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En laissant de côté toutes les considérations géopolitiques et géostratégiques, en oubliant les luttes intestinales au coeur du pouvoir, appuyons-nous sur des réalités socio-anthropologiques, facteurs, bien plus profonds, et sources significatives d’un changement qui pointe son bout de nez.

1. Du nomadisme au modernisme : principe du déracinement mental

Que l’on soit arrivé à la ville récemment ou de longue date, à quelques très rares exceptions près, les Djiboutiens sont, à quelque degré que ce soit, les fruits de parcours migratoires. Historiquement, la culture locale, long fleuve jamais tranquille, est le nomadisme. Nos grands-parents ou arrières grands-parents ont été pour la plupart des nomades de ces régions désertiques de la corne d’Afrique. Citadins que nous sommes devenus depuis, influencés très intimement par cette identité culturelle, l’esprit nomade reste cependant très ancré dans notre quotidien et nous nous sommes partiellement adaptés aux codes et modes opératoires de la ville. L’on se trouve, donc, actuellement en période de transition, à mi chemin entre le nomade et le citadin : l’on est plus concrètement nomade mais pas encore totalement moderne.

Or, tout basculement d’une société, particulièrement le passage du nomadisme au modernisme, entraîne ce qu’on appelle, en sociologie anthropologique, le principe du déracinement mental, porteur, en réaction, d’une violence de transition par le brusque changement dans lequel s’effectue ce transfert. Les exemples sont légion et s’imposent à qui veut étayer cette hypothèse par l’histoire riche en enseignement. Le printemps arabe, cas d’école des articulations et des ressorts de la dynamique sociale, illustre parfaitement ce transfert d’une société paysanne vers une société moderne.

Que l’on veuille ou pas, il s’agit là, pour la société Djiboutienne, d’un processus préalable et obligatoire, avant que ne coagule dans ses veines l’esprit d’un véritable étatisme.

2. Société alphabétisée : politisation de masse

La société Djiboutienne est de plus en plus alphabétisée. Cette accélération de l’alphabétisation de la société et la dynamique qu’elle révèle ne peut être comprise indépendamment de la démographie galopante que connaît le pays. De cette alphabétisation de masse naît une société culturellement homogène et avec elle l’émergence d’un nouveau phénomène de taille : la politisation de masse qui est l’une des rétroactions la plus négative pour toute dictature.

Cette politisation de masse conduit la société à vouloir participer davantage à la vie politique du pays, et à n’en pas douter, tendanciellement vers une demande et une poussée à plus de justice et d’équité et donc, par ricochet, à plus de démocratie.

Ce qui explique, en grande partie, les plus de 3 000 dossiers déposés auprès du parti-état, le RPP, lors des dernières élections législatives de 2018 et la ruée vers l’opposition de pacotille à qui l’on a réservée 7 postes de députés. Ce qui explique, encore, que les discussions et débats des Djiboutiens sur Facebook ou dans les Mabraz ne portent que sur l’actualité politique.

3. Disparition de la classe moyenne : apparatchik contre peuple

L’examen de la structure des couches sociales à Djibouti montre la disparition de plus en plus fréquente de la classe moyenne spoliée par le système, lui-même. Cette strate manquante dans la société, jouant essentiellement, le rôle naturel de régulateur central, fragilise l’équilibre des blocs qui s’en trouve modifié et menace considérablement la cohésion sociale des Djiboutiens en clivant la société en deux : les apparatchiks et le peuple. Dans un pays comme le nôtre où les dirigeants politiques s’évertuent à bâtir des villas à leurs enfants, il n’est pas rare de rencontrer de jeunes diplômés précarisés trimant pour joindre les deux bouts et n’échappant pas à des situations de misères chroniques avec un fort sentiment d’exclusion économique.

Ainsi, l’époque met aux prises deux types de groupes sociaux : celui qui veut « en découdre » et celui qui veut « coudre ». Autrement, le peuple, dans sa grande majorité pauvre, contre les apparatchiks, sauvagement fortunés. Pour le premier, le maître mot est « changement », parce qu’il joue tout naturellement son rôle de vicariant afin de conquérir de nouveaux droits ou de reconquérir ce qu’il a perdu. Le second groupe, dans son rôle de prévaricateur, le maître mot est « statu quo » pour conserver, dans un réflexe de survie, tous les privilèges, qu’il tient pour quasi insacrifiables, obtenus au moyen d’une prévarication prédatrice.

Dès lors, s’installe entre ces deux groupes une conflictualité refusant toute conciliation et surtout sans médiation puisque les institutions étatiques ne visent plus à rétablir quelque justice que ce soit mais sont assujettis à la plèbe qui vit au-dessus des lois et dans l’impunité totale. Finalement, l’insolence de la plèbe est à la mesure du refoulement de la rancœur en gestation des plus démunis. C’est pourquoi toute réelle conciliation ne devient donc possible qu’à la seule condition qu’il y ait un changement. L’arrivée du Docteur Abiy Ahmed à la tête de l’Éthiopie en est la parfaite illustration.

4. Délitement institutionnel généralisé : tribalisation de la société

L’examen général sur l’administration et d’ailleurs sur toute institution publique montre que la République se trouve dans une position de « Failed State » – en français d’État défaillant ou encore d’État en échec -, indicateur contenant 12 variables, développé par le think tank américain FUND FOR PEACE. Ce délitement métastasé s’accélère à un rythme effroyable et est alimenté particulièrement par la prolifération de l’affairisme et du clientélisme nichée au cœur même du pouvoir.

D’ailleurs que peut faire la Cour des Comptes face à l’atmosphère d’opacité qui règne au plus haut sommet de l’État ? Que peut combattre la commission anti-corruption lorsque l’agencement des intérêts s’imbrique et s’entremêle au plus haut sommet de l’État ? Quelle indépendance dont peut jouir un juge lorsque la justice est en mode de clochardisation au plus haut sommet de l’État ? Quel crédit donner à l’autorité gouvernementale lorsque celle-ci brade les passeports et les papiers à coup de milliers de dollars ? Quel journaliste de la Nation peut tranquillement effectuer et produire un papier, aussi critique soit-il, fruit de son investigation ?

C’est pourquoi, les Djiboutiens, ne voyant plus le reflet des arcanes de l’État ou en terme sociologique « la conception représentationnelle » de l’État – théorie chère à M. Foucault -, accordent, dans un premier temps, peu de considérations aux institutions publiques, puis la notion d’État se déstructure dans leur conscience même pour finalement s’éclipser insensiblement de leur mentalité. C’est malheureusement tout le contraire de l’infra-idéologie des mentalités vis-à-vis de l’État développé par le philosophe Pierre Marcherey. Ainsi, le citoyen ne trouvant plus protection auprès de l’État trempe son pain par atavisme dans la tribu. La tribalisation érigeant, quant à elle, la division de la société en classes avec ses multiples effets pervers.

En conclusion, le peuple n’est pas sûr de sortir gagnant de ce changement désormais inévitable mais la plèbe est presque assurée de perdre parce qu’elle ne représente que le passé et non le futur. « La survie est désormais liée à une renaissance, le progrès à un dépassement, le développement à une métamorphose » écrivait Edgar Morin. Il est dorénavant nécessaire que les Djiboutiens arrivent à concilier dans un mouvement unidirectionnel ces trois perceptions du changement.

*Kadar Abdi Ibrahim est Chargé de la communication de la coalition d’opposition Djiboutienne USN (Union pour le Salut National) et membre du Comité Exécutif du MOuvement pour le DEveloppement et la Liberté (MoDeL).

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La situation très inconfortable de Djibouti en ce moment est la parfaite illustration du combat sans merci que se livrent les Etats-Unis et la Chine pour avoir les faveurs de ce pays. Le 02 mai 2018, deux sénateurs américains, James Inhofe (un républicain) et Martin Heinrich (démocrate), avaient saisi John Robert Bolton, le conseiller US à la sécurité nationale, pour sonner l’alerte face à l‘‘immense influence de la Chine’‘ à Djibouti. Le 16 du même mois, Mahmoud Ali Youssouf, le ministre djiboutien des Affaires étrangères, a écrit à son homologue américain pour mettre les points sur les i et pour surtout calmer le pays de l’Oncle Sam, très irascible et imprévisible depuis qu’un certain Donald Trump s’est installé à la Maison Blanche.

Dans sa lettre adressée au secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, le chef de la diplomatie djiboutienne qualifie les assertions des deux élus américains d’‘‘affirmations sans fondement’‘, rapporte Africanews. Ali Youssouf dit de la Chine que c’est ‘‘un partenaire crucial’‘ pour son pays, qui lui est ‘’ immensément reconnaissant’‘. Mais selon lui cet état de fait ne menace en rien les liens entre les USA et Djibouti, un ‘‘allié loyal et fiable’‘.

Au sujet de la mainmise des Chinois sur le terminal à conteneurs du port de Doraleh (DCT) Ali Youssouf ressort le ‘‘démenti formel’‘ du président djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh.

Pour rappel, les sénateurs américains parlaient également du projet de Pékin de prendre le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, un endroit très stratégique. Mais ce n’est pas tout, Inhofe et Heinrich accusent aussi la Chine de vouloir prendre position autour de la base américaine du Camp Lemonnier et d’avoir des vues sur le terminal à conteneurs du port de Doraleh. Toujours d’après eux, Djibouti déroule le tapis rouge aux Chinois pour obtenir en échange l’annulation d’une patrie de ses dettes.

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La société DP World Ltd porte à la connaissance du public que le Contrat de Concession concernant le terminal à conteneurs Doraleh (Djibouti), qui a été conclu par le Gouvernement de Djibouti avec la société anonyme Doraleh Container Terminal (DCT), une coentreprise contrôlée par DP World, est toujours en vigueur. Ce Contrat a conféré à la société DCT le droit d’exploiter le port qu’elle a conçu et construit, et DP World a été chargée d’en assurer l’exploitation. Ce Contrat a également accordé à DCT et à DP World le droit exclusif de construire et exploiter tout autre terminal à conteneurs et/ou zone franche sur le territoire de Djibouti.

La validité et la force obligatoire de ce Contrat de Concession ont été récemment confirmés au regard du droit anglais par un Tribunal Arbitral composé d’un ancien juge de la Cour Suprême du Royaume-Uni, d’un juge de la Court of Appeal d’Angleterre, et d’un avocat Queens Counsel reconnu comme arbitre indépendant. Le Tribunal Arbitral, réuni sous l’égide de la Cour d’arbitrage international de Londres (LCIA), a rejeté la requête du Gouvernement de Djibouti demandant la résiliation du Contrat de concession sur le fondement d’allégations mensongères de corruption. Dans une procédure connexe, la High Court of Justice d’Angleterre a reconnu que ce Contrat de Concession a été très avantageux financièrement pour Djibouti.

Malgré cela, le Gouvernement de Djibouti a illégalement pris le contrôle du terminal le 22 février 2018. Il a obligé les personnels de DP World à quitter le pays et il prétend avoir résilié le Contrat de Concession. Cette résiliation est invalide au regard du droit anglais qui est applicable. Par conséquent, le Contrat de Concession reste en vigueur et conserve pleine force obligatoire.

DP World et DCT ont entamé un nouvel arbitrage devant la Cour d’arbitrage international de Londres pour contester la prise de contrôle illégale effectuée par le Gouvernement de Djibouti et la prétendue résiliation du Contrat de Concession.

Selon certaines informations, le Gouvernement de Djibouti envisagerait de conclure des contrats avec des entreprises tierces en vue de construire et exploiter des installations portuaires à Djibouti, en violation du droit d’exclusivité dont bénéficient DP World et DCT.

DP WORLD ET DCT FONT CONNAITRE A TOUS PAR LE PRESENT AVIS qu’elles sont légitimes détentrices de droits portant sur la propriété et l’exploitation du terminal de conteneurs de Doraleh (Djibouti) et qu’elles useront de tous les moyens légaux disponibles, notamment des actions en dommages-intérêts, contre toute entité qui porterait atteinte de quelque manière que ce soit aux droits qui leur sont reconnus par leur Contrat de Concession.

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Le Directeur général de Rubis Terminal, M. François Terrassin et le Directeur général de la Société Internationale des Hydrocarbures de Djibouti, M. Dabar Adaweh Ladieh ont procédé à la signature d’un partenariat en vue de la création et de la gestion d’un nouveau terminal de stockage multi-produits dans la zone de Damerjog,

Ce terminal de stockage de produits liquides, pétroliers et chimiques (engrais et agroalimentaire) est destiné à devenir un outil logistique pour l’ensemble de l’Afrique de l’Est. Il atteindra à terme une capacité de 500 000 m3.

Une fois les accords définitifs finalisés, le projet pourrait être réalisé à l’horizon 2020.

Rencontre avec le Président de la République

Le Président de la République, Son Excellence Ismaïl Omar Guelleh, a reçu hier la délégation du groupe Rubis au Palais Présidentiel. Les échanges ont porté sur les partenariats économiques possibles entre Djibouti et le groupe Rubis.

Le Directeur général du groupe Rubis, a fait part de son souhait d’installer durablement le groupe à Djibouti en investissant dans des projets d’infrastructures énergétiques. Ces investissements contribueront à faire du pays un hub logistique de rang mondial dans le domaine de la distribution du pétrole.

Le groupe français Rubis est un des leaders européens indépendants spécialisé dans la distribution de produits pétroliers (carburants, GPL…) et le stockage de produits liquides (pétrole, produits chimiques, produits agroalimentaires, engrais).

Le groupe tunisien Loukil, a récemment signé un contrat d’un montant de 300 millions d’euros avec le Djibouti pour la vente de 2.600 voitures VP (2.000 de type Elysée) de marque Citroën et VU (600 camions avec leurs plateaux de chez LVI), après customisation dans les ateliers du groupe en Tunisie.

Une première tranche, déjà entrée en production dans les ateliers du concessionnaire tunisien, sera d’un montant de 118 millions d’euros.

Le même groupe Loukil s’apprête à réceptionner les premiers CKD (Complete Knock Down) ou lot contenant un ensemble des pièces détachées nécessaires à l’assemblage d’un véhicule et qui sera complété sur place par des pièces produites localement et devrait prochainement, dans une dizaine de jours, démarrer l’activité de montage des voitures chinoises Foton. Le montage est en grande partie destiné pour la Libye (un contrat pour 220 unités) et l’Afrique de l’Ouest, sans compter la Tunisie. Tout cela attendra bien sûr les essais techniques en Tunisie. Le groupe a déjà, selon nos informations, commencé à prospecter le marché de la Côte d’Ivoire pour de possibles commandes.

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Une délégation de 35 hommes d’affaires tunisiens conduite par le président de Tunisia – Africa Business Council (TABC), Bassem Loukil, a mis le cap sur Djibouti le 16 septembre 2017 pour prendre part au premier Forum sur l’investissement. Loukil voit dans cette rencontre, à l’initiative du ministère auprès de la présidence de la République en charge des investissements, une manière de booster le partenariat entre les deux pays en exploitant des niches très prometteuses. Il l’a d’ailleurs affirmé lors de son entretien avec le président Ismail Omar Guelleh, en compagnie de la délégation tunisienne…

A noter que le patron du Groupe Loukil a été élevé par le chef de l’Etat djiboutien, le 18 septembre 2017, au rang d’Officier Dans l’Ordre National du 27 juin 1977…

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Un accord de coopération a été signé, vendredi, au siège du ministère de la Santé, entre
les ministères tunisiens de la Santé et de l’Enseignement Supérieur, d’une part et le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de la République de Djibouti.
En vertu de cet accord, une assistance technique sera accordée à l’hôpital universitaire de Djibouti. Il prévoit, également, selon la ministre de la Santé, Samira Merai, de charger des médecins tunisiens de la formation de la troisième promotion des diplômés de la Faculté de Médecine à Djibouti, désireux de poursuivre leur doctorat.
Elle a ajouté que cet accord permettra aux médecins Djiboutiens de participer aux concours de résidanat, assistanat ou agrégation organisés en Tunisie.

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Slim Khalbous, a, pour sa part, indiqué que la signature de cet accord fait suite à la tenue, les 22 et 23 août 2017 à Tunis, du forum” Tunisian africain empowerment ” qui a rassemblé onze ministres africains de l’Enseignement Supérieur.
Il a précisé que cette rencontre était l’occasion de faire connaître les compétences et expertises tunisiennes auprès des pays africains et de signer plusieurs accords.

De son côté, le ministre djiboutien de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Nabil Mohamed Ahmad a fait savoir que cet accord viendra renforcer l’accord bilatéral dans le domaine sanitaire qui a contribué à former plus de 80 médecins Djiboutiens.
Le ministre djiboutien s’est dit déterminé à renforcer la coopération avec la Tunisie et à tirer profit dans la mesure du possible de l’expérience des compétences tunisiennes.

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Mieux vaut tard que jamais. C’est ce que doivent se dire les présidents français et djiboutien, François Hollande et Ismaïl Omar Guelleh, qui ont, enfin, décidé de se rencontrer, au palais de l’Elysée, en France. Guelleh y est annoncé pour une visite officielle, ce 28 février, rapporte Jeune Afrique.
Tous les rendez-vous entre les deux hommes programmés auparavant ont capoté, pour “incompatibilités d’agenda”, dit-on. La dernière fois c’était en décembre 2016, quand Guelleh, pour son premier déplacement officiel depuis sa réélection, s’est rendu en Égypte pour voir Abdel Fattah al-Sissi. Ils se sont loupés aussi en janvier 2016, quand le président français a mis le cap sur l’Inde. Certes le président djiboutien est allé en France en 2011 dans le cadre d’une visite de travail, il a croisé Hollande à plusieurs reprises dans les sommets internationaux, mais ils ne se sont jamais rencontrés pour évoquer les liens bilatéraux. Cette fois c’est la bonne, certes à quelques mois de la fin et ultime mandat du chef de l’Etat français, mais les deux hommes ne vont pas bouder leur plaisir au regard du gros potentiel de la coopération entre les deux pays…

Guelleh fera le déplacement avec les ministres clés de son gouvernement et séjournera dans la capitale française, Paris, pendant trois jours. Il est attendu au Sénat et au Medef (la principale centrale patronale française), pour des entretiens avec des chefs d’entreprise. L’affaire est d’importance car l’économie djiboutienne est trustée actuellement par le boom des activités portuaires et les transports. La Banque Mondiale prédit une croissance qui pourrait s’envoler jusqu’à 7% entre 2017 et 2019. Par ailleurs les autorités ont mis sur les rails « Djibouti Silk Road Station », une zone franche industrielle de 3 500 hectares, une des plus vastes du continent…

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Le Maroc et le Djibouti renforcent leur coopération dans l’aérien. Aziz Rabbah, ministre de l’Equipement, du Transport et de la Logistique et son homologue djiboutien, Mohamed Abdoulkader Moussa, ont signé, hier lundi à Rabat, un accord relatif aux services aériens destiné à la consolidation de la coopération technique dans le domaine de l’aviation civile, rapporte le site « Aujourd’hui Le Maroc ».

L’objectif de cet accord étant, selon les initiateurs, d’octroyer aux entreprises de transport aérien désignées par les deux pays les droits de trafic en se basant sur la 3ème et 4ème libertés de l’air, garantir la désignation et l’autorisation d’exploitation des services aériens, libérer les tarifs du transport aérien et de consolider la coopération commerciale entre les transporteurs aériens des deux pays. En vertu de cet accord, les deux parties s’engagent à fournir une assistance aux autorités aéronautiques par l’envoi et l’échange d’experts en vue de partager les expériences mutuelles et toutes les informations concernant le trafic effectué selon les services agréés par les entreprises de transport aérien des deux pays, a indiqué la même source.

 

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Le défenseur de la sélection nationale Aymen Abdennour et le gardien Aymen Balbouli ne figurent pas sur la liste des 23 joueurs retenus par le sélectionneur national Henry Kasperczak, en vue du match de la Tunisie face à Djibouti, prévu ce vendredi au stade de Djibouti ville, à 13h30 heure tunisienne, pour le compte de la 5e journée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2017).
“Aymen Abdennour est dans l’obligation de rester à Tunis pour continuer son programme de rééducation déjà établi en étroite collaboration entre le médecin de la sélection et son homologue du club de Valence, tandis que Aymen Balbouli a été contraint de quitter le lieu du stage pour des raisons familiales, et sera remplacé par son coéquipier Zied Jebali”, précise la Fédération tunisienne de football, sur son site officiel.
Après la séance d’entraînement effectuée mardi après-midi au stade municipal de Saheline, le staff technique a décidé de garder 23 joueurs pour le déplacement à Djibouti.
La délégation tunisienne s’est envolée ce matin de l’aéroport Habib Bourguiba de Monastir, à bord d’un avion spécial pour une durée de vol de six heures au maximum.
Une séance de décrassage est prévue dans la soirée à Djibouti, et une deuxième séance d’entrainement se déroulera jeudi au stade Gouled de Djibouti, qui abritera le match.
La Tunisie partage la 2e place du groupe A avec le Togo (7 points chacun), derrière le Liberia (9 points), tandis que Djibouti ferme la marche avec 0 point.
Lors de la première confrontation tuniso-djiboutienne disputée à Radès, le onze national l’avait largement emporté sur le score de 8 buts à 1
Liste des 23 joueurs retenus pour le déplacement à Djibouti :
1)- Rami Jeridi
2)- Zied Jebali
3)- Ali Jemal
4)- Mohamed Amine Ben Amor
5)- Zied Boughattas
6)- Hamza Mathlouthi
7)- Ali Maaloul
8)- Mohamed Ali Moncer
9)- Rami Bedoui
10- Hamdi Nagguez
11)- Larry Azzouni
12)- Wahbi Khazri
13)- Ferjani Sassi
14)- Hamdi Harbaoui
15)- Bilel Mohseni
16)- Aymen Ben Mohamed
17)- Naim Sliti
18)- Taha Yessine Khnissi
19)- Hamza Lahmar
20)- Oussama Haddadi
21)- Mohamed Ali Yacoubi
22)- Marouane Sahraoui
23)- Hazem Haj Hassen

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Le staff technique national a profité de la fin des championnats européens pour rassembler les joueurs professionnels évoluant en Europe pour un stage qui débutera le 19 mai à Monastir, dans le cadre de la préparation du match face à Djibouti, comptant pour la 5ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de football (Gabon-2017).
A partir du 29 mai, les joueurs locaux rejoindront le groupe pour continuer la préparation du match, prévu le 3 juin à Djibouti à partir de 13h30.
La liste des joueurs convoqués pour la première partie du stage (du 19 au 28 mai) sera annoncée le 18 mai, et celle des joueurs locaux sera publiée le 26 mai.
Le Head coach, Henri Kasperczak, tiendra un point de presse le 30 mai à Monastir afin de présenter le match Djibouti-Tunisie. Pour la première partie du stage les séances d’entraînements se dérouleront entre le stade municipal de Sahline, le complexe Ben Jannet de Monastir et le stade olympique de Sousse selon la disponibilité. La seconde partie du stage sera effectuée uniquement au stade municipal de Sahline dont la pelouse synthétique est similaire à celle du stade de Djibouti.
Le onze national s’envolera pour Djibouti le 1er juin à bord d’un avion spécial, à partir de l’aéroport Habib Bourguiba de Monastir. Le retour est prévu juste après le match.

TAP

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La Confédération Africaine de football (CAF) a désigné le match Djibouti-Tunisie, comptant pour la cinquième journée deséliminatoires de la coupe d’Afrique des nations Gabon 2017, pour le vendredi 3 juin 2016 au stade Gouled de Djibouti à 13h30 heure tunisienne (15h30 heure locale), annonce la fédération Tunisienne de football, sur son site internet, mardi.
Après quatre journées, rappelle-t-on la Tunisie occupe la deuxième place place du groupe “A” en compagnie du Togo avec 7 points, derrière le Libéria en tête avec 9 points. Djibouti ferme la marche (0 pt). Lors de la sixième et dernière journée prévue le 2 septembre, les Aigles de Carthage recevront le Libéria et le Togo accueillera Djibouti.

TAP

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Le moins qu’on puisse dire est que le président sortant du Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, 68 ans, a été très confortablement reconduit à la tête du pays avec 86,68% des voix et ce, dès le premier tour de la présidentielle, à en croire les résultats communiqués ce samedi 09 avril par le ministre de l’Intérieur, Hassan Omar Mohamed.

Le Premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, n’a pas attendu les résultats partiels pour clamer la victoire de son champion, dès la nuit de vendredi à samedi, il a annoncé que Guelleh rempile pour un quatrième mandat de cinq ans à la lumière des résultats partiels.

« Le peuple djiboutien a décidé de me confier à nouveau la plus haute charge de l’Etat (…) J’ai compris son espérance et je vais me remettre au travail dès demain pour prendre à bras le corps les défis que nous posent le chômage et le mal-logement », a dit le président dans un discours diffusé ce samedi à la télévision.
Il a ajouté : « Cette victoire sans appel est la vôtre. C’est celle de la jeunesse. C’est d’un peuple libre, d’une nation sereine, forte de ses valeurs, enracinée dans son histoire et sa culture ».

Guelleh disputait le fauteuil présidentiel avec cinq candidats qui, il faut le dire, ont fait de la figuration, pour ne pas dire qu’ils ont servi de faire-valoir. En effet celui qui est présenté comme son plus grand rival, Omar Elmi Khaireh, n’a ramassé que 7,32% des voix, toujours d’après les résultats officiels. Les quatre autres challengers ont un sort encore moins enviable : Mohamed Daoud Chehem (opposition) avec 2,28% ; Mohamed Moussa Ali (indépendant) 1,53%, Hassan Idriss Ahmed (indépendant) 1,39 % et Djama Abdourahman Djama (indépendant) 0,79% des voix.

On parle d’un taux de participation de 68%. Pourtant vendredi, à Djibouti-ville, les électeurs ne se bousculaient pas devant les bureaux de vote, poussant la commission électorale à prolonger d’une heure les opérations de vote pour conjurer la faible affluence dans la journée.

Un pays très convoité

Djibouti, qui a été colonisé par les Français, est peu à peu devenu un endroit hautement stratégique pour les grandes puissances telles que les Etats-Unis, la France et le Japon, qui y ont installé des bases militaires pour garder un oeil sur les mouvements entre l’océan Indien et le canal de Suez. La Chine a aussi un projet de base militaire dans la zone.

Le président Guelleh, le deuxième chef de l’Etat depuis l’indépendance du pays en 1977, veille sur tous ces équilibres précaires, ce qui en fait un  allié sûr pour ces puissances militaires. Il a promis de continuer à oeuvrer pour la stabilité du pays et son programme des grands travaux (ports, chemins de fer, oléoducs, gazoducs…), pour lesquels les Chinois dépensent sans compter. Le pays doit sa croissance économique – 6% en 2014, d’après la Banque mondiale – à ces méga projets. Mais la population est toujours dans une pauvreté endémique et attend les fruits de cette embellie. Le taux de chômage frôle les 60%, et 79,4% des citoyens vivent en-dessous du seuil de pauvreté relative.

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