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Le rythme de progression de l’endettement extérieur n’a cessé d’augmenter depuis l’année 2010, passant de  11,6% en 2014  à  14,9% en 2015 et enfin à 18,6% en 2016. C’est que l’endettement extérieur de l’Etat, qui demeure prépondérant avec une part de plus de 75% du total, a évolué, au terme de l’exercice sous-revu, dans une proportion comparable à celle de l’année 2015 (20,2% contre 19,4%)“. C’est ce qui ressort du rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), portant sur l’année 2O16.

En raison de l’accroissement des besoins en ressources, essentiellement d’origine extérieure pour combler son déficit budgétaire, l’Etat Tunisien a eu à mobiliser, en 2016, des ressources étrangères sous forme de tirages sur prêts extérieurs  accordés, notamment, par la BAD (448 MEUR) dans le cadre d’un programme de soutien du Budget de l’Etat, le FMI (653 MDT) au titre du «mécanisme élargi de crédit (MEDC)» ainsi que l’emprunt obligataire garanti par les Etats-Unis (500 MUSD) encaissé au mois d’août. Toutefois, malgré l’importance des ressources mobilisées qui ont largement couvert les dépenses engagées au titre du remboursement de la dette extérieure publique, ces dernières demeurent conséquentes et supérieures à celles décaissées en 2015.
“S’agissant des bons du Trésor assimilables (BTA) souscrits par les étrangers et/ou les non-résidents qui représentent aussi un financement extérieur du Budget de l’Etat, leur encours demeure très faible avec un taux de participation aux adjudications pour l’acquisition de ces titres de 0,0056% ou l’équivalent  de 0,1 MDT à fin 2016 contre 0,06% et 1,207 MDT, respectivement en 2015“, explique le rapport.

Il est à signaler que le taux maximum des BTA pouvant être souscrits par  les  étrangers et/ou les non-résidents est de 20% du  montant global indicatif des émissions semestrielles.
L’envolée du rythme de progression de l’endettement extérieur des autres agents économiques non financiers en 2016 (13,9% contre 3% en 2015) est imputable, notamment, à la mobilisation d’un emprunt syndiqué contracté par Tunisie Télécom auprès du «Crédit Suisse» dans le cadre du financement de l’acquisition de l’opérateur de télécommunication GO Malta (195,5 MEuros, soit 455 MDT).

Le ratio d’endettement total par rapport au PIB  aux prix courants a continué sur sa  lancée haussière entamée depuis trois ans, en passant de 131,7% en 2014 à 138,2% en 2015 et 146,8% en 2016. Cette évolution reflète l’augmentation simultanée des ratios de l’endettement intérieur et extérieur par rapport au PIB qui sont passés, d’une année à l’autre, de 95,2% et 43% à 99% et 47,8%,  respectivement. L’analyse par agent économique laisse apparaître également un accroissement des ratios d’endettement aussi bien de l’Etat (59,2% contre 53,3%) que des autres agents économiques non financiers (87,6% contre 84,9%).

Par ailleurs, le ratio de l’endettement extérieur par rapport au RNDB s’est accru de 4,7 points de pourcentage en passant, d’une année à l’autre, de 42,2% à 46,9% et ce, suite à l’accélération du rythme de progression de l’endettement extérieur à une cadence supérieure à celle du RNDB. Il est à signaler que le niveau de ce ratio demeure soutenable permettant ainsi à l’Etat de recourir, en cas de besoin, à l’endettement extérieur pour financer son déficit budgétaire au titre de l’année 2017.

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En dépit des messages rassurants sur la reprise de la croissance et la réduction des risques pour le pays, les cris d’alarme contre la dégradation des principaux indicateurs économiques du pays ne cessent de monter. Et même la campagne de lutte contre la corruption lancée par le chef du gouvernement et qui devrait rajouter, selon plusieurs experts, au moins 5 points de croissance tardera encore à donner ses fruits. Ezzedine Saidane fait partie des experts en économie qui n’ont pas pu cacher leurs craintes par rapport à la situation économique difficile que vit la Tunisie aujourd’hui. “L’économie tunisienne continue de couler et rien ne semble en mesure de la sauver. Les chiffres sont là. Les indicateurs continuent de se détériorer. Et franchement nous ne voyons rien qui se fait pour sortir l’économie tunisienne de sa situation grave. Et qui s’aggrave de jour en jour. Qui a dit que l’année 2017 va être l’année du décollage !!!“. C’est ce qu’a écrit Ezzedine Saidane dans une note publiée sur sa page officielle.

A propos du déficit de la balance commerciale qui a atteint 6,5 milliards de Dinars pour les 5 premiers mois de 2017, il a dit ceci :  C’est “un niveau jamais atteint auparavant. Un record absolu. Une aggravation de plus de 26% par rapport à la même période de l’année dernière. Plus du quart de ce déficit avec la Chine. Nous sommes en droit de nous poser la question : où est le Gouvernement, aurait dit un certain chef de gouvernement ? Les affaires de la Tunisie sont-elles gérées, et si oui dans l’intérêt de qui. Il est clair que la dépréciation violente du Dinar et la double augmentation du taux d’intérêt n’ont rien arrangé. Les importations n’ont pas décéléré, et les exportations ne reprennent pas. La politique monétaire est-elle devenue stérile à ce point. Où sont ceux qui nous ont toujours accusé de dresser un tableau noir chaque fois que l’on a proposé une analyse objective de la situation de l’économie et des finances publiques tunisiennes“, a expliqué Saidane.

Il a en outre indiqué que la dette publique continue de gonfler pour dépasser le seuil de 60 milliards de Dinars. “Oui vous avez bien lu, elle a dépassé la borne de 60 milliards de Dinars, représentant ainsi plus de 63% du PIB, sans compter les engagements de l’État en faveur des entreprises publiques qui connaissent des difficultés majeures. En outre la structure de cette dette publique est en train de changer, en ce sens que la Tunisie voit sa dette extérieure augmenter plus vite que sa dette intérieure. La dette extérieure passe en effet de 66% du total de la dette publique à plus de 70%. Plus grave encore, le service de la dette (remboursements de l’année ou de la période en principal et intérêts) explose littéralement : + 50 % entre le 10 juin 2016 et le 10 juin 2017. La Tunisie a en effet remboursé depuis le début de l’année plus de 3 milliards de Dinars au titre de la dette extérieure“, a-t-il affirmé.

L’expert en économie a dans le même contexte indiqué que le dinar continue de chuter. “Entre mai 2016 et mai 2017, le Dinar a baissé de 19,7% contre le Dollar et de 17,2% contre l’Euro. La baisse du Dinar est encore plus violente depuis le début de l’année : 13,6% contre l’Euro. Les Tunisiens (pas tous évidemment) s’appauvrissent à un rythme accéléré“, a-t-il assuré.

Entre-temps la planche à billets s’emballe. Le refinancement de la Banque Centrale a en effet atteint un nouveau record : 9,6 milliards de Dinars injectés par la BCT pour maintenir le système bancaire à flot en termes de liquidité“, a ajouté Saidane.

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Les réserves en devises de la Tunisie n’en finissent pas de fondre comme neige au soleil. Déjà elles avaient bouclé l’année 2016 – à la date du 29 décembre – avec un net repli, 13.078 milliards de dinars, soit l’équivalent de 114 jours d’importation, d’après la Banque Centrale de Tunisie, très loin des 127 jours d’importation à la même période en 2015. Les chiffres de janvier 2017 laissent penser que la situation ne va pas s’améliorer cette année, au contraire…

Au terme du mois dernier, les avoirs nets en devises du pays ont chuté à 12,1 milliards de dinars contre 13,3 milliards à fin janvier 2016, ce qui nous ramène à 105 jours d’importation (contre 121 jours d’importation en janvier 2016).

Par contre petite embellie sur le ciel du tourisme, avec des revenus globaux qui se sont établis à 75,4 millions de dinars en janvier 2017, contre 72,5 millions en 2016

Par contre le service de la dette extérieure cumulée, comme on pouvait s’y attendre (ce qui explique aussi la forte érosion des devises), s’envole cette année à 180,5 millions de dinars contre 147,5 millions l’an dernier…

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L’ex gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Taoufik Baccar , a mis en garde , dans un post sur sa page facebook, contre le recours au financement extérieur, « arme à double tranchant…pouvant mener à la ruine ».

Il estime que le problème tient moins au niveau de la dette qu’à sa maturité laquelle s’est beaucoup rétrécie, ce qui augure d’une augmentation prochaine de la dette qui viendrait à échéance et des difficultés de remboursement que cela pourrait entraîner d’autant que ces financements ont été utilisés pour couvrir des dépenses de fonctionnement et des déficits qui ne sont pas générateurs de croissance.

Il note que «  de plus en plus,  la dette à rembourser est celle contractée après 2011 en raison du raccourcissement des maturités des nouveaux emprunts contractés », prévoyant «  des  temps difficiles devant nous », expliquant que les  crédits contractés auprès du FMI, sont d’une courte maturité » et que « le  service de la dette pourrait rapidement atteindre le seuil de 7 à 8 milliards de dinars et représenterait une sérieuse menace au Budget de l’Etat et à la Balance de Paiement ».

« Si par malheur la croissance économique ne reprend pas d’ici là, la Tunisie n’aura plus de choix que de rééchelonner sa dette, ce qu’elle a toujours refusé de faire jusqu’à présent. C’est dire l’importance de tout mettre en œuvre pour une reprise de la croissance et cela ne peut se faire qu’à travers la mobilisation de toutes les énergies et les potentialités du pays et la libération des initiatives », prévient-il.

« Seuls  la mise en œuvre d’un ambitieux programme de reforme, d’une réconciliation économique et financière, et l’arrêt de la diabolisation de l’Administration et des hommes d’affaires sont à même d’assurer un tel objectif. Il faut remettre la machine économique en marche ; il en va de la suivie de ce pays et de l’avenir nos enfants », conclut Taoufik Baccar.

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