Tags Posts tagged with "Exportations"

Exportations

par -

Les 33èmes JES (Journées de l’entreprise de Sousse) ont cette année choisi de parler de réformes capables de faire la rupture, signe que les hommes d’affaire deviennent de plus en plus las des mesures et mesurettes qui sèment plus de zizanie qu’ils ne résolvent de problèmes.

Invité à cette messe annuelle du Gotha économique tunisien, le Gouverneur de la BCT Marouane El Abassi n’a pas été en reste, à quelques nuances près. L’intervention était d’autant plus délicate puisque succédant à l’ouverture, politique, du Chef du Gouvernement !

Mais, à l’occasion, Marouane El Abassi s’est rappelé à ses heures (et réflexes) de professeur pour passer ses messages et ce, dans une salle pas forcément acquise ! Mais, à la fin, la leçon de prospective a eu l’avantage de capter l’attention du public, allant même jusqu’à huer le modérateur qui a interrompu la présentation sous prétexte de temps écoulé ! Place alors à une leçon de prospective !

Pour lui, «Les ruptures sont les changements qui marquent un tournant ou une variation significative dans la trajectoire d’une variable. Elles sont les déviations qui annoncent un changement de trajectoire, une discontinuité qui va se prolonger de manière significative. Pour cette raison, en prospective, l’on prête attention aux signaux faibles ou germes du changement qui pourraient se confirmer dans le futur». Aidé d’une trentaine de Slides, il a ainsi préféré parler de la manière dont il compte transformer l’essai. Marouane Abassi y a joué, en plus, toute la partition en Solo, exposant ce que les opérateurs reprochent à la réglementation tunisienne en matière de change, ce que la BCT reproche de son côté aux opérateurs et ce que l’Institut d’émission est capable de leur fournir comme solutions.

  • Complaintes d’opérateurs, jamais satisfaits

Les exportateurs-investisseurs se plaignent en effet de la rigidité des conditions d’investissement à l’étranger, de l’insuffisance des AVA (allocations voyages d’affaires) destinées aux exportateurs du savoir-faire, de l’interdiction d’ouverture de compte à l’étranger par les entreprises titulaires de marchés et de l’exigence d’une autorisation préalable de l’émission de garanties internationales pour groupements.

Pour ces opérateurs, selon l’aveu du premier responsable de la BCT, les conditions réglementaires régissant les flux des IDE à l’entrée et à la sortie sont insuffisantes. Ils se plaignent aussi de l’absence de textes régissant les paiements électroniques internationaux, de l’obligation d’enregistrement des marchés à l’étranger qu’ils trouves couteuse, de l’absence de comptes en devises pour le personnel tunisien en missions à l’étranger, alors que la soumission à des AOI pour des projets en Tunisie avec financement extérieur doit se faire en devises. Cela les oblige à recourir au transfert sur autorisation d’acomptes pour couvrir des dépenses de marchés à l’étranger ou à l’utilisation du compte marché à l’étranger en monnaie locale pour plusieurs marchés.

  • Ce que la BCT reproche aux opérateurs

De plus en plus de pratiques de Free-Riders (passagers clandestins) en infraction à la réglementation des changes. Des infractions, comme le défaut de rapatriement des revenus des exportations de biens et services, l’absence de visibilité de la BCT sur les investissements à l’étranger, en ce sens qu’elle n’arrive pas à savoir ce que le promoteur a réellement fait des devises sorties au titre d’investissement.

Il est aussi arrivé que ces devises soient utilisées par les opérateurs, pour compenser des dettes par des créances nées sur l’étranger et non pour investir. La BCT a aussi pu remarquer des dépassements des plafonds transférables des frais de séjour pour voyages d’affaires, un détournement des procédures de règlement par certains importateurs de biens, ainsi qu’une prise d’engagements en devises entre résidents en transgression de l’article 21 du code des changes. Mais aussi des défaillances en matière du Reporting des opérations de change déléguées, le recours à la BCT pour des opérations exonérées de l’autorisation préalable et en général une inefficacité des dispositifs de contrôle de conformité des Intermédiaires Agrées.

  • Prérequis à la poursuite du processus de libéralisation externe

A toutes ces doléances et devant toutes ces défaillances, le gouverneur Abassi affirme haut et fort que «la BCT est convaincue de la refonte mais elle ne peut pas la conduire toute seule eu égard à ses prérogatives». Et lorsqu’on lui rappelle qu’il y a seulement quelques années, la Tunisie était plutôt dans une démarche de libéralisation du Change, il répond «interruption de la séquence de libéralisation graduelle suite à des chocs exogènes, comme la révolution, les prix internationaux, ou l’environnement géopolitique». Il rappelle aux hommes d’affaires que la situation macro-économique reste difficile malgré l’émergence de signes de reprise, sans oublier l’obligation, désormais faite à tout le système financier tunisien, de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme incombant aux banques.

Marouane Abassi n’était pourtant pas venu les mains vides, devant un parterre d’hommes d’affaires venus parler de réformes de rupture. Il affirme ainsi avoir mis en place un Comité Consultatif sur la Règlementation des Changes, où toutes les parties prenantes ont été associées à la réflexion. Mais aussi la désignation d’un interlocuteur, ou point de contact, pour renseigner les opérateurs sur l’état d’avancement du traitement de leurs requêtes, la mise en place d’opérateurs de change agréés et le raccourcissement des délais de traitement des demandes d’autorisation (5 à 7 jours). Le tout, en attente d’autres mesures d’assouplissement qui sont en cours, car relevant des prérogatives de la BCT, pour répondre aux préoccupations des opérateurs. On y retrouvera une digitalisation de la fiche d’investissement constituant la condition essentielle pour le bénéfice de la garantie de transfert par l’investisseur étranger, une clarification, par une circulaire dédiée, des conditions de réalisation de l’investissement et de transfert du produit de sa cession et de sa liquidation et l’institution, en faveur des startups, d’un compte spécial crédité et débité en devises sans restrictions dans le cadre de leurs activités.

Mais aussi le relèvement de 10 à 100 mille DT du plafond transférable par carte technologique internationale, le relèvement de 30 à 90 jours du délai de règlement des exportations payables au comptant et le règlement d’avance avec plafond des importations de biens liés à la production.

Le Gouverneur a aussi annoncé la réactivation du mécanisme de couverture des risques de change et promis que des mesures urgentes seront prises incessamment par le Ministère des Finances pour assurer l’équilibre du Fonds de Péréquation de Change, notamment à travers le relèvement de la prime payée par les banques et la révision à la hausse des commissions sur découvert bancaire.

Khaled Boumiza

par -

Durant les 9 premiers mois de l’année en cours, les exportations agricoles algériennes, estimées à 57.835 de tonnes, ont atteint  57.579.301 USD dollars, soit une hausse de 37% par rapport à la même période de 2017, qui avait enregistré 42.128.2 de tonnes représentant près de 43.985.568 de dollars.

Selon APS, le gouvernement algérien a réitéré, dans son plan d’action, l’engagement de poursuivre le programme d’appui au développement agricole et rural, adopté par les pouvoirs publics depuis 2009, à travers la nécessaire préservation de la dynamique et du saut qualitatif réalisé par l’économie agricole dans notre pays.

par -

La balance commerciale des produits de la pêche a enregistré, au cours des 10 premiers mois de 2018, un excédent de 207,9 Millions de dinars (MD) contre 195,8 MD, durant la même période de l’année écoulée.
La valeur des exportations des produits de la pêche a atteint, jusqu’à la fin du mois d’octobre, 422,5 MD (20 945 tonnes), contre 324,2 MD (15889 tonnes), au cours de la même période de 2017, soit une augmentation de 30,32%, selon les données du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Le ministère a expliqué cette croissance par la hausse des exportations de l’aquaculture dans les eaux saumâtres, des poulpe, des crabes ainsi que les conserves de thon et les crevettes. Les exportations des crabes ont atteint au cours des 10 derniers mois, 2612 tonnes, contre 505 tonnes au cours de la même période de 2017, soit une croissance de 417% avec des recettes de 17,5 MD.
Les principaux marchés vers lesquels la Tunisie exporte le crabe sont la Thaïlande (1325,5 tonnes), la Malaisie (390,6 tonnes), le Vietnam (302,4 tonnes) et l’Italie (255,9 tonnes).

Par ailleurs, les exportations des dorades ont atteint 3088 tonnes contre 1166 tonnes, au cours de la même période de 2017, soit une augmentation de 164,8% pour une somme de 43,8 MD, contre 15,2 MD, une année auparavant.
La Tunisie exporte les dorades vers la Jordanie (1079,7 tonnes), les Emirats arabes unis (704 tonnes), l’Arabie Saoudite (592,2 tonnes) et la Libye (522,8 tonnes).
Les exportations tunisiennes sont orientées vers 47 destinations, dont 10 pays ont reçu 91% de la valeur totale des exportations, notamment l’Italie (35%) à cause de l’augmentation des exportations des poulpes et chevrettes.
En termes de quantités, les principales destinations sont l’Italie (34,9%), l’Espagne (19,1%), Malte (18,9%) et la Libye (4,6%).
La moyenne des prix à l’export a enregistré une légère régression (-1%), jusqu’à la fin d’octobre.
Les importations des produits marins ont atteint 37589 tonnes (214,7 MD), contre 22706,1 tonnes (128,4 MD), lors de la même période de 2017.

par -

A l’initiative de l’IHEC, un déjeuner-débat a été organisé jeudi 29 novembre 2018 au siège de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) sur le thème “Exportations : Les conditions d’un redécollage réussi”. Le débat a porté sur plusieurs thématiques, à savoir les blocages réglementaires, la méconnaissance des marchés extérieurs, la chute du dinar et son impact sur les exportations, mais les réponses des experts qui ont pris part à cette rencontre ont été plus au moins à côté de la plaque.

Le PDG du Centre de promotion des exportations (CEPEX), Lassaad Laâbidi, a fait savoir que l’export est un des moteurs de la croissance de l’économie, en plus de la consommation et de l’investissement; c’est un indicateur largement suivi du fait de son effet sur les revenus des industriels fournisseurs de services et producteurs agricoles, sur les équilibres macro économiques, à savoir balance commerciale, balance des paiements, le développement économique en l’occurrence l’industrialisation du pays, la croissance et l’emploi ainsi que sur les autres variables économiques (taux de change, compétitivité des entreprises…) et l’augmentation de la prise en charge en faveur des exportateurs tunisiens voulant faire des affaires en Afrique.

Sur la situation de l’exportation en Tunisie, le PDG du Cepex a indiqué que durant les 10 premiers mois de l’année en cours, les exportations ont évolué à dinars courants de 20,2%  contre 18,2% durant la même période de l’année précédente. Les importations sont passées à 20,5% contre 19,6% durant la même période de l’année 2017. Suite à ces évolutions, le déficit commercial s’est creusé de 2,775 milliards de dinars pour se situer à 15,985 milliards de dinars.

Les différents secteurs exportateurs, mis à part les phosphates et dérivés qui ont enregistré une baisse de 5,7%  et de 7,1% durant les 10 premiers mois de 2017, ont contribué à cette progression, en l’occurrence le secteur de l’agriculture et des industries alimentaires qui a enregistré un accroissement important de près de 60%, boosté par les exportations d’huile d’olive, dattes, produits de la pêche. A prix constant, les exportations ont évolué de 4% et hors énergie elles ont enregistré une augmentation de 5,7%.
En guise d’action pour booster l’exportation,  il a annoncé l’augmentation de la prise en charge en faveur des exportateurs tunisiens voulant faire des affaires en Afrique. Dans une déclaration à Africanmanager, le PDG du Cepex a expliqué que cette mesure vise à encourager l’exportation vers le marché africain, faisant savoir que le Cepex prend en charge actuellement 50% de la valeur du billet et accorde aux exportateurs tunisiens une bourse quotidienne de l’ordre de 200 dinars.

Il a tenu par ailleurs à préciser que cette mesure est dans une phase de réflexion et qu’aucune décision officielle n’a été prise dans ce sens.

Quant à lui, Farhat Zouaghi, PDG de la STAM, a déclaré que la stratégie à court terme doit encourager l’utilisation efficace des infrastructures disponibles et limiter les coûts logistiques. L’objectif en fait est de mettre en œuvre simultanément des politiques actives permettant d’améliorer le transport de biens et services avec les infrastructures existantes. Ces actions sont liées à l’institution et à la gouvernance autour d’une politique de logistique intégrée. La stratégie est également focalisée sur la mise en place d’une offre de services de stockage modernes, tout en se basant sur l’efficacité des procédures douanières et de certification et l’intégration des technologies de l’information et de la communication pour la logistique.
Il s’agit également dans le cadre de cette stratégie d’optimiser la gestion des ressources humaines exerçant au port, d’assurer le contrôle des entrées-sorties au et du port et avoir une traçabilité en temps réel des conteneurs et des unités roulantes.
Pour sa part, Rim Haouet, chef du bureau des entreprises totalement exportatrices relevant de la direction générale des Douanes, a indiqué que la Tunisie a depuis quelques années adhéré au statut d’exportateur économique agréé qui a été mis en place par les États-Unis suite aux événements du 11 septembre, selon ses dires.

Elle a précisé que le travail a commencé avec les entreprises totalement exportatrices et cela va encore démarrer avec les sociétés commerciales voulant également avoir le statut en question.

par -

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Tchéquie se sont nettement améliorés au cours des dernières années, la balance commerciale avec la Tchéquie ayant enregistré un excédent de 72% à fin septembre 2018.

La valeur des exportations tunisiennes vers la Tchéquie s’est élevée à 248,6 MD en septembre 2018, alors que les importations ont atteint 176,74 MD, selon les données statistiques du Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

La Tunisie importe de la Tchéquie particulièrement les machines électroniques et mécaniques, les chauffages, les matières en plastique, l’acier et le fer alors que ses exportations vers ce pays sont constituées de vêtements, accessoires, produits sportifs et de jeu, des fruits, des agrumes et les machines électroniques.

Le développement des perspectives du partenariat et de la coopération économique et industrielle entre les deux pays a été au centre d’une rencontre qui a rassemblé, mercredi, le ministre de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises, Slim Feriani avec un nombre de députés tchèques en visite à Tunis du 20 au 22 novembre 2018.

L’ambassadeur de la Tchéquie à Tunis, Jiri Dolezel, a souligné, à cette occasion, l’amélioration du climat des affaires en Tunisie, exprimant la volonté de son pays de mobiliser des investisseurs tchèques pour injecter leurs capitaux en Tunisie.

La délégation tchèque a appelé à renforcer la commercialisation de la marque tchèque des véhicules ” SKODA auto” en Tunisie, qui représente l’une des grandes entreprises tchèques, produisant annuellement 1,2 million de voitures, selon les données du ministère de l’Industrie.

Feriani a, de son côté, fait valoir que le choix de la destination tunisienne pour la réalisation de nouveaux projets est un bon signe pour retrouver la confiance des investisseurs étrangers dans le climat des affaires en Tunisie.

Il a appelé à la nécessité de développer davantage les relations bilatérales surtout dans le secteur des composants automobiles, et d’augmenter le volume des échanges commerciaux dans les différents secteurs productifs.

Le ministre a souligné la portée de l’organisation de rencontres et de conférences tuniso-tchèques dans l’échange des expériences entre les responsables tunisiens et leurs homologues tchèques, selon la même source.

par -

Les exportations des industries manufacturières ont progressé, à fin octobre 2018, de 20,6% par rapport à l’année 2017 pour se situer à 30 062 millions de dinars(MD).
De même, le volume des investissements déclarés dans les industries manufacturières a enregistré, au 31 octobre 2018, une hausse de 2,2% par rapport à l’année 2017 pour atteindre 3065,9 MD, selon les données du ministère de l’Industrie et des petites et moyennes entreprises.
Le volume des investissements destiné à l’export a progressé, à fin octobre 2018, de 84,7% par rapport à la même période de l’année 2017.
Les investissements à participation étrangère dans les industries manufacturières ont enregistré une hausse de 31,3%(836 ,2 MD contre 636,8 MD).
En ce qui concerne la répartition des investissements déclarés par secteur, on note une progression de 279,1% pour les industries du cuir et de la chaussure (ICC) et de 41% pour les industries chimiques (IC).
De même, les investissements déclarés dans les industries mécaniques et électriques (IME) et les autres industries ont augmenté, à fin octobre 2018, respectivement de 12,4% et 33,2%.

Le ministère de l’Industrie a expliqué que cette hausse des investissements déclarés par secteur est due à l’amélioration du climat des affaires et à l’augmentation du nombre des zones industrielles, outre la croissance des investissements destinés aux régions intérieures et la progression des industries de composantes automobiles, pharmaceutiques et du textile.
Par contre, le volume total des investissements déclarés dans le secteur des services a régressé, à fin octobre 2018, de 22,9% et les investissements à participation étrangère ont chuté de 36,8/%.
Cependant, le volume des investissements déclarés destinés à l’export pour les services a progressé, au 31 octobre 2018, de 8,3% par rapport à la même période 2017.
Par ailleurs, les investissements déclarés dans le secteur des industries agroalimentaires (IAA) ont baissé de 20,3% et ceux du secteur des industries des matériaux de construction ont régressé de 8,3%.
Les investissements déclarés dans le secteur du textille-habillement (TH) ont chuté de 18,6%.

par -

Au cours de la saison actuelle, les revenus des exportations de fruits ont enregistré une hausse de 53,6% alors que les quantités ont progressé de 48,5%.

Entre le 02 janvier et le 14 novembre 2018, les quantités de fruits exportés ont atteint environ 35087 tonnes, soit 88042 millions de dinars, contre 23618 tonnes (57301 millions de dinars) au cours de la même période de la saison écoulée, selon les données du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Le ministre explique cette croissance par la hausse des exportations vers le marché libyen, lesquelles (exportations) ont atteint 24942 tonnes, contre 12227 tonnes enregistrés, au cours de la saison écoulée, soit une progression de 104% (40,2 millions de dinars, contre 14,1 millions de dinars en 2017).
En quantité, les pêches ont occupé la première place (9746 tonnes) en 2018 d’une valeur de 26 millions de dinars contre 6361 tonnes en 2017 (une valeur de 15,5 millions de dinars), soit une hausse des quantités exportées de 53,2% et une hausse de la valeur de 67,7%.

par -

L’économie algérienne ronronne, elle a trop longtemps filé du mauvais coton en dépendant plus que de raison de la confortable manne des hydrocarbures qui permet de subventionner à tour de bras carburant, eau, énergie, santé, logements, produits de base… Bref, de quoi acheter, largement, la paix sociale. Mais le pays a atteint les limites de ce système et doit, très rapidement, prendre le virage des réformes pour s’éviter de gros problèmes économiques dès 2019, alerte lundi 20 novembre 2018 le centre d’analyses International Crisis Group (ICG).

L’Algérie n’a plus le même punch économique depuis que les cours mondiaux du brut ont commencé à plonger, notamment entre 2014 et 2017. “Les nouvelles réalités financières ne permettent plus de maintenir le niveau élevé de dépenses publiques des dix dernières années, qui vide rapidement les caisses de l’Etat“, a dit l’ICG dans un rapport intitulé “Surmonter la paralysie économique de l’Algérie”, repris par l’AFP.
Malgré les promesses des gouvernements successifs de faire des réformes et de rééquilibrer les finances publiques, la paralysie politique a fait obstacle à toute mesure décisive“, a ajouté le document, lequel fait allusion au flou persistant pour l’avenir politique du pays, avec un président de 81 ans malade mais qui n’a pas encore enterré la possibilité d’un 5e mandat, alors que les élections sont imminentes, en avril 2018.

Malgré le relatif “rétablissement du cours du pétrole, la crise économique pourrait frapper le pays dès 2019” et “se greffer aux tensions entourant la présidentielle“, alerte l’ICG.
Les autorités reconnaissent que le modèle actuel est à bout de souffle mais peinent à le corriger“, indique le rapport, déplorant le fait que les réformes économiques “ont eu tendance à être reportées“.
D’après l’ICG, deux éléments plombent toute velléité de transformer le modèle économique : “des groupes d’intérêt” influents qui “défendent le statu quo” et le traumatisme de la guerre civile (1992-2002), laquelle tira sa source de l’agitation politico-sociale provoquée par la politique d’austérité des années 1980 et 1990.

Le centre est d’avis que le compte n’y est pas pour les efforts budgétaires faits et que la “politique monétaire expansionniste (…) alimente l’inflation et permet seulement au gouvernement de gagner du temps sans s’attaquer aux problèmes de fond“.
A terme, l’Algérie ne pourra pas se contenter d’apporter de petits ajustements techniques à sa politique économique“, indique le rapport, lequel affirme qu’il faudra nécessairement revoir le “contrat social implicite” en Algérie, “à savoir que l’Etat pourvoit aux besoins d’une population tenue de s’exécuter“.
Mais “toute renégociation doit être envisagée avec prudence“, ajoute l’ICG. En effet la masse des moins de 30 ans (55% de la population d’après les statistiques officielles) “entrent aujourd’hui sur le marché du travail avec de sombres perspectives d’avenir et une capacité considérablement réduite de l’Etat à les soutenir“.

Mais les carottes ne sont pas cuites d’après les analystes, car l’Algérie a tout de même des atouts sur lesquels elle peut bâtir un renouveau économique : Une dette extérieure très faible, en dessous de 2% du PIB et le pays peut compter sur ses partenaires, européens surtout, “prêts à apporter leur soutien“.
Néanmoins Alger ne pourra pas s’exonérer d’un devoir de transparence sur la santé de ses finances publiques, les pépins économiques, les réformes indispensables et les effets que le pays en attend. Le rapport suggère également aux autorités algériennes de “mettre l’accent sur les jeunes dans l’élaboration du programme de réformes” et de s’ouvrir des horizons avec d’autres interlocuteurs que l’ex-syndicat unique UGTA et le Forum des chefs d’entreprises, une centrale patronale acquise à la cause du pouvoir.

par -

La Tunisie continue encore à importer plus qu’elle exporte. C’est le fameux constat de ces dernières années. Un des facteurs d’aggravation de la crise économique dans le pays et de dégradation des principaux indicateurs économiques, en témoignent les derniers chiffres de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII). Il en ressort en effet que les exportations du secteur industriel sont passées de 24 916.8 MD durant les dix premiers mois 2017 à 30 062 MD durant la même période de l’année 2018, enregistrant ainsi une augmentation de 20.6%. Mais dans le même temps, hélas, le secteur industriel a importé pour 38 770.8 MD durant les dix premiers mois de 2018 contre 32 998 MD durant la même période de 2017, enregistrant ainsi une hausse de 17.5%. Ainsi le solde commercial du secteur industriel s’établit à -8708.8 MD contre -8081.2 MD au cours des dix premiers de 2017.

Les exportations ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Les exportations du secteur des industries agroalimentaires ont atteint 3137.6 MD, contre 1785.9 MD pendant les dix premiers mois de 2017, soit une progression de 75.7%. Ont aussi augmenté les exportations du secteur des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre, passant de 402.3 MD à 525.3 MD au cours des dix premiers mois de 2018 (+30.6%).

De même, les exportations du secteur des industries mécaniques et électriques ont augmenté de 15.1% passant de 12 889.5 MD à 14 839.3 MD durant les dix premiers mois 2018. Ont aussi augmenté de 6.1% les exportations du secteur des industries chimiques (2009.6 MD contre 1893.5 MD durant les dix premiers mois de 2017).

Le secteur des industries du textile et de l’habillement n’a pas été en reste, avec des exportations de l’ordre de 5997.1 MD contre 5068.7 MD durant les dix premiers mois 2017, soit une augmentation de 18.3%. Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les exportations ont augmenté de 22.4% avec 1276.3 MD contre 1042.4 MD au cours des dix premiers mois de 2017.
Idem pour les exportations du secteur des industries diverses, qui ont progressé de 24.1% avec 2276.8 MD contre 1834.5 MD durant les dix premiers mois de 2017.
Les importations industrielles ont connu des augmentations pour tous les secteurs, à l’exception du secteur agroalimentaire. Ces augmentations varient entre 12.2% pour le secteur des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre, et 25.6% pour le secteur des industries diverses.

De façon générale, les investissements déclarés, durant les 10 premiers mois de 2018, dans le secteur industriel ont atteint le montant de 3065.9 MD, contre 3000.5 MD au cours de la même période de 2017, enregistrant ainsi une augmentation de 2.2%.

Le nombre de projets déclarés a atteint 3214 au cours des dix premiers mois 2018 contre 3051 lors des dix premiers mois de 2017, soit une augmentation de 5.3%. Ces projets permettront la création de 53 707 postes d’emploi, contre 47761 durant les dix premiers mois de 2017, soit une augmentation de 12.4%.

Durant le mois d’octobre 2018, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 333.3 MD, contre 338.3 MD lors du mois d’octobre 2017, enregistrant ainsi une baisse de 1.5%.
Le nombre de projets déclarés a atteint 336 au cours du mois d’octobre 2018 contre 305 en octobre 2017, soit une augmentation de 10.2%. Ces projets permettront la création de 5361 postes d’emplois, contre 3926 postes d’emplois lors du mois d’octobre 2017, soit une augmentation de 36.6%.

par -

Les bonnes nouvelles, sur le front de l’économie, sont rares; ce qui est encore plus rare, c’est qu’il y en ait deux dans la même journée. Ce jeudi 15 novembre 2018 est à marquer d’une pierre blanche à ce niveau. La première bouffée d’oxygène est venue du côté du voisin libyen, pour qui le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, se démène afin de le sortir d’une longue traversée de désert, 7 ans, tout de même. Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a annoncé aujourd’hui le rétablissement du mécanisme du pétrole libyen contre marchandises tunisiennes. Il a ajouté qu’une délégation tunisienne a visité la Libye pour discuter de cette forme de coopération et que les négociations sont en cours pour un partenariat équitable servant les intérêts des deux pays.

Dans une déclaration aux médias à l’issue d’une séance d’audition organisée par la commission parlementaire des droits et libertés dans le cadre des débats budgétaires, le ministre a assuré que la Tunisie a déployé tous les moyens pour encourager les Libyens à s’asseoir à la table du dialogue sous l’égide des Nations Unies. “Mais malheureusement, la situation aujourd’hui est loin de ce noble objectif“, a-t-il regretté, estimant que le but ultime est d’aider les Libyens à parvenir par eux-mêmes à la solution.

Abordant le budget du département pour 2019, Jhinaoui a indiqué qu’une augmentation de 19 pc par rapport à 2018 est prévue cette année avec un montant de 252 millions dinars. Une augmentation qu’il justifie par les contributions aux organisations internationales et le rapatriement des dépouilles des Tunisiens à l’étranger qui devient du ressort du département uniquement. Avant, cette mission était partagée avec le ministère des Affaires sociales et la Caisse Nationale d’Assurance maladie.

Le ministre a ensuite passé en revue les différents projets de partenariat entre le département et des parties internationales avec pour objectif de soutenir le développement, en particulier dans les régions intérieures, lutter contre le chômage des cadres et mobiliser de nouvelles ressources financières.

Un peu plus tôt, on a appris que le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est nettement amélioré, de 71%, entre 2017 et 2018 (dix mois), pour se situer à 375,7 millions de dinars (contre 1 276,9 MD, l’année écoulée), selon des données publiées, ce jeudi, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Ainsi, le taux de couverture des exportations par les importations a atteint 91,4%, contre 65,8% en octobre 2017, suite à l’augmentation de la valeur des exportations alimentaires (+63,7%), à un rythme plus accéléré que celui des importations (+17,7%). Toutefois, en valeur, les importations alimentaires nationales dépassent encore les exportations.

En fait, la valeur des exportations alimentaires, à fin octobre 2018, a atteint l’équivalent de 4 milliards de dinars, grâce à la hausse des exportations de l’huile d’olive en quantité (190,4 mille tonnes, contre 67,9 mille tonnes) et en valeur (1,8 milliard de dinars, contre 0,6 milliard de dinars). En outre, les recettes des produits de la mer ont augmenté de 34% et des dattes de 39%, ainsi que des légumes frais (+29%) et des agrumes (+9%), en dépit de la baisse des quantités de 22%.

Le département de l’Agriculture a fait état, également, de l’augmentation de la valeur des exportations des fruits d’été de 55%, notamment des pêches (+28%), des melons (+25%), des grenades (+15%)…
Il est à noter que la valeur des exportations alimentaires, à fin octobre 2018, représente 12% du total des exportations du pays (contre 9% en 2017).

Pour ce qui est de la valeur des importations alimentaires, elle a atteint, durant les dix premiers mois de l’année, 4,3 milliards de dinars, en raison de la dépréciation du dinar, vis-à-vis des devises étrangères, à l’origine de l’accroissement de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base, notamment le blé dur (+26%), le blé tendre (+29%), l’orge (+60%).

En revanche, la valeur des importations d’autres produits alimentaires a connu une baisse, à l’instar du maïs jaune, qui s’est réduit de 14% et des huiles végétales (-26%), à cause de la régression des quantités importées. Même constat pour le sucre, dont la valeur des importations a baissé de 14%, au vu de la régression des prix de 15%.

par -

Les exportations des produits biologiques se sont élevées à 53 mille tonnes pour une valeur de plus de 520 millions de dinars, depuis janvier 2018 jusqu’au mois d’octobre 2018, soit une croissance de 43% en valeur et de 28% en quantité par rapport à 2017.

Selon les dernières données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, la Tunisie a exporté 60 produits bio vers 37 pays dans les 5 continents.
Les principaux produits exportés sont l’huile d’olive et les dattes avec des quantités estimées respectivement à 42 mille tonnes et 10473 tonnes. La valeur des exportations de ces deux produits est évaluée à 429,3 millions de dinars pour l’huile d’olive et 80,4 millions de dinars pour les dattes, ce qui représente presque 90% des recettes d’exportation des produits bio.

par -

Le volume des exportations de dattes a atteint, du 20 au 31 octobre 2018, près de 5411 tonnes pour une valeur de 41,9 millions de dinars (MD), a indiqué le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb.
La valeur des exportations des dattes, dont la saison de la récolte a commencé le 20 octobre 2018, a augmenté de près de 15,9 MD en comparaison avec la même période de l’année écoulée, soit une hausse de 856 tonnes, a relevé le ministre lors d’une conférence de presse organisée, mardi, à Tunis.
Les exportations de dattes se sont élevées à 127 mille tonnes au cours de la saison 2017/2018 contre 107 mille tonnes la saison précédente, a ajouté le ministre.
Les recettes provenant des exportations de dattes au cours de la saison 2017-2018 ont atteint 748 MD contre 556,8 MD, la saison écoulée, réalisant une hausse de 34%.

par -

La récolte des agrumes au cours de l’année 2018/2019 devrait atteindre environ 440 mille tonnes contre 346 mille tonnes au cours de la saison précédente, soit une augmentation de 27%.
Selon les données du Groupement Interprofessionnel des fruits, la production de l’orange maltaise a enregistré une évolution de 42% et a atteint 135 mille tonnes. Le gouvernorat de Nabeul a produit environ 120 mille tonnes.
Les pluies enregistrées au cours des mois d’août et de septembre sont à l’origine de cette amélioration remarquable dans la récolte des agrumes, ce qui a contribué d’une manière concrète à l’amélioration de la qualité, ajoute la même source.

En ce qui concerne les autres variétés, la production de la clémentine a évolué de 29% pour atteindre 75500 tonnes contre 58500 tonnes au cours de la saison précédente.
La production du thomson (navel) a augmenté de 27% (110 mille tonnes) contre une quantité de 86500 tonnes en 2017.
La production du citron a évolué de seulement 4% pour atteindre une production de 9200 tonnes contre 7500 enregistrés au cours de l’année dernière.

En ce qui concerne la saison de l’exportation, le groupement a indiqué que certains exportateurs ont démarré la commercialisation de petites quantités de clémentine aux marchés du golfe arabe, indiquant qu’au cours de la saison précédente environ 374 tonnes ont été exportées: Qatar (218 tonnes) et les Emirats Arabes Unis (156 tonnes).
Le marché français se taille la part du lion des exportations tunisiennes des agrumes, surtout la maltaise d’où une quantité de 13500 tonnes exportée au cours de la saison écoulée. Le gouvernorat de Nabeul a produit plus de 75% de la production nationale des agrumes.

par -

A fin octobre 2018, les exportations d’huile d’olive ont atteint près de 215 mille tonnes, générant des recettes de plus de 2,14 milliards de dinars, a indiqué le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taïeb.
Intervenant, mardi, lors d’une conférence de presse tenue au siège de son département, il a précisé que la production d’huile d’olive a atteint, au cours de la saison 2017/2018, environ 325 mille tonnes, contre 100 mille tonnes, au cours de la saison écoulée.

par -

Des journées du textile Tunisien “Tunisia textile days in London” ont été organisées, du 5 au 9 novembre 2018, à Londres, par le Centre de promotion des exportations (CEPEX) en collaboration avec l’Ambassade de Tunisie à Londres. Il s’agit d’une initiative qui vise à établir un partenariat bilatéral entre des producteurs de textile tunisiens et des importateurs/donneurs d’ordre britanniques.
Onze (11) entreprises œuvrant dans trois filières principales ont été identifiées au préalable, en l’occurrence le Jean/sportswear, la lingerie/balnéaire et le Prêt-à-porter. Il s’agit d’adapter leur offre à la demande et la nature du business en Grande Bretagne et de faire valoir à ces derniers les atouts et points forts de l’offre tunisienne en matière d’industrie textile.

L’action, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan triennal 2017/2019, décrété par le gouvernement au profit de la relance du secteur textile et habillement, a été organisée “en concertation avec la FTTH (Fédération tunisienne du textile et de l’habillement) en prenant en considération les chances des PME, selon leurs filières d’activité et leur niveau d’intégration et a suscité l’intérêt des opérateurs britanniques et à répondre au mieux à leurs prétentions“, a indiqué le CEPEX, dans un communiqué.
Les entreprises tunisiennes participantes à cette mission ont rencontré 37 acheteurs britanniques dont de célèbres enseignes telles que Marks and Spencer, Paul Smith, Ted Baker, River Island, Austin Reed, Jaeger, Laura Ashley…etc.
Au total, pas moins de 140 rendez-vous ont été établis, “promettant de grandes perspectives de concrétisation au regard, non seulement de la qualité et de la diversité des produits exposés, mais aussi de la capacité des entreprises tunisiennes à s’adapter aux exigences de commandes en termes de réactivité, et de livraison“, selon le CEPEX.

D’après les derniers chiffres, les exportations du secteur textile se sont appréciées de 20% au cours des 7 premiers mois de 2018. Les signes d’une reprise qui pourrait s’inscrire dans la durée au regard des programmes de soutien et de financement et de l’assistance technique prévue. Le CEPEX estime que ce sont “de bons augures pour convertir le potentiel du marché britannique en business effectif“.
Un slogan a été développé pour la circonstance, en l’occurrence “made in Tunisia, made for fashion” et une campagne de communication sur l’événement a été menée en Grande Bretagne, particulièrement dans le premier magazine spécialisé dans la mode en Angleterre, en l’occurrence Drapers dans ses deux versions électronique et écrite (print).
Le Royaume-Uni est le 9ème client de la Tunisie avec un taux de 1.7% du total des échanges (509 MD en 2016).

par -

Selon les prévisions de la banque centrale de Tunisie (BCT) portant sur les évolutions économiques et monétaires, sur l’ensemble des neuf premiers mois de 2018, les exportations de biens ont totalisé 29,5 milliards de dinars, alors que les dépenses d’importation (CAF) se sont élevées à 43,7 milliards, ce qui a engendré un déficit commercial record de 14,2 milliards de dinars, contre 11,5 milliards durant la même période de 2017.

La BCT a également noté qu’au niveau des exportations de biens, l’améliorationdes recettes, sur les neuf premiers mois de 2018 (19,8%. après 17,4% au cours de la même période de l’année précédente) porte la marque, essentiellement, d’un effet prix (15,9 %. contre 11,9 % une année auparavant), généré par la dépréciation du taux de change du dinar, et à moindre degré d’une hausse en volume, de 3,3% (produits agricoles, industries mécaniques, THC) contre 4,8% un an auparavant.

Quant aux importations, elles se sont fortement ressenties de l’alourdissement du fardeau de la facture énergétique, en relation avec la hausse du prix du pétrole. Elles se sont, en effet, accrues de
21%au cours de la période sous revue, après 19,2% une année auparavant. En volume, les importations ont progressé modérément (2% après 2,9% à fin septembre 2017), tirées par la hausse de celles des produits énergétiques et des matières premières.

par -

Le déficit commercial s’est accru de 21% à 15,9 milliards de dinars, à fin octobre 2018, par rapport à 2017, et de 48% par rapport à 2016, selon l’INS.

L’Institut National de la Statistique (INS) a précisé, dans une note, publiée jeudi, que le taux de couverture a enregistré une légère baisse de 0,2 points par rapport aux dix mois de l’année 2017 pour s’établir à 67,7 %.
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 10,8 milliards de dinars, sachant que le déficit enregistré de la balance énergétique s’est creusé pour atteindre 5,1 milliards de dinars (32,1% du total du déficit) contre 3,3 milliards de dinars, durant la même période en 2017.

Ce déficit est dû essentiellement au déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-4,4 milliards de dinars), l’Italie (-2,4 milliards de dinars), la Turquie (-1,8 milliards de dinars), l’Algérie (- 1,2 milliards de dinars) et la Russie (-1,1 milliards de dinars). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 2,8 milliards de dinars, la Libye de 0,8 milliards de dinars et le Maroc de 0,2 milliards de dinars.

par -

L’expert en économie et ancien ministre des Finances Houcine Dimasi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont le remaniement ministériel, la dernière sortie de la Tunisie sur le marché international et le projet de la loi de finances relatif à l’exercice 2019.

Que pensez-vous du dernier remaniement ministériel ?

 Le dernier remaniement du gouvernement Youssef Chahed constitue le énième chambardement de ce gouvernement. Ces changements successifs de ministres par d’autres, subis par ce gouvernement, ne font que refléter parfaitement l’échec cuisant de Chahed. Démuni de stratégie et de politique, voire même de simple programme,  incompétent dans le choix d’hommes d’état à la hauteur de la crise multidimensionnelle  que traverse le pays, et dispensé de tout soutien politique réel et consistant, Chahed s’est enfoncé dans les coalitions éphémères et fallacieuses ainsi que dans le populisme et la démagogie. De ce fait il a contribué avec les autres gouvernements post-révolte à aiguiser les cafouillages économiques et sociaux dont souffre ce pauvre pays, et à ternir encore plus l’image de ce dernier au niveau international. En agissant ainsi, Chahed ajoute de l’eau au total chaos menaçant le pays ; chaos qui ne peut profiter qu’aux sectes politico-religieuses genre Ennahdha.

L’année 2019 serait extrêmement dure et pénible pour le pays. Les déséquilibres socio-économiques atteindront leur summum. Les chacals politiques de tout genre, guettant le pouvoir, tenteront de se neutraliser mutuellement sans pitié. Ainsi notre cher pays serait un bateau dans la bourrasque sans réel capitaine. Seuls les pirates seront là pour le récupérer aisément.

Qu’est-ce que vous pensez de la dernière sortie de la Tunisie sur le marché international ? Certains experts considèrent cette sortie comme un échec le pays, votre avis ?

La dernière sortie sur le marché financier international a révélé la perte de notre pays  d’une bonne partie de sa fiabilité en matière de transactions extérieures. En effet, cherchant à mobiliser sur ce marché un emprunt de plus de 800 millions d’euros, le gouvernement n’a pu obtenir que 500 millions. L’excellente image d’antan de notre pays sur la scène mondiale s’est obscurcie puisque les bailleurs de fonds n’ont plus tout à fait confiance.
Par ailleurs le coût de cet emprunt serait très lourd puisque ses conditions ont été fort contraignantes : plus de 6,75% comme taux d’intérêt et seulement 5 ans comme durée de remboursement. L’on s’écrase réellement sous le fardeau de l’endettement d’autant plus que ce dernier sert de plus en plus non pas à consolider nos infrastructures de base et nos équipements collectifs mais à consommer, voire à gaspiller, inutilement.

La dernière sortie stérile et manquée sur le marché financier international n’est pas un phénomène fortuit et passager. Il représente l’un des signes de l’état économique et  financier fiévreux de structure que traverse depuis longtemps notre pays. Pour preuve le recours fréquent depuis la révolte aux budgets complémentaires. L’on concocte à la hâte un projet de budget bourré de fausses promesses et l’on replâtre par la suite par budget complémentaire dans des conditions dures et difficiles. Ainsi, les budgets complémentaires sont devenus une manie fréquente et régulière alors qu’ils étaient l’exception avant la révolte.

Pour preuve aussi ce recours régulier aux emprunts sur le marché financier international. Avant la révolte ce recours visant surtout à financer les dépenses improductives du budget était aussi exceptionnel. Avant la révolte, l’Etat tunisien faisait appel à des organismes internationaux (BIRD, BAD, BEI,…) pour l’obtention d’emprunts souvent affectés à des projets d’infrastructure ou d’équipements collectifs. Cette rationnelle politique d’avant la révolte s’est éteinte. Désormais on empreinte à des conditions ruineuses pour satisfaire des promesses illusoires.

Quels sont les points forts et les points faibles du PLF 2019 ? S’agit-il d’une loi de relance ?

Le PLF n’a ni des points forts ni des points faibles. Cette manière de s’interroger ainsi n’a aucun sens car dans une telle dynamique dialectique l’on ne peut séparer les points forts des points faibles. En fait, dans sa globalité, le PLF 2019 est une simple continuité des lois de finances antérieures : s’enliser dans de stériles dépenses budgétaires dépassant de trop loin les ressources propres de l’Etat. D’où un enfoncement jusqu’au cou dans l’endettement à des conditions de plus en plus coûteuses et pénibles.

Je le répète encore une fois : Le PLF 2019 ne fait pas exception par rapport aux précédents post-révolte ; en comparaison avec le PLF 2018, les dépenses additionnelles prévues par le PLF 2019 s’élèvent à environ 4,7 milliards de dinars (ce qui est plus qu’énorme), affectées à raison de 37% à l’augmentation des salaires (1 740 millions de DT), 28% pour le remboursement des dettes antérieures (1 320 millions de DT) et 15% pour les dépenses de compensation (700 millions de DT). A contrario, le budget de  l’équipement ne bénéficiera que de 5% de ces dépenses additionnelles du budget, soit le ridicule montant d’à peine 235 millions de dinars.

Le PLF 2019 montre clairement que depuis la sacrée révolte l’on s’est installé dans un joli bourbier du point de vue budgétaire : dépenser plus pour consommer ou gaspiller en se basant non sur l’amélioration de ses propres ressources mais plutôt sur le dangereux endettement et/ou sur le lynchage fiscal.

Peut–on parler d’une reprise en 2019 ?

De quelle relance parle-t-on alors que les trois moteurs impulsant la croissance économique sont en panne : l’investissement, les exportations et la consommation des ménages.
L’investissement privé piétine depuis longtemps pour différentes raisons dont notamment l’instabilité politique et sociale, la lourdeur bureaucratique, le délabrement de l’infrastructure de base, et l’absence de visibilité en matière de politique économique et financière. Ajoutons à cela l’irrationalité budgétaire citée plus haut, freinant lamentablement l’investissement public. Ajoutons aussi la grave crise qui secoue durement le secteur du bâtiment, représentant habituellement l’un des facteurs clés en matière d’investissement.

Nos exportations souffrent de plus en plus de la convergence de deux tendances pénalisantes : la hausse sans fin du coût et par là du prix de nos produits (montée galopante à la fois des salaires, des cotisations sociales, des impôts, des taux d’intérêt et dépréciation continue du dinar), d’une part, et la régression de notre productivité, d’autre part. Cette convergence devient encore plus contraignante lorsque l’on prend en considération l’énorme écart entre notre pays et l’Union européenne en termes d’inflation : 7 à 8% contre à peine 1%. C’est dire que désormais nos exportations ne bougent un peu que grâce à la pluie et non à l’effort et la performance des travailleurs. En un mot, depuis la révolte, notre capacité compétitive s’est sensiblement envolée à cause du populisme et de l’irrationalité des gouvernements qui se sont succédé.

Enfin, la consommation des ménages ne répond plus, malgré les augmentations continues des salaires. L’inflation, à des taux inquiétants proches de 8%, grignote sans cesse le pouvoir d’achat de la quasi-totalité de ces ménages. Trois facteurs, pouvant accentuer encore plus l’inflation, sont en perspective : les énormes augmentations des salaires aussi bien dans le privé que dans le public, la dépréciation continue du dinar, et l’augmentation des prix d’une bonne partie des et services compensés et surtout le transport et les carburants.
La relance de notre économie ne dépend pas d’un piètre vœu mais plutôt d’une réforme structurelle radicale de toutes nos politiques économiques, sociales et financières. Ce qui nécessite beaucoup de clairvoyance, de force et surtout d’audace.

par -

Dans un rapport sur le projet de budget 2018, publié le 12 octobre dernier, le ministère tunisien des Finances (MF) a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’exercice 2018. Selon ce rapport, qui cite des données mises à jour, «la situation économique a enregistré des signes positifs en 2018, notamment au niveau de l’amélioration du taux de croissance du PIB, en lien avec les performances de l’agriculture et du tourisme, mais aussi des exportations et des IDE». Le document attire cependant l’attention sur le fait que «cette situation comporte toujours des fragilités qui impactent négativement les grands équilibres, dont la hausse des prix du pétrole et le déficit commercial».

Evoquant ensuite la croissance, le document du MF souligne la hausse du PIB à 2,6 % au cours du 1er semestre 2018, contre 1,9 % à la même période de 2017. Et de revoir ensuite ses prévisions, en affirmant que «il est attendu que le taux de croissance, à prix constants pour toute l’année 2018, se stabilise à 2,6%, contre 3% prévu».

par -

Une mission d’hommes d’affaires itinérante Vienne (Autriche) – Lausanne (Suisse) se tiendra du 18 au 21 novembre 2018 à l’initiative du Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), dans le cadre de sa démarche de diversification des marchés à l’exportation et de recherches de nouveaux débouchés pour les produits et les services tunisiens.

Cet évènement coïncide, a indiqué le CEPEX sur son site électronique, avec la tenue de deux forums économiques respectivement tuniso-suisse et tuniso-autrichien qui se dérouleront les 19 et 20 novembre courant.

Les deux forums offriront l’occasion de faire connaître les avantages comparatifs et les spécificités de la Tunisie. L’accent sera mis lors de ces manifestations sur les secteurs prometteurs, tels que l’agro-alimentaire, les TIC, l’aéronautique, le textile technique, les cleantech et les industries mécaniques, électriques et électroniques. Des rencontres B to B seront organisées à cette occasion, a précisé la même source.

FOCUS 🔍

La Banque de l’Habitat porte à la connaissance du public qu’un poste d’administrateur indépendant (Risques) est vacant. Afin de choisir un candidat à ce poste,...

Le meilleur des RS

Une enquête réalisée par le CJD auprès des PME (oct-nov 2018) et portant sur les performances de l’administration publique, a donné des résultats alarmants....

INTERVIEW

Africanmanager était, samedi 8 décembre 2018, le 1er arrivé sur le site des JES et il n’y avait nul autre journaliste sur place et...

AFRIQUE

Alors que l’Égypte se prépare à prendre la présidence de l’Union africaine en 2019, le Président al-Sissi a envoyé un message clair en vue...

Reseaux Sociaux

SPORT

Everton a arraché le nul (2-2) face à Watford, grâce à une superbe action de Lucas Digne dans les toutes dernières secondes des arrêts...