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De nombreux secteurs se plaignent d’un manque de main d’œuvre qualifiée

De nombreux secteurs se plaignent d’un manque de main d’œuvre qualifiée, et ce malgré une hausse considérable du taux de chômage en Tunisie atteignant 16,5%. Parmi ces secteurs, on cite essentiellement celui bâtiment et des travaux publics. Une étude menée par le Centre Tunisien de veille et d’Intelligence Economique (CTVIE)a montré qu’il manquait 13 mille employés dans ce secteur.

Dans pareille situation, plusieurs entreprises se sont trouvées menacées de disparition faute de main d’œuvre qualifiée.

Pour Taleb Abid, responsable à la Fédération Nationale du Bâtiment, le problème principal est celui de l’employabilité et de l’insertion affirmant qu’ « une majorité de jeunes formés dans les centres de formation professionnelle ne répondaient pas aux besoins des entreprises»

Dans une interview accordée à Africanmanager, il a ainsi indiqué que les centres de formation professionnelle devront trouver des emplois pour leurs apprenants. Or, ce n’est pas le cas actuellement.

Comment faire ?

Afin de pallier les défaillances, un travail a été mené en collaboration avec l’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle sur la base de la gouvernance, qui doit, selon lui, permettre aux entreprises tunisiennes de s’impliquer dans le dispositif de la formation professionnelle en donnant leur point de vue quant aux programmes de formation, aux matériels de formation et à la formation des formateurs, considérée comme une pièce maîtresse du dispositif. « Dès lors que les professionnels s’impliquent dans ce dispositif, il y aura un engagement moral de leur part pour accueillir les jeunes entrepreneurs à la fin de cursus chez eux », a assuré Taleb Abid signalant que « c’est l’objectif primordial de tous les acteurs intervenants de manière à garantir une formation adéquate et une meilleure employabilité des jeunes diplômés ».

La labellisation, mot clé de cette révolution

La labellisation demeure le concept clé pour relever ce défi de taille. Cela veut dire assurer une formation de qualité qui sera en conformité avec les attentes du marché de l’emploi.

Pour ce faire, une visite a été effectuée auprès de cinq centres du réseau bâtiment et un diagnostic a été fait permettant ainsi de déceler beaucoup des défaillances, à savoir une pénurie de matériel et une formation limitée des formateurs. A cela s’ajoutent la question du management et une incompatibilité de filières.

De même, un plan de préconisation a été mis en place pour remédier à cette situation. Ce travail a été mené par une équipe technique élargie qui a procédé à l’inventaire des matériels existants avec la possibilité d’acquisition des nouveaux matériels.

L’accent a été mis aussi sur la formation des conseillers d’information et d’orientation pour améliorer la communication ainsi que les développeurs et les directeurs de centres pour qu’ils adoptent des nouveaux concepts : « la gouvernance » et « le nouveau mode de management ».

Pour quelle valeur ajoutée ?

L’objectif est créer une plateforme de formation à vocation internationale capable de mettre sur le marché local une main d’œuvre tunisienne jeune, dynamique et qualifiée qui maîtrise les nouvelles technologies tout en contribuant à l’amélioration de la compétitivité des entreprises tunisiennes.

D’après notre interviewé, ce défi peut être relevé grâce aux programmes de partenariats avec les deux fédérations françaises (Fédération National du Bâtiment et la Fédération Nationale d’Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics).

Des protocoles de jumelage ont été consolidés dans ce sens. D’ailleurs, un protocole de partenariat a été signé récemment entre le Centre de formation professionnelle de Reims et le Centre de formation du bâtiment de Ben Arous. D’autres centres tunisiens signeront ce genre de protocoles, fin 2013 et début 2014. « Nous voulons favoriser les échanges de stagiaires et d’informations techniques tout en faisant bénéficier les centres tunisiens de la technologie », a expliqué Taleb Abid avant d’ajouter que « deux nouveaux sites web ont été mis en place pour les deux fédérations françaises englobant les informations nécessaires sur nos entreprises tunisiennes et nos partenaires. C’est certes un gain de temps, mais on veut aussi faciliter l’accès des jeunes aux informations relatives à la formation professionnelle ».

Pour conclure, Taleb Abid considère que c’est une première que les professionnels du métier soient impliquées dans la formation professionnelle relative au bâtiment, secteur potentiel qui emploie plus de 450 milles personnes.

Wiem Thebti

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Malgré le climat particulier que traverse le pays avec l’instabilité politique et les incidents de  Djebel Chaambi

Malgré le climat particulier que traverse le pays avec l’instabilité politique et les incidents de Djebel Chaambi, le secteur de l’emploi a affiché une amélioration significative , durant les cinq mois de l’année en cours, touchant divers programmes d’emploi, de la promotion du travail indépendant, ainsi que l’ensemble de différentes catégories et régions , et ce en comparaison avec la même période de 2012.

Jusqu’à fin mai de 2013, environ 27398 demandeurs d’emplois ont été recrutés, ce qui correspond à une croissance de 24%. Il est important de noter que 15538 des personnes recrutées sont de sexe féminin, soit 56.7% du chiffre global. Aussi, 24959 parmi 27398 demandeurs ont été recrutés dans des emplois directs.

S’agissant de la répartition du recrutement selon les secteurs, on peut constater que les industries manufacturières viennent en tête avec une amélioration de 30,8%, suivies par le secteur des services (29,3%). Cependant, un recul a été constaté au niveau du secteur de l’agriculture et de la pêche (- 2,8%) et des industries non-manufacturières (-30.1%).

En termes de régions, on note que celle du Centre-ouest accapare le part du lion avec plus de 105.1%. Le Sud-est vient en deuxième position avec un recrutement de 2131 demandeurs d’emplois (57%), suivi par le Nord-ouest (35.2%) alors que le Sud-ouest vient en dernière position avec seulement 9.1%.

Pour ce qui est des offres d’emploi, elles se sont élevées à 45294 affichant ainsi une régression de 1.2%, comparée avec la même période de 2012 dont 6027 offres sont destinées aux cadres, en amélioration de 8.9% et 4954 offres ont touché le secteur du commerce. Toutefois, les offres d’emplois ont chuté dans d’autres secteurs à l’instar du tourisme (3543) et du transport avec seulement 606 offres d’emplois

Demandeurs d’emplois en recul de 23,4%

D’après les chiffres du ministère de l’Emploi, les demandes, au nombre de 195665 (les inscrits auprès des bureaux de l’emploi et du travail indépendant), ont enregistré une chute de 24,3%. 97030 parmi ces demandeurs sont des diplômés de l’enseignement supérieur.

Les programmes actifs d’emplois: des chiffres clés

D’après les derniers statistiques du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, environ 73704 contrats ont été signés, au cours des cinq premiers mois de 2013, dont 26035 contrats au profit des bénéficiaires des Stage d’Insertion à la Vie Professionnelle (SIVP).

La même source a indiqué que le nombre des bénéficiaires du programme d’encouragement au travail a atteint 20498. Pour rappel, ledit programme permet à ses bénéficiaires de suivre des stages d’adaptation professionnelle afin de développer leurs aptitudes et compétences professionnelles, l’objectif étant de faciliter leur insertion dans un emploi en acquérant une expérience en milieu réel.

En ce qui concerne la promotion des petites entreprises, environ 7227 projets ont fait l’objet d’étude par les bureaux d’emploi et du travail indépendant, durant la période mentionnée, ce qui correspond à une évolution de 131,4% par rapport à la même période l’année écoulée.

Dans le même contexte, environ 1073 projets ont été financés et poursuivis par ces bureaux, en croissance de 9% dont 404 projets au profit des diplômés de l’enseignement supérieur.

Wiem Thebti

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Les indices de l’emploi ont connu une progression durant les cinq mois de l’année en cours touchant l’ensemble des secteurs

Les indices de l’emploi ont connu une progression durant les cinq mois de l’année en cours touchant l’ensemble des secteurs, différentes catégories et régions , et ce en comparaison avec la même période de 2012.

Environ 27398 demandeurs d’emplois ont été recrutés, ce qui correspond à une croissance de 24%. La région du centre ouest accapare le part du lion avec plus de 105.1%

Les recrutements ont concerné les industries manufacturières en affichant une amélioration de 30,8%, les services (29,3%). Cependant, un recul a été constaté au niveau du secteur de l’agriculture et de la pêche (- 2,8%).

Les demandes au nombre de 195665 (les inscrits auprès des bureaux de l’emploi et du travail indépendant ), ont enregistré une chute de 24,3%.

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Un point de presse s’est tenu lundi 5 mars 2012 dans le cadre du lancement du programme

Un point de presse s’est tenu lundi 5 mars 2012 dans le cadre du lancement du programme « Pacte pour l’emploi en Tunisie ». Financé par le ministre fédéral des affaires étrangères avec une enveloppe de l’ordre de 8 millions d’euros, le Pacte pour l’Emploi Tunisie comporte des mesures à moyen et long terme visant l’amélioration qualitative de la formation professionnelle. D’un une meilleure contribution à la stabilisation économique et au processus de démocratisation en Tunisie à travers des mesures de promotion de l’emploi et d’amélioration de la qualité de la formation professionnelle.

Ce programme cible essentiellement les diplômés universitaires, responsables de formation en entreprise et dans les centres de formations qui ont été sélectionnés pour bénéficier de mesures de soutien et de mise à niveau.

S’étalant sur une période de 2 ans, ce programme est mis en œuvre par «sequa» (Partner der deutschen Wirtschaft- partenaire de l’économie allemande) en partenariat avec la chambre tuniso-allemande de commerce et d’industrie, l’institut Goethe en Tunisie, l’organisme de formation professionnelle du patronat bavarois, le centre pour l’environnement de la chambre des Métiers de la Sarre et la chambre de commerce d’Hambourg.

« Une action stratégique pour améliorer la qualité et fiabilité de la formation professionnelle » a relevé le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Abdelwaheb Mâtar, qui n’a pas manqué de mettre l’accent sur les difficultés auxquelles le système fait face comme la faible orientation vers le besoin du secteur privé. L’insuffisance d’implication des entreprises dans la conception et la mise en œuvre de la Formation professionnelle. A cela s’ajoute, le suivi insuffisant des diplômés après le cycle de formation.

Par ailleurs, ce pacte apporte une main d’œuvre qualifiée en orientant et en adoptant le contenu et l’organisation de la formation initiale selon les besoins. Des mesures touchent également la formation des formateurs des entreprises et des centres de formation. Le transfert de savoir faire des centres de formation professionnelle allemande et le développement d’un réseau national et international.

W.T

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Une table ronde sera organisée

Une table ronde sera organisée, mardi 17 janvier, au siège de la CCIS ayant pour but de définir les besoins en recrutement et en formations des entreprises industrielles de la région et l’insertion des jeunes diplômés.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre le cadre du projet « Formation : Portail d’accès et d’amélioration de l’emploi » mis en place par la Coopération allemande au Développement (GIZ) et mis en œuvre par la Chambre Tuniso-Allemande de Commerce et d’Industrie (AHK Tunisie), la Chambre de Commerce et d’Industrie de Sfax organise

3 secteurs industriels ont été sélectionnés pour cette première étape : l’Agroalimentaire, l’Automobile et l’Electronique. Le projet vise principalement les entreprises ayant un effectif de plus de 50 employés.

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L’une des causes majeures de la Révolution du 14 janvier en Tunisie est le chômage : sujet qui ne cesse de faire couler beaucoup d’encre et qui reflète la désespérance d’une jeunesse en quête des repères, frappée par le spectre du chômage et frustrée par l’absence des perspectives. Une situation qui souligne une réalité économique et politique assez

marginalisée pendant l’ancien régime. Résultat : la majorité des indicateurs du marché de l’emploi clignotent au rouge. D’après les statistiques de l’Agence nationale de l’emploi et de travail indépendant, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 138% passant de 123,120 à 289,588, en septembre dernier. Etant donné que ces données composent un bilan grisâtre, selon les bureaux d’emploi, l’Institut National de statistique signale un autre tableau précisant que le nombre des demandeurs s’élève à 700 milles.

Cette réalité inquiétante au titre de l’employabilité a poussé le gouvernement intérimaire à mettre en place un programme d’urgence pour y faire face. Un programme qui a pour objectif d’identifier des outils susceptibles de lutter contre le fléau du chômage dont le taux atteint à 45% dans certaines régions du pays, et ce à travers la multiplication des chances de recrutement et le renforcement de la coopération entre les secteurs public et privé.

D’où l’initiative du mois de l’emploi organisé par le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi en collaboration avec le ministère du Développement régional afin de stimuler le marché de l’emploi. Septembre dernier a été un rendez-vous exceptionnel pour la majorité des jeunes et toutes les composantes de la société civile en général pour s’informer davantage sur la réalité de l’emploi en Tunisie. Et ce mardi, le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi en collaboration avec celui du Développement régional a présenté les résultats du mois de l’emploi et de développement régional, lors d’une conférence de presse.

Signature de 8 nouvelles conventions avec des grandes entreprises locales et étrangères

Cet évènement d’envergure a porté sur plusieurs actions comme l’organisation des journées sectorielles et thématiques consacrées à différentes thématiques telles que l’employabilité, l’accompagnement actif des demandeurs d’emploi, le développement régional, l’investissement et le rôle du secteur privé et des associations dans le domaine de l’emploi, l’embauche de certains demandeurs d’emploi dans plusieurs sociétés du secteur privé et l’annonce des résultats de certains concours sachant que les concours de recrutement dans le secteur public permettront de pourvoir ,d’ici la fin de l’année 2011, à plus de 34 mille postes d’emploi, dont 24.284 dans la fonction publique et 10.000 dans les entreprises publiques.

A ces chiffres s’ajoutent les recrutements dans le secteur privé, qui a, déjà réalisé environ 13 mille intégrations au profit des bénéficiaires des divers programmes de l’emploi. Jusqu’à la mi-septembre, les résultats de 186 concours ont été annoncés sur un total de 900 concours publiés sur le site web (concours.gov.tn). Ces concours ont été ouverts de façon exceptionnelle exclusivement pour les chômeurs, a rappelé le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi. Utile de signaler que jusqu’à la mi-octobre, plus de 371 mille demandeurs d’emploi (dont 52 pc de filles) se sont inscrits aux concours à travers le site web. La tranche d’âge 25-30 ans représente 44 pc des inscrits. Dans la même optique, plusieurs conventions tuniso-tunisiennes et tuniso-étrangères ont été signées dans le but de promouvoir la formation professionnelle au sein des entreprises. Aussi bien public que privé.

D’autre part, cette conférence de presse a été une occasion pour la signature de 8 nouvelles conventions avec des grandes entreprises locales et étrangères permettant de générer plus de 7000 postes d’emploi à l’horizon 2013.

Clôturant cette manifestation, le ministre de la Formation professionnelle n’a pas manqué d’exprimer son optimisme pour l’avenir surtout avec un retournement positif de la conjoncture grâce à la mobilisation des toutes les parties intervenantes et de prévoir la poursuite de ce genre d’initiatives, fruit d’un intense travail du ministère de l’Emploi avec plusieurs départements ministériels malgré la courte durée de manière à absorber les 700 mille chômeurs.

De son côté, le ministre du Développement régional a fait remarquer que l’action du gouvernement est une action concertée et que la question de l’emploi est horizontale au même titre que celle du développement régional et ne supporte, donc pas, les contraintes imposées, autrefois, aux ministères, à savoir, le cloisonnement et l’absence de coordination.

“Il faut faire de chaque région un bassin d’emploi avec tous les attributs d’un développement générateur de réservoirs d’emplois”, estime-t-il.

Pour leur part, les chefs d’entreprises présents ont réitéré leur engagement à contribuer aux efforts visant à faire de “la Tunisie de demain, une Tunisie meilleure”. Des responsables au ministère de la formation professionnelle et de l’emploi ont donné, à cette occasion, un aperçu des différentes actions menées dans le cadre du mois de l’emploi et présenté les programmes phares de promotion de l’emploi et des compétences, profitant, à la fois, aux apprenants et aux entreprises.

Wiem Thebti

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Selon un  rapport sur «  la situation économique du secteur de l’Industrie et de la Technologie » publié récemment par le ministère de l’Industrie et de la Technologie, environ 6050 postes d’emploi ont été crée dans le secteur industriel  privé, et ce durant  les huit premiers  mois de l’année écoulée.

Selon la même source, le nombre  total de postes de travail créés dans le secteur industriel privé a atteint 9100 postes.

Il est prévu que le secteur technologique  pourrait créer plus de 1450 postes d’emploi. Il s’agit de  la création de 300 postes dans le secteur privé et 1150 autres à travers  la facilitation des procédures pour obtenir une autorisation au profit de  nouvelles entreprises implantée en Tunisie.

Le ministère affirme, dans son rapport, que son engagement consiste  généralement à créer (7440 postes d’emplois directs) et  (5760  autres indirecte).

Signalons à ce propos que la création de ces postes d’emploi concernera en premier lieu  65% des régions intérieures.

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Inutile de chercher, ce 1er mai en Tunisie n’a aucune commune mesure avec ceux qui l’ont précédé depuis que le pays est indépendant  sauf que, une tradition y est respectée qui  a fourni l’opportunité souvent incontournable d’annoncer « la majoration du salaire minimum garanti, dans les secteurs agricole et interprofessionnels », sous réserve cependant de leur délimitation « après concertation avec les organisations professionnelles concernées ».

Un 1er mai donc inédit  que le peuple tunisien célèbre en l’absence d’un président qui l’a gouverné sans désemparer, 23 ans durant, avec le sinistre cortège de violations, d’abus, de pillages  de biens publics et privés et surtout d’une gestion calamiteuse de la chose publique qui a délesté l’économie d’au moins  deux points de croissance par an , ce qui , en toute rigueur mathématique, se serait  traduit par une recul conséquent  et aisément gérable du taux de chômage.

Le legs de l’emploi ayant été  transmis en l’état à l’actuel gouvernement, d’autres facteurs s’en sont mêlés pour en faire un joug encore plus difficile à porter par une économie qui est déjà bien en peine de réaliser une croissance au taux dérisoire de un pour cent. Il faut entendre par là des pertes d’emplois de l’ordre de 10 000 dues aux événements liés à la Révolution, à ses effets secondaires, aux grèves et sit-in en tous genres, auxquels s’ajoutent 80 000 menacés suite à la fermeture de certaines sociétés, et un contingent de 35 000 nouveaux chômeurs qui se sont enfuis de Libye. Tout ce flux vient gonfler le stock de  520.000 sans emploi dont 160.000 diplômés du supérieur,  ce qui portera le total à 700.000 d’ici juillet prochain, selon les prévisions du ministère de  la Formation professionnelle et de l’Emploi0. Et sans devoir noircir le tableau, force est de ne pas oublier les nouveaux demandeurs d’emplois qui se seront signalés au terme de l’année scolaire et universitaire 2010/2011.

Résultat des courses : le taux de chômage risque de bondir  aux alentours de 19% en juillet prochain, soit une hausse de 5%, avec des pics de 40% dans certains gouvernorats de l’intérieur.

Ce n’est pas gratifiant à le savoir,  mais il va falloir  y faire face avec  les moyens du bord, et ces  moyens du bord ne pourront générer qu’une offre de 40 000 emplois  équitablement partagés entre l’Etat et  le secteur privé. C’est de l’ordre de la roupie de sansonnet, alors que la religion des investisseurs étrangers a du mal à être faite concernant  la poursuite de leur implantation dans le pays où les conditions d’un minimum de sécurité ne sont pas toujours et partout réunies et dans la mesure où les choix politiques demeurent entachés de fortes et incertitudes entretenues par des partis et mouvements dont l’impéritie et la jobarderie le disputent à la profession de foi  révolutionnaire.

Les appels au bon sens et à la raison lancés çà et là et singulièrement par le président de la République provisoire et le Premier ministre qui l’est tout autant ne semblent pas trouver l’écho à la faveur duquel un  consensus,  si sommaire soit-il, pourrait  être fondateur d’une démarche politique salutaire en attendant que le pays se dote d’abord d’une Constituante et, dans la foulée, d’une Constitution pérenne et d’institutions durables. Il est tout de même frappant que l’UGTT ait cru enfin sensé de garder un profil bas sans baisser toutefois totalement la garde, ce qui n’a pas été sans éviter quelques tourments supplémentaires au gouvernement.

Certes, il est impératif de donner le temps au temps pour que les choses mûrissent et qu’il soit venu à bout de l’impatience qui habite  un grand nombre de Tunisiens qui ont hâte d’engranger les dividendes qu’ils attendent de la Révolution, toutefois, il y a des urgences  auxquelles il sera difficile de surseoir sous peine de voir s’écrouler des pans entiers de l’édifice postrévolutionnaire qui est en  train de s’ériger. Et ce n’est pas uniquement l’affaire du seul gouvernement moins prompt, il est vrai, que son prédécesseur à faire des concessions, mais auquel il arrive aussi souvent d’être au pied du mur et d’être acculé à en faire. 

On en doit pas moins à la vérité de dire que la situation aurait pu être pire sans cette « fermeté en pointillé », si l’on ose dire, de ce gouvernement, car il a su, par moments et à l’endroit  qu’il fallait,  briser quelques spirales lesquelles, si elles étaient tolérées dès l’abord comme  en chemin, auraient gravement nui à toute l’ordonnance sécuritaire et économique du pays.

Il reste à dire que le pire n’est derrière nous qu’à une petite échelle, car , il demeure encore dans l’ordre des probabilités qu’un fait , en apparence anodin, puisse déclencher des situations aux conséquences incalculables, tant est fragile l’architecture mise en place et puissants les ressorts qui peuvent déterminer des effusions de violence et de turbulences , telle qu’une résurgence de certaines formes de tribalisme ou encore le réveil de certains démons que l’on croyait disparus et enterrés à jamais.

Mohamed LAHMAR

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Les nouvelles stratégies régionales arrêtées lors du conseil ministériel du 15 décembre 2010 font actuellement l’objet d’études spécifiques élaborées par les départements concernées au sein du ministère de la Coopération  et de la Coopération internationale à l’effet d’identifier les régions éligibles aux interventions de tous les programmes et mécanismes y afférents.

Il s’agit de répartir, sous  la forme d’allocations spécifiques se déclinant dans des programmes conséquents, les 6500 millions de dinars qui profiteront au développement des régions durant la période 2011-2016.
4 plans de développement seront lancés à ce titre, le premier concernera les régions frontalières impliquant autant de gouvernorats frontaliers pour une enveloppe de 2500 millions dinars environ, un deuxième visant les régions sahariennes , plus précisément cinq gouvernorats sahariens pour un montant de 2850 millions de dinars , un programme de développement intégré comprenant 90 délégations peuplées de 2,7 millions d’habitants pour un total de 500 mille dinars et un programme de développement urbain intégré couvrant 100 régions peuplées de 600 mille habitants pour une enveloppe de 900 millions de dinars.

L’objectif primordial de cette stratégie, car c’en est une, est de générer un impact important sur la modernisation de l’infrastructure, l’accroissement de la dynamique de l’investissement et la création de projets. Il s’agit aussi de promouvoir les conditions et la qualité de vie des citoyens et de consolider le rythme de l’emploi, particulièrement, au profit des diplômés de l’enseignement supérieur, dans les différentes régions du pays.

Surtout, il est fondamentalement escompté de promouvoir les régions frontalières pour en faire un espace économique complémentaire outre la valorisation des ressources naturelles des régions sahariennes à des fins de développement pour faciliter son intégration à tous les niveaux.
La première phase de la mise en œuvre du programme de développement intégré a été déjà entamée dans 55 délégations sur 90 avec comme dessein arrêté la création d’une dynamique économique locale mettant en valeur des activités basées sur les spécificités locales, et venant à l’appui de l’emploi tout aussi local.

Et en  vue d’accélérer davantage le rythme de création d’emplois dans les régions, sera démarrée  la réalisation du programme complémentaire au profit de 5534 bénéficiaires, et ce dans le cadre des interventions du Fonds National de l’Emploi, outre la mise en œuvre d’un programme de formation certifiante dans les langues et les technologies de l’information et de la communication au profit de 4200 diplômés de l’enseignement supérieur avec l’approbation par la Banque Tunisienne de Solidarité de l’octroi de crédits pour le lancement de 935 projets.

Dans le même  esprit de suite, le programme de développement urbain intégré dont la réalisation effective est prévue en novembre 2012, touchera 100 différentes zones dans le pays, soit 600 mille habitants pour une enveloppe estimée à 900 millions de dinars.
Cette nouvelle génération de programmes régionaux de développement démarrera par la réalisation de six projets préliminaires dans les gouvernorats de Tunis et Kasserine.

Il s’agit de contribuer  à la consolidation de l’infrastructure et des équipements collectifs et l’aménagement des espaces nécessaires pour la création de sources de revenu, à l’effet d’améliorer les conditions et la qualité de vie des habitants des quartiers cibles de ces interventions.
Au demeurant,  la nouvelle génération de programmes de développement urbain intégré se propose d’atteindre plusieurs objectifs concomitants, à savoir l’amélioration de la qualité de la vie dans les quartiers ou, zones d’intervention, au moyen du renforcement des attributs du développement à travers la mise en place des infrastructures de base, des équipements collectifs et l’amélioration des conditions de vie.

Ce programme permettra également de garantir des sources de revenus aux différentes catégories sociales habitant dans la zone d’intervention à travers la réalisation d’espaces d’installation pour la création de postes d’emploi, en plus de  la création de sources de revenus au profit des catégories à besoins spécifiques.

Il prévoit en outre, le développement des groupements périurbains à l’effet de les intégrer dans la dynamique urbaine et l’implication des structures locales, régionales et du tissu associatif dans la conception et la mise en œuvre du programme.
Enfin, il y a lieu de relever que le fil conducteur de ces programme s’exprime à travers  la mise à niveau de l’infrastructure de base et de l’amélioration du logement, la réalisation des équipements collectifs et des espaces récréatifs pour les familles, la protection du milieu naturel et la promotion des activités via l’appui de l’initiative privée, la création de sources de revenus et l’encouragement des métiers de proximité.

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