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Exportations

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Durant les sept premiers mois de l’année 2018, les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont enregistré en volume (prix constant) une hausse à l’export de l’ordre de 5,9% et à l’import de l’ordre de 2,1%, annonce l’Institut national de la statistique (INS) sur son site web.
Au niveau des prix, ils ont augmenté de 16,4% pour les exportations et de 18,3% pour les importations.
En valeurs courantes, les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont atteint 23580,1 MD en exportations, au cours des sept premiers mois de l’année 2018 et 33526,6 MD en importations, enregistrant ainsi une hausse de l’ordre de 23,3% à l’export et de 20,8% à l’import, et ce par rapport à la même période de l’année 2017.

Evolution du commerce extérieur hors énergie

Hors énergie, les prix ont augmenté à l’export de 15,6% et à l’import de 19,4%. En effet, durant le premier semestre de l’année courante, les prix de l’énergie ont enregistré des hausses de l’ordre de 28,7% à l’export et de 8,3% à l’import.
Au cours des sept premiers mois de l’année 2018, les exportations en volume ont augmenté de 63,7% pour le secteur de l’agriculture et les industries agroalimentaire, et ce par rapport à la même période de l’année précédente.
Par ailleurs, les exportations en volume ont baissé au niveau des secteurs des mines, phosphates et dérivés de l’ordre 10,3% et de 15,0% pour le secteur de l’énergie.
Concernant les importations, l’évolution en volume est marquée par une hausse au niveau du secteur de l’énergie et lubrifiant de l’ordre de 27,2% contre une baisse enregistrée au niveau des secteurs de : • Agriculture et des industries agroalimentaires de l’ordre de 4,9% • Mines phosphates et dérivés de 9,2%.

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Une réunion de travail a été tenue ce jeudi 16 août 2018 entre Marouane El Abassi, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et le président de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), Samir Majoul.

Cette rencontre a porté sur le financement des PME, des artisans, des projets de développement régionaux ainsi que la résolution des problèmes économiques de nombreuses entreprises.

De même, les deux hauts responsables ont passé en revue les moyens susceptibles de lutter contre la dépréciation du dinar tunisien et le renforcement des exportations des entreprises tunisiennes.

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Les exportations du secteur industriel sont passées de 14502.6 MD durant les six premiers mois 2017 à 18318.9 MD durant la même période de l’année 2018 enregistrant ainsi une augmentation de 26.3%. C’est ce qui ressort des derniers chiffres rendus publics par l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII). Le secteur industriel a importé pour 22842.9 MD durant les six premiers mois 2018 contre 19103.2 MD durant la même période 2017, enregistrant ainsi une hausse de 19.6%. Ainsi donc le solde commercial du secteur industriel s’établi à -4523.9 MD contre -4600.6 MD au cours de la même période de 2017.

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due essentiellement au secteur des industries agroalimentaires dont les exportations ont atteint 2167.6 MD, contre 1070.7 MD pendant les six premiers mois 2017, soit une progression de 102.5%. Ont aussi augmenté les exportations du secteur des industries des matériaux de constructions de la céramique et du verre, passant de 237.1 MD à 324.8 MD au cours des six premiers mois 2018 (+37%).

De même, les exportations du secteur des industries mécaniques et électriques ont augmenté de 19.4% passant de 7482.8 MD à 8934.8 MD durant les six premiers mois 2018.
Le secteur des industries du textile et de l’habillement n’a pas été du reste avec des exportations de l’ordre 3699.5 MD contre 3024.3 MD durant les six premiers mois 2017, soit une augmentation de 22.3%.
Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les exportations ont augmenté de 25.5% avec 769.5 MD contre 613.4 MD au cours des six premiers mois 2017.
Idem, les exportations du secteur des industries diverses ont progressé de 27.4% avec 1352.3 MD contre 1061.6 MD durant les six premiers mois 2017.
Les importations industrielles ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Ces augmentations varient entre 0.9% pour le secteur des industries agroalimentaires et 26.4% pour le secteur des industries diverses.

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La balance commerciale alimentaire a enregistré durant le mois de juillet 2018 un excédent de 182,7 MD contre un déficit de 754,8 MD au cours de la même période de l’année précédente, ce qui a permis de porter le taux de couverture à 106,1%

Selon les dernières statistiques publiées par l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI), sur son site électronique, les exportations alimentaires ont enregistré en termes de valeur une hausse de 72,6% alors que les importations ont augmenté de 15,2%.

Sur la base des mêmes statistiques l’excédent est le résultat de la hausse de la valeur des exportations, en particulier celles de l’huile d’olive de 200,4%, des tomates de 38,3% et des produits de la pêche de 29,9%.

Quant aux importations, elles sont constituées notamment de blé dur (532,2 mille tonnes), de blé tendre (729,7 mille tonnes), d’orge (329,5 mille tonnes), deviandes (16,4 mille tonnes) et du lait et ses dérivés (11,3 mille tonnes). En termes de valeur, la hausse des importations est due à la hausse des achats, notamment des viandes de 176,5%, des laits et dérivés de 63,7%, d’orge de 51,4% et de blé dur de 26,8%, toujours selon l’ONAGRI

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Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant les sept premiers mois de l’année 2018 montrent que les exportations continuent d’accroitre à un rythme soutenu. En effet, les exportations ont augmenté de 23,3% contre 15,9% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 23580,1 MD contre 19128,9 MD durant la même période en 2017. C’est ce qui ressort d’une note récente publiée par l’Institut National des Statistiques (INS).

De même, les importations maintiennent un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 18,8% durant les sept mois de l’année 2017, pour une valeur de 33526,6 MD contre 27756,9 MD durant la même période en 2017.

Suite à cette évolution au niveau des exportations (+23,3%) et des importations (+20,8%), le solde commercial s’établit à un niveau de 9946,5 MD contre 8628,0 MD durant la même période en 2017.

Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 1,4 points par rapport aux sept premiers mois de l’année 2017 pour s’établir respectivement à des taux de 70,3% et 68,9 %.

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 19,3% contre +16,4% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 24,9% contre +17,5% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 35,1 % contre +14,4% durant la même période en 2017. De même, les importations enregistrent une hausse de 18,8% contre +19,5% durant la même période en 2017.

L’augmentation observée au niveau de l’exportation (+23,3%) durant les sept premiers mois de l’année 2018 concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré un accroissement de 67,6% suite à l’augmentation de nos ventes d’huile d’olive (1471,7 MD contre 489,9 MD) et de dattes (496,4 MD contre 360,7 MD), des secteur des industries manufacturières de 28,0%, du textile/habillement et cuir de 21,0% , des industries mécaniques et électriques de 17,3% et de l’énergie de 9,3%.

En revanche, les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent en baisse avec un taux de 4,8%. L’augmentation des importations de 20,8% est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi l’énergie a enregistré une hausse de 37,8%, les matières premières et demi produits de 23,9%, les biens d’équipement de 18,4%, le secteur des mines, phosphates et dérivés de 11,1% et le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,4%.

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (73,0% du total des exportations) ont augmenté de 19,4%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 63,9%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 17,7%.

D’autre part, nos ventes sont en diminution vers d’autres pays européens, notamment avec le Royaume-Uni de 25,9%.

Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 38,5%, le Maroc de 34,4% et la Libye de 26,7%. En revanche, nos exportations vers l’Algérie ont baissé de 9,1%.

Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (54,9% du total des importations) ont enregistré une hausse de 22,2% pour s’établir à 18399,7 MD. Les importations ont augmenté de 26,2% avec la Belgique, de 20,4% avec l’Italie et de 20,5% avec la France.

Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 9946,5 MD suite au recul enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3045,0 MD), l’Italie (-1553,3 MD), la Turquie (-1210,4 MD), l’Algérie (-749,6 MD) et la Russie (-747,1 MD).

 En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 1941,6 MD, la Libye de 527,8 MD et le Maroc de 222,6 MD.

Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 6708,3 MD. En effet le déficit de la balance énergétique s’établit à 3238,2 MD (32,6% du total du déficit) contre 2122,6 MD durant la même période en 2017.

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Certains députés devraient, à notre sens, se taire lorsqu’ils parlent. Ils devraient, pour ne pas qu’on le leur rappelle, lire les documents officiels que la BCT livre à l’ARP comme elle en envoie copies au chef de l’Etat et au chef du gouvernement.

Un de ces députés n’a pas trouvé mieux, pour meubler sa page sur les réseaux sociaux qu’ils savent utiliser à toutes les sauces, que d’apostropher le gouverneur de la BCT, lui demandant «d’exposer publiquement les raisons de la baisse des réserves en devises (…) alors que les entrées touristiques et les exportation, notamment celles de l’huile d’olive et des dattes, ont sensiblement progressé».

  • Extrait du rapport annuel de la BCT que le député n’a manifestement pas lu !

Petit rappel donc, pour commencer, des raisons de la dépréciation du dinar, qui aurait peut-être touché le pouvoir d’achat du député. Il y a ainsi, selon ce qu’avait déjà écrit Marwen El Abassi dans le dernier rapport de la BCT qui était devenu public depuis le 19 juillet dernier, à partir de la page 5, le «dérapage des déficits budgétaire et de paiement courant (6,1% et 10,2% du PIB respectivement en 2017), doublé d’une recrudescence des tensions inflationnistes (7,7% à fin mai 2018 contre 6,4% en 2017 et 4,2% en 2016) ». Ces dérapages «ont des effets répressifs qui pénalisent la situation monétaire et financière du pays ainsi que sa capacité à mobiliser les ressources de financement nécessaires, aussi bien sur le marché local qu’au niveau des marchés extérieurs ». Et la BCT de rappeler, à ceux qui voudraient bien lire les documents auxquels ils ont accès, avant d’aller alimenter leurs pages officielles, que «ces déséquilibres, qui s’entretiennent mutuellement et qui prennent plus d’ampleur, d’année en année, continuent à affecter l’activité économique, dont le recul de la productivité globale des facteurs persiste, impactant davantage les ressources propres du budget de l’Etat. Pour sa part, le secteur extérieur continue à se dégrader en raison du manque d’offre exportable et d’un rythme effréné des importations. La baisse des réserves en devises, l’accroissement de l’endettement extérieur (63,5% du Revenu national disponible brut en 2017), notamment public, en plus de la dépréciation accrue du dinar constituent, sont des conséquences inévitables de cette évolution».

Et certainement pour se prémunir contre des questions, comme celles de l’honorable député qui ne révise pas ses leçons, le Gouverneur de la BCT avait déjà répondu, depuis qu’il avait rencontré le chef de l’Etat, que «la Banque Centrale a été amenée à suivre une politique monétaire et de change prudente face à des épisodes de stress récurrents induits par l’exigence de concilier des objectifs antagonistes. Ceux-ci exigent à la fois un monitoring adéquat des agrégats monétaires et des marchés, le maintien des réserves en devises à un niveau permettant la pérennité des transactions sur ces marchés, et la garantie d’un bon dénouement des engagements de notre pays au titre des opérations commerciales et financières avec l’Extérieur. La politique monétaire a également été constamment sollicitée pour couvrir le besoin de liquidité des banques, besoins émanant aussi bien des opérateurs économiques que du Trésor Public, et intervenir activement sur le marché des changes pour financer les importations stratégiques, notamment l’énergie».

Marwen El Abassi avait aussi rappelé au député, qui le connaissait d’ailleurs très bien, que «les secteurs exportateurs, en particulier ceux liés à l’industrie extractive, n’ont pas, à cet égard, apporté la contribution souhaitée à la reconstitution des réserves de change ». Mais aussi que «la dépréciation du taux de change du dinar en relation avec l’accroissement continu du déficit commercial (…).Pour préserver le stock des avoirs en devises, l’intervention sur le marché des changes s’est, en outre, faite dans le respect des forces du marché, et ce, en veillant à son approvisionnement convenable, sans affecter, outre mesure, l’évolution du taux de change du dinar».

S’il avait ainsi lu le rapport, le député aurait su que la situation du DT est strictement liée à celle de l’économie tunisienne qui est structurellement défaillante, que pour relever le cours du DT il faudrait soit avoir des devises pour faire des opérations de rachat comme les cotées lorsqu’elles interviennent à la BVMT pour acheter leurs propres actions, soit aussi, et c’est plus facile, remettre le pays au travail et aller dire aux fonctionnaires de la société «Phosphate Gafsa» d’arrêter de priver leur Etat des devises que leur rapportait l’exportation du phosphate. Cela est, normalement, un boulot de député.

  • Voici ce que représentent, réellement, les recettes du tourisme dans les réserves !

Au 31 juillet 2018, la Tunisie avait accueilli 4.362.576 touristes étrangers. Un chiffre d’arrivées aux frontières en hausse de 22,7 % par rapport à la même période de 2017. Le nombre de visiteurs européens, 1.311.436 selon le ministère du Tourisme qui puise ses chiffres auprès de la direction des frontières du MI (ministère de l’Intérieur), était en hausse de 54,9 %. Les arrivées des Français haussaient ainsi de 41,4 %, celle des Allemands de 63,9 % et celles des Russes grimpaient même de 83,8 % par rapport aux réalisations de l’année dernière. Sur la frontière Ouest, ils étaient 1.073.448 Algériens, en hausse de 14,6 %, à choisir la destination tunisienne pour leurs vacances estivales. La Tunisie avait aussi reçu 16.620 touristes chinois, un chiffre en hausse de 51,6 % malgré son petit nombre.

Nuitées globales par région Nombre de nuitées Ecart 18/17 en %
Djerba-Zarzis 3.147.763 +73,9
Sousse 2.217.975 +47,6
Nabeul Hammamet 1.791.573 +41,3
Yasmine Hammamet 1.169.984 +17,3
Monastir Skanes 1.283.254 +49,5
Tunis-Côtes de Carthage 884,148 +3,7

Tout ce beau monde a laissé une recette de 1,747.9 Milliards DT. Cette recette était au 31 juillet 2018 en hausse de 41,1 % par rapport à celle de pareille période en 2017. Traduite en devises, la recette touristique ne dépassait pas jusque-là les 578 M€, ce qui ne faisait qu’une amélioration de 7,8 % en monnaie européenne et une recette de 698,5 M$, ce qui ne faisait qu’une hausse de 16,9 % en Dollar américain. Tout cela donne une idée, plus claire, sur la contribution du secteur touristique dans les réserves tunisiennes en devises étrangères.

Sur la base d’un simple calcul, à partir des chiffres de la BCT sur les réserves en devises au 7 août 2018 qui étaient de 10,883 Milliards DT, une journée d’importation coûterait quelque 155,479 MDT pour les réserves tunisiennes en devises. Ainsi calculées, les 1,747 Milliards DT de recettes touristiques avérées et engrangées par la BCT ne vaudraient pas plus de 11,24 jours d’importation pour le pays. C’est dire le peu d’importance des recettes touristiques, qui font jaser et baver quelques députés, dans toutes les réserves tunisiennes en devises. Il est tout aussi bon de rappeler au député que les recettes du tourisme ont été fortement affectées par les attentats terroristes des années de braise, 2012-2015, et le laisser deviner qui était aux gouvernements et aux postes de ministère de l’Intérieur. (Ndlr pour Noureddine Bhiri : Pour plus de détails et éviter une interruption du congé parlementaire à ses amis députés pour entendre Marwen Abassi relire son propre rapport, lire la page 73 et suivantes du rapport de la BCT pour l’année 2017).

  • Les questions que devrait poser Noureddine Bhiri

Le député devrait aussi savoir que tout l’argent du tourisme ne rentre pas dans les caisses de la BCT sous forme de devises, car l’Etat ne permet pas aux hôteliers de libeller leurs contrats d’allotement en devises. En tant que député, il aurait dû poser cette question au gouvernement.

Denrée rare, la devise sert aussi à importer le blé pour nourrir les Tunisiens et ses prix internationaux se sont envolés. Elle sert aussi à importer l’essence pour la voiture du député qui devrait se demander où est le pétrole acheté et payé en devises, puisqu’à la grève des contrebandiers de l’essence, le Sud dont il est issu s’est dernièrement retrouvé à sec.

Jadis gros fournisseur de devises, le secteur des phosphates n’en fournit presque plus. Noureddine Bhiri aurait ainsi dû poser la question à l’UGTT pour connaitre les raisons des grèves qu’elle appuie et qui terrassent tout le budget de l’Etat. Il pourrait aussi engager une enquête parlementaire sur les circuits, hors agriculteurs, qui stockent l’huile d’olive et limitent ainsi les quantités exportées, ou encore sur les entreprises qui assèchent les réserves pour importer des produits de consommation et stockent celles que la loi leur permet de garder chez eux sous forme de comptes spéciaux en devises. Il aurait dû, aussi, demander des comptes au ministère du Commerce : Pourquoi il tarde à limiter encore plus la liste des produits libres à l’importation, pour limiter la sortie des devises dont il se soucie ? Cette liste avait déjà été révisée à la baisse après une première hausse du nombre des produits interdits à l’importation. Il aurait pu aussi demander à l’ARP dont il est membre pourquoi tarde-t-elle à adopter le projet de loi organique N°49-2015 et relatif à la réconciliation financière et qui aurait pu considérablement booster les réserves en devises de la BCT. Une version améliorée de ce projet de loi avait été adoptée en commission depuis juillet 2017. Depuis il dort à l’ARP. Le même Noureddine Bhiri qui a pondu le statut fb est pourtant membre de cette même commission de la législation générale.

On ne parlera pas de la dette extérieure, en grande partie contractée entre 2011 et 2014, au temps de la Troïka.

Tout cela, aurait pu lui éviter le populisme de son dernier Statut. Mais ne dit-on pas aussi qu’on a les députés qu’on mérite !

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L’Africa Finance Corporation (« AFC » ou « le Groupe »), l’institution financière de développement des infrastructures leader en Afrique, a le plaisir d’annoncer l’achèvement, dans les délais prévus, de la mine de Bel Air, en Guinée, et le chargement de son premier envoi de bauxite de haute qualité vers la Chine. La construction de la mine a été achevée dans les délais, et conformément au budget prévu. La capacité de production régulière sera de 5,5 millions de tonnes de bauxite par an, qui s’ajouteront aux presque 35 millions de tonnes de bauxite moyennes exportées annuellement par la Guinée.

La mine de Bel Air, développée par Alufer Mining Ltd. (« Alufer »), est située dans la région de Boffa, en Guinée occidentale. La mine de Bel Air d’Alufer a été financée dans le cadre d’un consortium d’investissement international, incluant l’AFC (le seul contributeur financier africain du secteur privé), Orion Mine Finance, avec plus de 2,5 milliards de dollars américains d’actifs sous gestion, et Resource Capital Funds, une société d’investissement spécialisée dans le secteur minier, avec plus de 2,5 milliards de dollars américains d’actifs sous gestion.

Le total de l’investissement du consortium s’élevait à 205 millions de dollars américains, ce qui en fait le premier et le plus important investissement étranger en Guinée depuis la crise Ebola de 2014. Au cours de la construction, le projet a employé plus de 1 500 personnes, dont 85 % étaient des Guinéens et plus de la moitié d’entre eux provenant de communautés locales. Cela marque une étape importante pour le groupe, qui montre ainsi son engagement en faveur des investissements sur le continent africain et qui fournit des emplois et une croissance économique durable à ceux qui en ont le plus besoin.

Un principe essentiel des objectifs de développement du projet a été le fait d’avoir une incidence positive nette sur les communautés environnantes. A ce jour, 40 projets communautaires ont été réalisés, notamment des projets d’infrastructures à petite échelle relatifs à l’énergie, à l’eau et au traitement des déchets. Des projets visant à assurer des moyens de subsistance sur le long terme ont également joué un rôle important dans le développement de l’économie locale. La création d’un fonds de développement local s’est révélée essentielle pour soutenir les améliorations relatives aux pratiques agricoles permettant d’augmenter les récoltes.

Oliver Andrews, Directeur exécutif et des investissements de l’AFC, a déclaré :
Le volume de la demande africaine pour le financement de l’investissement dans les infrastructures et la maintenance est élevé. Les sources traditionnelles de financement public et l’affaiblissement des conditions économiques dans de nombreuses régions du monde, notamment celles ravagées par Ebola, ont amplifié le besoin de capitaux privés. L’AFC a été fondée pour répondre à ce besoin en investissant dans des actifs d’infrastructures. Je suis ravi d’annoncer l’achèvement dans les délais de la construction de la mine de Bel Air ainsi que de l’infrastructure de transport associée, notamment le premier port maritime à être construit au large de l’Afrique de l’Ouest, qui apportent non seulement des emplois mais également des connexions nécessaires aux marchés internationaux qui soutiendront la croissance durable de l’industrie minière de la Guinée.

Il était essentiel d’accorder une importance fondamentale au développement d’un patrimoine durable et de s’impliquer auprès des communautés – ce qui a représenté plus de 2 000 réunions tout au long de la phase de construction – afin de pouvoir proposer des projets sociaux et environnementaux efficaces. À ce jour, plus de 40 projets communautaires bénévoles ont été réalisés, outre les initiatives visant à soutenir les économies locales et à fournir un développement durable, la création d’emplois et de revenu, qui perdureront au-delà de l’exploitation de la mine.»

Bernie Pryor, président-directeur général d’Alufer Mining, a déclaré :
« L’AFC a été un partenaire à part entière dans la réussite de la mine de Bel Air, en représentant non seulement une importante composante du financement éventuel du projet, mais en contribuant également à l’approche durable selon laquelle le projet devait être réalisé. Nous nous réjouissons de travailler étroitement avec l’AFC afin d’offrir à toutes nos parties prenantes des rendements importants et constituer un patrimoine positif et durable pour la population guinéenne. »

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Réponse du berger à la bergère : le président américain, Donald Trump, en dépit des foudres qu’il promet à l’Iran et à ses partenaires, n’empêchera pas Téhéran d’exporter son pétrole. C’est la réplique cinglante du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, rapportée par l’AFP ce mercredi 08 août 2018. “Si les Américains veulent garder en tête cette idée simpliste et impossible, ils devraient également en connaître les conséquences”, a dit Zarif. “Ils ne peuvent pas penser que l’Iran n’exportera pas de pétrole et que d’autres exporteront“, a-t-il ajouté.

Rappelons que  Washington ne cesse de déclarer dernièrement qu’il fera en sorte de faire tomber à zéro les exportations de pétrole de l’Iran. Le but de la manoeuvre : Tordre le bras à la République islamique pour qu’elle renégocie un nouvel accord nucléaire, qu’elle enterre définitivement tout ce qui a trait au nucléaire et aux missiles et qu’elle arrête ses immixtions dans les conflits régionaux en Syrie et en Irak.

Rappelons que les Etats-Unis ont réactivé les sanctions contre l’Iran suite à leur retrait de l’accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien – paraphé par l’Iran, les membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie) et l’Allemagne.

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Le 31 juillet 2018 se tenaient au siège du patronat tunisien, Utica, les travaux d’une journée d’information sur les opportunités commerciales et d’investissement offertes par le marché irakien dans divers secteurs économiques. Majed Al Lejmaoui, ambassadeur irakien en Tunisie, a confirmé à cette occasion que la compagnie Iraqi Airways reprendra à partir d’octobre 2018 ses vols vers la Tunisie avec l’ouverture de la ligne aérienne Tunis-Bagdad, ce qui facilitera la circulation des hommes d’affaires en provenance et à destination de l’Irak.
Il a ajouté que la Commission nationale irakienne pour l’investissement en Irak a publié une loi sur l’investissement qui a accordé plusieurs avantages et incitations aux investisseurs étrangers, notamment l’exonération de taxes pendant 10 ans à compter de la date de lancement de l’activité économique de l’entreprise et a garanti la non-nationalisation et la non-confiscation des entreprises ainsi que l’exonération des produits importés des droits de douane.

Au cours des débats, un certain nombre d’hommes d’affaires, représentants des entreprises de services et industrielles, ont demandé qu’un traitement préférentiel soit accordé aux produits tunisiens lorsqu’ils entrent sur le marché irakien compte tenu de l’exigence actuelle que le pays d’origine du matériel exporté soit européen ou américain, ce qui exclurait les produits d’origine tunisienne.

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“La stratégie pour le deuxième semestre 2018”, tel est le thème d’une étude réalisée, durant ce mois de juillet, par l’intermédiaire en bourse Arab Financial Consultants (AFC). Il en ressort que, durant ce premier trimestre, l’économie tunisienne a enregistré son plus fort taux de croissance depuis le 1er trimestre 2014, atteignant 2,5% contre 1,9% pour la même période de 2017. Cette croissance est tirée en premier lieu par les produits agricoles en raison d’une bonne saison oléicole. La valeur ajoutée des industries manufacturières enregistre une hausse de 2,4% contre 0,1% au premier semestre 2017 et –1% pour toute l’année 2017, ce qui dénote d’une reprise de ce secteur. Dans la même tendance de l’année 2017 au cours du premier trimestre 2018, les services marchands avancent de 4,3% et les services non marchands de seulement 0,5%.

Au niveau de la balance commerciale, l’étude a montré que les exportations ont progressé au cours du 1er semestre 2018 par rapport à celui de 2017 de 26,6%. Les produits agricoles et alimentaires de base enregistrent une hausse spectaculaire de 108% contribuant ainsi à 25% à la hausse des exportations.

S’agissant des exportations de produits intermédiaires et des autres produits de consommation, elles ont progressé respectivement de 29% et 22,1% contribuant à 29% chacun à la hausse des exportations totales.

Quant au volume des importations, il a enregistré une hausse de 20,8%. La plus forte hausse concerne les produits énergétiques dont les importations ont crû de 34,8% contribuant à 19% à la hausse totale de l’ensemble. A peu de choses prés, la moitié de la hausse des importations provient de l’augmentation des autres produits intermédiaires qui ont crû de 26,2%. Au total, le déficit a atteint, au mois de juin 2018, prés de 8,16 milliards de dinars contre 7,53 milliards pour la même période de 2017, le taux de couverture s’est amélioré de 3,3 point passant de 68,1% à 71,4% à l’issue des six premiers mois de l’année 2018.

Sur le front monétaire, MFC constate que le dernier TMM mensuel s’établit à 6,72% contre 4,94% à fin juin 2017. En effet le conseil de la BCT a décidé de relever le taux directeur à deux reprises en mars et juin, respectivement de 75 et 100 points de base. Cette action montre la détermination de la BCT à utiliser le levier des taux pour contenir l’inflation qui a connu une forte accélération en 2018 passant de 6,4% en glissement annuel au mois de décembre 2017 à 7,8% au mois de juin 2018.

“Avec le déficit de la balance commerciale qui s’élargit en valeur absolue, les tensions inflationnistes persistantes, le déficit budgétaire qui reste important malgré une légère stabilisation, les grandes réformes tant attendues des comptes publics non amorcés à cause d’un manque d’audace politique….2018 et 2019 risquent d’être des années encore difficiles, même si des prémices de reprise économique sont bien là grâce à un niveau plus soutenu de croissance du PIB”, précise la note.

L’étude à en outre indiqué que dans une conjoncture économique encore incertaine et perturbée par un climat politique instable, le TUNINDEX a réalisé une hausse de 28,29% durant le premier semestre 2018, clôturant à 8 059,10 points. A titre de comparaison, le TUNINDEX a progressé de 4,91% durant les six premiers de 2016 et de 9,73% durant le premier semestre de 2017. L’annonce de la reprise du tourisme a sans doute remis en confiance les investisseurs. En effet, sur les mois de Mai et de Juin, l’indice phare de la Bourse de Tunis a augmenté de 13,12%.

Au niveau des transactions, la Bourse a enregistré durant les six premiers mois de 2018 un volume global de 1 907,7 MDT contre 1 379,5 MDT sur la même période de 2017, soit un accroissement de 38,3%. Pour ce qui concerne le marché de la cote de la Bourse, les actions et obligations échangées durant le premier semestre de 2018 ont atteint 1 235 MDT contre 837 MDT sur la même période de 2017.

Le volume des échanges du premier semestre de 2018 se répartit entre 22,5% d’obligations et 77,5% d’actions contre 14,2% d’obligations et 85,8% d’actions pour le premier semestre de 2017. Du côté des actions, c’est la blue chip de la Bourse tunisienne (SFBT) qui détient la palme d’or des titres les plus échangés avec des flux semestriels atteignant les 212,3 MDT. Nous retrouvons ensuite 3 valeurs bancaires qui sont ATTIJARI BANK qui a généré un volume d’échange semestriel de 85,8 MDT, la BNA avec un total de capitaux traités de 70,5 MDT et la BIAT qui dépasse les 40 MDT.

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Les recettes des exportations des dattes tunisiennes ont atteint un record de plus de 700 Millions de Dinars (MD), a annoncé, mardi 31 juillet 2018, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
Pour la saison actuelle (du 1er octobre 2017 jusqu’au 27 juillet 2018), les recettes des exportations des dattes ont enregistré une augmentation en valeur de 32,6% pour se situer à 700,832 MD contre 528,263 MD, au cours de la même période de 2017.
En volume, la Tunisie a exporté environ 119,710 mille tonnes de dattes, au cours de cette saison, contre 102,869 mille tonnes au cours de la saison écoulée, soit une évolution de 16,37%,
Cette augmentation est due à l’évolution des exportations vers les marchés traditionnels, tels que le Maroc (+25% en quantités exportées) et l’Espagne (+49% en quantités exportées).
Il s’agit également de l’intensification des opérations d’export sur de nouveaux marchés non traditionnels, dont les Etats-Unis, où les quantités exportées ont atteint plus de 8800 tonnes (+117%) et l’Inde où les exportations de dattes ont cru de 182%.

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La France perd des parts de marchés en Afrique, au profit de plusieurs pays européens, de l’Inde et de la Chine. C’est le constat que fait l’agence d’assurance-crédit Coface, dans une note publiée le 20 juin.

« Alors que les exportations françaises représentaient près de 11 % des flux vers l’Afrique au début du millénaire, leur poids a été divisé par deux en 2017, pour représenter 5,5 % » explique Ruben Nizard, l’un des économistes de Coface qui a réalisé l’étude.

« En 2017, la France a également perdu son statut de premier fournisseur européen du continent africain, dépassé par l’Allemagne » poursuit-il.

Source : jeuneafrique

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Selon le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT) relatif à l’année 2017, les exportations de biens et services ont progressé en 2017 aussi bien en prix constants (4,6% contre 0,2%) qu’en prix courants (17,2% contre 5,8%), portant la propension moyenne à exporter de 40% à 43,5% d’une année à l’autre. En dehors des secteurs des mines, phosphates et dérivés et du pétrole brut, qui ont été affectés par la poursuite des troubles sociaux et l’absence de découvertes de puits de pétrole, l’accroissement des exportations en volume a touché la majorité des secteurs. En effet, les industries mécaniques et électriques et à un moindre degré le textile, habillement et cuirs ont bénéficié de l’amélioration de la croissance dans la Zone Euro.

Il en est de même pour le secteur de l’agriculture et les industries agroalimentaires. En outre, les recettes touristiques ont connu une reprise tirée, particulièrement, par le retour progressif des marchés traditionnels européens et l’afflux des touristes maghrébins.

Quant aux importations de biens et services, elles ont enregistré en 2017 une hausse en prix constants (3,8% contre 2,7% en 2016) et une accélération en prix courants (18,8% contre 5,5%) reflétant surtout la dépréciation du dinar et la hausse des cours internationaux des hydrocarbures. Cette évolution est attribuée, notamment, aux achats des matières premières et demi-produits, corrélativement à l’amélioration de l’activité des industries manufacturières, et au secteur de l’énergie dont la consommation ne cesse de croître contre une régression de la production nationale.

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C’est assurément l’un des points noirs majeurs de l’économie de la Tunisie. Le déficit de la balance commerciale n’en finit pas de se creuser alignant les records. Durant le premier semestre de 2018, il s’est aggravé pour se situer aux prix courants à 8,16 milliards de dinars.

Selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique, le solde de la balance commerciale est déficitaire de 8164,9 MD, suite au déficit enregistré avec certains pays, dont la Chine (-2569,8 MD), l’Italie (-1329,2 MD), la Turquie (-1031,0 MD), la Russie (-621,6 MD) et l’Algérie (-608,1 MD).

En revanche, ce solde est excédentaire avec d’autres pays principalement, la France de 1729,5 MD, la Libye de 448,6 MD et le Maroc de 209,8 MD.

Hors énergie, le déficit de la balance commerciale se réduit à 5584,8 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’est établi à 2580,1 MD (31,6% du total du déficit) contre 1903,8 MD durant la même période en 2017, selon l’INS.

On exporte mieux et plus

Les exportations ont augmenté de 26,6% contre 12,7% durant la même période en 2017. En valeur, elles ont atteint le niveau de 20354,6 MD contre 16072,3 MD durant la même période en 2017.

La hausse des exportations a concerné la majorité des secteurs, d’après l’INS, dont le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires qui a enregistré un accroissement de 71,8% suite à l’augmentation des ventes des huiles d’olives (1351,6 MD contre 430,7) et des dattes (467,8 MD contre 347,0 MD). Les exportations du secteur de l’énergie ont également augmenté de 33,1% suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (895,1 MD contre 622,5 MD).

Quant au secteur des industries manufacturières, ses exportations ont augmenté de 28,5%, celles du secteur textile et habillement et cuirs ont affiché une hausse de 22,9% et cette hausse a été estimée à 19,4% pour le secteur des industries mécaniques et électriques.

Les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent, en revanche, en baisse avec un taux de 6,7%.

Les importations en hausse de 20,8%

Les importations ont, quant à elles, maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 16,3% durant le premier semestre de l’année 2017, pour une valeur de 28519,5 MD contre 23607,5 MD durant la même période en 2017.

L’augmentation des importations est due essentiellement, selon l’INS, à la hausse enregistrée au niveau des importations de tous les secteurs, principalement celles du secteur de l’énergie (34,8%). Il s’agit aussi de l’augmentation des importations des matières premières et demi produits de 26,4%, des biens d’équipement de 19,3%, de secteur des mines, phosphates et dérivés de 8,9% et de secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,8%.

L’INS fait état d’une amélioration du taux de couverture de 3,3 points par rapport au premier semestre de l’année 2017 pour s’établir à des taux respectifs de 71,4% et 68,1 %.

72,7% des exportations vers l’UE

La répartition des échanges de la Tunisie avec l’extérieur fait ressortir que l’Union européenne est toujours le premier partenaire commercial de la Tunisie avec une part de 72,7% du total des exportations. Les exportations vers l’UE ont augmenté de 22,2%, en raison de la hausse des exportations vers l’Espagne de 75,5%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 19,8%.

D’autre part, les exportations de la Tunisie sont en diminution vers d’autres pays européens notamment avec la Royaume-Uni de 29,9%. Avec les pays arabes, cependant, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 51,8%, le Maroc de 33,4% et la Libye de 27,8%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 11,1%.

Les échanges selon les régimes

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 21,4% contre +14,0% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 26,3% contre +14,0% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 42,6 % contre +9,0% durant la même période en 2017.

TAP

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Les exportations de fruits ont enregistré une croissance de 51% en valeur, durant la période allant du 2 janvier au 03 juillet 2018, a annoncé, jeudi, le ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.
Les quantités des fruits exportées ont progressé de 19,2%, à 13930 tonnes pour une valeur de 42 415 millions de dinars (MD), contre 28 109 MD, au cours de la campagne écoulée.
Au cours de cette saison, les abricots ont occupé la première place en termes des exportations fruitières avec l’exportation de 4990 tonnes d’une valeur de 15 921 MD.
Le ministère de l’agriculture a expliqué cette hausse par le développement des exportations vers le marché libyen, qui ont atteint 6500 tonnes d’une valeur 11 554 MD.
De même, les exportations fruitières vers le marché italien, ont avancé pour s’établir à 2784 tonnes d’une valeur de 4650 MD, contre 2376 tonnes d’une valeur de 2565 MD, au cours de la même période de la saison écoulée.

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Les exportations du secteur industriel commercent à reprendre de la couleur. Par rapport aux mois derniers, l’évolution a été très importante et les exportations sont passées de 12 009,4 Millions de dinars (MD) durant les cinq premiers mois de 2017 à 15 230,1 MD durant la même période de l’année 2018, enregistrant ainsi une augmentation de 26,8%. Le secteur industriel a importé pour 18 870,4 MD durant les cinq premiers mois 2018 contre 16 030,9 MD durant la même période 2017, enregistrant ainsi une hausse de 17,7%. Ainsi donc le solde commercial du secteur industriel s’établit à -3640,3 MD contre -4021,5 MD au cours des cinq premiers 2017.

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due essentiellement au secteur des industries agroalimentaires dont les exportations ont atteint 1909,8 MD, contre 899,6 MD pendant les cinq premiers mois 2017, soit une progression de 112,3%. Ont aussi augmenté les exportations du secteur des industries des matériaux de constructions de la céramique et du verre. De même, les exportations du secteur des industries mécaniques et électriques ont augmenté de 19,5%.

Le secteur des industries du textile et de l’habillement n’a pas été en reste avec des exportations de l’ordre 3052,7 MD contre 2496,4 MD durant les cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 22,3%. Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les exportations ont augmenté de 26,9% avec 643,7 MD contre 507,3 MD au cours des cinq premiers mois 2017.

Quant aux importations industrielles, elles ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Ces augmentations varient entre 1,4% pour le secteur des industries agroalimentaires et 27% pour le secteur des industries diverses.

S’agissant des services, il en ressort que durant les cinq premiers mois 2018, l’investissement déclaré dans les activités de service a atteint le montant de 580,3 MD contre 998,9 MD lors des cinq premiers mois 2017, enregistrant ainsi une baisse de 41,9%. Le nombre de projets déclarés a atteint 5054 au cours des cinq premiers mois de 2018 contre 4148 lors des cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 21,8%. Ces projets permettront la création de 19 626 postes d’emplois, contre 17 901 postes d’emplois durant les cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 9,6%.

Les investissements déclarés dans les activités de services totalement exportateurs ont enregistré une augmentation de 98,2%, avec un montant de 44,6 MD, contre 22,5 MD durant les cinq premiers mois de 2017. Le nombre de ce type de projets a progressé de 26,1% passant de 690 pendant les cinq premiers mois de 2017 à 870 au cours de la même période 2018, le nombre des emplois à créer a augmenté de 29,7% passant de 2989 à 3878 durant la même période. Quant aux services orientés vers le marché local, les investissements ont été marqués par une baisse de 45,1% avec 535,7 MD contre 976,4 MD durant les cinq premiers mois de 2017.

Le nombre de projets y afférents a enregistré une hausse de 21% (4184 au cours des cinq premiers mois 2018 contre 3458 durant la même période de l’année 2017), les emplois à créer ont augmenté de 5,6% (15 748 contre 14 912 durant les cinq premiers mois de 2017).

La baisse des investissements durant les cinq premiers mois 2018 dans les activités de services résulte aussi bien de la diminution enregistrée dans les régions de l’Est où les investissements ont atteint 461,3 MD contre 865 MD au cours des cinq premiers mois 2017 (-46,7%), que de celle enregistrée dans les régions de l’Ouest où les investissements déclarés sont passés de 133,9 MD à 119 MD pendant les cinq premiers mois de 2018 (-11.2%). L’augmentation enregistrée au niveau des projets déclarés dans les activités de service résulte de la hausse marquée dans les régions de l’Est, dont le nombre de projets déclarés dans les activités de services est passé de 3458 à 4537 durant les cinq premiers mois de 2018 (+31.2%). En revanche, le nombre de projets dans la région de l’Ouest a connu une baisse de 25,1% (517 contre 690 projets déclarés pendant les cinq premiers mois 2017).

La hausse des emplois à créer résulte de la progression enregistrée dans les régions de l’Est où les emplois à créer ont atteint 17 480 durant les cinq premiers mois 2018 contre 15 567 durant la même période de l’année 2017 (+12.3%). Quant au nombre d’emplois déclarés dans les régions de l’Ouest, il est passé de 2334 à 2143 au cours des cinq premiers mois 2018, enregistrant ainsi une baisse de 8,2%.

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Dans une interview exclusive accordée à African Manager, le Président du Directoire d’Amen Bank et Président de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (A.P.T.B.E.F.), Ahmed EL KARM, est revenu sur plusieurs points relatifs à l’économie. Il a souligné que la situation actuelle de la Tunisie paraît difficile : “Nous sommes dans une étape où on devrait prendre des réformes structurelles fortes pour relancer l’activité économique et assainir le climat des affaires (…) Plus grave encore, le Tunisien s’appauvrit jour après jour“, a indiqué EL KARM. Il a expliqué cette situation par deux facteurs essentiels, à savoir la chute du taux de change du dinar et l’envolée de l’inflation. “Depuis 2010, le pouvoir d’achat du Tunisien a diminué dans des proportions avoisinant les 25% suite à l’aggravation du déficit budgétaire qui a atteint 6% du PIB et du déficit courant qui s’est élevé à 10% du PIB”. Du coup, il est urgent, selon ses dires, “d’entreprendre les mesures urgentes de nature à normaliser ces deux déficits et réduire par conséquent la pression sur le taux de change du dinar et partant l’inflation“.

Au niveau du budget de l’état de 2019, Ahmed EL KARM a assuré qu’il n’est plus aujourd’hui possible d’augmenter les taxes et impôts comme ce fut le cas pour l’équilibrage du budget de l’année 2018. “Il reste à s’occuper convenablement des sources de gaspillage et des dépenses inutiles en réformant le système de compensation et faire en sorte que la subvention des prix profite réellement aux classes nécessiteuses (…). Beaucoup de pays l’ont fait grâce à une politique intelligente basée sur une technologie moderne et ils sont réussi à comprimer sensiblement les interventions des caisses de compensation“, a expliqué El KARM, faisant remarquer que cette action est d’autant plus urgente que l’on s’attend à une sensible augmentation du baril qui pourrait atteindre les 100 dollars avec les conséquences inévitables et désastreuses sur le niveau des subventions si on s’abstient d’engager des réformes, certes douloureuses, mais indispensables, selon ses déclarations.

Il s’agit également, selon ses dires, de rechercher de nouvelles sources de revenu alimentant les caisses de l’Etat et parvenir à faire face aux importantes dépenses de fonctionnement et de règlement du service de la dette et c’est pour cela, selon lui, qu’il est plus qu’une urgence aujourd’hui “de démystifier la question de la privatisation qui doit être abordée comme une simple solution économique à la situation d’un secteur d’entreprises publiques qui coûte cher à l’État en subventions et subsides de tout genre… Certes, cette privatisation doit être menée de manière intelligente tenant compte des intérêts des différentes parties concernées et au premier chef des quelles la force de travail“.

Il s’agit enfin“, a ajouté EL KARM, de mettre en exécution le programme de réforme des organismes de retraite et de sécurité sociale qui s’équilibrent actuellement grâce à des prélèvements de plus en pus importants opérés sur le budget de l’État. “Du coup, la question de l’augmentation de l’âge de la retraite parait évidente et naturelle et tout retard en la matière ne fera qu’aggraver la situation du déficit budgétaire et remettre en cause le service des pensions aux retraités“.

Ahmed El KARM a sous un autre angle indiqué que comme pour le déficit budgétaire, la donne énergétique constitue aujourd’hui un facteur important occasionnant l’aggravation du déficit courant. “Il devient urgent dans ce contexte de sécuriser les différentes entreprises internationales du secteur pétrolier pour que la Tunisie retrouve une cadence plus accélérée de recherche des énergies fossiles tout en engagent une réflexion sérieuse sur l’éventuel développement du pétrole et du gaz de schiste en étudiant de manière approfondie toute répercussion sur l’environnement”, a-t-il déclaré. Il est également urgent, selon lui, d’accélérer l’ambitieux programme du gouvernement afférent à l’efficacité énergétique et les investissements de production de l’électricité à partir des énergies solaires et éoliennes.

Dans le même ordre d’idées, le Président du Directoire d’Amen Bank estime que certains secteurs à forte capacité exportatrice méritaient un traitement privilégié pour leur effet immédiat sur le redressement de la balance courante, citant à titre d’exemple le textile, l’agroalimentaire ou les composants automobiles. Le curseur pourrait être aussi mis sur des nouveaux secteurs novateurs dans le domaine des services d’intelligence où la Tunisie a des avantages comparatifs et compétitifs indéniables. C’est le cas des services de santé à l’exportation, des métiers rattachés aux nouvelles technologies de l’information et de la filière de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle.

Le responsable a en outre indiqué que la Tunisie gagnera certes à renforcer ses relations historiques avec l’Europe, mais il ne faut pas oublier qu’il y a de nouveaux continents et pays qui pourraient offrir de nouvelles opportunités pour sceller des relations durables devant contribuer au redressement  de la balance courante  et à la promotion des investissements étrangers directs : C’est le cas de l’Afrique pour laquelle il y a lieu d’affiner la stratégie de conquête et de partenariat et de nommer un “Monsieur Afrique”  de haut niveau décisionnel pour prendre et  coordonner toutes les mesures nécessaires afin de renforcer une présence tunisienne dans un continent promoteur. C’est également le cas de la Chine, qui consciente de sa puissance économique, cherche à être reconnue comme une nation de premier ordre par tous les pays de la planète. «La diplomatie chinoise a développé un programme d’investissements durables très ambitieux dans plusieurs pays. Elle a fait de la nouvelle route de la soie un des instruments confortant sa présence économique dans le reste du monde. Cette stratégie de la nouvelle route de la soie s’articule autour d’investissements importants dans les secteurs de l’infrastructure, de la transformation des produits miniers et énergétiques, dans les industries manufacturières destinées à l’exportation et aux marchés locaux ainsi qu’une multitude de programme touchant divers domaines. En Grèce, la Chine a acheté le port grec de Pirée, faisant de lui une porte d’entrée sur l’Europe. En Éthiopie, elle a construit un chemin de fer reliant Addis Abeba à Djibouti et a développé une importante base de production de textile destiné à l’exportation sur l’Europe. À Djibouti, les Chinois ont bâti un port et un aéroport. Plus proche de nous, au Maroc, pas moins de 22 projets de grande envergure sont réalisés grâce à l’appui technique et financier de la Chine” a-t-il dit.

Il a dans le même contexte indiqué que la nouvelle route de la soie est une réalité qui se concrétise à travers des projets effectifs et ambitieux qui se multiplient jour après jour. Elle s’appuie sur un soutien financier déjà constitué s’élevant, dans une première étape à mille milliards de dollars. La Tunisie gagnerait à en tirer profit de cette dynamique et une visite de très haut niveau en Chine devrait être programmée très rapidement, selon El KARM.

Il a sur un autre volet indiqué que l’inflation est considérée comme mortelle pour toute économie surtout si elle est, comme c’est le cas de la Tunisie, fragilisée par des chroniques dysfonctionnements structurels, économiques, sociaux et politiques.  “La lutte contre l’inflation devrait être une priorité absolue fondamentale de l’action du gouvernement (…) Avec une inflation non contrôlée, la confiance dans l’économie ne peut que s’éroder et toute relance des investissements est appelée à être reportée. Les investisseurs ont besoin d’un environnement des affaires stable pour pouvoir entreprendre les anticipations positives leur permettant de faire des calculs économiques pouvant aboutir à une rentabilité attendue“, a-t-il indiqué.
L’inflation réduit par ailleurs le revenu réel du citoyen et rend inefficace toute augmentation de salaire dont les effets sur le pouvoir d’achat seront neutralisés par l’augmentation des prix. “La Tunisie, si elle ne combat pas efficacement l’inflation, pourrait entrer dans une spirale dangereuse pour son équilibre économique et social“, a-t-il averti.
Il a ajouté que bien que l’inflation ne soit pas exclusivement d’origine monétaire, la Banque centrale de Tunisie ne peut pas rester les bras croisés devant cette situation. Sa mission n’est-elle pas prioritairement de stabiliser les prix et il est normal qu’elle utilise pour cela les instruments monétaires à sa disposition dont notamment et principalement l’augmentation du taux d’intérêt. Parallèlement, le gouvernemental devrait s’atteler plus efficacement à la lutte contre les comportements spéculatifs, le marché parallèle, et surtout prendre les mesures nécessaires réglementaires et budgétaires pour relancer la croissance économique et par conséquent alimenter le marché par une meilleure offre des biens et services, a conclu le Président de l’A.P.T.B.E.F. .

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La Tunisie a toujours considéré l’ouverture commerciale comme un facteur de croissance économique. Les exportations des biens et des services constituent une source importante de financement extérieur pour une croissance durable. Malgré ce rôle moteur pour le développement, la Tunisie n’a pas pu tirer pleinement profit“. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture de Mac Sa. Ayant pour thème “Comment intégrer la politique commerciale dans la stratégie nationale de développement”, l’étude a indiqué que la politique commerciale mise en œuvre par la Tunisie dans ce domaine est statique et ne fait pas l’objet de stratégie globale de développement. À l’inverse, plusieurs pays comme les nations asiatiques performantes ont exploité leur avantage comparatif par l’application des politiques commerciales dynamiques qui évoluent avec le temps et varient selon les secteurs en fonction des besoins de développement ou le dosage complexe d’ouverture et de restrictions sélectives, dans le cadre de stratégies globales de développement.

La Tunisie devrait développer une politique basée sur l’alternance et le dosage d’ouverture et de contrôle, dans le contexte d’une stratégie globale de développement. L’intégration de la politique commerciale devrait se concevoir dans un contexte plus large, notamment le cadre macroéconomique, les politiques budgétaires et monétaire et les reformes réglementaires et institutionnelles.

Toujours, selon l’étude, l’importation excessive des produits non contrôlés et qui ont affecté la santé humaine, animale et végétale nous amène à instaurer des mesures non tarifaires plus strictes. Selon les accords de l’OMC, l’utilisation de ces mesures non tarifaires (MNT) est autorisée dans certains cas. Ils comprennent, entre autres, l’Accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC) ou celui sur les mesures et phytosa-nitaires (SPS). Ces accords autorisent les pays à mettre en œuvre des politiques ayant un objectif légitime afin de protéger la vie humaine, animale, végétale, la faune et la flore, l’environnement, et la sécurité humaine. L’accord SPS traite l’état des produits alimentaires, de la santé et de la sécurité des animaux et des végétaux. L’accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC) vise à ce que les normes et les procédures d’essai et d’homologation des produits ne soient pas source d’obstacles au commerce. Les mesures SPS et OTC n’ont pas de dimension bilatérale. Elles sont appliquées unilatéralement par les pays importateurs et appliquées à l’ensemble des pays exportateurs.

Ces mesures ne sont pas nouvelles, elles sont appliquées par les pays développés. Aujourd’hui, la capacité d’accès des pays en développement aux marchés des pays développés est liée au respect d’un nombre croissant de mesures réglementaires qui visent des objectifs stratégiques non commerciaux.

L’importance grandissante de ces mesures dans la fixation des conditions d’accès aux marché  est expliquée par les deux facteurs : i) le besoin grandissant en matière de santé, sécurité et protection environnementale et ii) l’inefficacité des politiques commerciales traditionnelles du fait que les tarifs douaniers sont généralement bas suite à la multiplication des accords de libre échange et des accords commerciaux préférentiels régionaux et bilatéraux.

L’étude a en outre noté que les données statistiques sur les mesures non tarifaires sont rares et même si elles existent, elles ne permettent pas d’établir clairement la séparation entre ce qui relève de l’accès aux marchés, du traitement national  et de la réglementation intérieure. En outre, le champ des MNT est vaste et ses frontières sont floues. Les données sont collectées par de nombreuses institutions différentes pour traiter des problématiques différentes. Elles comportent des lacunes importantes pour certains pays et certaines périodes.

Malgré ces problèmes statistiques, les économistes ont pu tirer quelques conclusions préliminaires. Le nombre de mesures non tarifaires semble avoir augmenté à la fin des années 1990, mais entre 2000 et 2008, il s’est stabilisé. Il a repris sa hausse après la crise  financière. Les résultats des  enquêtes et les données statistiques disponibles montrent que la part des mesures OTC et SPS dans les  MNT est importante et que ces MNT sont utilisées plus souvent par les pays développés que par les pays en développement. Plusieurs économistes considèrent que les procédures administratives contraignantes, la lourdeur bureaucratique et la mauvaise gouvernance jouent le rôle des MNT puisqu’elles découragent les importateurs et le commerce“, note l’étude.

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Il fallait s’y attendre depuis que le maréchal Khalifa Haftar a mis la main sur le “croissant pétrolier” au nord-est, vitale pour l’économie de la Libye : Les exportations de pétrole sont presque au point mort, rapporte l’AFP. A noter que cette région est contrôlée depuis 2016 par l'”Armée nationale libyenne” (ANL) de Haftar, le maitre de l’Est. Jusqu’ici tout allait bien, car le maréchal coopérait avec le Gouvernement d’union nationale (GNA), adoubé par la communauté internationale et lui reversait les revenus de l’or noir. Puis patatras : Changement de direction le 25 juin 2018, le maréchal veut maintenant remettre ces installations au gouvernement parallèle qui s’est réfugié à Tobrouk…

A noter que le plus gros du pétrole de la Libye est exporté depuis le nord-est, donc qui tient cette région tient l’économie du pays. Le blocage actuel va couter très cher, avec des finances publiques déjà sinistrées. On estime les pertes liées à cette crise à 850.000 barils/jour sur un total d’un peu plus d’un million, a indiqué la Compagnie nationale de pétrole (NOC), administrée par le GNA, implanté à Tripoli. Pour une nation dont les recettes proviennent uniquement du pétrole, c’est une catastrophe. Et aux dernières nouvelles, Haftar continue “d’interdire les navires pétroliers d’entrer dans les ports pour charger leurs cargaisons“…

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Le Fonds pour le Développement et la Diversification des Exportations “TASDIR+” organise en partenariat avec le CEPEX des Journées d’information à l’occasion du lancement de son 3ème Appel à Candidatures fixé pour la période allant du 29 juin au 29 juillet 2018.
La Tunisie a lancé en 2015 à travers le ministère du Commerce et le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), avec l’appui de la Banque Mondiale (BM), un programme de promotion des exportations qui a permis aux entreprises de profiter lors des deux premières tranches d’avantages dans le domaine des exportations.
Le CEPEX envisage ainsi l’organisation de journées d’informations au profit des entreprises installées dans les gouvernorats de Sousse, de Sfax et du Grand Tunis, pour faire connaitre la troisième tranche du fonds TASDIR+ et les mécanismes pour en profiter.
Plus de 250 entreprises dont 100 spécialisées dans les offres commerciales, 20 unités dans le commerce international et 50 sociétés dans les services ont bénéficié de la deuxième tranche dudit fonds qui a commencé son intervention auprès des entreprises depuis le 4 janvier 2017 et dont les résultats ont été proclamés le 10 avril 2017.
La même tranche a couvert 16 groupes de jeunes, 35 micro-entreprises, ayant bénéficié des avantages d’exportation, alors que 7 sociétés agricoles et 3 autres opérant dans le domaine de l’artisanat ont bénéficié, elles également, d’avantages en matière d’exportations.

FOCUS 🔍

L’Union Internationale de Banques (UIB) vient de franchir le cap symbolique d’un Milliard de Dinars de Capitalisation boursière, soit l’équivalent de 1% du PIB...

Le meilleur des RS

Des appels au civisme fusent de partout en ce moment, pour des villes propres et des canalisations dégagées, notamment dans la perspective des débordements...

INTERVIEW

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l'augmentation et à plusieurs reprises...

AFRIQUE

«Nous avons traduit les promesses en travaux, beaucoup a été fait ; nous avons enregistré des avancées, et nous devons défendre nos acquis. C’est...

Reseaux Sociaux

SPORT

 Le Serbe Novak Djokovic, grâce à sa première victoire au Masters 1000 de Cincinnati dimanche aux dépens de Roger Federer, s'est un peu plus rapproché des...