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Exportations

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En dépit des messages rassurants sur la reprise de la croissance et la réduction des risques pour le pays, les cris d’alarme contre la dégradation des principaux indicateurs économiques du pays ne cessent de monter. Et même la campagne de lutte contre la corruption lancée par le chef du gouvernement et qui devrait rajouter, selon plusieurs experts, au moins 5 points de croissance tardera encore à donner ses fruits. Ezzedine Saidane fait partie des experts en économie qui n’ont pas pu cacher leurs craintes par rapport à la situation économique difficile que vit la Tunisie aujourd’hui. “L’économie tunisienne continue de couler et rien ne semble en mesure de la sauver. Les chiffres sont là. Les indicateurs continuent de se détériorer. Et franchement nous ne voyons rien qui se fait pour sortir l’économie tunisienne de sa situation grave. Et qui s’aggrave de jour en jour. Qui a dit que l’année 2017 va être l’année du décollage !!!“. C’est ce qu’a écrit Ezzedine Saidane dans une note publiée sur sa page officielle.

A propos du déficit de la balance commerciale qui a atteint 6,5 milliards de Dinars pour les 5 premiers mois de 2017, il a dit ceci :  C’est “un niveau jamais atteint auparavant. Un record absolu. Une aggravation de plus de 26% par rapport à la même période de l’année dernière. Plus du quart de ce déficit avec la Chine. Nous sommes en droit de nous poser la question : où est le Gouvernement, aurait dit un certain chef de gouvernement ? Les affaires de la Tunisie sont-elles gérées, et si oui dans l’intérêt de qui. Il est clair que la dépréciation violente du Dinar et la double augmentation du taux d’intérêt n’ont rien arrangé. Les importations n’ont pas décéléré, et les exportations ne reprennent pas. La politique monétaire est-elle devenue stérile à ce point. Où sont ceux qui nous ont toujours accusé de dresser un tableau noir chaque fois que l’on a proposé une analyse objective de la situation de l’économie et des finances publiques tunisiennes“, a expliqué Saidane.

Il a en outre indiqué que la dette publique continue de gonfler pour dépasser le seuil de 60 milliards de Dinars. “Oui vous avez bien lu, elle a dépassé la borne de 60 milliards de Dinars, représentant ainsi plus de 63% du PIB, sans compter les engagements de l’État en faveur des entreprises publiques qui connaissent des difficultés majeures. En outre la structure de cette dette publique est en train de changer, en ce sens que la Tunisie voit sa dette extérieure augmenter plus vite que sa dette intérieure. La dette extérieure passe en effet de 66% du total de la dette publique à plus de 70%. Plus grave encore, le service de la dette (remboursements de l’année ou de la période en principal et intérêts) explose littéralement : + 50 % entre le 10 juin 2016 et le 10 juin 2017. La Tunisie a en effet remboursé depuis le début de l’année plus de 3 milliards de Dinars au titre de la dette extérieure“, a-t-il affirmé.

L’expert en économie a dans le même contexte indiqué que le dinar continue de chuter. “Entre mai 2016 et mai 2017, le Dinar a baissé de 19,7% contre le Dollar et de 17,2% contre l’Euro. La baisse du Dinar est encore plus violente depuis le début de l’année : 13,6% contre l’Euro. Les Tunisiens (pas tous évidemment) s’appauvrissent à un rythme accéléré“, a-t-il assuré.

Entre-temps la planche à billets s’emballe. Le refinancement de la Banque Centrale a en effet atteint un nouveau record : 9,6 milliards de Dinars injectés par la BCT pour maintenir le système bancaire à flot en termes de liquidité“, a ajouté Saidane.

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Les exportations du secteur industriel sont passées de 10684.8 MD durant les cinq premiers mois 2016 à 12009.4 MD la même période de l’année 2017 enregistrant ainsi une augmentation de 12.4%. Le secteur industriel a importé pour 16030.9 MD lors des cinq premiers mois 2017 contre 13786.5 MD durant la même période 2016, enregistrant ainsi une hausse de 16.3%. Ainsi, le solde commercial du secteur industriel s’établit à -4021.5 MD contre -3101.7 MD durant les cinq premiers mois 2016. C’est ce qu’a été révélé par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due essentiellement au secteur des industries mécanique et électrique dont les exportations ont atteint 6203.7 MD, contre 5158.3 MD durant les cinq premiers mois 2016, soit une progression de 20.3%.
De même, les exportations du secteur des industries agroalimentaires ont augmenté de 5.5% passant de 852.3 MD à 899.6 MD durant les cinq premiers mois 2017.
Le secteur des industries du textile et de l’habillement n’a pas été du reste avec des exportations de l’ordre 2496.4 MD contre 2248.7 MD durant les cinq premiers mois 2016, soit une augmentation de 11%.
Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les exportations ont augmenté de 8.2% avec 507.3 MD contre 469.0 MD durant les cinq premiers mois 2016.
Idem, les exportations du secteur des industries diverses ont progressé de 13.1% avec 882.3 MD contre 780.2 MD durant les cinq premiers mois 2016.
Les importations industrielles ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Ces augmentations varient entre 7.7% pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure et 63.2% pour le secteur des industries agroalimentaires

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La société Siame

La société Siame table, en 2017, sur une hausse globale du chiffre d’affaires de 28%, avec une hausse de 8% du CA local privé ; le chiffre d’affaires STEG devrait fortement croître de 88,5%, selon les prévisions du management, grâce aux appels d’offres remportés en 2016. 
Le carnet de commandes fait état pour l’heure de 3 MD sur les accessoires de ligne et 2 MD sur les disjoncteurs, en plus de 100 mille compteurs statiques monophasés et tableaux de comptage. 
Au niveau de l’export, la SIAME prévoit une hausse de 30% pour atteindre les 10 MD. La société table sur un maintien de la marge brute aux alentours de 35%, un objectif toutefois difficile, selon le PDG de la société, compte tenu de la parité dinar/euro, le renchérissement de certains intrants, notamment les matières plastiques (polyamide, polycarbonne, etc.), et les augmentations salariales de 6%, suite aux accords avec les partenaires sociaux.
Le résultat net 2017 est attendu à 2,3 MD, ce qui représenterait une hausse de 40%, par rapport à 2016. L’Assemblée Générale Ordinaire de la société, tenue le 15 juin, au siège de l’IACE, a décidé de fixer la date de mise en paiement des dividendes relatifs, à l’exercice 2016, au 17 juillet 2017, à raison de 0,070 DT par action.

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Le déficit de la balance commerciale est une des épines dans le pied du gouvernement, lequel s’est d’ailleurs réuni dernièrement, dans le cadre d’un CMR (Conseil ministériel restreint, autant dire Conseil de guerre, Réunion de crise…), pour se pencher, entre autres, sur ce dossier très chaud. Pourtant le diagnostic a été bien posé, avec une nette identification des maux de la Tunisie (invasion de produits chinois, turcs dont d’ailleurs la plupart des responsables s’accordent à dire qu’ils ne sont pas indispensables), les solutions sont sur la table, mais voilà les décisions tardent à venir. Et pour cause les autorités tunisiennes sont obligées de naviguer avec doigté, histoire de ne pas violer au passage les accords avec les pays indexés, dont par ailleurs on sollicite les investissements, et les conventions de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), ce qui déclencherait automatiquement des mesures de représailles. Et la Tunisie, avec déjà tous les problèmes qui lui pendent aux basques, n’a pas besoin de ça en ce moment. L’Institut Nationale de la Statistique (INS) a donné une bonne nouvelle ce lundi 12 juin 2017 : les exportations sont en hausse, sensiblement, sur les cinq premiers mois de cette année, +14,2%. C’est bien, c’est même très bien, sauf que c’est tempéré par une autre mauvaise nouvelle : Les importations ont augmenté encore plus, de 17,8%. Un vrai cauchemar cette affaire !

Les exportations ont amorcé leur montée le mois dernier. Il y a eu une accélération phénomène depuis mai 2017, où on était déjà à +8%. Quand on compare au -2,6% à la même période de 2016, on se dit que la Tunisie vient de loin. En valeur, les exportations affichent 13,347 milliards de dinars, contre 11,685 milliards durant la même période de l’an dernier. Pas de doute : L’embellie est bien au rendez-vous. Et les autorités auraient pu s’en enorgueillir si les importations n’avaient pas gâché la fête. Rien ne semble pouvoir les freiner. La Tunisie achète beaucoup à l’étranger, beaucoup trop, 19,822 milliards de dinars durant les 5 premiers mois de 2017 contre 16,820 milliards à la même période de 2016. Résultat des courses : La Tunisie doit encore se dépatouiller avec un déficit de la balance commerciale lourd, 6,475 milliards de dinars contre 5,135 milliards durant la même période de l’an dernier. Et bien entendu ce malheur ne pouvait pas arriver seul : Le taux de couverture au terme des 5 premiers mois de 2017, 67,3%, est à un niveau encore plus bas qu’en 2016, 69,5%.

La petite flamme de la mer

La Tunisie a exporté, à fin avril 2017, environ 5941,3 tonnes de produits de pêche, soit 253,7 tonnes de moins par rapport à la même période en 2016, mais avec des revenus en hausse de plus de 96,6MD (21%), en raison d’une augmentation de 23% des prix à l’exportation des poulpes et des poissons frais. Les produits de la pêche tunisiens sont exportés vers les pays de l’Union Européenne (UE), le Japon et la Chine et le pays en importe de la Mauritanie et des pays du Golfe et le Sultanat d’Oman, essentiellement des conserves.
Les importations tunisiennes de produits de la pêche, composées essentiellement de thon congelé (4904 tonnes), ont enregistré, durant les quatre mois de 2017, une hausse de 51% pour atteindre 13 660 tonnes.

La balance commerciale dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture a ainsi enregistré une évolution positive par rapport à la même période en 2016, selon le Secrétaire d’Etat chargé des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, Abdallah Rabhi.
Dans un entretien accordé à l’agence TAP, Rabhi a fait état d’une progression de 4% de la production de la pêche et de l’aquaculture, soit plus de 1238 tonnes. Cette hausse est imputée à l’amélioration de la production de la pêche côtière (8%) et du poisson bleu (5%) en raison de l’amélioration des facteurs climatiques.
Le secrétaire d’Etat prévoit une “croissance positive” de la production de la pêche pendant cet été 2017, ce qui permettra d’assurer des niveaux stables d’approvisionnement du marché, aussi bien pour le mois de Ramadan que pour toute la saison estivale.
D’après Rabhi, le secteur de la pêche est un secteur à forte valeur ajoutée, “mais il est encore soumis à des contraintes, dont l’exploitation irrationnelle des ressources halieutiques, la pêche anarchique et la dégradation de l’infrastructure portuaire“.

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Le ministre de l’Agriculture, Samir Bettaïeb, a présenté les chiffres de la participation du secteur agricole dans la balance commerciale, estimant que les recettes provenant des exportations des dattes a dépassé, jusqu’au 6 juin 2017, 500 millions de dinars, soit une augmentation de 23% par rapport à 2016.

Il a par ailleurs indiqué, lors de son passage, ce mercredi, sur Shems Fm, que jusqu’au 5 juin 2017, les exportations des fruits d’été ont enregistré une hausse de 100 MDT.

L’amélioration des chiffres des exportations vient suite à la mise en service d’une nouvelle ligne maritime qui a donné accès à de nouveaux marchés comme la Russie, « cette ligne est devenue aujourd’hui insuffisante » a déclaré le ministre.

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Le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (CNIS) des Douanes a annoncé que le déficit commercial de l’Algérie s’est chiffré à 3,5 milliards de dollars sur les 4 premiers mois de l’année 2017, contre un déficit de 6,63 mds sur la même période de 2016, soit une baisse de 3,13 mds correspondant à un recul de 47,2%, rapporte ce l’APS.

Les exportations ont en effet augmenté à 11,92 mds usd, entre janvier et fin avril de l’année en cours, contre 8,81 mds sur la même période de 2016, soit une hausse de 35,3% correspondant à une augmentation de 3,11 mds, précise le CNIS.

Pour les importations, elles ont très légèrement diminué en s’établissant à 15,42 mds en janvier-fin avril 2017 contre 15,44 mds en janvier-fin avril 2016, soit un recul de 0,14%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 77% contre 57%.

Grâce au redressement des cours pétroliers qui ont oscillé entre 50 et jusqu’à parfois 57 dollars sur la période de janvier-avril, les exportations des hydrocarbures, ayant représenté 94,26% du total des exportations, ont atteint 11,236 mds contre 8,205 mds à la même période de 2016, en hausse de près de 37%.

Quant aux exportations hors hydrocarbures (5,75% du montant global des exportations), elles ont augmenté à 685 millions contre 606 millions , soit une hausse de 13,04%, a ajouté l’APS.

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Un projet d'appui à la compétitivité de la chaîne de valeur du secteur textile-habillement «COM- TEXHA» a été récemment

Le changement des règles d’origine est une solution “gagnant-gagnant” pour que la complémentarité soit efficace entre la Tunisie et l’Europe, en matière d’échanges dans le domaine du textile-habillement (TH), étant donné que ces règles sont devenues obsolètes, non adaptées à la réalité industrielle actuelle des partenaires de l’UE et discriminent des pays, a indiqué Constantin Livas, senior expert à la direction générale Grow à l’unité tourisme, industries émergentes et créatives à la commission européenne à Bruxelles (Belgique).
Le principe des nouvelles règles d’origine devra permettre un meilleur contrôle de la qualité du produit confectionné qui ne serait échangé que dans la zone méditerranéenne, sans passer par un pays tiers“, a-t-il ajouté.
La Tunisie qui passe par une mauvaise période dans le secteur du textile-habillement, sera perdante si elle essaye de rivaliser avec les pays asiatiques, tels que le Bengladesh qui a un coût de main d’oeuvre de 0,5 dollar contre 2,5 dollars pour la Tunisie, d’où la nécessité de trouver des solutions immédiates avec l’Europe, notamment à travers la mise en place de mesures du commerce“, a précisé l’expert, qui prenait part à une conférence organisée, jeudi, à Tunis, en marge du festival des jeunes créateurs de mode sur le thème “la Tunisie, une plateforme pour la coopération Euro-med dans le secteur de la mode et de l’habillement”.

A cet égard, l’expert a souligné que de manière générale les échanges euro-méditerranéens ont enregistré une baisse relative contre une augmentation des exportations des pays de l’Asie vers l’Europe. “La Tunisie, quant à elle, a perdu sa compétitivité et sa position sur les marchés européens du textile-habillement“, selon Livas.
Parmi les actions relatives au secteur du textile-habillement tunisien, il y a lieu de lancer un dialogue entre les industriels et les administrations des deux rives, tout en examinant la possibilité pour la Tunisie de participer aux programmes européens, tels que celui relatif aux PME ou COSME“, a-t-il préconisé.

De son côté, Mathieu Gamet, président de la Maison méditerranéenne des métiers de la Mode (MMM) de France, a mis l’accent sur l’identité tunisienne de la mode qui demeure forte mais peu intégrée dans la Méditerranée, appelant à mettre en avant la création tunisienne pour qu’elle soit diffusée.
Il a rappelé que quatre Tunisiens ont été lauréats au concours de mode “Open My Med Prize”, lancé depuis 2010 en France. L’objectif principal de ce concours est de fédérer une nouvelle génération d’entrepreneurs de mode dans 19 pays de la Méditerranée.

Pour le président du groupement professionnel de la confection et de l’habillement à la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), Samir Ben Abdallah, le secteur de la mode est la meilleure locomotive pour relancer le secteur du textile-habillement, étant donné que les jeunes créateurs sont l’avenir de ce secteur.
Un accord de partenariat entre le groupement de la confection et de l’habillement de la CONECT et la CNA Federmoda (Italie) sera signé pour échanger les expériences et les informations, mener des actions en commun et assurer une ouverture sur l’extérieur, a-t-il annoncé.
Des défilés à l’intention des jeunes créateurs tunisiens de la mode ainsi que des créateurs internationaux seront organisés à l’occasion de la deuxième édition du festival des jeunes créateurs de mode 2017. Les défilés seront suivis de la remise du prix du meilleur jeune créateur Tunisie, meilleur mannequin pour l’année 2017 et meilleur créateur joaillerie.

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Le déficit commercial, abyssal, est dans tous les esprits, surtout dans ceux des autorités du pays. C’est un véritable casse-tête, un vrai cauchemar, que la dépréciation du dinar a aggravés. Mais que voulez-vous, quand on importe au niveau où le fait la Tunisie, la casse est inévitable. Et là, inéluctablement, les regards se tournent vers la Turquie et la Chine, responsables, en grande partie, des maux de la Tunisie, par leur poids énorme dans le déséquilibre de la balance commerciale, du fait de ce trop-plein de produits dont la Tunisie n’a pas réellement besoin. Néanmoins il faut aussi reconnaitre que ce ne sont pas les dattes et l’huile d’olive, quels que soient les volumes écoulés à l’étranger, qui vont tirer la Tunisie ce de mauvais pas. Si le pays exportait des produits à haute valeur ajoutée, ce serait évidemment une toute autre histoire…

Le ministère du commerce étudie actuellement la possibilité d’instaurer des mesures tarifaires sur l’importation des produits de consommation non essentiels provenant des pays avec lesquels la Tunisie a signé des accords de libre-échange, a indiqué le directeur général du commerce extérieur, Khaled Ben Abdallah, dans un entretien accordé à l’agence TAP.
Ces mesures tarifaires permettent d’augmenter les droits douaniers sur l’importation des produits de consommation non essentiels qui ont enregistré une hausse de 11% entre les années 2011-2016, sans pour autant dépasser les taux des droits de douane consolidés (fixés) dans le cadre des accords régis par l’OMC.
Elles visent également à rationaliser les importations tunisiennes. Depuis 2011, la Tunisie souffre d’un déficit commercial chronique qui n’a cessé de se creuser, enregistrant à la fin de 2016 un déficit de 12,62 milliards de dinars. Les exportations ont atteint 29 145,6 MD contre des importations de l’ordre de 41 766,1MD.
Les importations des produits de consommation représentent 14% des importations tunisiennes, dont 51% proviennent de l’Union européenne (UE), 12% de la Chine, 6% de la Turquie et 31% du reste des pays du monde.
En outre, le ministère du commerce compte charger une cellule pour assurer la gestion et la coordination des importations des entreprises publiques et offices en hydrocarbures, céréales, huiles végétales, sucre, riz et café, étant donné que les achats de ces entreprises sont volumineux et influencent les réserves en devises, surtout lorsque la sortie des devises a lieu à des moments rapprochés, voire dans un même temps.

On marche sur des oeufs

Concernant l’application des mesures de sauvegarde, inclues dans les accords de libre-échange, signés entre la Tunisie et d’autres pays, pour des raisons liées aux difficultés de la balance de paiement, le responsable a fait savoir que ce mécanisme est “lourd” car il touche la crédibilité et l’image du pays qui sera perçu comme protectionniste. En outre, a-t-il ajouté, l’endettement extérieur deviendra coûteux. Par ailleurs, les autre pays avec lesquels la Tunisie a conclu des accords de libre-échange réagiront de la même manière. Donc, “cette solution devrait venir en dernier recours“, a fait remarquer le responsable.
Les mesures à long terme consistent, quant à elles, en la promotion des exportations tunisiennes qui demeurent concentrées sur une zone géographique bien déterminée et sur des produits classiques, tels que l’huile d’olive, les dattes, le phosphate, le tourisme et les produits mécaniques et électriques. “L’augmentation de nos exportations nécessite un climat d’exportation favorable (logistique, transport….) et un produit compétitif et de bonne qualité“.

Selon Ben Abdallah, 30% de l’accroissement des importations tunisiennes sont “le fruit de la réforme des droits douaniers concrétisée par le gouvernement de Habib Essid et stipulant l’application de deux droits de douane, à savoir 0% ou 20%, ce qui fait qu’une grande partie des produits de contrebande sont maintenant écoulés sur le marché formel, notamment les importations des boissons alcoolisées, pneus et fruits secs ….“. Il a encore indiqué que 32% des importations tunisiennes (matières premières et produits semi finis) réalisées en 2016 par les entreprises offshore étaient destinées à l’exportation.
Les échanges commerciaux reflètent l’ouverture de l’économie, sauf que la situation devient inquiétante lorsque les importations tunisiennes proviennent d’un pays avec lequel la Tunisie n’a pas signé un accord, tel est le cas de la Chine et aussi lorsque le rythme des importations est plus rapide que celui des exportations“, a-t-il souligné.
Pour lui, 53% du déficit commercial provient de l’importation de l’énergie pour plusieurs raisons, notamment la baisse de la production, l’augmentation de la consommation et la régression du cours du dinar.

TAP

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Les recettes des exportations de dattes ont évolué, depuis le début de la saison (1er octobre 2016) jusqu’au 8 mai courant, de 31,5% par rapport à la même période de la saison précédente, passant ainsi à 453,6 MD (87 mille tonnes) contre 345 MD (80,6 mille tonnes).
Les quantités des dattes biologiques exportées au cours de la même période ont atteint 5,353 mille tonnes, d’une valeur  de 35,498 MD, soit une évolution des recettes de 17,8% par rapport à l’année précédente, selon le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche.
Le Maroc constitue la deuxième destination pour les exportations des dattes tunisiennes avec plus de 22 mille tonnes, suivi par la Malaisie (6,9 mille tonnes), la France (6,4 mille tonnes), l’Italie (6,3 mille tonnes) et l’Indonésie (5,4 mille tonnes).

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Selon l’agence de presse Yonhap, les exportations automobiles de la Corée du Sud ont augmenté pour le deuxième mois consécutif en mars grâce à la demande mondiale croissante pour les véhicules verts, ont montré ce mardi des données du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie.

La valeur totale des voitures expédiées à l’étranger a été de 4,12 milliards de dollars le mois passé, en hausse de 4,1% sur un an, selon les chiffres du ministère.

Cependant, le nombre de voitures exportées a baissé de 5,1% en glissement annuel à 246.816 unités le mois dernier.

Le ministère a indiqué que les exportations de véhicules électriques et hybrides ont mené la légère hausse de la valeur des expéditions automobiles à l’étranger, alors que 14.907 véhicules verts ont été vendus sur les marchés étrangers, représentant un bond géant de 419% par rapport à l’année dernière.

D’après la même source, la production totale des cinq constructeurs automobiles du pays, comprenant le premier fabricant automobile Hyundai Motor Co., a diminué de 2,7% sur un an à 406.897 unités le mois dernier.

Les ventes locales, incluant les voitures importées, ont diminué de 2,9% sur un an à 168.990 unités en mars dans un contexte d’affaiblissement de la consommation des ménages.

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Le déficit commercial de la Tunisie s’est aggravé, durant le premier trimestre de 2017, pour s’établir à 3878,9 MD, contre 2466,3 MD durant la même période en 2016. Le taux de couverture a perdu 8 points par rapport à son niveau de l’année dernière pour atteindre 66%, contre 74% durant la même période en 2016, d’après la note conjoncturelle de l’INS, sur le Commerce extérieur à prix courant (mars 2017).
Ce déficit est expliqué par l’évolution des échanges entre les importations (+20,3%) et les exportations (+7,4%). En effet les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants ont enregistré durant le premier trimestre de 2017 une augmentation au niveau des exportations de 7,4% pour une valeur de 7532,6 MD, contre 7015,6 MD durant la même période de l’année 2016 et une augmentation importante au niveau des importations de 20,3% pour une valeur de 11411,5, contre 9482,0 MD durant la même période de l’année 2016.

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (-942,4MD), suivie d’autres pays tels que la Turquie (-478,1 MD), l’Italie (-462,4MD), la Russie (-406,1 MD) et l’Algérie (-50,2MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 624,3 MD, la Libye de 175,8MD et le Royaume-Uni de 79,1MD.
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se limite à 2696,2 MD et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 1182,7MD (30,5% du total du déficit) contre 468 MD durant le premier trimestre de l’année 2016.

Hausse de 7,4% des exportations

L’augmentation observée au niveau de l’exportation (7,4%) durant le premier trimestre de 2017 est imputable essentiellement au secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires de 13,9%, suite à l’augmentation des ventes des dattes (197,4 MD contre 139,5 MD), au secteur des industries mécaniques et électriques de 16,3%, au secteur textile et habillement et cuirs de 10,1% et au secteur des industries manufacturières de 6,2%.
En revanche, d’autres secteurs ont enregistré une baisse, dont notamment l’énergie de 43%, suite à la diminution de nos ventes du pétrole brut (173,1 MD contre 311,8 MD), de même, le secteur mines phosphates et dérivés de 25,9%, suite à la diminution des exportations en acide phosphorique (80,9MD contre 183,3 MD).

Forte poussée des importations

De leur côté, les importations ont augmenté remarquablement de 20,3%, suite à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 59,9%, sous l’effet de la hausse des achats de la Tunisie en pétrole brut (242,5 MD contre 150,5MD) et des produits raffinés (889,3 MD contre 737,8 MD). De même, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 31,1%, du fait de la hausse des achats de blé tendre (139,5 MD contre 53,7 MD), les matières premières et demi produits de 17,8%, les biens d’équipement de 13,5%, les mines phosphates et dérivés de 16,5% et les biens de consommation autres qu’alimentaires de 11,7%.

Photographie géographique des échanges commerciaux

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (76,1% du total des exportations) ont augmenté de 10,6%. Cette évolution est expliquée essentiellement par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 18,7%, l’Allemagne de 12,7%, la Belgique de 17,7%.
En revanche, les ventes de la Tunisie ont enregistré une diminution vers d’autres pays, notamment avec le Pays Bas de 15,7% et le Portugal de 12,7%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont baissé vers l’Algérie de 6,7%. Par contre, les exportations ont augmenté vers le Maroc et la Libye respectivement de 56,7% et de 3,3%
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (53,9% du total des importations) ont enregistré une hausse de 22,5% pour s’établir à 6150,4 MD. La France et l’Italie maintiennent leurs premières places sur la liste des principaux fournisseurs de la Tunisie avec des parts respectives de 15,3% et de 15,4%, ainsi les importations ont augmenté de 8,9% avec la France et de 29,1% avec l’Italie.

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Le secteur du ciment en Tunisie connaît, ces derniers temps, des difficultés suite à l’arrêt des exportations vers certains marchés juteux, ce qui a causé ainsi un excédent de production dont la gestion est de plus en plus compliquée.

Pour y remédier, un intérêt accru est accordé par le gouvernement à la diversification des partenaires de la Tunisie, et tous les regards sont tournés vers les marchés de l’Afrique subsaharienne. Cette orientation est dictée par des considérations économiques et stratégiques, et doit être soutenue par une volonté politique forte.

Dans une interview accordée le jeudi 6 avril 2017 à Africanmanager, Ibrahim Chebili, directeur général des industries manufacturières, relevant du ministère de l’Industrie, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation actuelle du secteur, tout en appelant au renforcement des exportations de ciment et à la recherche de nouveaux débouchés.

Il a affirmé que les exportations de ce produit permettront de résoudre l’excédent de production qui est estimé à 1.3 millions de tonnes et que cette grosse quantité pourrait augmenter, notamment avec l’implantation de deux nouvelles usines à Gabes et Sidi Bouzid et ce, à l’horizon 2018.

Il a, en outre, précisé que la décision de l’Algérie de ne plus importer de ciment a eu des effets négatifs sur l’industrie tunisienne, sans oublier la dégradation de la situation en Libye, ce qui a engendré une forte baisse au niveau de la demande.

D’après le responsable, la décision du partenaire algérien est justifiée par l’implantation de nouvelles usines sur son territoire.

Et de préciser que les autorités tunisiennes sont intervenues à travers la création d’une commission au sein du ministère de l’Industrie visant la résolution de la crise actuelle et une batterie de solutions pertinentes afin de sauver le secteur qui est la colonne vertébrale de l’économie tunisienne.

Il a, sur un autre volet, signalé que la Tunisie produit 9 millions de tonnes de ciment et qu’il y a 8 cimenteries dans le pays avec une capacité de production en clinker de 10,45 millions de tonnes/an, soit près de 11,7 millions de tonnes de ciment/an…

On rappelle que l’Algérie a annoncé qu’elle n’importera plus de ciment à partir de 2017, et qu’elle pourra même dégager un excédent qui sera exporté vers le Mali, le Tchad, le Niger et la Mauritanie.

Article traduit par Nadia Ben Tamansourt

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Le déficit commercial, dont les chiffres, mauvais, comme on pouvait s’y attendre (il n’y a pas de raison d’avoir une embellie, puisque le gouvernement ne fait rien pour), viennent de nous être communiqués par l’Institut National de la Statistique (INS), s’ajoutent au flux de trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que plus rien ne semble secouer les autorités en place, et encore moins les citoyens. Nous sommes tous dans une espèce de lévitation, groggy, sonnés par l’avalanche de catastrophes économiques et politiques depuis 6 ans. Autant de tuiles sur la tête des citoyens en si peu de temps ont complètement anesthésié notre capacité d’indignation, même face aux choses les plus graves. Pas plus tard que le 06 mars 2017, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), ne nous a-t-il pas donné, certes contre sa volonté – à travers les enregistrés fuités -, une idée sur ses talents en matière de manoeuvres pour se cramponner au pouvoir ? Mais voilà, ces révélations, aussi explosives soient-elles, à part le courroux du fils du président de la République, qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières pour démasquer le “traitre”, n’ont pas provoqué de cataclysme politique. Alors vous imaginez bien que le déficit commercial n’empêchera pas le gouvernement de dormir, et encore moins les citoyens…

Face à l’ampleur du déficit commercial, qu’on ne peut plus planquer sous le tapis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tout de même concédé un Conseil ministériel restreint sur cette épineuse affaire, lundi 13 mars 2017. Mais attention, il ne s’agit pas tout de suite de trouver les voies et moyens pour stopper cette plongée, mais simplement de contenir ce déficit à un niveau acceptable dans le PIB de cette année. Comme unique annonce au sortir de ce qu’il faut bien appeler une réunion de crise on a eu la mise en place “d’une commission qui sera chargée d’étudier les mesures proposées par les différentes parties, tout en tenant compte des engagements de la Tunisie vis-à-vis de l’OMC ainsi que de ses accords bilatéraux et régionaux”. Et encore il s’agit d’une recommandation. Donc le temps de prendre la décision d’installer effectivement cette fameuse commission, de recueillir les avis des uns et des autres, tout en aménageant un espace de navigation entre les contraintes drainées par les accords avec l’OMC et les pays partenaires, de l’eau aura coulé sous les ponts. Et d’ici là, je ne vous apprends rien en vous disant que le trou de la balance commerciale continuera de s’élargir…

L’état des lieux

Durant les 2 premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger aux prix courants a enregistré un gonflement de 4,7% des exportations, pour une valeur de 4,626 milliards de dinars contre 4,418 milliards à la même période de l’an dernier. Par contre rien ne semble pouvoir enrayer l’envolée des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, pour une valeur de 7,137 milliards de dinars contre 5,769 milliards en 2016, a fait avoir l’INS. Et bien entendu il est interdit de pointer la main de la Turquie dans cette affaire puisque c’est ce qui avait valu à l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce son limogeage. Pourtant la ministre des Finances, Lamia Zribi et le ministre du Commerce, Zied Laadhari ont bel et bien reconnu qu’il y avait un problème avec la Turquie, et un gros…

Bien entendu ces tendances impactent directement la balance commerciale, en creusant le déficit jusqu’à 2,510 milliards de dinars durant les 2 premiers mois de 2017 contre 1,350 milliard durant la même période en 2016.
Idem pour le taux de couverture, en repli, avec-11.8 points en comparaison avec son niveau de 2016. La Tunisie n’a pas pu faire mieux que 64,8% contre 76,6% durant la même période de2016.

Le pays doit cette petite embellie à l’exportation, +4.7%, durant les 2 premiers mois de 2017, aux secteurs de l’agriculture et des industries agro-alimentaires, lesquels affichent +17,4%, boostés par les ventes de dattes (127,5 millions de dinars contre 72,4 millions en 2015). A signaler également les bonnes performances des industries mécaniques et électriques, +7.5%, du textile/habillement et cuirs, +7.1% et des industries manufacturières, +3.8%.

A contrario l’énergie fait grise mine, -39,4%, lestée par la chute des ventes de pétrole brut (69,8 MD en 2017 contre 149,6 MD en 2016). Idem pour le secteur des mines, phosphates et dérivés, qui enregistre un recul de 12,4% suite à la baisse des exportations en acide phosphorique (48,9 MD cette année contre 124 MD en 2016).

Dans le détail, on doit ce bond des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, à la hausse phénoménales dans le secteur de l’énergie, +135.2%, un mouvement dopé par la montée des achats en pétrole brut (178,2 MD en 2017 contre 31,8 MD en 2016) et produits raffinés (525,1 MD cette année contre 352,8 MD l’an dernier).

A signaler également la poussée impressionnante des importations de produits agricoles et alimentaires de base, +60.1%, notamment le blé tendre (98,9 MD en 2017 contre 21,9 MD en 2015) ; les matières premières et demi produits affichent +10,2% ; les biens d’équipement +17,5% ; les mines, phosphates et dérivés +7,5% et les biens de consommation, à part l’alimentaire, +14,2%. Selon l’INS, les importations hors énergie sont en hausse de 15,7%.

Il faut des solutions à tout cela, évidemment. Mais comme on l’a dit déjà, on attend la mise en place de la fameuse commission. Comme on attend les commissions qui vont sortir des chapeaux des signataires du Pacte de Carthage et qui vont piloter les grandes réformes, notamment les dossiers chauds de l’administration, de l’éducation et des entreprises publiques, alors qu’on croyait que le gouvernement avait justement été mis en place pour… gouverner, réformer, prendre en main le pays. Une “commissionite” bien tunisienne qui coûte très cher au pays, en temps et en deniers publics, alors que les changements ne peuvent plus attendre…

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La société KRAFT a donné son accord de principe pour sous-traiter la distribution de ses produits sur le marché tunisien à Land’or Food & Services, société de distribution et filiale de la société Land’Or. Cet accord n’est pas encore matérialisé par un contrat en bonne et due forme.

Pour l’agrément russe, la société a obtenu auparavant l’agrément sanitaire lui permettant d’exporter ses produits vers la Russie, et que le démarrage des opérations d’export vers ce pays est prévu pour 2018. Ce marché demeure à l’heure actuelle en phase de prospection»

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Le déficit commercial de l’Algérie a atteint 585 millions de dollars (usd) en janvier 2017, contre un déficit de 1,82 milliard usd en janvier 2016, soit une baisse du déficit de 68% entre les deux périodes de comparaison, a appris lundi l’APS auprès des services de la Douane.

Les exportations ont augmenté à 3,3 milliards usd sur le premier mois de l’année en cours contre 2,05 milliards usd en janvier 2016, soit une hausse de 60,74% correspondant à une augmentation de 1,25 milliard usd, précise le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis).

Pour les importations, elles se sont stabilisées en s’établissant à 3,89 milliards usd en janvier 2017 contre 3,88 milliards usd au même mois de l’année écoulée, soit une hausse de 0,31%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 85% en janvier 2017 contre 53% à la même période de l’année précédente.

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Pour prendre le pouls de la santé économique d’un pays, il faut passer à la loupe ses exportations, lesquelles donnent à leur tour de précieuses indications sur l’état de l’industrie, de l’agriculture, des produits à haute valeur ajoutée, etc. De ce point de vue l’exemple allemand est très parlant. Voilà un pays dont l’excédent commercial record, le plus gros du monde, 252.9 milliards d’euros en 2016, énerve les pays de l’Union européenne, lesquels ont la désagréable impression que Berlin a fait d’eux les dindons de la farce et que le seul pays qui profite à fond de l’élimination des barrières douanières au sein de l’UE… c’est l’Allemagne. Toujours l’Allemagne. Avec sa puissance industrielle, ses produits haut de gamme qui toisent l’attelage européen, et même la France.

Evidemment quand on évoque tout de suite après le cas tunisien, on descend de plusieurs crans, avec un déficit commercial chronique ces dernières années, et dont d’ailleurs on ne voit pas le bout. Et pour compliquer la donne, les produits chinois ont inondé en masse le marché tunisien, creusant un peu plus le trou de la balance commerciale, déjà abyssal. Et quand on sait que Pékin a la ferme intention de reprendre le flambeau du leadership économique mondial après ce qui semble être la défection américaine, avec un Trump qui a des envies de bouclage de ses frontières face à tout ce qui a le parfum de l’étranger – protectionnisme -, on se dit que la Tunisie n’est pas sortie de l’auberge…

Le déficit commercial de la Tunisie a plus que doublé passant à 1221,8 millions de dinars (MD) en janvier 2017, contre 507,2 MD en janvier 2016, provoquant une perte de plus de 15 points au niveau du taux de couverture des importations par les exportations, selon les résultats du commerce extérieur publiés, que vient de publier l’Institut National de la Statistique (INS).
Ainsi, le taux de couverture s’est établi à 64,8%, contre 80,2% une année auparavant, chutant de 15,4 points. Ce déficit commercial est du à une forte hausse du déficit enregistré au niveau de la balance énergétique (-309,2 MD contre -24,2 MD en janvier 2016), ce qui représente 25,3% du déficit global.

Il est également, expliqué par la hausse des importations (+35,6% à 3 474,8 MD), à un rythme plus accéléré que celui des exportations (+9,6% à 2 253 MD). La hausse des importations a concerné l’ensemble des secteurs, notamment l’énergie, puisque les importations ont accru de 277,9%, en comparaison avec janvier 2016 (98,4 MD). D’après l’INS, les importations énergétiques en janvier 2016 ont été au deçà des moyennes mensuelles (405 MD), enregistrés au cours des années 2015 et 2016.

De même, les importations des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 75,1% en raison de la hausse des importations de blé tendre (57,4 MD contre 33 MD en janvier 2016). Même constat pour les matières premières et les produits semi-manufacturés qui se sont accrus de 20,7%.

En ce qui concerne les exportations, la hausse enregistrée en janvier 2017, a concerné les produits agricoles et alimentaires (19,2%) en raison de l’accroissement des recettes de vente de dattes (59,1 MD, contre 29,4 MD) et les industries mécaniques et électriques de 16,7%, ainsi que le textile de 7,4%.
A contrario, les exportations énergétiques et de phosphate ont régressé respectivement de 15,5% et de 11,4%.

L’invasion chinoise n’est pas une vue de l’esprit 

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (- 292,2 MD), suivie par d’autres pays tels que la Russie (-228,6 MD), et l’Italie (-121,6 MD).
La balance commerciale enregistre, cependant, un excédent avec plusieurs pays, comme la France, premier partenaire de la Tunisie (236,2 MD) et la Libye (53,3 MD).

Les exportations tunisiennes avec l’Union européenne ont connu une nette augmentation de 10,1%. Cette tendance haussière a principalement concerné l’Allemagne (+20,5%), la Belgique (16,8%) et la France (+12,2%) alors que nos ventes ont chuté avec notamment les Pays Bas (-42,6%) et l’Espagne (-2,2%).

A l’échelle maghrébine, les exportations tunisiennes continuent de régresser vers la Libye (-24,5%). En revanche, celles destinées au Maroc et l’Algérie ont connu une progression remarquable respectivement de 146,8% et 19,7%.

Côté importations, les échanges tunisiens avec l’Union Européenne (51% du total des importations d’une valeur de 1772,7 MD) ont enregistré une hausse de 28% par rapport à la même période de l’année dernière. La France et l’Italie demeurent les plus importants fournisseurs de la Tunisie, avec des quotas d’importations respectifs de 14,5% et 14,1%.
Les importations avec l’Italie ont évolué de 39,2% et avec la France de 14,7%.

TAP

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Selon les chiffres récemment dévoilés par l’agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), les exportations du secteur industriel sont passées de 24544.5 MD durant l’année 2015 à 26396.8 MD lors de l’année 2016 enregistrant ainsi une hausse de 7.5%. Cette hausse est due essentiellement au secteur des industries mécaniques et électriques dont les exportations ont  atteint 13251.0 MD, contre 11450.7 MD lors de l’année 2015, soit un accroissement de 15.7%.

De même, les exportations du secteur des industries chimiques ont augmenté de 18.3% passant de 1876.3 MD à 2218.8 MD durant l’année 2016.
Le secteur des industries diverses n’a pas été du reste avec des exportations de l’ordre 1876.2 MD contre 1650.5 MD durant l’année 2015, soit une augmentation de 13.7%.
Contrairement à ces secteurs, les exportations du secteur des industries agroalimentaires ont diminué de 32.0% avec 2021.4 MD contre 2972.5 MD durant l’année 2015.  Par ailleurs, le secteur industriel a importé pour 34314.9 MD lors de l’année 2016 contre 31132.5 MD durant l’année 2015, enregistrant ainsi une hausse de 10.2%. Ainsi, le solde commercial du secteur industriel s’établit à -7918.1 MD lors de l’année 2016 contre -6588.0 MD durant l’année 2015

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C’est une spirale sans fin. Ou une véritable descente aux enfers, c’est selon. Le fait est que rien ne semble pouvoir enrayer la fonte des réserves en devises de la Tunisie. Et ce début d’année est plutôt catastrophique. En effet d’après la Banque centrale de Tunisie (BCT), ces réserves se sont établies le 10 février 2017 à 11,867 milliards de dinars, ce qui fait 100 jours d’importations. La dernière fois que la BCT avait prix le pouls des réserves de change, le mois dernier, on en était à 12,1 milliards de dinars contre 13,3 milliards à fin janvier 2016, ce qui nous ramenait, déjà, à 105 jours d’importation (contre 121 jours d’importation en janvier 2016). Le repli, en à peine quelques semaines, est spectaculaire !

A rappeler qu’à fin décembre 2016, les réserves en devises de la Tunisie couvraient 114 jours d’importations contre 127 jours à la même période en 2015. Il y a vraiment urgence pour la Tunisie à relancer vigoureusement son tourisme et ses exportations, notamment le phosphate, pour reconstituer son matelas de devises. Ce qui aurait aussi automatiquement pour effet de réduire sensiblement le recours à l’emprunt extérieur, avec un service de la dette qui dévore le stock de devises…

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Le ministre de la Défense  français, Jean-Yves Le Drian,  a déclaré qu’avec un carnet de commandes de plus de 20 milliards d’euros, les exportations d’armement français ont atteint un nouveau record en 2016.

D’après les données publiées par l’AFP, ces exportations mesurées en prises de commandes  avaient déjà atteint « le chiffre historique de 17 milliards d’euros » en 2015, grâce aux premiers contrats de vente du chasseur Rafale à l’étranger.

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Depuis le début de la saison (01 octobre) jusqu’au 27 décembre 2016, les exportations de dattes ont enregistré une hausse de 42% , d’une valeur de 140 millions de dinars (MD), contre 98,7 MD au cours de la même période de l’année dernière, annonce le ministère de l’agriculture dans un communiqué publié, jeudi.
Les quantités exportées ont enregistré une croissance de 22,5% atteignant 28,3 mille tonnes, contre 23,1 mille tonnes au cours de la même période de la saison écoulée. Les quantités de dattes biologiques exportées ont atteint 2,8 mille tonnes.
La première destination des dattes tunisiennes sont les pays de l’Europe de l’ouest (16,2 mille tonnes), suivis par les pays de l’Afrique du nord (6,9 mille tonnes). Le Maroc a occupé la première place avec 5,5 mille tonnes, l’Italie 4,8 mille tonnes suivie par la France (3ème place) avec 3,1 mille tonnes.
A rappeler qu’au cours de la saison dernière 2015/2016, les exportations de dattes ont enregistré des quantités record (110 mille tonnes) qui ont généré des revenus estimés à 473,3 millions de dinars.

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