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Mohamed Ali Barhoumi, porte-parole du tribunal de première instance de Gafsa, a annoncé, dans une déclaration à Mosaïque Fm, que de hauts cadres de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et un responsable de la société de l’environnement ont été traduits devant l’unité spécialisée dans les recherches économiques et financières à El Gorjani.

Le groupe est poursuivi pour une suspicion de corruption financière et administrative qui concerne le marché d’achat de pièces de rechange d’occasion. Le coût de cette affaire avoisine 1 MD. Par la suite, il s’est avéré que les pièces sont inutilisables, indique la même source.

La brigade enquête aussi dans une autre affaire de suspicion détournement de fonds. Des fonds qui appartiennent aux employés de la société de l’environnement à Gafsa.

En effet, un employé a porté plainte car il n’a pas reçu son salaire.

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Le député Mohamed Lakhoua a appelé, lundi, à réviser l’autorisation d’exploitation octroyée, le 10 janvier, à la société ” New lubricants company “, par le ministère de l’Environnement, au vu que ce dernier n’a pas coordonné avec le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables.
Intervenant, lors d’une plénière consacrée à la présentation de questions orales au ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, le député a rappelé que cette autorisation permet à ladite société d’exercer son activité de gestion des déchets dangereux (huiles industrielles usagées).
Il a souligné, également, que la même société a exploité une technique de brevet appartenant à la Société tunisienne de lubrifiants (Sotulub), ajoutant que plusieurs services relevant du département de l’Environnement ont exprimé leur refus d’octroyer cette autorisation.

En réponse, le secrétaire d’Etat chargé des mines, Hachem Hmidi, a fait savoir que le ministère de l’Environnement est l’unique département chargé d’octroyer ce genre d’autorisations et de contrôler les activités de ces sociétés.
Il a précisé, aussi, que la Sotulub a exprimé ses appréhensions de la perte de son quota du marché après l’introduction de ce nouvel investisseur.
Répondant à une question de la députée Samia Abbou sur les soupçons de manque de transparence et de dépassements ayant entaché le dernier concours lancé par la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) pour le recrutement de 1700 agents exécutifs, le secrétaire d’Etat a affirmé que ce concours est “purement technique et non pas un concours à portée sociale“.
Et d’ajouter “qu’une confusion a peut-être été faite avec les concours précédents de la CPG ayant essentiellement visé les cas sociaux“.

Hmidi a également souligné que “le tri primaire des dossiers a été confié à l’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle (ATFP), étant donné qu’il s’agit de spécialités techniques, dont les diplômes sont généralement octroyés par cette agence“.
Il a, également, précisé que “sur les 1700 profils demandés, 1575 profils seulement ont été trouvés, vu la portée régionale du concours qui était limité à la région de Gafsa“.
Sur les 33 spécialités ayant fait l’objet du concours, 2 spécialités n’ont pas également été trouvées et il y a eu recours à des spécialités similaires“, a-t-il encore souligné.

Concernant le recours à un bureau d’études privé pour le tri des dossiers, le secrétaire d’Etat a fait savoir que la Compagnie n’avait pas la capacité de trier un nombre aussi grand de dossiers dans un délai aussi réduit, et que le recours à ce genre de bureau est une pratique fréquente chez les entreprises publiques.
Hmidi a aussi indiqué “qu’après vérification, toute personne qui a été retenue dans le cadre du concours, mais dont le profil ne répond pas aux critères exigés, sera interdite d’exercer dans le cadre de la Compagnie“.

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En cas de poursuite de la trêve sociale dans le bassin minier, la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) compte produire 5 millions de tonnes de phosphate à la fin de 2018, a déclaré Rafaa Nsib, directeur central de la production à la CPG.
Dans une interview, accordée à TAP, le responsable a ajouté que l’objectif était d’atteindre un seuil de production de 6 millions 500 mille tonnes de phosphate,”mais le déclenchement, depuis janvier 2018, des sit-in et leur poursuite jusqu’au début du mois de mars de la même année, a engendré le blocage total de l’activité de maintenance et nous a empêché d’atteindre cet objectif“, a-t-il regretté.
Et d’ajouter que la CPG n’a pas de problèmes ” sociaux ” avec ses agents ou avec les syndicats relevant de l’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail). Le travail a été bloqué à cause des sit-in qui se sont déclenchés au bassin minier et ont causé l’arrêt total de la production et le transport du phosphate, a-t-il encore fait savoir.

Depuis le début de l’année 2018 jusqu’à la fin du mois d’avril, la CPG n’a produit que 850 mille tonnes de phosphate, soit moins de la moitié de la production enregistrée, au cours de la même période de 2010, en l’occurrence 2 millions de tonnes.
Le directeur central de la CPG a rappelé que le phosphate tunisien fait face à une concurrence ” féroce ” sur les marchés mondiaux, évoquant, notamment, le phosphate marocain beaucoup plus facile à extraire par rapport au phosphate tunisien.
Toutefois, le phosphate tunisien possède beaucoup plus de réactivité par rapport au phosphate marocain, précise encore le responsable, ajoutant que cet avantage renforce la capacité de transformation du phosphate tunisien à moindre coût.
La CPG est en plein préparatifs pour étendre les activités d’extraction par l’exploitation de nouvelles mines à ciel ouvert, comme celles respectivement d’Oum Lakcheb (Métlaoui) et Nefta/ Tozeur. La capacité de production de ces deux mines devrait atteindre environ 5 millions de tonnes par an de phosphate commercial à l’horizon 2025, a encore indiqué Nsib.

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Les accrochages ont repris, mercredi, à Mdhila, entre les forces de l’ordre et des protestataires qui réclament de l’emploi et l’interruption des poursuites à l’encontre des sit-ineurs. Le commissariat de la ville a été incendié.
Les altercations ont commencé près du service de transport des ouvriers de la Compagnie des phosphates de Gafsa, situé en centre-ville de Mdhilla, avant de s’étendre à d’autres lieux, jusqu’au commissariat qui a été la cible de jets de pierre. Les forces de l’ordre ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène afin de disperser les manifestants. Elles se sont, ensuite, retirées des environs du commissariat.
La ville de Mdhilla connait, depuis le week-end dernier, une vague de protestations, suite à l’annonce, le 16 mars 2018, par la délégation gouvernementale, d’une série de décisions et de projets “visant à impulser l’emploi et le développement dans la région de Gafsa”.
Les sit-ineurs de Mdhilla, qui réclament de l’emploi, considèrent que ces mesures sont insuffisantes et ne mentionnent pas de quota réservé à leur délégation, selon leur porte-parole, Salah Tlijani. Au lieu d’écouter les protestataires, les autorités les poursuivent en justice, déplore-t-il.
Début mars, le ministère public à Gafsa a ouvert une enquête suite à une plainte de la CPG contre le blocage de la production de la compagnie, par des protestataires, durant un mois et demi, suite à l’annonce, le 20 janvier dernier, des résultats du concours lancé par la CPG.
Depuis, l’activité a repris, de manière régulière, dans les délégations du bassin minier, à Metlaoui, Redeyef et Om Larayes, sauf à Mdhilla où des perturbations continuent à cause des mouvements de protestation.

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Romdhane Souid, le PDG de la Compagnie des Phosphates Gafsa (CPG), est passé sur Shems FM ce mardi 06 février 2018 pour évoquer les signes d’éclaircie, qu’on doit sans doute à la dernière sortie du chef du gouvernement, qui a promis d’utiliser le bâton avec ceux qui paralysent la production depuis un mois et demi.

Souid a rappelé que le travail de la CPG est bloqué par les 12 000 candidats malheureux du concours technique.

Il s’est réjoui de la décision de Youssef Chahed de déclencher des poursuites judiciaires contre ceux qui entravent la production à la CPG, de geler les récents accords relatifs au recrutement de 7000 personnes dans la compagnie et les sociétés en charge de l’environnement ainsi que les résultats du concours qui doit permettre d’embaucher 1700 agents.

«Les difficultés que traversent actuellement la CPG font du tort à toutes les parties et il n’y a que la concurrence qui y trouve son compte. Actuellement, on produit 40% uniquement de ce qu’on faisait avant, et notre plus gros problème est bien entendu les clients qu’on va perdre. La masse salariale de la compagnie est évaluée à 600 millions de dinars et 30 mille familles vivent de notre activité. On a eu recours à la négociation et aux solutions pacifiques, au début, mais là on a dû en venir à une plainte contre ceux qui bloquent la production à la CPG», a souligné Souid…

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Le ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour,  a annoncé dans une conférence de presse tenue jeudi 1er mars 2018 à la Kasbah, que les sit-ins et les protestations ont engendré des pertes dépassant un milliard de dinars à la Compagnie de Phosphate de Gafsa en 2017.

Il a ajouté que la production du phosphate n’a pas atteint son rythme habituel depuis sept ans.

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Le syndicalisme tunisien, médaillé du prix Nobel de la paix, n’en finit pas de donner des leçons au monde. Après les déclarations d’un Noureddine Taboubi, qui veut faire la pluie et le beau temps en Tunisie, et qui revendique un remaniement ministériel et réagit avec une grève dans le secteur des médiats, en réaction indirecte au refus du chef du gouvernement de faire le remaniement. Après les menaces du syndicat de l’enseignement de nouvelles grèves, qui font suite à un refus de livraison des notes semestrielles et des bulletins, pour des questions de primes additionnelles. Après les grèves de tout le secteur de la chimie, en soutient à leurs collègues dans une usine de pneumatique, rachetée par un privé qui demandait que l’Etat-revendeur lui laisse les mêmes privilèges qu’une entreprise publique.

Voici donc un syndicat ouvrier qui ne bouge pas le petit doigt devant les grèves arrêtant la production et demande au gouvernement de recourir à l’importation pour combler le manque de production occasionné par les grèves de leurs copains syndicalistes.

Ce sont en effet les cadres et les employés du Groupe Chimique de Tunisie (GCT) qui organisent ce mardi 27 février 2018 une action de protestation devant le siège du groupe, pour exiger que l’Etat qui subit financièrement les effets des grèves successives de leurs camarades et qui paie des MDT de salaires sans contrepartie en travail, importe le phosphate qui manque à l’usine. Selon sa déclaration à l’agence officielle d’information Tap, le SG Adjoint du syndicat des cadres du GCT rend même le gouvernement responsable de toutes les pertes que pourrait supporter le groupe, s’il n’importait pas le phosphate.

Récapitulons. C’est le même syndicat, UGTT, puisqu’il n’y en pas d’autre dans le pays, qui fait grève de production du phosphate et c’est toujours lui qui revendique que l’Etat, qui perd des milliards DT à cause de ces grèves, importe le phosphate que leurs collègues ouvriers de Gafsa refusent de produire ! L’UGTT, responsable des arrêts de production du phosphate qui rapportait, il y a longtemps, des milliards DT au trésor, demande désormais au même Etat de se transformer en importateur massif de phosphate et de dépenser autant de milliards DT, en importations du même produit que la Tunisie ne produit plus et y perd même des marchés. Le comble du syndicalisme dans la Tunisie de ladite révolution ! Le chef du gouvernement appréciera…

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Les habitants d’El Kalaâ Khasba (gouvernorat du Kef) ont appelé, lundi, à la mise en place d’une unité de traitement des déchets de phosphate dans la région au lieu de les transporter vers d’autres régions pour les transformer.
Ils rejettent la décision prise par la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) consistant à transporter les déchets phosphates d’El Kalaâ Khasba vers Gafsa pour les transformer. Ces déchets sont entassés à l’entrée de la ville d’El Kalaâ Khasba.
Ils réclament la mise en œuvre des conventions conclues dont notamment la création d’une unité de traitement des déchets de phosphate et le lancement de projets dans la région.
Une commission,composée de représentants de la société civile et des autorités régionales et locales, a été créée pour rencontrer le secrétaire d’Etat chargé des mines autoutdu dossier du phosphate à El Khalaâ Khasba.

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Le secrétaire général adjoint de l’union générale tunisienne du travail (UGTT), Bouali M’barki a annoncé, le démarrage, cet après-midi au siège du gouvernorat de Gafsa, des réunions avec les sitineurs qui revendiquent l’emploi pour les informer des mesures et décisions contenues dans le projet d’accord convenu, vendredi dernier, avec le gouvernement et qui portent, notamment, sur l’emploi et le développement dans la région.
Dans une déclaration aux médias peu avant le démarrage des travaux de la commission administrative régionale de l’union du travail à Gafsa, M’bardi a fait savoir qu’une commission sera constituée au niveau régional pour assurer le suivi des mesures prévues au profit des demandeurs d’emploi dans l’ensemble de ce gouvernorat dans le cadre de cet accord.
L’application des décisions et des mesures en faveur de la région demeure, cependant, tributaire de la reprise de l’activité de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), a-t-il affirmé.

Une réunion s’est tenue, vendredi 26 février 2018, dernier entre le gouvernement, l’UGTT et les députés du gouvernorat de Gafsa et a été consacrée à la situation de la CPG dont l’activité est suspendue depuis plus d’un mois en raison des sit-in organisés par des demandeurs d’emploi et des protestataires qui contestent les résultats d’un concours organisé par la compagnie pour le recrutement de 1700 agents.
Selon M’barki, il a été convenu au cours de cette réunion de créer 7 mille opportunités de travail dont 2100 recrutements à la CPG et à la société de l’environnement dès que l’activité du phosphate sera reprise. Il s’agit, en outre, de procéder à 1400 recrutements entre la CPG et les établissements publics dans la région. L’accord porte, également, sur la formation, pendant deux ans, de 1000 personnes au chômage au sein de la CPG. Les bénéficiaires de cette formation seront intégrés au sein de la société au terme de cette formation.
Il a été, en outre, convenu de financer, intégralement, 200 projets de personnes au chômage qui désirent s’installer à leur propre compte.

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Dans une interview accordée ce lundi 26 février 2018 au journal de langue arabe Al Bayane, le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, a accusé des parties politiques, sociales et sportives d’être derrière la crise de la compagnie des phosphates de Gafsa (CPG).

Il a ajouté que les négociations se poursuivent pour résoudre la crise et reprendre le rythme de la production à la CPG, précisant que le gouvernement de Youssef Chahed se trouvera dans l’obligation d’appliquer la loi dans le cas où les négociations ne donnent rien…

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Le secteur tunisien du phosphate est, de nouveau et pour la énième fois à l’arrêt, pour une querelle sur la liste des admis dans un concours de recrutement. A chaque publication de listes des admis au concours de recrutement, ce sont les recalés qui s’insurgent et finissent toujours par imposer un nouveau concours qui est, à son tour et à chaque fois, contesté. Et c’est, de nouveau, tout un pan de l’économie tunisienne qui, plus est, était fort pourvoyeur en devises à travers ses exportations, est paralysé par des mouvements sociaux, devant lesquels tous les gouvernements le sont tout autant. Le 10 mai 2017 pourtant, le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïed Essebssi avait promis de ne plus tolérer le blocage des sites névralgiques. Impuissant, comme le reste du gouvernement, le ministre de l’Energie, pourtant ancien syndicaliste et fils de syndicaliste, ne peut que se rendre à cette triste évidence.

  • 500 emplois fictifs dans les sociétés de l’environnement

«Cela dure depuis sept ans et ça ne va pas s’arrêter», dit Khaled Kaddour à Africanmanager, cela surtout que tant la CPG que le Groupe Chimique ont atteint la limite de leurs capacités de recrutement. «Dans l’industrie phosphatière tunisienne, le nombre de ceux qui perçoivent rémunération a triplé. Je ne veux pas parler de salariés, tant est important le nombre de ceux qui perçoivent salaire et ne travaillent guère pour atteindre désormais 13.500 personnes», nous a indiqué le ministre tunisien de l’Energie et des mines. Et d’ajouter, certainement sans trop y croire, que «cela ne peut plus continuer». Le ministre indique que «cette démarche de recruter des gens dans les sociétés de l’environnement [Ndlr : Par ailleurs des sociétés fictives, offrant de l’emploi fictif] ne peut plus continuer. Cela a créé plusieurs problèmes et désormais, tous veulent travailler dans l’environnement, car ils sont payés sans travailler».

Lorsqu’on lui rappelle que c’est un ancien syndicaliste, fils de syndicaliste, qui parle, il rétorque que «le syndicat est contre ça. L’Union régionale de l’UGTT de Gafsa dit qu’il n’est pas raisonnable de payer des gens qui ne travaillent pas». Et lorsqu’on lui rappelle, aussi, qu’on n’a pas encore vu de communiqué de l’UGTT condamnant cette pratique, Khaled Kaddour corrige que «ce que demande l’Union régionale, c’est de rendre effectives les sociétés de l’environnement» au titre desquelles ces employés sont payés et de leur trouver un emploi réel, ce qui s’est révélé, force est de le constater, impossible à faire.

  • 113 plaintes, non jugées, pour obstruction au travail

De tout cela, Khaled Kaddour est conscient, comme il est conscient que tous ces salaires sont payés, alors que la production de phosphate ne cesse de diminuer. Selon l’INS, la valeur ajoutée du secteur des mines a enregistré une régression de 15,9 % durant 2017. En janvier 2018, le volume d’exportation du même secteur a baissé de 20,8 % par rapport à janvier 2017, mois pendant lequel les exportations phosphatières ont régressé de 25,4 % par rapport au mois de janvier 2016. Une prise de conscience qui a poussé «la CPG à introduire 113 plaintes auprès de la justice en 2017, pour motif d’obstruction au travail». Aucune de ces 113 plaintes n’a été jugée. Une situation face à laquelle le ministre de l’Energie et des mines ne peut qu’être désolé et de répéter à qui voudrait bien l’entendre que «cela ne peut plus continuer. Il n’est plus permis d’arrêter le travail, quelles qu’en soient les raisons». Et Khaled Kaddour d’essayer de raisonner les responsables, en leur demandant, en guise d’appel de détresse, «depuis 7 ans que vous arrêtez le travail et perturbez la production. Avez-vous pour autant trouvé à travailler ? Non. Et si vous continuez à le faire, vous n’allez pas non plus travailler [Ndlr : dans la compagnie]. Comment pourrions-nous attirer d’autres investissements, tant de l’Etat que des privés ? Dans cette conjoncture, nul n’investira».

  • Des projets préparés et financés par l’Etat, pour essayer de résoudre la crise, avec l’application de la loi en dernier ressort

Pour l’instant, la situation est dans une phase de discussion, dira le ministre, en constatant que l’arrêt de la production, plutôt que de permettre la création de nouveaux emplois, a fortement impacté les travailleurs de la compagnie, la région et l’économie nationale. «Ce que je pense, c’est qu’il nous faut changer le schéma de développement de la région, avec l’Etat qui est prêt à encourager l’investissement privé et l’initiative privée en matière de petits projets avec une prise en charge de l’autofinancement de ce genre de projets pour les jeunes de la région». Et après avoir constaté que les jeunes de la région ne se décident toujours pas à franchir le pas de l’initiative, le ministre tunisien de l’Energie et des mines, Khaled Kaddour, franchit lui-même un nouveau pas. Il offre un accompagnement ciblé, par Délégation et par quartier. «Il nous faut trouver des experts dans l’accompagnement de ces jeunes, qui les aident à identifier les projets, les y préparent, les accompagnent dans toutes les démarches de création de ces petits projets, et les financements sont garantis». Faute de solution pour mettre fin aux arrêts du travail dans le secteur des mines, Khaled Kaddour est ainsi en train de trouver des projets, ficelés et prêts à l’emploi, avec un financement garanti par l’Etat. Le ministre finira par nous indiquer qu’une «équipe ministérielle étudie actuellement les meilleurs moyens de faire, en définitive, respecter la loi. Nous devons y arriver. C’est inévitable, car il faut appliquer la loi pour tous ceux qui bafouent l’invulnérabilité l’entreprise et les décisions seront prises, après avis du chef du gouvernement», dit le ministre de l’Energie et des mines à Africanmanager, dans un sursaut de sévérité, à l’égard des fauteurs de troubles.

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L’UTICA a appelé le gouvernement à appliquer la loi pour protéger l’économie nationale de l’effondrement, surtout après l’arrêt de l’activité de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG), l’une des plus importantes sociétés contribuant aux réserves du pays en devises ainsi qu’à ouvrir le dossier des sociétés publiques, pour arrêter l’hémorragie découlant de leurs pertes.
Dans un communiqué publié lundi, l’UTICA a exprimé “sa grande préoccupation face à la situation de la CPG, dont les activités sont complètement interrompues, ce qui aggrave les difficultés que connaissent les finances publiques et la dégradation des réserves du pays en devises qui ont atteint leurs plus bas niveaux“.
L’organisation a également insisté sur l’impératif d’examiner le dossier des entreprises publiques et de chercher les solutions permettant de stopper les pertes assumées par la communauté nationale en tant qu’individus et entreprises économiques sur lesquels sont appliquées de nouvelles taxes pour couvrir le déficit de ces entreprises publiques et remédier au dysfonctionnement chronique de leurs équilibres financiers.

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Extraction de phosphates

A la fin du mois de janvier 2018, les exportations du secteur des mines, phosphates et dérivés ont baissé en volume de l’ordre 20,8%. Contre 107 MDT, les exportations de cet important pourvoyeur de devises pour la Tunisie n’ont pas dépassé les 80,1 MDT. En face, ce même secteur d’extraction a enregistré, à fin janvier 2018,  une hausse de 3,4 % des importations qui ont été de 89,2 MDT, contre 61 MDT à pareille période de 2017. C’est ainsi qu’à cause des grèves ininterrompues, le pays qui était un des plus grands exportateurs de phosphat en devient un importateur.

Dans le secteur de l’énergie, janvier 2018 a enregistré une hausse de 261,2 % de ses exportations qui passaient ainsi de 62,7 MDT à 234 MDT en janvier dernier. Cela n’a pas empêché ce secteur d’augmenter ses importations de 46,4 %, passant de 371,9 MDT à 587,7 MDT.

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Les syndicats de base de la Compagnie des Phosphate de Gafsa (CPG), relevant de l’Union régionale du travail de Gafsa, ont annoncé la suspension le travail au siège social de la société, à partir de jeudi 8 février courant.
Cette décision a été prise en signe de protestation contre la dégradation du secteur de phosphate suite à l’arrêt des activités de production, depuis plus de deux semaines, a affirmé, mardi, le secrétaire général du syndicat de la CPG, Ahmed Nasri.

Les syndicats regrettent également le laxisme des autorités régionales et centrales à chercher une solution à la crise que traverse le secteur, a ajouté la même source.

Dans un communiqué publié lundi, les syndicats imputent aux autorités locales et centrales la responsabilité de l’aggravation de la crise à travers les solutions provisoires et de raccommodage entreprises.
La production de phosphate n’a pas dépassé 160 mille tonnes, depuis le début de 2018, contre 500 mille t, durant la même période de 2017, apprend l’agence TAP auprès de Compagnie des phosphates de Gafsa.

La chute de la production, explique-t-on, est due à la paralysie de l’activité des différentes unités de la compagnie, dans les délégations du bassin minier à Metlaoui, Redeyef, Mdhilla et Om Larayes où des tensions ont éclaté, suite à l’annonce par la CPG, le 20 janvier 2018, des résultats de la quatrième partie du concours de recrutement d’un total de 1700 agents d’exécution. Depuis, des tentes sont érigées un peu partout sur les sites de la compagnie par les protestataires qui réclament un emploi.

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La situation de la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) va de mal en pis. Depuis plusieurs années, les tensions n’ont jamais complètement cessé : Sit-in, protestations, interruptions de la production, blocages de voies de communication. Principal employeur dans la région de Gafsa, la CPG se trouve aujourd’hui dans une situation très risquée. Les chiffres en berne étayent bien ce constat…

D’ailleurs de récentes statistiques dévoilées ce lundi 5 février 2018 par la CPG confirment que la production de phosphate n’a pas dépassé 160 mille tonnes, depuis le début de 2018, contre 500 mille tonnes durant la même période de 2017.

Cette baisse remarquable est expliquée par la compagnie en question par de nombreux facteurs dont notamment : les mouvements de protestation qui sont observés quotidiennement par les chômeurs des délégations de Oum Laarayes, Redeyef, Métaloui et Mdhila, l’interruption du transport de phosphate par les camions (des barricades installées sur les routes par les protestataires depuis des jours).

C’est dans ce contexte que la CPG a, à maintes reprises, lancé un appel au gouvernement afin d’intervenir dans les plus brefs délais pour trouver des solutions radicales en direction du secteur des phosphates, à travers la mise en place d’une vision avant-gardiste de réformes pour le secteur.

Force est de constater qu’une grande partie des ressources de l’Etat provenaient de la production de phosphate et que la CPG jouait un rôle primordial dans l’économie tunisienne, notamment en termes d’emploi. Les pertes cumulées du groupe sont dues essentiellement à la détérioration des conditions de travail suite aux grèves politisées et mal étudiées.

On rappelle aussi que le Groupe Chimique Tunisien à Gabès (GCT) a récemment annoncé que le stock de phosphate dans les unités de production a atteint son niveau le plus bas et ne peut couvrir les besoins que pour un seul jour. Depuis janvier 2018, les unités du GCT ne tournent qu’à 22% de leur capacité quotidienne de production à cause de la fonte de l’approvisionnement en phosphate.

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La députée du Courant Démocratique Samia Abbou a appelé, lors d’une séance plénière tenue, mardi 23 janvier 2018, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), les autorités à ouvrir une enquête sérieuse et transparente sur les résultats du concours de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG).

Selon ses déclarations, les résultats du concours de la CPG sont malhonnêtes.

Il convient de rappeler à ce propos que plusieurs mouvements de protestation ont eu lieu récemment au bassin minier de Gafsa et ce, en signe de protestation contre les résultats du concours de recrutement d’agents d’exécution à la CPG annoncés le 22 janvier dernier et portant sur le recrutement de 1700 agents.

Les protestataires ont appelé à la révision de ces résultats.

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La production de phosphates par la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) s’est arrêtée depuis mardi dernier, en raison des protestations menées par des demandeurs d’emplois après l’annonce de la première tranche des recrutement des agents d’exécution de la société et les chutes de pluie enregistrées dans la région, selon la député à l’ARP (Nida tounes) Asma Abou Hana.
Les pluies qui ont concerné plusieurs zones du gouvernorat de Gafsa ont provoqué l’inondation d’oued Thalja et ont endommagé la ligne de chemin de fer qui assure le transport de phosphate de Redaif, Metlaoui et Om Laarayes, a-t-elle affirmé lors d’une séance d’audition du ministre de l’industrie, des mines, de l’énergie et des énergies renouvelables par la commission de l’énergie et de l’industrie de l’assemblée.
Elle a appelé à une répartition équitable des recrutements sociaux au sein de la Société de l’environnement et du jardinage de Gafsa notamment, entre les différentes délégations de ce gouvernorat.

Les pertes financières de Groupe chimique, de la CPG et la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), en raison de l’arrêt de la production ont atteint, respectivement, 1050 MD, 350 MD et 30MD, a affirmé de son coté le ministre Khaled Ben Gaddour.
Le ministre a appelé les députés à adopter le projet de loi d’urgence économique, faisant remarquer que la réalisation des projets d’exploitation des mines de phosphates à Sraouirtene (Le Kef), Tozeur et Nafta nécessite des fonds importants, précisant que l’exploitation de la seule mine de Sraouirtene nécessite la mobilisation de 3000 MD.
Le ministère oeuvre à porter la production de phosphate à 6,5 millions de tonnes à la fin de 2018 contre 4,5 millions de tonnes prévues en 2017, notant que la CPG dispose de moyens lui permettant de produire 8 millions de tonnes, soit la même quantité enregistrée en 2010.

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La Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) vient d’entreprendre l’aménagement d’un vaste canal à partir d’Oum Larayes en direction de Chott El-Gharsa (gouvernorat de Tozeur), afin de faire dévier les rejets des laveries de la CPG, de l’entrée du gouvernorat de Tozeur au niveau du pont Gouifla.
Le gouverneur de Tozeur, Salah Mtiraoui, explique dans une déclaration à l’agence TAP que cette solution a été prise de manière provisoire pour protéger la route et la voie ferrée en attendant d’aménager dans les prochaines semaines de grands bassins pour y drainer la boue déversées par les laveries de phosphate, récupérer l’eau et la réutiliser dans les laveries.
Des militants associatifs à Tozeur avaient appelé la CPG à trouver une solution à l’accumulation des rejets des laveries de phosphate à l’entrée du gouvernorat de Tozeur (pas loin des délégations de Degache et El Hamma du Jerid), pour protéger le sol et la nappe phréatique et préserver la santé de la population.

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Chakib Darwich

Hechem Hmidi, le secrétaire d’Etat au ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, a déclaré sur Jawhara FM hier vendredi 06 octobre 2017 que la production de phosphate à Gafsa a enregistré un bond en avant de 34% par rapport à 2016.

S’agissant des dérivés du phosphate, «il n’y a pas de grande amélioration. Nous espérons néanmoins finir l’année avec +10% sur certains produits et ce, dans la perspective de plus de régularité dans le transport», a déclaré le ministre. Il fait allusion aux sit-in, protestations et autres actes malveillants qui coûtent cher à la CPG (Compagnie du phosphate de Gafsa) et au GCT (Groupe Chimique Tunisien).

Par ailleurs Hmidi a mis le doigt sur les problèmes du secteur, dont les plus criants sont le manque trains de marchandises spécialisés et l’instabilité sociale. Cela ne l’empêche pas d’être très optimiste pour la suite : Il table sur une production de 5 millions de tonnes de phosphate à la fin 2017, et même mieux l’an prochain, 7 millions de tonnes, presque le niveau d’avant la évolution, niveau aussi qui permettrait à la Tunisie de revenir sous les radars de ses clients traditionnels et de satisfaire les gros besoins du marché turc

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La Compagnie des Phosphates de Gafsa(CPG) a conclu, mardi, une convention avec le bureau d’étude français ” SOFRECO ” pour réaliser une étude de faisabilité économique du milieu récepteur et de l’impact environnemental de l’exploitation du gisement de phosphates de Tozeur dont l’exploitation démarrera à partir 2022.
L’étude, qui s’étendra sur 18 mois est répartie sur 3 étapes dont la première porte sur la collecte et l’analyse des résultats des travaux déjà réalisés par la CPG et la description du milieu récepteur du projet alors que la deuxième partie porte sur la réalisation des études de faisabilité préliminaires relatives aux différents modes d’extraction, d’exploitation et de transport des phosphates. Quant à la troisième partie, elle porte sur la réalisation d’une étude de faisabilité détaillée.
L’étude vise à faire connaître la situation environnementale et sociale, à réaliser une enquête sur l’infrastructure actuelle, et l’expérimentation de différents modes d’utilisation des explosifs sur les blocs de pierres à l’intérieur du gisement de manière à limiter les émissions de poussière.
La convention, dont la valeur s’élève à 6 millions de dinars, a été signée par le PDG de la CPG, Romdhane Souid et le directeur de service technique du bureau ” SOFRECO “, Gil Dibisson .
La réalisation de cette étude témoigne de l’intérêt que porte la société au projet du gisement Tozeur/Nafta dont les réserves sont estimées à 500 millions de tonnes, a affirmé Souid, indiquant que ce gisement permettra de produire 2,5 millions de tonnes de phosphates, dont les revenues seront de l’ordre de 500 millions de dinars.

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