AccueilLa UNEPas de cadeau de fin d'année, que des mauvaises nouvelles

Pas de cadeau de fin d’année, que des mauvaises nouvelles

La Banque centrale de Tunisie (BCT) n’a pas de cadeau à offrir au chef du gouvernement, Youssef Chahed et aux citoyens en cette fin d’année 2018. Tous les indicateurs, ou presque, sont au rouge, aucune bonne nouvelle ou éclaircie. Et rien ne nous garantit, en l’état, que l’année 2019 sera plus prospère que 2018. Le déficit courant s’est creusé, à fin novembre 2018, à 10,7 milliards de dinars, soit 10,1% du PIB, contre 9,2 milliards un an auparavant (9,6% du PIB), en dépit d’une amélioration tangible du solde de la balance des services (1,739 MD contre 722 MD à fin novembre 2017), a annoncé la BCT, dans sa note sur les évolutions économiques et monétaires de décembre 2018, qui vient d’être publiée.
La note précise que le déficit de la balance commerciale a atteint 17,3 milliards de dinars, au cours des onze premiers mois de 2018, contre 14,4 milliards à fin novembre 2017. La détérioration du déficit, par rapport à l’année précédente, porte la marque de la hausse notable, en novembre 2018, des importations, de 9,2 milliards de dinars pour s’établir à 54,5 milliards de dinars au terme des onze premiers mois 2018, contre une augmentation de 6,2 milliards des recettes d’exportation portant leur niveau à 37,1 milliards de dinars au cours de la même période.

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Au niveau des exportations de biens, la hausse des recettes de 19,9%, contre 17,3% à fin novembre 2017, traduit essentiellement l’effet de la hausse des prix à l’export (15,6% après 12,8% à fin novembre 2017). En termes réels, les exportations totales ont progressé de 3,9% après 3,8% un an auparavant, tirées principalement par les produits agricoles. Hors alimentation et énergie, le rythme de progression des exportations à prix constants s’est inscrit en ralentissement pour s’établir à 0,2% contre 3,1% durant les onze premiers mois de 2017.
Quant aux importations, l’envolée des prix internationaux des matières premières et de l’énergie, conjuguée à la dépréciation du dinar ont contribué significativement à la hausse de la facture des importations. En termes réels, et mis à part le secteur de l’énergie, les importations des différents secteurs d’activité ont accusé des baisses quoiqu’à des degrés différents, par rapport aux réalisations de l’année précédente. Le total des importations hors alimentation et énergie s’est replié de l’ordre de 0,8% contre une hausse de 1,7% un an auparavant.

Les devises et le dinar font grise mine

L’accentuation du déséquilibre des paiements extérieurs a engendré une poursuite de l’érosion des réserves de change, qui se sont établies, au 12 décembre 2018, à 4,5 milliards de dollars, soit l’équivalent de 80 jours d’importations, contre 4,4 milliards de dinars en octobre dernier (80 jours d’importations).
La persistance des tensions sur les réserves de change s’est traduite par une accentuation du rythme de dépréciation du dinar vis-à-vis des principales devises. Le dinar a perdu en moyenne, sur les onze premiers mois, 12,9% de sa valeur face à l’euro et 7,8% face au dollar américain.

Idem pour la liquidité

La note de la BCT fait également état d’un creusement du déficit de liquidité, en novembre 2018, engendrant une hausse de l’intervention de la Banque centrale sur le marché monétaire.
Les besoins des banques en liquidité se sont accrus, en novembre 2018, pour atteindre 16,4 milliards de dinars, après 16,1 milliards le mois précédent. La hausse des besoins des banques en liquidité porte la marque, notamment, des opérations d’achats nets de devises (583 MD) auprès de la Banque centrale.
Le volume des interventions de la BCT sur le marché monétaire s’est élevé à 11,6 milliards de dinars, dont 7 milliards sous forme d’appels d’offres (principales opérations de refinancement), 2,6 milliards de swaps de change (une transaction par laquelle deux contreparties s’échangent des flux financiers (des dettes) de même nature libellés dans deux devises différentes) à des fins de politique monétaire et 1,7 milliard de dinars d’achats fermes de bons du Trésor. Le déficit de liquidité, qui s’est élevé à 4.778 MD, a été financé par des opérations de facilité de prêt à 24H.
Malgré cela, le TMM a enregistré un léger apaisement par rapport au mois précédent pour s’établir à 7,25%.

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