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Cela faisait longtemps que l’économie du pays n’avait pas enregistré autant de bonnes nouvelles en si peu de temps. D’abord les chiffres de la balance commerciale, plus précisément la réduction du déficit commercial, jusqu’à un niveau notable que ne boude pas un gouvernement aux abois, et pas que sur cette affaire. Et avec les promesses de la Chine, les choses ne pourront que se bonifier. Il y a aussi les indicateurs du tourisme, très bons, les prévisions également, même si on peine encore à franchir le palier supérieur du tourisme haut de gamme, synonyme de jackpot pour les réserves en devises (le voisin marocain en sait quelque chose). On peut évoquer également la reprise de la production de phosphate, malgré quelques accrocs par-ci par-là, une embellie qui enhardit les autorités, jusqu’à les pousser à se lancer dans des prédictions qui font planer. Et puis il y a eu, mardi 15 mai 2018, les chiffres de la croissance, une très bonne surprise, quoi qu’en dise le ministre du Développement, qui faisait la fine bouche en pleurant sur le 0,5% de point de croissance cramé par les protestataires de la CPG et la crise du secteur pétrolier. Enfin ce mercredi 16 mai 2018, on a les dernières données sur le déficit budgétaire. Et elles sont très bonnes, à en croire le rapport sur les “Résultats Provisoires de l’Exécution de Budget de l’Etat, Mars 2018”, publié par le ministère de Finances.

Chalghoum est à la fête !

Le déficit budgétaire, d’après le document émis par le département de Ridha Chalghoum, s’est nettement réduit de 41,7%, à 1079,4 millions de dinars (MD), fin mars 2018, contre 1852,3 MD, à la même date de l’année écoulée.
A ce rythme, au terme de l’année en cours, le déficit budgétaire ne devrait pas atteindre les 5 216 MD, prévus dans la Loi de Finances 2018, soit l’équivalent de 4,9% du PIB.
Selon le raport, cette amélioration a été induite par une progression notable des recettes non fiscales à 901,1 MD, durant le premier trimestre 2018, contre 279,3 MD durant la même période de 2017, et ce, en raison des recettes réalisées essentiellement, en matière de revenus des participations et des entreprises publiques (396 MD en mars 2018, contre 5,9 MD en mars 2017) et de la relance de la commercialisation de carburants (150 MD en 2018, contre des ventes nulles, à la même date en 2017).

Cette évolution des recettes non fiscales, a été accompagnée par une légère baisse des ressources d’emprunt (2111,7 MD), par rapport aux prévisions de la Loi de Finances 2018, et particulièrement les emprunts extérieurs (677,4 MD au cours des trois premiers mois de 2018 contre 879,2 MD, durant la même période de 2017).
Le département des Finances a expliqué le déficit budgétaire par la hausse des charges de remboursement de la dette extérieure (à 458,4 MD, en mars 2018 contre 285,7 MD en 2017), de la dette intérieure (460,6 MD contre 382,3 MD) et des intérêts de la dette (919 MD contre 668 MD).
Par contre, les dépenses de gestion ont baissé de 5 504,2 MD, en mars 2017, à 4 964,7 MD en mars 2018.
Le ministère a révélé, dans ce document, que le déficit est comblé, jusque-là, moyennant des financements intérieurs nets.
S’agissant de la dette extérieure de la Tunisie, le département a fait savoir que 47,8% de l’encours de cette dette sont en euros, 27,3% en dollars, 11,4% en yen et 13,5% en d’autres devises.

Vous avez dit récupération ?

Le débat sur la main du chef du gouvernement, Youssef Chahed, dans cette avalanche d’indicateurs positifs va forcément fuser. D’abord lui, qui ne manquera pas prochainement de communiquer à volonté sur ces bons chiffres, et il ne va pas se gêner pour nous en mettre plein la vue d’autant plus qu’une aile parmi ses soutiens du Pacte de Carthage, l’UGTT, continue de réclamer des offrandes en têtes ministérielles, voire celle du patron. Et Ennahdha, quoi qu’il en dise pour le moment, n’en pense pas moins. Ces bons chiffres, même le camp du chef du gouvernement, où pourtant il n’est pas en odeur de sainteté, les revendiquera, sans le moindre scrupule, surtout dans cette année électorale qui se profile où toutes les munitions, d’où qu’elles viennent, sont valables. Bon, pour que le camp de Chahed puisse faire de la récupération il faudra que la reprise se confirme et s’accélère en 2018-2019…

Chahed fera ce que font tous les politiciens du monde dans sa situation : Se prévaloir des trains qui arrivent à l’heure, même si on sait que ce qui marche est souvent le fait d’opérateurs privés pour qui le gouvernement n’a pas fait grand-chose pour le moment – d’ailleurs les patrons le lui rappellent à chaque rencontre -, même si on sait que les progrès sont pour la plupart les fruits des politiques lancées par les prédécesseurs et que les successeurs récoltent sans vergogne. Mais c’est de bonne guerre, si on endosse la responsabilité de tout ce qui ne va pas quand on est au pouvoir, on doit aussi logiquement être en droit de revendiquer ce qui fonctionne. L’essentiel est ailleurs pour la Tunisie. Il est dans la capacité de l’équipe de Chahed, si elle survit aux attaques sur les flancs, à maintenir le cap, voire mieux, ce qui est loin d’être gagné, quoi qu’en dise Oxford Business Group

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Encore une histoire de dette cachée. Après le Mozambique l’an dernier, c’est au tour de la Zambie de défrayer la chronique. Cette fois ce sont les analystes qui ont déballé. En effet ils sont tombés à bras raccourcis surs les données dévoilées dernièrement par le gouvernement zambien en affirmant que la dette extérieure effective du pays pourrait être le double du chiffre avancé officiellement, d’après l’Agence Ecofin. Certes pour le moment «il n’y a pas de preuves concrètes d’une dette cachée», d’après Gregory Smith, en charge de la stratégie en matière de dettes souveraines chez Renaissance Capital, cependant «il est possible que le pays se retrouve dans une situation fâcheuse liée à des prêts non révélés qu’il aurait contractés», indique Peter Attard Montalto, qui chapeaute la division Europe, Moyen-Orient et Afrique à Nomura International.

A noter que la Zambie, du haut de son statut de 2ème plus gros producteur de cuivre d’Afrique, a abusé ces 5 dernières années de l’endettement sur les marchés pour soutenir ses projets d’infrastructure. Sa dette extérieure a littéralement explosé, passant de 2 milliards $ en 2011 à 8,7 milliards $ en décembre dernier.
Certes les investissements peuvent être rentables à l’avenir, mais le service de la dette risque de plomber durablement les finances publiques. Aux abois, le gouvernement est contraint de revoir ses plans de remboursement auprès de la Chine, idem pour l’emprunt de 3 milliards $ à travers des eurobonds, entre 2012 et 2015.

L’affaire de la dette planquée sous le tapis tombe au plus mal, en effet les autorités négocient en ce moment même un financement de 1,3 milliard $ du Fonds monétaire international (FMI) pour requinquer les réserves de devises extérieures de la Banque centrale, au plus bas depuis 7 ans. Mais il y a un os, et un gros : le FMI refuserait de faire voir la couleur des précieux billets avant un audit indépendant de la dette extérieure de la Zambie…

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La Banque centrale d’Egypte a annoncé que la dette extérieure du pays avait atteint 80 milliards $ à fin septembre 2017. Un montant en hausse par rapport aux 79 milliards $ enregistrés à la fin de l’exercice 2016/2017, nous apprend l’agence Ecofin.

Cette situation ne semble, toutefois, pas vraiment inquiéter la Banque centrale qui, en révélant que le ratio dette extérieure/PIB devrait s’élever à 36,2% à la fin de 2017, estime que celle-ci demeure dans les limites de sécurité selon les normes internationales.

A noter, par ailleurs, que l’Egypte a remboursé près de 30 milliards $ de dette en devises en 2017. Dans ce montant, le pays avait, par exemple, soldé la dette totale de 2 milliards $ détenue par AfreximBank, ainsi que d’autres créanciers internationaux.

En janvier également, la banque centrale d’Egypte a versé 700 millions $ au Club de Paris dans le cadre de l’apurement sa dette dont le total envers ce club de créanciers s’élève encore actuellement à 3,7 milliards $.

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Les réserves en devises de la Tunisie n’en finissent pas de fondre comme neige au soleil. Déjà elles avaient bouclé l’année 2016 – à la date du 29 décembre – avec un net repli, 13.078 milliards de dinars, soit l’équivalent de 114 jours d’importation, d’après la Banque Centrale de Tunisie, très loin des 127 jours d’importation à la même période en 2015. Les chiffres de janvier 2017 laissent penser que la situation ne va pas s’améliorer cette année, au contraire…

Au terme du mois dernier, les avoirs nets en devises du pays ont chuté à 12,1 milliards de dinars contre 13,3 milliards à fin janvier 2016, ce qui nous ramène à 105 jours d’importation (contre 121 jours d’importation en janvier 2016).

Par contre petite embellie sur le ciel du tourisme, avec des revenus globaux qui se sont établis à 75,4 millions de dinars en janvier 2017, contre 72,5 millions en 2016

Par contre le service de la dette extérieure cumulée, comme on pouvait s’y attendre (ce qui explique aussi la forte érosion des devises), s’envole cette année à 180,5 millions de dinars contre 147,5 millions l’an dernier…

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L’ex gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Taoufik Baccar , a mis en garde , dans un post sur sa page facebook, contre le recours au financement extérieur, « arme à double tranchant…pouvant mener à la ruine ».

Il estime que le problème tient moins au niveau de la dette qu’à sa maturité laquelle s’est beaucoup rétrécie, ce qui augure d’une augmentation prochaine de la dette qui viendrait à échéance et des difficultés de remboursement que cela pourrait entraîner d’autant que ces financements ont été utilisés pour couvrir des dépenses de fonctionnement et des déficits qui ne sont pas générateurs de croissance.

Il note que «  de plus en plus,  la dette à rembourser est celle contractée après 2011 en raison du raccourcissement des maturités des nouveaux emprunts contractés », prévoyant «  des  temps difficiles devant nous », expliquant que les  crédits contractés auprès du FMI, sont d’une courte maturité » et que « le  service de la dette pourrait rapidement atteindre le seuil de 7 à 8 milliards de dinars et représenterait une sérieuse menace au Budget de l’Etat et à la Balance de Paiement ».

« Si par malheur la croissance économique ne reprend pas d’ici là, la Tunisie n’aura plus de choix que de rééchelonner sa dette, ce qu’elle a toujours refusé de faire jusqu’à présent. C’est dire l’importance de tout mettre en œuvre pour une reprise de la croissance et cela ne peut se faire qu’à travers la mobilisation de toutes les énergies et les potentialités du pays et la libération des initiatives », prévient-il.

« Seuls  la mise en œuvre d’un ambitieux programme de reforme, d’une réconciliation économique et financière, et l’arrêt de la diabolisation de l’Administration et des hommes d’affaires sont à même d’assurer un tel objectif. Il faut remettre la machine économique en marche ; il en va de la suivie de ce pays et de l’avenir nos enfants », conclut Taoufik Baccar.

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