCED…

Le document précise que le Maroc a enregistré «une forte augmentation de son indice de connectivité maritime grâce au hub de transbordement Tanger-Méditerranée». Cet indice se situait aux alentours de 60 points l’an dernier, il frôle 70 en 2017.

On a également appris que le Maroc affiche “une capacité annuelle déployée de plus de 12 millions d’EVP (équivalant vingt pieds)“, avec 312 bateaux en activité et une capacité maximale par unité de 18.350 EVP. À signaler que seule la capacité à convoyer les conteneurs pleins a été intégrée dans les critères.
Le royaume chérifien fait partie des pays de transit des plus volumineux porte-conteneurs d’une capacité allant jusqu’à 18.506 EVP qui opèrent sur des liaisons entre l’Europe et l’Asie de l’Est, et qui font aussi escale dans les ports d’Asie du Sud et du Sud-est et en Afrique du Nord, au Maroc précisément…

À l’échelle du globe, c’est la Chine qui occupe la première place, avec plus de 85,34 millions EVP, vient après la République de Corée (40,92 millions), puis la Malaisie (36,66 millions) et ensuite les États-Unis (36,15 millions).

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L’Afrique, ce n’est un secret pour personne, est un continent béni, avec son sous-sol gorgé de matières premières. La plus grosse partie de ces ressources naturelles prennent la direction de l’Occident et de l’Orient pour être transformées en produits revendus à prix d’or. Le fait est que les pays africains brassent de l’argent, des sommes colossales à l’export. Pourtant malgré ces pactoles, les populations du continent sont parmi les plus pauvres de la planète. Alors questions : Où sont passés ces milliards de dollars ? Ils sont tombés dans les poches de qui ? La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a enquêté sur cette nébuleuse et a tenté de répondre à la question à… mille milliards de dollars. Ce qu’elle a trouvé, notamment sur le destin du cacao en Côte d’Ivoire ou des hydrocarbures au Nigeria, est tout simplement effarant, stupéfiant. Et ces mots sont faibles.

Contrebande, évasion fiscale, réduction des taxes douanières, contournement des lenteurs administratives… Tout un arsenal a été mis en place par des affairistes indélicats pour faire disparaitre un maximum de recettes. La Cnuced a pu évaluer l’ampleur de la fraude en comparant les chiffres des pays exportateurs à ceux des pays importateurs. Et là elle a découvert des écarts abyssaux, littéralement. « Ce travail de recherche fournit de nouveaux détails sur la magnitude du problème, rendu encore pire par le fait que les budgets d’éducation et de santé de certains pays reposent intégralement sur leurs exportations de matières premières », a indiqué Mukhisa Kituyi, le secrétaire général de la Cnuced.

L’organisme onusien a procédé de façon très simple : elle a compilé les données de la plateforme Comtrade, qui répertorie les flux commerciaux mondiaux par nation et par produit depuis 1962 ; et là c’est le pot-aux-roses. Les chiffres présentés par les pays exportateurs sont sans commune mesure avec les sommes colossales décaissées par les pays importateurs. La Cnuced a passé à la loupe les chiffres des exportations du cacao en Côte d’Ivoire (la période 1995–2014), ceux des hydrocarbures au Nigeria (entre 1996 et 2014), des minerais en Afrique du Sud (or, argent, platine, fer, 2000–2014) ou du cuivre en Zambie (de 1995 à 2014). Alors que normalement « la valeur d’exportation devrait être équivalente à la valeur d’importation, dans les faits, les données révèlent des écarts significatifs entre les deux valeurs », dit le document de la Cnuced, élaboré par Léonce Ndikumana, enseignant d’origine burundaise à l’université américaine du Massachusetts.
M. Ndikumana a mis le doigt sur un énorme fossé entre ces valeurs, que même les très gros frais de transport et de douane ne permettent d’expliquer.

Zambie : 31,8 milliards de dollars de cuivre qui s’évaporent

Pour la Côte d’Ivoire par exemple, le chercheur a pu établir que 4,9 milliards de dollars ont été surfacturés sur la période 1995-2014 dans les ventes de cacao aux Pays-Bas. C’est tout de même à peu près 248 millions de dollars par an qui passent sous la table, soustraits aux taxes étatiques. Le rapport de la Cnuced dit qu’environ « 29 % des exportations ivoiriennes [vers les Pays-Bas] n’apparaissent pas dans les comptes hollandais », une anomalie due à des carences dans la comptabilité et à la contrebande.

Alors qu’à contrario les exportations de cacao en direction des États-Unis, de l’Allemagne, de la France ou de la Belgique, qui font partie des principaux marchés, sont largement sous-facturées.

C’est pire en Zambie. Là il y a une ardoise de 31,8 milliards de dollars d’exportations du cuivre vers la Suisse qui ne figurent nulle part sur les registres des autorités helvétiques. « Il serait important d’enquêter sur la destination effective du cuivre zambien, qui est enregistré comme exporté vers la Suisse, et qui n’arrive pas dans ce pays », souligne le rapport de la Cnuced, qui évite d’en faire des tonnes pour ne pas froisser l’exécutif zambien.

Idem pour le pétrole nigérian, l’argent et le platine sud-africains, où là encore les écarts sont astronomiques.

Pour la Cnuced, les choses sont claires : La pléthore de sous-facturations dans les données qu’elle a recensées « montre que les fausses factures sont un canal important de fuite des capitaux » vers l’étranger. Et c’est un mal endémique. « En Afrique du Sud, les données officielles font état de petites quantités d’or exportées alors que des montants très significatifs apparaissent dans les comptes des pays partenaires », indique le rapport, lequel attribue ces faits à « la contrebande pure et simple ».

Mais quand il s’agit de proposer des solutions, là la Cnuced est beaucoup moins bavarde. Elle emploie volontiers le ton feutré de la diplomatie en préconisant des enquêtes à large échelle, très médiatisées et sous le sceau de la traque de l’’évasion fiscale. En d’autres mots, on a le temps de voir venir quoi. En attendant rien ne change sous le soleil : Les fraudeurs continuent de s’en mettre plein les poches, alors que les populations se débattent dans une misère révoltante.

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Le nouveau rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) dans le monde prévoit pour 2016 un bond en avant des flux d’investissements directs étrangers (IDE) en direction du continent africain, après un tassement l’an dernier. De 54,1 milliards de dollars en 2015, ce pactole devrait monter entre 55 et 60 milliards de dollars cette année.

En janvier dernier, dans les estimations provisoires du Global Investment Trends Monitor, la Cnuced parlait d’un net repli des IDE vers l’Afrique en 2015, jusqu’à -31,4%, s’établissant à 38 milliards de dollars. L’institution onusienne a donc sérieusement revu sa copie dans le rapport officiel annuel, le World Investment Report (WIR), et a fait un correctif de +16 milliards de dollars pour 2015 (WIR) ! Avec des perspectives encore meilleures pour cette année…

Toutefois les IDE vers l’Afrique en 2015, d’après la nouvelle mouture du WIR, ont enregistré une baisse de -7,2 % en comparaison avec les chiffres de 2014 (qui eux-mêmes ont été révisés à 58 milliards de dollars, alors que la précédente édition du rapport tablait sur 54 milliards).

Si on rapporte les financements injectés en Afrique aux flux mondiaux des IDE, ils ont baissé de 4,6 % en 2014 à 3,1 % en 2015, alors que les mêmes flux mondiaux faisaient une évolution spectaculaire de +38 % à 1 762 milliards de dollars et que les IDE en direction des pays émergents atteignaient le chiffre record de 765 milliards de dollars (+9 %).

D’après la Cunced, ce sont les mauvaises performances de l’Afrique subsaharienne (-11 % à 41,43 milliards de dollars) qui expliquent la baisse des flux d’IDE vers l’Afrique en 2015. Le Nord du continent a cependant permis de sauver un peu les meubles, avec +9 % à 12,65 milliards de dollars d’IDE.

Dans le détail, c’est le Congo-Brazzaville qui y laisse le plus de plumes, avec -73 % à 1,5 milliard de dollars, puis l’Afrique du Sud (-69 % à 1,7 milliard de dollars) et ensuite le Nigeria (-34,72 % à 3,06 milliards de dollars).

On doit le sursaut en Afrique du Nord à l’Égypte essentiellement, qui a engrangé 6,9 milliards de dollars d’investissements directs étrangers l’an passé, c’est une progression de +49,3 %. La Libye, malgré le climat sécuritaire délétère, tire son épingle du jeu avec 726 millions de dollars d’IDE en 2015 contre à peine 50 millions en 2014.

En fait ce sont les bons résultats de l’Egypte et de la Libye qui ont permis d’équilibrer la situation générale du continent africain.

L’Algérie a bu la tasse en 2015 avec -587 millions de dollars d’IDE, très loin du 1,5 milliard de dollars en 2014. On parle carrément de désinvestissements massifs (-139 %). Le Maroc a bien mieux résisté avec -11,2 % à 3,16 milliards de dollars

L’Angola, meilleur élève de la classe

Par contre pour l’Angola, premier production de pétrole du continent et qui souffre terriblement de la chute des cours du brut, 2015 a été une année faste, d’après le rapport de la Cnuced. Les IDE auraient carrément bondi de +352 % à 8,7 milliards de dollars en 2015. Un répit après les sombres années 2012 et 2013, où les investisseurs ont déserté massivement le pays. On estime à 7 milliards de dollars par an les sommes retirées. La reprise a été amorcée en 2014, avec +1,9 milliard de dollars d’IDE.

Toutefois la Cnuced fait une précision de taille : Cette embellie sur le front des IDE « consiste essentiellement en des prêts accordés par des groupes internationaux à leurs filiales locales » frappées de plein fouet par la crise économique dans le pays. Néanmoins l’organisation onusienne reconnait des avancées dans le secteur des hydrocarbures, comme le gros investissement de Puma Energy dans un terminal géant à Luanda.

La reprise est déjà perceptible

Au premier trimestre 2016, l’Afrique a capté a 29 milliards de dollars d’IDE, une augmentation de +25 % en comparaison avec la même période en 2015.

D’après la Cnuced, ce sont les secteurs des services (électricité, gaz, eau, construction et transport) et de l’industrie manufacturière (alimentation, boissons et automobile) qui devraient plus profiter de ce regain d’intérêt des investisseurs pour l’Afrique.

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