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Deux semaines après la disparition de Jamal Khashoggi, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a exhorté mardi les gouvernements saoudien et turc à révéler tout ce qu’ils savent sur la disparition et la possible exécution extrajudiciaire du journaliste saoudien après une visite au consulat de son pays à Istanbul, en Turquie.

« Compte tenu de la gravité de la situation entourant la disparition de M. Khashoggi, j’estime que l’inviolabilité ou l’immunité des locaux et des fonctionnaires concernés accordée par des traités tels que la Convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires devrait être levée immédiatement », a déclaré Michelle Bachelet, dans un communiqué.

« En vertu du droit international, tant la disparition forcée que les exécutions extrajudiciaires sont des crimes très graves, et l’immunité ne devrait pas être utilisée pour entraver les enquêtes sur ce qui s’est passé », a-t-elle ajouté.
Michelle Bachelet plaide pour une enquête rapide, impartiale et transparente

Tout en se félicitant de l’accord qui a permis aux enquêteurs de procéder à un examen à l’intérieur du consulat lui-même et éventuellement aussi dans la résidence du consul général d’Arabie saoudite à Istanbul, Mme Bachelet a exhorté les autorités saoudiennes et turques « à faire en sorte qu’aucun autre obstacle ne s’oppose à une enquête rapide, approfondie, effective, impartiale et transparente ».

« Deux semaines, c’est très long pour que la scène probable d’un crime n’ait pas fait l’objet d’une enquête médico-légale complète », a-t-elle fait remarquer. « Etant donné qu’il semble qu’il y ait des preuves évidentes que M. Khashoggi est entré au consulat et n’a jamais été revu depuis, il incombe aux autorités saoudiennes de révéler ce qui lui est arrivé à partir de ce moment-là ».

Dans ces conditions, la Haut-Commissaire a rappelé que l’Arabie saoudite et la Turquie sont toutes les deux parties à la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

« En tant que tels, Ankara et Djeddah sont tenus de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher la torture, les disparitions forcées et d’autres violations graves des droits de l’homme, d’enquêter sur les allégations d’actes constitutifs de ces crimes et de traduire en justice les personnes soupçonnées de les avoir commis », a conclu Mme Bachelet.

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75% des Tunisiens consacrent 13 minutes pour le petit déjeuner à la maison alors que 1,4 % ne prend pas ce repas, selon une enquête réalisée par l’institut national de la consommation (INC).
Cette enquête réalisée sur un échantillon de 2013 consommateurs âgés de plus de 20 ans, a montré que 31% de ces personnes, consacrent entre 10 à 20 minutes pour le petit déjeuner.
Le coût de ce repas à domicile est évalué à 2,3 dinars alors qu’en dehors de la maison, il est estimé à 3 dinars. Pourtant, 48% des interviewés préfèrent prendre leur petit déjeuner dehors, pour gagner du temps, alors que 13% optent pour ce choix, afin de partager ce repas avec des amis.
L’objectif principal de cette recherche effectuée par l’INC et publiée sur son site officiel consiste à avoir une idée plus claire sur la valeur attribuée par les consommateurs tunisiens à ce repas.
Les données fournies selon la répartition géographique montrent que le taux le plus élevé des consommateurs préférant déjeuner à la maison se trouve dans la région du sud-est (75%), alors que le taux le plus bas est enregistré dans le district du Grand Tunis et dans la région du centre-ouest.
La répartition selon le sexe montre que 82% des femmes consomment le petit déjeuner à domicile pendant toute la semaine, contre un taux de 57% des hommes.
L’institut appelle à accorder plus d’intérêt au petit déjeuner vu son importance nutritive, soit 20 à 25% du besoin global quotidien en calories pour l’adulte, estimé de 400 à 500 calories.
Le petit déjeuner peut protéger le corps de l’obésité, de la fatigue et des vomissements, a souligné l’institut, conseillant d’éviter de grignoter entre les repas.

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Pourquoi les deux OVNI se passionnent pour l'affaire Belaïd-Brahmi ?

Ce qui occupe l’espace politique en ce moment (le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui était jusqu’ici l’attraction phare, en profitera pour se reposer un peu) c’est sans nul doute l’affaire Belaïd-Brahmi, ou plutôt les révélations explosives du comité de défense sur la main de certains nahdhaouis dans ce dossier et sur l’existence d’un cabinet noir islamiste qui aurait goupillé et dégoupillé tout ça. Un déballage tellement explosif que la justice n’a pas pu faire l’économie d’une enquête en bonne et due forme. Bon, on jugera sur pièce, il y a tellement d’enquêtes et commissions d’enquête qui n’ont pas pu dépasser le stade de l’annonce en grande pompe qu’il nous faut être circonspects sur cette mobilisation du pôle anti-terroriste pour faire la lumière sur les derniers éléments de l’affaire Belaïd-Brahmi jetés sur la place publique. En attendant donc les résultats de ces investigations, l’agitation continue, et certains y perdent même leur flegme réputé britannique. Ennahdha, force tranquille de la place, s’énerve au point de brandir une plainte contre le Front populaire, qui a relayé les terribles accusations du comité de défense des deux martyrs. On notera, tout de même, le silence lourd de Nidaa Tounes sur cette affaire. Mais on le lui concédera, vu que sa survie même est en jeu avec l’hémorragie d’élus. Ce lundi 08 octobre 2018, c’est au tour du parti Al-Massar, véritable OVNI (objet volant non identifié) de la scène politique locale (gouvernant et opposant en même temps), un peu comme l’est Ennahdha, d’entrer dans la danse…

Al-Massar a appelé toutes les forces démocrates et progressistes (partis politiques et des organisations de la société civile) à soutenir les efforts du collectif de défense dans l’affaire des assassinats politiques et à défendre l’indépendance de la justice en tant que garant pour consacrer la justice et mener à terme le processus de transition démocratique pacifique.

Dans une déclaration rendue publique à l’issue de la réunion de son bureau politique tenue dimanche 07 octobre 2018, il a appelé le ministère public et le ministère de l’Intérieur à répondre aux revendications du Collectif de défense et à ouvrir une enquête sérieuse et globale sur l’existence d’un éventuel appareil sécuritaire secrète appartenant à un parti au pouvoir.

A ce propos, il s’est déclaré étonné du mutisme des institutions de la présidence de la République et de la présidence du gouvernement face à telles révélations.

Le premier point du Document de Carthage 1 était la révélation de toute la vérité sur les assassinats politiques, en tant que partie intégrante de la guerre contre le terrorisme, a-t-il tenu à rappeler.

Sur ce coup – Document de Cathage -, Al Massar a raison, même s’il est toujours délicat, pour les observateurs que nous sommes, de mesurer le degré de politisation d’une affaire pour des visées purement électoralistes et de jauger le degré de sincérité dans l’engagement pour que toute la lumière soit faite sur les meurtres de compagnons de lutte.  Alors on s’en tiendra aux déclarations de principe et on les prendra telles qu’elles sont. Mais une chose est sûre : Beaucoup ont à perdre, ou à gagner, dans cette affaire. Ceux qui ont dès les premiers jets des accusations appelé à la dissolution du mouvement Ennahdha ont bien perçu la capacité de nuisance de cette affaire. Pourtant il faudra repasser pour ébranler le colosse qui a traversé sans dégâts majeurs toutes les intempéries : Affaire de l’attaque de l’Ambassade des USA, réseaux d’envoi de djihadistes en Syrie et en Irak, répression musclée des manifestations du 09 avril 2012, etc.

S.L.

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Le manque de stabilité sociale et de stabilité politique et la rigidité administrative viennent en tête des freins entravant le développement des sociétés allemandes en Tunisie, en 2018, selon l’enquête annuelle de l’AHK Tunisie, intitulée “Les entreprises allemandes en Tunisie: situation et perspectives 2017/2018”.
56,2% des entreprises enquêtées ont pointé du doigt la stabilité sociale, 54,1% la stabilité politique et 48% la rigidité administrative.
La douane a également été évoquée comme l’obstacle le plus contraignant pour les sociétés allemandes interrogées sur les difficultés rencontrées avec les autorités publiques tunisiennes.
Ces entreprises considèrent, par ailleurs, que leur expansion et l’affluence de nouveaux investisseurs sont entravées par la situation en Tunisie et restent tributaires de l’instauration de réformes urgentes et l’amélioration de la conjoncture économique.

En dépit de ces freins, l’enquête révèle que 85,7% des entreprises allemandes opérant en Tunisie sont satisfaites de leurs situations et considèrent que leur situation actuelle est bonne. Les chiffres enregistrés en 2017 confirment cette tendance positive. 60% des entreprises ont augmenté leur chiffre d’affaires en 2017 et 53% d’entre elles envisagent de l’améliorer en 2018.
En termes de prévisions d’investissements, 54,6% des entreprises allemandes, tous secteurs confondus, comptent augmenter leurs investissements en 2018, notamment, pour le secteur électrotechnique qui se distingue avec un taux de 70,6% d’intentions d’investissement.
Par ailleurs, 45,3% de ces entreprises sondées ont augmenté leurs effectifs et 53% prévoient le faire en 2018.
Parmi les atouts dont dispose la Tunisie, 81,6% des sociétés sondées citent la proximité géographique par rapport à l’Europe, 51% optent pour les coûts de production compétitifs et 51% aussi, pour l’évolution du taux de change.

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Il n’y a pas que le gouvernement qui enquête pour situer les responsabilités dans l’énorme raté du non-versement des augmentations des pensions de retraite avant l’Aïd El Adha, l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF) investigue aussi. Ahmed El Karm, son président et président du directoire d’Amen Bank, l’a fait savoir ce jeudi 23 août 2018, sur Shems FM : «Nous sommes en train de mener une enquête, laissez-moi un peu de temps pour réunir les éléments d’information et nous allons revenir vers vous». Affaire à suivre donc…

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Tunis et le Cap en Afrique du Sud ont été classées premières villes en Afrique où les prix de location des logements sont les plus chers. Ces prix ont observé, ces dernières années, une hausse considérable, selon la 24ème enquête de Mercer, cabinet de conseil mondial, filiale de Marsch et Mclennan Compagnies, publiée le 28 juin dernier.
Selon le rapport, des facteurs comme l’instabilité des marchés du logement, la faible inflation et les fluctuations des prix des biens et services influencent les coûts d’exploitation dans les différents pays du continent. Les multinationales s’adaptent à cette transformation en mettant l’accent sur la mobilité du talent et en évaluant les coûts de la rémunération des employés en mobilité.

Bien qu’elle ait perdu sa première place au classement mondial des villes lis moins chères, Luanda, capitale de l’Angola, qui occupe désormais le 6ème rang, demeure la ville la moins chère en Afrique. Nonobstant la tendance à la baisse sur le marché du logement ainsi qu’à la dépréciation de la monnaie locale vis-à-vis du dollar américain, Luanda est ainsi mieux positionnée pour attirer les capitaux étrangers et le coût de la vie est plus accessible pour les immigrants.

L’enquête s’intéresse à plus de 375 villes dans le monde. Mais, cette année, le classement comprend 209 villes sur cinq continents et analyse les coûts comparatifs de plus de 200 biens dans chaque municipalité, incluant des composantes des secteurs du logement, des transports, de l’alimentation, de l’habillement, des articles ménagers et du divertissement. L’objectif est d’aider les multinationales et les gouvernements à concevoir des stratégies de rémunération pour leurs employés en mobilité.
Les gouvernements et les grandes entreprises utilisent les données de cette enquête pour protéger le pouvoir d’achat de leurs employés en mobilité, alors que les données sur les coûts locatifs servent à évaluer les allocations de logement qui leur sont versées.
Marsch et Mclennan Compagnies est une entreprise privée de gestion des risques et de prestation de services d’assurance basée aux Etats-Unis employant plus de 60 mille personnes et proposant ses services dans plus de 100 pays.

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Sur les 100 premières entreprises citées au palmarès, les quatre premiers rangs sont occupés par le Groupe de la Banque mondiale, Chevron, Exxon Mobil et la Banque africaine de développement

La Banque africaine de développement se classe au quatrième rang des meilleures entreprises pour lesquelles travailler sur le continent, selon l’enquête 2018 Careers in Africa Employer of Choice Survey (Des employeurs de choix pour une carrière en Afrique, NDLR).

L’enquête est disponible ici : https://goo.gl/PKD7Qf

Sur les 100 premières entreprises citées au palmarès, les quatre premiers rangs sont occupés par le Groupe de la Banque mondiale, Chevron, Exxon Mobil et la Banque africaine de développement.

Plus de 20 000 professionnels africains ont répondu aux questions de l’enquête portant sur la motivation des employés et les conditions de travail. La possibilité d’acquérir de nouvelles compétences, la qualité des prestations offertes en matière de soins de santé, la dimension de leadership et les perspectives d’évolution apparaissent comme des indicateurs clés des meilleurs employeurs.

« L’importance d’avoir un impact positif se ressent très fortement dans les réponses au questionnaire, explique Alex Mugan, directeur général de Global Career Company et co-auteur de l’étude avec la firme britannique Willis Towers Watson. Et d’ajouter : « Ceci, associé à la transformation organisationnelle en cours à la Banque africaine de développement, explique la grande estime dont jouit toujours la Banque (en tant qu’employeur) auprès de nombreux professionnels africains dans le monde entier. »

La confiance dans la haute direction – surtout en des dirigeants qui savent écouter –, les employeurs qui donnent l’exemple au plan éthique et ceux qui respectent les valeurs de l’entreprise apparaissent également comme les trois facteurs les plus importants pour choisir un employeur en Afrique.

« Les employés apprécient les dirigeants qui défendent une mission constructive, a indiqué M. Mugan. Les marques dont les dirigeants s’y emploient de façon tangible ont tendance à être mieux appréciées ».

Attirer l’élite des cadres africains

« Ce classement conforte les efforts du Conseil d’administration de la Banque et de son management pour accélérer le changement institutionnel nécessaire et les efforts pour attirer les meilleurs et les plus brillants, afin de mettre en œuvre le programme des High 5 de la Banque (https://goo.gl/vUGZFL) que sont Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », a déclaré le président de la Banque, Akinwumi Adesina.

La Banque affiche un excellent score pour sa capacité à attirer les meilleurs talents de toute l’Afrique et demeure dans le top 5 des organisations et institutions multilatérales les mieux notées.

Cette étude met en lumière un glissement dans la gestion des talents, marqué par un intérêt accru des demandeurs d’emploi pour le financement des investissements, tandis que les employeurs recherchent des experts avertis dans le numérique.

Dans l’ensemble, l’enquête révèle que la sécurité de l’emploi est considérée comme l’une des raisons principales pour rester au sein d’une organisation. Outre les facteurs qui attirent les hommes, comme le perfectionnement des compétences, le rapport indique que les femmes, dans leur carrière professionnelle, s’intéressent davantage à des critères comme la couverture santé, des conditions de travail flexibles, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, ou l’éthique.

Plus qu’un simple classement, ce rapport entend faire réfléchir sur ce qui fait un employeur de choix en Afrique et, ce faisant, changer de manière positive l’expérience des employés en Afrique.

La liste des 100 entreprises sélectionnées compte des banques, des compagnies pétrolières, des marques de produits de grande consommation et des opérateurs de téléphonie mobile.

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Ibrahim Dabeche, le président de la Chambre Tuniso-Allemande d’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie), a indiqué que les deux lois de finances 2017 et 2018 ont été lourdes de conséquences pour les entreprises, notamment exportatrices et que plusieurs entreprises allemandes installées en Tunisie sont choquées par certaines mesures et procédures inscrites au titre de la LF 2018. Il a cité la dernière circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et du ministère du Commerce qui exige le dépôt de documents d’exportation en anglais, en français ou en arabe : “Bien que l’Allemagne soit un partenaire stratégique, sa langue n’est pas reconnue par la douane tunisienne“, a indiqué le président de l’AHK Tunisie, avant de signaler que la Tunisie est en train de perdre ses chances par rapport à d’autres pays à causse de ces lois de finances .

Il en ressort, en effet, selon les résultats de l’enquête de l’AHK, révélés ce lundi 25 juin 2018, à Tunis, que la douane représente largement l’obstacle le plus contraignant pour les sociétés allemandes, même si le taux diffère selon le régime de la société (81% pour les sociétés non totalement exportatrices et 49% pour les exportateurs). En deuxième position, avec 26%, il y a les difficultés liées au transfert de devises et les opérations avec la BCT.

Pour résoudre ces problèmes, l’enquête a donné la parole aux entreprises allemandes afin de présenter au gouvernement tunisien des pistes pour améliorer les choses. En tête de ces suggestions, il y a la lutte contre la corruption, la stabilité sociale, l’implantation d’un port en eau profonde à Enfidha, l’amélioration des transports publics et l’infrastructure de base.

Outre ces difficultés qui sont pratiquement toutes liées à la façon dont le pays est administré, 56% des entreprises allemandes opérant en Tunisie pointent du doigt l’instabilité sociale, puis vient l’instabilité politique (54%). Par ailleurs, 48% des entreprises désignent la rigidité administrative comme étant un grand risque pour le développement de leurs affaires en 2018.

Brahim Dabeche a sous un autre angle indiqué que le nouveau code de l’investissement n’a pas été digéré et mis en place : “Il faut encore aller plus loin (…) il y a un manque de communication sur le code“, a-t-il précisé.

Interrogé sur l’Afrique, Dabeche a assuré que cela reste un peu compliqué, mais possible par le biais de la Tunisie qui a été retenue parmi les pays prioritaires et se présente, selon ses dires, comme une plate-forme de l’Allemagne vers l’Afrique Subsaharienne.

De son côté, Martin Henkelmann, le DG de l’AHK Tunisie, a tenu à préciser que le nouveau code de l’investissement contient de bons éléments mais le grand défi est de mettre cela en marche.

Questionnées par rapport aux conditions d’implantation sur le site tunisien, tant sur le plan des atouts que des risques, les entreprises allemandes sondées ont évoqué plusieurs avantages majeurs, à l’instar de la proximité géographique par rapport à l’Europe avec un taux de 81,6%, les coûts de production compétitifs (51%) ainsi que l’évolution du taux de change qui favorise l’Euro par rapport au Dinar, avec un taux de 51%.

 L’enquête a en outre établi qu’à cause des nouvelles mesures fiscales prévues par les lois de finances 2017 et 2018, occasionnant notamment l’annulation des avantages fiscaux en faveur des investisseurs étrangers totalement exportateurs, l’atout fiscal ne figure plus dans le top 3 des avantages du site Tunisie. Seules 27,8% des entreprises totalement exportatrices sont en effet encore motivées par les avantages fiscaux en Tunisie. On note d’ailleurs que les coûts de production compétitifs et un bon niveau d’éducation devancent l’atout fiscal. Par ailleurs on remarque que l’évolution du taux de change a clairement plus d’impact positif sur les entreprises totalement exportatrices (62,5%), que sur les entreprises non totalement exportatrices (19,2%). Cet atout est évidement bien plus ressenti quand il s’agit de convertir le Dinar en Euro que l’inverse.

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Lors d’un point de presse tenu ce lundi 25 juin 2018 à son siège, la Chambre Tuniso-Allemande d’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie) a révélé les résultats d’une enquête annuelle relative aux entreprises allemandes en Tunisie, intitulée «Les entreprises allemandes en Tunisie: situation et perspectives 2017/2018». Cette étude fait l’état des lieux de ces entreprises en 2017 ainsi que leurs perspectives pour 2018. Il en ressort que le taux des entreprises allemandes opérant en Tunisie et qui considèrent leur situation actuelle comme bonne ou satisfaisante s’élève à 85,7%. Les chiffres enregistrés en 2017 confirment d’ailleurs cette tendance positive, en effet on note par exemple la meilleure prévision en chiffre d’affaires depuis la révolution. 60% des entreprises ont augmenté leur chiffre d’affaires en 2017 et 53% d’entre elles envisagent de l’améliorer en 2018.

En termes de prévisions d’investissements, 54,6% des entreprises allemandes tous secteurs confondus comptent les augmenter également au courant de 2018, notamment pour le secteur électrotechnique qui se distingue avec un taux de 70,6% d’intentions d’investissement.

Concernant les effectifs, 45,3% de ces entreprises sondées tous secteurs confondus ont augmenté leurs effectifs et 53% prévoient de le faire en 2018.

Par ailleurs, parmi les atouts dont dispose la Tunisie, 81,6% des sociétés sondées citent la proximité géographique par rapport à l’Europe, 51% optent pour les coûts de production compétitifs et 51% aussi pour l’évolution du taux de change.

Néanmoins certains handicaps pouvant entraver le développement des sociétés allemandes sondées durant 2018 ont été énumérés. Le manque de stabilité sociale (56,2%) et politique (54,1%) viennent en tête des freins appréhendés, suivis de la rigidité administrative avec 48%.

En ce qui concerne les difficultés rencontrées avec les autorités publiques tunisiennes, la Douane représente largement l’obstacle le plus contraignant pour les sociétés allemandes.

Il est important de noter par ailleurs que la conjoncture globale de la Tunisie est marquée depuis quelques années par des difficultés. En effet en 2017, le taux de croissance n’a pas dépassé 1,9%, le taux d’inflation a grimpé à 5,3% et atteint des sommets en 2018, plus de 7%. Les sociétés allemandes opérant en Tunisie ont pourtant résisté et affichent des indicateurs positifs. Toutefois, leur expansion et l’affluence de nouveaux investisseurs sont entravées par le contexte social et politique en Tunisie, et restent tributaires du lancement de réformes urgentes sur le climat d’affaires et l’amélioration de la conjoncture économique.

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Une enquête réalisée par l’Organisation tunisienne de défense du consommateur (ODC) a révélé que les prix des vêtements ont enregistré une hausse de 20 à 25%, à l’occasion de l’Aïd el Fitr.

Lotfi Riahi, le président de l’ODC, a, dans ce contexte, précisé lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 11 juin 2018 à Tunis que l’étude a montré que le prix des vêtements (deux pièces) et des chaussures pour un enfant âgé entre 5 et 9 ans peut aller jusqu’à 282 dt.

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83,3% des entreprises tunisiennes ne font pas de l’export alors qu’uniquement 16,6 % des entreprises interrogées font de l’export (dont 15,3% sont partiellement exportatrices et 1,3% sont totalement exportatrices)“. C’est ce qui ressort d’une enquête sur les entraves à l’export pour les PME tunisiennes, dévoilée mercredi 30 mai 2018 à Tunis lors d’une manifestation organisée par Conect International. Pire : 63,6% des entreprises (exportatrices ou pas) ne sont pas du tout intéressées par de nouveaux marchés à l’export.

Sur les facteurs d’accélération du développement à l’international, l’entrepreneur espère trouver des débouchés pour sa production et diversifier ses sources de revenu, du fait de la crise qui sévit sur le marché local. Il espère aussi profiter de plus d’opportunités et trouver un marché qui apprécie à sa juste valeur un produit/service de bonne qualité.

S’agissant des motivations pour créer une activité export, 31,1% des personnes sondées estiment que l’export permet d’améliorer le chiffre d’affaires de l’entreprise, 9,8% considèrent l’export comme une stratégie, 24% ont évoqué la dépréciation du dinar, 23,3% déclarent que la demande vient de l’étranger alors que 4% déclarent qu’ils sont motivés par l’aide de l’État à l’export.

Au sujet ses pays vers lesquels on exporte, les marchés traditionnels dominent, à savoir le Maghreb et l’Europe. On note aussi l’émergence de nouveaux marchés comme la Russie, l’Afrique sub-saharienne et les pays du golfe.

A propos de ce qui rend la gestion de l’activité à l’international si difficile, les entrepreneurs évoquent un problème de ressources insuffisantes ou inadaptées, un problème de structure et de stratégie, des difficultés liées à la gestion de l’activité et des difficultés liées à l’environnement local. Ils ont également évoqué l’instabilité sociale et économique, le cadre réglementaire dépassé et inadéquat, le transport, les services de la douane qui constituent un obstacle de taille pour les entreprises de production, le système bancaire, les lourdeurs administratives, la non disponibilité de l’information, les mesures de soutien inappropriées, l’absence d’une vision et d’une stratégie nationale cohérentes pour l’export et un problème de mentalité ou de culture.

Comme freins à l’export, les entrepreneurs ont aussi évoqué des difficultés liées à l’environnement local dont principalement le cadre légal et administratif, le transport, la douane, les banques qui sont de taille insuffisante pour être performantes à l’international et des difficultés pour les transferts de devises.

Outre les banques, les entrepreneurs citent les organismes de soutien qui jouent, selon eux, un rôle de promotion plutôt que d’assistance. Ainsi, les manifestations qu’ils organisent sont mal ficelées et ont peu d’impact économique. Ajoutons à cela une concurrence et une absence de collaboration entre eux et d’une véritable stratégie claire, des actions au coup par coup dans l’urgence.

Au sujet des difficultés liées à l’environnement international, notamment au niveau des ambassades, les personnes interrogées ont déclaré que les représentations diplomatiques doivent avoir une réelle dimension économique, notamment avec des RH compétentes et qualifiées pour cette mission.

Les recommandations proposées par les intervenants dans l’étude s’articulent en effet autour de plusieurs points. Ils ont appelé à mettre en place une stratégie nationale pour le développement de l’économie tunisienne et des entreprises à l’international, une vision claire, à opter pour une stratégie qui valorise l’image des produits et services tunisiens, à définir une stratégie cohérente pour les différents organismes de soutien et instaurer un nouveau cadre réglementaire favorisant les implantations à l’étranger.

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Une enquête sur la mesure de l’autonomisation des femmes et des jeunes en Tunisie vient de révéler que le niveau d’autonomisation économique des femmes demeure faible tandis que leur autonomisation dans les domaines du leadership et de l’utilisation du temps est beaucoup plus élevée.

Les résultats de l’enquête présentés vendredi matin à Tunis lors d’un atelier de travail organisé à l’initiative du centre de la Femme Arabe pour la Formation et la Recherche (CAWTAR) ont montré que 95% des femmes qui vivent dans des ménages avec un autre décideur, principalement masculin, n’ont pas d’acquis adéquats dans au moins quatre des cinq domaines d’autonomisation (la production, les ressources, le revenu, le leadership et l’utilisation du temps).

Ce résultat est du, selon l’enquête, à de faibles niveaux d’autonomisation économique, ce qui signifie de faibles niveaux d’influence dans les décisions productives et un contrôle limité des ressources comme les actifs et le crédit, outre la faible influence sur la façon dont les revenus sont dépensés.
L’enquête a été réalisée sur un échantillon représentatif national de 1150 ménages dont 65% vivent en ville et 35% vivent dans les zones rurales. L’échantillon comprend 2513 personnes dont 30% sont des jeunes et 52% sont des femmes.

Intervenant à cette occasion, Micheline Goedbuys, de l’université des Nations Unies aux Pays Bas et membre de l’équipe qui a réalisé l’enquête, a indiqué que la parité entre les sexes au sein du ménage est également faible (35,1%) faisant remarquer qu’un pourcentage important d’hommes se démontre aussi faiblement autonomisé (74%).

Et d’ajouter que des niveaux plus élevés d’autonomisation des femmes sont généralement corrélés avec des niveaux plus élevés de bien être psychologique, mais les résultats sont moins clairs pour les attitudes envers la violence domestique.

L’intervenante a expliqué que l’autonomisation des femmes dans les domaines du leadership et de l’utilisation du temps est beaucoup plus élevée étant donné la hausse des taux de scolarisation et d’enseignement en Tunisie.

Elle a, en outre, signalé que d’autres projets de recherche dans d’autres domaines comme la santé, l’emploi, l’éducation et l’industrie seront réalisés vu leur rapport avec le développement durable.

De son côté, la directrice exécutive du centre CAWTAR, Soukeina Bouraoui, a indiqué que l’enquête, présentée pour la première fois en Tunisie, permet de mesurer l’autonomisation des femmes et son pouvoir décisionnel, notamment au sein de la famille.

Elle a jouté que l’enquête pourrait aider les décideurs en Tunisie à promouvoir davantage les conditions de la femme, notamment au niveau de l’accès au financement et aux services.

Pour sa part, la ministre de la femme, de la famille, de l’enfance et des personnes âgées, Néziha Laabidi, a souligné l’importance de l’autonomisation des femmes en Tunisie comme outil indispensable pour réaliser la parité effective et réelle entre les deux sexes.

Elle a, également, signalé que le gouvernement a mis en place une série de programmes essentiellement dans le domaine de l’autonomisation économique des femmes comme le programme d’autonomisation de 5 mille femmes d’ici 2020.

La ministre a, à cette occasion, passé en revue l’arsenal juridique tunisien visant à renforcer les acquis de la femme notamment la loi organique relatif à la lutte contre la violence contre la femme.

TAP

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Lotfi Khaldi, expert auprès de l’instance générale de contrôle administratif et financier, a affirmé dans une déclaration accordée à Mosaïque fm que les heures supplémentaires dans la fonction publique ont coûté 95 millions de dinars aux caisses de l’Etat en 2017.

Il a ajouté que le montant des primes des heures supplémentaires dans le secteur de la santé est passé de 4 millions de dinars en 2013 à 62,5 millions en 2017.

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Selon une étude effectuée par l’instance du contrôle administratif et financier, les congés de maladie au ministère de l’Education, en 2017, ont atteint les 27 900 jours, soit 930 mois rémunérés.

Selon les données rapportées par Shems fm, la même étude a révélé que pendant l’année scolaire 2015-2016, 104 médecins ont délivré des certificats médicaux aux enseignants, parmi eux un médecin qui a délivré 1183 certificats .

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Selon une enquête menée par l’Office national des statistiques (ONS), la majorité des entreprises industrielles du secteur public a utilisé les capacités de production à plus de 75% au 4ème trimestre 2017 mais à un degré moindre dans le secteur privé, relate APS.

Plus de 80% des entreprises enquêtées du secteur public et plus de 31% de celles du privé déclarent avoir utilisé leurs capacités de production à plus de 75%.

Par ailleurs, selon l’opinion des chefs d’entreprises enquêtés, l’activité industrielle a poursuivi sa tendance à la hausse au dernier trimestre 2017 précise la même source.

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Environ 29,5% des Tunisiens accordent dans leurs achats la priorité aux produits tunisiens en cas de présence d’un produit tunisien et d’un autre étranger“, selon une enquête sur “le consommateur tunisien et la consommation du produit national”, réalisée par l’Institut national de la consommation (INC).
Près de 50,6% d’entre eux sont convaincus de la qualité et de la salubrité du produit national, 16,1% encouragent les entreprises nationales pour préserver leur présence, 14,2% préfèrent le produit tunisien par “amour pour la patrie” et 10,3% pour l’acceptabilité des prix.

Le Directeur général de l’INC, Tarek Ben Jazia, a indiqué, dans une déclaration, à l’Agence TAP, que l’enquête a concerné un échantillon de 2016 consommateurs dont l’âge dépasse ou est égal à 20 ans, selon la répartition géographique, le milieu et le sexe.
Cette recherche vise à connaître la distinction que fait le Tunisien du produit national et le comportement du consommateur tunisien face au produit local et celui étranger. Il s’agit, également, d’examiner la disposition du Tunisien à soutenir les produits nationaux et les critères pour ce faire.

Selon Ben Jazia, les résultats de cette enquête révèlent que 85,5% des Tunisiens ont l’habitude de vérifier l’origine du produit avant de l’acheter.
Il a précisé que 9,4% des Tunisiens connaissent le code à barres du produit tunisien alors que 90,6% ignorent que le code à barres du produit national commence par 619.
Quant aux consommateurs qui choisissent le produit étranger au lieu du produit national, cela est dû à leur conviction que le produit étranger est meilleur à 31,8% alors que 27,9% des Tunisiens préfèrent le produit étranger car ils n’ont pas confiance en la salubrité et la qualité du produit tunisien.

Selon le DG de l’INC, l’enquête a, également, démontré que 45,9% des Tunisiens ne sont pas prêts à payer plus cher pour acheter un produit étranger tandis que 30,7% d’entre eux sont prêts à acheter des produits tunisiens plus chers que ceux étrangers rien que que parce que c’est un produit “made in Tunisia“.

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Sondant la maturité des entreprises tunisiennes aux changements technologiques et notamment l’entrée dans le digital, le dernier baromètre d’Ernst & Young Tunisie (EY Tunisie), qui a été rendu public ce jeudi 29 mars 2018, une journée après le «Digital Summit de Tunis», a montré que «la prise de conscience quasi-généralisée de l’enjeu du digital par les dirigeants d’entreprises est clairement perceptible». Ledit baromètre a ainsi estimé que 71% d’entre eux estiment que l’impact du Digital est important, voire même très important (28% des répondants).

En revanche, c’est au sujet des stratégies de réponse que certaines hétérogénéités apparaissent. Alors que 18% des dirigeants interrogés déclarent ne pas avoir de plan de transformation digitale, 22% déclarent que le plan est formalisé. Le peloton de tête est composé d’entreprises en phase de formalisation du plan de transformation digitale avec 33% des répondants. Pour le reste, soit 26% des réponses, la réflexion reste en cours.

Les dirigeants d’entreprises ont pris conscience que la transformation digitale est un projet d’entreprise. 67% des répondants déclarent avoir l’intention d’investir dans l’Analytics et le traitement des Big-Data. L’Internet des Objets constitue pour 25% des répondants la technologie visée et 21% s’intéressent à l’intelligence artificielle.

À la question «Est-ce que vous êtes en train d’exploiter de manière optimale toutes les données que vous collectez ?», 61% des entreprises ont répondu par la négative. Ce taux passe à 88% pour les entreprises du secteur banques et assurances et à 82% pour les entreprises du secteur des services financiers. En réponse à la même question, 74% des dirigeants pensent que l’analyse et l’exploitation des données est un chantier prioritaire. 53% autres pensent que le manque d’expertise en interne est le principal frein à la mise en place des projets digitaux.

L’orientation marquée vers l’Analytics et le Big data semble être tout à fait en ligne avec le niveau de maturité des entreprises et leurs priorités immédiates. En effet, 61% des dirigeants d’entreprises estiment qu‘ils ne sont pas en train d’exploiter de manière optimale toutes les données collectées.

De ce fait, l’analyse et l’exploitation des données apparait comme étant un chantier prioritaire de la feuille de route digitale (74% des réponses). Suivent derrière la mise à niveau du système d’information (54% des réponses) et l’amélioration de l’expérience client (48% des réponses). La numérisation/robotisation des processus, la sécurité numérique et la vente en ligne sont également citées parmi les chantiers prioritaires des dirigeants des entreprises, mais avec de plus faibles proportions (respectivement 32%, 27% et 22%).

Quant aux principaux freins à la mise en place des projets digitaux, les réponses sont mitigées. 53% avancent le manque d’expertise en interne comme principal frein. 47% évoquent la culture d’entreprise et 37% évoquent l’architecture de leurs systèmes d’information. Les barrières réglementaires et financières ont été citées respectivement à hauteur de 36% et 27% des répondants.

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Selon les entreprises interrogées, trois (3) entreprises sur cinq (5) déclarent réaliser une amélioration de chiffre d’affaires au cours de l’année écoulée (2017). Les dirigeants associent principalement cette croissance à une dynamique interne au sein de l’entreprise telle que le développement et/ou l’amélioration des produits (50% des répondants), l’amélioration de la force de vente (34% des répondants) et le positionnement sur de nouveaux segments de marché (33% des répondants).

Les entreprises tunisiennes ont visiblement gagné en maturité et appris à nourrir leur croissance en s’appuyant sur leurs leviers internes, malgré une conjoncture de plus en plus défavorable. La tendance d’amélioration concerne aussi les perspectives d’évolution de l’activité commerciale puisque deux (2) entreprises sur trois (3) prévoient encore une croissance de leurs volumes d’affaires en 2018.

Le baromètre 2018 révèle, certes, une vision résolument optimiste des perspectives des entreprises sur les mois à venir. Il fait, en même temps, ressortir une inquiétude de plus en plus forte des dirigeants d’entreprises à l’égard de la conjoncture économique et sociale. En effet, 76% d’entre eux considèrent l’évolution de la conjoncture économique et sociale comme étant le premier facteur susceptible de freiner les entreprises dans leur élan de croissance, alors qu’ils étaient 51% à le signaler en 2012, 59% en 2014 et 67% en 2016. Selon les dirigeants et les leaders d’opinion interrogés, les chantiers prioritaires à mener par les pouvoirs publics restent les mêmes que ceux remontés il y a deux (2) ans. La mise à niveau de l’administration apparait comme étant la réforme la plus prioritaire (85% des répondants). Vient ensuite la lutte contre la corruption (pour 64% des répondants) suivie par la réorientation des avantages fiscaux (pour 49% des répondants), l’assouplissement du  régime de change (pour 42% des répondants) et l’amélioration du cadre légal et institutionnel de l’investissement (pour 39% des répondants).Cela dit, la modernisation du système d’éducation et de la formation reste une attente forte exprimée par 50% des répondants.

Du côté des entreprises, les dirigeants mettent l’accent sur l’importance de la transformation digitale et la
nécessité d’exploiter les « big data » étant donné l’impact sur leur activité commerciale. De fait, 92% des entreprises interrogés estiment que le digital a un impact sur leur business et 74% priorisent l’analyse et l’exploitation des données dans leur feuille de route digitale.

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D’après les dirigeants d’entreprises, la situation politique en Tunisie reste hautement préoccupante. 88% des dirigeants d’entreprises et leaders d’opinion la jugent mauvaise ou très mauvaise. Il en est de même pour l’appréciation de la situation économique et sociale où 91% la jugent mauvaise ou très mauvaise.

L’évaluation des perspectives d’évolution de la conjoncture politique, économique et sociale reste marquée par un pessimisme galopant : 48% estiment que la situation politique va se dégrader dans les prochains mois (contre 40% en 2016). De même, 54% estiment que la conjoncture économique et sociale va se dégrader alors qu’ils n’étaient que 49% deux (2) ans auparavant.

Pour ce qui est de la stabilisation de la conjoncture politique, économique et sociale, l’horizon de stabilisation de la situation politique s’éloigne (65% des répondants le situent à plus de 3 ans contre 34% il y a deux ans). De même, l’horizon de stabilisation de la conjoncture économique et sociale est repoussé de deux (2) ans environ par rapport à l’appréciation faite en 2016.

Par voie de conséquence, la capacité de résilience des entreprises en a pris un coup. Quatre (4) années
auparavant, une (1) entreprise sur trois (3) déclarait ne pas être menacée même si la conjoncture venait à se dégrader. Aujourd’hui, seule une (1) entreprise sur quatre (4) déclare avoir de telle capacité. De même, 40% des entreprises estiment leur capacité de survie à moins de deux (2) ans en cas de détérioration de la conjoncture.

Elles étaient 25% il y’a deux (2) ans et 20% il y a quatre (4) ans. La dégradation de la situation économique se situe en haut des préoccupations des chefs d’entreprises. En 2016, l’instabilité sécuritaire figurait encore en tête des préoccupations. Sans surprise, ce sujet ne fait plus partie du Top 5 de leurs préoccupations. Deux (2) nouveaux sujets font leur entrée dans le Top 5 des préoccupations : la dégradation du taux de change et la pression fiscale. En revanche, la situation sociale et la qualité de service de l’administration continuent à figurer de façon récurrente parmi le Top 5 des préoccupations des chefs d’entreprises.

Dans le Top 5 des barrières à l’investissement, trois (3) éléments classés depuis 2016 se retrouvent dans le baromètre 2018 : la lourdeur administrative, la corruption administrative et le climat social. Deux (2) nouveaux éléments font désormais leur entrée : les charges fiscales et sociales et le cadre réglementaire de l’investissement.

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Mercer, une société mondiale de conseil leader en matière de santé, de richesse et de carrière, filiale de Marsh & McLennan Companies, a classé Port-Louis comme étant la meilleure ville sur le continent africain, selon leur enquête 2018 sur la qualité de vie. Port-Louis est 83e dans le classement mondial et numéro un en Afrique. La ville mauricienne est suivie par Durban (89), Le Cap (94) et Johannesburg (95).

Pour plus d’informations sur les classements de villes, visitez ici: https://goo.gl/fvvqL6

Télécharger le classement mondial de la qualité de vie: https://goo.gl/v4BftX

La ville africaine numéro une

« Comme en 2017, Port-Louis conserve sa position de leader en Afrique, suivi de Durban, Le Cap et Johannesburg qui se classent juste après la ville insulaire dans notre classement sur la qualité de vie. La qualité de vie fait partie des facteurs importants dont les entreprises tiennent compte lorsqu’elles préparent des stratégies à long terme pour savoir où se développer et implanter du personnel mondial », explique Carl Van Heerden, Responsable chez Mercer et Chef de la mobilité mondiale pour l’Afrique.

M. Van Heerden ajoute : « Le classement d’une ville dépend des conditions de vie locales, qui sont analysées selon toute une série de facteurs qui reflètent leur importance aux yeux des expatriés. Une infrastructure appropriée, des établissements de soins et la sécurité sont quelques-uns des aspects importants qui rendent une ville attrayante à la fois pour les talents et les entreprises. »

Publiée pour la première fois en 1994, l’enquête Mercer sur la qualité de vie est menée chaque année pour permettre aux entreprises et aux autres organisations internationales de rémunérer leurs employés de manière équitable lorsqu’ils sont envoyés dans des missions internationales.

Classement mondial

Vienne se place en tête du classement pour la 9e année consécutive, suivie de Zurich (2), Auckland et Munich, tous deux à la 3e place. Vancouver complète le top cinq à la 5e place et est la ville la mieux classée d’Amérique du Nord. Singapour (25), Dubaï (74) et Montevideo (77) sont les villes les mieux classées respectivement en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

Cette année, Mercer fournit un classement séparé sur l’assainissement des villes, qui analyse les infrastructures d’élimination des déchets et des eaux usées, le niveau des maladies infectieuses, la pollution de l’air, la disponibilité et la qualité de l’eau de la ville, des facteurs qui sont tout aussi importants pour ceux qui choisissent d’y travailler et d’y vivre.

Victoria (58e) est la mieux classée sur le continent africain pour l’assainissement des villes, suivie de Durban (73) et de Port-Louis (80). Johannesburg est 81e, tandis que Le Cap est 84e sur la liste de l’assainissement des villes.

Honolulu surmonte le classement sur l’assainissement des villes, suivie d’Helsinki et Ottawa, 2e à égalité.

M. Van Heerden conclut : « L’enquête Mercer sur la qualité de vie est devenue un point de référence essentiel pour les multinationales, qui ont besoin d’une vue globale sur les conditions sur le terrain lorsqu’elles envisagent d’envoyer des employés mobiles à l’étranger. Notre méthode permet aux employeurs des multinationales de fournir à leurs expatriés des packages de rémunération justes et cohérents, lorsqu’ils souhaitent s’implanter sur d’autres marchés. »

Mercer produit des rapports individuels sur le coût de la vie et des logements locatifs pour chaque ville étudiée.

Pour de plus amples informations sur le classement des villes, cliquez ici (https://goo.gl/fvvqL6).

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