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Le dernier rapport de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) fait état, à fin avril 2017, d’une faible évolution des recettes touristiques, qui contraste avec la forte progression des entrées des non-résidents, +46,4%. Les recettes touristiques affichent un maigre 491 millions de dinars (MD), très loin de la somme totalisée en 2015, quelque 783 MD.

Les revenus du travail ont également peu évolué, +4,3% (1,155 milliard de dinars contre 1,107 milliard en 2016).

Résultat de tout cela : le déficit de la balance courante s’est accentué pour se situer à -4.011 MD (ou -4,1% du PIB), contre -3.037 MDT à fin avril 2016 (-3,4% du PIB). Si les choses restent en l’état et que le glissement n’est pas freiné, la Tunisie file droit vers un déficit à des niveaux nettement supérieurs aux précédents. Et bien entendu cela va impacter, négativement, les réserves de changes et les ratios de l’endettement extérieur.

Par ailleurs le solde de la balance générale des paiements affiche 530 MD contre -3.027 MDT à la même période de 2016, indique le rapport de la BCT. Cette dernière attribue ce bon chiffre aux devises encaissées cette année, notamment l’emprunt obligataire contracté sur le marché financier international, 850 millions d’euros. Cette embellie s’explique aussi par le flux plus dense des investissements directs étrangers en 2017 (524 MD contre 449 MDT l’an dernier).

Enfin les paiements extérieurs sont toujours marqués par une fonte des réserves de changes. De 12,935 milliards de dinars (ou 111 jours d’importation) à fin 2016 elles sont passés à 12,557 milliards (ou 104 jours) en avril 2017.

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Après l’amélioration relevée au cours des neuf premiers mois de 2016 (avec 6,4% du PIB contre 6,9% une année auparavant), le déficit courant s’est nettement élargi en octobre pour s’inscrire, au cours des dix premiers mois 2016, au même niveau de l’année précédente, soit 7,5% du PIB, laissant entrevoir un taux avoisinant 8,5 % pour toute l’année 2016. Cette évolution porte la marque, notamment, de la détérioration du solde commercial au cours des dix premiers mois de 2016, avec une balance alimentaire dégageant un déficit de 884 MDT (contre un excédent de 143 MDT une année auparavant), en relation avec la forte régression des exportations d’huile d’olive après une campagne oléicole exceptionnelle en 2015 et une balance énergétique qui, en dépit de la contraction de son déficit, ne semble pas avoir profité pleinement de la baisse des cours internationaux, du fait de la diminution de la production nationale. Par ailleurs, on relève un léger rétablissement graduel du secteur touristique, tel que reflété à travers l’atténuation de la baisse des recettes (-7,1% au cours des dix premiers mois 2016 contre -31,3% au cours de la même période 2015). Les transferts au titre des revenus du travail ont connu, à leur tour, une quasi-stabilisation par rapport à la même période de l’année précédente. L’évolution du solde courant conjuguée à la baisse du solde des opérations financières et en capital se sont soldées par un creusement du solde de la balance générale des paiements qui s’est établi à -917 MDT à fin octobre 2016 contre -224 MDT une année auparavant.

Communiqué BCT

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«Une entreprise étrangère spécialisée a proposé ses services pour récupérer les avoirs de la Tunisie spoliés et placés à l'étranger»

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a affirmé lors de son intervention ce vendredi 3 juin 2016 dans un débat à l’IACE que le déficit commercial ne peut pas continuer sur la tendance actuelle.
S’agissant du déficit courant, Chedly Ayari a indiqué que cela ne doit pas dépasser les 7,9% programmés par le gouvernement pour l’année 2016. “La situation sera catastrophique si on atteint un taux à deux chiffres”, a-t-il dit.

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La récession est-elle derrière nous ? Tout porte à le croire au vu des prévisions de la croissance de l’économie tunisienne des deux institutions financières internationales majeures, nommément le Fonds monétaire international, et la Banque mondiale annoncées à l’avant-veille des  travaux du “Spring Meeting” (rencontre du printemps) du FMI et de la Banque mondiale, à Washington, du 15 au 17 avril 2016.

Si le FMI parle d’un taux de 2% pour 2016, la Banque mondiale prévoit 1,8%, pour porter ce taux à 2, 5% en 2017 et à 3% en 2018. Si peu élevée soit-elle, cette progression n’en constitue pas moins un indicateur de sortie du tunnel dans lequel l’économie tunisienne ne faisait que s’enfoncer depuis la Révolution.

Poussant un peu loin ses projections, la Banque mondiale retient deux  scénarios pour la croissance, Dans le premier, favorable, cette dernière devrait repartir à moyen terme, pour se   redresser avec la reprise de la production de phosphate. Le double déficit devrait être de -8 % du PIB (compte courant) et -4.4 % du PIB (équilibre budgétaire).

Dans le second, un scénario combinant la poursuite des réformes structurelles, le renforcement de la sécurité et l’amélioration de la situation régionale (notamment un début de normalisation en Libye), une plus grande stabilité sociale, et une augmentation modérée de la demande extérieure, la croissance économique devrait s’accélérer à 2,5 % en 2017 et à 3 % en 2018. Les pressions budgétaires devraient continuer à croître, avec une augmentation des dépenses courantes exacerbée par la hausse annoncée des salaires à compter de 2016 et de nouveaux recrutements dans les forces de sécurité et de défense.

En ce qui concerne le déficit courant, le FMI  prévoit un taux de 7,7% au cours de cette année et de 3,5% en 2017, soit une baisse respectivement de 0,2 et 0,1 points par rapport aux estimations du mois de janvier 2015.

La  Banque mondiale, pour sa part, estime que le compte courant est susceptible de bénéficier de la reprise progressive des envois de fonds et de l’échange de services, et il fléchirait progressivement pour tendre vers 7,8 ou 7,5 % du PIB en 2017-2018. Le service de la dette devrait atteindre 4 % du PIB par an sur la période 2016-2018.

Selon le même rapport,  “pour la première fois depuis 2011, le déficit budgétaire a été maîtrisé en-dessous de 5% du PIB en 2015, à la faveur d’une forte baisse des prix internationaux du pétrole et, de fait, d’une diminution des subventions à l’énergie. Les recettes totales se sont contractées à 23 % du PIB, contre 23,9 % en 2014, mais à un rythme plus lent que les dépenses, reflétant la mollesse de l’activité économique. Les dépenses publiques sont restées dominées par les dépenses de fonctionnement, dont une masse salariale qui a augmenté de 13,4 % du PIB (contre 12,8 % en 2014) pour atteindre près de 50 % des dépenses totales. Les dépenses d’investissement ont continué d’être comprimées, indiquant une exécution lente des investissements. La dette publique a atteint 52 % du PIB en 2015 (contre 40 % en 2010)”.

Pour l’institution de Bretton woods, “les tensions sociales qui ont marqué la première moitié de 2015, ainsi que les effets combinés de trois attentats terroristes dramatiques, ont été les principaux moteurs de la performance économique de la Tunisie en 2015. La croissance du PIB n’a atteint que 0,8%, grâce à de bons résultats dans la production agricole (+9,2 %), en particulier la production d’olives, tandis que la plupart des autres secteurs de l’économie ont reculé ou stagné.

“Les grèves conjuguées aux troubles sociaux dans les régions minières (phosphate) et le déclin durable de la production pétrolière et gazière ont entraîné un net repli dans les industries chimiques (-5,3 %) et le raffinage du pétrole (-18,2 %) et un recul global des industries non manufacturières (-4,1 %). Après une accélération notable au cours de la première moitié de 2015, l’inflation mesurée par l’IPC a ralenti progressivement pour s’établir à 4,1 % (d’une année sur l’autre) vers fin 2015, atteignant un taux moyen annuel de 4,9 %, le même que l’année précédente. Le taux de chômage reste élevé à 15,4 %, en particulier pour les femmes (22,6 %), les diplômés universitaires (31,2 %) et les jeunes (31,8 %)”.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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