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Elyes Mnakbi

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Le PDG de Tunisair, Elyes Mnakbi, a évoqué les déboires de la compagnie nationale, sans prendre de gant. Il a déclaré ce vendredi 24 août 2018, sur Jawhara FM : «La situation de Tunisair est devenue hors de contrôle avec 7800 employés dont 1200 ont été embauchés après la révolution dans des postes fictifs. La masse salariale dans certaines filières dépasse même 130% des recettes, ce qui grève les finances de la compagnie“.

Mais il y a des solutions, semble-t-il. “Tunisair s’active actuellement pour améliorer sa situation en dépit des obstacles financiers et la non-coopération de l’Etat. Nous avons commencé à renouveler le matériel et à rétablir la confiance entre la compagnie et les fournisseurs des pièces de rechange. En outre, d’ici le 1er trimestre de 2019, nous allons mobiliser 6 nouveaux avions. Nous n’achetons plus ces appareils, mais les prenons en leasing sur 12 ans, ce qui nous épargne le fardeau de l’autofinancement. A présent, Tunisair affiche un trafic de 4 millions de passagers», affirme Mnakbi.

Par ailleurs le patron de la compagnie nationale a déclaré qu’ils sont en train de compresser les dépenses afin de faire baisser le déficit de 160 Millions de dinars par an à 70 ou 80 Millions, et il a pris un engagement : L’équilibre sera rétabli cette année, une première depuis la Révolution.

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Des pannes chez Tunisiar, les énièmes, ont cloué au sol deux avions de la compagnie nationale qui devaient rallier Nice, en France. Le PDG de Tunisair, Elyes Mnakbi, a livré ce lundi 18 juin 2018, sur Mosaïque FM, les causes de ces pannes qui interrompent une série de bonnes annonces – les revenus – ces derniers mois.

Mnakbi a indiqué que la panne a surpris ses équipes, ce qui explique les voyageurs n’aient pas été avertis à temps ; il a ajouté que la compagnie ne disposait pas d’un autre appareil de remplacement. Mais il a indiqué que tout rentrera dans l’ordre et que l’avion décollera aujourd’hui même à 15h.
A noter que les voyageurs étaient très irrités ce matin du fait de ce retard qui n’a pas été notifié par Tunisair.

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Tout le monde se demande à quelle sauce l’Open Sky, qui prendra officiellement forme ce lundi 11 décembre 2017, va manger la compagnie nationale, Tunisair. Si certains salivent déjà (notamment les acteurs du tourisme et les voyageurs) à l’idée de voir les compagnies Low Cost débarquer enfin en Tunisie, le PDG de Tunisair, Elyes Mnakbi, lui y voit le début des ennuis. Il l’a fait savoir ce matin même sur Shems FM, à quelques heures de la cérémonie qui va bouleverser le ciel tunisien.

Mnakbi a déclaré qu’en dépit du fait que sa compagnie garde, seule, la main sur l’aéroport Tunis-Carthage, elle n’est pas pour autant outillée “pour affronter l’Open Sky. Nos tarifs sont alignés avec les grandes compagnies internationales, et on ne peut pas concurrencer les compagnies Low Cost, dont les prix sont beaucoup trop bas», affirme le PDG de Tunisair.

Par ailleurs, il est revenu sur l’acquisition par la compagnie nationale de 6 nouveaux Airbus A320 Neo et l’ouverture prochainement de vingt lignes, notamment New York. «Cela s’inscrit dans notre dispositif pour affronter la concurrence qui se profile avec la signature de l’accord de l’Open Sky».

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Ancien colonel de l’armée tunisienne, reconverti et qui dirige depuis bientôt une année «l’armée» d’employés (ils sont plus de 7.500 personnes) de la compagnie tunisienne de transport aérien Tunisair, Elyes Mnakbi reste optimiste quant l’avenir de l’entreprise , malgré tout ce qui se dit à propos de sa qualité de service et ses difficultés financières.

Interviewé lors de la rencontre de la TABC avec le groupe d’hommes d’affaires qui participeront à l’inauguration de la nouvelle ligne de Tunisair sur le Benin, le Colonel-PDG qui voudrait sauver le soldat-Tunisair estime que «elle va désormais dans le bon sens». Mnakbi n’en reste pas moins réaliste et loin d’être langue de bois comme il l’a attesté lors de différentes sorties médiatiques, en reconnaissant que «la saison passée a été catastrophique, malgré l’augmentation de 23 % du chiffre d’affaires avec une flotte vieillissante», mais sans oublier pour autant de s’auto-congratuler et nous faire remarquer que «c’est est une première pour les sept dernières années d’exercice de Tunisair».

En fait et comme nous l’avait déjà indiqué le ministre du Transport Radhouane Ayara et comme le confirme son PDG, la compagnie prépare un nouveau plan de redressement, qui serait, selon Mnakbi «en phase finale d’élaboration».

  • Le Colonel qui voudrait sauver le soldat Tunisair

Première nouveauté dans ce plan, Tunisair chamboule encore une fois son plan de flotte. «Nous avons mis en place une nouvelle politique, qui tienne compte de notre situation matérielle. A l’instar du reste des grandes compagnies aériennes, nous n’achèterons plus, nous louerons les avions dont nous aurons besoin et cela nous coûtera 30 % de moins qu’à l’achat», indique Mnakbi à Africanmanager. Manifestement bien informé et sûr de sa décision, il précise que «notre plan de flotte consiste désormais à louer cinq ou 6 avions, des A320 Néo qui offrent plus de rayon d’action et permettent un gain de 15 % en consommation de carburant ou des 737.800 qui disposent d’une large soute pour des voyageurs, tels que les Africains».

Désormais, Tunisair fait la politique de ses moyens et suit la tendance internationale du Leasing, même si avec du retard. Désormais aussi, le plan de la flotte de la compagnie qui compte actuellement 28 appareils, ne comportera plus que 5 appareils A330 qui seront Néo, en lieu et place des acquisitions qui devaient se concrétiser en 2020. Les 5 seront en location à travers le Leasing, avec, peut-être, une option de rachat, mais ce n’est pas sûr. Ce qui certain, c’est qu’ils ne feront que remplacer les avions qui ne seront plus aptes à voler et dont le rythme régulier est d’un départ par an.

Mais la restructuration de Tunisair, c’est aussi le volet social. La compagnie qui avait provisionné 53 MDT pour un plan de sortie volontaire à la retraite anticipée de 1.200 salariés, s’était retrouvée avec des demandes de cadres indispensables et voudrait pouvoir, choisir et décider elle-même de qui pourra partir à la retraite anticipée.

Tunisair comptait sur les caisses sociales pour payer les retraites. Ces dernières ont cependant soulevé une levée de bouclier pour cause de difficultés financières propres. «C’était une ancienne évaluation, datant de 2015. C’est désormais la compagnie qui se chargera de payer la différence. Il nous faut pour cela 100 MDT», indique Elyes Mnakbi. Et lorsqu’on lui rappelle que l’Etat refuse jusqu’à présent de mettre la main à la poche pour aider Tunisair, il prend un air désolé pour rétorquer, comme s’il avait Youssef Chahed en face de lui, que «normalement, même si Tunisair perd de l’argent, elle fait gagner le pays, macroéconomiquement, grâce au tourisme et services sanitaires etc. et participe activement à la croissance économique du pays». Et de sauter ensuite le pas, non sans courage et même avec la témérité du bon soldat, en affirmant avec le sourire, que «l’Etat doit nous verser l’argent, non seulement pour le bien de Tunisair, mais de celui de tout le pays».

  • L’Open Sky total, c’est la faillite pour Tunisair

L’autre actualité pour Tunisair, alors que la ministre tunisienne du Tourisme pousse vers la finalisation des négociations avant la fin 2017, c’est l’ouverture de son marché, par l’Open Sky à d’autres compagnies et notamment les Low Cost. Et lorsqu’on lui demande si cette ouverture est une bonne chose pour sa compagnie, il n’hésite pas une seconde pour répondre par un «jamais» sentencieux, avant de préciser, comme pour nuancer les déclarations de Selma Rekik Elloumi, que «l’Open Sky sera appliqué à Djerba et Monastir. Mais pas à Tunis-Carthage. C’est cela l’accord car, avec l’infrastructure, les moyens et la flotte de Tunisair, c’est la faillite !».

 

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