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Les technologies numériques sont amenées à jouer un rôle déterminant dans le développement socio-économique de Djibouti, et seront indispensables au succès de la stratégie nationale du pays, “Vision Djibouti 2035.” Afin de favoriser l’essor d’une économie numérique forte qui profite à tous, le gouvernement de Djibouti et la Banque mondiale ont organisé de façon conjointe une conférence internationale qui doit à la fois mettre en lumière les bénéfices potentiels de l’économie numérique et proposer une feuille de route concrète pour soutenir le secteur.

« La révolution numérique favorise l’émergence de nouveaux modèles économiques, ouvre de nouveaux marchés aux entreprises, et permet aux consommateurs d’accéder à un nombre inédit de produits et de services. On ne peut que s’enthousiasmer devant les retombées économiques potentielles de ces innovations », note Abdi Youssouf Sougueh, Ministre de la Communication. « Pour un pays comme le nôtre, le développement d’un écosystème numérique performant représente une occasion unique de stimuler l’économie et de créer des emplois. La conférence sur l’économie numérique qui s’ouvre aujourd’hui doit permettre de nous rapprocher un peu plus de cette vision ».

« Le numérique sera essentiel à l’amélioration des conditions de vie des Djiboutiens, à l’expansion de notre économie, et au renforcement de notre position de pôle logistique et commercial pour la région. En tant que point d’arrivée de huit câbles sous-marins internationaux, Djibouti dispose à l’évidence d’atouts majeurs pour devenir un acteur-clé du numérique dans la région », souligne Abdi Youssouf Sougueh, Ministre de la Communication. « Nous souhaitons dialoguer avec les grandes agences de développement telles que la Banque mondiale pour définir les stratégies qui nous permettront de tirer le meilleur parti de nos infrastructures, et de renforcer aussi les autres fondements nécessaires à la construction d’une économie numérique pérenne ».

La conférence doit réunir un vaste panel de représentants du gouvernement, de pionniers des nouvelles technologies et d’acteurs du développement international. En s’appuyant sur leur expérience et leur connaissance du secteur, les participants seront chargés de dresser un état des lieux du numérique à Djibouti, de discuter des bonnes pratiques internationales, de réfléchir à la façon dont le pays peut exploiter le numérique pour moderniser divers secteurs-clés de l’économie, et définir une stratégie concrète pour le développement numérique.

« Partout dans le monde, l’innovation numérique s’impose comme un levier pour doper la croissance et construire un avenir meilleur, et Djibouti est dans une position idéale pour profiter à son tour de ce nouveau modèle de développement », relève Boutheina Guermazi, Directrice du Pôle mondial pour le Développement numérique de la Banque mondiale. « Je suis convaincue que cet évènement peut ouvrir la voie à une collaboration étroite sur les questions numériques entre la Banque mondiale, Djibouti, et d’autres pays à travers le Moyen-Orient et l’Afrique de l’Est. »

Même si l’exemple de Djibouti sera au cœur des discussions, l’évènement vise aussi à souligner l’importance d’une politique numérique plus ambitieuse pour les autres pays de la région.

Les sessions aborderont toutes les composantes essentielles du secteur, en portant une attention particulière aux cinq piliers de l’économie numérique: les infrastructures, les plateformes, les services financiers et systèmes de paiement, l’entrepreneuriat et les compétences numériques.

Pour Atou Seck, Représentant Résident de la Banque mondiale à Djibouti, « la technologie et l’innovation offrent des perspectives particulièrement prometteuses. En se tournant pleinement vers le numérique, Djibouti sera en mesure de stimuler son PIB, de se préparer aux grandes transformations en cours sur le marché du travail, et d’améliorer le niveau de vie de l’ensemble de la population. Nous sommes disposés à collaborer étroitement avec Djibouti pour accompagner le pays sur la voie de l’innovation, et créer les conditions favorables au développement d’une économie numérique performante ».

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À la faveur d’un relâchement des tensions dans la Corne de l’Afrique, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté mercredi à l’unanimité une résolution dans laquelle il lève les sanctions visant l’Erythrée depuis 2009.

Dans cette résolution, les membres du Conseil notent l’absence d’éléments concluants concernant le soutien de l’Érythrée au groupe terroriste des Chabab en Somalie.

Ils saluent aussi la rencontre entre le Président djiboutien et le Président érythréen à Djeddah, en Arabie saoudite, le 17 septembre 2018 et soulignent l’importance des efforts constants vers la normalisation des relations entre l’Erythrée et Djibouti pour la paix, la stabilité et la réconciliation dans la région.

Un litige frontalier concernant la région de Ras Doumeira oppose Djibouti et l’Erythrée depuis des années.

Le 16 septembre 2018, la région a également connu un autre développement positif avec la signature historique d’un accord de paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée, également à Djeddah, mettant fin à des décennies de conflit. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a assisté à cette signature.

C’est dans ce contexte de rapprochement régional que le Conseil de sécurité a décidé « de lever, à compter de la date d’adoption de la présente résolution, l’embargo sur les armes, les mesures d’interdiction de voyager et de gel des avoirs et les sanctions ciblées imposées à l’Erythrée par les résolutions 1907 (2009), 2023 (2011), 2060 (2012), et 2111 (2013) du Conseil de sécurité ».

Le Conseil exhorte l’Erythrée et Djibouti à s’engager sur la question des combattants djiboutiens disparus au combat. Il exhorte aussi les deux parties « à poursuivre leurs efforts pour régler pacifiquement le différend relatif à leur frontière commune de manière conforme au droit international, par la conciliation, l’arbitrage ou le règlement judiciaire, ou par toute autre voie de règlement pacifique ».

Outre la levée des sanctions contre l’Érythrée, la résolution adoptée mercredi réaffirme l’embargo sur les armes imposé par le Conseil à la Somalie depuis 1992, ainsi que l’interdiction d’importer et d’exporter du charbon de bois somalien, en vigueur depuis 2012. Plusieurs pays ont estimé que le maintien de ce régime de sanctions était essentiel pour lutter contre l’approvisionnement en armes et en ressources financières des Chabab.

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La Tunisie, heureusement pour elle, s’éveille à l’Afrique, son prolongement naturel et qu’elle a d’ailleurs baptisée, faut-il le rappeler. Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, y est allé, pas suffisamment certes, mais tout de même il a rompu avec une tradition de tiédeur vis-à-vis d’un continent où pourtant tout le monde se bouscule : Chine, Turquie, France, Italie, Maroc, Japon et même l’Allemagne. La Tunisie commence aussi à jouer sa partition, et le peu qu’elle a fait elle l’a bien fait, et avec surtout la vitesse d’exécution que requiert le retard de plusieurs années sur la concurrence. Mais le monde des affaires n’a pas attendu que l’exécutif et la diplomatie tunisien se mettent en branle, il y est déjà. L’UTICA a fait des percées importantes en Afrique, la CONECT également et maintenant la dernière-née, TABC, sous la houlette de son président, l’infatigable Bassem Loukil, un “mordu” du continent qui fait ce qu’il faut pour passer le virus aux cercles de décision, d’ici et d’ailleurs. Et ça marche ! Ça marche tellement que le président du Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, a été convaincu de faire une visite officielle de 3 jours en Tunisie au cours de laquelle il a paraphé un paquet d’accords. Un Forum économique a été organisé à l’occasion, ce jeudi 04 octobre 2018, un événement dont les deux pays attendent moult retombées et qui est sans doute le meilleur argumentaire pour faire basculer les opérateurs tunisiens qui hésitent encore.

Loukil a souligné que cette affaire est en fait l’épilogue d’une dynamique qui a été enclenchée il y a un an, en septembre 2017, “une délégation tunisienne composée de représentants de l’Etat et d’hommes d’affaires a été reçue avec les honneurs par les autorités djiboutiennes et plus particulièrement par Son Excellence Président Guelleh“, et le voyage de ce dernier à Tunis est une manière “de rendre cette invitation“. Le chef de l’Etat djiboutien a fait le déplacement avec des poids lourds de son gouvernement et “la fine fleur de l’économie Djiboutienne“, ce qui témoigne de sa volonté de faire de ce premier grand pas entre les deux pays une réussite économique éclatante, en attendant les avancées que fera le Conseil d’Affaires Mixte.

La clé de la prospérité de nos pays réside dans la consolidation et l’expansion des relations panafricaines. C’est la mission que s’est donné le TABC.
Nos pays regorgent de potentiel et de richesses. Et je ne parle pas là que de minerais ou de pierres précieuses ou d’hydrocarbures, je parle tout autant d’esprits, de cerveaux, de bras et de talents.
Ces ressources inestimables, c’est à nous de les exploiter à bon escient, et d’en redistribuer les fruits avec clairvoyance et dans la bonne gouvernance. Les yeux du monde sont rivés sur nous. Les convoitises sont exacerbées, dans un contexte mondial globalisé où les échanges s’intensifient et s’enchevêtrent de façon exponentielle. Dans les décisions que nous prenons aujourd’hui pour nos nations, pour notre continent, réside l’avenir de millions d’hommes et de femmes, l’avenir de nos enfants“, a déclaré le président de TABC ce matin, devant un parterre de businessmen djiboutiens qui ont déjà touché du doigt cette réalité, puisque leur pays fait partie des champions de la croissance en Afrique. En 2017 le PIB a été évalué à 7% par la Banque Mondiale ; en 2018 ça devrait baisser un peu, à 6,5 %, à cause du tassement des investissements et de la relance poussive des exportations nettes, mais grâce aux gros investissements sur les ports, les autres infrastructures et la plus grande zone franche industrielle du continent, une accélération de l’économie est en vue.

Bassem Loukil a conclu son allocution en ces termes : “Nous aurons une véritable occasion de coordonner de façon stratégique nos objectifs et de répondre aux besoins de Djibouti et de la Tunisie, en créant dans la foulée de la richesse, de l’emploi et de l’espoir pour les nôtres.
Un demi-siècle à peine après l’accession à l’indépendance, tous les feux sont au vert sur la voie de la coopération entre nos deux pays, et nous ne laisserons aucun obstacle ralentir notre course commune vers la croissance et le progrès“. Une façon d’inviter tout ce beau monde à s’inscrire résolument dans une démarche d’intégration régionale, laquelle a d’ailleurs posé des jalons très importants avec l’adhésion au COMESA, dont fait partie le Djibouti, après cap sur la CEDEAO pour laquelle la Tunisie a manifesté un vif intérêt ; et demain l’intégration africaine avec la ZLECA. Du bon, du très bon en perspective…

S.L.

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Youssof Moussa Dawaleh, président de la Chambre de Commerce du Djibouti, a affirmé lors des travaux du Forum économique tuniso-djiboutien que son pays veut multiplier les partenariats avec la Tunisie. Il a ajouté que cette rencontre revêt une grande importance afin de nouer des liens de coopération entre les hommes d’affaires tunisiens et djiboutiens et ce, dans plusieurs secteurs.

Dawaleh a précisé que le Djibouti est un grand marché et dispose de nombreux atouts, tels qu’un système monétaire stable, un grand port, des infrastructures modernes, des investissements industriels multiples, la sécurité…
On rappelle que le Forum économique tuniso-djiboutien a ouvert ce matin ses travaux en présence de plusieurs hauts responsables et hommes d’affaires tunisiens et djiboutiens.

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Le président de l'UTICA vante les prouesses des entreprises en Afrique

Le Forum économique tuniso-djiboutien constitue pour les opérateurs des deux pays une opportunité réelle pour discuter et définir ensemble les axes prioritaires de la coopération bilatérale entre la Tunisie et la République de Djibouti, pour en faire aujourd’hui un modèle de prospérité économique partagée, axé sur la création de valeurs et d’emplois dans nos pays respectifs” a déclaré Samir Majoul, président de l’UTICA.

Il a ajouté lors de l’ouverture ce jeudi 04 octobre 2018 du Forum économique tunsio-djiboutien que “les entreprises tunisiennes ont fait leurs preuves dans de nombreux marchés internationaux et ont également une forte présence dans plusieurs pays du continent, où elles opèrent dans des domaines aussi variés que les infrastructures économiques et sociales, le développement urbain, les Télécoms… Les entreprises tunisiennes ont développé une expertise éprouvée en Afrique et la partie djiboutienne peut en tirer profit“.

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Le président de TABC, Bassem Loukil, a déclaré lors de l’ouverture des travaux du Forum économique tuniso-djiboutien que le marché djiboutien à un fort potentiel économique et que les hommes d’affaires tunisiens sont invités à prendre connaissance des progrès qui ont été réalisés par la République de Djibouti ainsi que les autres pays africains.

Il a précisé qu à travers ce forum les investisseurs tunisiens et djiboutiens ont la possibilité de conclure des affaires fructueuses dans plusieurs secteurs.

Il a rappelé que les efforts se poursuivent de la part de TABC afin d’encourager les investisseurs à accorder une grande importance au continent africain, qui offre un modèle de partenariat stratégique.

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Les investisseurs tunisiens ont intérêt à explorer le Dijbouti

Le chef du gouvernement, Youssef Chahef, a affirmé ce jeudi 4 octobre 201 que la Tunisie accorde un grand intérêt au continent africain, qui est aujourd’hui un réservoir de croissance économique. Il a appelé dans ce contexte les hommes d’affaires tunisiens à multiplier leurs efforts afin de conquérir le marché djiboutien.

Lors de son intervention au cours des travaux du Forum d’affaires tuniso-djiboutien qui se tient actuellement à Tunis, Chahed a précisé que la République de Djibouti a réalisé une très forte croissance économique et bénéfice d’une position géostratégique très intéressante, ce qui l’a aidée à accéder à tous les marchés internationaux.

Il a ajouté que le gouvernement encourage les investisseurs tunisiens à renforcer leur présence non seulement dans ce pays mais aussi dans d’autres nations africaines.

Et d’ajouter que ce forum sera une occasion propice pour sceller des partenariats entre les hommes d’affaires tunisiens et leurs homologues djiboutiens dans plusieurs secteurs à haute valeur ajoutée (santé, éducation, technologie, services…).

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Un protocole d’accord entre l’UTICA et la Chambre de commerce de Djibouti a été signé ce jeudi 4 octobre 2018 à Tunis et ce, lors des travaux du Forum économique tuniso-djiboutien.

Il s’agit d’un signal fort donné à la communauté d’affaires des deux pays pour promouvoir davantage la coopération bilatérale et la création de synergie entre les entreprises de la Tunisie et du Djibouti, un pays qui affiche 7% de croissance d’après les estimations de la Banque Mondiale.

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Majoul : On doit aller plus loin avec le Djibouti

Lors de la tenue des travaux du Forum économique tunsio-djiboutien sous le thème “Pour un partenariat stratégique afin d’accéder au marché de la COMESA” qui se tient actuellement à Tunis, le président de l’UTICA, Samir Majoul, a déclaré que l’organisation de ce forum a pour objectif de renforcer davantage les axes de la coopération entre les deux pays.”Les partenariats entre le République de Djibouti et la Tunisie, bien que datant de plusieurs décennies, restent en deçà de nos aspirations économiques. Nous appartenons à un même espace arabo-africain et nous partageons tant d’aspects communs culturels et sociétaux que nous estimons que notre coopération devrait connaître une nouvelle dynamique et prendre de nouvelles dimensions“.

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Tunis et Djibouti signent 6 accords, dans 4 domaines

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a eu, mercredi, au Palais de Carthage, un entretien avec son homologue djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh, qui effectue une visite officielle en Tunisie du 2 au 4 octobre, à l’invitation du chef de l’Etat.

Les relations de fraternité et de coopération unissant les deux pays, les moyens de les développer dans les domaines prioritaires et l’échange de points de vue sur les questions d’intérêt commun aux plans arabe, régional et international ont été au centre des entretiens bilatéraux.
Caïd Essebsi a, à cette occasion, affirmé la “détermination de la Tunisie à renforcer les relations bilatérales et sa disposition à mettre à profit son expertise au service du peuple djiboutien frère afin d’impulser la coopération entre les deux pays“.

Par ailleurs, le chef de l’Etat et son homologue djiboutien ont présidé la cérémonie de signature de 6 accords de coopération. Il s’agit de:

– Trois accords de coopération dans les domaines du transport maritime et des ports, du tourisme et de l’artisanat;
-un mémorandum d’entente dans les domaines de la poste, des TICs et de l’économie numérique;
-un mémorandum d’entente sur l’exemption mutuelle de visas d’entrée au profit des porteurs de passeports diplomatiques ou de service;
-un programme exécutif de coopération culturelle pour les années 2019-2020-2021.
Le président djiboutien a, à cette occasion, adressé une invitation au chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, pour visiter le Djibouti dans la période à venir “afin de renforcer les relations de coopération et poursuivre la coordination et les concertations au sujet des questions d’intérêt commun”.

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BCE et le président djiboutien nouent des partenariats

Le président de la République de Djibouti, Ismail Omar Guellah et le chef de l’Etat tunisien, Béji Caid Essebsi, ont signé ce mercredi 3 octobre 2018 trois accords de coopération dans les secteurs du transport maritime, des ports, du tourisme et de l’artisanat.

De même, deux mémorandums d’entente ont été également signés. Le premier est relatif aux domaines de la poste, de l’information, de la télécommunication et de l’économie numérique. Le second concerne l’exemption de visa pour les passeports diplomatiques et spéciaux d’une part et la signature d’un programme exécutif pour la coopération culturelle pour les années 2019-2021, d’autre part.

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Le Djibouti, avec ses 7% de croissance, fait affaire avec la Tunisie

Le président de la République de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, effectuera du 2 au 4 octobre 2018 une visite officielle en Tunisie à l’invitation du président de la République, Béji Caïd Essebsi.

Au cours de cette visite, le président djiboutien aura une rencontre avec son homologue tunisien Béji Caïd Essebsi. Cette rencontre sera sanctionnée par la signature d’une série d’accords de coopération.
Ismaïl Omar Guelleh aura également des entretiens avec le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur et le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le président djiboutien assistera au siège de l’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), au Forum d’affaires tuniso-djiboutien qui sera organisé à l’initiative du patronat et du Conseil d’affaires tuniso-africain.

La Banque Mondiale a estimé à 7% le taux de croissance du PIB djiboutien en 2017 ; cette année elle le situe à 6,5%, du fait de la chute des investissements et de la relance poussive des exportations nettes. La Tunisie, qui a un appétit croissant pour son continent, pourrait être avoir sa place dans cette dynamique qui repart du côté du Djibouti.

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Avec les aides considérables qui affluent dans les caisses de l’État et sa position stratégique sur l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, Djibouti devrait figurer parmi les pays les plus riches du continent africain.

Mais paradoxalement ce petit pays situé sur la côte orientale de l’Afrique fait partie des pays les plus pauvres ; il se caractérise notamment par un grave problème d’eaux usées qui a entraîné l’apparition de maladies d’origine hydrique, comme le choléra et la typhoïde.

Dans ce pays qui compte environ un million d’habitants, ce sont d’abord les enfants qui font les frais de cette scandaleuse insalubrité.

Dans les zones rurales, trois personnes sur quatre n’ont pas accès à des toilettes et se soulagent dans la brousse.

Dans la capitale Djibouti, où vit la moitié de la population du pays, un quart des habitants ne disposent d’aucune installation sanitaire.

La Corne de l’Afrique étant une région aride avec une pluviométrie annuelle ne dépassant pas 250 millimètres, l’eau est une denrée rare à Djibouti.

Les villages ne peuvent compter que sur un ou deux puits, qui sont à présent, pour bon nombre d’entre eux contaminés par des bactéries liées aux déchets humains.

Et les 26 300 réfugiés venus d’Érythrée, d’Éthiopie, de Somalie et du Yémen ne font qu’aggraver le problème.

Radwan Bahdon, directeur de l’assainissement du gouvernement de Djibouti, affirme toutefois que la situation est sous contrôle, ajoutant qu’une nouvelle station d’épuration financée par l’Union européenne (UE) est désormais opérationnelle.

« Jusqu’en 2014, les eaux usées étaient déversées dans la mer, sans être traitées », ajoute M. Bahdon.

Les officiels pointent du doigt l’administration du Président Ismaïl Omar Guelleh, en fonction depuis 1999 et qui a succédé à son oncle Hassan Gouled Aptidon ; ce dernier était à la tête du pays depuis son indépendance de la France en 1977.

M. Guelleh, dont le gouvernement est accusé de violations des droits de l’homme, a conservé le pouvoir avec 90 pour cent des suffrages en février de cette année.

Au fil des ans, des aides considérables ont été injectées dans les caisses de l’État, mais le pays ne donne gère, voire pas du tout, l’impression d’en profiter.

La critique accuse M. Guelleh, sa famille et certains de ses conseillers les plus proches, d’avoir une influence pesante sur l’économie.

Malgré la misère noire qui accable la majeure partie de la population, M. Guelleh s’est récemment rendu en Chine à bord d’un jet présidentiel.

Les économistes mettent en garde contre un niveau d’endettement national s’approchant de celui du PIB, mais M. Guelleh ne donne pas le moindre signe de vouloir modérer son train de vie opulent.

« À Djibouti, nous sommes confrontés à une dynastie familiale qui s’est construite sur les souffrances de près d’un million de personnes », déclare Daher Farah, chef de l’opposition, à propos de son pays exsangue.

Huitième plus petit pays d’Afrique par la superficie (23 200 km2), l’influence de Djibouti est cependant loin d’être négligeable.

Le pays accueille la seule base militaire américaine permanente d’Afrique, à Fort Lemonnier, non loin du palais présidentiel.

Le plus gros détachement de la Légion étrangère française est basé à Djibouti.

L’année dernière, la Chine a inauguré sa première base militaire d’outre-mer à Djibouti, laquelle peut héberger plus de troupes que celles des États-Unis et de la France réunies.

En ce qui concerne le commerce, Djibouti est situé sur l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, seul axe entre l’océan Indien et le canal de Suez et point de passage entre l’Afrique, l’Inde et le Moyen-Orient.

Des prêts chinois ont financé la construction d’une nouvelle voie ferrée vers l’Éthiopie et l’installation de grues portuaires dont la silhouette domine l’horizon du port et de la ville.

Les droits payés par les navires en transit fournissent de plantureux revenus au gouvernement.

Au début de l’année, M. Guelleh a signé un décret retirant à la société dubaïote DP World son contrat de 50 ans pour la gestion du port à conteneurs.

Or, lorsque la Cour d’arbitrage de Londres a statué en faveur de DP World, le gouvernement a annoncé qu’il ne reconnaissait pas ce verdict.

Cet acte de défi a fait naître des craintes que M. Guelleh puisse avoir recours à un décret similaire afin de reprendre le contrôle de Fort Lemonnier.

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DP World Ltd porte à la connaissance du public que le Contrat de Concession concernant le terminal à conteneurs à Doraleh (Djibouti), attribué par le Gouvernement de Djibouti à la société anonyme Doraleh Container Terminal (DCT), une coentreprise contrôlée par DP World, demeure en vigueur et a toujours force obligatoire à l’égard du Gouvernement. Ce Contrat de Concession a conféré à la société DCT le droit d’exploiter le port qu’elle a conçu et construit, et DP World a été mandatée pour en assurer l’exploitation. Ce Contrat a également accordé à DCT et à DP World le droit exclusif de construire et exploiter tous autres terminaux à conteneurs et/ou zones franches sur le territoire de Djibouti.

Le 22 février 2018, le Gouvernement de Djibouti a illégalement pris le contrôle du terminal. Il a obligé les personnels de DP World à quitter le pays et a prétendu avoir résilié le Contrat de Concession par l’adoption de divers actes unilatéraux.

DP World et DCT ont saisi la Cour d’arbitrage international de Londres (LCIA) pour contester cette prise de contrôle illégale et la prétendue résiliation du Contrat de Concession. Dans une sentence rendue le 31 juillet 2018, l’Arbitre Unique (qui est avocat Queens Counsel et professeur de droit en Suisse) a statué en faveur de DP World et DCT. Il a jugé qu’en dépit de la loi djiboutienne sur les contrats d’infrastructures stratégiques et des décrets d’application visant DCT, le Contrat de Concession demeure en vigueur et conserve pleine force obligatoire. L’Arbitre a confirmé la validité du choix effectué par les Parties au Contrat de Concession de soumettre celui-ci à la loi anglaise. Cette dernière ne permet pas à un État d’user de son pouvoir normatif pour échapper à ses obligations contractuelles.

La validité et la force obligatoire du Contrat de Concession ont été précédemment confirmées en 2017 par un Tribunal Arbitral composé d’un ancien juge de la Cour Suprême du Royaume-Uni, d’un juge de la Court of Appeal d’Angleterre, et d’un avocat Queens Counsel reconnu comme arbitre indépendant. Cette première procédure arbitrale avait été lancée contre DP World et DCT par le Gouvernement de Djibouti qui tentait d’obtenir l’annulation du Contrat de Concession sur le fondement d’allégations mensongères de corruption. Le Tribunal Arbitral a entièrement rejeté ces allégations, jugeant que le Contrat est équilibré et raisonnable pour le Gouvernement et que sa mise en œuvre a rapporté des dizaines de millions de dollars à Djibouti.

Dans une procédure connexe à cet arbitrage, la High Court of Justice d’Angleterre a constaté que le Contrat de Concession a été très avantageux financièrement pour Djibouti et a rejeté toutes les accusations de corruption portées par le Gouvernement. La décision de la High Court a été confirmée par la Court of Appeal d’Angleterre.

Cette semaine, la High Court a enjoint à l’entreprise gouvernementale, Port de Djibouti SA, de ne pas prendre de mesures contraires à son accord de coentreprise avec DP World ni de démettre les membres du conseil d’administration de DCT désignés par DP World, qui contrôle la société conformément à cet accord.

Le Contrat de Concession confère à DCT et à DP World une exclusivité totale sur l’ensemble des installations de manutention de conteneurs dans le territoire de Djibouti. En outre, un autre Contrat de Concession conclu en 2004 entre le Gouvernement et DP World prévoit que l’établissement d’un nouveau port ou d’une nouvelle zone franche sur le territoire de Djibouti requiert l’accord de DP World, si DP World a renoncé à développer directement un telle infrastructure.

Selon certaines informations, le Gouvernement de Djibouti aurait conclu des contrats avec des entreprises tierces en vue de construire et exploiter des installations portuaires et des zones franches à Djibouti, en violation des droits exclusifs dont bénéficient DP World et DCT. Or DP World et DCT sont les légitimes titulaires de droits concernant la propriété et l’exploitation du terminal à conteneurs de Doraleh à Djibouti, ainsi que cela a été reconnu par de multiples décisions juridictionnelles. DP World est également légitime titulaire d’un droit exclusif de développer tout autre port et/ou zone franche sur le territoire de Djibouti.

Par le présent avis, DP World et DCT portent à la connaissance du public, spécialement les acteurs du secteur portuaire, de la logistique et des transports maritimes, qu’elles useront de tous moyens légaux disponibles, notamment toutes actions visant à obtenir des injonctions et des dommages-intérêts, contre toute personne ou entité qui porterait atteinte de quelque manière que ce soit à leurs droits légitimes concernant le terminal à conteneurs de Doraleh et toutes autres installations portuaires ou zones franches dans le territoire de Djibouti.

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Le commerce d’armes illégales implique de hauts fonctionnaires à Djibouti, ce qui suggère que le terminal portuaire de Doraleh, actuellement sous contrôle du gouvernement et souffrant de contrôles douaniers perméables, sera de plus en plus mis à profit en tant que plateforme pour le commerce des armes. Toutefois, les flux les plus significatifs d’armes illégales continueront d’être déplacés vers des embarcations plus petites, via les communautés de pêcheurs sur la côte sud-est et via le projet de port de Garacad.

Au cours des dernières années, et jusqu’à aujourd’hui, le terminal de Doraleh exploité par DP World n’était pas utilisé pour le trafic d’armes. Cependant, des renseignements recueillis localement suggèrent que le terminal, qui est dorénavant sous le contrôle du gouvernement, pourrait à l’avenir être mis à profit comme centre de traitement pour le commerce illégal des armes.

Certains éléments laissent penser que le terminal de Doraleh sera de plus en plus utilisé pour le commerce des armes. Le président de l’Autorité portuaire et des zones franches de Djibouti (DPFZA), Aboubaker Omar Hadi, est un ami proche d’Ali Abdi Aware, un homme d’affaires très en vue qui a été à trois reprises candidat présidentiel dans la région du Puntland. Ils sont conjointement impliqués dans un projet dans lequel M. Aware est personnellement en charge de CAC International, la banque de l’ancien président du Yémen, Ali Abdallah Saleh. Cette banque a son siège social à Djibouti. Des renseignements recueillis localement suggèrent qu’Omar Hade a aidé à l’enregistrement de la banque et détient des parts dans celle-ci (« une partie des composantes investissement »). De plus, Omar Hadi a établi une succursale bancaire à Bosaso en mesure de blanchir de l’argent pour des institutions clandestines touchant aux importations d’armes du Yémen, car la banque est originaire du Yémen.

M. Aware est également très bien implanté dans le gouvernement du président Guelleh, c’est lui qui a mis en place l’assistance de la région du Puntland à Djibouti, donnant 900 chameaux à Djibouti lorsque le pays a eu un conflit armé avec son rival érythréen concernant les îles Doumeira contestées. Il a par ailleurs aidé Djibouti à obtenir un engagement d’investissement pour la construction de routes auprès du gouvernement saoudien en 2009 lorsque le général Adde Muse Hersi, aujourd’hui décédé, était président de la région du Puntland.

Effectivement, le commerce d’armes illégales à Djibouti s’étend aux plus hauts échelons du gouvernement. Des renseignements recueillis localement confirment qu’une entreprise qui, dans la version publique de ce rapport sera désignée par la Société Z, appartient à la famille Guelleh et gère le commerce d’armes. La Société Z s’occupe uniquement d’importations d’armes en Somalie. Ces mêmes armes sont alors souvent distribuées à des factions politiques soutenues par le gouvernement.

Tout cela laisse penser que le terminal de Doraleh commencera à jouer un rôle plus important dans le trafic d’armes régional. Des renseignements recueillis localement suggèrent que le port principal de Djibouti n’est pas sûr et que les procédures douanières sont poreuses, ce qui facilite les transferts illicites. Néanmoins, comme ce terminal restera l’un des principaux centres d’import-export de Djibouti, la surveillance internationale des flux de marchandises est ici élevée, ce qui limitera l’utilisation du port comme centre pour le commerce des armes. Toutefois, des sources indiquent qu’une bonne partie du commerce illégal d’armes n’a pas besoin de transiter par le port principal de Djibouti. Il est déplacé dans des embarcations plus petites via les communautés de pêcheurs sur la côte sud-est.

En outre, Djibouti est aussi dorénavant impliqué dans la construction du port de Garacad. Djibouti en est venu à suivre un désaccord politique avec le gouvernement somalien pour ce qui concerne le rapprochement Érythrée-Éthiopie-Somalie, à la suite de la réunion entre le président somalien et son homologue Afewerki à Asmara. Djibouti tire profit du désaccord sur la région du Puntland avec le gouvernement somalien au sujet du port de Garacad. Le premier ministre Hassan a récemment visité la région et a été invité à la grande ouverture du projet Garacad, mais il a refusé de faire de même alors que le gouvernement somalien a récemment commencé le plan de construction du port de Hobyo, à seulement 90 km de là.

Les tensions sont palpables entre le gouvernement somalien et Djibouti concernant son implication dans ce projet. Des renseignements recueillis localement suggèrent que le gouvernement somalien craint, à juste titre, que Djibouti l’utilise comme base pour transférer des armes du golfe d’Aden vers la région du Puntland, puis vers la Somalie elle-même (voir les commentaires précédents sur le soutien aux factions déstabilisantes en Somalie, comme al-Shabaab). À noter également que Garacad, ancien territoire pirate de 2008 à 2011, est une plaque tournante régionale pour le débarquement de cargaisons d’armes. Des bateaux aux allures de navires de pêche y débarquent toujours à des fins de contrebande.

C’est à Garacad que Djibouti joue son rôle le plus important dans le trafic d’armes régional. Les entreprises de logistique, de fret et de construction impliquées dans le projet de port de Garacad appartiennent souvent à de hauts fonctionnaires et officiers militaires de haut rang de Djibouti. La plupart des matériaux de construction pour le projet seront transportés par voie terrestre depuis Djibouti, ou expédiés via la côte au large de Garacad. Les occasions de contrebande d’armes y sont abondantes. Encore une fois, les rapports du Groupe de contrôle des Nations Unies pour cette région incluent les noms de certaines entités qui, selon des renseignements recueillis localement, sont toujours exacts.
Télécharger le rapport (en anglais)
 : https://bit.ly/2CcF7hr

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EXX Africa a publié un rapport spécial sur le commerce des armes dans la Corne de l’Afrique. Le commerce des armes illégales dans la Corne de l’Afrique reste très lucratif et est étroitement lié aux groupes terroristes transnationaux, au trafic de drogue et au conflit au Yémen voisin. Le commerce régional d’armes reste concentré sur la Somalie et ses régions semi-autonomes où la demande d’armes reste inchangée malgré divers embargos et autres sanctions.

Ces dernières années, Djibouti est devenue une plaque tournante de plus en plus importante pour le transbordement d’armes vers les groupes armés de la région. Il est de plus en plus évident que Djibouti agit comme un lieu de transit stratégique pour les armes provenant du territoire détenu par les Houthis au Yémen, qu’il expédie ensuite dans la région d’Awdal, au nord de la Somalie.

Le rôle accru de Djibouti dans le trafic d’armes régional se produit parallèlement à la recherche par le gouvernement du pays de nouveaux investissements étrangers dans son important secteur portuaire et ses industries connexes. De nombreuses entreprises djiboutiennes engagées dans le secteur maritime florissant du pays ont été impliquées dans le commerce illégal des armes, ce qui augmente les risques de réputation pour les investisseurs étrangers cherchant à participer à l’économie de Djibouti. La prolifération des armes à Djibouti suscite également des préoccupations concernant les activités criminelles armées et le risque accru d’attaques terroristes dans un lieu fréquenté par des militaires étrangers.

Cependant, aucun des partenaires internationaux de Djibouti n’est disposé à signaler de tels risques, craignant la perte potentielle de leurs baux sur des bases militaires stratégiques importantes dans le pays. Une source locale a qualifié le commerce d’armes dans le golfe d’Aden de «gâchis politique que la plupart des pays occidentaux ne veulent pas s’impliquer». Malgré des preuves impliquant des hauts responsables djiboutiens dans le commerce des armes, aucun effort concerté n’a été réalisé à l’encontre de ces individus.

Le rôle de Djibouti dans le trafic d’armes régional devrait s’accroître à mesure que l’Érythrée et l’Éthiopie tenteront de parvenir à une paix durable qui aura des répercussions importantes sur la chaîne d’approvisionnement en armes dans la Corne de l’Afrique. Les groupes armés en Éthiopie, en Somalie et dans le Soudan été le Soudan du Sud, ainsi que les Chabab, ont longtemps compté sur l’Érythrée pour fournir des armes. L’Érythrée cherchant à se rapprocher de l’Éthiopie et à réintégrer la communauté internationale, son rôle de centre de trafic d’armes se réduira considérablement.

Djibouti, qui privilégie une Somalie faible et une Érythrée isolée, va probablement combler le vide et tirer parti de ses réseaux de trafic d’armes existants pour continuer à fournir des armes illégales aux groupes armés de la Corne de l’Afrique. Depuis qu’il a pris le contrôle du terminal portuaire de Doraleh, le gouvernement djiboutien semble se préparer à augmenter ses expéditions par le port principal du pays. Toutefois, la plupart des livraisons d’armes illégales à Djibouti continueront d’être effectuées par le biais de petits artisans via les communautés de pêcheurs de la côte Sud-Est et via le projet du port de Garacad.

Pour obtenir une copie complète du rapport, veuillez contacter : Robert.Besseling@EXXAfrica.com

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DP World a convoqué la presse pour commenter la décision du gouvernement djiboutien de ne pas tenir compte du verdict de la Cour internationale d’arbitrage de Londres (LCIA), selon lequel les autorités n’ont pas le droit de rompre unilatéralement le contrat et de réquisitionner le terminal de conteneurs de Dolareh. 

«La récente déclaration du gouvernement de Djibouti, affirmant que ce dernier n’approuve pas la décision de la Cour internationale d’arbitrage de Londres (LCIA), démontre que Djibouti ne reconnaît pas la primauté du droit international. La décision de la Cour confirmant la validité permanente de la concession est fondée sur des principes reconnus du droit international et est internationalement contraignante à la fois pour le gouvernement de Djibouti et pour les éventuelles tierces parties concernées.

Selon la Cour, Djibouti n’a aucune souveraineté sur un contrat régi par la loi anglaise. Il est bien établi qu’en l’absence d’un accord exprès en ce sens, un contrat de droit anglais ne peut prendre fin unilatéralement selon la volonté des parties. Le contrat reste donc pleinement valide et en vigueur.

Les déclarations répétées du gouvernement de Djibouti, selon lesquelles la concession du port se révèle contraire aux intérêts fondamentaux de la République de Djibouti, ne sont pas recevables. Comme la décision de la Cour le note, les propres représentants du gouvernement ont fourni la preuve que le port a été « un grand succès pour Djibouti ». Dans deux cas antérieurs engagés par le gouvernement lui-même, les termes de la concession ont été considérés comme « impartiaux et justes ». À la lumière de ce succès indiscutable et des termes justes et raisonnables de la concession, les tentatives entreprises par le gouvernement pour y mettre fin ne sont en aucun cas liées aux intérêts fondamentaux du peuple de Djibouti. », a déclaré DP World…

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Le 22 février 2018, l’État djiboutien a mis fin de manière anticipée à la concession du terminal à conteneurs de Doraleh, attribuée en 2006 à la société Doraleh Container Terminal (DCT), entreprise contrôlée de facto par l’actionnaire minoritaire DP World.

L’exécution de ce contrat de concession s’était révélée contraire aux intérêts fondamentaux de la République de Djibouti. La poursuite de ce contrat portait un préjudice grave aux impératifs de développement du pays et au contrôle de son infrastructure la plus stratégique.

Plusieurs tentatives de renégociation de la concession avec DP World, initiées par le gouvernement, n’ont pas abouti en raison du refus répété de DP World d’entendre les demandes légitimes de l’État djiboutien.

Cette résiliation, rendue dès lors nécessaire et inévitable, est conforme au droit international. Celui-ci reconnaît la capacité d’un État souverain à résilier unilatéralement un contrat pour motif d’intérêt général, à charge pour ce dernier de verser à son cocontractant une juste indemnisation. Cette résiliation s’inscrit également dans le cadre d’une procédure transparente. Elle trouve sa base légale dans une loi visant à protéger les intérêts fondamentaux de la Nation, votée par le Parlement djiboutien le 8 novembre 2017 et complétée par un décret daté du 22 février 2018.

DCT, sur demande de DP World, a pourtant décidé de tenter de s’y opposer et a initié unilatéralement une procédure d’arbitrage auprès de la LCIA (London Court of International Arbitration ou Cour internationale d’arbitrage de Londres) dans le but, annoncé publiquement par DP World, de reprendre dès que possible ses droits sur la concession et ainsi sur l’exploitation du terminal à conteneurs de Doraleh.

En toute logique, la République de Djibouti n’a pas participé à cette procédure, considérant que LCIA ne jugerait ce contentieux que sur la base des stipulations d’un contrat dont l’exécution porte atteinte aux intérêts fondamentaux de Djibouti.

L’arbitre unique désigné sous l’égide de la LCIA a rendu le 31 juillet 2018 une sentence partielle dont le gouvernement de la République de Djibouti a pris connaissance.

L’arbitre unique a conclu que le contrat de concession ne pouvait pas être résilié par le gouvernement de la République de Djibouti en application de la loi du 8 novembre 2017 et en a déduit que celui-ci est toujours en vigueur.

La République de Djibouti n’accepte pas cette sentence qui consiste à qualifier d’illégale la loi d’un État souverain.

De fait, la sentence semble considérer que les stipulations du contrat de concession conclu entre le Port de Djibouti et DCT sont au-dessus de la loi djiboutienne. Elle ne fait aucun cas de la souveraineté de la République de Djibouti et ne tient pas plus compte des règles du droit international.

À suivre la sentence arbitrale, on comprend aussi qu’un État souverain n’aurait pas le droit de résilier un contrat dont il estime l’exécution contraire à ses intérêts fondamentaux, mais autoriserait en revanche son cocontractant (DP World) à résilier ledit contrat pour protéger ses intérêts commerciaux…

En d’autres termes, un contrat aurait une valeur supérieure à une loi adoptée au nom d’un peuple souverain.

En tout état de cause, l’approche de DP World qui consiste à tenter de s’opposer à la volonté d’un État souverain est irréaliste et cette démarche est vouée à l’échec. Le contrat de concession a été résilié, le personnel et les actifs de la concession ont été transférés à une entreprise publique spécifiquement créée à cet effet et qui gère désormais cette infrastructure.

C’est la raison pour laquelle dans cette affaire, seule une issue indemnitaire équitable, conforme aux principes du droit international, est envisageable.

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Le Tribunal Arbitral de la Cour Internationale d’Arbitrage de Londres (LCIA) a confirmé le 31 juillet 2018 le caractère illégal de la prise de contrôle forcée par le Gouvernement de Djibouti du terminal à conteneurs de Doraleh. La LCIA a confirmé que le Contrat de concession du terminal à conteneurs Doraleh “demeure juridiquement valide et en vigueur nonobstant la loi 202 et les décrets issus en 2018”. La loi 202 et lesdits décrets présidentiels, qui ont été promulgués par Le Gouvernement Djiboutien pour tenter de se soustraire à ses obligations contractuelles, ont été jugées illégaux. DP World (http://web.DPWorld.com) se réserve le droit d’analyser toutes ces options découlant de cette sentence arbitrale.

Le 22 février 2018, le Gouvernement de Djibouti s’était illégalement emparé du terminal à conteneurs de Doraleh, terminal ayant été conçu, construit et exploité par DP World conformément au Contrat de concession qui lui a été accordé en 2006. Le terminal de Doraleh est le premier employeur a Djibouti et la plus importante source de revenus du pays.  Le Terminal de Doraleh a réalisé des profits chaque année, et a été considéré comme un « grand succès » pour Djibouti sous la direction de DP World.

La saisie illégale du terminal a suivi une campagne lancée par le gouvernement pour forcer DP World à renégocier les termes du Contrat de concession. Les termes du Contrat de concession avaient pourtant déjà été jugés « justes et raisonnables » en 2017 par un autre Tribunal Arbitral de la LCIA dirigé par Lord Leonard Hoffmann, Peter Leaver QC et Sir Richard Aikens, tous des juristes anglais très respectés.

À la suite de la promulgation de la loi n° 202 à Djibouti, qui vise à accorder des pouvoirs au gouvernement pour résilier ses accords dans le domaine des infrastructures, DP World a été contraint d’entamer une nouvelle procédure arbitrage en février 2018 pour obtenir une déclaration de validité du Contrat de concession. Le Tribunal, composé du professeur Zachary Douglas QC, a confirmé définitivement que le Contrat de concession, régi par le droit anglais, reste valide et en vigueur nonobstant la résiliation illégale intervenue sous couvert de ladite loi 202.

DP World est l’un des acteurs pionniers du commerce mondial, et fait partie intégrante de la chaîne d’approvisionnement. Il exploite de multiples activités connexes, à partir des terminaux maritimes et terrestres, des services maritimes, de la logistique et des services auxiliaires aux solutions commerciales axées sur la technologie.

Avec un portefeuille de 78 terminaux maritimes et terrestres en exploitation soutenus par plus de 50 entreprises dans plus de 40 pays sur six continents, et avec une présence significative sur les marchés à forte croissance et matures, la société entretient des relations étroites avec des gouvernements du monde entier. Elle travaille en partenariat pour renforcer les économies tout en investissant dans les infrastructures et en mettant en œuvre des solutions commerciales intelligentes.

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En laissant de côté toutes les considérations géopolitiques et géostratégiques, en oubliant les luttes intestinales au coeur du pouvoir, appuyons-nous sur des réalités socio-anthropologiques, facteurs, bien plus profonds, et sources significatives d’un changement qui pointe son bout de nez.

1. Du nomadisme au modernisme : principe du déracinement mental

Que l’on soit arrivé à la ville récemment ou de longue date, à quelques très rares exceptions près, les Djiboutiens sont, à quelque degré que ce soit, les fruits de parcours migratoires. Historiquement, la culture locale, long fleuve jamais tranquille, est le nomadisme. Nos grands-parents ou arrières grands-parents ont été pour la plupart des nomades de ces régions désertiques de la corne d’Afrique. Citadins que nous sommes devenus depuis, influencés très intimement par cette identité culturelle, l’esprit nomade reste cependant très ancré dans notre quotidien et nous nous sommes partiellement adaptés aux codes et modes opératoires de la ville. L’on se trouve, donc, actuellement en période de transition, à mi chemin entre le nomade et le citadin : l’on est plus concrètement nomade mais pas encore totalement moderne.

Or, tout basculement d’une société, particulièrement le passage du nomadisme au modernisme, entraîne ce qu’on appelle, en sociologie anthropologique, le principe du déracinement mental, porteur, en réaction, d’une violence de transition par le brusque changement dans lequel s’effectue ce transfert. Les exemples sont légion et s’imposent à qui veut étayer cette hypothèse par l’histoire riche en enseignement. Le printemps arabe, cas d’école des articulations et des ressorts de la dynamique sociale, illustre parfaitement ce transfert d’une société paysanne vers une société moderne.

Que l’on veuille ou pas, il s’agit là, pour la société Djiboutienne, d’un processus préalable et obligatoire, avant que ne coagule dans ses veines l’esprit d’un véritable étatisme.

2. Société alphabétisée : politisation de masse

La société Djiboutienne est de plus en plus alphabétisée. Cette accélération de l’alphabétisation de la société et la dynamique qu’elle révèle ne peut être comprise indépendamment de la démographie galopante que connaît le pays. De cette alphabétisation de masse naît une société culturellement homogène et avec elle l’émergence d’un nouveau phénomène de taille : la politisation de masse qui est l’une des rétroactions la plus négative pour toute dictature.

Cette politisation de masse conduit la société à vouloir participer davantage à la vie politique du pays, et à n’en pas douter, tendanciellement vers une demande et une poussée à plus de justice et d’équité et donc, par ricochet, à plus de démocratie.

Ce qui explique, en grande partie, les plus de 3 000 dossiers déposés auprès du parti-état, le RPP, lors des dernières élections législatives de 2018 et la ruée vers l’opposition de pacotille à qui l’on a réservée 7 postes de députés. Ce qui explique, encore, que les discussions et débats des Djiboutiens sur Facebook ou dans les Mabraz ne portent que sur l’actualité politique.

3. Disparition de la classe moyenne : apparatchik contre peuple

L’examen de la structure des couches sociales à Djibouti montre la disparition de plus en plus fréquente de la classe moyenne spoliée par le système, lui-même. Cette strate manquante dans la société, jouant essentiellement, le rôle naturel de régulateur central, fragilise l’équilibre des blocs qui s’en trouve modifié et menace considérablement la cohésion sociale des Djiboutiens en clivant la société en deux : les apparatchiks et le peuple. Dans un pays comme le nôtre où les dirigeants politiques s’évertuent à bâtir des villas à leurs enfants, il n’est pas rare de rencontrer de jeunes diplômés précarisés trimant pour joindre les deux bouts et n’échappant pas à des situations de misères chroniques avec un fort sentiment d’exclusion économique.

Ainsi, l’époque met aux prises deux types de groupes sociaux : celui qui veut « en découdre » et celui qui veut « coudre ». Autrement, le peuple, dans sa grande majorité pauvre, contre les apparatchiks, sauvagement fortunés. Pour le premier, le maître mot est « changement », parce qu’il joue tout naturellement son rôle de vicariant afin de conquérir de nouveaux droits ou de reconquérir ce qu’il a perdu. Le second groupe, dans son rôle de prévaricateur, le maître mot est « statu quo » pour conserver, dans un réflexe de survie, tous les privilèges, qu’il tient pour quasi insacrifiables, obtenus au moyen d’une prévarication prédatrice.

Dès lors, s’installe entre ces deux groupes une conflictualité refusant toute conciliation et surtout sans médiation puisque les institutions étatiques ne visent plus à rétablir quelque justice que ce soit mais sont assujettis à la plèbe qui vit au-dessus des lois et dans l’impunité totale. Finalement, l’insolence de la plèbe est à la mesure du refoulement de la rancœur en gestation des plus démunis. C’est pourquoi toute réelle conciliation ne devient donc possible qu’à la seule condition qu’il y ait un changement. L’arrivée du Docteur Abiy Ahmed à la tête de l’Éthiopie en est la parfaite illustration.

4. Délitement institutionnel généralisé : tribalisation de la société

L’examen général sur l’administration et d’ailleurs sur toute institution publique montre que la République se trouve dans une position de « Failed State » – en français d’État défaillant ou encore d’État en échec -, indicateur contenant 12 variables, développé par le think tank américain FUND FOR PEACE. Ce délitement métastasé s’accélère à un rythme effroyable et est alimenté particulièrement par la prolifération de l’affairisme et du clientélisme nichée au cœur même du pouvoir.

D’ailleurs que peut faire la Cour des Comptes face à l’atmosphère d’opacité qui règne au plus haut sommet de l’État ? Que peut combattre la commission anti-corruption lorsque l’agencement des intérêts s’imbrique et s’entremêle au plus haut sommet de l’État ? Quelle indépendance dont peut jouir un juge lorsque la justice est en mode de clochardisation au plus haut sommet de l’État ? Quel crédit donner à l’autorité gouvernementale lorsque celle-ci brade les passeports et les papiers à coup de milliers de dollars ? Quel journaliste de la Nation peut tranquillement effectuer et produire un papier, aussi critique soit-il, fruit de son investigation ?

C’est pourquoi, les Djiboutiens, ne voyant plus le reflet des arcanes de l’État ou en terme sociologique « la conception représentationnelle » de l’État – théorie chère à M. Foucault -, accordent, dans un premier temps, peu de considérations aux institutions publiques, puis la notion d’État se déstructure dans leur conscience même pour finalement s’éclipser insensiblement de leur mentalité. C’est malheureusement tout le contraire de l’infra-idéologie des mentalités vis-à-vis de l’État développé par le philosophe Pierre Marcherey. Ainsi, le citoyen ne trouvant plus protection auprès de l’État trempe son pain par atavisme dans la tribu. La tribalisation érigeant, quant à elle, la division de la société en classes avec ses multiples effets pervers.

En conclusion, le peuple n’est pas sûr de sortir gagnant de ce changement désormais inévitable mais la plèbe est presque assurée de perdre parce qu’elle ne représente que le passé et non le futur. « La survie est désormais liée à une renaissance, le progrès à un dépassement, le développement à une métamorphose » écrivait Edgar Morin. Il est dorénavant nécessaire que les Djiboutiens arrivent à concilier dans un mouvement unidirectionnel ces trois perceptions du changement.

*Kadar Abdi Ibrahim est Chargé de la communication de la coalition d’opposition Djiboutienne USN (Union pour le Salut National) et membre du Comité Exécutif du MOuvement pour le DEveloppement et la Liberté (MoDeL).

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