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L’agence américaine de notation Fitch Ratings dit à peu près la même chose que les autorités tunisiennes sur les bonnes perspectives de croissance et la réduction du déficit, mais c’est insuffisant pour faire monter la note de défaut émetteur à long terme en devises étrangères du pays. Dans son rapport publié hier vendredi 17 novembre 2017, Fitch maintient cette note à “B+”, avec perspective stable, tout de même, pour essentiellement une raison : L’instabilité politique.

Dans le chapitre des bons points, il y a l’amélioration des indicateurs sécuritaires et économiques depuis 2016, la prédiction du repli du déficit dans les années à venir ainsi qu’une dynamisation de la croissance du PIB à 2,2% pour cette année contre à peine 1% en 2016.

D’après Fitch, la Tunisie est apte à réaliser un taux de croissance de 2,8% en 2018 et 3% en 2019, qui sont les conditions d’une reprise économique graduelle. Mais il y a le poison de l’instabilité politique et la dégradation de la sécurité dans le pays, des éléments que l’agence américaine prend très sérieux. Ce qui explique d’ailleurs que Washington hésite à garantir le prêt tunisien de 500 millions de dollars.

Mais ce n’est pas le seul ombre sur le tableau de la Tunisie, il y a aussi l’explosion de la dette publique, que Fitch Ratings évalue à 70% du PIB à la fin de 2017 contre 62% en 2016. Si on on y ajoute le déficit budgétaire devenu chronique, le service de la dette risque de monter très vite, jusqu’à 76% du PIB en 2024.

L’agence pointe également la forte dépendance de la Tunisie du financement international pour réduire son déficit. Cet appui devra se poursuivre pour maintenir à flot le pays, mais si jamais il faiblit c’est tout l’édifice des financements extérieurs qui s’effondre, alerte Fitch.

Dans un récent statut sur sa page officielle, l’économiste Ezzeddine Saidane dit «Non, ce n’est pas vrai, il n’y a pas de reprise économique». Selon lui, «les chiffres sont là et ils sont têtus ». Une déclaration qui va à l’encontre, par exemple des dernières déclarations du gouverneur de la BCT ou encore de ce qu’écrit le Financial Times. Saidane réfute, persiste et signe, et l’écrit même en LETTRES CAPITALES !

En effet, Saidane explique que

1- La croissance économique reste faible: 2,1% en glissement annuel (sur les 12 derniers mois) et 0,7% pour le troisième trimestre de cette année par rapport au trimestre précédent (2ème trimestre 2017) . Ceci donne une croissance de 1,9% pour les neuf premiers mois de cette année par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2016. Ce rythme de croissance demeure insuffisant en termes de création d’emplois, de création de richesses et d’amélioration du niveau de vie du citoyen Tunisien. Il ne permet pas non plus de parler d’une reprise de l’économie;

2- Le déficit de la balance commerciale atteint un nouveau record: 13,2 milliards de Dinars pour les 10 premiers mois de cette année (12,6 milliards de Dinars pour toute l’année 2016). Une partie de ce déficit sera couverte par les recettes du tourisme, par les transferts des Tunisiens à l‘étranger et par les IDE (Investissements Directs Étrangers). Le reste doit être couvert en devises, donc par de la dette extérieure supplémentaire !!!

3- Le refinancement des banques par la Banque Centrale (planche à billets) atteint un nouveau record: 10,738 milliards de Dinars au 15 novembre 2017;

4- Les réserves de change baissent rapidement pour atteindre l’équivalent de 92 jours d’importation (ligne rouge: 90 jours) et ce malgré les crédits extérieurs (et intérieurs en devises) contractés récemment;

5- Le Dinar continue de glisser. Le Dinar a perdu plus de 20% de sa valeur depuis le début de l’année, plus de 40% depuis 3 ans, et plus de 60% depuis 2010;

6- La dette publique atteint 70 milliards de Dinars (25 milliards de Dinars en 2010), soit 45 milliards de Dinars de dettes supplémentaires en 7 ans. Le projet de loi des finances 2018 prévoit 76 milliards de Dinars pour 2018;

7- L’inflation reprend de plus belle: 5,8% annoncé par l’INS et plus de 9% vécu par le citoyen. Le citoyen Tunisien a perdu 25% de son pouvoir d’achat depuis 2010. La solution, de toute évidence, n’est pas dans les augmentations de salaires. Il faut redresser l’économie;

8- L’épargne nationale (qui sert à financer les investissements) baisse à 11% du PIB (22% en 2010);

9- Le projet de loi des finances 2018 fait l’unanimité (ou presque) contre lui. Il se base sur des hypothèses qui sont déjà dépassées. Il prévoit, entre autres, 8,5 milliards de service de la dette pour 2018 (remboursements de principal et intérêts) et 9,5 milliards de Dinars de crédits nouveaux. La Tunisie emprunte pour rembourser ses dettes!!! Il prévoit de nouveaux impôts et de nouvelles taxes. Mais il comporte par contre peu de mesures en termes de maitrise des dépenses de l’État;

10- Fitch Ratings vient de publier un rapport de 140 pages sur la Tunisie. Ce rapport est négatif, très négatif même. Le principal reproche concerne l’absence de réformes visant à sauver l’économie;

11- Le FMI n’a pas débloqué la troisième tranche du crédit de 2,9 milliards de Dollars (prévue pour octobre 2017). Le FMI préfère attendre le sort de la loi des finances 2018. N’oublions pas que les institutions financières s’alignent derrière la position du FMI;

IL N’Y A DONC PAS DE REPRISE ÉCONOMIQUE. LES RATIOS CONTINUENT DE SE DÉTÉRIORER ET IL N’Y A PAS DE STRATÉGIE DE SAUVETAGE. LA TUNISIE A BESOIN D’UNE PRISE DE CONSCIENCE, VOIRE MÊME D’UN CHOC. L’EFFONDREMENT DE L’ÉCONOMIE PEUT METTRE EN DANGER LES PROGRÈS RÉALISÉS AU NIVEAU DE LA TRANSITION DÉMOCRATIQUE. LE SAUVETAGE DE L’ÉCONOMIE DEMEURE POSSIBLE SI LES RESPONSABLES POLITIQUES SONT DISPOSÉS À CONCENTRER LEURS EFFORTS SUR LE SAUVETAGE DE L’ÉCONOMIE ET NON PAS SUR LEUR CARRIÈRE POLITIQUE PERSONNELLE.

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une simple conférence de presse, ni pour une quelconque visite sur terrain du chef du gouvernement, et encore moins à un de ses déplacements à l’étranger. Nous faisons plutôt partie de ceux qui ont toujours critiqué Youssef Chahed et maintes fois dénoncé les travers, les erreurs et les malfaçons redondantes de la politique de communication du chef du gouvernement, et son attaché de presse nous le rend «bien». Et pourtant !

Comme beaucoup de Tunisiens et contrairement à beaucoup de ces politiciens qui pensent déjà au prochain, nous croyons en la nécessité impérieuse, après 3 présidents de la République, 7 chefs de gouvernement, 10 gouvernements, 286 ministres, 195 secrétaires d’État et 218 conseillers, d’un minimum de stabilité politique. Le pays en a fortement besoin, pour terminer ses réformes

Non que Youssef Chahed soit le meilleur, mais parce qu’à force de chaises musicales, on finit par avoir le tournis et perdre l’équilibre. Non que l’actuel chef de gouvernement, avec des conseillers qui font jaser et un gouvernement encore loin d’appliquer le dicton «l’homme qu’il faut à la place qu’il faut» et encore loin, lui-même, de pouvoir se construire l’espace politique et social qui lui donnerait les coudées franches dans son action à la tête du gouvernement, soit sans défauts. Mais parce qu’à force de changer de gouvernement, on finit simplement par changer de bord en épuisant un peuple, qui commence déjà à trouver le temps long pour voir arriver le changement voulu par la révolution.

Qui plus est, si ce jeune chef de gouvernement, qui a fait l’objet d’un consensus de la part des signataires du Pacte de Carthage, commence à réaliser ce dont ses parrains l’ont chargé.

Force est en effet de remarquer que le secteur touristique se relève malgré les douloureux coups de bélier du terrorisme. Touristes, européens et de toutes nationalités, reviennent. TO et grandes marques internationales de l’hôtellerie reprennent la route de la destination Tunisie. Les chiffres et les intentions d’investir le prouvent.

  • Youssef connaitra-t-il le sort de Joseph ?

Touchons du bois, mais la Tunisie n’a plus connu, depuis le Bardo, de nouvelles attaques terroristes et le nombre de projets d’attentats, avortés par les efforts des différentes forces de l’ordre, le prouve. Le pays connait, malgré tout, une certaine stabilité sécuritaire, malgré l’explosion des chiffres de la criminalité que le nouveau ministre de l’Intérieur réfute.

Les devises étrangères rentrent dans les caisses, malgré le peu de satisfaction des bailleurs de fonds des conditions de déroulement des réformes pour lesquelles ils ont accordé les crédits à la Tunisie. Tous les ratios financiers du pays ne sont pas encore au beau-fixe, loin s’en faut, mais l’économie tient encore la route et les investisseurs étrangers n’arrivent toujours pas à bouder la destination Tunisie.

La masse salariale a augmenté comme jamais durant les dix dernières années et il n’arrive toujours pas à maîtriser les prix, mais il fait de la croissance, même si certains experts estiment que 1,9 % réalisé sur les 9 mois de 2017 reste une croissance anémique (Cf Walid Ben Salah).

Après les 1,9 % du premier trimestre 2017, il en est déjà à 2,1 %. Au regard de ces chiffres, c’est manifestement une nouvelle trajectoire qui se dessine, comme nous l’écrivions. Et elle devra certainement être vigoureusement soutenue sans coup férir, c’est-à-dire par moins de troubles sociaux, davantage d’efforts et de travail, une stabilité politique et fiscale qui draine les investissements, qu’ils soient domestiques et étrangers, et surtout un retour massif au travail. Dans un récent article, Pierre le Jeune d’Allegeershecque, qui est analyste chez le cabinet conseil en intelligence économique «Alaco» basé à Londres, estime que «il y a des indications que la tendance économique [Ndlr : de la Tunisie)] tourne. La Banque mondiale s’attend à une reprise de la croissance cette année alors que la situation politique et sécuritaire se stabilise et que les investissements étrangers commencent à revenir», rapporte le «Financial Times».

  • Youssef et la guerre contre la corruption, en guise de chemise !

Force est aussi de constater que l’homme est enfin entré en guerre contre le phénomène endémique que tout un pays dénonce, celui de la corruption, de la prévarication et les trafics de tous genres. Sa guerre n’est pas encore totale et «oublie» encore quelques autres facettes de ce fléau, mais il avance même si c’est dans les contraintes, politiques et partisanes.

C’est, peut-être, tout cela qui lui vaudra d’être remercié, d’ici la fin de l’année disent certains, ou avant la fin de sa mission disent d’autres. Ce qui est sûr, c’est que toute l’arrière scène politique tunisienne bruisse depuis peu d’informations prêtant au chef de l’Etat l’intention d’infliger à Youssef Chahed le même sort que son prédécesseur, Habib Essid.

Si cela se vérifiait, Béji Caïed Essebssi aura rendu le pire service à la Tunisie dont il s’était érigé protecteur, en l’introduisant de nouveau dans la tourmente de l’instabilité politique !

Mais peut-être que les «faux-frères» politiques de Youssef prendront-il sa guerre contre la corruption en prétexte tacite pour lui faire subir le même sort que Joseph et l’incident de la chemise avec la femme de Putiphar !

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a annoncé une légère amélioration au niveau des principaux indicateurs économiques; voire des prémices d’une reprise économique. ” La tendance est positive et les choses sont en amélioration… en témoignent les chiffres que nous allons publier prochainement“, a assuré Ayari, dans une déclaration faite aux médias, en marge du Forum de l’entrepreneuriat tenu, ce jeudi 16 novembre 2017, à l’initiative de l’Institut Arabe des Chefs d’entreprises (IACE).

Il a fait savoir à cet effet que la Banque centrale est en train d’accentuer les efforts pour éviter un dérapage du déficit commercial et ce, en incitant les banques, publiques et privées, à ne pas financer les importations et les encourager par conséquent à financer les PME.

Évoquant la situation du dinar tunisien, Chedly Ayari a tenu à préciser que sa perturbation n’est pas particulière et est liée à l’état de l’économie du pays, notamment le commerce, à la demande sur la devise pour financer le déficit commercial, les importations et les transactions commerciales. ” La devise dépend de plusieurs facteurs économiques, commerciaux et financiers qui marquent le pays dans une période bien précise“, a indiqué Chedly Ayari, avant d’ajouter que le déficit est financé par la devise qui à son tour ne viendra qu’à travers la reprise de l’importation et de l’investissement, facteurs déterminants de la reprise de la valeur du dinar, selon ses dires.

Sans évoquer des chiffres, le gouverneur de la BCT a assuré que la dégradation du déficit commercial devient aujourd’hui plus importante, une des raisons ayant poussé la Banque centrale, selon ses dires, à prendre, en coordination avec le ministère du Commerce, un ensemble de mesures dont la plus importante est de rendre difficile l’octroi des autorisations relatives à l’importation de certains produits considérés non prioritaires.

Il a par ailleurs annoncé que la BCT se prépare à mettre en place un laboratoire de recherche dédié à l’étude de la technologie Blockchain, soulignant toutefois que ce projet n’est actuellement qu’une idée et que le travail se concentre actuellement sur l’étude de la faisabilité et des domaines d’intervention de cette technologie post-internet, selon ses déclarations.

Il a estimé que cette nouvelle technologie dépasse de loin la question de la monétique et permettra de réduire non seulement le coût mais aussi les délais d’attente.  “C’est une nouvelle dynamique technologique plus forte que l’internet“, a-t-il assuré.

Ayari a dans le même contexte indiqué que la BCT est invitée à organiser un sommet africain sur la Blockchain. “Nous allons discuter avec Paris Europlace la possibilité d’organiser en Tunisie, et pour la première fois en Afrique, un sommet africain sur la Blockchain“, a assuré Ayari, sans se prononcer sur la date de la tenue de ce Sommet.

Il a toutefois indiqué que malgré l’importance de cette technologie, la BCT vise à développer davantage les technologies modernes de la finance telles que le cashless, le e-commerce, le e-paiement : “Nous voulons nous concentrer sur les nouvelles techniques financiers“, a-t-il dit.

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Le gouvernement algérien voit grand en termes de PIB (produit intérieur brut) et de croissance de l’économie pour 2018. En effet le projet de la Loi de finances table sur un taux de croissance multiplié presque par deux l’an prochain, 4%, alors qu’elle ne devrait pas dépasser 2,2% en 2017, rapporte l’agence Reuters.

Il est dit également, dans le même document, que l’inflation devrait se situer aux alentours de 5,5% en 2018, le même niveau que celle de cette année.

C’est la hausse de 8% du Budget de l’Etat qui va impulser ce rebond très conséquent de la croissance, d’après les prévisions du gouvernement. A noter que le projet de la loi de finances 2018, avalisé mercredi dernier par le Conseil des ministres, a programmé une cagnotte de 6521 milliards de dinars algériens (56,4 milliards $), alors que les dépenses ont été évaluées à 8628 milliards de dinars (74,7 milliards $). Donc il y a un déficit budgétaire, un important même, 9%, mais qui est en net repli par rapport aux 14% de l’exercice 2016. Alors question : Comment récolter le montant manquant quand on sait que l’emprunt sur le marché local ne pourra endosser cela et quand on sait que les autorités s’obstinent à tourner le dos au marché international de la dette ?

C’est toute la question, ou plutôt le casse-tête budgétaire du moment. L’Algérie, qui ne peut plus s’appuyer sur les confortables ressources du pétrole, dont les cours ont fondu, devra très vite trouver des alternatives avant le 1er janvier 2018, date de l’entrée en vigueur de la Loi de finances. La piste du Fonds de régulation des recettes est obstruée, puisque tous les sous ont été aspirés pour perfuser le Trésor public, dont le déficit a tendance à s’installer. Alors il se dit que les autorités songent sérieusement à lâcher les brides de la planche à billets pour financer le Budget. Levée de boucliers des analystes, qui alertent sur les périls qui guettent en cas d’ouverture du robinet.

Ce qu’on sait par ailleurs, c’est que les réserves de change devraient continuer à plonger en 2018, passant de 97 milliards de dollars d’ici fin 2017 à 84,6 milliards $ l’an prochain, à cause justement de la chute des revenus du pétrole qui pèsent très lourd, trop, dans le stock de devises. Tout cela pour dire que la diversification de l’économie, et donc des sources de recettes pour les caisses publiques, qui est déjà dans les petits papiers de l’exécutif algérien, ne sera pas un luxe !

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L’IACE a publié Vendredi 10 Novembre 2017 la deuxième Edition du Rapport sur la Compétitivité de la Tunisie 2017. Ce rapport est une initiative survenue à la lumière du Rapport de Davos, et à travers laquelle l’IACE tâche à faire le point annuellement sur la compétitivité de l’économie tunisienne afin de sensibiliser les décideurs politiques et économiques à la nécessité de mettre en œuvre les politiques adéquates.
Cette deuxième édition du rapport s’attarde sur la compétitivité de l’Etat et celle des entreprises à travers, d’une part, un classement de la Tunisie issu de 19 rapports produits par des institutions internationales. L’idée adoptée est de synthétiser ces rapports en 4 familles portant sur des indicateurs à caractère général, des indicateurs de marchés, des indicateurs de compétitivité technologique et (iv) des indicateurs de cadre de vie.
D’autre part, une analyse des indices de confiances sectorielles basés sur la perception des chefs d’entreprises sur la situation économique du pays. Ces indicateurs nous permettent d’examiner la compétitivité des entreprises et aussi de présenter des prévisions par rapport à la croissance économique de la Tunisie. La méthode de mesure de ces indicateurs basée sur une enquête de 300 entreprises.
Le rapport prévoit un taux de croissance égale à 1.86% pour l’année de 2018, un taux inférieur à celui prévu par le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale.

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Le Millennium Challenge Corporation (MCC) du gouvernement des États-Unis et le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire ont signé le mercredi 08 novembre 2017 un Compact de cinq pour un montant de 524.7 millions de dollars afin de stimuler la croissance économique et réduire la pauvreté en Côte d’Ivoire, en favorisant la stabilité régionale et de nouvelles opportunités d’affaires. Le Président de la Côte d’Ivoire, S.E.M. Alassane Ouattara et le PDG par intérim du MCC, Monsieur Jonathan Nash ont rejoint Monsieur John Sullivan, Sous-secrétaire d’Etat américain dans les locaux du Département d’État à Washington, D.C., pour la cérémonie de signature.

Le Compact du MCC avec la Côte d’Ivoire est destiné à soutenir la croissance et les investissements privés par le renforcement des capacités de la population active, la réduction des coûts du transport et l’ouverture de nouveaux marchés. Le gouvernement de la Côte d’Ivoire doit apporter une contribution supplémentaire de 22 millions de dollars pour appuyer le programme compact.

« Le partenariat entre la Côte d’Ivoire et le Millenium Challenge Corporation est un investissement pour le futur du peuple ivoirien », a affirmé le Président Alassane Ouattara. « Ensemble, nous pouvons renforcer l’économie afin d’étendre la croissance et les opportunités en Côte d’Ivoire et au-delà. »

« Le Compact de la Côte d’Ivoire contribue à la stabilité et à la sécurité dans la région, facilite les échanges commerciaux à travers les investissements visant à soutenir de nouveaux marchés de biens et améliore l’éducation des jeunes, » a affirmé Jonathan Nash, PDG du MCC. Le Compact de la Côte d’Ivoire a été conjointement élaboré par le MCC et le gouvernement de la Côte d’Ivoire afin de faire face à deux des plus importantes contraintes à la croissance dans le pays : faible disponibilité des travailleurs qualifiés ; et les défis en matière de transport des biens et des personnes, surtout à Abidjan, la capitale économique.

Le Compact intervient alors que la Côte d’Ivoire se remet d’une instabilité politique et d’un déclin économique durant les années 1990 et 2000. Depuis 2012, la stabilité politique a permis à l’économie de se rétablir des années de stagnation, le pays avoisinant une augmentation de 9% de croissance du PIB pendant chacune des cinq dernières années. Malgré ce rétablissement, le pays a toujours des objectifs non réalisés dans la réduction de la pauvreté et reste dépendant d’un nombre limité d’exportations.

Environ 40% de la population a moins de 14 ans, et plusieurs jeunes ivoiriens ne terminent pas leurs études secondaires. Afin de satisfaire les besoins du secteur privé en matière d’emploi et de renforcer les capacités de la main d’œuvre, l’investissement du MCC portera en partie sur le développement de l’éducation et des compétences recherchées.

Le projet employabilité et productivité va accroître l’accès à l’éducation et à l’enseignement secondaires, et soutenir la construction de près de 84 nouvelles écoles secondaires. À travers un partenariat public-privé, un nouveau modèle d’éducation et de formation technique permettra le développement des compétences recherchées. Cela permettra également au gouvernement de mitiger les disparités entre hommes et femmes, en améliorant les résultats des filles dans le système éducatif.

Les investissements du MCC dans le domaine du transport sont destinés à faciliter les échanges commerciaux, ouvrir de nouveaux marchés de biens et créer de nouvelles opportunités d’affaires. Le projet de transport d’Abidjan réduira le coût du transport et améliorera l’efficacité des entreprises par la réhabilitation des routes à l’intérieur et autour de la zone portuaire ainsi que l’amélioration de la gestion et de l’entretien des routes.

Processus conduisant au partenariat avec le MCC

Après avoir satisfait à cinq des 20 indicateurs politiques en 2013, le gouvernement de la Côte d’Ivoire a adopté le tableau de bord du MCC comme feuille de route pour les réformes et mis en place un comité interministériel pour élaborer et mettre en œuvre ces réformes. Après que la Côte d’Ivoire a passé le tableau de bord du MCC en 2015, le Conseil d’administration du MCC a sélectionné le pays comme éligible au développement d’un Compact. Les efforts concertés du pays démontrent l’impact que le modèle et le tableau de bord du MCC ont dans le changement de politiques dans le monde même avant qu’un dollar du contribuable ne soit dépensé. C’est ce qu’on appelle souvent « l’effet MCC ».

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Le trafic passagers du mois d’Octobre 2017 fait état d’un accroissement de 11.3 % et ce, par rapport à la même période en 2016.

Ainsi, les principaux indicateurs durant le mois d’Octobre 2017 par rapport au mois d’Octobre 2016 se présentent comme suit:

1– Le trafic, toutes activités confondues, est passé de 252.135 à 280.575 passagers :

-Le trafic régulier a augmenté de 6.1 %, passant de 249.113 à 264.276 passagers.

Quant à l’activité charter, elle a enregistré une croissance remarquable de 2.260 à 16.233 passagers et ce grâce à la reprise du trafic touristique.

2- Le coefficient de remplissage est de 74.7% en Octobre 2017.

3- Sur le plan des principaux marchés de Tunisair, selon le découpage géographique et en matière de trafic régulier, il convient de signaler ce qui suit :

– Les pays Européens, cumulant une part de trafic passagers de 79.1% ont enregistré une augmentation de 5.4 %.

– Les pays Africains, cumulant une part de trafic passagers de 13.2 % ont enregistré une amélioration de 12.2%.

– Les pays du Moyen Orient, dont la part de trafic passagers est de 6.7 %, ont enregistré une progression de 4.5%.

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Les échanges commerciaux au Togo, ont connu une amélioration durant la décennie se terminant en 2015. Le poids du commerce est passé de 91% du PIB en 2006 à 95 % en 2015, révèle le panorama de l’Aide pour le commerce 2017.

Selon les données dévoilées par l’agence africaine d’information financière Ecofin, cette performance a été  plus ou moins portée par  la forte progression de l’ensemble flux commerciaux.

Les exportations de services ont cru de 178% tandis que les importations sont ressorties avec une hausse moins conséquente (43%).

Si les services ne représentaient que 20% des exportations globales en 2006, ils se sont améliorés à 30% en 2015. Et ne représentent que 15% des importations contre 22% en 2006. Le solde des services s’en est ainsi trouvé renforcé, précise la même source.

Par contre, en 2015, la balance des biens s’est dégradée en valeur relative. Une détérioration marquée par une hausse de 115% pour les importations de biens et de seulement 60% pour les exportations.

En matière de partenaires commerciaux, le Niger, principale destination des exportations  togolaises de biens en 2007, cède sa place au Burkina Faso qui a attiré en 2015, 16% du total.  Eternelle deuxième destination des produits togolais, le Bénin passe de 11% en 2007 à 15% en 2015, détaille Ecofin.

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Lors d’une rencontre qui se tient actuellement à l’académie parlementaire de l’ARP, sur le projet de la loi de finances 2018, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a fait savoir qu’un taux de croissance de 3% fixé au titre de l’année 2018 est facile à atteindre, notamment à la lumière du démarrage de l’exécution des projets d’investissement et dont le coût s’élève à près de 5200 Millions de dinars, selon le ministre.

Le ministre prévoit aussi un taux de croissance de 2,2% à la fin de l’année 2017. “C’est jouable à la lumière des indicateurs actuels sur la situation économique“, a-t-il expliqué.

L’année 2018 connaîtra aussi, selon le ministre, la relance de l’investissement suite à l’entrée en application du nouveau code de l’investissement et de l’ensemble des avantages fiscaux.

Ridha Chalghoum a également indiqué que les intentions d’investissement dans les secteurs agricole et industriel se sont améliorés durant cette dernière période.

Il est à rappeler à ce propos que la Tunisie ambitionne de réaliser un taux de croissance de 3%, en 2018, contre 2,2% prévu pour toute l’année 2017 et ce, en s’appuyant sur une croissance du secteur de l’agriculture et de la pêche de 5,5% (contre 2,3% prévue en 2017) et le développement des industries manufacturières ainsi qu’une augmentation des industries non manufacturières de 2,4 % contre une baisse de la croissance des services marchands de 3,4% pour l’ensemble de l’année 2017 à 2,7% pour l’année 2018, avec le maintien de la croissance des services non marchands à 0,7%.

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Selon des statistiques publiées lundi 23 octobre 2017 par l’agence option finances (AOF) et rapportées par le site Boursorama, en Allemagne, l’indice PMI manufacturier flash d’IHS Markit d’octobre est ressorti à 60,5.

Les économistes tablaient sur 60,2 après 59,5 en septembre. Celui des services s’est établi à 55,2 contre un consensus de 55,6 après 55,6 en septembre.

Enfin, l’indice composite, qui regroupe manufacture et services, a atteint 56,9 contre un consensus de 57,5 après 57,7 en septembre

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La BNA vient de publier ses indicateurs d’activité pour le 3èmetrimestre de l’année 2017 comportant des performances rassurantes se résumant essentiellement en une croissance soutenue de l’activité, l’amélioration des indicateurs de rentabilité, le renforcement des dépôts et la consolidation des fonds propres.

Le Produit Net Bancaire “PNB” généré au terme de ce 3ème trimestre 2017 a atteint 308MDT en hausse de 14.6% comparé à la même période de l’année 2016. Cette évolution s’explique essentiellement par la hausse de 19.2% du Produit d’Exploitation Bancaire “PEB” qui s’est établi à 575 MDT.

Pour l’encours des dépôts, qui a atteint 7 076MDT au 30/09/2017, en progression de 11.2% par rapport à l’année 2016, le dynamisme était particulièrement marqué sur les Dépôts d’Epargne avec une croissance de 8.3% et les Dépôts à Vue avec une hausse de 9.2%.

De même, l’encours des crédits, affichant une progression de 17.3% pour atteindre plus de 8 481 M DT, conforte certes le rang de premier pourvoyeur de concours à l’économie au sein du système bancaire tunisien.

Les capitaux propres, en accroissement de 22.1% correspondant à un total de 777 MDT au 30 septembre 2017, constituent un socle confortable de solvabilité pour la BNA.

Ces réalisations probantes, en ligne avec les objectifs de la BNA, témoignent de l’efficacité de sa stratégie et de son plan de transformation et de modernisation pour la période 2016 – 2020 soutenue par une expertise incontournable dans tous les métiers de la banque.

Ces chiffres sont par ailleurs accompagnés par une réorganisation de la banque comportant la création de Pôles de Marchés visant une meilleure efficacité commerciale et opérationnelle. Ce troisième trimestre a été aussi marqué par le lancement d’une nouvelle solution BNA Cash Management permettant aux entreprises tunisiennes le pilotage et la gestion de leurs flux de trésorerie et de leurs activités au niveau national et international en temps réel et en toute sécurité, une solution d’internet Banking fortement appréciée par les relations de la banque.

 

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Selon des statistiques publiées par la banque africaine de développement et rapportées par l’agence Ecofin, le produit intérieur brut, (PIB) à prix courants du Maroc, devrait atteindre 121,427 milliards $ en 2017, contre environ 116 milliards $ en 2016.

L’économie marocaine devrait rester encore dynamique cette année, tirée principalement par les bonnes performances enregistrées au niveau de la production agricole. La BAD prévoit ainsi une croissance de 4,5% en 2017 pour l’économie marocaine, avec un léger recul à 3,9% en 2018.

Ces performances sont le fruit, selon les experts de la BAD, des efforts déployés par le Maroc en vue de la transformation structurelle de son économie. Ces efforts devront toutefois se poursuivre « avec urgence et intensité » face à la volatilité des prix des produits de base.

A noter que le PIB du Maroc a presque doublé en un peu plus d’une dizaine d’années, franchissant pour la première fois la barre des 120 milliards $ en 2017 contre 65,625 milliards $ en 2006, détaille la même source.

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La Tunisie ambitionne de réaliser un taux de croissance de 3%, en 2018, contre 2,2% prévu pour toute l’année 2017 pour avoir une croissance inclusive qui permet une répartition équitable des richesses et la création de davantage d’emplois , selon le document du projet du budget économique adopté hier jeudi 13 octobre par le Conseil des ministres.
Le gouvernement prévoit d’atteindre ce taux en se basant sur une croissance du secteur de l’agriculture et de la pêche de 5,5% (contre 2,3% prévue en 2017) et le développement des industries manufacturières de 3,5 % (contre 3,5,% estimée pour l’année en cours), ainsi qu’une augmentation des industries non manufacturières de 2,4 % contre une baisse de la croissance des services marchands de 3,4% pour l’ensemble de l’année 2017 à 2,7% pour l’année 2018 avec le maintien de la croissance des services non marchands à 0,7%.

Selon, le document du projet du budget économique, dont une copie est parvenue à l’Agence TAP, l’année 2018 sera une année décisive dans plusieurs domaines dont le lancement d’une nouvelle phase de croissance inclusive et durable pour parachever le processus de transition économique et pour accélérer le rythme des réformes structurelles, afin de restaurer la confiance en l’économie nationale.
Le budget économique œuvrera, également, à rétablir l’Etat de droit en affirmant une ferme volonté pour lutter contre toutes les formes de corruption, de contrebande et de commerce parallèle.

L’objectif fixé pour l’année 2018 est d’accroitre le rythme des exportations, pour atteindre 5,3% contre des prévisions pour cette année de 4,5%. Les investissements devront s’élever à 7,6% du PIB, au cours de l’année prochaine contre 2,1% actuellement.
Le projet du budget économique préparé par le gouvernement de Youssef Chahed a pour objectifs de réduire le déficit courant de 9% prévus pour toute l’année 2017 à 8,2% du PIB et de réduire les importations de 4,9% prévus pour cette année à 4,3% en 2018.

Selon le document, la programmation des ajustements et augmentations des prix se fera en fonction du pouvoir d’achat du citoyen. Cependant le taux d’inflation devrait passer de 5, 2% prévus cette année à 5,8%, au cours de la prochaine année.
L’investissement devra évoluer, en 2018, de 13% au prix courant, pour atteindre un volume de 21 395 MD, soit l’équivalent de 20,1% du PIB.
Les prévisions tablent sur une mobilisation de près de 3351 MD au titre des investissements directs étrangers contre 2530 MD prévus pour l’année 2017.

La Tunisie qui identifie, depuis 2011, des solutions pour sortir de sa crise n’a pu réaliser qu’un très faible taux de croissance, de moins de 1% pendant les six dernières années, ce qui maintient le taux de chômage à 15,3% en raison de la régression de l’investissement privé et la prolifération de l’agitation sociale.

A rappeler que les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) situent la croissance et l’inflation à ces niveaux là, de 2017 à 2019. C’est ce qui explique peut-être les envolées et engagements de Chahed. Reste à trouver des solutions aux épineux problèmes des dépenses publiques, des déficits chroniques (balance commerciale, caisses publiques, budget) et de la montée en régime de la machine économique, laquelle ne pourra se faire que si le front social s’apaise. Bref, le gouvernement a du pain sur la planche…

TAP

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La croissance en Tunisie devrait progresser modestement de 2,3% en 2017, sous l’effet de la reprise dans les secteurs de l’agriculture, du phosphate et de l’industrie manufacturière. A moyen terme, la croissance devrait remonter progressivement à 3,5%, en 2019, dans un contexte d’amélioration du climat des affaires, favorisé par des réformes structurelles et le renforcement de la stabilité sociale et de la sécurité“, selon les projections établies par la Banque Mondiale (BM), dans son rapport sur ” Le suivi de la situation économique (octobre 2017)”, publié hier mercredi, sur son site web.
Passant en revue les problèmes de l’économie tunisienne, à savoir la faible croissance, la forte augmentation des dépenses publiques, le maintien des déficits budgétaires et courants à des niveaux élevés, le taux élevé de chômage, la BM a estimé que le gouvernement d’union nationale a trouvé des difficultés pour entreprendre les réformes nécessaires.

En 2016, a rappelé la BM, “le taux de croissance économique a été de 1%, après s’être établi à 1,1% en 2015, soit une croissance anémique pour un pays à revenu intermédiaire. Elle était principalement, tirée par le secteur des services (4%), tandis que la production industrielle s’est contractée de 6,6% et les industries non manufacturières (à l’instar du phosphate et du pétrole) ont reculé de 1,9%, les industries extractives affichant une croissance inférieure aux niveaux historiques en raison des mouvements sociaux dans les régions minières“.

En ce qui concerne la croissance au premier semestre 2017, elle s’est établie à 1,8%, résultant principalement, du secteur agricole et de celui des services, qui ont progressé de 3,8% chacun, tandis que les industries non manufacturières ont enregistré un repli de 2,6%.

Le son de cloche du FMI, pour les voisins aussi

Le Fonds Monétaire International (FMI) a estimé que la croissance économique en Tunisie s’établira à 2,3% à fin 2017, rejoignant en cela les projections faites par la Banque mondiale.
Dans son dernier rapport, “Perspectives et politiques économiques mondiales”, publié le 10 Octobre courant, sur son site web officiel, le FMI prévoit un taux de croissance de 3% en 2018, pour la Tunisie ainsi qu’une légère amélioration au niveau du solde extérieur du pays, lequel passera de -8,7% en 2017 à -8,4% en 2018, alors que le solde était de l’ordre de -9% en 2016.
Même constat pour le chômage, dont le taux devrait atteindre 13% en 2017, et 12% en 2018, contre 14% en 2016.
Par ailleurs, le Fonds s’attend à une stabilisation au niveau de l’inflation, d’ici 2018, avec un taux de 4,5% en 2017 et de 4,4% en 2018.

Il est à noter que le FMI prévoit une croissance économique au Maroc de l’ordre de 4,8% en 2017 et de 3%, en 2018. En ce qui concerne l’Egypte, la croissance serait à hauteur de 4,1%, en 2017, et de 4,5%, en 2018.

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Bien qu’il soit une des principales revendications de la Révolution, le chômage en Tunisie devient de plus en plus inquiétant, surtout qu’il a persisté au-delà de 6 ou 7 ans pour se situer aux alentours de 15%. Un niveau élevé, voire très risquée par rapport à la situation de stagnation économique que nous vivons depuis un bon nombre d’années. Plusieurs experts en la matière en confirment déjà la gravité. Joint au téléphone par Africanmanager, l’économiste Ezzedine Saîdane a dressé un tableau très sombre de l’emploi en Tunisie, soulignant qu’il est difficile aujourd’hui de compter sur l’année 2018 pour faire baisser le taux de chômage. “Bien que le principal défi de la Tunisie soit économique et financier, le projet de la loi de finances 2018 qui devrait être incessamment examiné lors d’un conseil ministériel ne comporte ni de stratégie pour le sauvetage de l’économie, ni de stratégie de relance de l’investissement“, a-t-il précisé.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’a pas créé de la croissance pour voir son taux de taux chômage baisser et que la croissance qu’on nous a “vendue” sous la Troïka provient essentiellement des services nos marchands et des recrutements massifs dans la fonction publique. “Le seul moyen pour faire baisser le chômage est de créer un environnement propice permettant la relance de l’investissement et de la croissance“, a assuré Saîdane.

Parlant chiffres, l’expert nous a précisé qu’un (1) seul point de croissance permettra la création de 15 mille emplois en Tunisie. Pour l’année 2018, notre pays doit réaliser, selon lui, un taux de croissance aux alentours de 6% pour pouvoir créer 80 mille nouveaux postes d’emplois, sachant qu’on enregistre entre 80 et 85 mille nouveaux postulants chaque année.

Même son de cloche chez Walid Belhaj Amor, vice-président l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) ; il a évoqué la nécessité de créer de la valeur et de la richesse avant de parler d’emploi, lequel n’est qu’une conséquence, selon ses dires. Il n’y aura plus, selon lui, de nouveaux emplois s’il n’y a pas d’investissement et de création de richesses.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’arrive pas à résorber le chômage parce qu’il n’y a pas de politique claire en faveur de l’investissement, un des principaux moteurs de l’économie nationale qui demeure toujours en pane, soulignant toutefois que personne aujourd’hui ne peut donner un taux de chômage exact vu la prolifération du marché parallèle qui contribue, même d’une façon illégale, à l’emploi.

En effet, selon les derniers chiffres de l’Institut National des Statistiques (INS), le nombre de chômeurs est estimé pour le deuxième trimestre 2017 à 626 100 du total de la population active (4,084 millions), soit un taux de chômage de 15,3%, contre 625 600 chômeurs pour le premier trimestre 2017 et un taux de chômage de 15,3% : 12,4% chez les hommes et 22,6% chez les femmes. Toujours selon les chiffres de l’INS, le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 250 600 au deuxième trimestre 2017, ce qui correspond à un taux de chômage de 30,3%.

S’agissant des chiffres rendus publics récemment par l’Agence de promotion de l’investissement et de l’industrie (APII), il en ressort que le nombre de projets déclarés a atteint 2484 au cours des huit premiers mois de 2017 contre 2411 lors des huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 3%. Ces projets permettront la création de 39796 postes d’emploi, contre 34999 postes d’emploi durant les huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 13.7%. Un taux très en deçà des attentes, quoi que positif…

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Hilton s’est engagée à investir 50 millions de dollars au cours des cinq prochaines années en faveur de l’Initiative de croissance Hilton en Afrique, dans le but de soutenir l’expansion continue de son portefeuille en Afrique subsaharienne.

Ces fonds sont destinés à soutenir la transformation de près de 100 hôtels (environ 20 000 chambres), sur de multiples marchés africains, en établissements de marque Hilton, plus précisément la marque phare Hilton Hotels & Resorts, la marque haut de gamme DoubleTree by Hilton et celle récemment inaugurée, Curio Collection by Hilton.

Patrick Fitzgibbon, vice-président principal du développement de la marque Hilton pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, a déclaré : « Présente depuis plus de 50 ans sur le continent africain, la société Hilton reste engagée envers la croissance en Afrique. Le modèle de transformation d’hôtels existants en établissements de la marque Hilton a remporté un franc succès sur de nombreux marchés. Nous espérons que cette initiative nous procurera de nombreuses opportunités de convertir beaucoup d’autres hôtels ».

« Cela nous permet d’élargir rapidement notre portefeuille et d’assurer un revenu aux propriétaires en augmentant leur visibilité auprès des voyageurs internationaux, interrégionaux et nationaux, et en particulier auprès des plus de 65 millions de membres Hilton Honors, qui veulent séjourner chez nous grâce à nos différentes marques leaders du secteur. Nous sommes convaincus du potentiel offert par les villes et les aéroports principaux, ainsi que de nos possibilités de développer notre offre dans les lieux de villégiature et les safari lodges ».

Ces hôtels bénéficieront de tous les avantages associés à l’offre Hilton, la marque leader du secteur, et à ses plateformes commerciales de classe mondiale. Les hôtels pourront également profiter des plateformes technologiques innovantes de la société Hilton, notamment l’enregistrement en ligne et la possibilité de choisir des chambres individuelles en réservant à travers l’application Hilton Honors.

M. Fitzgibbon a ajouté : « La variété des marques dont nous disposons offre aux propriétaires la possibilité de choisir ce qui convient le mieux à leur établissement. Nous avons déjà commencé à déployer cette initiative en concluant un accord avec deux hôtels : notre premier établissement DoubleTree by Hilton au Kenya et notre premier hôtel au Rwanda. Nous pensons pouvoir être en mesure d’en annoncer d’autres avant la fin de l’année ».

DoubleTree by Hilton Nairobi Hurlingham

Le premier hôtel à bénéficier de cette initiative est l’Amber Hotel sur la Ngong Road de Nairobi. Cet hôtel de 109 chambres réouvrira ses portes sous la marque haut de gamme DoubleTree by Hilton. Inauguré en 2016, il est actuellement en cours de réaménagement et rejoindra la marque à la fin de l’année. Après sa rénovation, il prendra le nom de DoubleTree by Hilton Nairobi Hurlingham. C’est le propriétaire actuel qui en assumera la gérance, à travers sa directrice générale, Elisha Katam, dans le cadre d’un accord de franchise.

DoubleTree by Hilton Kigali City Centre

L’hôtel de 153 chambres Ubumwe Grande Hotel, situé dans le quartier des affaires du centre de Kigali, sera exploité sous la marque DoubleTree by Hilton après son réaménagement complet en 2018. Cet établissement franchisé (avec 134 chambres et 19 appartements) a ouvert ses portes en septembre 2016. L’hôtel, après quelques modifications visant à changer son image, sera le premier établissement Hilton au Rwanda. Il sera ensuite rebaptisé sous le nom de DoubleTree by Hilton Kigali City Centre.

La société Hilton exploite actuellement 19 hôtels en Afrique subsaharienne et 29 de plus sont prévus. Elle est présente sur le continent africain depuis plus de 50 ans.

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Une équipe du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Samir Jahjah, a séjourné à Bangui du 22 septembre au 03 octobre 2017 pour mener des discussions dans le cadre de la troisième revue du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). M. Roger Nord, Directeur adjoint du Département Afrique au FMI s’est joint à l’équipe du 22 au 26 septembre 2017. Les discussions se poursuivront lors des prochaines Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale le 13–15 octobre prochain. Au terme de la mission, M. Jahjah a rendu publique la déclaration suivante:

« Les performances économiques de la République centrafricaine (RCA) restent bonnes en dépit de la détérioration de l’environnement sécuritaire. La croissance économique devrait s’établir à 4 % en 2017, soutenue par une bonne performance des secteurs forestier et minier et ce, en dépit d’une résurgence de la violence qui a affecté la production agricole. L’inflation est projetée à 3,8 % à la fin de l’année et elle devrait baisser progressivement à moyen terme.

« La restauration de la paix, le redéploiement de l’Etat et la mise en œuvre, avec détermination, des réformes constitueront l’ensemble des axes essentiels pour parvenir à une reprise économique soutenue et supérieure à la projection actuelle de 4 % sur le moyen terme. La mise en œuvre du programme économique, la réconciliation et l’avancement des réformes de la sécurité se renforceront mutuellement pour créer un environnement propice à l’investissement, la croissance et l’emploi.

« La mission a félicité les autorités pour les progrès dans la mise en œuvre de leur programme économique. Tous les critères de réalisation quantitatifs ont été atteints à l’exception de celui relatif à la mobilisation des recettes qui reste inférieure à l’objectif. Des progrès ont été accomplis en vue de renforcer la transparence, la redevabilité et la gestion de la trésorerie. En conséquence, les salaires et les pensions font objet d’un paiement régulier et les dépenses des secteurs sociaux ainsi que celles relatives aux infrastructures sont en augmentation.

« La mission encourage les autorités à intensifier les efforts de mobilisation de recettes, en particulier les recettes douanières, tout en réduisant la parafiscalité excessive qui entrave le développement du secteur privé. Ces efforts permettront de créer des marges budgétaires pour accroître les dépenses sociales et les investissements en infrastructures, essentiels pour réduire la pauvreté et stimuler la croissance.

« La mission salue la décision du gouvernement d’accélérer l’apurement de la dette commerciale et sociale afin de consolider la cohésion sociale et la paix. Un audit indépendant qui sera finalisé en octobre sera indispensable pour orienter le processus d’apurement d’arriérés. Compte tenu du montant significatif des arriérés sociaux à apurer, il sera important que les autorités définissent un calendrier d’apurement et des procédures appropriées pour garantir la transparence et assurer le paiement aux bénéficiaires.

« L’équipe du FMI a été reçue par le Président Touadéra et le Premier Ministre Sarandji. Elle a également rencontré le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, M. Moloua, le Ministre des Finances, M. Dondra, le Ministre de la Défense nationale, Mme Koyara, le Directeur national de la Banque des États d’Afrique Central (BEAC), M. Chaibou et d’autres hauts responsables de la MINUSCA et des partenaires au développement. L’équipe tient à remercier les autorités de leur hospitalité chaleureuse, de leur collaboration et des discussions constructives. »

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Indépendamment du décompte des voix pour chacun des nouveaux ministres du second gouvernement de Youssef Chahed, qui a d’ailleurs démontré la confiance dans les anciennes pointures de l’ancienne Tunisie avec 153 voix pour chacun des ténors de l’Intérieur, de la Défense et des Finances loin devant les nouvelles figures d’un parti islamiste qui se dit démocratique, il y a lieu de regarder de près la répartition générale des votes.

Selon des chiffres de l’ONG Al Bawsala, 17 % de la moyenne des 178 votants ont refusé de faire confiance au gouvernement Chahed 2 et 25 % se sont abstenus. Le 1er à s’en féliciter, enfreignant en cela l’obligation de neutralité qui est la sienne, fut Mohamed Ennaceur.

Cela donne, en effet, un taux de confiance de 52 % en faveur de Chahed et ses nouveaux ministres, après un marathon de 7 heures de discussions où 97 députés avaient pris la parole, dont notamment 26 de Nida, 22 d’Ennahdha, 9 du Machroua et 6 d’Afek. Une courte, trop courte majorité. «Dieu merci, c’est un bon score», s’en était pourtant réjoui le président de l’ARP, qui ne se rendait certainement pas compte que son micro était encore ouvert.

Un taux, celui de 52 %, qui flirte avec le minimum vital et qui en dit long sur les forces en place à l’intérieur du Parlement. Des forces, surtout indisciplinées, insoumises et parfois même en fronde. En théorie, le nombre des votants en faveur du gouvernement de Youssef Chahed aurait dû être non pas seulement de 153, mais de 161 au minimum, qui est le total des blocs d’Ennahdha (69 députés), de Nida Tounes (58 députés), de Machroua Tounes (24 députés) et d’Afek (10 députés). Cela, sans parler des partis signataires du Pacte de Carthage, dont est né le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), qui n’ont pas honoré leurs signatures.

L’ARP ne va pas assez vite en besogne pour nous donner déjà le taux de vote défalqué par parti ou groupe parlementaire, mais quelque part, les partis au pouvoir n’étaient pas en conformité avec leurs discours de soutien inconditionnel au chef du gouvernement dans lequel ils sont pourtant présents.

Quelque part aussi, les partis au pouvoir n’étaient pas d’accord avec les décisions prises par leurs états-majors. On pourrait expliquer cela, par le jeu de la démocratie. Mais surtout par les enjeux politiciens en utilisant les règles de la démocratie.

Force est pourtant de constater que cette courte majorité, en vote de confiance exprimé en voix, n’est pas de bon augure, tant pour l’avenir du gouvernement, que pour sa capacité de réaliser ce que ce même Parlement lui demande, à cor et à cri, de réaliser. Sur les 97 interventions des députés, 45 ont porté sur la corruption, 42 sur le programme du gouvernement et 33 sur la crise économique.

Le programme de Youssef Chahed pour contenir le déficit du budget à 3%, maîtriser l’endettement à 70 % et la masse salariale à 12,5 % du PIB et réaliser un taux de croissance de 5 % demande des mesures urgentes et des réformes beaucoup plus urgentes. Le GUN ne pouvant agir par ordonnance comme dans les grandes démocraties, il doit obligatoirement passer par l’ARP et c’est là qu’il y aura hic !

Avec cette courte majorité, Youssef Chahed risque fort bien de voir les projets de loi de ses prochaines réformes au moins passer à pas de tortue, pour ne pas dire carrément bloquer et rester, comme moult autres projets, dans les tiroirs de l’ARP. Or, rien que pour le déblocage de la prochaine tranche, vitale, du crédit du FMI, l’institution internationale requiert l’adoption d’un certain nombre de grandes réformes. Et cela risque de se gripper, avec une telle petite majorité. Les ingrédients ne sont donc pas tous encore là, pour que Youssef puisse faire le bon plat qu’attendent tous les Tunisiens !

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Bien qu’il se soit montré très conscient de l’ensemble des difficultés auxquelles fait face la Tunisie, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a paru très optimiste. La stratégie ou le programme économique dont il parle et qu’il vient d’exposer devant les députés du peuple montre clairement à quel point Chahed est confiant et a foi en l’avenir mais aussi en son nouveau et deuxième gouvernement. Un déficit budgétaire qui ne dépasse pas 3% du PIB contre 6% actuellement, un taux d’endettement réduit à moins de 70% du PIB, une masse salariale réduite à 12,5% contre 40% du PIB actuellement et un taux de croissance de 5% contre un taux de croissance ne dépassant pas les 2% au cours de cette année… Ces projections économiques nous ont paru très optimistes, surtout qu’aucun gouvernement de l’après Révolution n’a eu le courage ou la témérité de tabler sur une telle embellie, et encore moins la réaliser. Pour y parvenir, Youssef Chahed n’a pas caché que plusieurs conditions devraient être réunies, telles que la stabilité politique, l’union nationale, la paix sociale… mais aussi l’achèvement des grandes réformes, à l’instar de celles des caisses sociales, des entreprises publiques en difficulté et de la caisse de compensation…

S’agissant des caisses sociales, le chef du gouvernement a tenu à préciser que le gouvernement a ouvert, en 2017, ce dossier, lequel est sur la table depuis les années 90. Il a affirmé que le projet de réforme y afférent sera fin prêt avant la fin de cette année, après avoir alerté sur la situation périlleuse des caisses sociales, appelant ainsi à accélérer les réformes à travers l’augmentation de l’âge de départ à la retraite et la hausse du taux des contributions sociales.

Il a par ailleurs annoncé la mise en place d’une contribution exceptionnelle (CSG, Contribution sociale généralisée), pour réduire le déficit des caisses sociales, lesquelles sont aujourd’hui dans l’incapacité d’assumer avec succès le rôle qui leur a été confié. Il a aussi annoncé que son gouvernement proposera avant la fin de l’année un projet de loi sur la réforme des caisses sociales, qui devrait ainsi être financé par la CSG annoncée.

Pour ce qui est de la caisse de compensation, Chahed a indiqué que le système de subvention des produits de base est injustifié et a montré ses limites, sachant que les subventions profitent aux ménages riches plus qu’aux pauvres.

Il a par ailleurs annoncé la mise en place, avant la fin l’année 2018, d’un identifiant social unique regroupant toutes les informations concernant chaque citoyen (sécurité sociale, niveau de revenus, situation…) et ce, dans le cadre de la réforme de la caisse générale de compensation.

S’agissant du dossier des entreprises publiques, Youssef Chahed a déclaré que son équipe a entamé la mise en place d’un programme complet portant sur la restructuration des entreprises publiques actuellement dans l’incapacité de survivre et de contracter des prêts sans l’intervention de l’État.

Ce programme, qui vise en premier lieu à préserver les droits des fonctionnaires et des ouvriers, veut aussi faire de ces entreprises des acteurs actifs et rentables pour la nation.

La restructuration des entreprises publiques devrait être aussi basée sur la paix sociale, la préservation des postes d’emploi et les acquis matériels et sociaux.

Outre ces grands dossiers, le chef du gouvernement a annoncé qu’un projet de loi qui permettra aux Tunisiens d’ouvrir des comptes en devise et de régulariser la situation de leurs comptes à l’étranger devrait être prochainement préparé par le gouvernement. A cela s’ajoute la mise en place d’un nouveau modèle de développement basé sur un partenariat entre les secteurs privé et public et réaffirmant la contribution de l’État dans l’économie du pays.

Bien qu’il ait prévu la vraie reprise pour 2019, Chahed n’a pas boudé son plaisir en égrainant les indicateurs économiques qui commencent à prendre une teinte verte, selon ses dires. Il a cité en exemples une hausse de 6,7% des investissements directs étrangers durant les 7 premiers mois de cette année, une augmentation de 22% des intentions d’investissement dans le secteur industriel, de 67% dans le secteur des services et de 68% dans celui de l’agriculture, ce qui dénote, selon lui, du retour de la confiance dans le climat des affaires en Tunisie.

La production de phosphate a augmenté de 34% durant les sept premiers mois de 2017. Les exportations de phosphate ont également augmenté de 18,1% jusqu’au mois août dernier par rapport à la même période de l’année 2016.

Les recettes fiscales ont augmenté, durant le premier semestre de cette année, de 15,1%. Il a estimé toutefois que bien que cette amélioration soit relative, elle est considérée comme un pas important vers le bon chemin.

Outre l’amélioration des recettes fiscales, le chef du gouvernement a souligné l’amélioration des indicateurs du secteur touristique durant les huit premiers mois de cette année, citant l’augmentation de 31% des entrées et une hausse de 16,4% des touristes européens. A cela s’ajoute l’amélioration des recettes touristiques de 22,1% en dinars et de 8,7% en devise.

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