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Lui, c’est le DG de l’ATB, l’homme dont l’image collerait presque à celle de l’Arab Tunisian Bank. C’est aussi le DG qui reste alors que changent les présidents de conseils d’administration de la banque et le responsable qui fait face aux escrocs et gagne en justice.

Issu, comme beaucoup de ses pairs, de la BCT, il a fait les beaux jours de la banque, tant par les résultats que par la conduite du changement. Avec Ferid Ben Tanfous, Africanmanager a parlé, bien sûr des résultats de la banque, mais aussi de son environnement et de ceux qui voudraient lui faire du mal, sans jamais y parvenir. Interview.

Pourquoi le résultat de la banque pour l’exercice 2016 s’est-il un peu affaissé ?

Ce qui est important à constater, c’est que les fondamentaux de la banque ne se sont pas dégradés. Au contraire, ils se sont même améliorés. Nous avons misé sur la consolidation des structures de la banque et de ses ratios prudentiels. Nous avons ainsi privilégié la couverture des risques et une application plus stricte des règles de classification des créances, ce qui nous a amené à faire plus de provision, pour la 2ème année consécutive.

Peut-on ainsi dire que la baisse du résultat net était un choix délibéré ?

On peut en effet le dire, dans la mesure où nous n’avons pas voulu privilégier l’expansion aux dépens du risque. Deux éléments ont en fait pesé sur le PNB. D’abord notre conservatisme au niveau du marché des Bons de Trésor et pour mieux maîtriser notre portefeuille crédit. Ensuite, un plus grand effort en matière de provisions et continuer à consolider nos actions en matière de couverture des risques.

Ce souci de renforcer la couverture des risques ne serait-il pas dû à une possible qualité détériorée de votre portefeuille ?

Au contraire, notre portefeuille reste parmi les meilleurs de la place, avec un taux de créances non-performantes stabilisé à 8% contre 7,8 % pour l’exercice précédent. Augmenter les provisions, cela peut aussi être par un simple déclassement de certaines créances. On a ainsi gardé le même taux de créances classées que l’année dernière et nous sommes largement au-delà des 70 % en matière de couverture. Le plus de provisions, on le retrouvera d’ailleurs dans les résultats de l’année prochaine

Vous évoquiez plus haut ce conservatisme sur les Bons de Trésor. Avez-vous baissé vos investissements dans ce genre de papier ?

Nous avons plutôt reconstitué notre portefeuille, sans pour autant l’augmenter.

Vous avez pourtant gagné assez d’argent sur cette niche d’investissement qui s’avère être une véritable manne financière pour plus d’une banque !

Nous sommes restés au même niveau de l’exercice 2015. Nos gains, contrairement à d’autres banques, se sont plutôt stabilisés.

Parlez-nous justement de 2017. Quelles sont vos prévisions à ce propos et est-ce que le résultat net va augmenter de nouveau ?

J’espère bien. Avec une meilleure politique de recouvrement et moyennant une meilleure production, nous devrions y arriver sans problèmes et même être à des chiffres largement supérieurs à ceux de 2015 (un PNB de 200,1 MDT et un RN de 57,6 MDT).

La dernière décision de la BCT, d’augmenter pour la seconde fois successive en une année son taux directeur, pourrait-elle avoir un impact sur l’activité bancaire, dont l’ATB ?

Peut-être aura-t-elle cette année un effet positif par l’augmentation des revenus des intérêts de la banque. La quasi-totalité de nos crédits sont indexés sur le TMM. Si ce taux augmente, nos revenus aussi. Bien entendu il devrait y avoir aussi une augmentation des charges mais avec un effet légèrement décalé. Mais à mon sens, cette décision n’impactera pas cette année l’activité bancaire. Peut-être l’année prochaine, tout en rappelant que le taux d’intérêt n’influe pas forcément sur la décision d’investissement. C’est l’une des composantes certes, mais pas l’essentielle.

Que prépare l’ATB à ses clients pour 2017 qu’ils ne savent déjà à travers ses indicateurs trimestriels ?

2017 devrait être l’année de la consolidation à l’ATB, surtout au niveau des produits basés sur la digitalisation. Nous avions déjà lancé le Mobile Banking dans un format plus sécurisé et qui a été le 1er à recevoir la certification Iso 27003. Consolidation aussi de certains produits au niveau Retail. Mais la nouveauté pourrait être la consolidation du segment PME qui sera redéfini sous la forme d’un métier à part, des produits à part, une organisation et des procédures à part.

Est-ce à dire que l’ATB évoluera de banque des particuliers à une banque des PME ?

Au contraire. On restera dans tous les segments, mais on donnera beaucoup plus d’importance à la PME avec plus d’innovation pour ce segment.

Et donc plus d’argent alloué aux PME ?

Oui certainement, car c’est un segment très porteur et qui mérite une nouvelle approche, plus de fonds, plus de ressources humaines et de nouveaux produits spécifiques. Ça sera ainsi notre prochain cheval de bataille pour 2017 et 2018.

L’ATB est-elle, comme le reste du secteur bancaire, en demande croissante de liquidité auprès de la BCT et pourquoi ?

Oui et cela va de soi. La pression sur la liquidité n’est plus un secret chez toutes les banques de la place. Cela est d’abord du au marché parallèle. Il y a beaucoup de liquidité qui circule en dehors des circuits réguliers du secteur bancaire, mais aussi un tas d’autres éléments, dont la baisse des exportations, qui ont contribué à l’assèchement de la liquidité et ramené ainsi, pour toutes les banques, le ratio de liquidité à 80 % alors qu’il devrait être à 100 %.

Sept ans après la révolution et plusieurs années après la restructuration du secteur bancaire, financière pour le public et juridique par la nouvelle loi bancaire, trouvez-vous que le secteur bancaire est enfin assaini ?

Assaini à 100 % non. On a toujours besoin de nouvelles mesures, ne serait-ce que pour le taux des créances classées qui est d’une moyenne de 15 % pour le secteur ou même de 8 % pour l’ATB, qui reste élevé par rapport aux standards internationaux où le taux varie entre 3 et 5 %.

Mais, faut-il le rappeler, la situation des banques est le reflet de l’économie et de la situation des entreprises. Il reste donc des actions à mener, tant au niveau du secteur bancaire que celui de l’entreprise et de toute l’économie réelle du pays et qui sont du ressort du gouvernement. Vouloir assainir les banques, c’est d’abord assainir toute l’économie.

Comment vous la trouvez, justement, cette entreprise. On parle, macro-économiquement, de prémices de reprise. Les voyez-vous pointer chez les entreprises tunisiennes ?

Les entreprises sont trois catégories. D’abord celles qui sont saines, dans des secteurs porteurs et dont les dirigeants sont des professionnels. Bon an mal an, elles s’en sortent, se sont développées après la révolution et s’en sortiront.

Il y a ensuite des entreprises, publiques et privées, qui doivent disparaître, car impossible à remettre en selle quels que soient les efforts pour y parvenir. Il faudra, au contraire, accélérer le processus de leur disparition. Or, la réglementation actuelle ne le permet malheureusement pas et n’aide pas à ce processus de mise en faillite, de cession ou de disparition. Contrairement à la croyance générale, le ratio de faillite est un indicateur de bonne santé économique. Plus vite elles disparaissent, plus vite il y aura recyclage, car la disparition juridique de l’entreprise ne veut pas dire disparation de l’outil de production, mais un simple transfert. Le processus, judiciaire notamment et qui dure dans le temps avec une moyenne de 10 ans, n’aide pas à résoudre ce genre de problème.

La 3ème catégorie d’entreprise est celle qui a un marché porteur, dispose d’un potentiel de développement mais manque de fonds propres, d’organisation fiable ou présente d’autre faiblesses et pour lesquels les moyens, la technique et l’expertise de sauvetage ne sont pas encore développés dans nos banques.

Il y a quelques mois, l’Arab Tunisian Bank a été l’objet d’une campagne sur FB à répétition, de dénigrement de la part d’un ancien client de la banque qui affirme même avoir fait saisie sur certains biens de la banque. Qu’en est-il au juste ?

Lorsque quelqu’un essaie d’obtenir des crédits auxquels il n’a pas droit, ou d’en obtenir d’autres sans honorer les anciens, ou pire encore renier ses engagements les plus clairs, la banque qui se respecte doit résister et défendre ses droits, surtout face à des personnes qui font du contentieux avec les banques une stratégie en amont et en aval. Cette stratégie n’aboutit à rien en fin de parcours et l’issue est une impasse. Les attaques par des moyens bas sont des formes d’intimidation punissables pénalement qui n’aboutissent à rien et le public sait bien distinguer entre le bon grain et l’ivraie.

L’ATB est convaincue qu’elle obtiendra gain de cause en raison de la solidité de ses arguments et de son honnêteté. Elle n’a jamais perdu à la fin une affaire en justice en raison de sa droiture et elle a une confiance absolue en la justice tunisienne avec ses différents degrés. On a commencé dans le contentieux auquel vous faites allusion à obtenir des jugements en notre faveur.

 

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La productivité des entreprises privées dans les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) n’a cessé de chuter au cours des dernières années, les plaçant loin derrière  leurs concurrents et vis-à-vis dans d’autres parties du monde. A qui la faute? L’agitation politique qui secoue  la région depuis le printemps arabe de 2011 n’a certainement pas rendu la vie plus facile pour quiconque tente de gérer une entreprise, mais il y a aussi d’autres inhibiteurs.

Un nouveau rapport intitulé «  Qu’est-ce qui retient le secteur privé dans la région MENA? » tente d’aller au fond du problème et d’y proposer des solutions. Le rapport, qui a été publié conjointement par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque européenne d’ investissement et la Banque mondiale, et repris par le magazine Forbes,  est basé sur une enquête auprès de plus de 6.000 entreprises dans huit pays à revenu intermédiaire dans la  région : Tunisie Égypte , Jordanie, Liban, Maroc, Djibouti , Cisjordanie et Gaza et  Yémen.

Chacun de ces pays a ses propres défis, mais le rapport en cite quatre qui entravent  les entreprises sur ces marchés. Le premier d’entre eux est, sans surprise, l’instabilité politique qui est le problème majeur en Tunisie, en Egypte, au Liban, en  Cisjordanie et Gaza et au Yémen et le troisième plus gros problème en Jordanie.

Les autres principaux écueils cités par les entreprises comprennent l’aléatoire alimentation en électricité, qui a prend rang parmi les trois premiers problèmes dans cinq des pays étudiés. Il y a ensuite  la corruption qui figure parmi les trois maux endémiques dans quatre des économies et  la difficulté d’accès au financement, classée parmi les trois premiers obstacles dans trois des pays (en Jordanie, il est considéré comme le plus gros problème parmi tous). En outre,  la plupart des entreprises interrogées ont affirmé que leur innovation et leur  croissance ont été obérées  par les obstacles au commerce et  le  manque de main d’œuvre  dûment et adéquatement formée pour répondre à leurs besoins.

Comme toujours, ces écueils  sont beaucoup plus faciles à identifier qu’à résoudre, mais le rapport n’en recommande pas moins un certain nombre de politiques qui pourraient aider à résoudre une partie de ces problèmes.

Sur le plan financier, le rapport insiste sur la nécessité pour les  banques d’améliorer leurs systèmes d’évaluation des risques de crédit et d’offrir de conséquents schémas de  garantie du crédit. “Trouver un moyen de reconnecter les banques et les entreprises est essentiel pour améliorer les opportunités  de croissance dans la région”, a déclaré Debora Revoltella, économiste en chef de la Banque européenne d’investissement.

Sur le marché de l’emploi, il est également nécessaire de rendre plus facile la possibilité pour les femmes d’intégrer la population active, ce qui est un gros problème dans les pays les plus conservateurs du Moyen-Orient, notamment l’Arabie Saoudite. Et les enfants doivent recevoir une éducation qui les dote des  compétences et du savoir-faire dont ils auront besoin à l’avenir, plutôt que d’être simplement dispensée pour mémoriser des faits et des connaissances  comme c’est  trop souvent présentement.

Une plus grande compétitivité pourrait également stimuler l’augmentation de la productivité et de l’innovation, selon le rapport. Cela nécessite des services de douanes plus souples et plus rapides et des processus commerciaux qui le soient autant pour les importations et les exportations, ainsi que moins de restrictions sur l’investissement étranger.

Enfin et surtout, l’émergence de gouvernements honnêtes, réactifs et stables serait la meilleure prescription politique parmi toutes. Malheureusement, cela semble être une perspective aussi lointaine que jamais dans des pays comme l’Egypte, la Cisjordanie et Gaza et le Yémen, se lamente le rapport.

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C’est l’étonnante et terrible histoire que nous rapporte Atlantico.fr ce jeudi 16 juin 2016. En effet la boite dans laquelle travaillait Omar Mateen, qui a abattu 49 personnes à Orlando, en Floride, le 12 juin 2016, était subventionnée en partie par l’anti-terrorisme américain. Les autorités ont dû tomber des nues en l’apprenant.

Le tireur était agent de sécurité. L’entreprise qui l’employait, G4S Secure Solutions, est une société anglaise spécialisé dans la défense. Cette compagnie a été fortement financée depuis le 11 septembre 2001 par le budget affecté à la lutte anti-terroriste. Après le plus grand attentat de l’histoire des USA, les esprits étaient tellement fébriles que le gouvernement s’est mis à pondre en masse des programmes anti-terroristes. Les dépenses ont explosé en proportion. Le budget de la sécurité domestique (homeland security) monte jusqu’à 115 milliards de dollars par an aux Etats-Unis, ces fonds arrosent copieusement des agences publiques et des structures privées. 2000 compagnies privées vivent de ça. Pour des entreprises du type G4S, c’est le jackpot. Avec ce business florissant de la sécurité, elles se mettent à recruter à tout-va. C’est ainsi qu’en 2007 Omar Mateen a été embauché dans le lot…

L’entreprise du terroriste est implantée à Jupiter, en Floride et avait une convention avec la sécurité intérieure (DHS).

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« Nous n’avons jamais gagné autant d’argent ». L’homme d’affaires remercie, de fait, la révolution tunisienne. « Notre affaire marchait ‘gentiment’ durant les années Ben Ali. Notre croissance est vertigineuse depuis 2011 », confie Abbes Mansouri, président fondateur de Polygarde, société de sécurité privée, dans un article écrit par Pierre Desorgue sur le site Internet de TV5 Monde.

Dans le même article qui titrait : «la sécurité ne connait pas la crise», on apprend que la même entreprise dont les affaires sont devenues très florissantes depuis la révolution et qui «croule sous les demandes », réalise un chiffre d’affaires «qui dépasse les deux millions d’euros ».

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Les deux  dirigeants du Front populaire Mongi_rahoui_et  zied_lakhdar ont reçu des menaces de mort et le ministère de l'Intérieur est au courant

Le membre du Front populaire et l’élu à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mongi Rahoui a affirmé lors d’une plénière qui se tient actuellement au Bardo que l’État n’a nullement l’intention d’investir dans l’entreprise économique. Et de préciser dans le même contexte que lorsque l’investissement tombe en panne, l’État sera appelé à jouer pleinement son rôle en tant que garant de l’investissement pour réduire le risque et créer de l’emploi.
Il a dans le même contexte indiqué que les choix économiques sont anciens et donnent priorité au secteur privé : “Nous partageons déjà cet avis mais il faut que l’État joue son rôle en tant qu’investisseur dans l’entreprise économique”, a-t-il ajouté.

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Les nouveaux diplômés se font de plus en plus nombreux en Tunisie, et chercher un emploi veut dire se livrer à un véritable parcours de combattant.

Hélas, de nombreuses entreprises ont dû fermer leurs portes et les causes sont connues, pire encore, le chef du gouvernement avait évoqué la saturation dans la fonction publique en déclarant : “Nous ne tolérons plus de recrutement dans la Fonction publique ».

Aujourd’hui, déprimés et désorientés, les jeunes qui vivent dans ce contexte, se retrouvent dans un système qui, selon eux, les motive très peu pour s’orienter vers la création de leurs propres projets.

Et pour cause. Les formations qu’ils ont suivies dans les instituts ou les universités n’ont pas été adaptées aux besoins de l’entreprise et à l’évolution technologique, alors qu’aujourd’hui, la seule option pour faire face au chômage, reste celle de motiver ces jeunes tunisiens à créer leurs propres entreprises dans quel que soit le domaine et dans quel que soient les régions du pays.

Au Cameroun, on a trouvé une solution ; le travail précaire et le chômage ont poussé certains jeunes de la capitale économique camer2Douala à se lancer dans une activité plutôt récente, lit-on dans un article récent publié par le journal BBC Afrique, mercredi 27 avril 2016.

Il s’agit, écrit le journal, de celle de « designer d’objets ». Ils décorent des chaussures ou des sacs vieux ou neufs, avec toutes sortes de perles locales ou importées. « L’activité leur permet de se prendre en charge, le plus dur étant de trouver l’inspiration qui alimente la création. »

Manifestement à l’étroit, ces jeunes camerounais, conçoivent et réalisent diverses décorations sur les sacs de leurs clientes. Leur nouveau travail est pour eux une véritable manne qui leur permet de garantir leurs dépenses quotidiennes. Mais aussi de faire des économies avec pour ambition d’agrandir leurs petits business, raconte le journal BBC Arabic, qui a cité bien d’autres témoignages.

Ces initiatives contribuent à réduire la paupérisation des jeunes dans un pays où le taux de chômage en 2015 a atteint les 15 % de sources officielles, alors que 55 % des jeunes qui représentent plus de la moitié de la population active sont sans emploi d’après le Bureau international du travail (BIT), explique le journal.

chomage tunisieEn Tunisie, outre le déficit énorme d’information, d’orientation et de communication permettant aux jeunes de se positionner par rapport à leur avenir, il paraît que ces derniers soient également confrontés à des obstacles les empêchant de convertir leurs idées en projets :  le manque de formation, le manque d’expérience professionnelle, l’absence de fonds propres, la formation à l’esprit d’entreprise insuffisante, le manque de contacts et les barrières inhérentes au marché…

De nos jours, la création d’entreprise est devenue un sujet incontournable, mais peu d’efforts ont été fournis pour promouvoir l’entrepreneuriat ainsi que les motivations qui conduisent les jeunes diplômés à créer une entreprise.

Et pour cause, on ne voit pas, par exemple, de manifestations regroupant des centres de formation, entreprises, institutions, associations professionnelles, organismes de financement, et acteurs du monde de travail pour orienter nos jeunes (en informatique, commerce et distribution, artisanat, élevage et agriculture, …)

 

 

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L’agence de notation Fitch Ratings a révisé de stable à négative la perspective de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) tout en confirmant ses notes nationales de  long et  court terme à ‘AA- (tun ) ‘et’ F1 + (tun) ‘respectivement.

Cette notation intervient suite à la révision par  Fitch de la perspective de la Tunisie de stable à négative et l’affirmation de sa note souveraine à  ‘BB-‘ ‘

L’ETAP est une société appartenant en totalité à l’État ayant le  statut spécifique d’une entreprise  publique à caractère  commercial. Elle constitue un atout important pour l’Etat tunisien (BB- / Negative), jouant un rôle majeur dans le développement es réserves de pétrole et de gaz du pays et  la permanence de l’approvisionnement du marché intérieur en  pétrole et gaz. Les liens juridiques, stratégiques et opérationnels étroits entre ETAP et son unique actionnaire ont conduit Fitch à dégrader d’un cran la note de l’ETAP par rapport à son entité mère  en application de sa méthodologie de subsidiarité.

La perspective négative de la Tunisie  reflète l’avis de Fitch qu’une nouvelle dégradation de la notation souveraine  peut exercer une pression à la baisse sur les notes de l’ETAP.

Jusqu’en juillet 2015, l’ETAP importait  du pétrole ou du gaz, au nom de l’État, et le règlement de ces importations se faisait via le mécanisme de compensation commerciale. Depuis lors, ces importations ne sont plus nécessaires, ce qui a considérablement amélioré la transparence financière d’ETAP, sa position de liquidité et a  facilité la gestion de son fonds de roulement.

L’État tunisien  est engagé  au soutien de l’ETAP dans le financement de ses programmes d’investissement, par des injections de trésorerie directes. Les montants de financement sont limités et ne représentent qu’une fraction des recettes propres de l’ETAP, mais sont une garantie contre des besoins imprévus. En conséquence, aucun signe d’un manque de soutien de l’État dans le cas d’un affaiblissement des paramètres de crédit intrinsèque de l’ETAP  ne justifierait un crantage plus large entre la note souveraine et celles de l’ETAP.

Le profil commercial de l’ETAP n’a pas la diversification de ses pairs internationaux du secteur privé, ce qui l’expose substantiellement à la volatilité des prix du pétrole et du gaz. Par ailleurs, l’ETAP fonctionne sur une échelle beaucoup plus petite que les compagnies pétrolières nationales semblables  telles  que la compagnie pétrolière de la République Azebaijan (BB + / Negative) ou la compagnie nationale KazMunayGas (BBB / Stable).

Fitch cite parmi les principaux développements futurs qui conduiraient à une notation positive,  un changement de la perspective de la note souveraine de la Tunisie à stable, ce qui se répercuterait d’autant sur la note  de l’ETAP, pour peu que ses liens avec l’Etat ne faiblissent pas.

Dans le cas contraire, les notes de l’ETAP seraient dégradées, et un indicateur potentiel sur l’affaiblissement du soutien de l’Etat entraînerait une détérioration des paramètres de crédit de l’ETAP

Pour ce qui est des  principaux facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une dégradation de la note souveraine de la Tunisie, Fitch  cite un  taux de croissance qui n’augmente pas, l’instabilité politique du pays due au risque terroriste ou des troubles sociaux, le défaut de stabilisation de la dette publique  et celui de la réduction du déficit du compte courant.

Quant aux principaux facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une  notation positive, ils sont , selon Fitch, une augmentation des perspectives de croissance, liée par exemple à des améliorations structurelles dans l’environnement des affaires et / ou la situation de sécurité, une réduction des déficits budgétaires compatibles avec la stabilisation du ratio dette-PIB à moyen terme, une amélioration structurelle du déficit du compte courant de la Tunisie, se déclinant dans la réduction  des besoins de financement extérieur réduit et des volants de plus fortes réserves de liquidités internationales.

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Au cours du mois de février 2014

Une première, dans le monde de l’entreprise et dans le monde ouvrier, que rapportait notre confrère «Réalités ». C’est en effet la première fois qu’un chef d’entreprise décide de se dessaisir de sa propre entreprise au profit de ses ouvriers. «Après avoir déclaré faillite, le propriétaire de l’entreprise de confection « Mamotex », a donné son accord au syndicat des travailleurs de Mahdia pour se retirer de la société et laisser les ouvrières de l’usine se charger de la production et de l’administration de l’entreprise », indique notre confrère. Et de préciser encore que «les 70 ouvrières rouvriront les portes de l’usine à partir de mars 2016. Le syndicat se chargera, pour sa part, de trouver de nouveaux partenaires ».

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Les entreprises internationales se servent de plus en plus des réseaux

Les entreprises internationales se servent de plus en plus des réseaux sociaux pour booster leur image et leurs ventes. Mais leur utilisation reste souvent mal contrôlée : 52% des sociétés interrogées par le cabinet d’avocat Proskauer, dans le cadre de son enquête sur les réseaux sociaux au travail, disent avoir été victimes d’usages abusifs.

Les entreprises internationales ont pris conscience de l’importance des réseaux sociaux pour leur image et leur développement. Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo… Dans 90% des sociétés, les salariés utilisent ces outils pour communiquer de manière professionnelle sur leur groupe.

Ce pourcentage est tiré de la troisième enquête annuelle publiée sur le sujet par le cabinet d’avocat Proskauer, diffusée le 18 juin. Cette étude est basée sur une centaine de témoignages d’entreprises mondiales, basées dans 17 pays, sur trois continents.

Mais l’utilisation accrue des réseaux sociaux n’est pas indemne de risques pour les firmes : 52% des compagnies interrogées dans le cadre de cette étude disent avoir été victimes d’abus sur leurs pages web, de la part des salariés qui y ont accès. C’est 10% de plus qu’en 2012. Les sanctions disciplinaires se sont donc multipliées : 70% des sociétés sondées indiquent y avoir eu recours. Ce chiffre a doublé en 18 mois, selon le cabinet Proskauer.

Les groupes commencent à développer des politiques internes pour mieux maîtriser leur utilisation des réseaux sociaux : 36% des sociétés bloquent l’accès aux sites concernés. Objectif : empêcher la divulgation d’informations confidentielles pour 80% des sondés. 71% d’entre eux veulent éviter la diffusion d’une mauvaise image de l’entreprise.

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Selon le rapport des services de la direction régionale de l'Agence de promotion de l'industrie et de l'innovation à Ben Arous

Selon le rapport des services de la direction régionale de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation à Ben Arous, 19 entreprises industrielles sont entrées en phase d’exploitation, fin 2013, moyennant un investissement global de 13 millions de dinars.

d’après la même source, plusieurs unités sont entrées en phase de production dont un atelier de confection à la délégation de Fouchana, avec un volume d’investissement estimé à 5,355 millions de dinars et générant 50 postes d’emploi et la société “SS Tunisie”, spécialisée dans les équipements mécaniques dans le secteur aéronautique avec un investissement global de 4,680 millions de dinars ayant permis la création de 60 postes d’emploi.

Cependant une régression de 16% des intentions d’investissement a été enregistrée dans le secteur industriel par rapport à l’année 2012. Les investissements dans ce secteur ont atteint 245,863 millions de dinars. 5.096 postes d’emploi ont été créés, répartis sur les secteurs de l’agroalimentaire, de l’industrie chimique, du cuir, du bâtiment et de l’industrie mécanique et électronique.

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160 exposants parmi les acteurs de la vie économique (banques

160 exposants parmi les acteurs de la vie économique (banques, entreprises, centres techniques, institutions de formation) et plus de 40 mille visiteurs sont attendus à la 4ème  édition du Salon de l’entreprise qui se tiendra les 20 et 21 novembre 2013 à Sfax.

Cette incitative a été lancée par le Centre d’affaires de la région en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Sfax (CCIS) et les structures d’appui à l’investissement. La manifestation a pour objectif de booster l’investissement privé, de favoriser la création d’entreprises et d’assurer un accompagnement des visiteurs parmi les promoteurs et les porteurs d’idées de projets…

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Un grand nombre des hommes d’affaires ont fait l’objet d’un chantage financier à la suite des sit-in observés dans leurs

Un grand nombre des hommes d’affaires ont fait l’objet d’un chantage financier à la suite des sit-in observés dans leurs sociétés, rapporte le journal « Al Moussawer » précisant que les agents de la sécurité ont réussi à découvrir cette vérité. Ceci a poussé le ministre de l’intérieur à créer des équipes sécuritaires pour maitriser la situation.

Sur un autre plan, la même source a indiqué qu’un homme d’affaire et des politiciens sont derrière ces mouvement de protestation, organisés de manière très rapide signalant que d’autres parties sont chargées de contacter le propriétaire de l’entreprise ciblée tout en le provoquant pour la levée du sit-in.

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D’après l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation

D’après l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation, au cours de l’année 2012, environ 39 nouvelles entreprises économiques, dans l’industrie et les services, sont entrées en activité, dans le gouvernorat de Ben Arous. Les investissements consentis pour ces entreprises s’élèvent à 112,219 millions de dinars et ont permis de créer 7.171 postes d’emplois . Parmi ces entreprises, la société « Aerolia » pour la fabrication des composantes aéronautiques d’El M’ghira et la Cimenterie de Carthage à Jebel Ressas.

Le nombre des projets déclarés auprès de la direction régionale de l’APII est passé de 314 en 2011 à 313 en 2012, alors que les investissements consacrés à la réalisation des projets déclarés ont régressé de 250,760 MDT en 2011 à 232,642 MDT en 2012.

Le secteur des services ,lui, a connu une amélioration de 22%, avec un nombre de projets déclarés qui est passé de 420 en 2011 à 512 projets en 2012, avec une augmentation des postes d’emploi qui sont passés de 2.375 à 2.766, alors que le volume des investissements dans ce secteur ont baissé pour passer de 164,502 MDT en 2011 à 77,181 MDT en 2012, soit une baisse de 53%.

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