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“L’évolution des recettes, à un rythme moins rapide que celui des dépenses en 2016, a engendré un recours plus accru aux ressources d’emprunt. Celles-ci ont augmenté de 20,1%, contre un fléchissement de 3,7% une année auparavant”. C’est ce qu’a noté la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans son rapport annuel portant sur l’année 2016. Ainsi, la structure des ressources d’emprunt montre une substitution des ressources intérieures (+63,3%) aux ressources extérieures (-14,5%). A cet égard, sur un total de 8.047,2 MDT, 53% sont des ressources qui proviennent de l’extérieur, alors que le reliquat a été mobilisé sur le marché domestique. Cette substitution est due, d’une part, au renchérissement des ressources extérieures, notamment sur les marchés financiers internationaux, conséquence de la dégradation de la notation souveraine de la Tunisie, et d’autre part au ralentissement du rythme des décaissements au titre de certains engagements bilatéraux, notamment ceux issus du programme avec le FMI.

La Banque centrale note à ce propos que la mobilisation des ressources intérieures d’emprunt a été assurée, principalement, par l’émission des bons de Trésor assimilables (BTA) qui ont représenté environ 97,9% de l’enveloppe totale de ces ressources.

S’agissant des dépenses publiques hors principal de la dette, elles ont enregistré, en 2016, une augmentation de 9,2% contre un fléchissement de 0,3% une année auparavant pour s’établir à 26.080,9 MDT ou 28,9% du PIB. Cette évolution est liée, essentiellement, à l’augmentation des dépenses de fonctionnement de 7%. Cette augmentation aurait pu être plus prononcée n’eut été la baisse des dépenses de compensation de 23,3%

Concernant les dépenses de fonctionnement, elles ont affiché une inversion de la tendance baissière observée en 2015 et 2014. En effet, elles ont enregistré une augmentation de 7% en 2016 contre un fléchissement de 0,3% en 2015 et de 0,9% en 2014 pour se situer à 18.429,2 MDT et ce, malgré la baisse des charges liées à la compensation. Cette évolution s’explique par la hausse continue de la masse salariale de l’Administration qui a augmenté de 13,7% pour s’établir à 13.164 MDT représentant, ainsi, la part la plus importante des dépenses de fonctionnement (71,4%), voire des dépenses globales (44,9%) et 14,6% du PIB.

Pour ce qui est des dépenses de compensation, elles ont poursuivi, en 2016, leur baisse pour la troisième année consécutive, soit -23,3% contre -30,6% une année auparavant pour se situer à 2.210,7 MDT. Cette évolution est imputable notamment à la baisse des cours du pétrole sur le marché international et ce, malgré l’augmentation du taux de change du dollar. En effet, les dépenses au titre de la compensation des produits de base et du transport ont augmenté modérément aux taux respectifs de 2% et de 4,2%, tandis que les dépenses de compensation des carburants ont poursuivi leur tendance baissière enregistrant, ainsi, une diminution de 78,5% d’une année à l’autre.

Pour 2017, les prévisions tablent sur une accélération des dépenses de fonctionnement (10% contre 7%) émanant, principalement, de la reprise des dépenses de compensation (22,1% contre -23,3 %) sous l’effet de la hausse attendue des prix du pétrole sur les marchés internationaux et du taux de change et des quantités produites. En revanche, les dispositions concernant le gel des recrutements et la ré-allocation des ressources humaines dans la fonction publique feront atténuer le rythme d’accroissement des dépenses relatives aux traitements et salaires (4,1% contre 13,7% en 2016).

Concernant les dépenses d’équipement, elles ont connu en 2016 une hausse de 13% pour se situer à 5.423,2 MDT représentant ainsi 18,5% des dépenses globales et 30,6% de la FBCF. S’agissant de l’année 2017, le montant alloué aux dépenses d’équipement devrait connaître une hausse de 12,7% pour atteindre 6.110 MDT ou 31,5% de la FBCF. Néanmoins, cette évolution ne doit pas occulter la faiblesse de la part des dépenses d’équipement dans le budget de l’Etat qui est de l’ordre de 18,9%, alors qu’elle représentait 25,8% en 2010.

 

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La crise de liquidité et les déséquilibres qui en découlent ne cessent d’aggraver la situation financière de la Tunisie, qui peine à en sortir. Depuis plusieurs mois, voire depuis le début de l’année, nos experts tirent la sonnette d’alarme sur la détérioration des principaux indicateurs économiques dont principalement les avoirs nets en devise. Un avis pleinement partagé par la Banque centrale, laquelle a, à son tour, alerté contre l’épuisement de la liquidité en devises après celle du dinar.

L’État emprunte massivement en Dinars aux banques tunisiennes. Cependant les banques ne disposent pas des liquidités nécessaires pour cela. Plus encore le système bancaire tunisien vit une situation de «liquidity crunch» et donc de crise de liquidité sans précédent dans l’histoire du pays. Cette situation a fait que la Banque Centrale (BCT) injecte des liquidités (planche à billets) qui ont pointé récemment à plus de 10 milliards de Dinars. Il s’agit là de déséquilibres graves. Une autre conséquence de cette situation est ce qu’on appelle «effet d’éviction» en ce sens que l’État pompe toute la liquidité et les entreprises n’arrivent pas à obtenir les financements nécessaires à leur activité économique“. C’est ce qu’a écrit l’expert en économie Ezzedine Saîdane dans un statut posté ce lundi 10 juillet sur sa page Facebook.

Il a par ailleurs assuré que la  semaine dernière, l’État tunisien est passé à un autre palier. Après avoir épuisé la liquidité en Dinars, l’État se met à pomper la liquidité en devises. En effet 13 banques opérant en Tunisie (banques résidentes et non résidentes) ont ensemble prêté à l’État tunisien 250 millions d’Euros (700 millions Dinars environ) sur trois années. Ce nouveau crédit sert à couvrir les besoins du budget de l’État pour 2017 et donc les dépenses courantes de l’État, et certainement pas les investissements. En effet on ne peut pas financer des investissements de l’État sur trois années.

Est-ce maintenant le tour de la liquidité en devises. L’effet d’éviction va s’aggraver. On pompe la liquidé en Dinars en faisant fonctionner la planche à billets, et on ajoute à cela le pompage des liquidités en devises. Et après !!!“, a-t-il fait remarquer.

Saidane a par ailleurs ajouté que l’État tunisien vient d’emprunter sur le marché financier international 850 millions d’Euros avec un taux d’intérêt de 6%. Donc le même État (même emprunteur et donc même risque) emprunte en Euros (donc même monnaie) à 6% auprès des institutions financières étrangères et à 2% auprès des institutions financières locales (ou 2,25% lorsque le remboursement se fait en une seule échéance à la fin des trois années). Où est la logique financière dans tout cela, même si la durée des deux crédits n’est pas la même ? Est-ce que les banques étrangères et les banques locales ont des appréciations tellement différentes du risque Tunisie ? Qui a tort et qui a raison ? “Je ne pense pas que les institutions financières étrangères se soient trompées dans l’appréciation du risque Tunisie. Je pense plutôt que le taux d’intérêt (2 ou 2,25%) a tout simplement été imposé aux banques tunisiennes” a ajouté l’expert.

Au lieu d’engager une véritable opération de sauvetage de l’économie, les autorités tunisiennes continuent de recourir à des solutions de rafistolage“, a-t-il dit.

Il convient de signaler à ce propos que les avoirs nets en devises ont atteint à la date du 7 juillet de cette année 12.646 MDT, soit 101 jours d’importation, un chiffre qui demeure en deçà des prévisions et des attentes des acteurs économiques eu égard aux sommes colossales injectées par la Banque centrale pour réguler le marché. Le volume global de refinancement a toutefois atteint jusqu’à la date du 10 juillet de cette année 10.164 MDT.

Par ailleurs, selon les indicateurs monétaires et financiers récemment publiés par la BCT, les avoirs en devises ont chuté de 12.343 MD (112 jours d’importation) à mi-juin 2016 à 12.301 MD (99 jours d’importation) actuellement.
Ainsi, la Tunisie se situe sur le seuil d’insécurité en termes de réserves en devises, étant donné que ce seuil est normalement fixé, selon les spécialistes, à 110 jours d’importation.

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a souligné, mardi 7 mars 2017, la nécessité de soutenir l’investissement privé en Tunisie, notamment dans les régions intérieures, étant donné que l’Etat a une faible marge de manœuvre, qui ne lui permet pas de dépasser les 6 000 millions de dinars au titre des dépenses de développement et d’investissement public direct (20% du total des investissements).
Intervenant à la plénière consacrée à l’examen des questions liées au développement dans les gouvernorats du Nord-Ouest, à l’ARP, la ministre a estimé que le soutien des investissements privés dans les secteurs porteurs constitue un défi stratégique pour le gouvernement, confronté à la nécessité de résoudre les complications administratives, d’améliorer l’infrastructure et d’améliorer le climat d’affaires.
Zribi a par ailleurs fait savoir que 90% des investissements directs inscrits dans le budget de l’Etat de l’année 2016, ont été réalisés.
Elle a indiqué que la part des quatre gouvernorats du Nord-Ouest dans les projets de développement inscrits dans le budget de l’année 2016 et programmés pour l’exercice 2017 varie entre 4 et 6% de l’ensemble des projets dans toutes les régions.
Elle a indiqué que l’accès au financement constitue le principal obstacle devant l’investissement, eu égard à l’affaiblissement de la capacité de financement des banques en Tunisie, et l’insuffisance de leurs capacités en matière d’évaluation des risques, facteurs qui expliquent le non financement des PME.
Elle a évoqué à ce propos, l’action menée par son département pour revoir l’ensemble du système de financement public et restructurer la BFPME, la BTS et la Sotugar.

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Au cours du dernier Open Sigma 2017, animé par Hassan Zargouni, il a été rapporté que les dépenses du foyer tunisien, en restaurants et hôtels, ont été estimées à 1.769 MDT. Dans ce fourre-tout, les boissons chaudes ont représenté 36 % des dépenses, soit 640 MDT (rien que ça !), les boissons fraiches consommées hors domiciles (10% des dépenses) ont été estimées à 181 MDT et 36 MDT rien qu’en «Chicha » ou Narguilé, dans les cafés !!

Selon cette même source, qui cite elle-même l’Institut National des Statistiques comme source, les Tunisiens auront aussi consommé pour l’équivalent de 588 MDT en repas dans les restaurants, emporté l’équivalent de 137 MDT en allocations de voyage à l’étranger et dépensé 71 MDT pour des vacances dans un hôtel en Tunisie, contre 115 MDT pour des vacances en Tunisie mais dans une résidence autre que l’hôtel !

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Selon des chiffres publiés la semaine dernière au cours de l’Open Sigma, les communications, qui représentent 4 % du panier du foyer tunisien, ont représenté une dépense de consommation de plus d’un milliard et demi de millimes ou plus exactement 1.542 MDT en factures diverses et cartes de recharges téléphoniques pour téléphones fixes et portables chez tous les opérateurs de la place.

Sigma Conseil a par ailleurs estimé les dépenses des foyers tunisiens, en achats d’appareils de téléphones, fixes et portables au cours de l’année 2016, à 196 MDT. Pour l’Internet, le Tunisien a aussi dépensé 193 MDT au cours de l’année 2016.

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Le Maroc n’a pas encore de gouvernement, les tractations s’éternisant depuis les dernières législatives qui ont confirmé les islamistes à la tête du pays. En attendant, ce sont les frasques du Parlement qui meublent l’actualité. En effet le train de vie des parlementaires provoque des remous, notamment une somme faramineuse décaissée juste pour réparer des toilettes. Ce mardi 29 novembre, les juges vont mettre leur nez dans cette étrange affaire, nous apprend l’édition du journal Assabah d’aujourd’hui.

La réfection des 120 toilettes de la Chambre des députés coûte cher, 14 millions de dirhams. Les députés ont beau arguer qu’il s’agit de hisser les toilettes de l’honorable Assemblée au niveau des standards internationaux, ni plus ni moins, le dossier fait jaser dans le pays. Ameutés par les plaintes des citoyens, les juges de la Cour des comptes vont rappliquer pour faire la lumière sur les goûts de luxe des élus marocains. Le problème c’est que le projet ne concerne pas seulement des toilettes soi-disant délabrées, 35 toilettes qui viennent à peine d’être montées dans la nouvelle annexe de la Chambre des députés font également partie du lot. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, déchainant les accusations de dilapidation de l’argent public…

Les citoyens pointent du doigt le mutisme de la Commission de contrôle au sein de la première Chambre, qui a comme conséquence ce genre d’écart mais aussi d’autres projets complètement farfelus où le seul objectif serait de détourner les deniers publics, selon les citoyens et observateurs. Il y aurait moult dépenses de ce type, lesquelles ont d’ailleurs la particularité de ne faire l’objet d’aucun rapport public…

Et puis il y a les affaires louches du président de la Chambre des conseillers, Hakim Benchemass. Il est accusé d’engloutir l’argent des contribuables dans des achats de bagnoles de luxe, pour la coquette somme de 10 millions de dirhams environ, rapporte le journal.

Toutes ces affaires, et bien d’autres, seront passées à la loupe par la justice. Révélations fracassantes en perspective !

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La présidence du gouvernement prendra des mesures exceptionnelles et draconiennes pour maîtriser les dépenses de fonctionnement et réduire celles des rémunérations.

Dans un document officiel cité par hebdomadaire Assabah Ousbouii, l’accent est mis sur les mesures relatives aux primes et indemnités avec une réduction des primes des heures supplémentaires et à la rationalisation de la prime de rendement qui sera liée effectivement aux prestations livrées.

De même, la présidence du gouvernement a décidé de prendre des mesures exceptionnelles concernant essentiellement l’arrêt des recrutements à l’exception de ceux des diplômés des  écoles de formation , la réduction du nombre des élèves des établissements de formation  et le non recours au remplacement des fonctionnaires ayant fait valoir leur droit à la retraite, outre la décision de ne pas pourvoir à la vacance des postes due à la démission de leurs titulaires, leur décès ou leur détachement.

Selon le document de la Primature, la masse salariale devra être ramenée à 12% du PIB à l’horizon 2020 contre 14% actuellement.

Il est à rappeler à cet égard que la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde, avait vivement critiqué, lors d’une réunion tenue en présence du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie et du ministre des Finances, à l’occasion de sa dernière visite en Tunisie, l’augmentation de la masse salariale dans le pays qui compte parmi les plus élevées au monde, comme elle avait reproché au gouvernement de ne pas avoir utilisé les fonds induits par la baisse des cours mondiaux du pétrole à des fins d’investissement mais pour augmenter les salaires dans la fonction publique.

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