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Les États-Unis et le Togo seront co-organisateurs du Forum de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique – Africa Growth and Opportunity Act (AGOA) –  à Lomé, au Togo, du 8 au 10 août 2017. Le Forum réunira de hauts fonctionnaires des États-Unis et de 38 pays d’Afrique subsaharienne pour discuter des moyens de renforcer la coopération économique et le commerce entre les États-Unis et l’Afrique. L’Union africaine et les communautés économiques régionales participeront également.

Le thème du Forum de cette année est «Les Etats-Unis et l’Afrique: un partenariat pour la prospérité à travers le commerce». Le Forum 2017 explorera comment les pays peuvent continuer à maximiser les avantages de l’AGOA dans un paysage en rapide évolution économique et souligner le rôle important joué par les femmes, la société civile et le secteur privé pour promouvoir le commerce et générer de la prospérité.

Des représentants du secteur privé, de la société civile et du Programme d’entrepreneuriat des femmes africaines – African Women’s Entrepreneurship Program (AWEP) – parrainé par les États-Unis, participeront aussi aux activités du Forum les 8 et 9 août. Les plénières ministérielles se déroulent les 9 et 10 août, réunissant de hauts fonctionnaires des États-Unis et des pays africains bénéficiaires.

La délégation des États-Unis sera dirigée par le représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, l’ambassadeur Robert Lighthizer, et comprendra de hauts cadres des départements d’Etat, de l’Agriculture, du Commerce, de l’Énergie, du Travail, des Transports, du Trésor, de l’USAID, de l’Agence des Etats-Unis pour le commerce et le développement, de même que du Millennium Challenge Corporation, de l’Overseas Private Investment Corporation et du Fonds des Etats-Unis pour le développement en Afrique. Des membres du Congrès de tous bords politiques, et leurs équipes, sont également invités au Forum.

La loi AGOA, qui améliore l’accès au marché américain pour les pays d’Afrique subsaharienne éligible, est la pierre angulaire de la politique commerciale du gouvernement des États-Unis en Afrique subsaharienne depuis 2000. La loi prévoit que chaque année un forum spécial soit convoqué pour discuter des questions liées à la mise en œuvre de la loi et des questions relatives à la coopération économique et au commerce en général.

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La Corée du Nord quand on en parle c’est pour évoquer une économie exsangue après des décennies d’errements communistes, une population affamée, les folies du président qui s’est embarqué dans une course à l’armement dont le pays n’a pas les moyens ou encore les sanctions internationales qui bouchent tous les horizons. On peut difficilement imaginer que ces sanctions qu’agite la communauté internationale, pour faire bonne figure, ne fonctionnent pas si bien en fait puisque la banque centrale sud-coréenne vient de créditer la Corée du Nord de la croissance la plus élevée en 17 ans grâce au boom… des exportations que devait en principe stopper l’embargo décrété par l’ONU !

La Banque de Corée (BOK) évalue la hausse du PIB nord-coréen à 3,9% en 2016, soit le taux de croissance le plus fort depuis 1999 où il avait été estimé à 3,1%, rapporte l’AFP. Rappelons que Pyongyang ne sort aucune statistique officielle sur son économie et que la BOK pour prendre le pouls des activités du turbulent voisin est en réduite à assembler les données dont disposent les organismes publics et privés sud-coréens. Par ailleurs les sanctions internationales du fait des programmes balistique et nucléaire qui terrorisent les voisins rendent illisibles les axes macroéconomiques nord-coréenne.

Mais ce qui est certain c’est que Pyongyang est perfusé par le grand-frère chinois, principal soutien sur la scène internationale et principal partenaire commercial. Pékin est d’un précieux appui pour les importations de carburants et les exportations de produits miniers. D’après la BOK, la production minière nord-coréenne, qui pèse 12,6% dans le PIB, a progressé de 8,4% en 2016. Même tendance pour la production de l’industrie lourde et de l’industrie chimique : +6,7%. Idem pour les exportations globales : +4,6%, grâce surtout aux produits miniers. Bref, les Nord-Coréens, du moins la classe dirigeante, qui a la main sur tout, ne vivent pas aussi mal qu’on le croyait…

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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD)  a approuvé  un prêt du Fonds africain de développement (FAD) de 36,232 millions d’Unités de compte (UC), soit 28,9 milliards de Francs CFA en faveur de la Côte d’Ivoire afin de permettre au pays de financer son Programme d’appui à la gouvernance économique et à la croissance (PAGEC).

Le  programme vise à renforcer l’efficacité et la transparence dans la gestion des finances publiques et à consolider la tendance positive des indicateurs de fragilité,  tout en maintenant une croissance forte, soutenue et inclusive. Les deux composantes opérationnelles du programme sont: (i) l’appui à l’efficacité et à la transparence de la gestion des finances publiques et (ii) l’appui à la diversification des sources de croissance.

Au cours des cinq dernières années, la Côte d’Ivoire a réalisé des performances économiques remarquables marquées par un taux de croissance annuel moyen de plus de 9 %. En outre, des progrès importants ont été enregistrés dans l’amélioration de l’environnement des affaires, comme l’illustre, au demeurant, la progression constante du rang du pays dans le classement « Doing Business »  de la Banque mondiale.

Cependant, des défis majeurs doivent  être relevés pour permettre au pays d’atteindre ses objectifs de développement économiques et sociaux. Il s’agit, notamment, de parvenir à une répartition plus équitable des sources de la croissance afin de réduire sensiblement l’incidence de la pauvreté qui reste encore très élevée dans le pays, de renforcer la gouvernance du secteur de l’énergie et du café-cacao, de développer des chaînes de valeur pour améliorer le niveau de transformation des produits locaux, d’assainir le secteur bancaire public et de réformer le foncier rural.

Ainsi, les principaux résultats attendus du Programme sont : (i) la protection des dépenses en faveur des couches les plus vulnérables (Education ; santé notamment ) par la fixation d’un niveau d’exécution de réalisation dans la loi des finances révisée 2017 ; (ii) la mise en place d’un système électronique de passation des marchés publics dans quatre ministères-pilotes; (iii) l’adoption et la mise en œuvre d’un plan d’apurement des arriérés dus par l’administration centrale à la Compagnie ivoirienne d’électricité (CEI); (iv) la mise en place de la démarche Qualité au sein de la Direction des marchés publics (DMP) et (v) la réduction des délais pour la création d’entreprises qui passeront de 4 jours actuellement à 3 jours en 2018. Il s’agit aussi (vi) de la baisse des pertes techniques et commerciales dans la distribution de l’énergie électrique qui passera de 22% en 2016 à moins de 20% en 2019; (vii) du renforcement du cadre réglementaire du foncier rural qui se traduira par une augmentation de plus de 50% de la délivrance des certificats fonciers et (viii) de l’amélioration de la gouvernance du secteur cacao afin de garantir un revenu stable aux producteurs.

«Le double choc fiscal (baisse des recettes budgétaires et hausse de la demande sociale)  pourrait compromettre la soutenabilité des gains économiques et sociaux des cinq dernières années, une situation susceptible d’être une source de menace pour la stabilité macroéconomique, voire pour la stabilité générale du pays. Ce programme constitue la réponse de la Banque pour soutenir les efforts du gouvernement, visant à sauvegarder la dynamique de croissance de ces dernières années », a déclaré Abdoulaye Coulibaly, directeur par intérim du Département de la gouvernance et des réformes économiques et financières.

Les principaux bailleurs qui soutiennent les réformes des finances publiques déploient une coordination et une coopération efficaces de l’aide en matière de gouvernance économique et financière au sein du Groupe « gestion des finances publiques ». Le PAGEC s’appuie également sur un programme coordonné de mesures de réformes des partenaires techniques et financiers. Les domaines d’intervention du PAGEC sont en parfaite  adéquation  avec ceux soutenus par les autres bailleurs de fonds comme la Banque mondiale et l’Union européenne (UE) qui apportent des appuis budgétaires. Ainsi, certaines mesures préalables sont décidées d’un commun accord.

 

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Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 7535,2 MD, pour le premier semestre de 2017, contre 6034,1MD durant la même période en 2016, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-1984,2MD), l’Italie (-1117,5MD), la Turquie (-932,9 MD), la Russie (-775,2 MD) et l’Algérie (-140,9MD), d’après les statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS), pour le mois de juin 2017,.
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France de 1470,6 MD, la Libye de 380,4MD et le Royaume-Uni de 141,8MD.
Ce déficit s’explique par la divergence au niveau du rythme de croissance entre les importations (+16,4%) et les exportations (+12,7%). Le taux de couverture, soit 68,1%, demeure en-dessous du niveau enregistré durant la même période de l’année dernière (70,3%), malgré la légère amélioration enregistrée par rapport au cinq premiers mois de l’année en cours (67,3%).
Notons que le déficit de la balance commerciale hors énergie se limite à 5631,4 MD et que le déficit de la balance énergétique s’établit à 1903,8MD (25,3% du total du déficit), contre 1497,4 MD durant le premier semestre de l’année 2016.

Augmentation de 12.7% des exportations

Les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant le premier semestre de l’année 2017 montrent des exportations qui continuent d’accroître à un rythme assez soutenu malgré la légère décélération observée par rapport aux cinq premiers mois de cette année.
En effet, les exportations ont augmenté de 12,7%, après un taux de 14,2% au cours des cinq mois de l’année 2017 et -1,3% durant la même période de l’année dernière. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 16072,3 MD, contre 14255,3 MD durant la même période de l’année 2016.

L’augmentation observée au niveau de l’exportation durant le premier semestre de l’année 2017 concerne la majorité des secteurs. En effet, des accroissements sont observés au niveau du secteur de l’énergie avec un taux de 52,5%, suite à l’augmentation des ventes du pétrole brut (622,5 MD contre 387,0 MD), du secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires de 11,3%, suite à l’augmentation des ventes des dattes (347 MD contre 306 MD), du secteur des industries mécaniques et électriques de 16,1%, du secteur textile et habillement et cuirs de 10,6% et du secteur des industries manufacturières de 7,3%.
En revanche, le secteur mines phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 19,9%, suite à la diminution des exportations en acide phosphorique (200,6 MD contre 332,3 MD).

Importations en hausse de 16,4%

Les importations ont atteint la valeur de 23607,5 MD contre 20289,4 MD durant la même période de l’année 2016, enregistrant une hausse de 16,4% contre 17,8% durant les cinq premiers mois de l’année 2017 et -1.5% durant la même période de l’année 2016.
L’augmentation remarquable des importations de 16.4% est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 34%, sous l’effet de la hausse des achats en pétrole brut (363,9 MD contre 231,8MD) et des produits raffinés (1792,4 MD contre 1008,4 MD).
De même, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a augmenté de 33,9%, du fait, de la hausse des achats en blé tendre (276 MD contre 230,4 MD), des matières premières et demi produits de 17,2%, des biens d’équipement de 5,7%, les mines phosphates et dérivés de 4,9%.
Les importations de biens de consommation autres qu’alimentaires demeurent, également, en hausse avec un taux de 18,8%, suite à l’augmentation des achats des voitures de tourisme de 8% (765,3 MD contre 708,3 MD) des huiles essentielles et parfumerie de 18,8% (180,5 MD contre 152 MD) et des ouvrages
Signalons que les importations hors énergie ont augmenté de 14,4%.

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Avec un taux de croissance de 1% en 2016, la performance de l’économie tunisienne s’est située largement en deçà de celle prévue initialement (2,5%) et même par rapport aux réalisations de 2015 (1,1%), ce qui n’a pas aidé à atténuer les déséquilibres macro-économiques“. C’est ce qui ressort du rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT) relatif à l’année 2016.

Toujours selon le rapport de la Banque centrale, sur le plan sectoriel, les services marchands et non marchands ont été les principaux secteurs contributeurs à la progression du PIB, avec des taux de croissance respectifs de 2,7% et 2,6%. Néanmoins, ces évolutions ont été contrebalancées par le fléchissement aussi bien du secteur énergétique (-8,4%), suite à la baisse de la production nationale de pétrole brut et de gaz naturel, que du secteur de l’agriculture et de la pêche (-8,1%), en relation notamment avec une nette régression de la production d’huile d’olive au cours de la saison 2015-2016.

La demande intérieure est demeurée le principal moteur de la croissance économique, malgré la décélération de la consommation globale (3,1% aux prix constants contre 3,5%), en lien avec le ralentissement de la consommation publique (2,5% contre 4,4%) et la faible évolution de la consommation privée (3,3% contre 3,2%) en dépit de la détente de l’inflation. Parallèlement, la FBCF a enregistré une certaine reprise (2,4% contre -0,4%).
Par ailleurs, la croissance économique a été affectée par le repli des exportations de biens et services (-0,3%), alors que les  importations ont connu une augmentation (+3,1%).

La détérioration des échanges avec l’extérieur est due au recul des exportations du secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires, particulièrement celles de l’huile d’olive (-53,9%), et à la régression des exportations du secteur de l’énergie (-17,3%) attribuable principalement au fléchissement des prix moyens des hydrocarbures sur le marché international conjuguée à la poursuite du repli de la production nationale de pétrole  brut. De même, les recettes touristiques ont accusé une baisse de 1,7% (-9,3% sans l’effet change). Quant aux importations, tous les groupes de produits ont connu une progression à l’exception des produits énergétiques (-19,2%), en ligne avec la baisse des prix sur les marchés internationaux.

Parallèlement à l’élargissement du déficit commercial et au repli des recettes des services, l’excèdent de la balance des revenus des facteurs et des transferts courants a diminué, malgré la légère hausse des revenus de travail, entraînant ainsi une aggravation du déficit courant qui s’est élevé à 7,9 milliards de dinars, soit 8,8% du PIB.

La contraction des tirages sur les capitaux d’emprunt à MLT, la forte hausse des dépenses engagées au titre du remboursement du principal de la dette extérieure à MLT et la baisse des recettes au titre des investissements étrangers ont entraîné une détérioration du solde général de la balance des paiements (-1.143 MDT en 2016 contre +783 MDT en 2015). Par conséquent, les avoirs nets en devises ont régressé pour revenir à 12.935  MDT ou 111 jours d’importation à fin 2016 contre 14.102 MDT et 128 jours une année auparavant“.

Dans ce contexte et dans le sillage d’un déficit courant toujours élevé, d’une hausse des billets et monnaies en circulation et d’un recours plus accru du Trésor aux ressources intérieures, les pressions sur la liquidité bancaire se sont intensifiées se traduisant par une accentuation des interventions de la Banque Centrale sur le marché monétaire, qui ont atteint leur plus haut niveau en décembre 2016, soit 7.476 MDT contre 5.385 MDT en décembre 2015.
Ces interventions ont permis de réguler le marché et de réduire les fluctuations du taux du marché monétaire autour du taux directeur de la BCT.
Face à la persistance des pressions continues sur la balance des paiements, le taux de change du dinar s’est déprécié vis-à-vis des principales devises, soit 8,6% par rapport au dollar américain en termes de moyennes annuelles et 8,3% à l’égard de l’euro”, lit-on dans le rapport.

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“L’année 2018 sera une année difficile en raison de l’augmentation de la pression sur les finances publiques”, a affirmé le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Mohamed Fadhel Abdelkefi, estimant que la solution réside en la relance de la croissance économique.
Intervenant, lundi, lors d’une journée d’étude sur le principe de discrimination positive : les concepts et les mécanismes “, le ministre a évoqué “l’existence de difficultés pour l’élaboration du budget pour l’exercice 2018 fixé à 36 milliards de dinars, soit une hausse d’environ 4 milliards de dinars par rapport au budget 2017”.
Et d’ajouter que cette situation est expliquée par la hausse de la masse salariale et l’augmentation des subventions énergétiques qui atteindront 1,4 milliard de dinars contre 650 millions de dinars actuellement.
Pour le ministre, la première solution consiste à retrouver un rythme de croissance supérieur à 3%. La deuxième solution, qui n’est pas soulevée actuellement, se basera sur l’adoption d’une politique d’austérité, a-t-il encore fait savoir.

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Selon les dernières prévisions globales de marché (GMF – Global MarketForecast) d’Airbus, la flotte mondiale d’avions passagers d’une capacité supérieure à 100 sièges devrait plus que doubler au cours des 20 prochaines années (plus de 40 000 appareils), représentant une hausse de 4,4 pour cent par an pour la période 2017-2036.

Au cours de cette période, différents facteurs expliquent le besoin de 34 170 avions passagers et 730 avions cargo, d’une valeur globale de 5 300 milliards de dollars : nombre croissant de passagers prenant l’avion pour la première fois, hausse du revenu disponible consacré au transport aérien, expansion du tourisme, libéralisation de l’industrie, mise en place de nouvelles lignes et évolution des business models des compagnies aériennes.

Plus de 70 pour cent des appareils neufs seront des monocouloirs. Sur ce total, 60 pour cent permettront de répondre aux besoins de croissance du marché, et 40 pour cent viendront remplacer des appareils moins efficients en termes de consommation de carburant.

En raison du doublement de la flotte commerciale au cours des 20 prochaines années, 530 000 nouveaux pilotes et 550 000 nouveaux techniciens de maintenance seront nécessaires. En outre, cette croissance de la flotte constituera pour Airbus un véritable levier d’accélération du processus de développement de ses services à l’échelle mondiale.

Airbus a étendu son réseau mondial de lieux de formation, qui est passé de cinq à 16 en l’espace de trois ans.La croissance du trafic aérien est plus importante sur les marchés émergents tels que la Chine, l’Inde, les autres pays d’Asie et l’Amérique Latine, dont le pourcentage de croissance annuel est pratiquement deux fois plus important que celui des marchés établis de longue date (3,2 pour cent), notamment l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest.

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La Banque Mondiale (BM) a abaissé dimanche ses prévisions de croissance pour l’Algérie en 2017 et en 2018 du fait de la baisse des cours de pétrole en tablant sur des estimations légèrement inférieures à celles de janvier dernier, rapporte Radio Algérie.

Dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publié dimanche à Washington, la BM a ramené ses projections de croissance pour l’Algérie en 2017 à 1,8% contre 2,9% projeté dans son rapport de janvier dernier, soit une baisse de -1,1 point.

Pour 2018, la croissance du PIB réel de l’Algérie devrait s’établir à 1% en baisse de -1,6 point comparé au 2,6%, anticipé en janvier.

Selon les pronostics ajustés de la BM, la croissance de l’économie algérienne devrait légèrement s’améliorer en 2019 à 1,5% mais restera en baisse de -1,3 point par rapport à la prévision de janvier.

Cependant, les nouvelles prévisions de la BM pour l’Algérie sont légèrement en hausse comparées à celle anticipées dans son rapport d’avril sur le suivi de la situation de la région Mena. La BM avait, alors, tablé sur un taux de croissance de 1,5% en 2017 et 0,6% en 2018.

A l’instar des autres pays pétroliers de la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord, l’Algérie a pâti de la baisse des cours de pétrole qui l’ont incité à opérer un ajustement budgétaire pour faire face au choc pétrolier.

La croissance des pays exportateurs de pétrole de la région devrait s’établir à 1,8% en 2017 et celle des pays du Conseil de coopération du Golfe à 1,3%. En Arabie Saoudite, plus grande économie de la région, le taux de croissance devrait descendre à 0,6 % sous l’effet de la diminution de la production pétrolière, détaille la même source.

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“La corruption menace sérieusement le taux de croissance et concourt à le maintenir dans des proportions infimes. Sans cela, nous pourrions aisément atteindre 7 % à 8% de croissance. Et puis nous avons trouvé d’emblée un vide juridique. Un État ne saurait combattre la corruption sans une batterie de mesures législatives. Avant, les magistrats statuaient sur l’origine des biens sur de simples coups de fil. Ce n’est plus le cas. Face à ce constat, nous avons adopté une stratégie tous azimuts, toute action”, a indiqué le chef du gouvernement, Youssef Chahed dans une interview accordée au journal “Lapresse” et parue dans son édition de ce dimanche 4 juin 2017.

Il a par ailleurs ajouté qu’en premier lieu, le gouvernement a érigé la lutte anticorruption en priorité de la politique pénale de l’Etat. “Puis nous avons attaqué le volet législatif avec les lois sur l’origine des biens acquis, la loi sur les informateurs en matière de corruption, la mise en place d’institutions telle que l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) présidée par Chawki Tabib, munie de prérogatives inédites, disposant d’agents de police judiciaire et pouvant procéder aux perquisitions et descentes sur le terrain. Les gens vont s’habituer à ce type d’opérations. Ce n’est pas des opérations ponctuelles, il faut s’y habituer au même titre que la lutte antiterroriste”, a-t-il expliqué.

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  • L’activité économique rebondit en Guinée, avec des signes indiquant une croissance continue de plus de 6 pourcent.
  • La consolidation budgétaire comportant une augmentation des revenus et une réduction des dépenses publiques a permis de ramener le déficit budgétaire de base à 0.7 pourcent du PIB en 2016.
  • Le FMI estime qu’augmenter les dépenses d’infrastructure tout en préservant la stabilité macroéconomique permettra d’améliorer les perspectives d’une croissance pour tous à long terme.

Une mission du FMI dirigée par Giorgia Albertin a séjourné à Conakry du 15 au 25 Mai 2017 dans le cadre d’une mission technique pour discuter de l’évolution de la situation récente et des perspectives économiques et financières de la Guinée. Cette mission avait aussi pour but de préparer le terrain pour une future mission de négociation d’un nouveau programme appuyé par le FMI. À la fin de la mission, Mme Albertin a fait la déclaration suivante :

« Après le ralentissement enregistré en raison de l’épidémie de fièvre a virus Ebola, l’activité économique a rebondi en 2016, avec un taux de croissance réelle du PIB estimée à 6.6 pourcent, grâce notamment à une production minière en augmentation du fait du démarrage des nouveaux projets, un accroissement de la production agricole et de la production d’électricité »

« L’inflation moyenne est restée modérée à 8,2 pour cent en 2016, reflétant une augmentation mesurée des prix des produits alimentaires, une stabilité du taux de change et une politique monétaire prudente »

« Les efforts de consolidation budgétaire ont permis de réduire le déficit budgétaire de base en 2016 à 0.7 pourcent du PIB sous l’effet conjugué d’une augmentation des revenus et d’une réduction des dépenses »

« Les importations ont fortement augmenté, suite aux nouveaux projets d’investissements dans le secteur minier et ont été financées par un large afflux d’investissements directs étrangers. Les exportations se sont accrues, tirées par les produits agricoles, la bauxite et l’or »

« Les perspectives de croissance de l’économie guinéenne restent favorables. Pour 2017, la croissance devrait continuer à être robuste à 6,7 pourcent, grâce à la poursuite de la bonne performance du secteur minier, une accélération des activités de construction dans l’hôtellerie et l’énergie, ainsi qu’une bonne performance agricole »

« Il sera important de préserver la stabilité macroéconomique, assurer une croissance saine du crédit bancaire au secteur privé et promouvoir une croissance économique plus forte et qui bénéficie à toute la population »

« Augmenter les investissements en infrastructure, tout en préservant la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, sera également important pour réaliser le potentiel de croissance de l’économie guinéenne »

« L’équipe du FMI remercie les autorités pour leur hospitalité et pour les discussions constructives »

La mission a rencontré le Premier Ministre, Mr. Mamady Youla, le Président de l’Assemblée Nationale, Mr. Claude Kory Kondiano, la Commission Économique et Financière de l’Assemblée Nationale, le Ministre de l’Economie et des Finances, Mme Malado Kaba, le Gouverneur de la Banque Centrale de Guinée, Mr. Lounceny Nabé, le Ministre du Budget, Mr. Mohamed Doumbouya, les ministres de l’Energie et de l’Hydraulique, Mines et Géologie, Agriculture, les ministres conseillers du Président de la République et d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement. La mission a également rencontré les partenaires internationaux, ainsi que les représentants du secteur privé et de la société civile.

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Selon un rapport co-publié par la Banque africaine de développement et l’OCDE, l’Afrique enregistre cette année une hausse de son taux de croissance après une période tumultueuse, rapporte Africanews.

Cette reprise de la croissance est favorisée par le rebond des prix de certaines matières premières.

L‘économie africaine connaitra une augmentation à 3, 4% en 2017. Pour 2018, les spécialistes tablent sur 4,3 %.

En 2016, la croissance à l‘échelle du continent était de 2,2 % contre 3,4 % l’année précédente.

En avril déjà, la banque mondiale avait prévu une augmentation du taux de croissance en Afrique. Plusieurs pays africains ont souffert de la baisse des prix des matières, détaille la même source.

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Le 16ème rapport annuel “Perspectives économiques en Afrique 2017, élaboré par la Banque africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l’OCDE et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), table sur une croissance de 1,9 % en 2017 et de 2,8 % en 2018 en Tunisie.
La croissance en Tunisie devrait rebondir en 2017 et 2018, compte tenu de l’accélération escomptée de l’investissement, liée au démarrage des grands projets prévus dans le Plan de développement stratégique- PDS 2016-2020) et de l’accélération du rythme de mise en œuvre des réformes structurelles notamment celle relative à la réforme de la fonction publique dans le cadre du programme mis en œuvre par le Fonds monétaire international (FMI) avec l’appui des partenaires au développement“, note ce rapport qui dresse l’état actuel des pays du continent et livre des prévisions économiques à deux ans.

Axé cette année sur le thème “Entrepreneuriat et industrialisation “, le rapport rappelle tout de même que “ces prévisions sont inférieures aux prévisions du PSD 2016-2020, qui cible une croissance de 3 % en 2016, 4 % en 2017 et 4.5 % en 2018. Mais la réalisation de ces objectifs suppose le maintien de conditions sécuritaires optimales sur l’ensemble du territoire, condition sine qua non à la reprise de l’investissement privé et notamment des IDE “. Les investissements directs étrangers ont connu un repli de 25.4 % au premier semestre 2016 par rapport à la même période de 2015.

Selon le rapport de la BAD, le gouvernement tunisien devra, dans les deux années à venir, consolider les comptes publics en fixant un niveau de dépenses courantes compatible avec la compétitivité de l’économie. Le redressement de l’économie pourrait s’appuyer sur une politique monétaire permettant de contenir l’inflation en 2017 et 2018 et par une réduction du déficit des comptes courants.

L’inflation baisse en 2018

Les tensions sur les finances publiques devraient cependant demeurer significatives en 2017 et 2018. De son côté, l’inflation devrait légèrement augmenter en 2017 avant de refluer à nouveau en 2018“, indique le rapport, estimant que la Tunisie a présenté, en 2016, toutes les caractéristiques d’une économie duale avec, d’un côté, un tissu industriel moderne regroupant 5 600 entreprises de plus de dix salariés et de l’autre côté un tissu de petites entreprises sous-capitalisées, majoritairement unipersonnelles et concentrées à plus de 80 % dans le secteur des services en particulier le commerce, le transport et l’entreposage.

Le rapport 2017 de la BAD a passé au crible la question du rôle des entrepreneurs dans l’industrialisation du continent africain. Il propose des solutions pratiques que les gouvernements africains peuvent adopter pour mettre en place des stratégies d’industrialisation efficaces. Des politiques favorisant les compétences, les regroupements d’entreprises (clusters) et le financement lèveraient des contraintes majeures rencontrées actuellement par les entreprises privées africaines.

Des notes pays offrent une synthèse des tendances récentes de l’économie, des prévisions de croissance du produit intérieur brut pour 2017 et 2018, et des principaux enjeux dans chacun des 54 pays africains. Une annexe statistique (disponible en ligne uniquement) permet de comparer les variables économiques, sociales et politiques propres à chaque pays. La note concernant la Tunisie est consultable sur le lien suivant :
http://www.africaneconomicoutlook.org/en/country-notes/tunisia/

TAP

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Lors de son audition ce mardi 16 mai 2017, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a exprimé sa satisfaction par rapport au taux de croissance réalisé durant le premier trimestre de cette année, qui atteint 2,1% et ce, après plusieurs années durant lesquelles elle n’a pas dépassé 1%.

Le gouverneur de la BCT a cependant indiqué que la situation économique et financière du pays demeure très difficile et compliquée, expliquant cela par 4 variables, à savoir l’inflation, la balance budgétaire, le solde des opérations courantes et la dette extérieure. Ces facteurs impactent quotidiennement la politique monétaire du pays et ont un effet direct sur le marché de change, démentant ainsi les bruits qui avaient récemment circulé dans plusieurs médias selon lesquels, la baisse du dinar par rapport aux monnaies étrangères a pour cause la déclaration de la ministre des Finances, Lamia Zribi, récemment limogé par le chef du gouvernement.

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Gonflé à bloc par le statut de ténor continental du Sénégal, que vient de conforter le FMI en classant le pays parmi les 6 “champions de la croissance” en Afrique en 2017 et 2018, le président Macky Sall s’est épanché sur son destin, celui de ses concitoyens. Le moins qu’on puisse dire est que la confiance règne !

Le chef de l’Etat a commencé par affirmer, le dimanche 14 mai 2017, que le pays a tout ce qu’il faut pour entrer dans le cercle des grands producteurs de gaz, au regard des estimations de ses ressources. Il en est persuadé : Le Sénégal n’attendra pas 2035 pour atteindre l’émergence, comme le prévoit le PSE (le Plan Sénégal Émergent), un paquet de méga programmes – 8 grands chantiers au total – budgétisés en grande partie et portés à bout de bras par son initiateur, Macky Sall.
«Aujourd’hui, il est établi que nous avons des ressources énormes en gaz. Nous avons aussi du pétrole. Nous attendons seulement les derniers développements pour avoir des évaluations. Ce qui est évalué est suffisant pour faire du Sénégal une province gazière», a déclaré le président lors d’une rencontre avec des responsables et des promoteurs économiques de la Plateforme pour l’émergence et la citoyenneté, rapporte senego.com. Il a affirmé que le pays est en mesure d’atteindre l’émergence avant l’échéance fixée, 2035, car les projections du PSE n’avaient pas pris en compte les énormes quantités de pétrole et de gaz enfouies dans le sous-sol.

«J’ai décidé, parce que moi je vais partir en 2024, c’est mon vœu, mais avant cela, cette activité [exploitation et exploration du pétrole et du gaz] sera encadrée. Les ressources, leur destination, l’usage seront tout à fait maîtrisés», a-t-il ajouté, en direction d’une partie de la société civile qui agite le spectre de la malédiction du pétrole si le Sénégal ne mène pas impeccablement sa barque.

Le président est revenu sur le sujet polémique des énormes sommes englouties par la prospection, sans résultats. Il a confirmé que plus de 500 milliards de francs CFA avaient été injectés dans la recherche, en vain, à part les maigres résultats des puits de Gadiaga et Diamniadjo.

La recherche pétrolière est une activité sérieuse régie par le Code pétrolier de 1983. Il définit tout le cadre d’intervention. Rien n’est fait au hasard, personne ne peut s’amuser sur les conventions pétrolières. Aucun gouvernement», a asséné Sall.
«Il faut que le débat soit sérieux, sincère, qu’il tienne la route. Ensuite, quand on dit que le Sénégal a perdu des milliards, que personne ne nous a payés dans les transactions, c’est parce qu’on ignore comment fonctionne l’exploration pétrolière. On ignore ce que dit la loi. Comme dans tous les pays, l’exploration pétrolière est une activité risquée (…), elle est défiscalisée“, a indiqué le chef de l’Etat.

Le FMI apporte de l’eau au moulin de Sall

Les dernières prévisions du FMI tablent sur une croissance de 6,8% en 2017 et 7% en 2018. L’institution financière explique cette embellie par la stabilité politique au Sénégal, les excellents résultats du secteur agricole grâce aux subventions étatiques massives, notamment pour le riz, dont les Sénégalais sont très friands, qui pèse très lourd sur la balance commerciale et par conséquent dévore les devises étrangères.

Le FMI salue aussi les gros investissements, dans le cadre du PSE, faits dans les infrastructures : aéroports, autoroutes, chemins de fer, centrales électriques, routes… Le rapport met en avant l’emblématique TRE (Train express régional), d’un coût de 867 millions d’euros, qui va changer le visage de la capitale, Dakar et du futur deuxième pôle administratif du pays, Diamniadjo, qui va accueillir 15 ministères dès 2018 ainsi qu’une pléthore d’installations industrielles et commerciales.

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Le directeur adjoint du Fonds monétaire international Afrique, Roger Nord, a été reçu en audience vendredi dernier, par le Premier ministre malien, Abdoulaye Idrissa Maïga. Il était accompagné pour la circonstance du ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé. A sa sortie d’audience il a expliqué à la presse qu’avec le Premier ministre, il a évoqué la situation économique du Mali et la mise en œuvre du programme appuyé par le FMI. Il a aussi saisi l’opportunité pour féliciter le chef du gouvernement pour la bonne mise en œuvre du programme économique.

En effet, la croissance au Mali se maintient à un niveau adéquat, voire rigoureux et est estimée à environ 6%, a-t-il indiqué. La mise en œuvre du programme soutenu par le FMI est également très satisfaisante parce que les objectifs ont été atteints, a-t-il souligné. Ce qui permettra à la mission qui vient de séjourner dans notre pays de recommander au conseil d’administration du Fonds le décaissement de la prochaine tranche. Interrogé sur le montant de la dite tranche, le directeur adjoint du FMI Afrique a répondu que cette tranche va faire l’objet de discussion et que son équipe va proposer au conseil de l’augmenter afin d’ aider le Mali à faire face à ses défis.

Concernant l’économie malienne, il a souligné qu’elle a fait un net rebond ces dernières années. Avec déjà 6% de croissance, elle est tout à fait en ligne avec l’économie de l’UEMOA qui connaît aussi une croissance vigoureuse. Par ailleurs, il a souhaité que ces croissances soient bien reparties et qu’elles bénéficient à toutes les populations. Le responsable du Fonds a souhaité aussi une augmentation des recettes de l’Etat car c’est grâce à cette augmentation que les importantes dépenses sociales et celles relatives aux infrastructures pourront se réaliser.

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Malgré les multiples appels pour faire tomber le gouvernement de Youssef Chahed et les tentatives de certains partis politiques de diaboliser son travail, plusieurs indicateurs économiques laissent entrevoir les prémices d’une reprise économique prochaine. Le tableau de bord de l’économie nationale de la dernière note de l’Institut National des statistiques (INS) fait état d’un taux de croissance de 2,1% durant le premier trimestre de l’année 2017 et un PIB en hausse de 0,9% par rapport au dernier trimestre de l’année 2016. Deux bonnes nouvelles qui s’ajoutent à celles dévoilées récemment par l’Agence de promotion de l’Industrie (APII) et selon lesquelles l’investissement déclaré dans le secteur industriel a augmenté de 56% durant le premier trimestre. De bons chiffres mais qui demeurent encore en deçà des prévisions de certains experts en la matière et institutions financières, qui s’attendaient à ce que la croissance dépasse les 2,5% durant ce premier trimestre, des prévisions basées sur l’amélioration des indicateurs dans maints secteurs et sur la hausse de 13% des rentrées fiscales au titre de la TVA.

Revenant sur les chiffres dévoilés par l’INS concernant le taux de croissance, il est à indiquer que la réalisation d’une croissance positive s’explique principalement par l’évolution du secteur agricole (+ 4,9%) et celui des services marchands qui a progressé de 3,4%, essentiellement le domaine touristique qui a réalisé une croissance de 35% contre une régression des industries manufacturières qui ont accusé une perte de 1,1%.

Le secteur de l’agriculture et de la pêche a réalisé, au cours du premier trimestre 2017, une croissance de 4,9% alors que celui des services marchands s’est accru de 3,4% au cours du premier trimestre de 2017 par rapport à la même période de 2016. Cette progression est expliquée par la hausse de la valeur ajoutée de toutes ses filières, à l’instar du secteur des services hôteliers qui a réalisé une hausse de 8,6%, en raison de l’augmentation, au cours du premier trimestre 2017, de 35% du nombre de touristes. L’amélioration des indices de la croissance est due également au secteur des industries non manufacturières, laquelle a enregistré une légère croissance de 0,2%, au cours du premier trimestre de 2017 en comparaison avec la même période de 2016. Cela s’explique par la hausse de la production dans le secteur des mines (21,3%).

Il est à rappeler à ce propos que la Banque Mondiale (BM) projette, dans un rapport récent, l’accélération de la croissance économique à 2,3 % en 2017 du fait de la reprise dans les secteurs stratégiques de l’agriculture, du phosphate et de l’industrie manufacturière.

Toujours selon la BM, à moyen terme, la croissance devrait remonter progressivement à 2,8 % en 2018 et 3,2 % en 2019, en raison d’une amélioration du climat des affaires associée à des réformes structurelles et au renforcement de la stabilité sociale et de la sécurité. Le déficit budgétaire devrait toutefois, rester élevé, à 5,9% du PIB en 2017.

Par ailleurs, pour assurer la viabilité des finances publiques, la Banque Mondiale a souligné la nécessité de contenir la masse salariale de l’État et élargir l’assiette fiscale, puis créer de l’espace pour accroître les dépenses d’investissement. Le déficit courant devrait toutefois se resserrer légèrement à 8,4 % du PIB, sous l’effet de la relance progressive des secteurs manufacturier et minier, et du rebond des exportations des produits agricoles et des services.

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La croissance en Tunisie devrait augmenter au taux de 2,2% cette année et de 2,7% en 2018, selon les prévisions de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) dans son rapport du mois de mai.

Ce rebond est expliqué par celui de la production agricole suite à des fortes précipitations et par la reprise soutenue dans le tourisme et l’investissement.

Le rapport note que la croissance économique a été lente en 2016 pour se situer au taux de 1% contre 1,1% une année auparavant. Cette croissance modeste est attribuable à une reprise du secteur des services, compensant les baisses dans l’agriculture en raison des faibles niveaux de pluie, ainsi de l’extraction et du raffinage du pétrole et du gaz due à la réduction des investissements des compagnies pétrolières internationales.

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Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Cheikh Anta Gueye a séjourné à Niamey du 3 au 10 mai 2017 pour évaluer l’évolution économique en 2016 et au début de 2017, ainsi que pour examiner avec les autorités les mesures correctives qu’il convient de prendre pour atteindre les objectifs fixés pour fin juin 2017 dans le cadre du programme appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC)1. Le programme a été approuvé par le Conseil d’administration le 23 janvier 2017 (voir  Communiqué de presse no 17/18).

À la fin de la visite, M. Gueye a publié la déclaration ci-après :

« Les résultats macroéconomiques du Niger sont globalement satisfaisants. Selon les estimations, la croissance est passée de 4 % en 2015 à 5 % en 2016, grâce à une bonne campagne 2016/17 et à un redressement de la production pétrolière fin 2016. Mais le rythme de l’activité économique est à peine supérieur à la croissance de la population et continue de souffrir des problèmes de sécurité et de la crise humanitaire, de l’évolution défavorable des prix à l’exportation de l’uranium et du pétrole, et des difficultés économiques dans les pays voisins. L’inflation annuelle moyenne est restée maîtrisée à 0,2 % fin 2016. Les perspectives économiques à moyen terme restent favorables, mais sont exposées à des risques liés à la sécurité régionale et aux prix des matières premières.

« L’exécution du budget en 2016 a souffert de moins-values de recettes, qui s’expliquent en partie par l’évolution défavorable dans les secteurs des matières premières et la persistance des problèmes économiques dans les pays voisins. Par ailleurs, les mesures mises en œuvre par l’administration des douanes n’ont pas produit les résultats attendus. À fin décembre 2016, la plupart des objectifs budgétaires ont été atteints, excepté ceux liés aux recettes, qui étaient inférieures de 0,8 % du PIB à l’objectif.

« Les moins-values de recettes ont persisté au premier trimestre de 2017. Le contrôle soutenu des dépenses par le biais de la régulation budgétaire a contribué à maintenir le déficit budgétaire et le financement intérieur en deçà des objectifs du programme appuyé par la FEC. Des progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre des réformes structurelles. Les autorités ont notamment bien avancé dans la mise en place du Compte Unique du Trésor, et la mise à jour de la politique nationale du genre de 2008, particulièrement en ce qui concerne l’autonomisation des femmes et la réduction des inégalités entre hommes et femmes.

« Les autorités ont souligné leur solide attachement au programme et leur détermination à prendre immédiatement les mesures correctives nécessaires pour atteindre les objectifs fixés dans le programme appuyé par la FEC pour fin juin 2017. Il s’agit de mener des contrôles concernant l’impôt sur le revenu et la TVA, d’améliorer le recouvrement des arriérés d’impôts, d’utiliser les valeurs de transaction effectives pour l’évaluation des taxes douanières, et d’empêcher la fraude sur la commercialisation des produits pétroliers et d’améliorer la gestion des exonérations fiscales. Pour le moyen terme, les autorités préparent une stratégie de réduction du déficit budgétaire pour remplir les critères de convergence de l’UEMOA et la mise en place d’un dispositif qui permettra d’améliorer le recouvrement de la TVA.

« La mission a rencontré le Président Issoufou Mahamadou et le Premier Ministre Brigi Rafini, le Ministre des Finances Massoudou Hassoumi, le Ministre Délégué au Budget Ahmat Jidoud, et d’autres hauts cadres de l’administration ainsi que le Directeur national de la BCEAO. L’équipe a rencontré aussi des représentants de la société civile, du secteur privé et des bailleurs de fonds.

« La mission du FMI tient à remercier les autorités de leur hospitalité chaleureuse et des entretiens constructifs et productifs. »

[1] La facilité élargie de crédit (FEC) est le principal outil dont dispose le FMI pour accorder une aide financière à moyen terme aux pays à faible revenu. Un financement au titre de la FEC est assorti d’un taux d’intérêt nul, d’un différé d’amortissement de cinq ans et demi et d’une échéance finale de dix ans.

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  • La mission du FMI et les autorités sont parvenues à un accord préliminaire qui permettra de recommander au Conseil d’administration la conclusion de la septième revue du programme appuyé par la FEC et la prorogation d’une année du programme.
  • La croissance économique devrait rester forte en 2017 mais les risques sont baissiers, notamment en raison des conditions d’insécurité et du renchérissement des conditions de financement du marché.
  • L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur l’importance de la mobilisation des recettes nationales et d’une trajectoire budgétaire qui maintienne la discipline budgétaire.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 2 au 12 mai 2017 dans le cadre des consultations relatives à la septième revue du programme économique et social du gouvernement appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI approuvé en décembre 2013.

A l’issue de la mission, Madame Yontcheva a fait la déclaration suivante :

« La mission du FMI et les autorités sont parvenues à un accord préliminaire qui permettra de recommander au Conseil d’administration la conclusion de la septième revue du programme appuyé par

la FEC et la prorogation d’une année du programme. Suivant le calendrier actuel, la septième revue du programme FEC devrait être conclue en Juillet 2017, avec l’examen du dossier par le Conseil d’Administration. »

« La mission se réjouit des performances macroéconomiques soutenues de l’économie malienne. D’après les estimations préliminaires pour l’année 2016, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est situé à 5.8%, et l’inflation a été contenue à moins de 1%, reflétant des prix du pétrole bas. Le déficit budgétaire s’est situé à 4% du PIB en en ligne avec les objectifs du programme, certaines recettes supplémentaires ayant permis de compenser les dépenses additionnelles engagées pour faire face aux élections et aux besoins sécuritaires. En revanche, le déficit du solde global de la balance des paiements s’est creusé de 2,3 points de pourcentage pour atteindre 3,9 % du PIB».

« La mission et les autorités ont examiné l’exécution budgétaire pour 2016 et le début 2017. Tous les critères de performances du programme à fin décembre 2016 ont été atteints. Des retards ont été toutefois enregistrés dans la mise en œuvre des réformes structurelles prévues à fin Décembre, même si des progrès encourageants ont été notés.»

« La croissance économique devrait rester forte en 2017 mais les risques sont baissiers, notamment en raison des conditions d’insécurité et du renchérissement des conditions de financement du marché. Des revendications sociales en ce début d’année ont donné lieu à des dépenses budgétaires non prévues en 2017. L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur la nécessité de maintenir les dépenses en ligne avec les ressources budgétaires, tout en protégeant les dépenses sociales et en stimulant l’investissement public à moyen terme. L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur l’importance de la mobilisation des recettes nationales et d’une trajectoire budgétaire qui maintienne la discipline budgétaire. A cet égard, la mission du FMI soutient l’objectif des autorités d’atteindre un déficit budgétaire global de 3% du PIB en 2019, un des critères de convergence de l’UEMOA. La mission a également encouragé l’achèvement des réformes en cours visant à limiter les dépenses fiscales par le contrôle des exonérations discrétionnaires. La mission a souligné l’importance d’améliorer la mobilisation des recettes, y compris par la fixation de prix des produits pétroliers à la pompe reflétant l’évolution des cours mondiaux de ces produits tout en limitant l’impact sur les populations les plus vulnérables. »

La mission a rencontré le Premier Ministre, M. Abdoulaye Idrissa Maiga, le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, le Ministre de la Décentralisation et de la Fiscalité Locale, M. Alassane Ag Ahmed Moussa, le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, M. Konzo Traoré, et d’autres hauts responsables publics ainsi que les représentants de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers du Mali.

L’équipe du FMI exprime sa gratitude aux autorités ainsi qu’à tous leurs autres interlocuteurs pour les discussions franches et constructives et la chaleureuse hospitalité qui leur a été réservée.

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La production industrielle de la France a rebondi de 2,0% en mars après un début d’année difficile, sous l’impulsion des secteurs des biens d’équipements et des transports, selon Reuters.

La seule production manufacturière, qui restait sur trois mois consécutifs de baisse, a elle rebondi de 2,5%.

L’Insee a parallèlement révisé légèrement l’évolution de production industrielle de février à -1,7% (-1,6% annoncé précédemment), de même que celle de la production manufacturière du même mois à -0,7% (contre -0,6% initialement).

Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 1% de la production industrielle de février.

Sur l’ensemble du premier trimestre, la production industrielle accuse un recul de 0,5% et la production manufacturière se contracte de 0,3%.

Mars a été marqué par un nouveau recul (-1,6% après -7,8%) de la production et distribution d’énergie (électricité et gaz) en raison des températures douces, a encore précisé Reuters.

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