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Lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 29 juin à Tunis , la Cour des Comptes a présenté son 30e rapport annuel, constitué de 27 chapitres comprenant les résultats de missions de contrôle ayant touché des institutions publiques aux niveaux national et régional, dans les secteurs des finances publiques, du développement humain, social et économique, de la protection de l’environnement…

Parmi les nombreux dépassements enregistrés par la Cour des Comptes, on note qu’il y a 13 personnes qui prétendent faire partie des familles des 109 martyrs et qui ont été recrutées abusivement à titre exceptionnel au ministère de l’Education en 2015.

Le taux de recrutement des bénéficiaires de l’amnistie générale et parmi les familles de martyrs et blessés de la révolution n’a pas dépassé les 22% de l’ensemble des recrutements dans la fonction publique jusqu’au mois de mai 2016. Mais d’un autre côté la liste finale des martyrs et blessés de la révolution n’a pas été publiée.

Le rapport a également évoqué une faiblesse au niveau du rythme de liquidation des biens confisqués qui a causé à l’Etat des dettes bancaires d’une valeur de 809,3 millions de dinars.

Sur un autre volet, la Cour des Comptes a indiqué plus de 26 mille dinars, c’est la valeur des heures supplémentaires et primes qui ont été accordées au titre d’heures de travail nocturne et sans aucun droit aux agents de l’Assemblée nationale constituante (ANC).

Les députés de l’ANC ont aussi touché des primes d’une valeur dépassant les 5 millions de dinars. Ces primes ont été validées par le président du Parlement pour couvrir les frais de d’hébergement et de nourriture, a précisé la Cour des comptes.

Le rapport a, en outre, dévoilé que le suivi de la présence des députés dans les séances plénières n’a commencé qu’en janvier 2013. Huit élus avaient des absences sans motif et aucun prélèvement n’a été fait sur leurs salaires.

Suite à ces dépassements, la Cour des Comptes a recommandé que ses observations soient prises en compte avec le sérieux requis et que les responsables concernés par les dépassements           constatés soient questionnés à ce sujet par l’ARP. Elle suivra aussi attentivement les suites qui seront données à ses recommandations par les diverses parties concernées.

On rappelle que ce rapport annuel de la Cour des Comptes a été récemment remis au président de la République tunisienne, Béji Caïd Essebsi. Ce document vise à consolider les efforts de l’Etat dans la lutte contre la corruption, à relever le rendement des structures publiques et à renforcer la transparence et la gouvernance de la gestion des finances publiques.

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S’endetter pour un logement, une bagnole, des meubles, de l’électroménager, etc., est monnaie courante en Tunisie. En fait, plus la situation économique se tend, plus le citoyen se fait cigale, au lieu d’être une fourmi. Et bien entendu les sous qu’il n’a pas, il va les cueillir tout bonnement dans les banques. Quand je dis cueillir, c’est un doux euphémisme : en fait il assiège littéralement son banquier pour obtenir les précieux billets, le sésame de la béatitude de consumériste. Les banques au passage se servent généreusement sur les revenus des clients, avec des taux d’intérêt qui expliquent qu’elles se portent si bien alors que l’économie va si mal…

Les crédits accordés par les banques aux familles tunisiennes ont doublé pour passer de 10,7 milliards de dinars en décembre 2010 à 20,8 milliards de dinars fin mars 2017, selon les derniers chiffres publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Ces crédits sont destinés à hauteur de 85% (17,7 milliards de dinars) à l’acquisition d’un nouveau logement ou l’amélioration d’une habitation, alors que 12,8% des crédits (2,6 milliards de dinars) sont orientés vers la consommation. Les crédits destinés à l’achat de voitures sont évalués à 2,93 millions de dinars (MD).
Le directeur général de l’institut national de la consommation, Tarek Ben Jazia, a indiqué dans un entretien avec l’Agence TAP, que l’évolution moyenne annuelle de l’encours des crédits a atteint 15% depuis 2010, alors que les crédits destinés à la consommation ont progressé de 7% par an, au cours de cette période.

Ces chiffres montrent le développement exponentiel du phénomène de l’endettement familial en Tunisie , ils reflètent le souci du consommateur tunisien d’améliorer ses conditions de vie en achetant un logement ou en l’aménageant.
D’après Ben Jazia, “une part importante des crédits est désormais consacrée à la consommation quotidienne surtout ces dernières années“. Il explique cela par la fréquence des périodes de consommation et le changement de mode de consommation de tunisien qui devient plus consumériste et plus attaché aux loisirs.
Et de rappeler que la croissance a été portée depuis l’année 2011 par la consommation en Tunisie, en raison du blocage de l’investissement et de l’exportation.

Les voies de l’emprunt se multiplient!

Ben Jazia a évoqué la diversification des sources de l’emprunt familial à l’instar des caisses sociales et des fonds sociaux des entreprises. Le Tunisien achète par facilité dans les grandes surfaces, alors que dans régions intérieures notamment, il achète à crédit chez l’épicier. Il a même recours à ses proches et à ses amis pour emprunter de l’argent.
Afin d’améliorer la qualité des données relatives à l’endettement familial, Ben Jazia a proposé aux services spécialisés de la Banque Centrale de Tunisie de collecter les données liées à ce phénomène, au niveau de la centrale des risques de la banque, notamment celles relatives à la vente par facilité, aux crédits contractés auprès des fonds sociaux et aux facilités bancaires (entrée dans le rouge).

Selon les indicateurs présentés par le DG de l’Institut national de la Consommation, 800 mille familles tunisiennes, sur un total de 2,7 millions de familles (recensement général de la population et de l’habitat 2014), bénéficient d’un crédit bancaire.
Toujours selon lui, une étude réalisée par l’Institut en 2015 sur un échantillon représentatif de 1022 familles a démontré que 36% des familles tunisiennes comptent au moins un membre qui rembourse un crédit.
Il a aussi considéré que l’ampleur de l’endettement familial a négativement impacté le taux de l’épargne familiale, qui a régressé de 11,3% en 2010 à 8,8% en 2014.
Ben Jazia a par ailleurs fait savoir que l’Institut envisage la réalisation d’une étude sur l’endettement familial en Tunisie durant la deuxième moitié de l’année 2017, pour mieux appréhender la réalité de l’endettement dans ses aspects quantitatifs, analyser ses raisons sociales et économiques et proposer les mécanismes juridiques et procédurales à même de traiter ce phénomène.

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Des aides alimentaires ont été distribuées, le premier jour du mois de ramadan, à Médenine, par l’Association koweitienne d’Aide Directe (bureau de Tunis), à 440 familles nécessiteuses.
Cette action a été menée en coordination avec les autorités locales, la commission régionale de solidarité et plusieurs associations, affirme Saad Medallel, représentant de l’association.
Des aides similaires seront distribuées, à partir de dimanche, à Gabès, Kébili et Tataouine.
C’est le premier lot de 6 mille colis qui seront distribués à travers tout le pays, dont 850 destinés à la région de Médenine.
L’Association d’Aide Directe présente dans 35 pays africains s’est implantée en Tunisie, en 2012, pour entreprendre des actions sociales, économiques culturelles et médico-sanitaires.

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Tarek Ben Jazia, directeur général de l’institut national de la consommation (INC), a déclaré, ce vendredi 30 décembre, que la somme des dettes qu’ont contractées les Tunisiens auprès des banques s’élève à 19500 millions de dinars (MD), dont une grande partie dédiée à l’achat d’un habitat ou à son amélioration. Le chiffre a fait un net bond en avant puisqu’en 2015 on avait enregistré 18500 MD, 17400 MD en 2014 et 16000 MD en 2013, d’après les données de la Banque Centrale de Tunisie.

Lors de son intervention sur Express FM, il a affirmé que la moyenne des montants gaspillés par les ménages – les ordures ménagères – s’élève à 68 dinars par famille, ce qui constitue 10% de la moyenne des salaires en Tunisie. Ce chiffre connait une nette augmentation pendant le mois de Ramadan.

Et d’ajouter que le consommateur tunisien a donné plus d’importance à la rentrée scolaire qu’à l’Aid Al Idh’ha et qu’il y a de plus en plus de familles qui s’abstiennent d’acheter un mouton.

Il a estimé que le taux d’inflation actuel, qui est de 4%, est un taux acceptable, surtout que l’augmentation attendue dans les salaires va aider le consommateur à renforcer son pouvoir d’achat.

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Le ministère britannique des Affaires étrangères, le Foreign Office, est accusé de s’être limité à une « causette » avec l’industrie du voyage au Royaume-Uni qui pèse des milliards d’euros, et d’avoir failli à ses responsabilités envers les Britanniques voyageant à l’étranger. Ce réquisitoire est dressé par les familles des personnes tuées dans l’attentat de Sousse, qui reprochent au gouvernement de céder devant les voyagistes en décidant de ne pas interdire les voyages vers les destinations susceptibles d’être des cibles terroristes.

Lors d’une audience pré-enquête sur la mort des touristes britanniques dans l’attaque de Sousse, dont un compte-rendu est livré par le journal « The Herald » l’avocat de 17 familles de victimes a déclaré que les 180.000 Britanniques qui se sont rendus en Tunisie entre les attaques du Bardo et de Sousse auraient pu être mieux protégés.

L’avocat, Andrew Ritchie, a ajouté lors de l’audience tenue au palais de justice de Londres que « “il existe chez les familles une ligne de pensée que le Foreign Office peut avoir failli à sa responsabilité vis-à-vis des 60.000 citoyens Britanniques qui ont voyagé en Tunisie durant la période entre l’attentat du Bardo en mars et celui de Sousse en mai ».

Rien qu’une « causette » !

« Plutôt que de parler d’embargo sur les voyages, les fonctionnaires du Foreign Office ont eu des discussions avec les autorités locales qui ont affirmé que ce serait une catastrophe si un embargo était mis en place et d’autres [discussions] avec les tour-opérateurs qui ont dit:« N’ayez pas crainte, nous allons renforcer la sécurité », a souligné l’avocat.

La politique des tour-opérateurs autorise uniquement l’annulation et le remboursement des réservations à la condition que le Foreign Office interdise tout voyage dans cette région.

Sur cette base, il y aurait eu un changement dans le dispositif de sécurité, et le Foreign Office est accusé de ne pas avoir décrété un embargo sur les voyages sur cette destination.

Ce que le Foreign Office a su ou n’a pas su ni fait fera l’objet d’investigations dans le cadre de l’enquête globale prévue pour huit semaines à partir de janvier 2017.

L’avocat Ritchie a indiqué que « les familles sont potentiellement préoccupées par la pratique de « causette » avec les compagnies de voyage à la lumière des conseils du FCO selon lesquels il peut y avoir un risque élevé d’activités terroristes, y compris dans les zones touristiques. »

Andrew O’Connor QC, plaidant au nom du gouvernement, a fait l’inventaire des demandes de la partie civile et décrété que « toutes les requêtes sont irrecevables, en particulier celles concernant les faits, les enjeux et les questions inhérents au changement des conseils Voyage.”

Des requêtes « irrecevables »

Certaines informations sur la sécurité en Tunisie ne peuvent pas être divulguées pour des raisons de sécurité nationale, a-t-il été notifié au tribunal.

Le gouvernement veut aussi empêcher que d’autres éléments de preuves soient produits et dévoilés comme les photos prises par l’auteur de l’attaque, Seifeddine Rezgui, en vertu de la loi sur le terrorisme, a indiqué l’avocat du gouvernement qui a ajouté que «  l’examen détaillé des mesures de sécurité en Tunisie, y compris les lacunes les entachant, sera sans aucun doute d’une grande utilité pour ceux qui planifient de nouvelles attaques. »

Les familles des victimes veulent faire appel à un expert tunisien en sécurité mais les données sensibles ne pourront lui être communiquées qu’une fois approuvées, a-t-il affirmé.

Lui répondant, l’avocat Ritchie a souligné que « cet expert, qui est local, peut être critique à l’égard du FCO pour ses carences alors que le niveau de sécurité est faible dans ces hôtels pour faire face à un risque élevé d’activité terroriste pour les 60.000 touristes visitent le pays chaque mois.

“Nous avons des craintes concernant la commission par le Foreign Office de l’expert qui pourrait dire que le FCO a tout bousillé », a-t-il encore affirmé.

Clive Garner, responsable des dommages corporels au cabinet Irwin Mitchell, représentant lui aussi les familles, a exprimé l’espoir que « en temps utile, les familles touchées par cette attaque seront elles-mêmes en mesure d’accéder aux documents jugés sensibles afin de pouvoir avoir une meilleure compréhension de ce qui est arrivé à leurs proches ».

« Cela fait plus d’une année que cette terrible tragédie a eu lieu et de nombreuses familles des victimes sont encore sous le choc et tentent toujours de vivre avec la perte de leurs proches ».

«Il est essentiel que les enquêtes complètes qui auront lieu en janvier prochain, fassent la lumière et de façon précise sur ce qui est arrivé lors de l’attaque et avant ».

“Il y a de sérieuses préoccupations au sujet de ce qui a été fait face à ce qui semble avoir été une menace croissante de l’activité terroriste en Tunisie avant les événements de Sousse. “Il est évident que rien ne peut ramener ceux qui ont perdu leur vie dans de telles circonstances tragiques, mais les familles que nous représentons cherchent des réponses à leurs interrogations et veulent que les leçons soient tirées pour que le risque d’un incident semblable soit évité à l’avenir », a-t-il conclu.

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90% des familles des martyrs et blessés de la révolution ont bénéficié d’indemnisations et ce, conformément à l’article 95. C’est ce qu’a annoncé la présidente de l’Instance nationale des martyrs et blessés de la révolution, Majdouline Cherni.
S’agissant de l’exécution des verdicts judiciaires, elle a souligné lors d’un entretien avec Africanmanager que le processus a été entamé depuis la fin de 2014 et se poursuit jusqu’à ce jour.
Chiffre à l’appui, elle a fait savoir que plus de 26 millions de dinars ont été décaissés seulement à Kasserine et dans le Grand Tunis.

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Les familles de vacanciers britanniques tués lors de l’attaque terroriste de Sousse en juin 2015  ont accusé le géant du voyage TUI d’avoir ignoré les avertissements de sécurité et mis en danger la vie des  victimes par le biais d’une «trinité diabolique» de pratiques.

Elles font grief au  tour-opérateur d’avoir réduit les prix pour encourager les réservations et d’avoir omis d’avertir les clients de la situation sécuritaire instable en Tunisie suite à une attaque terroriste antérieure, celle du musée du Bardo.

Les accusations  sont portées  dans les documents juridiques versés au dossier des enquêtes en cours sur les événements de Tunisie au nom des parents de 16 des 30 Britanniques qui sont morts dans le  massacre de juin  2015, qui a fait au total  38 tués, selon le Daily Mail

Les documents, présentés par l’avocat Andrew Ritchie, et parvenus au quotidien « Times » accusent  TUI,  la plus grande société Voyage dans le monde comprenant l’enseigne Thomson, d’avoir passé outre les avertissements de sécurité du Foreign Office,  offert d’importants rabais pour vendre des forfaits en dépit de sa parfaite connaissance des problèmes de sécurité, et découragé les annulations dans le cadre d’une politique visant à ne pas rembourser les vacanciers.

Les familles font valoir que les conseils de Voyage du Foreign Office sur le risque accru de terrorisme, émis après que  22 personnes ont été tuées lors de l’attaque du  Musée national du Bardo en mars de la même année,  auraient dû être mentionnés sur le site Web de TUI, dans ses brochures et sur ses formulaires de réservation.

L’avocat de TUI a rejeté les accusations portant sur les  stratégies du tour-opérateur en matière de prix et sur l’obligation de répercuter les  conseils de Voyage du Foreign Office sur son site Web ou dans sa documentation.

L’avocat Howard Stevens,  agissant pour le compte de TUI, a déclaré lors d’une audience préalable au procès que  «TUI ne peut pas accepter  … l’affirmation faite par son collègue Ritchie concernant les  stratégies en matière de  prix.

Ensuite, a-t-il  soutenu, «  tout aussi  inadmissible est  la déclaration selon laquelle TUI était dans l’obligation de mentionner spécifiquement ou résumer les conseils Foreign Office sur son site Web ou dans sa documentation, en d’autres termes, le contenu de ces conseils.

Polémique sur les conseils de voyage

Après l’attaque du Musée national du Bardo,  le Foreign Office a averti les Britanniques d’une  menace terroriste accrue en Tunisie, soulignant que les endroits visités par les étrangers pourraient être ciblés.

Les  documents juridiques affirment que les préoccupations concernant la situation sécuritaire dans la foulée de l’attaque du Bardo ont été discutées lors d’une réunion à laquelle assistaient des responsables britanniques, les compagnies de voyage et les autorités tunisiennes.

Malgré ces  inquiétudes, TUI a offert 40 pour cent de rabais sur les vacances à Sousse, selon les pièces du dossier.

Le procès sur les événements terroristes en Tunisie  devrait commencer le 16 janvier 2017 pour une durée entre six et  huit semaines, et les juges entendront les  témoignages des familles des victimes.

L’avocat Ritchie a déclaré au Times que  «certaines  familles produiront  la preuve qu’elles  ont demandé expressément au  personnel de TUI si la Tunisie était en sécurité avant de réserver et qu’il  leur avait été répondu que le pays était sûr.

Les enquêtes préparatoires, présidées par le  juge Loraine-Smith, se pencheront, entre autres choses, sur les  mesures de sécurité à la plage et à l’hôtel cinq étoiles Riu Imperial Marhaba, l’intervention d’urgence, les antécédents du terroriste  Seifeddine Rezgui et de ses complices et sur la  pertinence des conseils de Voyage émis par le Foreign Office les voyagistes.

Il s’agira d’établir, le cas échéant,  si  le gouvernement, les entreprises de voyage ou l’hôtel avaient connaissance du risque d’une attaque à  Sousse et ce qui a été fait par la suite.

Sur son site Internet, le Foreign Office avait indiqué qu’il travaillait  en étroite collaboration avec les autorités tunisiennes pour enquêter sur l’attaque de Sousse et sur une menace terroriste plus grande dans le pays.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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